vendredi 30 janvier 2015

Du côté d'Artigalère

Dimanche 25 janvier. La sortie ESB racontée par Ronan.


C'est par un frais (très frais) dimanche que s'est tenu l'ESB Janvier 2015, premier de l'année.Aujourd'hui pour notre groupe Artigalère prévue.
Rdv donné, nous nous dirigeons à 3 voitures vers le "parking", malgré les déconvenues de rigueurs (et oui, la glace, ça glisse), nous arrivons finalement tous à bon port.Après l'habillage de tous (tenue chaude de sortie), petite marche d'approche de 10 minutes environ, et c'est déjà l'heure de casser la croute (en fait Emma, comment vont tes orteils?). Après ce plein de force (et de café, bien chaud, qui a fait tellement de bien à tous), nous entrons à l'intérieur de la grotte
Dès les premiers mètres, nous tombons ébahis devant la beauté du trou, avec de telles concrétions...réellement magnifique.Après un petit passage remontant, vint un petit puits.Tous le descendons impeccablement, et nous tombons sur une énigme : Devons-nous passer tout droit, au dessus de ce jolie toboggan", ou passer à gauche dans l'étroiture?
Finalement, les plus fines d'entre-nous choisirons l'étroiture, le reste du groupe passant au dessus du toboggan, en toute sécurité.
Après ce passage, une autre étroiture attends. Devant les quelques doutes de mon gabarit, décision sera prise pour le reste du groupe de passer par le passage étroit, pour ma part ça sera un passage par au dessus, un peu plus technique à descendre, mais encore une fois, sans aucun problème pour personne.
Nous arrivons à ce moment là sur un toboggan qui se finit sur un petit vide de 3m. Aucun problème pour nos écolières (et écoliers), la descente se faisant encore une fois sans anicroche.
Arrivé au bout, il faut se faire une raison, seuls quelques unes (et un) passeront l'étroiture. Heureusement, nous aurons un magnifique reportage photo de Jill sur ce qu'il y a derrière (qui a l'air tout aussi beau que le reste). Le passage retour de l'étroiture se fera...en roulade pour certain(e)s, mais sans casse aucune.
Et c'est partit pour le chemin inverse, l'occasion pour moi de tester pour la première fois la remontée sur corde.Une fois qu'on a saisi la technique, ça monte tout seul. Et c'est repartit, nous arrivons sur l'étroiture que j'avais contourné par le haut à l'aller, vu le trou, ça se tente sans problème...et ce qui doit arriver...arriva...mon bloqueur me bloque...malheureusement il fait son travail à l'envers : il me bloque....dans l'étroiture (à l'horizontal). Heureusement, avec un peu de volonté (et de bras), tout finit par rentrer dans l'ordre.
Le groupe reprends son chemin, on repasse au dessus du toboggan (ou dans l'étroiture), remontée du petit puits...et après une petit marche, nous voici dehors. 

lundi 26 janvier 2015

Trou du Xave et autres...

Lundi 26 janvier 2015 :
En montant à Espadres, nous avions maintes fois jeté un œil à la belle entrée du SC 145 (trou du Xave) en se disant que ce serait bien de le revoir. La dernière fois, Bubu avait ajouté la phrase choc "au fond, il y a de l'air, mais à l'époque etc. etc..". 

Le col d'Andorre sous la neige.

 Aujourd'hui, il fait beau, alors voilà un bon objectif pour se dégourdir les jambes. De la neige, il y en a au large, mais malheureusement nous n'avons pas pris les raquettes. Super. Tant pis nous montons quand même. Jusqu'au col d'Andorre, la trace faite par les randonneurs du week-end porte bien. Après ça se gâte et nous brassons un peu pour atteindre la forêt où la couche est moins épaisse. Il nous faut près de 2 h pour atteindre l'entrée du trou.

L'entrée du SC 145

Le puits est vite équipé. C'est un joli gouffre mais à -20 m, un puits étroit est comblé par les blocs. Il n'y a pas vraiment d'air alors que dehors le froid est mordant. Deux-trois coup de laser pour peaufiner la topographie et nous retournons sur nos pas en fouinant un peu. Non loin du col, un petit redan attire notre attention. C'est un joli trou qui souffle fort. Visiblement il n'est pas recensé dans la base, pourtant il semble y avoir des traces de passage... Affaire à suivre...
Patrick et Sandrine

dimanche 25 janvier 2015

Hebdo puis Charlie

Samedi 24 janvier 2015
(Etienne, Jean-Claude, Serge, Sandrine et Patrick)
Une météo toujours clémente se maintient sur le massif mais au fur et à mesure que nous montons sur le flanc de la Hèche, une barre sombre se profile à l'horizon. Rien de bien grave si ce n'est une remontée de la température qui affaiblit les courants d'air. A l'entrée d'Hebdo, celui-ci est très faible et cela n'est pas très bon signe. Nous descendons avec tout le matériel et après quelques aménagements, Etienne peut équiper le petit puits vu la dernière fois avec Joël. Au bas, un court méandre nous amène au sommet d'un beau puits de 28 m orné de grandes coulées stalagmitiques. 

 L'étroiture au bas du puits d'entrée d'Hebdo (Photo Jean-Claude).

Le fond est hélas impénétrable, mais on devine une suite derrière. Heureusement, une lucarne dans le puits permet de contourner l'obstacle et après quelques menus travaux, nous atteignons un ultime ressaut de 5 m au bas duquel se termine le gouffre (-53 m). Nous déséquipons et bouclons la topo puis nous retournons dans Charlie pour réequiper le gouffre jusqu'au fond (-66 m) et préparer une offensive pour les prochaines fois. 
Lorsque nous ressortons, il bruine un peu. Le redoux annoncé est bien là...

 La vire pour atteindre la lucarne dans le P.28


Patrick

Le Fou, un grand trou !

Samedi 24 janvier
Véro D, William, Jean, Bubu, Jean Luc et Alain M
Ce samedi nous nous retrouvons à six pour poursuivre l'exploration de la cavité.
Les conditions météo sont bonnes jusqu'en fin d'après midi, il fait froid en surface, ce devrait être bon.
A l'entrée le trou exhale un bon courant d'air chaud, la descente se fait rapidement.
Nous nous retrouvons à l'arrêt précédent, vers -120 mètres, une équipe de 2 étant partie déséquiper le réseau des Gueux pour récupérer le matériel et nous rejoindre ensuite.
Au passage étroit le vent soufflant est très marqué.
La suite c'est un premier ressaut de 2,5 mètres, vite équipé.
Au dessous un puits d'une trentaine est sondé. Jean s'attaque à son équipement et disparait dans le noir.
Nous le suivons  après qu'il ait équipé pour une descente sécuritaire.
Nous découvrons un petit puits qui débouche dans le plafond d'une grande salle et voyons trente mètres plus bas les lumières des premiers descendus. C'est gigantesque, nous sommes ébahis.
Après avoir touché le sol, nous découvrons le bas d'une grande salle, encombrée de blocs énormes, on progresse dessus, sur des éboulis très importants et nous voyons de nombreux départs potentiels.
Jean est déjà en train d’équiper un nouveau puits d'une dizaine de mètres, prometteur.

Pendant qu'il équipe, nous relevons deux départs importants, un en puits, sondé sur 30 ou 40 mètres, ça va très loin et un autre départ à atteindre en escalade facile, avec une petite traversée et qui semble être un gros départ.

Nous suivons Jean qui enchaine l'équipement sur un P8, un nouveau P10 et encore un autre P10. Arrêt sur un amas de blocs avec toute l'eau qui nous tombe dessus. Jean, stoïque, commence à remuer les blocs, faisant fi de toute l'eau qui lui tombe dessus. Aidé par William, deux blocs énormes sont relevés mais il en reste encore un gros qui barre le passage. Dessous c'est un nouveau puits mais vu qu'il est arrosé, il faudra le descendre en période sèche.
Nous commençons la remontée, l'heure a bien avancé et les différentes suites, ce sera pour la prochaine fois.
Dehors, sous les coups de 20 heures, nous sommes accueillis par une tempête de pluie et grésil qui nous forcera à faire la marche retour tout équipés, dans des conditions dantesques.

Mais que nous sommes heureux de cette découverte, ça y est, le trou du Fou est devenu un grand trou.
Alain M

lundi 19 janvier 2015

Un peu de Fou

Dimanche 18 janvier. Jean Luc et Véro.

Gros travail pour élargir le passage qui n'avait pas du tout plu à Bubu. Maintenant ça passe sans problème et Véro y a gagné un autre surnom: la Massette .....
Il y a quand même un gros bloc inquiétant qui n'a pas l'air de tenir sur grand chose.
Au fond, la désob au perfo-burineur a bien avancé et ils ont pu apercevoir la suite: c'est une salle....du moins, ça s'élargit sérieusement!

Sortie du trou vers 17h30.

A l'abri dans les Boutils

Dimanche 18 janvier

Nous remontons au gouffre des Boutils faire une autre séance de travaux en espérant que cela ne sera pas trop humide après les pluies des jours précédents. Nous sommes quatre pour commencer (Étienne, Serge, Alain Mé et Sandrine) et Jean nous rejoint un peu plus tard car il a du sommeil en retard. Les puits sont un peu humides, mais nous avons le plaisir de voir que le méandre où nous allons travailler est bien sec. Le début est un peu laborieux puis les blocs biens calibrés sont évacués à un rythme soutenu. Jean arrive et comme nous sommes finalement plutôt nombreux, il continue de fouiner partout à la recherche d'autres suites possibles. Il y a en effet du courant d'air dans trois autres endroits, dont un où on entend nettement les cailloux tomber longtemps dans un puits qui résonne bien après moult rebonds dans une fissure dont la largeur et la profondeur sont difficiles à évaluer. Mais comme on a déjà commencé un chantier qui a ses adeptes convaincus, on verra plus tard. Malgré tout, avec Étienne, ils commencent à agrandir l'entrée à grand coup de masse. Après avoir vidé nos 7 batteries, l'heure tourne et il commence à se faire tard. La remontée est vite expédiée. Nous avons avancé de 2 m, plutôt à l'horizontal, il reste encore sans doute une séance pour être fixé car on ne voit pas bien la suite mais l’écho est prometteur d'un élargissement Nous redescendons en faisant le tour par l'autre versant de la bosse des Boutils. Le temps est clair, la neige crisse sous nos pas et nous apprécions cette descente dans le halo de nos lampes. Étienne rompt la quiétude du moment en nous faisant un roulé boulé dans les ronces, il faut dire que le sentier est très boueux vers le bas. Pas de mal... A 20 h nous sommes aux voitures.
Sandrine

lundi 12 janvier 2015

Houssère, on jette l'éponge ...

Lundi 12 janvier 2015 :
Nous retournons à la Houssère presque convaincus que cela passera cette-fois-ci (Serge, Sandrine et Patrick). Au bas du puits d'entrée, il y a de l'air qui file vers l'amont. Bon signe, ça va passer.... Nous commençons les travaux en amont en faisant dégringoler de grandes strates au plafond. C'est très efficace et nous remontons dans le pendage sur plusieurs mètres jusqu'à un élargissement. Le courant d'air nous accompagne. 

 Dans le laminoir amont.
Nous espérons retrouver un hypothétique aval mais arrivés à la hauteur de la lucarne que nous apercevions depuis le bas, nous nous rendons compte que le conduit continue de monter, sans véritablement s'agrandir. Pas bon du tout... Nous laissons tomber. Une nouvelle tentative dans l'aval ne donne rien non plus. Alors on jette l'éponge. La Houssère on y croyait mais nous allons garder notre énergie pour d'autres objectifs...



Patrick


AG 2014 du GSHP

Un  très bon cru par Bubu


25 membres du GSHP s'étaient déplacés pour cette 55ème assemblée générale clôturant l'année 2014.

Je déclare ouverte cette 55ème assemblée générale du GSHP de Tarbes

Jean Marc fait le point sur le recensement et l'exploration des mines du val d'Azun

Rapport moral 2014
Bonsoir et en ce début d’année permettez moi de vous souhaiter une excellente année 2015.
Excellente année, c’est déjà le cas pour 2014 d’un point de vue spéléologique.
L’année 2014 a en effet été exceptionnelle tant par le nombre d’adhérents (43 membres) que par le nombre de sorties et les belles découvertes dont la presse s’est fait l’écho. Patrick rentrera tout à l’heure dans les détails du nombre de mètres d’explo, qui seront cette année des kilomètres ! Nous parlerons bien sur du gouffre du Python, de la perte du Yerse, du trou du Fou, des cuevas de Carcabon et d’Helguera, de Cubillo Fraile,  mais aussi de tous ces petits trous que l’on découvre et qui nous font vivre notre passion d’exploration à 200% comme la découverte de la Grotte Lanalou la semaine dernière. Ces petits trous que l’on espère tous qu’ils deviennent un jour la plus grande, la plus belle ou la plus profonde cavité du secteur. En effet, 90% de notre activité repose sur la spéléologie d’exploration, activité qui n’est malheureusement plus reconnue par certains de nos financeurs traditionnels pourtant nous avons quand même réussi à investir cette année pour presque 4000 euros de matériel.
Nous verrons tout ça en détail tout à l’heure mais il faudra se questionner sur le financement futur de notre activité.
Pire que le financement, notre activité semble maintenant mal vue par les écologistes et les chasseurs. Un énorme travail a déjà commencé grâce au travail de fond du président du CDS, pour démontrer que notre activité est saine, sans danger et participe à la connaissance scientifique et à la protection de l’environnement mais il reste beaucoup à faire pour une véritable reconnaissance de notre sport. Je le dis souvent, je vais le répéter ici : nous avons le savoir faire, il faut le faire savoir.
Un gros travail d’inventaire et de cartographie des mines a eu lieu aussi à l’initiative de Jean Marc. Un bouquin est sorti, un petit noyau de passionné continue méthodiquement au sein du GSHP l’exploration et la découverte de ce patrimoine industriel.

Sous l’impulsion du Comité Départemental qui a reconstruit l’école de spéléo et qui propose des sorties pour tous une fois par mois, les nouveaux arrivés en 2014 deviennent autonomes et organisent des sorties. Ils sont devenus des fidèles des camps jeunes. Parfois des interclubs sympathiques se créent spontanément pour mutualiser nos moyens comme dernièrement dans Titouanouk ou à la Palombière.

N’oublions pas non plus que 2 membres du club sont en ce moment même en expédition dans les canyons engagés néo zélandais. Le GSHP est sous tous les fronts !

Alors merci à tous pour cette année 2014. Votre investissement, notre investissement a permis de démontrer une fois de plus qu’au GSHP, la spéléologie, au delà d’un sport, reste un loisir, une science, mais surtout une passion. Souhaitons-nous autant de bonnes choses pour 2015!


1 diaporamas de nos activités et dernières découvertes sont venus illustrer notre AG (Merci Patrick)  et les comptes ont été présentés de manière très pédagogique (merci Alain M ).

La soiré s'est terminée comme d'habitude par un véritable festin et on a tiré les rois !


 


La reine et son roi ....

Allons voir si le fou y était.

Dimanche 11/01/15. Véro, William, Richard
Départ de la voiture sous une pluie battante : oup's les gars ça risque d'être un peu galère sous la flotte, je préfère prévenir.... 
Yessss, super! me répondent t'ils .... je souri, j'aime bien des réponses comme ça! 
Premier objectif, rendre confort le passage avant le puits arrosé; un peu d'huile de coude et bourre et bourre et ratatam am stram gram ...c'est bon.
Objectif suivant : équiper le puits qui mouille à sec, et descendre continuer la désob au fond tant que la cavité n'est pas trop humide. Arrivé au fond, j'ai rapidement laissé les deux garçons bosser et je suis remonté chercher le perfo pour replacer une dev dans un passage un peu compliqué où "ça frottait"...
En attendant, Willi et Riri ont joué à un jeu du genre "je te tire .. la barbie..chette, le premier de nous deux qui... sera (ou aura) une tapette...enfin j'ai pas compris grand chose, j'entendais mal... en tout cas je sais pas exactement ce qu'ils faisaient mais une chose est sure c'est qu'il y avait une grosse ambiance et motivation. Quand je les ai rejoins, ils étaient heureux comme des pinsons. Il faut dire
 qu'ils avaient bien bossé, du bon confort : restera à continuer la suite qui visiblement est prometteuse , le courant d'air était très présent. 
Au bout d'un moment, la fatigue commençait à se faire sentir et surtout l'heure tournait, nous sommes donc remontés et sortis du trou vers 19H00.
Une journée bien remplie .
CR: Véro; Photos: Richard


dimanche 11 janvier 2015

La « Féminisation » en action aux Castets !


Dimanche 11 janvier 2015.
Participants : Caro, Emma,  Sandrine et Jean-Marc.


Ici, ce ne fut pas « 3 hommes et un couffin » mais « 3 filles et un homme » pour une très belle sortie.  Ce matin, nous nous sommes donné rendez-vous chez Jean-Claude qui nous a gentiment dépanné pour du matériel.
Jean-Marc avait déjà prévu le nécessaire et finalement nous avons pris ses cordes. Direction le monastère dès 9 h 30 environ. Non pas pour se convertir, comme dirait Jean-Marc car en spéléo nous faisons aussi de la conversion, mais plus raisonnable celle-là ! Petite marche d'approche et nous sommes arrivés à l'entrée de la grotte des Castets. Une première corde, qui a servi de main courante, a été accrochée à l'arbre par Jean-Marc, puis un petit doute sur l'emplacement  du puits s'est vite dissipé après que nous ayons pénétré dans la cavité.
Et oui, il était déjà là, très proche de l'entrée. Caro a pris l'équipement en main et confectionné un grand Mickey en tête de puits. Jean-Marc est descendu le premier pour installer une déviation puis il a fait un tout droit au fond du puits. C'est alors que Caro est intervenu : -« fallait pas descendre jusqu'au fond ! », -Ah bon ? Ben je remonte », -«faut faire un pendule avant le fond », -«Ok ! ». Caro est partie tandis que je prenais sa place en tête de puits et qu'Emma se rapprochait pour vérifier les manips à faire.
Enfin, tous en bas nous avons commencé à chercher notre chemin et après un cul de sac, Jean-Marc a décidé d'emprunter une faille qui nous a menés directement dans la rivière. Nous étions donc descendus bien plus bas que prévu mais cela en valait le coup tant la vue était magnifique. Le baigne-cul se rapprochait dangereusement et lorsque nous avons atteint le bout de la galerie Caro s'est mise à ramper puis à crier...et enfin à hurler. Je l'ai suivi et quand j'ai vu le tableau, je me suis dit, pas bon ! En effet, un bras dans l'eau m'a suffit, beaucoup trop froid pour moi et pas moyen d'y aller progressivement, comme à la mer.
Au vu de la configuration, Jean-Marc et Emma ont abandonné leurs baudriers pour aller à leur tour crier dans le baigne-cul. Puis, plus rien...à par moi.  
J'ai cru comprendre que les filles avaient poussé Jean-Marc dans une étroiture verticale...histoire de voir si ça passait ! Bonne nouvelle, c'est passé...et pour faire passer Caro, il a du l'attraper par le haut de la combi pour la hisser, un peu comme une mère chatte ferait avec ses chatons. Bref, entre deux séances de hurlements (à l'aller et au retour du baigne-cul), j'ai pu méditer. Seule, au fond de la terre, je me suis dit : pourvu que ma lampe ne s'éteigne pas !
J'en ai profité pour bien analyser la topo et régulièrement je tendais l'oreille car aux travers du bourdonnement de l'eau je croyais discerner des voix. Hélas ! On se sent petit dans l'immensité souterraine. Je me suis assise sur un rocher et face à moi, au sol, une ouverture laissait largement entrevoir une eau limpide et musicale tant elle faisait tinter les petits cailloux. Pourvu qu'elle ne monte pas ! Régulièrement j'y jetais un œil.
J'ai vite compris que le trio revenait car il était bien plus bruyant que la rivière. Le niveau de l'eau était un peu monté et Jean-Marc en a profité pour boire une tasse, Caro pour se maquiller la figure et Emma pour proférer des injures. Quelle équipe de choc ! Ils avaient l'air d'être gelés. Bon, c'est la vie !
Nous avons rebroussé chemin afin de s'éloigner de l'eau et de se poser pour déjeuner. Le retour s'est fait tranquillement. J'ai déséquipé le puits et dans un dernier élan je me suis hissée pour rejoindre mes amis dans un formidable bain de boue au terme d'une formidable journée. Ok, il n'était que 14 h !
Merci Jean-Claude pour le bon café qui nous a réchauffés.
Sandrine.
Le film de la sortie, fait par Jean Marc, cliquez ici



La mine d'Arrens

Samedi 10 janvier
Jean Marc P et Louis de Pazzis


C'est par une splendide journée que nous sommes allés à la mine d'Arrens. L'absence de neige a permis un accès facile. Les galeries sont riches en couleurs et en assez bon état.

Le film de la sortie, cliquez ici.

La stratégie de l'encerclement....

Samedi 11 janvier 2015
Prospection sur Asson (64)
Le départ ce matin n'est pas très matinal. La veille, notre AG s'était un peu éternisée autour d'un sympathique buffet où les discussions allaient bon train. Nous sommes donc 7 ce matin à la carrière d'Asson  (Jean-Claude, Alain M., Joël, Jean-Luc, Jitoine, Sandrine et Patrick). L'objectif est d'aller voir deux gouffres découverts par Jean-Claude du côté des Labasses, sur le versant sud de la Pene de la Hèche. Il fait beau, même un peu chaud pour un mois de janvier. Après 400 m de dénivelé, sur les hauteurs de la Hèche, la vue sur les sommets voisins est superbe, il n'en faut pas plus pour que Jitoine dégaine son énorme appareil et mitraille... Trêve de plaisanterie, il y a des trous à voir... Jean claude en tête, nous suivons un sentier horizontal qui se perd progressivement. Nous descendons ensuite dans un couloir encombré de quelques arbres abattus et c'est sur le flanc de ce dernier que s'ouvre le premier trou. Mais que diable allait faire Jean-Claude dans ce coin paumé ? D'emblée, l'entrée du gouffre nous inspire. Après avoir sécurisé le sommet du puits, nous descendons avec Jean-Luc. Le premier puits (15 m) s'évase rapidement et se poursuit par une coulée glissante menant au sommet d'un méandre plus étroit. 
 
Au bas du P.15, glissade assurée...

Un second cran de 5 m nous amène au fond du méandre qui est toujours occupé par une coulée stalagmitique. C'est un peu la patinoire et nous préférons poursuivre au plafond. Nous équipons un autre petit puits avec notre dernière corde. 

 Jean-Luc au premier terminus de -50 m

C'est à ce moment que Sandrine nous rejoint. La suite est à l'identique, c'est à dire que le méandre continue de plonger dans le pendage par petits ressauts. Sans cette coulée glissante, cela serait sans doute franchissable sans corde. En revenant sur nos pas, on s'aperçoit que c'est le cas pour la partie que nous venons de descendre, aussi nous récupérons la corde du puits précédant. La descente peut alors reprendre. Malheureusement à -66 m, le méandre devient impénétrable. Mais il y a de l'air et cela semble s'élargir un peu à quelques mètres. 

Le méandre vers -60 m

 Nous remontons en faisant la topo. Une fois dehors, il n'est pas nécessaire de beaucoup discuter pour trouver un nom à ce gouffre. Ce sera Charlie et son voisin sera Hebdo. 
Nous filons au second trou. L'entrée a été bien agrandie par le reste de l'équipe. La configuration est un peu la même. Nous replongeons cette-fois ci avec Joël mais 15 m plus bas, nous buttons sur un méandre étroit. Visiblement c'est plus large derrière. Après avoir récupéré le matériel de désobstruction, nous commençons les travaux. Il faut "pailler" et cela permet d'entrevoir la suite, effectivement plus large. Nous terminons la batterie pour rendre le passage plus confortable et ressortons. 


 Joël à l'entrée du méandre de -15 m d'Hebdo.

Dehors une mer de nuage s'est formée. La Bécole est devenue un îlot et Jitoine a ressorti son gros appareil. 
Nous terminerons la descente dans le brouillard et à la nuit tombante.



Quelques remarques sur Charlie et Hebdo : Ces deux cavités s'ouvrent juste au-dessous des marnes de Ste Suzanne, sur le flanc sud du synclinal de la Hèche. Leur situation est donc symétrique à celle du Python ou de la Houssère. Ainsi toutes ces cavités encerclent littéralement  le synclinal dans sa partie supérieure. Nous n'avions rien de connu de ce côté là, ce n'est désormais plus le cas et d'emblée cela nous éclaire un peu plus sur la distribution des écoulements venant de l'est (Isarce, Toupiettes). Bravo Jean-Claude !

Patrick