lundi 29 juin 2015

Après-midi "à la coupe"



Samedi 27 juin, Jean Marc

Seul ce W.E pour partir à la mine, je suis resté en extérieur pour commencer à  établir précisément les positions et altitudes des vestiges et relever le profil de la montagne.
Nous disposons maintenant de données plus précises ce qui m'a permis de commencer à tracer la coupe.
En rouge sur le plan ce que nous avons exploré, en noir la copie d'un document d'époque. On note sur la partie haute que la montagne a été rabotée par les foudroiements.

Jean Marc




jeudi 25 juin 2015

La mine dans les nuages, suite.


Mercredi 24 juin.
Pour en savoir plus sur la mine dans les nuages, j'ai effectué une rapide marche d'approche jusqu'au ciel. 
Au bout d'une vire j'ai retrouvé la mine dans les nuages avec ses rails permettant de conduire le minerai sur un nuage pour le convoyer plus facilement..
J'ai pris les notes pour faire la topo et mesuré le puits (17m quand même). 
Je n'ai pas utilisé la voie menant dans le nuage car je n'avais pas de Spits à nuages, ni de perfo avec antibrouillards. Par contre j'ai déroulé ma corde dans le ravin pour trouver une autre galerie avec la base d'un puits naturel (probablement le même).

Jean-Marc
  La mine dans les nuages......

mardi 23 juin 2015

C"est ton d'Estaing !

Un niveau de plus,
Nous étions trois ce dimanche 21 juin (Louis, Marc et Jean-Marc)pour explorer la mine.
La végétation a envahi notre itinéraire d'approche, ce qui nous a  retardés un peu. A deux pas du haut du skip nous avons réalisé une première escalade en artif pour pouvoir mettre en place un accès dans l'axe du skip sans changer de corde depuis le bas.
 A ce niveau nous avons découvert des dépilages de plus grande envergure, de très beaux travaux en pierres sèches. et des enfilades d'échelles pour rejoindre le ciel. Après avoir équipé une deuxième escalade et une main courante vers un autre niveau, nous sommes rentrés en laissant du matériel sur place pour la suite.




lundi 22 juin 2015

Cantabria côté explo....

Un petit compte rendu de nos dernières virées en Cantabria a été mis en ligne sur le blog de Karstexplo.



A gauche, exploration dans la cueva Cayuela
et à droite, prospection au milieu des lapiaz du canal del Haya.

Patrick

Perte de Yerse n°2 (64 - Asson)

Samedi 20 et dimanche 21 juin 2015
En aval du gouffre de Yerse, le ruisseau lorsqu'il coule se perd partiellement dans un conduit latéral  connu du GSHP depuis les années 80 (n° ES 403). Un courant d'air avait été plusieurs fois signalé. Vu sa position assez stratégique cela valait le coup d'y regarder de plus près. Ce samedi, nous sommes 3 pour commencer les travaux (Alain D., Sandrine et Patrick). Le but consiste déjà à dégager les monceaux de feuilles qui bouchent l'entrée. Avec un tel bouchon, il n'y a pas le moindre mouvement d'air. 
Tout cela est assez fastidieux et en tout, nous vidons le conduit sur près de 2 m de profondeur avant de retrouver un passage où l'eau a pu circuler librement. En même temps, cela réactive le courant d'air qui sort d'un méandre étroit mais poli par les écoulements. 

Alain gère les feuilles....


En fin de journée, Alain redescend par l'Arriusec, quant à nous, nous profitons une fois encore du refuge de Yerse où nous passons la nuit.
Le dimanche, nous poursuivons les travaux jusqu'à épuisement des batteries, puis nous finissons la journée par une prospection vers le col d'Andorre où Alain nous a indiqué un trou à voir.

L'entrée de la perte dans le lit du ruisseau.
Une protection va s’avérer nécessaire afin que les feuilles
et autres bouts de bois ne viennent pas reboucher le conduit.


Patrick

C'est Riri qui invite!

C'est Riri qui invite!

Ce dimanche j'ai quelques idées de sortie... quand Riri me dit "et si on allait aux escargots?" 
Tiens ça changera un peu de faire une classique, et comme la grotte est superbe, on en profitera pour faire quelques photos! Allez hop, c'est parti, j'embarque Willi en passant et direction Ilhet. 
C'est à 4 que nous nous retrouvons devant l'entrée de la cavité: Bastien qui nous a accompagné sur la marche d'approche, gopro en main, Riri, Willi et moi qui ai oublié de prendre un casse croûte ...pas grave, on a tout ce qui faut pour se faire un repas de prince: quand il y en a pour 2 y en a pour trois ! 
Allez hop tout le monde sous terre , Riri connait par cœur la cavité et nous le suivons pour une visite guidée. 
Il nous amène dans des salles absolument splendides aux excentriques transparents , aux concrétions majestueuses et le clou du spectacle, on y accède par une étroiture...sévère qui en rend l’accès pour le moins sélectif! Mais une fois passée,c'est un vrai joyaux qui s'offre à nous, impossible de le décrire, ce serait le dénaturer...
Avec toutes ses émotions, il est déjà 15 heures, nous nous installons pour déguster un repas de roi;c'est William à la préparation qui remplace Riri au pied levé: entrée, plat du jour et dessert, tout y est: vive Willi! un vrai festin que nous prenons le temps de savourer .
Puis retour à la surface,l'estomac un peu tendu mais un superbe moment de partage dont on se rappellera...


Véro

Vive la spéléo!

Vive la spéléo!


Samedi 20 juin 2015
Il faisait bon il faisait beau, ça sentais bon l'été !
Nous étions 5 à l'entrée de la barrière du Bergons pour passer cette journée spéléo ensemble,
2 garçons et 2 filles (désolée Ico tu comptes pour du beurre...quoi que parfois on se demande!) : la parité parfaite. 

Laurent, Geneu, Jean Luc, Véro et Ico ! le SNEC et le GSHP main dans la main à faire de l'explo, de la rando, du "grattage" et une petite traversée...comment dire, pittoresquement spéléo! 
Nous avons rencontré toutes sortes d'animaux, des grenouilles, des têtards,  des salamandres, une yulle,et des choucas qui nichaient dans la paroi d'un puits... un régal, une orchidée aussi, avec une vue splendide sur la vallée 

....que du bonheur! Une sortie spéléo comme je les adore!

Vero 

mercredi 17 juin 2015

Encore un truc de Fou

Nous sommes dispos ce lundi après midi et notre arrêt sur rien de la semaine dernière nous titille. Il faut qu’on aille voir, tant pis si on sort tard.
C’est donc vers 15heures 30 que nous pénétrons sous terre, le matériel bien emballé et bien protégé. On sait que les passages après la salle des Gueux ne se font pas comme dans une spéléo de rêve, grands espaces, calcaire blanc, roche saine,… Ici tout est étroit, glaiseux à souhait, paroi très friable avec des projectiles qui tombent seuls du plafond ... ambiance trouillomètre à zéro.


matériel bien emballé, c'est parti !

On passe notre temps à chercher une surface "acceptable" pour poser un spit ou un goujon, on est obligé de faire confiance à un amarrage en plafond : tout se délite dans ce coin ...
C’est enfin parti pour le vierge… le P20 de la semaine dernière se transforme rapidement en P35 à 40 ! Vers mois 20 on arrive sur une petite vire de 5 m de long.
Et puis, ce doux murmure que l’on entend, c’est l’actif retrouvé et on ressent bien le courant d'air. C’est bon ça !
Un P5 bien vertical lui fait suite puis un P7, obligé de faire une double clé sur la corde pour équiper tellement ça glisse …mais il faudrait doubler le dernier amarrage, ça frotte méchamment ….
En bas c’est tout propre ! On en rêvait après ce passage compliqué, étroit et boueux qu’on vient enfin de franchir ! Mais on n’a plus de corde, plus d'amarrage, plus de batterie, plus de temps, plus de…. Il ne serait pas prudent du tout de descendre « à l’arrache ». On verra ça la prochaine fois. Ce coup ci ce sera « arrêt sur rien » !
Nous sommes 2 tas de boue. On prend les trucs boueux dont on aperçoit encore un peu la couleur rouge. On trie un peu dans la glaise ce qu’il faut remonter… Riri va remonter un kit « d’homme »… ça pèse lourd toute cette boue.
Sortie vers 3 heures du matin. Vite un petit sms pour rassurer Bubu qui doit se demander ce qu’on fiche mais surtout qui attend des nouvelles.

 Sortie dans la nuit noire des 2 blocs de boue....

Une fois de plus nous sommes dans l’état d’esprit  « plein les godasses de ce trou » , on n’y remettra plus les pieds à moins que Bubu s’habille en Kilt et fasse du Table danse pour remotiver les troupes….  Mais une fois de plus, l’appel du vierge va être le plus fort ! On n’y retourne plus dans ce trou… jusqu’à la semaine prochaine !
Véro et Riri

Vite un croquis d'explo avant d'aller enfin dormir!

samedi 13 juin 2015

C'était la cabane des spéléos, notre cabane...


Espadre, vous connaissez ? Oui certainement si vous arpentez la montagne du massif de St Pé de Bigorre et encore plus si l’activité spéléologique vous intéresse.

Cette zone, haut lieu spéléologique des Hautes Pyrénées y accueille les spéléos depuis près de 50 ans.
Fin des années 90, l’ampleur des gouffres à découvrir pousse plusieurs clubs à y installer leurs quartiers d’été afin de pouvoir satisfaire aux besoins des explorations.
Ce sera tout d’abord le GRAS, club de Lourdes, relayé ensuite par le GSHP de Tarbes en interclub sous le surnom de "Mesclagne".
De nombreux camps y auront lieux.
Un vieil abri de chasseur sera retapé pour l’occasion et servira de camp de base.
Au fur et à mesure des années il sera amélioré pour se transformer en un douillet petit coin de repos, pouvant accueillir au meilleur moment une quinzaine de spéléos.
Malheureusement, la structure de la charpente a été faite en hêtre et une première fois, en 2002, celle-ci s’effondrera sous le poids de la neige.
Qu’à cela ne tienne, nous la reconstruirons, cette fois ci en solide, en sapin. Un arbre gigantesque, tombé juste à proximité lors de la grande tempête de fin 1999 nous donnera la matière première.
Une bonne équipe reconstruira, d’une manière plus solide, une toiture et trois murs. Le quatrième, coté, le sud, sera fermé par une bâche laissant passer la lumière. En 2009, à la faveur d’un héliportage, le quatrième mur sera édifié, ce qui fera de cette cabane un joli point de repos, unique dans le coin, la cabane la plus proche, celle du Yerse ayant été détruite en 1999 par la tempête.

Hélas, ce havre de paix ne durera que peu, car c’était sans compter sur les chutes de neige qui semblent de plus en plus importantes. En 2013, lors d’une sortie de prospection, elle est recouverte complètement et nous ne pouvons y pénétrer. Ce poids de neige sonnera son glas et au fur et à mesure que le temps passe, nous assistons, impuissants, à un glissement de la charpente vers le nord-est, pour se terminer, il y a deux mois, à un effondrement total.
La décision est rapidement prise de démonter l’ensemble, les explorations actuelles s’étant portées plus à l’ouest et la cabane du Yerse qui a été refaite depuis 3 ou 4 ans permettant de nous accueillir sans problème.

Ce samedi 13 juin, c’est à 9 que nous nous retrouvons là-haut pour effectuer le travail.
Bubu, Jean Luc, Anaïs, Véro, Joël, Jean Marc, Michel, Alain D et Alain M.
Le créneau météo est très petit et nous nous attendons à de fortes pluies en début d’après midi. Ce sera hélas vrai et nous terminerons le travail sous un véritable déluge.
Par contre l’objectif est atteint même si nous avions tous un peu de cafard à voir se terminer cette formidable aventure entre amis et copains. La roue tourne, le temps passe…

Ci-dessous quelques photos de la vie de notre cabane.

Alain M
 2003 L'effondrement 
Les dégâts internes
La reconstruction
Une nouvelle charpente
Les camps "Mesclagne"
Que de bouffe, Alain ce n'est pas bon pour ta ligne



 Montage du mur sud

Pose d'une isolation
2010 Nettoyage de la toiture

La neige en 2013
 Juin 2015

 Le démontage
 La charpente à nue
 La fin du démontage




Alain Massuyeau
Photos GSHP