lundi 16 juillet 2018

La Pale en famille

Ce samedi 14 juillet, nous sommes allés à la Pale, en famille et avec des amis, afin de découvrir le monde souterrain. Nous sommes 8.

La chaleur est au rendez vous ainsi que la bonne humeur, à la veille de ce match qui devrait remonter le moral de toute la France.
Nous rencontrons un groupe qui part en traversée Hayau-Bouhadére, un autre qui revient de la Pale, une famille lors de notre visite et un autre groupe qui arrive lorsque nous repartons.
Ce lieu est vraiment très fréquenté.


Eric fait le guide, il retrouve des lieux qu'il a fait visiter de très nombreuses fois lorsqu'il était employé à HPSN, durant ses vacances estudiantines.
C'est l'émerveillement pour tous et surtout pour les adultes qui ne sont jamais allés sous terre.
Belle petite grotte de découverte, avec en point d'orgue la sortie par le petit passage et le retour à la surface avec la chaleur moite de l'été...


Pour terminer la venue dans les Hautes Pyrénées, nous irons passer la nuit au refuge de l'Aoulhet. 
Émerveillement des yeux, malgré un très gros orage qui viendra perturber le sommeil de beaucoup d'entre nous.
Le matin c'est la descente, une restauration au Mont Plaisir puis retour sur Toulouse, le match de 17 heures n'attendra pas.

Et oui, on est champions.


Alain M






lundi 2 juillet 2018

Du coté de chez jean...

Dimanche premier juillet, Patrick et Sandrine, Jean et Cindy, Alain M

Ce dimanche Jean nous a "invité" à venir voir un trou souffleur qu'il a repéré lors d'une balade du coté du Lhéris.
Il nous promet calme, fraîcheur sous la hêtraie, grillade traditionnelle et bien sur explo à la clef.
Le temps est magnifique et la journée sera chaude.
Nous nous entassons à 5 dans le 4x4, les sacs sur la galerie, comme au bon vieux temps où les véhicules étaient rares, et oui, cela a existé.
La montée est conviviale et malgré quelques secousses le trajet agréable.
Rapidement le terminus véhicule est atteint et nous nous chargeons pour un petit quart d'heure de marche sur des pistes ayant servi autrefois au débardage.
Nous trouvons une première cavité, petit puits dans la terre mais pas de courant d'air. Il est pointé au GPS afin d'alimenter la base Karsteau.
Une autre cavité un peu plus loin, puits d'environ 5 à 6 mètres, lui aussi non référencé. Les GPS crépitent.
Enfin, un peu plus loin, la cavité repérée par Jean.
Effectivement il y a un bon courant d'air. Nous remuons quelques pierres pour constater qu'elle a déjà été visitée.
Qu'à cela ne tienne, le bon courant d'air nous incite à persévérer. Massette, burin, barre à mine, perfo, nous avançons bien et seul le casse croûte viendra interrompre l'ouvrage.
 
La grillade promise tient toute ses promesses et nous nous régalons d'une délicieuse saucisse et d'un joli magret grillé. C'est bon.

L'heure serait plutôt au farniente mais l'appel de la cavité se fait sentir et surtout qu'à l'intérieur il y fait frais, très frais.
Le chantier reprend de plus belle, on avance, on avance. Hélas le perforateur montre des signes de fatigue et il faut se rendre à l'évidence, il n'ira pas beaucoup plus loin.

Le chantier est levé, nous faisons demi tour et profitons du temps qu'il nous reste pour pointer avec précisions quelques cavités déjà connues.

A suivre.

Alain M

Quand on partait de bon matin..... A bicyclette...

Samedi 30 juin 2018
Ce jour-là, il n'y avait ni Fernand, ni Firmin, encore moins Francis et Sébastien et pas de Paulette à l'horizon. Il y avait seulement Sandrine et Patrick qui se sentaient pousser des ailes sur les pentes du Jaout... Il faut dire que les 6 kilomètres de piste pour 600 m de dénivelé en plein soleil avaient de quoi nous dissuader d'y retourner à pieds. La solution, le VTT avec une petite assistance électrique (Ça aide....). 

 Au col du Jaout

En 1/2 heure, sans trop forcer, nous sommes au col. Nous abandonnons les bicyclettes dans une doline puis remontons en direction du cirque de la Bouche de Hours que nous dominions 10 jours plus tôt. Nous en faisons le tour, remontons sur les crêtes, fouillons les dolines du fond et finissons par trouver (ou retrouver) quelques belles entrées qu'il faudra revoir en automne car la neige y est encore trop abondante. 

A l'entrée du cirque de la Bouche de Hours,
on recoupe les strates calcaires redressées presqu'à la verticale.

C'est certain, il y a beaucoup de manques dans la base données Karsteau, notamment sur la bordure sud du massif et si certains parmi les lecteurs avaient des renseignements sur cette zone, bien sur, nous sommes preneurs. L'objectif est d'alimenter  Karsteau en essayant de retracer l'historique de tous les travaux antérieurs (travail de mémoire) mais également en complétant les données par des coordonnées actualisées, des topos etc.... De notre côté nous essayons de mettre au jour le jour et de façon systématique le résultat de nos recherches sur Karsteau. Allez-y, c'est un outil remarquable pour tous ceux qui s'intéressent à ces massifs.....

Un gouffre probablement connu mais qui ne semble pas
avoir été mentionné dans la littérature spéléo...

Il nous faudra moins d'une 1/2 heure pour regagner la voiture, à bicyclette....

Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus content
...

Patrick

samedi 30 juin 2018

Suite au TP30 : une reprise..... physique !


C'est à deux (Jean et moi) que nous nous retrouvons ce mercredi matin à 8h à Lourdes. Après une longue période d’inactivité (météo oblige), l'objectif est de profiter de ce beau temps pour continuer notre projet au TP30, et d'aller vérifier l'état du matériel posé à l'automne dernier. Avec les crues du printemps nous craignons d'importants dégâts en particulier dans le grand puits.

Nous attaquons la marche bien chargés avec 160 mètres de corde, une trentaine d'amarrages, un perfo et notre matériel perso. Bien qu'elle ne soit pas trop exposée au soleil, la marche devient vite physique avec cette température. Il ne nous faudra pas moins de 2h30 et trois pauses pour arriver à l'entrée du gouffre.
Nous rentrons sous terre chargés de deux kits chacun. La surprise est plutôt bonne lorsque nous nous apercevons que notre équipement n'a pas bougé, même pas dans le P.147, et nous atteignons rapidement le terminus de l'automne à -250m. Nous retrouvons le matériel laissé au fond en très bon état ainsi que plusieurs dizaines de mètres de cordes également laissés à l'automne.

Après un petit ravitaillement nous démarrons rapidement les hostilités, et la progression se poursuit. Nous arrivons sur le premier passage étroit. Effectivement, c'est pas bien large et avec deux sacs la tâche n'est que plus dure. Un petit aménagement sera à prévoir...
Les puits s’enchaînent et nous retrouvons la quasi totalité des spits en bon état.
A la côte -380m, nous ne dérogeons pas à la tradition et Jean descend le mauvais puits !!! Coût de l'opération 40m aller-retour et un goujon, on s'en sort bien !
La suite n'est pas évidente, et nous cherchons un moment. Un coup de mou s'empare de moi, un peu d'hypo et je n'arrive plus à avancer. Je décide de me poser un moment et de manger. Pendant ce temps Jean déniche la suite et commence l'équipement. Un quart d'heure plus tard, nous voilà repartis.
Nous irons jusqu'au pied du P.27 à la cote de -460m, où nous poserons notre dernière corde de la journée.

Il nous faudra 2h30 pour remonter. Les derniers puits, étroits, aurons droit à quelques injures avant de nous laisser sortir dans un brouillard épais. La descente se fait rapidement puisque nous ne mettrons pas plus d'une heure pour rejoindre la voiture malgré quelques glissades

Pour pouvoir se situer sur la topo, cliquer ici.

Anthony

Photo de surface Marc Chanliau


dimanche 24 juin 2018

Le Tonio via l’Aoulhet


 Le Tonio via l’Aoulhet et ses nappes de brouillard.

Jeudi 21 juin

Avec Caro, et pour la 3ème fois je crois, nous nous sommes donné rendez-vous pour aller au Tonio, mais une pause-café et la douceur du temps vont tout changer. 
Et si on allait en rando ? 
Et si on partait au refuge de l’Aoulhet ?
On remballe les affaires de spéléo et un peu avant midi nous voilà sur le départ du sentier.  
La forêt, magnifique, nous procure un peu de fraicheur sur la montée ponctuée de quelques arrêts photos. Et on s’extasie sur la beauté des lieux et sur une nature si étonnante que même la main de l’homme ne saurait égaler. Les toiles d’araignées attirent particulièrement notre attention (on ne peut pas en dire autant lorsque qu’on les frôle sous terre), quel chef-d’œuvre !  
Tout cela nous a ouvert l’appétit, la pause casse-croûte s’installe donc sur la montée. Tout là-haut le soleil brille et c’est sous un ciel bleu que nous atteignons le refuge occupé par un charmant jeune homme.  Au loin un océan de nuages recouvre la plaine tandis que nous profitons d’un court moment allongées dans l’herbe tantôt la face contre terre, tantôt le regard tourné vers ces nuages qui s’approchent petit à petit du refuge. L’un d’eux laisse échapper une traînée noire qui semble aspirée par le bleu du ciel « tiens, il y a une fuite dans un nuage ! », prémices d’une invasion brumeuse imminente. 
Et si on faisait la boucle pour redescendre ? 
Caro a toujours de bonnes idées et puis sur la lancée, allons-y ! Le brouillard est déjà sur nous lorsque nous empruntons le sentier derrière le refuge. Un sol un peu chaotique succède à la forêt, puis la prairie s’offre difficilement à nous avec une visibilité réduite. 
Bon où est le balisage ? On cherche, on descend, on monte, on fait des allers-retours, on s’arrête…je téléphone à Bubu ! Nous cherchons une ruine. Bubu a bien localisé où nous sommes, sauf que la ruine est dans le brouillard à quelques mètres de nous et on ne la voit pas ! En fait nous sommes avec un poteau, 3 pancartes, 3 directions et pas de sentier en vue. Merci Bubu pour l’aide ! 
Bref le brouillard c’est pas l’idéal pour la rando et enfin on entame la longue descente, bercées par les murmures de la Génie, et à nouveau on s’extasie devant des champignons, des scolopendres, des limaces noires....puis je m'en prend à une racine qui tente délibérément de m'arracher l'appareil photos ! 
« Bon, et si on allait au Tonio maintenant ? », non peut-être pas, je crois que j'ai sous estimé la durée du retour, le chemin est plus long que nous ne l'avions pensé et vers 18 h 00 nous atteignons le parking de Peyras.  
Ce fut une bonne journée de marche entre copines et aussi une bonne soirée pizzas pour finir la journée ! En attendant la prochaine sortie spéléo...
Sandrine.


vendredi 22 juin 2018

Du coté du Jaout


Le 2 juin dernier, l'équipe avait réalisé un repli stratégique vers les lapiaz de St Pé, météo catastrophique oblige.
Depuis maintenant 2 jours, le soleil est revenu et l'objectif du 2 juin semble tout indiqué.
C’est à 5, Sandrine, Patrick, Jean Claude, Joël et Alain M, que nous nous retrouvons au Port de Castet pour une jolie balade et surtout pour essayer de trouver cette cavité indiquée par R Horgassan, il y a quelques temps, à notre ami Alain Dole.

Il fait beau et déjà un peu chaud.
La route n'étant pas autorisée aux véhicules, nous avons 2,5 km de pistes avant d'attaquer les choses sérieuses.
Enfin, nous arrivons aux cabanes d'Escalac et commençons à contempler la grandeur de la zone. Nous filons plein sud est, guidé par le GPS.
Au passage dans les pelouses, nous avons la chance de pouvoir observer 25 vautours qui sont là à se chauffer avant de partir eux aussi en prospection. Spectacle magnifique, ce sont vraiment de gros oiseaux.
Nous continuons la montée, dérangeons un groupe d'isards et même un renard.

Un premier trou se présente à nous, une petite grotte masqué par un névé énorme. Certainement déjà connue, Patrick en relève quand même la topographie, elle n'est pas encore présente dans Karsteau.
Nous continuons environ 50 mètres et juste avant d'arriver à la crête, il y a bien une cavité, un très joli puits. Les coordonnées données étaient très bonnes.
Nous cassons d'abord la croûte avec une vue magnifique en face de nous, quasiment toutes la partie haute de massif de St Pé, de l'Isarce à l'Estibette.

Après quelques saucisses (merci Joël) une bonne bouteille de rouge et un bon café, il faut passer aux choses sérieuses.

Patrick s'équipe et entame la descente du puits. Hélas, uniquement une quinzaine de mètres, le fond étant colmaté par des éboulis et encore de la neige.
La topographie est relevée à la remontée.
Lors de la montée, Jean Claude qui est très observateur, avait trouvé un puits dans une pente très accentuée.
Nous nous y dirigeons en longeant un névé. 
Quelques amarrages naturels et Patrick entame la descente. C'est un peu plus profond mais le puits est plein de neige et le passage trop étroit. Il sonde quand même une bonne quinzaine de mètres et il sera nécessaire d'y revenir à l'automne.
La topo est levée, environ 25 mètres, et nous entamons la redescente.

Un peu plus bas, nous trouvons un départ avec du courant d'air.
Un gros bloc est retiré mais il y aura un bon chantier, ce sera pour une autre fois.
De retour au col, nous serons pris par le brouillard, le beau temps serait il déjà reparti ?
Alain M 



Merveilleux Diable Rouge

Sortie du 18 juin 

Ce Lundi, j'ai deux ultra sportifs à initier à la spéléo, Régis et David. Les deux sont amateurs de sports extrèmes, donc il faut de la corde, du beau et pas trop grand non plus pour une première. Mon choix se porte sur le Diable Rouge qui ne déçoit jamais ! Pour une fois avec eux..., c'est moi devant. La marche d'approche est vite expédiée, les baudriers...ils connaissent... reste quelques explications à faire sur quelques spécificités et c'est parti !!!  C'est beau, le débit d'eau est important et nous offre de belles cascades. Les puits s'enchainent vous pensez bien...la remontée de même... en deux heures, on va dire que c'est expédié ! Bilan de l'après midi : " C'est génial, c'est beau mais c'était trop court ! " . Donc ils en redemandent, du long de la verticale...peut être une virée au Queou ? il va falloir les faire taire ces deux là !!! 

caro

Les 2 "ultra sportifs" en photo et Caro la diablesse....



dimanche 3 juin 2018

Repli stratégique....

Samedi 2 juin 2018 :
Au départ, nous avions comme projet de monter sur les hauteurs du Jaout pour aller voir un trou qui nous avait été indiqué par R. Horgassan (Jean-Claude, Sandrine et Patrick). Les sacs étaient prêts, nous étions gonflés à bloc et un départ matinal avait même été fixé. Mais voilà, tout cela est rapidement tombé à l'eau devant les prévisions un peu alarmistes de météo-France. Les orages de la veille nous avaient en plus donné un avant goût de ce qui nous attendait si nous persistions à vouloir monter là-haut. 
Finalement, nous décidons de rester plus bas en vallée et de retourner au gouffre du Repli dont l'exploration avait été faite quelques semaines plus tôt dans les mêmes circonstances, d’où l'origine du nom. Les précédentes équipes s'étaient arrêtées vers -15 sur une diaclase étroite barrée par un gros bloc (voir article du 24 avril dernier).
La marche d'approche étant courte, nous sommes rapidement à pied d’œuvre. De l'entrée sort un courant d'air soufflant assez net. Malheureusement celui-ci est moins flagrant au fond. Le bloc qui verrouillait le passage est assez vite pulvérisé, mais la suite n'est pas très large. Après un premier resserrement, la diaclase s'élargit un peu puis se repince 6 m plus bas. Quelques contorsions permettent de gagner encore 2 petits mètres. La fracture se rétrécit à nouveau, et même si les cailloux tombent encore de 3 à 4 m, le bruit qu'il font en cognant les parois indique que ce n'est vraiment pas large. Et puis surtout, il n'y a plus vraiment d'air. On laisse tomber. Topo, déséquipement et nous voici plus tôt que prévu en surface. Les nuages accrochent déjà les hauteurs au fond de la Génie. Nous ne regrettons pas ce repli stratégique, mais que faire du reste de la journée ?

La désobstruction au sommet du P.6

 A l'autre bout de Bénac, quelques 400 m plus haut, quelques trous seraient à revoir et à localiser. C'est l'occasion. Délaissant nos sacs dans un fourré, nous repartons plus léger pour une longue traversée du secteur avec en ligne de mire le BE 218 que nous souhaitons localiser. Nous le retrouvons assez facilement, mais là encore il semble s'agir d'une fracture parallèle au versant et assez peu ventilée.


 Le BE 218, une fracture typique du secteur...

Nous en profitons pour repointer 2 ou 3 cavités et Jean Claude trouve même un trou souffleur, hélas bien étroit. Vers 14 h, le ciel s'est déjà bien assombri et la descente se fait au bruit des orages qui envahissent progressivement le Piémont. Par chance, nous atteignons la voiture sans avoir essuyé la moindre goutte.
Jean-Claude, dubitatif devant sa dernière découverte...

Jean-Claude et Patrick

La fête du coté d'Auch

Samedi 2 juin.

Ce samedi le Groupe Auscitain de Spéléologie, mieux connu sous le nom de GAS, fêtait ses trente années d’existence.
Créé en 1988, ses activités ont étés très souvent liées à celles du GSHP soit directement  comme par exemple lors des  explo sur Arphidia, sur St Pé, soit au travers des activités de l'Arsip, des camps d'Amalgame etc...

Plus de 70 personnes étaient présentes dans la magnifique salle du Centre Jérôme Cuzin, ancienne chapelle transformée en salle de spectacle avec mobilier amovible.


Une conférence sur la spéléologie dans le Gers a captivé l'attention des participants avec la projection de photographies et de topographies des principaux réseaux, accompagnés des commentaires des découvreurs présents.
Les dimensions des "galeries" souvent très aquatiques, ont entrainé l'admiration du public.

Une très belle exposition photo était dans la salle ainsi qu'une maquette représentant la circulation de l'eau en milieu karstique, réalisée par le travail des élèves d'une école d’Auch.

Ceux ci, la veille, étaient venus assister à la même conférence, suivi par la  lecture d'un compte spéléologique réalisé par Cathy Danflous. 

Il y a eu ensuite un apéritif très convivial puis un repas à la Cant'Auch, le nom ne s'invente pas.

Longue vie au GAS et à bientôt sur le terrain.


Alain M 

Les différents présidents du GAS

dimanche 27 mai 2018

La Grotte de l'Oustalet

Samedi 26 mai, Jean Claude, Sandrine, Patrick, Joël et Alain M


Une nouvelle fois, Jean Claude vient de trouver une grotte, inconnue à ce jour.
Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, elle se trouve située à 30 mètres de la limite du terrain abritant la grange de l'Oustalet, que tous les spéléos connaissent  bien.

Il s'agit d'un tout petit trou gros comme le poing, trouvé par hasard, lors d'un retour de la cueillette des mousserons, qui exhalait un fort courant d'air. C'est vrai que ce jour, la cueillette était bonne et qu'il fallait bien trouver quelques chose de plus que ce champignon, régal du palais.

Le jour même, avec une pioche Jean Claude attaque la désob qui très facilement dévoile un passage d'homme donnant sur un ressaut de 2 mètres qui débouche sur une jolie galerie.
Une vingtaine de mètres plus loin, la galerie se resserre mais laisse entrevoir une suite prometteuse.
Ce sera pour la prochaine sortie du weekend.

Le temps n’est malheureusement pas vraiment de la partie et entre 2 grains nous nous retrouvons à 5 dans cette nouvelle cavité.
C'est beau, de très nombreuses concrétions et surtout vierge de toutes traces.
Le terminus est vite atteint et l'étroiture franchie, en rampant, les pieds dans l'eau, c'est humide.
Nous avançons encore de quelques mètres et cette fois ci c'est plus étroit.
Nous attaquons un chantier qui ne nous résistera qu'une heure ou deux. 
La suite est un laminoir d'une dizaine de mètres, il faut encore ramper entre les concrétions et les petites vasques. 
Hélas le fond est atteint et la cavité se termine sur une trémie infranchissable.

Patrick lève la topo et nous ressortons, heureux de cette nouvelle découverte.
Il est l'heure de casser la croûte, les voitures sont à deux pas de la cavité.
Vers 14 heures l'orage gronde et la pluie reprend, il nous faut rentrer rapidement.
Le petit film de la cavité en cliquant ici.
La topographie en cliquant ici.

Alain M 


lundi 14 mai 2018

Balade au Maradero


Samedi 12 mai 2018.
Avec Vero nous avons prévu une sortie spéléo, la météo ne prévoit rien de bien terrible, juste un peu de pluie et une température en baisse mais sous terre cela n'a pas vraiment d'importance. Véro choisi de m'emmener découvrir le Maradéro. 
Parfait, je ne connais pas et je suis curieuse de voir ce trou dont elle m'avait parlé il y a de cela déjà plusieurs mois. 
Véro cultive le mystère et partir avec elle c'est toujours comment dire...peu banal ! Alors ce Maradero, comment est-il ? Obscur, initiatique, habité, avec un brin de magie ? Ou de sorcières dans la salle violette ? Le mystère restera entier jusqu'au jour J. 
La veille Véro me « textote » que le rendez-vous est reculé d'une demi-heure car sa surprise ne sera pas prête à temps ! Bien, 30 minutes de plus au lit mais qu'a-telle encore été chercher ??? J'ai bien pensé à un truc qui se mange, genre gros gâteau sur commande...après tout j'avais déjà testé la « grosse » fleur de thé avec le bouddha bol ! Je me suis vite ravisée, non Véro n'a pas été commander un gâteau pour le mettre dans un kit ou sur une claie de portage.
Et si la surprise était en chair et en os ? Bingo ! Quelle belle surprise ! Un Bubu tout souriant attendait sagement au point de départ de la marche d'approche. Ça m'a fait super plaisir ! Ce fut parti pour une bonne heure de marche, heureusement sans pluie, quelques glissades sur un terrain pentu et mouillé entres feuilles et rochers, et pour ma part une petite chute entre 2 gros troncs d'arbres...on ne s'improvise pas équilibriste ou singe ! 
Bubu en a profité pour nous donner un petit cours de géologie sur le chemin et j'ai retenu « les marnes de Ste Suzanne jaunes par altération ! Les couches inversées.... ». Enfin, après un peu de recherche, le Maradéro pointe le bout de son nez. C'est un puits sombre et effilé qui s'ouvre dans le sol, enveloppé d'une forêt brumeuse et oui ce lieu dégage un peu de magie ou un peu beaucoup de magie (ça c'est une réflexion personnelle). 
Nous plongeons tous les 3 dans le Maradero. Un crapaud, des salamandres, des coléoptères sont affairés à leur petit train-train quotidien, notre visite ne les dérangent guère. 
La salle est grande, jonchée de roches empilées, par ci par là des concrétions émergent du sol ou tombent des plafonds. Un peu de ramping et c'est la salle violette qui apparaît et je confirme : elle est violette, la couleur est magnifique et peu commune. Nous prenons notre temps pour observer et profiter au maximum de ces bons instants. 
Véro se glisse dans une étroiture sans casque et sans baudrier, le passage est très juste. Bubu savoure une pause allongée sur le sol tandis que j'examine cette étroiture et je me dis qu'il ne faut pas avoir des fesses de brésilienne pour passer dans un endroit aussi étriqué ! Véro se sera contorsionnée pour arriver de l'autre côté et nous dire que ça vaut le coup !

Un coup d'œil aux cailloux multicolores et aux parois carrelées de dalles violettes, curiosité étonnante de la cavité, et nous voilà partis pour le casse-croûte, que dis-je, le festin ! Véro nous a dressé une table digne des plus grands restaurants avec un sac poubelle en guise de nappe. 
Bubu a servi l'apéro : un bon Bordeaux. Nous avons ensuite fait honneur aux plats : saucisson, jambon cru, tapenade, salades composées, fromage, bananes, crêpes, amandes, chocolat, café et infusion au thym frais. On ne se refuse rien ! 
La pluie nous a accompagnés tout au long de la descente jusqu'aux voitures. Mais peu importe les gouttes d'eau, ce fut une bien belle journée, dans une bien belle cavité et en bien belle compagnie.
Sandrine.