samedi 31 mai 2014

50

Aujourd'hui c'était le fête chez notre ami Fred Joly. Il baptisait son petit Arthur et il fêtait ses 50 ans. Le GSHP était là bien sur pour l'aider à souffler ses bougies. Tout avait été méticuleusement préparé avec Raymonde, sa charmante épouse et Volana, leur grande fille. De l'apéro avec une sangria spéciale venue de Madagascar jusqu'au gâteau à la broche et aux petits choux formant le chiffre 50, tout a été grandiose avec, pour animation, des chants montagnards qui vous filent toujours la chair de poule.
Et la fête fut réussie ! Le GSHP vous souhaite beaucoup de bonheur à tous les 4 et bon anniversaire Fred !

Garganta, encore et toujours

Vendredi 30 Mai 2014.
Quelque part dans la Génie Longue. JC, William, Véro, Jean Luc, Bubu et le chien Iko.
Le temps est menaçant, il a beaucoup plu ces derniers jours mais l'appel  de la rivière de la Gargante, entendue si proche la semaine dernière est le plus fort.
L'eau de la Génie est haute, les affluents coulent abondamment et nous rincent au passage: de véritables "chevelure de Bérénice". C'est beau. C'est couillon, mais c'est beau !




Les traversées à gué de la rivière, si débonnaires d'habitude, se font avec de l'eau jusqu'aux genoux (comme pour la pêche au Mérou ....pas de grenouilles dans le coin, que des salamandres. (comprenne qui pourra !)).





Arrivés à la résurgence de la Gargante JC, W et Véro poursuivent jusqu'au porche de Coumo malo à 200m au dessus. Après une monté dans les buis, apparaît un porche de toute beauté. Nous avons pris du matériel d'escalade mais la paroi moldmicheuse et ruisselante ne nous permet pas de tenter un ascension en sécurité et nous n'avons pas le matériel pour la grimper en artif donc demi tour. En redescendant, non loin du porche, nous découvrons les restes d'un sanglier.




Pendant ce temps, avec Jean Luc on essaye d'abord d'allumer le feu ....peine perdue. Au bout d'une demie heure de journaux brûlés et de soufflette sur du bois trempé, on n'arrive que péniblement à faire un peu de fumée...fumée qui a du appeler Jean Claude qui lui arrive à le faire démarrer.
Le bruit du ruisseau est impressionnant dans le trou. Ça résonne, l'eau doit donc couler dans une galerie...c'est du moins ce qui nous motive. Jean Luc n'y croit pas mais s'attaque quand même vaillamment à la tâche. On burine pas mal, ce qui épuise rapidement les batteries. Mais la désob devient confortable. Vers 4 heures, une saucée d'une rare violence nous met un peu le moral en berne. On vide la dernière batterie pour 2 derniers paillages d'une efficacité proche de zéro...
Y'en a marre. On se casse.  On voit la fissure sur un bon mètre de plus et après ? On va laisser les crues se tasser ( pensée pour le Mass en Vendée!!!), se refaire une santé jusqu'à ce que ça nous démange à nouveau et il faudra y revenir....plus tard !




dimanche 25 mai 2014

Le Python de la Hèche

Samedi 24 mai 2014
Au départ, nous avions prévu de retourner dimanche au gouffre Pinara, mais durant toute la semaine, les bulletins de prévisions météos pour le week-end sont restés désespérément pessimistes, annonçant tantôt pluie, tantôt orage...  Finalement, vendredi, cela se confirme, la journée de samedi sera plutôt clémente, malheureusement, tous les protagonistes de l'explo de la semaine dernière ne sont pas dispos. Nous nous retrouvons donc à trois (Sandrine, Etienne et Patrick). C'est un peu juste pour monter de la corde et tout le matériel de désob. Il faut ménager les genoux... Donc changement d'objectif et direction la Pene de la Hèche où nous avions repéré, un an plus tôt, un trou parcouru par un fort courant d'air aspirant : le PH 40 déjà désobstrué par le club dans les années 98 et un peu trop hâtivement marqué d'une croix.
Il nous faut à peu près 1 h 20 pour accéder à l'entrée qui, vu la fraîcheur, souffle nettement. Il s'agit d'un petit puits de 3 m étroit et suivi d'une diaclase pénétrable sur 2 à 3 m. La suite est un laminoir incliné mais il est difficile de voir plus loin. Notre première tache consiste à élargir le petit puits afin de pouvoir utiliser un bidon pour évacuer les gravats. Cela nous occupe plusieurs heures avant de pouvoir commencer à sortir des blocs. A partir de ce moment là, nous entrons dans le vif du sujet et chaque seau sorti nous permet de voir un peu mieux la suite. Le travail devient un peu routinier mais alors qu'Etienne est à la manœuvre au fond du trou, nous entendons soudain un cri. "Ça va Etienne ?"... Silence... "Etienne ????"... "Heu j'ai cru voir un serpent jaune..". "Fais gaffe, ça mord ces trucs là..."... "Ben en fait, c'est une salamandre..", " bon Etienne il est temps de tourner...".
Ce sera donc le trou du Python...

 Une nouvelle espèce de salamandre : le python de la Hèche

En fin de journée, après x seaux, nous voyons un peu mieux la suite qui semble prendre la forme d'un méandre descendant. La température est un peu remontée et du coup le trou aspire. Affaire à suivre.

L'entrée du gouffre du Python

C.R. Patrick

Quéou, t'es là ?

CR du samedi 24 mai par Bubu
Nous voici de retour à la résurgence de la Gargante, face au Puyau. Nous sommes 3, Véro, Jean Luc et moi.. Le chien de Jean Luc, Iko, nous accompagne.


Jean Luc s'attaque de suite à la massette et au burin à la fissure qui avait retenu notre attention samedi dernier. Pendant ce temps, à force de patience, j'allume un feu. Il ne fait pas chaud et tout est trempé. Il a beaucoup plu ces derniers jours.


Une fois le chantier propre, Véro prend le perfo et commence le paillage. Le boulot avance bien. A nous 3 les gestes deviennent automatiques, Le Mass serait fier de nous.


Petite pause vers Midi avec une pensée pour Joel:  l'heure c'est l'heure!


Et on reprend le boulot. Perfo, forêt moyen, souflette, papaye, Simone, ratatam, ligne.....faire la chaîne, retenir Iko qui veut nous rapporter les bloc.. et on recommence.
La fissure qui ne faisait que 5 cm au départ est maintenant pénétrable sur un bon mètre cinquante. Mais le temps passe trop vite, il faut se rendre à l'évidence, on ne passera pas aujourd'hui et notre dernier accu est vide.

Avant d'attaquer la longue marche de retour, on s'allonge dans la fissure et on s'emplit une dernière fois les oreilles du  bruit de la rivière, très proche maintenant, un léger courant d'air dans la figure....

Mettez le son de votre ordi à fond et écoutez la rivière..... Vous la reconnaissez ?  Quéou, t'es là ?



mardi 20 mai 2014

Le dernier souffle du Céberi ?

Lundi 10 mai 2014
Il fait beau et les orages annoncés ne séviront pas avant demain. Aussi nous en profitons pour aller à la perte du Cébéri que nous avions équipées l'année passée en vue de revoir le fond. Cette perte est située juste au bord du sentier de l'Isarce et au contact des marnes de Ste Suzanne. Le ruisseau, au débit capricieux, rejoint d'après les colorations, la rivière souterraine du Melat qui se développe parallèlement à celle de Bétharram.
Cette-fois-ci, nous sommes 3 (Sandrine, Serge et Patrick), Serge étant en pleine rééducation après la déchirure au mollet qui l'avait privé de toute activité depuis 2 mois. 

Dans la trémie d'entrée

Un bon courant d'air nous accueille à l'entrée, mais avant de s'enfiler sous terre, nous détournons le ruisseau dans le chemin afin de ne pas être trop arrosés dans la trémie d'entrée. En une petite heure, nous sommes au fond (-155 m). Tout au long de la descente nous voyons les traces des dernières grosses crues qui ont sévi depuis notre dernière visite. Des feuilles sont accumulées à des endroits en principe hors d'eau, il ne ferait vraiment pas bon être là lors d'une crue comme celle de janvier dernier.

Le P.41 (-60 m)

 
A la base du P.41, le méandre devient très actif 
et c'est une zone à éviter en crue

 A - 155 m, l'ouverture que nous avions repérée un an plus tôt souffle très légèrement. Nous attaquons tout de suite les travaux et après quelques coups de masse, nous franchissons la première étroiture. Une seconde est paillée. Derrière, nous descendons un petit ressaut de 2 m, très glaiseux. Au bas, nous parvenons au-dessus de l'actif et nous retrouvons mêmes quelques traces de passages dans l'argile. Nous avons jonctionné avec le méandre du fond et ce n'est pas vraiment ce que nous cherchions. En revanche nous trouvons un boyau bien englaisé d'où provient une grande partie du courant d'air. Nous commençons la désobstruction mais rapidement nous convenons que c'est un travail de titan car, à perte de lampe, on devine le conduit presqu'entièrement comblé par le remplissage. Un peu plus haut un autre boyau amène lui aussi du courant d'air mais il est également rempli d'argile. 

 
 La désobstruction à -155 m. C'est gras à souhait !!!

A -155 m, après les méandres plutôt étroits, le gouffre retrouve des dimensions correctes.
Plus bas, ça se gâte et l'actif s'enfile dans un conduit se rétrécissant progressivement jusqu'à un siphon à - 164 m.

 La suite paraît donc bien compromise et nous décidons de déséquiper le trou dans la foulée. Comme nous avions redescendu du matériel pour la désobstruction, nous nous retrouvons vite avec 5 kits bien chargés et cela nous permet de constater que Serge est complètement rétabli !!!!
Nous ressortons vers 15 h 30, bien plus tôt que prévu. Décidément, le Cébéri ne nous aura pas concédé grand chose...
 



CR Patrick

lundi 19 mai 2014

Reprise des explorations au gouffre Pinara (64 - Asson)

Participants : Fanny RADOUX, Thomas BRACCINI, Sandrine et Patrick DEGOUVE, Jean-Luc LACRAMPE, Etienne BUNOZ.
Le gouffre Pinara s'ouvre sous le sommet du pic de Merdanson. L'exploration de ce gouffre par un club des Deux Sèvres en 1970 n'a pas laissé beaucoup de traces dans la littérature spéléologique. C'est donc sans trop de billes que nous retournons voir ce trou avec deux objectifs principaux : revoir le fond pour trouver une éventuelle continuation et faire la topographie.

Samedi 17 mai 2014 :
Nous nous rejoignons tous à 9 h pétante devant la mairie d'Arthez d’Asson et tout le monde est plutôt à l’heure. Motivés, nous partons vers 9h30 pour la marche d’approche avec environ 800 m de dénivelé à chopper ! Il fait beau et toute l’équipe est vraiment enchantée de prendre l’air. Tout d’abord, nous marchons en sous bois sur un sentier bien tranquille… au bout de 45 min, notre président de CDS décide (sous l’influence de Patrick), de prendre « droit dans le pentu » pour atteindre l’entrée de la cavité. Heu, Patrick combien de dénivelé nous avons à faire comme ça ? Patrick répond d’une petite voix : « environ 500 m ! »
Nous progressons toujours en sous bois, c’est plutôt agréable et au bout d’une heure, nous arrivons au joli puits d’entrée.
 L'entrée du gouffre

Un petit graillou s’impose… Patrick attaque l’équipement avec des multi montis, nous ne voyons aucun spit ! Un P20 de dimension moyenne, une petite étroiture, puis P26 et P12 avec de beaux volumes. Quasiment en bas du P12, un petit pendule permet à Patrick de trouver la suite… c’est classe ce trou !

Le court boyau au sommet du P.26

Le P.26 creusé le long d'une belle fracture.

Le P.12

Je reprends l’équipement sur un magnifique P56, les parois sont recouvertes d’une fine couche de mond-milch, au deux tiers du puits, il y a une belle arche. En m’approchant du fond, je remarque que le fond ne débouche pas, alors je pendule pour prendre pied sur une margelle confortable.

Le P56 au niveau du pendule de -110 m

Il y a une petite dalle instable juste devant une étroiture avec une concrétion au milieu et derrière ben ça continue au moins sur 20m en plan incliné, nous ne ressentons pas de courant d’air flagrant… L’étroiture n’a pas l’air d’avoir été franchie par les premiers explorateurs, 2 à 3 pailles et ça passe, c’est sûr ! Sandrine jette un caillou, il tombe d’au moins 30 m… mais j’ouvre un peu trop tôt ma bouche car le caillou n’a pas encore fini de tomber. Nous estimons la suite à une quarantaine de mètres ! Après s’être acharné à diminuer de dimension la dalle instable qui est prête à tomber sur le passage à désober, nous attaquons la remontée… Patrick et Sandrine lèvent la topographie. Dehors, le sentiment général est d’y retourner le week-end prochain car ça à l’air prometteur… En 1h15 nous sommes à la voiture et c’est l’appel de la bière...

Sous les pieds d’Étienne et juste après un rétrécissement ponctuel s'ouvre un puits de... mètres....



CR Thomas

Mais où qu'il est le Quéou ???


Dimanche 17 Mai. CR Véro D.
La coloration a démontré que l'eau de la rivière du Prévisionniste ressort à la résurgence des Morilles. C'est la seule chose dont on soit à peu près sur. Elle a pu ressortir autre part mais les conditions météo et la crue du Quéou n'ont pas permis une analyse correcte des fluocapteurs.
C'est donc une grillade partie qui est proposée ce weekend pour revoir plus précisément toutes les résurgences rive gauche de la Génie Longue et surtout celle des Morilles. En plus il fait beau!!! Pas mauvaise idée! En plus les mots morilles, grillades et Quéou ont une sonorité assez sympathique.
Nous sommes donc 7 au départ (et a l'arrivée d’ailleurs!) : Bubu, JC, Véro, William, Isa et P Michel et Jitoine. Dès le départ nous comprenons que nous allions vivre une merveilleuse balade au cœur de la forêt de Broceliande.
Tel le roi Arthur guidé par son fidèle ami Merlin l'enchanteur, et suivi par les chevaliers de la table ronde nous nous enfonçons dans cette végétation luxuriante .





 Un premier arrêt à la résurgence de l'Abbé bien inondée. Nous décidons de vider le trop plein en creusant un chenal.



En attendant que l'eau baisse pour faire la désob dans des conditions acceptables , on file vers un 2ème objectif, la résurgence des Morilles On laisse tout le matériel de désob à cet endroit.
Arrivés à la résurgence, plus une goutte d'eau ne sort ,tout est à sec ....déception , serait ce une ruse de Merlin?  Nous décidons de fureter dans le coin voir si il y a une autre résurgence qui pourrait satisfaire notre quête . Merlin à une idée, 20m plus haut,(si si 20 m pas plus! mais ce sont des mètres JeanClaudien! A multiplier par 5 !!!) il connait un trou : après une petite désob cela ne donne rien non plus, 3-4 mètres de long seulement et tout est bouché.C'est pas grave, c'est l'heure des grillades !!!!!  On redescend un peu plus bas..... D'un coup de baguette magique Merlin allume un superbe foyer , une odeur succulente  de saucisses grillées chatouille nos narines et apaise pour un temps nos estomacs affamés....on déguste, on prends quelques minutes de repos à se prélasser au soleil ................ et on repart...........à fond!!!!



Merlin nous invite à visiter sa cabane dans la forêt, un sentier mystérieux nous y amène (avec plein d'orties).


Une borne...On rentre chez Merlin....





Ne pas oublier la commande du Dol's... 
Position de la cabane, azimut de l'entrée....


C'est un très beau coin, on s'y sent bien, c'est la promenade digestive avant d'attaquer un trou juste au dessus de la résurgence de la Gargante , c'est prometteur et on entend l'eau couler au fond . 
Les plus jeunes (Jean Claude, Bubu et Véro!!) retournent donc chercher le perfo au trou de l'Abbé et on paille jusqu’à ce que l'on voit une faille très étroite et profonde se dessiner... C'est foutu !



Un espoir subsiste quand Bubu explose le rocher à droite du passage à la massette et au burin. Il voit du courant d'air aspiré et le bruit de l'actif est très net. Mais l'heure tourne et nous décidons de rentrer . 
Sur le chemin du retour un coup d' œil au trou de l'Abbé (celui là on l'aura vu!) , l'eau s’étant écoulée on a pu rentrer et voir qu'il n'y avait pas de suite pénétrable ou tout au moins paillable.
Retour à la voiture en profitant une dernière fois de ce lieu magique , la génie longue est vraiment superbe.





Elle c'est parée de ses plus beau atours, Jitoine s'en est donné à cœur joie avec son super appareil ...photo et nous a fait partager ses connaissances sur cette végétation on ne peut plus diversifiée .  Enfin, c'était pour moi une première sortie avec Isa, PMichel et Jitoine. On remet ça quand vous voulez !!! 

vendredi 16 mai 2014

Le tour du Larbastan


 Jeudi 14 mai. CR le Dol's
J'avais 4 heures à passer... Et si j'allais faire le tour du Larbastan ? En plus il y a des cabanes à pointer et des sources...
Il me faut m’entraîner pour arriver à suivre les fusées, alors c'est décidé je monte au château d'eau...
Je suis tout léger pour une fois... Il est 16h je m'apprête à monter quand une dame (Martine Jacot) qui se promène sur le chemin de Sep me demande si je monte à l'Isarce ?
Je lui dis que non, mais je compte contourner le massif en passant par le Col du Larbastan... Stupéfaction de la dame qui me prend pour un inconscient...
J'apprendrais par la suite, par Jean Claude, que c'est elle qui avait accueilli dans son gite le gars qui s'est perdu et que l'on a jamais retrouvé il y a 2 ans... Elle doit être traumatisée...
C'est parti, je monte par l'Aoure de Sep, sur le chemin je débusque un Lièvre, il monte plus vite que moi... 
Je fais attention à ne pas me mettre en sur-régime car cela grimpe fort et il faut que je boucle le tour en 4h avec 1h de sécu pour rentrer à 9h au plus tard... La montée défile, 45mn plus tard je suis à la gaytadère, à + 1h je traverse la génie avant d'attaquer les pelouses de Bat de Haü. 15mn plus tard je pointe le tos (source) et crobarde la cabane...


Puis je pars en traversée, dans une lit (ravin d'avalanche) la neige est encore présente car elle est recouverte d'herbe, ce qui retarde la fonte. Je suis seul c'est superbe...  Au platé det Abétou (plateau du sapin) sous le gros rocher qui s'est décroché du Palhé de la Toue, il y a plusieurs millions d'années je pointe une autre cabane et un cuyala ou mulhadé (enclos pour la traite).


Enfin je gagne le Col du Larbastan et pointe une autre source captée cela fait 2h08 que je suis parti !
Dans la descente du col, je glisse, en me rétablissant j'ai le genou qui "siffle". J'arrive au Tos de Coume Débat pour le pointer et en profite pour me strapper l'articulation. J'ai assez de bande pour me transformer en momie... Je file à la cabane de l'Aoulhet.
Je fais le plein de ma gourde et redescend tant que c'est chaud. J'enquille les virages avec une vigilance de tous les instants, dans le cirque des Escalates, je redoute les rochers humides... Enfin j'arrive au monastère... Sur le parking, il y a plein de vielles caravanes complètement ruinées, Jean Claude à passé la journée avec les sœurs à nettoyer la zone. La sœur athlétique Belge l'a encore émoustillé... Il n'a cas lui proposer une carte FFS... qu'on en profite tous !
3h 55 je retrouve la voiture au château d'eau, la dame (Martine Jacot) n'a pas encore appelé les secours, je passe voir Jean Claude lui restituer le GPS. Ce fut un bon entrainement !

mercredi 14 mai 2014

Les ponts en Cantabria....

Il était difficile de résister à l'appel de la Cantabria durant cette série de ponts jalonnant le début du mois de mai. L'équipe est réduite (3 pour le 1° mai, et 4 pour le 8) mais cela ne nous empêchera pas de faire de jolies explorations.
Dans la cueva de la Carrera, ce sont près de 700 m de galeries nouvelles qui sont découverts. La grotte développe désormais 6300 m.

Dans la galerie de l'Ermite (Cueva de la Carrera)

Nous avons un peu moins de chance dans deux autres gouffres où nous buttons à -100 m et à -127 m. Mais dans les deux cas, il reste bien des choses à voir. Prochain épisode, sans doute à l'Ascension...
Le compte rendu  détaillé est sur Karstexplo

 Un concrétionnement étonnant par sa diversité

C.R. Patrick

mardi 13 mai 2014

Rando digestive au Coussau

CR de la sortie du 8 Mai. par Alain D

Je réussi à convaincre Brigitte de m’accompagner rechercher des cabanes en lui promettant une rando sous une inondation de soleil. Aussi nous optons pour les flancs du Coussau qui correspondent au critère.
Nous nous élevons dans la pente rocailleuse à travers le lapiaz car on prospecte aussi !
Au-dessus de nous des chèvres se délectent de jeunes pousses de ronces, Brigitte peste car après 20mn de marche elle est toute zébrée… Sur le turon de la Couste qui domine Omex je trouve au contact des marnes  un puits de 10m environ, inconnu de la base… mais pas des spéléos car il y a une vieille plaquette spit oubliée… Est-ce le GRAS en 1992 ? ou JP Cassou et le Bub’s qui avaient fouillé la zone sans rien dire ?




Nous contournons le dessous du Coussau par les pelouses vers les Pernes. Dans une parcelle à 900m d’alt on trouve la ruine d’une habitation/ grange.




Nous dirigeant vers le talweg qui descend aux granges de Batsurguère (poljé), dans la boue fraîche, le sanglier vient récemment de se vautrer. Plus loin une autre trace, mais un sabot plus conséquent, ce n’est pas un chevreuil… Un cerf ?
100m plus loin je débusque dans les fourrés un animal, l’instant est fugace…  Il est de couleur marron, de la taille d’une mule… l’instant est si bref que je l’entend s’éloigner rapidement. Son pas est souple et puissant comme une sorte de trot et cela fait du raffut dans le sous-bois… Je suppose que c’est un jeune cerf…




Nous redescendons vers d’autres ruines et contemplons au retour les belles restaurations… Au passage la perte du Boustu est toujours inaccessible car il y a toujours une belle mare… Elle semble complètement obturée et son curage devrait être entrepris pour éviter des débordement vers Omex au prochain « aygat » (gros orage).







lundi 12 mai 2014

Mission: Déménagement de cabane

Dimanche 12 mai. par Bubu.
La cabane d'espadre, construite par les spéléos et pour les spéléos, est en train de s'écrouler. 2 années de fortes accumulations neigeuses auront eu raison de notre "chez nous". C'était l'époque de l'explo de la ratasse, du gouffre de soum de Conques, de la perte d'espadre, ......
Dimanche, malgré un appel au monde entier, nous n'étions que 3 pour commencer à rapatrier du matériel avant que tout ne s'écroule. (Véro D, Alain D et moi.)
Faut dire que la météo n'était pas de notre côté mais il fallait faire vite et il était urgent, avant que tout ne tombe, d'aller récupérer le matériel de camp du GSHP: bidons, gazinière, bouteilles de gaz, vaisselle, etc, etc ......


Montée rapide sous le soleil de St Pé

La cabane a bien triste mine. Nous rentrons à l'intérieur presque à 4 pattes. On essaye ensuite de ne toucher à aucun piquet de peur que tout ne s'écroule. 



On rallume une acéto, on mange sur la très belle table en bois très massif, et on commence le rangement.

Tout a un air penché, ce n'est pas un trucage !

Les vieux bouts de bois et panneaux bouffés par l'humidité seront brûlés. Un feu de joie qui fera du bien car il fait vraiment pas chaud !


Jean Luc qui est de permanence aujourd'hui va peut être monter ????

Toute la vaisselle plastique et porcelaine sera mise dans deux gros bidons ainsi que le matos restant (amarrages, sache à spits...) qui seront placés sur la claie de portage de Bubu. 
Le Dol's, outre une penderie complète de fringues, arrive à glisser les 2 bouteilles de gaz dans son sac à dos. 
Véro prend la cuisinière 3 feux et des piquets métalliques plus une toile bleue. On ne sait pas si ce sont des lits de camps ou un barnum.... mais c'est lourd ! C'est plus de 80 kilos qui seront descendus sur nos frêles épaules ! 
Et c'est parti pour la descente....

Il rigole pas le Bubu....


Un coup de main apprécié... Plus de la moitié de son poids sur les épaules!

On l'a fait, mission réussie !

Il reste beaucoup de chose à trier, jeter et redescendre avant de savoir ce qu'on va faire de la cabane. La démonter complètement ? La remonter plus solide ? Abandonner ce coin ?.... 
C'est quand même une page importante de la vie du club qui se tourne et c'est bien triste.