lundi 29 juin 2020

Jusqu'au fond des étroitures

Lundi 29 juin, Marc et Damien

Ce mardi nous sommes allés au fond de la salle inférieure dans les étroitures terminales.
Visite rendue délicate par l'étroitesse de l’accès à plusieurs endroits et ou tout incident pourrait devenir catastrophique.

Heureusement, passé les difficultés, la cavité se dévoile dans toute sa beauté naturelle et vierge d'intrusion intempestive.

Gageons que ce joyau puisse rester longtemps dans cet état.

Marc

dimanche 28 juin 2020

Petite sortie désob, pour ne pas perdre la main

Samedi 27 juin, Jean Claude, Bubu et Alain M

C'est à trois que nous nous retrouvons sur le flanc nord du massif de la pale.
Le premier objectif sera la désob d'un petit trou repéré il y a quelques semaines, avec du courant d'air et bien situé sur la zone objet de nos recherches actuelles.

Des cailloux, de la terre, des racines et c'est parti pour un nouveau chantier. Il fait chaud et humide et nous sommes accueillis puis harcelé par des taons, pas des petits, non, des gros très gros, qui essayent sans arrêt de nous ponctionner.
Heureusement, il ne leur est pas possible de perforer nos combinaisons sinon nous aurions dû fuir devant l'ennemi.

Après maints seaux de terre et de cailloux retirés, le travail avance bien mais ce jour pas de courant d'air et à priori nous avons rebouché la suite. Elle est certainement le long de la paroi et ce sera pour la prochaine fois.
Le casse-croûte nous appelle et un peu de repos.

Nous rejoignons ensuite le Sousbet. Notre objectif sera la galerie amont.
En effet, la rivière apparaît depuis un passage bas et le courant d'air descendant l'accompagne et ne peux que nous inciter à gratter pour une suite.
 
Las, nous ne commencerons pas le chantier au point bas car il faut s'allonger dans l'eau, certainement sur plusieurs mètres. Un passage un peu plus haut, lui aussi balayé par un bon vent retient notre attention.
Nous y "hougnerons" pendant plus de 2 heures et gagnons un bon mètre de distance.
Ce n'est qu'un début, il y aura encore du boulot, mais comme qui dirait, qui n'ose rien, n'obtient rien.

A gager que nous y reviendrons rapidement.

Alain M

jeudi 25 juin 2020

A la recherche du GSHPéus Giganticus Lapierreii


Mercredi 24 juin, Jean Claude M., Damien L. et moi-même, nous nous retrouvons au monastère St Bruno pour une sortie inventaire patrimonial pour la Réserve Naturelle Régionale du Pibeste – Aülhet.
Jean Claude a proposé de visiter la Tute des Camalhous(*), Damien en fera une étude des spéléothèmes mais aussi un bilan du reliquaire du quaternaire que recèle cette cavité découverte par le Champion du Monde des Montagnes de St Pé.
Mais où a-t-il été la dénicher ? Elle est perdue, noyée dans les buis, perchée sur les bords d’une ravine dans les barres rocheuses où même les chasseurs n’y sont jamais passé !
La montée se fait sous la moiteur de la forêt : ambiance tropicale, le pas est lent, nous sommes écrasées par la chaleur ambiante.
Seul Damien, le « minot » de l’équipe, virevolte dans les lacets.

Nous  filons vers le poste à Léon, mais à « la coume de l’Artigue de Richou », il faut descende plein fer dans la pente puis hougner dans les buis serrés pour tenter d’approcher le porche caché dans un renfoncement rocheux. Après plus de 100 m de descente on atteint la zone. Tâtonnements du CDMDMDSP, qui fait des va et viens dans les barres et les buis. Si même lui n’arrive pas à le retrouver, alors ?...
Heureusement le GPS donne une localisation approchante et on retrouve cette belle entrée, une ancienne résurgence perchée à 870 m d’altitude, témoin d’un très ancien niveau de base, du temps où le fond de la vallée de la « Génie Longue » était à ce niveau régional.
Sous le porche nous reprenons des forces, après une petite collation, nous prenons le matériel et allons explorer la grotte. Au pied du porche il fait 29°, à l’intérieur 10,2°, le choc thermique est saisissant !
Passé un petit passage nous obligeant à nous baisser, un squelette complet de renard est là en connexion anatomique. Il n’y était pas il y a 10 ans lors de la découverte !
Au-dessus de lui dans une niche une chauve-souris, certainement un murin.
Au profit d’une fracture, une galerie rectiligne est haute de 4m large de 1,8m, avec un profil de creusement en conduite forcée. Il y a de vielles concrétions manifestement repolie par la furie des eaux souterraines, ce qui prouve qu’il y a eu une période d’étiage long, puis une nouvelle mise en charge. De quelle inter-glaciation date-t-elle ?
Il semble que ce soit très ancien car il reste quelques témoins de remplissages (paléo remplissages), recalcifiés mais avec du sédiment fin et argileux (varves ?). Ce serait un bon sujet d’études en y réalisant quelques prélèvements et tenter des datations…
Au sol une bauge d’ours, un peu comme celle que l’on trouve au Schwab, non loin de là. Sur la paroi cannelée et taraudé par une dissolution de surface (plutôt en U), des rayures suspectes bien profondes, // et en V, pourraient bien être des griffades du plantigrade qui hibernait là !
Une grosse coulée barre la galerie, nous obligeant soit à une reptation, soit à une escalade en grands écart…
Sur une banquette il y a des traces de charbon de bois, ce que j’avais pris pour des mouchetis de torche, à l’observation ne sont que des résidus de « foyes » (*) l’on trouve bien plus haut dans le ravin et amenés dans la cavité par les fissurations de la roche, car il y a des écoulements. D’ailleurs on retrouvera de ci, de là, d’autres témoins charbonneux.
Ensuite toujours dans la fracture coupant en deux les bancs calcaires horizontaux qui dessinent quelques banquettes ou concrétionnent des choux fleurs de calcite, témoins de courants d’airs importants (du temps où la galerie communiquait avec l’extérieur), un élargissement s’ouvre sur un ressaut de 4m, de là on domine un enchevêtrement osseux en grande quantité, il y a au moins 2 cerfs élaphe complets et d’autre mammifères dont un très gros…
Peut-être de l’Ours ?…
 Mais une dent nous interroge sur la nature de la bête, une canine de belle taille (5cm) avec une racine très longue par rapport à la partie émaillée. Elle ne ressemble pas à celle classique d’un ours.
Celle de l’ours est plus effilée, là elle est plus massive et triangulaire et cannelée.

Manifestement c’est un carnassier de grande taille auquel les cerveaux féconds des trois protagonistes lui donneront le nom de GSHPéus Giganticus Lapierreii !
Mais si c’était une hyène des cavernes, on en serait tout aussi satisfait !
La galerie est constellée de petits gours, elle se termine sur une coulée stalagmitique, une sorte de méduse calcifiée. Au-dessus dans la fissure nous voyons un supérieur, pas forcément très large mais qui remonte de 8 m au moins…
Dans le ravin de l’Artigue de Richou, nous avons repéré en amont un gros effondrement qui pourrait être la perte ayant alimenté la galerie… Ce qui expliquerait comment les ossements y sont arrivés, car en son temps l’effondrement donnait sur un réseau souterrain, et les animaux morts ont été transportés par les eaux de la perte, jusqu’à buter sur le resserrement du méandre. Puis la perte s’est bouchée et la galerie s’est calcifiée en obstruant l’amont. Manifestement ils ne sont pas rentrés par l’entrée actuelle, les cerfs n’auraient pas pu escalader le resserrement rocheux… Un ours surement…

Une belle journée qui se termine au retour par une note florale sur Pla Debers : une Céphalanthère rouge. D’habitude elles sont blanches sur le massif et cette orchidée est isolée, en plein sur le chemin !

Alain D.
(*) Camalhou : c’est l’os du jambon (désossé) que l’on mettait avec de la couenne dans la soupe, pour donner du goût à la garbure locale !
(*) foyes : meules de bois servant à la fabrication de charbon lors d’une combustion lente


lundi 22 juin 2020

Devant le col d'Andorre

Dimanche 21 juin Sandrine, Patrick et Alain M

Nous ne serons que 3 ce dimanche, la date du 21 juin ayant certainement retenu nos amis pour d'autres occupations familiales( Feu de la St Jean, Fête des pères, Fête de la Musique etc..)

A 9 heures nous sommes à la barrière du Bergons pour aller voir quelques cavités non encore terminées.

Tout d'abord le Puits de la lisière repéré par Jean Esquerre en février. Très belle entrée mais après environ 3 mètres de descente et 4 à 5 mètres de développement, le beau départ visible depuis l'entrée s'avère se terminer irrémédiablement.
Topo levée et nous repartons dans les pente herbeuses menant au col.
Nous recherchons une cavité vue en 2016 mais l'herbe étant haute à cette saison, nous n'arriverons pas à y mettre la main dessus. Dommage, on aurait pû lever un nouveau point d'interrogation, ce n'est que partie remise.
Nous continuons un peu le sentier et redescendons dans le bois de Laurouse.
Deux nouvelles cavités y avaient été repérées en 2017.
A priori une des deux est terminée sur amas de bloc . Pour l'autre, le courant d'air bien marqué qui s'en exhale nous incite à entamer la désobstruction, malgré le peu de visibilité entre les blocs permettant d'espérer une suite.

Nous réalisons des travaux classiques et ce jusqu'à 16 heures 30. Nous avons retiré un bon mètre cube et sommes descendus d'environ un mètre cinquante.
Le vent est toujours présent mais il faudra continuer à sortir terre et cailloux.

Le retour se fera par un sentier disparu avec des passages dans les fougères, plus hautes que nous. Gare au tiques.

A suivre.

Alain M




dimanche 21 juin 2020

Le Pataroc en passant par l'Aoulhet...


Aujourd’hui avec Brigitte nous sommes montés à cabane de l’Aülhet pour un portage...
4 grosses couvertures un serviteur de cheminée en ferraille, un bouhadé et d’autre matos pour les grillades en vue des travaux dans la tranchée / Paybou
Il y avait foule... Les amis du parc et autres...

Le temps de casser la croûte et nous voilà redescendu... il est 15h 15, le Bout du Pont est en effervescence et en plein festin, du Pont du Diable, on entend la musique, les planchas qui crépitent et verres qui trinquent copieusement à l’amitié

Nous on tourne vers Escot, direction la Tute du Pataroc où Escano Clouquo (estourbit la poule) Finalement on fera le bout de topo pour la synthèse du report...
A l’intérieur il y a du remplissage, certainement des alluvions tertiaires car il y a des traces ferrugineuses comme on en trouve dans d’autres cavités...

Il y a un témoin d’ancien plancher stalagmitique, preuve que la cavité s’est comblée puis recreusée partiellement, la calcite à tout recouvert puis s’est à nouveau recreusée...
Quand on pénètre dans la grotte, en fait on remonte un cours d’eau aujourd’hui fossilisé, lorsque l’on accède à la grotte, on arrive par une sorte de chenal c’est en fait l’ancien conduit aval long de plus de 50m
On a pointé toutes les désobs anciennes ou récentes qui s’échelonnent sur le trajet souterrain, chaînon manquant entre le Sousbet et les Castagnets
Retour au bout du pont pour trinquer avec Jean Claude et ses convives

Une sortie bien rentabilisée

Alain D




mercredi 17 juin 2020

A Saint Pé, quelque part par là

 Mardi 16 juin , Marc C et Katy K


Après cette période que nous venons de vivre, on ne compte plus les jours, les semaines, les mois... pendant lesquels à la suite de l'hiver, nous avons été privés de revoir nos potes spéléos et nos chères cavités !

Avec Kat cela faisait plusieurs mois, autant dire... une éternité !
C'est pourquoi le RDV de tchatche à 18h à la maison à Saint-Pé avec Kat et Sandrine était chargé d'émotions amicales et sur le parking de la ferme Courrouau, quelques dizaines de minutes plus tard, une bière (déjà) en main également !
 
A 19h15, nous voilà Kat et moi (Sandrine ne pouvant nous suivre ce soir) sur le sentier des bornes, qui passe au Nord du pied de la Pâle. Soleil magnifique, forêt qui se remet à peine des nombreuses averses de la journée et des jours précédents, joie de partie sous terre. Tout est là pour passer un bon moment !
Nous passons la réception en respectant le protocole de désinfection ; le réceptionniste est absent, on gagne du temps !
Je laisse Kat pénétrer dans l'antre la première.
Après ce ne sont que "Ah !" et "Oh !" et encore "Rrohh !" ou même "Que c'est bôôôô !!!".
La rivière souterraine est calme, très calme. Rien à voir avec les orages et pluies torrentielles du dehors de ces dernières heures. Bien moins active que 15 jours plus tôt.
Nous parcourons le boyau avec l'actif, puis le boyau-fossile, puis la diaclase et ses étroitures sans difficulté.
L'appareil photo de Kat avale des photos chaque mètre, afin de compléter le projet "Un million de photos souterraines..." qu'elle a démarré en entrant au GSHP...
Arrivés au Bassin avant les puits, Kat décide de prendre un bain. Je la décourage... et nous nous contenterons de jeter un coup d’œil envieux à la suite... faire une petite pause casse-croûte en admirant les myriapodes faire la leur sur un bio-déchet laissé là par nos prédécesseurs.
Retour en sens inverse et remontée des puits d'entrée dans la bonne humeur !
Dehors le grand soleil a laissé la place à la nuit noire et une tempête de pluie... 

Nous sommes à la voiture à 22h15. Nous n'avons pas (trop) traîné...

Marc

mercredi 10 juin 2020

Grottes marines

Les grottes marines de Sion sur l'Océan (Vendée)
Dimanche 7 juin Johann et Alain M

Je profite de mes vacances déconfinées et d'un bon coefficient de marée pour aller visiter le "Trou du Diable", cavité marine située près de ma ville natale mais où je n'ai jamais mis les pieds.
La mer baisse et après quelques acrobaties sur des rochers rendus glissant par les algues vertes (et oui, ici aussi il commence à y en avoir), j’atteins la première entrée, accompagnée de Johann mon neveu.
Très vaste entrée, qui donne sur un couloir d'une vingtaine de mètres de long. La particularité exceptionnelle, c'est qu'une partie du plafond est trépanée et un grand vide laisse apparaître le jour. Clou du spectacle, à marée haute et par temps mauvais (asses rares !), les vagues s'engouffrent dans la cavité, viennent heurter le fond de celle ci et remontent par le trou béant, avec un bruit fracassant.
Une plateforme d'observation y a d’ailleurs été installée et rassemble très souvent un public avide d'un tel spectacle.
Nous quittons la première cavité pour en visiter une seconde un peu plus à droite. Très belle galerie d'une trentaine de mètres où il ne doit pas faire vraiment bon lorsque la mer y arrive et ce à chaque marée.
Encore un peu plus à droite, une autre cavité qui cette fois ci fait une traversée, on aperçoit le jour mais difficile d'y aller, l'eau d'une vasque encombrant la galerie me semble bien profonde. Un très bon vent, glacial, est amorcé entre l'entrée où je suis et la sortie de l'autre coté.
Une petite sortie en plafond est certainement ce que l'on appelle le "jet d'eau", il porte bien son nom car à chaque vague, dans certaines conditions, l'eau remonte en giclant, à la surface et fait le second spectacle de ce lieu.

Si vous passez par ce coin, je vous conseille de vous y arrêter, cela vaut le coup d’œil.

Alain M

 Vue de 2 entrées, le "trou du diable" est à gauche


lundi 8 juin 2020

Sousbet version humide

Dimanche 08 juin 2020
La météo s'est bien dégradée. Il a plu durant la nuit et ce matin il bruine. Nous profitons d'une petite accalmie pour accéder au gouffre. Nous sommes 4 (PMA, Serge, Sandrine et Patrick). 
Arrivés dans le ruisseau, nous constatons que le débit a beaucoup augmenté et nous voyons des ruissellements affluents qui n'existaient pas lors de nos premières explorations. Bien évidemment, au premier puits, la cascade est plus abondante. Heureusement, l'équipement hors crue est assez efficace et nous permet d'être assez sereins même si le débit venait à augmenter. Les deux autres puits sont moins exposés mais les cascades donnent une ambiance qu'on rencontre rarement sous terre à si faible profondeur. 

L'escalade de la coulée. Sur la photo de gauche, on devine
l'arrivée de la galerie venant des puits, juste au-dessus du personnage.

Notre premier objectif est l'escalade de la coulée en amont du premier grand toboggan. Serge s'en charge avec brio malgré les difficultés pour poser des ancrages. Au-dessus, il y a bien une galerie mais contrairement à ce que nous supposions, elle se dirige vers l'ouest et sa morphologie laisse supposer qu'il s'agit d'un aval. 

Dans la galerie au-dessus de l'escalade, un beau contact entre brèche et calcaire massif.



Dans le grand Toboggan.

Nous progressons d'une cinquantaine de mètres, descendons un petit puits de 5 m et notre première s'arrête là, sur un colmatage complet du conduit.

 Dans la galerie de l'escalade.

Comme il nous reste un peu de temps, nous gagnons le fond pour essayer de trouver une suite. Il y a bien sûr une escalade à faire, mais vu l'heure nous n'avons plus beaucoup de temps. Nous descendons un petit puits, au fond du méandre et après avoir agrandi une étroiture, Serge reconnaît un étroit conduit où coule un affluent avec un peu d'air. 


 Dans le second toboggan, glaiseux à souhait.
Mais il est trop tard. Nous remontons en améliorant certains équipements et arrivés aux puits nous constatons que le débit a un peu augmenté. Ce n'est pas encore la douche, mais le brumisateur est réglé sur sa position maximum.

Patrick

Le Fait Tout et le déconfinement

Hier (Brigitte, Coco, Yvan et moi) sommes montés à l’Aùlhet porter un peu de vaisselle, grilles et grille sandwich pour les grillades et Corentin s’est chargé du « monstre » un fait-tout en fonte idéal pour les soupes et autres daubes (à Colette)??
Vue le poids, cela m’étonnerait qu’un indélicat le vole...
En prévision de la reprise des activités Spéléo...Gouffres du Quéou et Tranchée/Paybou
A l’occasion je monterai des couvertures et oreillers, un peu de linge (torchons, serviettes) cela évitera de monter les duvets.
Avons croisé à la montée 1+2 traileurs qui descendaient, doubles 4 randonneurs et un couple qui pique-niquait sur les pelouses..
C’était un remise en jambes sympathique...
1h35mn pas de quoi affoler les chronos ??Montée par le chemin classique et descente par Pla de Bers puis au croisement descente par le chemin de Coumo Rédo, celui ouvert par les chasseurs...
Un chantier au départ pour suivre les balises bleues, car avec la tempête il y a eu des glissements de terrain et des arbres tombés mais à la fin lorsque l’on retrouve le chemin des Charbonniers c’est plus cool...
Et sous les averses incessantes c’était plus ambiance « Papouasie Nouvelle Guinée »??
où Koh Lanta pour les plus jeunes...
Ensuite on débouche sur le chemin des Moustalhous, puis retour au parking du monastère... En tout une rallonge de plus d’un kilomètre, mais au moins on n’est pas revenu par le même cheminement ??

Alain D

Et puis Marc....
Très jolie variante à la glissante descente du chemin traditionnel du Serrat.
J'ai nettoyé, tronçonné, (re)balisé ce sentier l'an dernier avec un randonneur palois. Mais plusieurs tempêtes sont passées par là depuis...

De mon côté, mardi dernier j'ai fait départ à la station d'eau de Sep, cours de la Génie Braque (toujours bleue et magique), puis droit dans la pente,  montée au Pas deth Gat, puis montée au sentier du Mesplé, montée au Soum des Briolles, montée au Pic du Larbastan, descente à la cabane (heureusement tout ça sans "monstre"), déjeuner à la  cabane vide,  descente par les marmites charbonnières, puis à Pla dé Bers, descente par le sentier orange (bien encombré), puis le sentier à Riri jusqu'aux Castets.
Belle balade, la tête dans les nuages !

Belle fête des mères à vos mamans et aux mamans de vos enfants !
Marc

Et puis Bubu...

Hé bien j'avais choisi l'autre côté du massif pour cette balade post confinement: départ de la barrière du Bergons, puis montée tout droit vers le col de la Laco. Discussions avec les bergers en arrivant au col surpris de voir du monde à cet endroit !

Puis direction le Soum de Conques. Le temps est au beau fixe, la vue exceptionnelle, alors on continue sur les crêtes direction le Soum d'Andorre puis re-descente aux abreuvoirs du col d'Andorre pour recharger les gourdes vides depuis longtemps! 
Retour tranquille par la piste jusqu'à la barrière du Bergons.
Qu'il est beau notre massif !

samedi 6 juin 2020

Troublant ce trou noir....

Samedi 06 juin


Avec Jean-Claude, Joël, Sandrine et moi, nous retournons patasser dans l'argile du trou de la ferme d'Escot, motivés par la réflexion hautement philosophique de Jean-Claude : "c'est troublant ce trou noir !". En fait, le trou noir dont il parle est celui qu'ils ont vu la fois précédente à l'extrémité de l’étroit boyau glaiseux dans lequel nous nous apprêtons à nous enliser pour continuer le chantier. "Deux paires de gants " insiste Jean-Claude "il faut 2 paires, une pour creuser, l'autre pour remonter...". Pas contrariants, nous avons pris deux paires de gants. Une fois sur place, au bas du P.16, nous nous mettons au travail. Au début c'est assez rigolo car le jeu consiste à faire de grosses boules de glaise qu'on se refile à tour de rôle jusqu'à ce qu'elles atterrissent dans un diverticule qui sert de panier de basket. Jean-Claude, en plus de ses deux paires de gants a aussi apporté des outils. Moi j'hérite d'une pelle à charbon avec un manche fait main, presque tout neuf. C'est efficace, mais à la troisième pelletée la ferraille commence à vriller dangereusement, à la cinquième elle me permet de creuser dans les angles. C'est gras, même très très gras, mais lorsque nous distinguons le fameux trou noir, notre rythme s’accélère, les boules sont moins rondes, les lancers moins précis, mais le talus d'argile se réduit à vue d’œil. Au bout de 2 bonnes heures, le passage est praticable. Nous le calibrons XXL. Derrière une galerie pentue (1 x 1,4 m) remonte jusqu'à une diaclase transversale au-dessus de laquelle il y a un nouveau trou noir. L'accès n'est pas très évident surtout qu'il faut préserver quelques jolies concrétions plantées à l'endroit le plus délicat. Derrière nous tombons sur un réseau de méandres bien formés qui se recoupent les uns les autres mais qui sont irrémédiablement colmatés par du remplissage. Le point haut (+5 m) doit se trouver très prés de la surface ce qui pourrait expliquer le courant d'air. Nous dressons la topo et ressortons non sans avoir changé de gants. Dommage, c'était bien parti...



Patrick

mercredi 3 juin 2020

Sousbet, la suite....

C’est en ce lundi 1er juin que je fais ma reprise en spéléo. Nous sommes 3 à nous rejoindre sur St Pé : Jean, Patrick et moi. Nous nous acheminons au pied du montagnon de la Pale pour attaquer une petite marche d’approche de 15 min qui nous mène à une belle désobstruction marquée LP-092. Jean est « flambant neuf », très propre sur lui pour pénétrer dans cette cavité toute fraîchement inventée (merci aux désobeurs !). Dehors, il fait lourd alors que la fraîcheur de l’inconnu nous appelle…
Jean présente la dernière collection Sousbet.
Cet été, le rouge et le noir seront à l'honneur...

Le courant d’air est là, nous atteignons tout de suite une diaclase par un beau P13. Dans une jolie salle, un passage bas assez original nous mène à une petite rivière dans un méandre à petite dimension. Tout ça me remet tout de suite dans le « bain », car ces passages plutôt « maigres » sont en plus bien accrocheurs. Quelques bassins permettent de se rafraîchir un peu et là, une belle étroiture le long d’une colonne me remet les idées claires… les sensations reviennent  : « comment gérer ma foutue carcasse ! ».


Après un joli bassin, nous arrivons à la zone de puits. J’attaque le rééquipement pour mettre un peu plus la ligne existante hors crue et en profiter pour poser du rainox (spit inox) bien adapté dans ces puits humides et très déchiquetés. A l’équipement, j’ai bien du mal à retrouver mes marques… c’est laborieux, mais bon j’essaie de gagner du temps en rendant les maillons vraiment « rapides » !

Les premiers petits puits
 Le P.6 suivi aussitôt du P.5. Les deux peuvent être arrosés.

Après ce joli enchaînement de puits (P6, P5, P7 et P11) c’est l’inconnu… nous décidons de ne pas continuer dans l’actif mais de prendre un petit passage bas qui nous mène à une petite salle. Après un petit puits de 5 m et quelques reptations méandreuses, nous passons au-dessus d’une bassine.

 A partir de -60 m, le conduit fossile prend de l'ampleur au détriment de l'actif, plus récent, qui disparaît dans des conduits étroits. Jean équipe un petit puits de 5 m.

La suite est magique : un court ramping avec de belles concrétions blanches, Patrick fait péter les vocales et là on hallucine : une salle ? Nous nous retrouvons tous les 3 allongés (passage du bon, de la brute et du truand), la tête sortant devant ce vide qui n’est pas une salle mais une galerie (6 x 5) ! Nous arrivons donc d’un ancien affluent ?


Derrière ce soupirail, on devine une belle galerie avec amont et aval.

 Jean nous équipe ça rapidement, en bas de ce puits il y a un amont et un aval… nous décidons de descendre et de laisser l’amont pour les prochains explorateurs. Jean équipe le toboggan en démarrant d’un champignon (stalagmite). 

 Le Grand Toboggan en aval de la confluence (-75 m)

Puis un petit conduit bien argileux nous mène une salle de petite dimension, puis une 2ème… il est quand même 14h, donc une petite pause casse croûte s’impose ! 


Petit passage bas entre les deux salles argileuses

Après un petit café, nous sommes devant plusieurs possibilités : ressaut boueux à droite, à gauche ou au milieu ? Je choisis celui de droite mais finalement tout ça se rejoint en bas ! Ça part un peu dans tous les sens, donc après avoir crapahuté et vu les différents départs possibles, nous remontons tranquillement, Patrick lève la topographie…

Au sommet du second toboggan. Le conduit spacieux se divise un peu plus bas (-90 m)

Nous ressortons à 18h, un orage à du péter pendant notre explo… la journée était excellente, que rêver de mieux pour une reprise !

Le méandre plonge jusqu'à -107 m.

Après report topo, la grotte de Sousbet totalise un  développement de 510 m pour une profondeur de 107 m.
 
CR de Tot
Photos de Patrick et Tot