lundi 30 juin 2014

Sortie aux Castets

Dimanche 29 juin
Découverte de cette grotte pour nous 4 : Jean Luc L , Laurent R, Alain Méric et Véro .
Très belle grotte d'initiation avec un très beau passage dans une rivière souterraine. Au niveau du "baigne cul" cela siphonnait et nous avons donc fait demi tour.  
Véro 
Ps :Désolée mais je n'ai pas de photos.








 










Pourtant  certains l’on déjà passée en crue ...

dimanche 29 juin 2014

Retour au Fou

Samedi 28 juin 2014, Véro D, Joël, Bubu et Alain M.

Cela va faire près d'une année que nous ne sommes pas retournés dans la cavité.
Nous sommes quatre, cela devrait le faire, mieux que la sortie précédente ou nous n’étions que trois .  (Taon et trou du fou)
Le scénario sera le même et nous progresserons de 2 bons mètres. Le calcaire est cassant à souhait et cela est encourageant.
Nous dégageons une fissure qui semble être de plus en plus large. Il nous faudra cependant réaliser certainement encore plus de 3 ou 4 mètres de désob si nous voulons réussir à passer.
Mais le jeu en vaut certainement la chandelle et c'est plein d'optimisme que nous ressortirons, vers 18 heures, accueillis comme il se doit en cette saison d’une par un très violent orage qui nous nettoiera partiellement, d'autre part par les joyeux taons qui ont décidé de dire au revoir à ce monde. Et paff et paff...

Alain M


Au CL 16....

Samedi 28 juin 2014 :
(Jean-Luc, Etienne, Sandrine et Patrick)
Jean-luc avait depuis longtemps envie de revoir le CL16 exploré en 2000 puis 2004. Situé au nord du col d'Espadres (massif de St Pé) ce gouffre présente un violent courant d'air aspirant qui ne peut laisser indifférent. Globalement, il s'agit d'un ensemble de galeries parallèles se développant dans le pendage, incliné ici à environ 40°. La branche principale, entrecoupée de petits puits, se termine à -110 m mais le courant aspirant disparait dans un beau conduit parallèle terminé par une trémie à -45 m. C'est elle que nous voulons revoir.
La journée commence mal, car le cadenas de la barrière du Bergons a été changé et du coup cela ajoute une bonne demi-heure de marche. En plus, à 9 h nous recevons un appel d'Etienne qui nous attend devant la barrière de la carrière d'Asson, de l'autre côté du massif. Nous lui donnons rendez-vous au trou, il passera par l'Arriusec. Heureusement, de notre côté, un habitant de la vallée qui vient faire du bois compatit devant nos gros sacs et nous propose de nous déposer au terminus de la piste. Tout s'arrange, merci à lui...
Avant d'arriver au CL16, nous faisons un petit détour par la cabane pour récupérer un peu de matériel. Elle a effectivement un petit air penché....
Au CL16, nous retrouvons Etienne et sans tarder nous entrons dans le trou. Le courant d'air est toujours aussi fort à l'entrée. Une mesure à l'anémomètre permet d'estimer celui-ci à 1/2 m3 par seconde. Au bas du P.9, visiblement tout le courant d'air part dans la branche de -45 m. Nous le suivons dans le méandre qui remonte parallèlement à la galerie d'entrée et après une étroiture que nous aménageons pour les plus costauds, nous retombons dans la branche découverte en 2002. 

L'étroiture d'accès à la galerie 2002

C'est un beau conduit de 2 à 3 m de large qui plonge dans le pendage. Vingt mètres plus loin c'est la trémie. En se glissant entre les blocs et le plafond qui est sain, nous parvenons au terminus des explos. Alors que nous cherchons la suite nous entendons soudain un grondement sourd qui semble venir du fond. S'agit il d'un effondrement, d'un coup de tonnerre en surface (nous ne sommes pourtant pas tout près), d'un séisme (rien d'enregistré par le CEA). Le mystère reste entier....

La branche 2002 conduit à la trémie de -45 m.

La suite n'est pas très évidente, car les blocs ne sont pas stables et il n'est vraiment pas facile de les évacuer. En revanche, sur la gauche une grande dalle effondrée à 45° permet de se décaler un peu. En lançant un cailloux, celui-ci tombe dans un vide plus grand et le courant d'air semble partir dans cette direction. Nous parvenons tant bien que mal à faire glisser quelques grandes lames pour ouvrir un passage pénétrable. Sandrine parvient à s'y glisser, mais c'est vraiment juste et très "morpho"...Derrière, effectivement, elle entrevoit un vide plus grand qui semble repartir dans le pendage. Une paille devait suffire pour ouvrir le passage et 3 ou 4 pour aménager l'accès. Ce sera pour une prochaine fois. Nous laissons équipé et ressortons vers 16 h. Un coup d'oeil au CL18 qui aspire également très fort. Lui aussi sera à revoir.

Étienne repart par l'Arriusec et se fera copieusement grêler en arrivant aux Oules. De notre côté nous éviterons l'orage qui sévit plutôt sur le flanc nord ouest du massif.

C.R. Patrick

Mais où est passée Catherine ?

Vendredi 27 juin 2014 :
(Participants : Thomas, Sandrine et Patrick)
Pour varier les plaisirs, nous retournons de l'autre côté de l'Ouzom (dans le 64) afin de revoir quelques trous dont l'exploration semble ancienne (secteur du bois de la Pale et de Serre Bouchouse). En effet, les découvertes, même modestes, au gouffre Pinara laissent à penser qu'il faut progressivement tout revoir avec un œil neuf en se disant que nos prédécesseurs ne disposaient pas des moyens de désobstruction actuels. En fouillant dans Karsteau, nous trouvons un bel objectif dénommé Catherine. Il y a un pointage et un petit croquis griffonné sur une feuille quadrillée. Celui-ci mentionne un courant d'air aspirant et surtout, au terminus à -32 m, une étroiture visiblement impénétrable précédant un puits flanqué du traditionnel point d'interrogation.
Ce matin, nous retrouvons Thomas Floriot à Port de Castet. BE à la base de ST Pé il a profité la veille d'une demi-journée de liberté pour aller faire une virée dans le gouffre du Mail (C8).
Guidés par le GPS, nous ne tardons pas à retrouver l'entrée du trou, ou plutôt les entrées, car il y a un petit puits étroit bouché à -7 m et un boyau. Hormis le petit puits et une palombière qui devrait se trouver à quelques dizaines de mètres de là, c'est assez fidèle au croquis. Il y a en plus pas mal d'air aspiré.. Mais le boyau est bien étroit, un peu trop à notre goût : ils étaient forts les anciens !!! Une bonne paille règle le problème. Derrière, il y a bien un ressaut mais pas un P12 comme cela figure sur le croquis et en plus, il est impénétrable. A coups de massette et en titillant des blocs au pied de biche nous parvenons à descendre de 3 m pour constater que c'est irrémédiablement bouché à -6 m. Ce n'est donc pas le bon trou. Mais alors où est passé Catherine ? Nous fouillons le secteur à la recherche d'une palombière conforme au croquis, mais en vain. 

La perte du Clot Bordiu lors d'une précédente visite.

A défaut de retrouver la demoiselle, nous passons de l'autre côté du vallon pour aller revoir une belle perte au nom un peu plus rustique de Clot Bordiu. Un bon ruisseau se perd dans la doline et juste au-dessus, une diaclase descendante exhale un courant d'air glacial. Au fond, nous avions entrevu un boyau entre les blocs. Après avoir dégagé quelques cailloux, Thomas se glisse dans le conduit, tapissé d'argile, mais rapidement je sens sa motivation décliner : "C'est plus large derrière, mais je vais te laisser aller voir". Effectivement, la suite semble légèrement plus confortable mais pour l'atteindre, il faut passer sous et entre des blocs dont la stabilité semble très précaire. De plus, on revient sous un gros éboulis qui occupe le fond de la doline. Ce n'est pas très réjouissant et nous préférons oublier définitivement cet objectif. Quant à Catherine, elle court toujours et nous attendrons l'aide de quelques chasseurs pour retrouver la Palombière où elle doit se cacher....
En attendant, cela fera toujours quelques infos de plus pour Karsteau....
Thomas à la sortie de la perte

CR Patrick

dimanche 22 juin 2014

La suite du Python....

Dimanche 22 juin 2014
Nous nous retrouvons tous les quatre à la carrière d'Asson (Etienne, Serge, Sandrine et Patrick). Aujourd'hui, le plafond est bas et c'est dans une brume moite que nous remontons au gouffre du Python. Les jambes sont un peu lourdes, les sacs aussi d'ailleurs car nous emportons 150 m de corde, un perfo et pas mal de quincaillerie. Sandrine et Serge partent devant pour équiper tandis qu’avec Étienne nous suivons en faisant la topographie. Au passage du R.8, un épais remplissage s'effondre à notre passage. Heureusement, il n'y a que de la terre mais alors que nous sommes déjà plus loin, nous entendons un second éboulement, mais cette fois-ci avec des blocs. Ceux-là au moins ne tomberont plus...
Nous rejoignons les autres au puits qui s'ouvre en fait à -43 m et non -30 m comme nous l'avions estimé la veille. 

Le sommet du P.27

Serge est déjà en train de fractionner un peu plus bas. C'est un gros puits de 27 m entrecoupé de quelques paliers. Au bas, Sandrine prend le relais et après une rampe, elle équipe un magnifique P.38 plein gaze. C'est superbe. 

Au départ du P.38

Chacun son tour, je prends la suite qui devient plus humide. Le conduit, toujours aussi gros descend par petits ressauts jusqu'à un puits où semble arriver un gros affluent. Pour éviter les ruissellements qui deviennent plus importants, je profite d'une petite galerie latérale qui contourne une partie du puits. La descente continue ensuite dans un tube cupulé et sculpté par les embruns. J'arrive sur un palier en même temps que de butter sur le nœud de notre dernière corde. 

Le dernier tronçon équipé à -130 m

Un coup de scurion nous permet d'entrevoir la suite, une trentaine de mètres plus bas...Difficile de s'arrêter là.... Nous remontons en terminant la topo et en purgeant le remplissage qui nous avait occasionnés quelques frayeurs à la descente.

Coup d’œil vers le fond, ça continue...

Nous sommes dehors vers 15 h 15, et nous redescendons dans la foulée, accompagnés par un petit orage qui a bien du mal à mouiller le sous bois.
Au  point bas de notre exploration, nous sommes à -146 m et le développement du gouffre dépasse 200 m. Bon, ce n'est pas encore gagné mais voici un beau prétendant à la succession du Quéou. Affaire à suivre...

C.R. Patrick

Soirée artificielle

Vendredi 19 juin
Quoi de plus naturel que de reprendre notre série "en sortant du boulot "en cette saison? Nous nous sommes donc retrouvés pour aller faire un peu d'artif à domicile. Véronique à brillamment escaladé un P15, perfo à la main, ce qui nous a occupés pour la soirée.




Véronique et Jean-Marc.

Deux sorties en une


Samedi 21 juin, jour de l'été
Bubu, Joël, Jean Luc L, Alain M, Isabelle pour le GSHP et Michel Bof, Laurent R, Jean Luc F et Nicole.
C'est à 9 que nous nous retrouvons à la grotte de La Pale, pour réaliser l'encadrement des jeunes participants au "Raid 65".
Ils sont 27 participants plus les encadrants. Divers épreuves sont au programme, dont, entre autres, la spéléologie. La traversée de la grotte de la Pale, en équipe de 3 leur est donc proposée entre l'épreuve de VTT et celle de la course "encordée".
Pour la majorité ce sera leur première sortie souterraine et lors du passage devant la sortie, de nombreux diront que ce ne sera pas possible de passer.
Mais les réticences de certains seront vite balayées par les cris de joie et la bonne humeur et les traversées se dérouleront sans problème.

Par contre à la sortie, étant en teeshirt et short, certains seront méconnaissables, mais il fait chaud et le soleil séchera les traces d'humidité et de boue.

 



A 11h30 tout est terminé et nous nous retrouvons à 4 pour aller quand même faire une petite sortie désob.
L'objectif sera le Caquet et le Cabri, n'y étant pas revenus depuis quelques temps.
La chaleur aidant, le courant d'air est violemment soufflé dans les 2 cavités.

Hélas, à 4 il ne sera pas possible de faire un grand travail et d'ailleurs il est à se demander s'il faut vraiment continuer la désobstruction de ces deux cavités.

Affaire à suive.

Alain M

samedi 21 juin 2014

Ça file au Python (64 - Asson)....

Samedi 21 juin 2014 :
La décision s'est prise à la dernière minute hier soir, après avoir constaté une nette amélioration des prévisions météo. Ce matin, nous nous retrouvons donc à 4 (Etienne, Serge, sandrine et Patrick) à la carrière d'Asson pour continuer l'explo du gouffre du Python (64 -Asson) (voir cr du 24 mai dernier). Vu l'ampleur du travail, nous montons un peu les mains dans les poches, c'est à dire sans notre équipement de remontée sur corde. Nous avons quand même de quoi améliorer nettement les éventuelles étroitures qui voudraient nous opposer un peu de résistance. En 1 h nous sommes au trou. Il faut d'abord vider la terre qui empêche d'aller mettre son nez au-dessus de ce qui semble être un méandre. Heureusement, le courant d'air violent aspiré par le trou nous donne des ailes. Pas de doute, il y a du boulot et lorsque Serge parvient à entrevoir la suite, c'est pour nous annoncer que ce n'est pas très large... Mais il y a l'air qui ronfle de plus en plus fort dans le passage étroit... Alors on continue de creuser et les bidons sortent à une cadence soutenue... Puis soudain, après avoir enlevé un ou deux blocs gênants, nous voyons un élargissement à portée de main. Le rythme s'accélère, on casse, on force et Sandrine finit par passer. Ce n'est pas un méandre et il faudra désobstruer encore un peu plus loin... Alors il faut déjà éliminer cette étroiture. Serge s'en occupe et quelques minutes plus tard, nous voici tous les quatre derrière l'obstacle. Curieusement le conduit semble revenir sous l'entrée. Nous dégageons une seconde étroiture dans laquelle nous nous glissons en suivant le pendage. Le sol, noirâtre, correspond à un niveau schisteux dont nous pouvons apprécier l'épaisseur dans un petit ressaut (environ 1,5 m). 

Derrière la désobstruction nous tombons sur une galerie coincée entre
un niveau calcaire au plafond et un niveau schisteux au sol.

La pente reste régulière et le courant d'air continue de nous accompagner. Un peu plus loin, un ressaut glissant doit être équipé. Heureusement, nous avons un bout de corde et nous le descendons sur les fesses sans trop se poser de question sur la remontée. 

Le ressaut de 6 mvu du dessus...

...et du dessous. On voit bien le niveau schisteux noir et glissant.

Un nouveau passage bas nous oblige à pousser encore quelques gros galets. Ça passe ! Nous devons être vers -25 m et nous sommes toujours coincés par ce niveau imperméable. 

 La galerie vers -25 m

Nous passons une dernière étroiture tapissée de Mondmilch et enfin c'est le jackpot. Devant nous s'ouvre un gros puits où les cailloux chutent d'une trentaine de mètres.
En remontant, nous en profitons pour améliorer les passages les plus étroits. Cela devient presque confortable. Dehors il fait beau, nous avons le sourire en sachant que demain nous serons à nouveau là..... 

Au bord du puits...

C.R. Patrick

vendredi 20 juin 2014

De Miramont à Marennes, la longue marche


Jeudi 20 juin, Sandrine, Patrick, Jean Claude et Alain M

Ce jeudi nous sommes quatre pour aller voir les trous trouvés (ou retrouvés) par Jean Claude, du coté de Pé de Hourat, dans le 64,  pas loin de chez Sandrine et Patrick.
Ce n'est pas St Pé mais les montagnes se ressemblent, surtout lorsqu'elles sont voisines.
Montée à fort dénivelé, progression en "marche à vue", zone de marnes envahie de ronces et d'orties, j'en passe et des meilleurs.
Heureusement, le beau temps est de la partie et nous bénéficierons d'un chaud soleil toute la journée, abrités heureusement par l'ombre des arbres et les flancs nord, comme d'habitude.
Au terminus de la piste carrossable, nous empruntons une ancienne piste de débardage et la montée est cool, très cool.
Hélas, après 4 lacets un arbre a barré la piste depuis de nombreuses années et après lui c'est le fouillis végétatif, impraticable. Jean Claude qui y est déjà venu nous dit : "il faut monter tout droit dans la pente". Et c'est parti pour une bonne demi-heure en ligne droite, comme on sait trop bien le faire.
Heureusement il ne nous reste que 250 m de dénivelé et ils seront avalés d'un pas rapide...
Nous sortons du bois, comme des loups et arrivons à la première grotte.
Malgré le courant d'air violemment aspiré, nous ne trouvons pas de suite et à priori c'est terminé.
Nous continuons la montée et atteignons le puits. Patrick y entame l'équipement et pendant ce temps nous faisons un peu de prospection. Jean Claude repère un départ un peu au dessus avec très violent courant d'air aspirant. Un peu de désobstruction et nous mettons à jour un départ intéressant mais faute de moyens assez forts, nous ne pourrons passer. Il faudra y revenir.
Pendant ce temps Patrick est arrivé au fond du puits et constate malheureusement que là aussi c'est terminé, -28 m.
Topographie, remontée et déséquipement seront suivis d'un casse croute réparateur.
Il est encore tôt et Jean Claude qui a toujours plusieurs cordes à son arc nous propose d'aller au Gouffre de Marenne, repéré en début d'année. Et c'est parti pour une petite marche de 2 km, en légère descente et à flanc de coteau.
Au passage nous découvrons le cadavre d'une vache, très récemment dépecée par les vautours, de nombreuses plumes en témoignent ainsi que l'odeur. D'ailleurs elle a encore sa cloche et sur le collier les marques d'un symbole basque, vert et rouge.
Nous continuons la marche et arrivons au Marenne. C'est un joli gouffre dont nous n'avons pas la topo. Hélas terminé à -31 m.
Pour la petite histoire, lorsque Jean Claude l'avait repéré, il y était venu par un autre coté, ce qui mettait la marche d'approche à moins de 500 m en distance et 30 m de dénivelé ( !).
Pour nous ce ne sera pas la même histoire, il nous faut repartir à l'envers, ce sera plus long. D'ailleurs on ne prend pas la solution de retourner sur nos pas mais on va tirer à niveau, au GPS, en essayant de suivre un hypothétique sentier qui a disparu depuis bien longtemps.
Et pour certain, ce sera la galère pendant 2,5 km, dans les ronces, les orties, les branches basses, les arbres tombés etc...
Quand on rejoint enfin la piste connue, c'est un soupir de soulagement. Heureusement la voiture est proche, juste un virage en dessous. Il est déjà 19h15.
Belle journée de remise en forme pour certains, de marche habituelle pour d'autres.

Alain M

video

Équipement à l'ancienne






mercredi 18 juin 2014

Gouffre du Quéou, l'épilogue...

Lundi 16 et mardi 17 juin

Toutes les bonnes choses ont une fin et en montant à l'Aoulhet ce lundi soir, nous avons bien conscience qu'il s'agit la du dernier round de l'exploration du gouffre du Quéou (Serge, Sandrine et Patrick). Rappelons que les premières explos ont démarré en octobre 2011 et ont permis ensuite de découvrir un peu plus de 2900 m de galeries pour une profondeur de - 458 m. Aujourd'hui, l'objectif de notre petite équipe est double : refaire la coloration de la rivière, les résultats de la précédente étant sujets à caution, et terminer les escalades entamées en septembre dernier (voir cr du 22/09/2013). Après avoir récupéré la fluo chez Jean-Claude nous montons tranquillement au refuge. Celui-ci s'est enrichi de nouveaux matelas, et prend des allures de 3 étoiles, mais pas quatre, en raison des souris qui ont bouloté quelques affaires dont le rabat et le contenu d'un kit qui fait désormais triste mine. Après les traditionnelles grillades au feu de bois, nous filons nous coucher, bercés par le bruit incessant des loirs et des souris qui continuent, imperturbables, leur grignotage dévastateur.
Réveil à l'aube. A 7 h 30 nous entrons dans le gouffre. Le ruisseau, au bas du P.60, est à l'étiage et globalement le trou est assez sec. Cependant, en plusieurs endroits nous constatons des traces d'écoulement dans la partie "fossile" du méandre et notamment dans l'étroiture du Chameau. En moins d'1h 30 nous sommes au bas de la première escalade. Avant de s'occuper de celle-ci, nous procédons à la coloration. Serge, expert en "touillage" déverse le kg de fluorescéine dans un beau bassin qui devient subitement lumineux. Le débit est approximativement supérieur à 5 l/s et le colorant est vite emporté vers l'aval. Il est 9 h 30. 


Au bas de l'escalade, nous retrouvons le matériel laissé depuis 6 mois, mais celui-ci a un peu souffert de l’humidité. Il sera temps de le ressortir. Rapidement nous remontons les 30 m d'escalade pour nous retrouver à notre terminus et un coup de Scurion confirme notre première impression, la suite est microscopique. Alors pas de temps à perdre, nous déséquipons l'ensemble pour aller faire la seconde escalade située plus en amont. Nous en profitons pour remonter tout le matériel que nous avions stocké ici (cordes, masses, burins etc..). Ça déborde un peu des kits mais pas au point de faire des navettes. 
La seconde escalade consiste à gagner un gros porche situé une vingtaine de mètres au-dessus de la rivière. Pour éviter une partie surplombante, la meilleure solution consiste à équiper en traversée depuis un gros blocs perché au-dessus de la galerie. C'est très esthétique et pendant que Serge équipe le passage, j'en profite pour faire quelques photos. La roche est saine et l'obstacle est vite franchi. Mais, arrivé dans le porche, il constate que ça continue de monter. 

La seconde escalade mène à un méandre parallèle à la galerie du Triple A

 Après l'installation d'un relais je reprends la suite qui est beaucoup moins raide et se monte facilement en libre. Quinze mètres plus haut nous nous retrouvons tous les trois dans le fond d'un assez gros méandre qui remonte dans le pendage. Mais le "gros" ne dure pas et après avoir équipé un ressaut de 3 mètres en raison de blocs branlants nous butons sur un méandre impénétrable et en partie effondré. Il n'y a rien à espérer de ce côté. Il ne nous reste plus qu'à déséquiper et faire quelques visées topo. Au bas de l'escalade, le matériel s’amoncelle. Nous bourrons nos kits pour ressortir en priorité la quincaillerie et remontons tranquillement vers la sortie. A 17 h 30 nous sommes dehors. Pour nous, l'exploration du Quéou est terminée même si, au fond du gouffre, à l'extrémité de l'affluent des sangsues, un fort courant d'air aspirant indique la probable continuation du réseau. Mais c'est un travail difficile, qui s'annonce long et besogneux. Avis aux amateurs !

Le chaos de la galerie du Triple A


CR Patrick

lundi 16 juin 2014

la mine fait son CR

Un page blanche.... C'est beau une page blanche, c'est vierge, tout est à écrire ....et parfois, la nature raconte une histoire à l'encre noire sur sa page blanche,  avec ses "mots" , ses traces serait plus juste tel des lignes de vie qui expriment une vie de " gueules noires" ou plutôt de "gueules jaune" . 
Ce dimanche c'est donc dans la mine que j'ai fait ma petite lecture tandis que Jean Marc faisait la topo. 
Que la nature raconte bien les histoires! Peut être que certains d'entre vous aimerons partager les quelques pages de ce beau livre... je vous mets donc quelques photos .  

Véro











dimanche 15 juin 2014

Addiction au jeu



"Game Over" nous avions dit.

Parti en promenade cet après-midi, j'ai découvert un glissement de terrain. En me penchant pour en évaluer la profondeur, je me suis aperçu qu'un descendeur et un basic pendaient à ma ceinture.
Je me suis exclamé "que c'est étrange" en me tapant sur le front.
En fait ma paume avait touché une Scurion.
Que de hasards!
Alors je suis descendu dans le trou, puis dans une large ouverture et vas savoir pourquoi sous des blocs.
Finalement j'ai trouvé une chambre d'exploitation, puis une autre, une galerie boisée et une galerie inondée pour arriver au cœur de notre ancien jeu.
Promis demain on passe à autre chose!

Jean-Marc