dimanche 27 mars 2016

Mail Rouy, suite....

Samedi 26 mars, nous sommes 4, Bubu, Joël, Jean Luc et Alain.

L'objectif est la poursuite de la cavité retrouvée la semaine précédente sur Mail Rouy et qui nous semble bien prometteuse ou alors fond de trou, une suite à agrandir.

A la recherche de l'itinéraire parfait, nous testons un nouveau "passage", une directissime zigzagante!
Il fait beau, le soleil printanier tape bien et nous soufflons fréquemment, certainement à cause de la pente qui mine de rien est bien raide ! Ce passage semble cependant le meilleur, si l’on sait zigzaguer et non pas prendre les mètres trop vite. A chacun sa souffrance....

Nous arrivons au trou du Chien où la suite possible nous attend à moins 16. Mais le beau temps à raison de nous et nous préférons monter un peu plus haut pour aller travailler au départ repéré semaine précédente, nous serons au soleil et en surface pour la majorité d’entre nous.

Après un casse-croute réparateur, les travaux de vidage du trou, encombré de terre et de blocs, s'enchainent méthodiquement. Nous descendons petit à petit.
La séance durera jusqu'à 18 heures passées mais il nous faudra revenir pour continuer les travaux.

A suivre donc

Alain M

lundi 21 mars 2016

Verna : Ni le ciel ni la terre.

Il y avait une sortie Amalgame ce Weekend. Seul Jean N du GSHP avait pu se libérer.
Vous pourrez lire l'excellent compte rendu d'Alain B sur le Blog du GAS :  ici



Verna : Ni le ciel ni la terre.

Tout à coup des cris émanent du fond de la salle, des hurlements synchronisés puis, plus rien. Le noir. Le vide et juste l'écho de la rivière. Je devine à cet instant les minutes qui vont suivre. Le moment sera inoubliable. Dans quelques secondes des spots vont s'allumer un à un. La salle va se dévoiler à moi, petit à petit. Et moi, je suis au balcon et j'aurai le meilleur point de vue. Quelle aubaine pour ma première rencontre avec cette grande dame ! 
En ce début d'après midi, un groupe de visiteurs vient de déboucher dans  la salle de la Verna. Et nous, depuis ce matin, nous nous hissons péniblement sur la paroi surplombante pour essayer de rejoindre une lucarne lointaine que l'on devine à peine à l'aide de nos projecteurs.
Tout a commencé vendredi soir. Je retrouve mes compagnons d'Amalgame dans la charmante demeure secondaire de Madeleine à Saint-Engrace. L'accueil est chaleureux et les flammes dansent dans la cheminée pour essayer de réchauffer cette ancienne bergerie joliment rénovée. Rapidement, on commence à refaire le monde autour de la table et c'est seulement à l'heure où Cendrillon perd ses talons que nous empruntons les escaliers pour retrouver le confort des lits plus anciens que le tunnel EDF de la Verna.
Samedi matin, deux équipes se forment : Christian, Mickey, Joël, Alain G et Maxime partent explorer les amonts d'Arphidia. Pendant ce temps, Alain B, Régis et moi, nous tentons cette escalade dans la salle de la Verna pour essayer de jonctionner avec eux. Car c'est bien cela dont il s'agit ce week-end. Une hypothétique jonction entre les amonts d'Arphidia et la salle de la Verna. "Escalade" est un bien grand mot quand il s'agit de se hisser péniblement d'une tige de fer de 8mm de diamètre à une autre. L'adjectif "artificielle" prend tout son sens et des frissons parcourent mon corps quand Alain me raconte le courage des précurseurs qui bien souvent partaient en escalade libre dès qu'ils le pouvaient! Je crois cependant que pour notre projet, le courage n'aurait pas suffit. Jugez plutôt : 40m de paroi déversante de plus de 15m d'avancée protège la lucarne entre-aperçue. Il nous aura fallu l'aide des techniques modernes de progression et toute la journée pour atteindre notre objectif. Nous stoppons par manque de matériel mais la suite est bien là, la lucarne tient toutes ses promesses. Il faudra revenir demain pour en savoir un peu plus. Le retours dans la Verna par un rappel en fil d'araignée dans cette immense salle est inoubliable et non sans rappeler un certain Python... 


Quelques minutes plus tard nous retrouvons le jour et une bière réparatrice au bar Burguburu. La soirée au coin du feu nous permet de faire le point sur l'avancement des explorations et de continuer à refaire le monde.
Dimanche, Marco un des guides de la salle nous accompagne. Tous ensemble nous nous retrouvons dans la Verna pour continuer l'escalade. Une quinzaine de mètres de plus dans la lucarne nous permettront de lever le doute : il s'agit d'un puits remontant, peut être une nouvelle entrée de la salle ? Mais pas un méandre qui rejoindrait Arphidia comme nous l'avions espéré...
Le week-end s'achève comme il avait commencé : autour de la table chez Madeleine mais cette fois-ci au soleil !
Jean Noyès
(Photos Alain Bressan)
La vidéo de Alain en cliquant ici



 

Mail Rouy



Samedi 19 mars, Sandrine, Patrick et Alain M

A la sortie du samedi 12, nous n'avions pas retrouvé une cavité connue à la fin des années 1980 et peut être encore vierge d'exploration.
La semaine est passée à faire des recherches sur les archives et auprès des différents acteurs ayant vu cette cavité.

Le temps de ce samedi malgré une météo très changeante, est correct, du moins pour la matinée et la neige est remontée au-dessus des 1000 m.

Nous décidons de partir depuis Tartacap, cela changera un peu et devrait nous rapprocher de la zone à prospecter.
Montée facile malgré des pentes herbeuses bien glissantes. Nous découvrons un premier départ. Petite grotte horizontale d'environ 2 mètres se terminant sur un nid de rongeur.

Nous continuons la marche d'approche, cette fois ci dans la neige, les flancs nord sont encore un peu garnis mais ça fond, et c'est bien glissant.
Heureusement nous passerons rapidement en versant sud et la neige disparait.

C'est ensuite la crête avec sa corniche de neige, visible depuis la plaine.
Rapidement, avec un peu de chance certainement, nous découvrons une cavité. Petit trou caché dans l'herbe, c'est un joli puits. Certainement déjà connu, Patrick le descend et en dresse la topographie. C'est un très joli P22, avec une suite possible, un puits parallèle, mais qui demanderait pas mal de travail.
Pendant ce temps, nous continuons la prospection et repérons un autre départ. A priori c'est celui que nous cherchions depuis 2 sorties.
Petit puits dans une fracture, un bloc masque une suite prometteuse.
Patrick, ressorti du premier puits,  nous rejoints. Aussitôt il commence à remuer les blocs.
Nous faisons cependant la pause casse-croute réglementaire, il est midi passé depuis pas mal de temps.

Dans le ciel les vautours tournent en rond, nous observant certainement. C'est beau.
La suite de l'après-midi sera consacrée à l'agrandissement de la cavité mais il y a du travail et il nous faudra y revenir une prochaine fois.
Encore de belles sorties en perspective.

Alain M

Tout en bas, Saint Pé.....

samedi 19 mars 2016

Soum de Souste versant nord.

Jeudi 17 mars 2016 :
(Patrick et Sandrine)
Pour retrouver le SS 05, nous décidons cette fois-ci de monter par le versant nord en partant de la ferme Ramoune. Nous prenons au départ le sentier balisé qui monte au-dessus de l'Arriusec en direction de la prairie de Soustère. Nous le quittons rapidement pour monter dans la pente assez raide. Vers 750 m d'altitude, nous trouvons un premier trou souffleur. Il y a pas mal de travail mais le courant d'air est franc.
L'entrée du premier trou souffleur. Pas très grosse....

 Arrivés une cinquantaine de mètres sous la prairie, nous tombons sur une jolie entrée donnant sur un puits estimé à une petite dizaine de mètres. A priori inconnu, il reste à descendre. Après avoir tourné autour du Soum de Soustère, nous redescendons en coupant dans la forêt par un autre itinéraire. Nouveau trou souffleur, mais il commence à pleuvoir. La désobstruction sera pour plus tard. Mais le SS 05 reste introuvable....

 Le puits SS 27


Patrick

mercredi 16 mars 2016

Petite virée à la Borne


Ce Mardi 15 Mars, j’ai trouvé quelqu’un qui bosse les Weekends et qui a des jours de repos en semaine : Anthony.
Nous sommes tous les deux bien motivés pour aller explorer une classique, le Borne 109.
Je n’ai jamais vu la Salle Blanche et Anthony à force d’en entendre parler et d’y passer devant…voulait percer les secrets de cet incontournable du massif.
C’est aussi l’occasion de s’essayer à l’équipement et de prendre notre envol. Nous récupérons le matos chez JC. (Pas Jésus Christ, Jean Claude…).

Nous sommes armés par la topo, la fiche d’équipement, les mails d’explications de Bubu et d’Alain M. Merci les gars.
La sortie démarre vers 11H, les puits se succèdent. Les amarrages naturels, les fractios, les déviateurs, on équipe à tour de rôle et nous voilà en face du Kamasoutra. Anthony propose de s’engouffrer dedans… mais se laisse vite convaincre de passer dessous, là où c’est plus large, façon de parler.

On rampe, on suit le marquage fait avec de la rubalise et on arrive à notre objectif, la Salle Blanche. Elle mérite bien son nom et vaut la balade.
Il est 2 h, l’heure de casser la croûte sous un plafond blanc. La remontée se fait en 2 heures.

Anthony déséquipe et remonte deux kits. Je reconnais que trois kits à deux, c’est lourd à porter et que les femmes sont limitées en force, surtout en fin de journée. Donc, il porte les kits et je fais le compte rendu. C’est un bon deal !!

On ressort vers 4h, plus tôt que prévu. Un tour au lavoir, et l’envie d’explorer toutes les classiques du site du GSHP pointent son nez.
Ce n’est donc qu’un début.
Avis aux amateurs…..

CARO

mardi 15 mars 2016

L' ESB au Shatzi

Sortie ESB

Dimanche 14 mars 2016. L'ESB est de sortie au Shatzi, Gouffre découvert par jacques Bauer et baptisé en l'honneur de son épouse Barbara (Shatzi = petit trésor en Bavarrois). Ce gouffre parcouru par un sympathique courant d'air, est bien placé sur la rivière que l'on cherche.....

Caro et Sandrine pour le GSHP. Encadrement Jonathan.

Retrouvez le sympathique compte rendu de Sandrine sur le site du CDS:  ICI



lundi 14 mars 2016

Petite virée au Teitous

Dimanche 13/03/2016 :
Le Teitous, c'est le "gros trou" du coin, et le coin c'est le vallon du Turonnet, en rive gauche de l'Ouzom (64). Nous montons à 4 (Serge, Etienne, Sandrine et Patrick) par le sentier qui part de la ferme du Tort. C'est plus cool que l'arête est du Broc, mais un peu plus long. Serge avait déjà fait une reconnaissance de l'entrée et nous la retrouvons sans difficulté. Elle est vaste mais au premier abord, le puits nous semble moins profond que prévu.


L'entrée du Teitous 

C'est Sandrine qui équipe. Nous ne retrouvons pas les spits en place et notamment celui que Bubu avait planté lors d'une explo mémorable en 1987 (voir extrait de la revue Spéléoc en fin d'article). Avec 3 multi-montis, le problème est vite réglé et le puits fait bien 52 m.

La première partie est une large diaclase jusqu'à un palier à -22 m.

 Au bas, nous arrivons dans une grande salle au fond de laquelle un éboulis pentu plonge dans un beau bassin. Au fond, on devine le départ de ce qui semble être un conduit noyé. Serait-ce un siphon ? Aujourd'hui, ce bassin est alimenté par un ruisseau conséquent dû à la fonte nivale. Il serait intéressant de savoir si en étiage prononcé, celui-ci s'assèche complètement. Nous sommes preneur de toute information sur le sujet. 

La seconde partie perce la voûte d'une belle salle.

Au-dessus du bassin Bubu nous avait signalé un départ. Effectivement, la diaclase semble se prolonger en hauteur. Comme nous avons du temps et du matériel, Serge se lance dans l'escalade pour éviter de se mouiller complètement. Nous en profitons pour refaire la topo et quelques clichés.

L'escalade au-dessus du lac.

Arrivé à la diaclase, Serge constate que le départ a déjà été visité. Par qui ? Là aussi, nous sommes intéressés par toute info permettant de retracer l'historique de l'explo de ce gouffre. Par contre, la suite, sans air, se limite à une diaclase descendante devenant impénétrable. On laisse tomber et nous déséquipons le gouffre en terminant la topo. 


 A gauche, l'arrivée du ruisseau. A droite, Serge a atteint le départ.

Nous redescendons ensuite par l'arête est du Broc en prospectant un peu.
Patrick


Extrait de la revue SPELEOC n°44 (1988)

Puts de Teïtous à Arthez d’Asson le 5 décembre 1987

Fractionnement de – 50 m : superbe fractio plein vide encore éclairé par la lumière blafarde du jour au dessus d’une grande salle avec un ruisseau en bruit de fond.
Grâce à l’étrier, je me délonge facilement pour continuer ma descente et …
Grande secousse dans mes reins, picotements des pieds et des mains, un grand frisson me parcours l’échine :
je tombe !
Instinctivement, je me raccroche à ce que je peux, c’est à dire à mon matériel.
Un réflexe bien inutile lorsqu’on tombe car lui aussi il tombe!
L’amarrage a cédé et je viens de faire une chute de trois mètres, retenu par la clef de mon descendeur. 40 m plus haut, l’autre spit a tenu, l’élasticité de la corde a fait le reste. Le tout n’a duré qu‘un quart de seconde, mais cela m’a paru bien plus long.
Je rallume mon éclairage. Toute mon attention est maintenant portée par cet énorme frottement de la corde un peu plus haut. Je ne sais pas ce qui m’a poussé à remonter pour planter un autre spit au lieu de descendre et attendre que le suivant vienne rééquiper. Peut-être une question d’honneur tout simplement et la peur des plaisanteries qui ne vont pas tarder à fuser. Je leur avais tellement parlé de mon super équipement de la semaine précédente…

Le palier de -22 m, là où le spit de Bubu a décidé de prendre son envol...

 D’abord, il faut repasser sur le matériel de remontée. Mes gestes se font au ralenti. Mes mains tremblent et je n’ai pas honte de l’avouer : j’ai eu la frousse !
On raconte tant de choses sur les "chutes de facteur 2", la résistance des cordes et des spits… Dans quel état doit être la corde au niveau du frottement ?
C’est en mettant mon matériel en place que j’aperçois ma main gauche ensanglantée. Lors du choc, elle est restée coincée entre la corde et le descendeur : le pouce est explosé !
Je remonte doucement, sans à-coups, mais je ne peux empêcher la corde de frotter sur une arête. Il ne me reste plus qu’à trouver un autre (bon) endroit pour spiter. J’hésite longuement. Jamais un spit n’aura été planté avec autant de minutie. Pourtant, j’ai les mains tremblantes avec un doigt HS.
Dernier frisson, mais de soulagement celui-là lorsque j’arrive un peu plus tard sur quelque chose de dur : le fond du puits. Enfin, je peux quitter la corde: foutue trouille !
Plus d’une heure pour équiper un puits de 80 m, je crois avoir battu un nouveau record de longueur…


dimanche 13 mars 2016

Balade aux Moustayous

Dimanche 13 mars 2016:

Initiation par Jean N pour 2 de ses collègues dans la traversée Moustayous - Arva.

TPST: 3 heures.

Cousta, Caillouet et Taulemale


Samedi 12 mars
Nous sommes 6 ce samedi pour retourner prospecto-explorer dans la zone autour du massif du Coussaout. Patrick et Sandrine, Bubu, Étienne, Jean Luc et Alain M.

Les sorties précédentes nous ont laissés un peu sur notre faim et un retour s'y impose.
Nous partons depuis le bas du Col d'Ech, cela nous parait plus judicieux que le départ de la dernière fois qui longe une petite piste ou un croisement serait hypothétique et les places de parking pas légion.
Nous suivons un joli sentier, une "piste" qui nous mène rapidement sur les flancs de La Cousta.
Nous faisons un passage au Gouffre de la Couste et en dressons sa topographie.
Au passage nous repérons un autre petit départ, ce sera le CO18. Pas de suite mais petit départ à noter.
Nous poussons ensuite sur le flanc Est du Caillouet et redécouvrons une cavité marquée par le CSL. Dans notre inventaire ce sera le CO19.
Un très bon courant d'air sort de cette cavité mais à environ 5 mètres de profondeur cela se termine par une faille pincée. Pas de suite, dommage.

Nous suivons ensuite le flanc sud du Coussaout et atteignons le col de la Pelade.
Direction sud sud-ouest pour une prospection en règle du flanc du Taulemale, il y aurait une cavité non répertoriée à trouver.

Hélas, après un aller-retour dans la neige, rien ne se présente à nous dans la zone de recherche.
Bien plus bas, un bouquet d'arbre attire notre attention. C'est un départ, un puits d'environ 2 mètres, mais pas de suite apparente. Nous relevons sa position, ce sera le CO20.
Retour au col pour trouver un départ qui pourrait être le CO15 mais ce n'est pas certain.
Il nous faudra faire d'autres investigations.

La journée s'avance bien, le soleil tarde à venir, la météo s'est trompée.
Et à partir de la cote 1000 mètres, une bonne vingtaine de cm de neige contrarie un peu la marche.
Nous passons en flanc nord du  Coussaout et décidons de redescendre après toutefois avoir fait une escale à son gouffre éponyme.
La descente se fera ensuite tout droit dans la pente, on navigue à vue.

Alain M 
  Un arbre solitaire





jeudi 10 mars 2016

Acte 3 au Soum de Souste...

Jeudi 10 mars 2016
Nous retournons cette fois-ci à trois sur le Soum de Souste (Jean-Claude, Sandrine et Patrick) pour descendre les deux gouffres découverts récemment et tenter de retrouver le SS-05 si toutefois ce n'est pas l'un des deux. Pour atteindre le SS-23, nous empruntons un sentier découvert deux jours plus tôt par Jean-Claude. Le début est assez improbable, mais plus haut celui-ci contourne les falaises pour gagner l'arête sud du Soum de Souste. Nous retrouvons sans trop de difficulté le 1° gouffre (SS-23). C'est un simple puits de 7 m, rapidement bouché à -9 m. 

 Au bord de l'abîme insondable...

De là, il faut monter tout droit sur près de 300 m pour atteindre le second gouffre. Nous nous déployons pour essayer de prospecter plus efficacement, mais malgré les nombreux affleurements nous ne trouvons rien de nouveau. Nous parvenons à l'entrée en même temps que le soleil et la pluie occasionnée par la fonte de la neige qui couvre les buis. Nous disposons d'une corde de 40 m. Le puits d'entrée mesure 22 m et débouche dans une belle diaclase au sol très pentu. Au bas, un soupirail amène au sommet d'une seconde verticale, tout aussi vaste, mais dans laquelle se balance avec malice le nœud du bout de la corde. C'est énervant car il ne manque que 5 ou 6 m. En surface, Sandrine et Jean-Claude déplacent un peu le premier amarrage, Patrick en supprime un autre plus bas et finalement nous parvenons à gagner 3 mètres de corde. Les suivants se feront pendu au bout de la pédale puis en désescalade. Malheureusement, un peu plus bas, le gouffre se termine sur un joli bassin sans suite. La topo est faite en remontant.


 L'entrée du SS-25. 
Avec 42 m de profondeur, il est à peu près certain qu'il ne s'agit pas du SS05 qui, lui, en ferait 26 m. Ce gouffre exploré par Horgassan dans les années 54 se situerait dans les "pâtures du Soum de Souste" ou du moins ce qu'il en reste. Nous n'avons pas l'embarras du choix car il ne reste plus qu'une vague prairie au nord du soum. Nous la traversons sans rien trouver... Il faudra encore chercher... Mais ce sera pour une autre fois.


 Depuis peu, nous sauvegardons nos traces dans une base de données commune. Ci-dessus celles de nos 3 dernières sorties sur le Soum de Souste. Espérons que nous retrouverons le SS05 avant que la carte soit rouge écarlate....
Patrick 

La vidéo de Jean-Claude sur Youtube

dimanche 6 mars 2016

Souste, la suite...

Dimanche 6 mars 2016 (Sandrine et Patrick)
Hier il a beaucoup plu et même neigé au-dessus 700 m mais ce matin il y a une éclaircie. On laisse tomber le bricolage prévu à la maison et nous voici de retour au bas du Soum de Souste. Pour changer, nous partons de la ferme Jacob en remontant le vallon du Gat. Il y aurait dans ce ravin, une grotte à retrouver. Un beau ruisseau coule au fond de la gorge qui s'encaisse peu à peu. C'est vraiment un bel endroit. 

Le joli vallon du Gat
 
Nous scrutons le bas des falaises lorsque la végétation le permet mais nous ne trouvons rien de particulier. Nous quittons le sentier qui remonte à droite vers le sommet de Soustère. Nous, nous partons à gauche, droit dans la pente. C'est raide, mais la mousse épaisse masque un beau lapiaz en gradins. Le dénivelé est vite gagné. 150 m plus haut, Sandrine trouve une petite grotte. Il faut ramper mais cela semble un peu plus gros derrière un passage bas. A priori il n'y a pas d'air et l'endroit semble apprécié par les Tachous, les vrais, ceux qui sont agressifs et qui sentent mauvais !

 Une grotte à Tachous...

On continue la montée et le soleil pointe très timidement son nez. Malheureusement, cela fait fondre la neige accumulée sur les buis, déclenchant une véritable pluie de sous-bois. Nous gagnons encore une bonne centaine de mètres avant de tomber sur une belle entrée de gouffre. Celui-ci n'est pas très profond, une dizaine de mètres tout au plus, mais les cailloux roulent sur un talus pentu difficile à voir du haut. Il semblerait même y avoir un peu d'air, mais vu la météo c'est difficile à confirmer. 

SS05 ou pas SS05 ? That is the question....

Il est également difficile de savoir si ce trou est connu car il en existe un autre, 200 m plus au nord, qui serait à retrouver (SS05). Du coup, nous nous y rendons avec le pointage de la base de données. Mais à l'emplacement indiqué il n'y a rien. Le mystère reste donc entier du moins tant que nous n'y aurons pas mis une corde pour le descendre. 
De là, nous traversons au nord pour gagner la croupe qui redescend doucement vers l'Ouzom. Un vague sentier relie de nombreux postes de chasse et constitue un bon accès pour revenir dans le secteur. Au bas, il ne nous reste plus qu'à longer la rivière par le sentier de la Colo pour rejoindre notre point de départ.
Cr Patrick

La pluie fait de la résistance, nous aussi


Samedi 5 mars, dernier jour de vacances pour la zone C.
Il faut à tout prix faire une sortie sinon les vacances seront gâchées. Et ce temps qui n'en finit pas de faire du yoyo, c'est vraiment décevant.
On cherche des objectifs rapprochés mais sur Saint Pé c'est plutôt une à deux heures d'approche et non 3 à 5 minutes.
A force de dire on y va, on n'y va pas, sur les coups de 11 heures Bubu craque, tant pis, on verra bien et de toute façon y'a pas de risque, on va se faire la "Résistance", nous aussi.

Et c'est ainsi qu'à 13h30 nous nous retrouvons pour le covoiturage et transférons notre matos de véhicule à véhicule, sous une pluie battante.
Vers Adé une petite éclaircie nous salue et nous suivra jusqu'à Peyrouse. D'ailleurs au fond, du côté des Basses, il y a un petit peu de bleu.
Et effectivement nous aurons le temps de nous équiper, de faire les 5 minutes de marche et de rentrer sous terre, sans une goutte.
La cavité est équipée pour tous les ressauts et main-courantes. Seul le puits de 8 mètres n'a pas de corde mais nous avons prévu ce qu'il fallait. Rapidement nous atteignons le terminus.
Pour Bubu c'est un peu un retour aux sources, il y est tant venu, lorsqu'il officiait à HPSN, souvenirs, souvenirs. 
Pour moi, c'est pire, c’était ma première grotte, un certain jour de novembre 1977, ou un virus était venu me piquer ! 

Nous faisons quelques observations du côté du banc de schiste et entamons la remontée. A la sortie il fait encore beau mais cela ne durera pas.
Pas grave, on a les combinaisons.
Une petite prospection s'ensuit sur le massif et un peu plus bas. Nous voyons une résurgence, certainement la sortie des eaux de la grotte et comme cerise sur le gâteau, découvrons une petite grotte, peut être non connue et non répertoriée.
Petit amont actif remonté sur 6 mètres et qui nécessitera quelques coups de pelles pour continuer.
Ce sera pour une autre fois.
Et tiens pendant que l'on explorait, la pluie s'est mise à retomber et ne nous quittera plus.
Mais que c'est bien la spéléo, même quand il pleut.

Alain M