samedi 15 août 2020

Relooking au Quéou

Vendredi 14 août 2020

Participants : Jean et Patrick

Après la découverte du nouveau réseau en amont du boyau des Sangsues, il était évident qu'il fallait faire une petite séance de relooking dans ce gouffre resté équipé depuis les premières explos en 2012 (voir article du 3 août dernier). Et puis, l'idée d'un bivouac vers -450 m s'est vite imposée à tous donc il fallait trouver un endroit digne de ce nom et commencer quelques aménagements.

Pour éviter de prendre une claque avec "un Jean" qui est au mieux de sa forme, je préfère monter tranquillement la veille d'autant plus qu'il faut commencer à acheminer duvets et hamacs. C'est volumineux mais ça pèse aussi. La première partie du sentier est étrangement sèche mais cela ne dure pas et les 400 derniers mètres se font dans une ambiance St Péenne, mélange de pluie et de brouillard à la nuit tombante. Au refuge je suis seul ce qui me garantira une bonne nuit.

Jean arrive le lendemain peu avant neuf heure, frais comme un gardon malgré sa sortie de la veille. Quelques timides rayons de soleil l'accompagnent, ils s'imposeront progressivement pendant notre montée au Quéou. 

  Vers 9 h 30, nous dépassons la mer de nuage qui s'étend à perte de vue

Nous sommes bien chargés et pour l'occasion nous avons remis en service deux sherpas utilisés lors de nos bivouacs en Cantabria. Jean récupère la corde de 90 qui équipait le puits d'entrée et nous voilà partis pour relooker les amarrages, compléter les équipements et remplacer la corde de 8 mm par une autre, un peu plus grassouillette, de 9 mm. Côté amarrage, l'inox remplacera les AS dont certains commencent à baver une corrosion blanche légèrement inquiétante. Malgré nos craintes, le méandre avec les gros kits se franchit sans trop de difficultés. 

 
Petit à petit, les équipements retrouvent une nouvelle jeunesse. Les petits frottements, qu'on se promettaient d'éliminer sans jamais avoir le courage de le faire, disparaissent les uns après les autres. C'est presque comme dans les livres techniques et en plus, avec l'inox, ça brille ! C'est beau et vous l'aurez compris, nous sommes très fiers de nous (j’exagère un peu mais il faut bien trouver un peu de plaisir dans un rééquipement...). Nous en profitons également pour équiper quelques ressauts un peu olé-olé. Trois bonnes heures plus tard nous sommes à la salle à manger (-450 m). Petit casse-croûte réparateur puis nous partons en chasse pour trouver un lieu de bivouac. 

J'avais en tête une galerie fossile qui me semblait convenir. Mais dans un premier temps, je ne parviens pas à la retrouver, puis finalement après quelques hésitations nous mettons la main dessus. Mais ce n'est vraiment pas le gîte idéal. Le sol est encombré de blocs et, du plafond coulent quelques gouttelettes qui doivent se transformer en pisserottes par temps moins sec. Il n'y a vraiment que la salle à manger où nous aimerions habiter. Seul petit problème, nous sommes en zone inondable et il faudra donc remonter les affaires au sec après chaque bivouac. Dernière mission, préparer les ancrages pour les hamacs. Nous n'avons pas trop le choix et il sera difficile d'avoir des chambres particulières. 

Vers 16 h nous commençons la remontée, peaufinons quelques équipements et ressortons au soleil vers 18 h 30. Reste le plus pénible, l'interminable descente du sentier de l'Aoulhet.

 

CR Patrick

Poutge : télécopie !

 Jeudi 13 août 2020

Participants : Christophe, Jean Noël et Maël du SCM et Jean N du GSHP.

"Ça c'est ce que j'appelle se faxer !" me lance Maël qui vient de re-franchir une boite aux lettres infame mise en lumière par Stoche et Jean Noël ! Format A8... Le bougre vient de se faire une échappée solitaire d'une cinquantaine de mètres en première dans l'aval de la Poutge ! La Poutge c'est une cavité de caractère (au contact du Trias) qui s'ouvre dans les douces estives haut bigourdanes du col de Beyrède.

 

Il y a deux ans de cela, en visitant le site de Karsetau, un "long" trait rouge attire mon œil sur la carte IGN à proximité de Payolle. Un coup de fil à Alain M. et je suis en contact avec Christophe Bes, José Ferris et l'équipe du SCM, les "géniteurs" de ce petit bijou ! Une visite de courtoisie est rapidement programmée. Christophe et Damien me font alors un état des lieux et José nous attend à la sortie pour une collation bien méritée à l'auberge de Beyrède toute proche ! La suite ? Des escalades nous font de l'œil et surtout nous avons progressé de quelques mètres dans le méandre terminal dans lequel s'écoule un tout petit actif et de l'air ! Comme d'habitude, les vicissitudes de la vie font que nous n'y retournons que 2 ans plus tard, soit le 13 aout 2020 !

Deux équipes sont constituées, une désob du méandre : Jean Noël et Stoche, une escalade : Maël et Jean. La descente se fait à bon rythme jusqu'à -120m. Un sandwich vite avalé et tout le monde est à pied d'œuvre. Avec Maël nous réalisons deux jolies escalades d'une vingtaine de mètres mais qui ne payent pas... De temps à autre des grondements sourds nous informent sur l'activités de nos collègues ! L'heure tourne et le moment est venu d'arrêter nos acrobaties... 
 
 
 Nous rejoignons l'équipe désob las du travail accompli ! Nous allons sur leurs conseils jeter un œil à l'avancée des travaux. Je ne parviens pas à passer la boite aux lettres finale mais Maël oui ! S'offre à lui des minutes dont il a maintenant l'habitude me semble-t-il grâce à son gabarit plus proche de celui d'un enfant que d'un déménageur Breton ! Il se faufile d'une cinquantaine de mètres dans le méandre et s'arrête sur une salle et une trémie qui semble se dessiner. Un bon moment d'explo solitaire ! Il en revient réjoui et le récit homérique qu'il nous livre redonne de l'énergie à toute l'équipe ! La Poutge n'est pas terminée ! 
 
Malheureusement, le temps passe toujours trop vite sous terre, ayant des obligations familiales et étant attendu au Quéou le lendemain, je dois lâchement et avec leur consentement abandonner mes amis pour remonter au plus vite... Nous partagerons une bière pour fêter cela à une autre occasion j'en suis sûr ! La vue du pickup de José à la sortie de la Poutge et surtout sa présence me font déculpabiliser un petit peu... 
 

Il m'informera de la bonne sortie de l'équipe peu de temps après mon départ. Merci au SCM pour l'invitation et surtout le travail réalisé à la Poutge et plus particulièrement à Christophe, José, Jean Noël, Damien et Maël mes compagnons d'exploration Minervo-Bigourdans !
 
 C.R. Jean

mardi 11 août 2020

Prospection à l'Estibette

 

Lundi 10 août, Jean Claude et Jean N.

La semaine dernière, en montant au Quéou, JC me parle de trous qui aspirent un bon courant d'air sous l'Estibette, il les a dénichés depuis peu.

On se met alors en recherche d'une date pour y aller ensemble. Sur le papier, la journée s'annonçait prometteuse : 4 trous, deux petits puits et deux aspirateurs !

Je ne vais pas vous mentir, les découvertes n'ont pas été à la hauteur de l'inoubliable journée que nous avons passée là-haut !

Nous sommes montés sur le flanc sud-ouest du Granquet ce qui nous a garanti l'ombre tout le long de la marche d'approche. Puis, nous avons basculé côté nord de l'Estibette. 

Nous avons fouillé la zone et bien entendu inspecté les trous trouvés par JC. En fait nous nous sommes rendu compte qu'une cinquantaine de mètres sous les trous aspirateurs, il y avait des trous souffleurs... et la zone est truffée de fissures !

Ayant des gros doutes sur le potentiel avéré de ces anfractuosités nous n'avons pas attaqué les désobstructions nécessaires pour espérer apercevoir la suite.

Nous avons par contre descendu les deux petits puits. Le premier, le puits du « poil à gratter» a nécessité 5 m de corde.

Il est stoppé par un remplissage de cailloux.

Le second, le gouffre de l'Estibette, n'a pas nécessité de corde mais uniquement de bouger quelques blocs.

C'est une rampe raide joliment formée dans un calcaire très sombre qui donne accès après deux courtes étroitures à une petite rotonde de 2 m 50 de diamètre.

Malheureusement l'ouverture se pince à sa base sans suite évidente et sans courant d'air... Le fond doit être à -10 m de la surface. 

Un peu penaud, nous décidons de rentrer en contournant l'Estibette par l'Est. La vue est somptueuse sur n'importe quel versant, ça compense largement la déception !

Nous visitons alors l'inévitable Tute de l'Ours pour nous rafraîchir un peu car le soleil cogne fort !

Au moment de casser la croûte à l'ombre d'un rocher une centaine de mètres sous la Tute, je découvre dans une série de dolines sur un replat, un trou souffleur non répertorié sur Karsteau. Mais le chantier semble colossal ! Nous rentrons en ouvrant l'œil et en cueillant quelques myrtilles !

Le soleil qui a daigné se cacher derrière les nuages nous offre un peu de répit et une descente relativement fraîche par rapport à la chaleur des jours précédents...

Jean N

lundi 3 août 2020

Rééquipement du puits du Coeur au Quéou

Dimanche 2 août 2020 :
Avec Jean Claude, le découvreur du Quéou, nous sommes montés aujourd'hui à la cavité pour rééquiper le puits d'entrée en faisant en sorte d'éviter le gros bloc menaçant en tête de puits. C'est chose faite grâce à une main courante un peu plus physique que l'équipement originel mais qui a le mérite de nous éloigner du bloc à la descente et à la remontée.


Rééquipement du puits du Cœur pour éviter le bloc qui menace de tomber dans le puits.
Nous avons aussi rajouté un cinquième fractio qui sera sans aucun doute appréciable à la remontée après de longues heures  d'exploration !

La perte à l'origine des Sangsues ?

Le travail une fois terminé, JC m'a montré la perte qui pourrait très certainement correspondre à l'actif de la nouvelle branche. Un petit détour par le ventilé Cachemelat et les girolles vient compléter le tableau !
Récompense...
A noter que nous avons rencontré deux jeunes femmes curieuses qui ont oser nous suivre jusqu'à la cavité ! JC ira même jusqu'à leur proposer une visite de l'entrée du Quéou ! La suite je ne pourrais la dire car j'étais déjà en train d'équiper le puits mais quand je suis ressorti, les demoiselles n'étaient plus là et JC m'a paru bien fatigué !



CR Jean

Les étoiles brillent aussi sous terre... au Quéou

Mardi 28 juillet 2020 Pierre, Jean, Marc Ch.

A moi l’honneur de raconter le périple quéoussien de ce jour mémorable...

Voilà un bon moment que le Quéou m’attirait tout en suscitant mes craintes sur ma capacité à l’apprivoiser. Ayant raté la sortie du 22/07 avec les filles du club (voir CR sur le blog), je me rangeais non sans appréhension à la proposition de Jean d’aller poursuivre l’explo dans l’affluent des Sangsues, où un fort courant d’air était annonciateur d’une suite possible. Aurais-je la capacité physique ?

Nous nous retrouvons ce mardi matin vers 7h15 au Monastère, où le parking est étonnamment plein. Le temps de se préparer, nous quittons les lieux vers 7h30. 1 heure 30 plus tard nous sommes au bord du trou. Toute la montée s’effectue sous la bruine du plafond nuageux, certes bien plus appréciable pour sa fraîcheur que les chaleurs torrides des jours derniers ; mais là-haut nous sommes bien trempés !

Vers 9h45 nous entrons dans l’antre du Quéou. Le puits du Cœur, le P65 bien fractionné, quel plaisir. Mais pas le temps de s’attarder... Jean nous fait comprendre à son père, Pierre, et moi, qu’il a un bateau à prendre à midi à la plage de la salle à Manger !

C’est donc à un bon rythme soutenu que nous enchaînons les méandres, les salles et les puits. Le passage par la salle du Scrouitch est Waouh !

Aragonite et choux fleurs dans le Scrouitch

Et d’une manière générale je suis séduit par les immenses volumes de certaines salles et certaines cheminées interminables, sous l’Artigue de Richou.

A midi pile, nous sommes assis au bord de l’eau dans la salle à Manger, en train de casser la croûte... Jusque-là c’est pas mal...

La nourriture est abondante, la boisson également, mais le repas est vite avalé (sans doute pas encore assez pour Jean...) ! Mais c’est bien repus et à l’heure qui aurait été bienvenue de la sieste, que nous partons parcourir la rivière du, beau conduit pratiquement horizontal, dans lequel s’écoule l’actif. A la confluence de l’affluent des Sangsues, Pierre et Jean poursuivent vers l’objectif du jour, tandis que je suis encouragé à gagner le siphon terminal à -458m. Une fois atteint et passé quelques minutes les yeux plongés dans les eaux noires, à l’affut de la vision d’une hypothétique lucarne sous-marine..., je rejoins l’équipe déjà à l’œuvre au bout du terminus sur étroiture de l’affluent.


Le siphon terminal à -458 m

Le conduit de l’affluent est séparé par son milieu par un plancher stalagmitique, au-dessous duquel coule un petit actif. Au-dessus, allongé tête en avant, nez collé au plafond, Jean burine, Jean martèle, Jean perfore, Jean paille, Jean bourre, Jean fait péter, bref Jean désobe... Plus déterminé que jamais, il nous stimule, car il veut passer ! Ça tombe bien, nous aussi ! J’évacue les déblais de sa production, tout en démontant petit à petit la gangue de calcite qui recouvre un remplissage d’argile et de petits galets facilement friable dans la partie précédant la désobstruction. Pierre prépare les mèches, les pailles et profite des burin et massette libérés quelques minutes pour préparer l’entrée-sortie dans la partie du boyau dans laquelle nous nous trouvons.

Sangsue en ballade

Je n’oublie pas notre carburant : un courant d’air de dingue ! Le bruit du vent couplé à celui de l’actif qui coule sur des galets peu après l’étroiture, fait un vrai bruit d’extracteur électrique. On se sent aspirés vers... la suite ! Après une heure-et-demi d’efforts sans discontinuer Jean se tortille et passe le premier ! Il a réussi à dégager le boyau qui se passe à condition d’adopter la « ligne limace ». Jean crie sa joie dans le volume qui vient de s’ouvrir. On ne tarde pas à le rejoindre ! C’est l’euphorie ! En effet l’étroiture s’ouvre sur l’actif des Sangsues aux dimensions de géant, si on compare avec les 10 mètres venant d’être franchis.

Le courant d'air dans l'étroiture des Sangsues

Nous ne tardons pas à nous engouffrer dans ce méandre actif au débit bien conséquent, direction plein est, puis assez rapidement plein nord. Nous craignons à tout moment le rétrécissement impénétrable ou le siphon terminal, mais non, nous poursuivons la progression de plus en plus courbés, puis couchés plusieurs dizaines de mètres dans un laminoir dont le lit de l’actif occupe presque toute la largeur. Le casque racle et le nombril est à tremper... Puis, toujours ébahis d’être encore en progression, le méandre s’élargit de nouveau en hauteur, nous nous remettons debout. Ensuite c’est le graal... Nous débouchons dans un gros gros volume qui rapidement remonte dans le pendage, avec l’actif et son débit tout aussi conséquent que celui du Quéou. J’estime à la louche le débit à 0,25l/s. La direction est alors ouest-nord-ouest.

L’affluent des Sangsues 10m après l’étroiture

Nous progressions dans un deuxième Quéou, un canyon de trente mètre de large et plusieurs dizaines de mètres de hauteur. L’actif est sur la partie gauche de la galerie ; c’est un très joli torrent sur un lit entièrement calcifié bien blanc, avec petites et grandes vasques, remplies de galets d’ophite, des milliers de galets d’ophite. Tout le reste de la galerie est occupée par des blocs enchevêtrés, mais où on progresse sans véritables contraintes. Nous n’en revenons pas de poursuivre l’ascension, encore et toujours. Du noir, encore du noir, derrière cette cascadelle, derrière ce bloc, derrière ce ressaut... Quand cela finira-t-il ? A la sortie au grand jour ? Nous parcourons peut-être 300m de dénivelé avant que l’actif se sépare en deux. Au croisement il y a une très jolie cascade de calcite d’une blancheur immaculée, ponctuée de très jolis gours, remplis de mini-gerbes de cristaux de quartz (?). La partie gauche de l’actif, qui est la suite en ligne droite dans le pendage, nous mène à des passages jugés impénétrables au bout de quelques dizaines de mètres. Mais la partie droite se poursuit, c’est là qu’est l’essentiel du débit. Après 20 mètres parcourus dans l’actif, nous décidons de rebrousser chemin ; il est tard, il faut songer au retour. Nous estimons avoir parcouru près d’un kilomètre depuis l’étroiture et +300m de dénivelé. Les sourires inondent nos visages !

Au terminus sur rien, la photo souvenir !

Après la photo au terminus sur rien, nous rebroussons chemin. 

A l’étroiture, pendant que nous rangeons tout le matériel de désob, Jean finit de gratter pour élargir le passage des ventres des futurs aventuriers qui viendront se frotter à cette étroiture. Nous faisons une bonne pause à la salle à Manger, histoire de recharger les accus.

Après la galerie du Scrouitch, la remontée est particulièrement laborieuse pour moi, tandis que Jean et Pierre galopent comme des cabris. Ce sont des machines de guerre ! Moi je ne comprends pas pourquoi mes pieds ne m’obéissent plus ; ils ne se lèvent plus dans les ressauts et j’en escalade plus d’un à genoux... Pour les deux derniers petits puits, c’est comme si on demandait à un caillou de pratiquer les techniques de remontée sur corde... Heureusement un soupçon de niaque permet de remonter le puits du Cœur, P65, sans appeler l’hélico... Mais ce sera l’éloge de la lenteur...

Quelques beaux volumes dans le pendage…

Il est près de 21h quand j’émerge, TPST 11h, il fait encore jour et bien chaud dehors. Jean est là depuis 40 minutes et Pierre était resté en visuel avec moi.

Nous piquons vite vers la cabane d’Aülhet pour nous sustenter une dernière fois avant la descente. Ce dernier partage de repas est particulièrement sympathique, assis sur le banc sous la galerie extérieure de la cabane, face au Montné et à la nuit qui tombe aussi vite que la pluie qui n’a pas dû cesser depuis le matin.

La descente s’effectue à la frontale dans la bonne humeur, malgré la pluie et les dalles hyper glissantes. Au monastère Maître Jean-Claude nous attend de pied ferme. Il est pourtant 23h45, mais il veut entendre en direct les réactions des nouveaux explorateurs de « sa » grotte. Quelques échanges ! Des mercis ! Des « à la prochaine pour la suite ! » et nous nous quittons pour une bonne nuit réparatrice, des étoiles plein les yeux...

A tête reposée le lendemain, je repense à cette superbe explo dans le Gouffre du Quéou. Fa-bu-leu-se explo, dit Bubu !

Tous les superlatifs sont là pour moi !

Ma plus profonde cavité : -450m.

Mon plus long temps passé sous terre : 11 heures...

Ma plus longue exploration en première : +300m de dénivelé/près d'un kilomètre de développement...

Mes plus belles pierres semi-précieuses en liberté, des ophites de toutes sortes : des milliers...

Ma plus grosse fatigue de tous les temps !!!

Et qu'il était bon d'être sous terre pour savourer tout ça entre amis !

 

Marc Ch.