mercredi 29 janvier 2020

Turounet et Moulleterres


Lundi 27 janvier, Jean Claude, Sandrine, Patrick et Alain M

L'assemblée générale du club n'ayant pas permis d'aller sur le terrain samedi dernier, il est urgent d'y retourner et nous voici ce lundi matin à pied d'œuvre au départ du chemin Lambert le bien nommé.
La météo devrait être bonne jusqu'à midi, on verra bien

L'objectif est une nouvelle fois des départs repérés par Jean Claude lors de ses balades champignonesques en solitaire ou peut être des séances de méditations ?
Souvent je me dis "mais pourquoi et comment a-t-il pu passer ici » 

Le matériel est réparti et chargé dans les sacs et nous revoici sur un sentier, pour les 20 premiers mètres et ensuite ce sera du direct, sans intermédiaire, comme très souvent.

On commence par la grotte de la falaise. Petit départ, pas bien large où depuis l'extérieur on aperçoit du concrétionnement. Ce sera pour Sandrine. Ramping, deux mètres et hélas, ça se pince, c'est terminé.

On reprend les sacs et direction le MJ3 devant lequel on passe pour aller à son voisin, le "Voisin de MJ3", c'est son nom, original, non ?.
Il s'agit d'un amas de bloc et au-dessous, du vide, un puits bien mystérieux.
Concertation sur la méthode à employer pour "ouvrir" la cavité. Ce sera la méthode douce, comme pour un mikado, en sortant les blocs dans l'ordre, un par un.
Mais regardez le film en pièce jointe, ce sera du grand art.
Le puits se dévoile rapidement et lorsque le départ est sécurisé, Patrick y pénètre.

Hélas, déception, malgré la présence de quelques ossements au fond et après avoir remué blocs et terre, c'est bouché malgré un léger courant d'air soufflant. Rien de plus. La topo est levée, 7 mètres de profondeur, pas plus.

Nous repartons, un peu déçu. Direction Moulleterres. 
Quelques centaines de mètres plus tard, on passe sur 3 blocs innocents, moussus. Entre eux un petit trou et un Jean Claude en pleine forme qui y met la main puis le bras. Il y a du vide.
On s’arrête et c'est reparti pour une nouvelle désob. Rapide aussi, et un joli puits se dégage.
Sandrine le descend, c'est assez vaste mai là encore ça se termine rapidement (-7 m). Ce sera le trou du Bras, MJ080.

Et tiens, il commence à pleuvoir, bizarre...
Nous continuons notre marche pour essayer d’atteindre le sentier officiel, ce sera plus pratique si l'on doit rebrousser chemin pour la pluie.
Nous passons dans un lapiaz et à l'abri contre une paroi cassons la croûte. La pluie s'est arrêtée.
Nous repartons, atteignons le sentier et continuons la montée.
On passe devant une cavité repérée la semaine précédente et que nous avions pensé être l'Hématite.
Il faut vérifier. Sandrine descend, petit départ, petit puits puis une salle. Patrick la rejoint mais au bout de quelques mètres nous annonce qu'il y est déjà venu.
Le mystère rode, la topo n'est pas sur Karsteau. Se garderait il des secrets ? Non, après quelques recherches et en allant un peu plus loin, on aperçoit qu'il y a eu inversion de données avec une autre cavité injustement nommée MJ5.
Le faux MJ5 est revu et topographié et prendra le numéro MJ079. Il s'agit d'un départ déclive d'une dizaine de mètres. Une désobstruction y a été commencée mais à priori n'est pas terminée. Nous y retrouvons une corde de désobstruction.
Il faudrait utiliser les moyens spéciaux mais cette cavité n'est pas l'objet de notre sortie.

La pluie recommence, on continue quand même, Moulleterres est en vue.
Nouveau puits trouvé par Jean Claude. Descente, topo, remontée, -9 mètres, terminé.
Il en reste encore un, équipement, descente, topo, terminé, joli P12.

Et voilà, la pluie s'intensifie, il ne reste qu'une chose à faire, retourner aux voitures.

Bonne sortie, des cavités nouvelles et même si ce sont des petits trous, cela fait avancer la connaissance du massif.
D'ailleurs, sur ce massif nous sommes à la recherche de documents des précédents explorateurs ; Sur Karsteau ce secteur s'appelle le Broc et compte à ce jour 53 cavités recensées.


Le film de la sortie en cliquant ici

Alain M









lundi 20 janvier 2020

Pendant ce temps au SE 08



La Tour qui monte



La Tour prend garde !

SE08, encore et encore

Samedi 16 janvier.



Nous nous retrouvons à 9 pour continuer à tirer des seaux, tirer des seaux, tirer des seaux…
La pluie de la veille n’a pas arrangé les conditions et la boue est collante à souhait, les « pisserolles » faisant le reste pour ceux qui sont aux mauvaises places.

Deux personnes au fond, 3 personnes en haut du puits, une autre en bas du ressaut d’entrée et 3 à tirer, vider, repasser etc etc..
L’ambiance est bonne, les chants et les blagues fusent pour se donner du courage.
Ho hisse, ho hisse, Maurice, Maurice…
Tout y passera et à la fin de la journée ce sont plus de 100 seaux qui auront été remontés.
Bravo à tous, faut continuer…



Les participant(e)s : Kat, Véro D, Domi C, Jean Claude, Joël, Bubu, Philippe, Jean Luc et Alain M

Alain M
L'article du GRAS à ce lien



vendredi 17 janvier 2020

1, 2, 3 Montez….


Jeudi 16 janvier, Serge, Jean Claude et Alain M.
Ce n’est qu’à trois que nous nous retrouvons au départ du sentier Lambert, ce jeudi matin.
La météo est excellent e et il faut en profiter.
L’objectif est d’aller titiller un départ repéré par Serge lors de ses montées éclairs au pic du Merdanson. Il s’agit d’une fracture mise à jour par le recalibrage de la « piste » et qui présente la particularité, à chaque passage, d’aspirer fortement.

Suffisant pour nous, il faut y aller.
Départ vers 9 heures, on à pas fait 50 mètres que Jean Claude repère un départ. Pointage et nous continuons notre marche d’approche. Le sentier est magnifique et au début très progressif, même reposant pas endroit.
Las, au fond du vallon, pour atteindre le Col de Nabails, la pente augmente petit à petit et il me faut souffler de plus en plus.
Nous passons à coté de quelques cavités connues, Gouffre du Roc de l’Ours, Hématites etc.
Jean Claude qui est en veine comme d’hab, nous trouve un nouveau départ non pointé, un puits de 4 ou 5 mètres, peut être terminé mais au fond il semble que le courant d’air y soit aspiré. A revoir en détail.
Enfin, nous sortons du bois, passons près de la cabane de Nabails et atteignons la nouvelle piste.
Qui dit piste laisserait penser que la marche sera facile et reposante. Hélas, il n’en est rien et par trois fois la « pente » s’élève de manière très importante. Mais à quoi peut bien servir cette piste ?

Nous arrivons enfin à la cavité. Le courant d’air y est présent, aspiré violemment.
La désobstruction est simple, nous avons monté les moyens nécessaires.

A 13 heures Serge arrive à y pénétrer, une petite salle avec de vielles concrétions et des blocs scellés dans la terre. Le vent part vers le bas.
Pause casse-croute, au soleil il fait maintenant très bon. Le sol qui était gelé à notre arrivée commence déjà à dégeler.
On est bien, il fait beau.

Nous reprenons le travail et évacuons de nombreux seaux de terre et de cailloux. Deux personnes sont dans la cavité mais celui situé le plus près de l’entrée en prend plein le dos et la nuque. Il faudra songer à fermer l’entrée lors des travaux de désob pour avoir moins froid.
Un peu avant 16 heures nous stoppons, il faut penser à redescendre et rentrer.

Affaire à suivre.
Alain M
 Le massif de St Pé vue de l'ouest
 

mardi 14 janvier 2020

On fête la nouvelle année au Socle

Tenue de soirée exigée.
Pour célébrer la nouvelle année entre copains des profondeurs, il nous est venu l'idée, justement de déboucher quelques bulles sous terre.
Nous nous sommes donc retrouvés, l'Ancetre, Croods, Jacquouille, Mercredi, Santa Maria, et les trois inséparables Polaire, Bipolaire et Tripolaire et leurs enfants (comprenne qui peut) dans la grotte du Socle.
Je ne vous cache pas que des korrigans, farfadets, trolls, gobelins, krampus se sont invités à nos festivités gauloises…. et comble de tout, la plus terrifiante d'entre elles… un sanglier! Je vous rassure, celui ci n'était issu que de l'imagination d'une fillette terrorisée par les bruissements nocturnes!
A bientôt pour de prochaines aventures

Kat


La vidéo de Jean Claude est ici:  Tenue de soirée


lundi 13 janvier 2020

Désob du SE08, c'est reparti.


Après l’incroyable fin d’année 2019 au niveau du temps pourri, on retrouve enfin des weekends normaux, de quoi donner l’envie de reprendre des objectifs où il y a besoin de monde. Le boulot est certes ingrat mais à la clé il y aura une jonction dont certains d’entre nous rêvent depuis 40 ans, depuis qu’à leurs débuts de spéléo ils crapahutaient dans les boyaux très ventilés de la grotte se situant 300 mètres plus bas.
Ce matin nous sommes 7 à nous retrouver sur la petite place d’Omex. Heureusement, les nouveaux, Philippe, Damien et Pascal, sont venus grossir l’effectif car à 7 nous serons juste assez pour travailler dans des conditions raisonnables. Et encore, celui qui sera à l’entrée de la cavité  n’aura pas une tâche facile pour aller vider les seaux toujours de plus en plus loin.
Sont présents aussi Véro, Domi, Jean Claude et moi.
On monte tranquillou par ce petit chemin qui nous a vu passer tellement de fois pour monter au trou du Fou. Il fait beau, le temps est dégagé, pas d’écobuage en vue pour obscurcir le ciel. Le point de vue est toujours aussi époustouflant, le Pic du Montaigu est magnifique dans son manteau blanc.
Bonne surprise pour moi en arrivant au trou. Il souffle très très nettement. La toile d’araignée au dessus du trou est bien agitée. Bon signe. Les abords du trou ressemblent maintenant à un château en ruine. Au niveau de notre belvédère, nous décidons de construire une tour avec les gravats qui remontent du fond. Après la Reine, le Roy et le Fou, voici le trou de la Tour.
Et c’est parti. Chacun prend sa place. 2 personnes au fond, 2 personnes au sommet du puits et 3 autres étagés dans le méandre, le dernier en surface ira vider les seaux.
En fin de matinée, des renforts arrivent : Alain D et Jean Luc. Puis surgi de nulle part, PMA vient à la rescousse. Les seaux s’enchainent, les conneries fusent, les chansons paillardes montent du fond, l’ambiance est excellente. Jean Claude décroche pour aller allumer le feu. Il est 13 heures, on a raté l’heure ! Jean Claude relayé par Damien nous font griller saucisses, merguez, ventrèche, ...tout cela arrosé de rouge, de blanc, de cidre et de 4 galettes !
Alors que certains parlent de sieste, Dom remotive les troupes et nous voici repartis à la mine. Cette fois, on envoie 2 jeunes au fond. La remontée des gravats tombés cet hiver continu à une cadence qu’il est parfois difficile de suivre. En cette période trouble, certains parlent de monter un syndicat et faire valoir la pénibilité.
Vers 16h30, le soleil est passé derrière le Soum d’Ech. Ca caille de plus en plus, il est temps de tout plier et de se dire à la semaine prochaine ! Car on y retourne bien sur ! Ca va passer !

Les ruines du château ....et les restes de la Tour sur la droite.

samedi 11 janvier 2020

Balade à Bonrepaire

Bons copains à Bonrepaire
Il nous semble que ça fait une éternité que nous n'avons pas enfilé nos baudards. Le RDV est pris pour le 10 Janvier pour une cavité vantée pour ses admirables concrétions. Nous partons donc Caro, Marc et moi même pour Bonrepaire.
On ne m'avait pas menti. A peine l'entrée franchie, ce n'est que stalactites, stalagmites, colonnes, drapés, excentriques,... et même cristaux de gourgue.
Une merveille entre merveilleux amis, bref, such a perfect day…. tellement mieux que de boire de la sangria dans le parc,ou nourrir les animaux au zoo!
Une si belle journée, je suis si heureuse de la passer avec (eux)!
A bientôt pour de nouvelles aventures

Kat

   

dimanche 5 janvier 2020

Reprise à la Coume de Mengelle



Samedi 4 janvier 2020, Jean Claude, Joël, Bubu, PMA et Isabelle, Philippe, Pascal et Alain M.

C'est à 8 que nous nous retrouvons ce samedi matin pour une reprise de nos activités.
 
Nous sommes en pleine période de chasse et difficile de trouver des secteurs où il n'y aura pas de chasse en cours.

Nous nous retrouvons en vallée de Batsurguere, du côté de Ségus.
Las, là aussi la chasse bat son plein mais heureusement, nous serons du bon côté et éviterons de déranger les chasseurs, nous les voyons, alignés à leur poste, orange fluo oblige.
 
Après avoir galéré pour garer les véhicules, nous prenons le matériel et suivons Jean Claude. Objectif, 2 cavités repérées il y a quelques années, sur la Coume de Mengelle.
Et oui, Jean Claude est du pays et à même son nom sur la carte. Célèbre !

La montée est facile, plutôt jolie, et nous arrivons là où devrait se trouver le départ.
Pour l'atteindre, nous devons redescendre un peu, le talweg est trop escarpé et il y aurait risque de chute.
Nous voici dans le ruisseau, aujourd'hui il est à sec.
Nous remontons d'une centaine de mètre et à côté d'une pseudo cascade nous découvrons le départ.
Hélas, il faut se rendre à l'évidence, le fond est bouché très rapidement, ce n'est même pas nécessaire d'entamer une désobstruction. Le rêve d'une cavité qui nous mènerait directement sur un actif s'évanouit promptement.

Photos, le coin est joli et il y a même des petites fleurs et nous revoilà parti pour la seconde cavité.

Elle est vite atteinte, cette fois ci en rive gauche du talweg. 
Il s'agit d'un petit départ entre paroi et humus.
Nous commençons à gratter, la belle américaine s'ébroue et .. on se rend à l'évidence, au fond, un mètre plus bas, cela est bouché.
L'absence de courant d'air se rajoute pour nous démotiver un peu plus.

Il est presque midi, nous continuons le sentier pour trouver un coin pour pique niquer. Ce sera un peu plus loin, sur l’arrête, à côté de la cabane de Héchète.

Un joli pique-nique comme à l'accoutumé, avec en prime une galette des rois et des truffes au chocolat. Un régal. Le soleil est là et les flammes d'un petit feu nous réchauffent, on est bien.

Dans ce coin, peu d'autres cavités connues, vers 15 heures nous serons de retour aux voitures.

Ensuite nous allons voir le fond du poljié d'Omex avec sa perte qui hante les rêves de certains ! Que d'eau, que d'eau lors des crues et quel réseau doit-il y avoir au-dessous ?

A suivre...
Alain M