mercredi 27 mars 2019

Gouarette, on vous avait prévenu, ce n'est pas fini....

Mercredi 27 mars 2019
Quatre convertis à la Gouarette se retrouvent ce matin vers la pisciculture de Pé de Hourat : Jean-Claude, Marc, Sandrine et Patrick.
Beau temps mais un peu frisquet donc nous ne traînons pour entrer dans le trou. Nous alternons les séances de paillages avec celles de burineur et peu à peu nous grignotons un, puis deux mètres. L'élargissement est désormais à portée de main et notre dernière batterie nous permettra d'ouvrir un passage in extremis. 

 Départ du petit puits à l'extrémité du méandre

Ce n'est pas très confort mais ça passe. Nous descendons un petit puits de 4 m qui nous amène au bas du méandre. C'est plus large mais, après un virage, le conduit se referme sur une rigole étroite qui plonge dans un beau puits d'une dizaine de mètres. Cela fait 10 à 15 cm de large et c'est sûr, là ça ne passe pas. Pourtant, 1,5 m plus bas c'est gros !!!! Donc vous l'aurez compris, ce n'est pas fini et vous aurez encore droit à un petit message sur ce blog en fin de semaine..... 

 Au bas du puits, le méandre devient "humain"

Avant de se pincer à nouveau
En remontant nous vidons la dernière batterie dans le passage étroit au sommet du P.4. Nous ressortons après 8 h de travaux... Faut y croire....


 La suite est là, 1,5 m plus bas


La vidéo de Jean-Claude c'est ICI

Patrick 

lundi 25 mars 2019

Gouarette encore et ce n'est pas fini....

Dimanche 25 mars :
Bon, c'est vrai que c'est un peu répétitif comme prose mais parfois au GSHP on manque sérieusement d'imagination... Donc inutile de planter le décor, la Gouarette vous connaissez : 3/4 d'heure de marche, petit méandre, petits puits, perforateur, burineur, masse, burin patati patata, on tape, on se passe des cailloux etc... Bref on s'occupe.
J'oubliais les acteurs : Alain, Isabelle et Pierre Michel, Gustave, Sandrine et Patrick. 
Bilan de la journée : le méandre d'entrée a été aménagé aux normes handicapés (c'est tout confort) et au fond le chantier a progressé de 2 bons mètres. Cela semble un peu plus grand plus loin avec sans doute la possibilité de descendre au fond de la fissure. Il faudra peut-être encore 2 séances pour arriver jusque là (vous n'avez pas fini de voir des articles sur la Gouarette....).

Pierre Michel à l’œuvre dans le méandre d'entrée
pour la mise aux normes PMR. Le barreau au premier plan
est en buis 1° choix et certifié CE. La légère inclinaison garantit l'écoulement des matières gluantes de la zone d'entrée. 



Accès au méandre terminal


La grande salle de -25 m. Rotation des équipes...

Retour vers la lumière (et le cloaque d'entrée).
Patrick


dimanche 24 mars 2019

Dans la Perte de la Soulabère N°1

Mercredi 20 mars 2019
Quelle mouche m’a piqué de pointer mon doigt sur cette cavité pour une sortie solo, alors qu’il fait un temps magnifique ?
Ce sera sans regret quand même !
L’entrée se situe juste derrière la ferme Soulabère à Peyrouse ou les propriétaires recommandent qu’on les appelle pour se stationner dans leur cour.
Franchi les derniers bâtiments, un joli chemin descend tranquillement dans le fond de la prairie. Quelques épaves d’automobiles d’un autre temps, pare-chocs chromés, reposent ici pour l’éternité.
Dans le fond d’une des nombreuses dolines qui ponctuent un chemin imaginaire entre Peyrouse et la Grotte de la Résistance, on trouve la majestueuse entrée de la Perte de la Soulabère N°1.
La descente vers le porche est assez raide et dès la falaise surplombant le trou passée on est dans l’ambiance... C’est déjà très sombre, très moussu, et le sol est encombré de boue et branches transportés par le courant qui coule inexorablement vers la perte les jours d’orage.
L’entrée dans la galerie est assez étroite, il faut déjà se mettre à quatre pattes.
Quelques Meta Bourneti et 2 petits rhinolophes accrochés aux parois. Puis on progresse facilement sur une dizaine de mètres jusqu’au premier puits P12.
Tout est parfaitement équipé, les spits sont en bon état. Merci le Spéléo Club de Baudreix !
On atterrit dans le bas du puits dans une petite salle  où quelques départs en hauteur sont inaccessibles seul. Le lit du ruisseau fait un joli méandre vers la gauche, puis la droite pour contourner la masse imposante d’un remplissage d’argile au beau milieu. La suite est vers le bas, y’a qu’à suivre la trace du cours d’eau (mais aucune eau ici aujourd’hui).
En sortie de salle, ça se rétrécit dans un court boyau un peu resserré. Là je bute sur un amoncellement de boue et de branchages et 3 grosses « molaires » qui colmatent l’ensemble. Mais surtout empêchent même tout faufilement... Il me faudra 20’ pour désobstruer le passage avec les moyens du bord. Une fois déblayé, on passe un ressaut en toboggan  assez raide et très glissant.
A son pied, on est dans une toute petite salle, plutôt une fracture avec pendage fort. Pas mal de boue au sol encore et encore... et des parois de roche mère sans aucune calcification. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que tout se met en charge jusqu’au plafond lors des crues, les parois en portent les traces.
Je me glisse dans la galerie qui se poursuit au ras de la salle sur 2 ou 3 mètres peut-être à peine avant de se resserrer sans aucune possibilité de s’y glisser. Je ressors bien couvert de boue de la tête aux pieds ! Je pense avoir atteint les -48m de la topo... ou peut-être un peu plus ?
Au retour je « m’égare » un peu dans les parties secondaires. Une corde en fixe permet d’atteindre une cheminée sans suite. Je reviens dans la partie principale.
Je ressors après 1h45 sous terre.
L’examen plus attentif de la topo au retour me laisse perplexe... Ma désob : s’agit-il de l’étroiture en orange sur la topo ?? PMA à ta réponse en commentaire, merci !



 Marc

jeudi 21 mars 2019

After de la full moon party à Montalibet

After de la full moon party à Montalibet
Ça sonne un peu comme une grosse fête sur une plage...
Et bien non, mais nos cœurs étaient à la fêtent de se retrouver pour une nouvelle aventure souterraine.
On part où?

Deux propositions: les Choucas ou Montalibet. Hum, l'accès pour les Choucas est au milieu d'une falaise et il fait nuit... cherchez l'erreur de la part d'une population qui évolue avec une lampe vissée sur le crane!

Allons à Montalibet! Et c'est parti pour l'équipée sauvage (Marc, Sandrine, Véro et bibi)!
Véro nous prévient: c'est étroit.... ,en fait c'est sacrement étroit! Non en fait c'est vraiment étroit!!
Sandrine s'épuise dans ce méandre. Véro reste avec elle pendant qu'avec Marc nous lui passons dessous afin d'essayer de rejoindre le P14, juste pour voir si on est loin.
Enfin on ne se donne que 10 minutes, histoire que nos deux amies ne se gèlent pas à nous attendre.
Bon vous imaginez bien que l'on n'a jamais atteint ce P14, donc on reviendra en journée!
A bientôt pour de nouvelles aventures

Kat

mardi 19 mars 2019

La Gouarette Acte II

Mardi 19 mars 2019
Une grosse équipe se retrouve ce matin à la pisciculture de Pé de Hourat : Alain, Pascal, Gustave, Caroline, Jean-Claude, Sandrine et Patrick. Pour faire venir tout ce beau monde, on avait vendu le retour du beau temps. Arrivés au trou, les premières gouttes nous poussent à aller sous terre pour finaliser l'agrandissement de la première étroiture. Ceci fait, il faut ressortir et on en profite pour casser la croute... sous la pluie... Retour sous terre, ça passe, l'acte II peut commencer. Sandrine équipe un petit puits très concrétionné (4 à 5 m). Les parois se resserent, c'est bien humide mais ça continue. Patrick s'occupe du puits suivant sensiblement de la même hauteur. Les parois se resserent à nouveau, mais là, ça ne passe plus. A ce niveau le méandre s'enfonce profondément mais en restant impénétrable sur plusieurs mètres. Cependant, juste au-dessus, un petit boyau semble donner accès à du plus gros. C'est là que nous reprenons les travaux. Grâce au burineur qui passe de main en main, nous parvenons à franchir une première étroiture. Derrière, un petit élargissement surplombe le méandre vu précédemment. Ça a une meilleure gueule et puis il y a le courant d'air et tout au bas le ruisselet semble se poursuivre dans "peut être" du plus gros. En tout cas on y croit. Alors on reprend le labeur. Pascal pour qui c'est la première sortie au club se prend vite au jeu et il faut un peu se battre pour arracher le perfo des mains de Caroline et de Gus qui s'éclatent avec le burineur. On ira jusqu'au bout des 4 batteries. Nous ressortons vers 18 h, bien humides, mais pas mécontents de voir que la Gouarette n'a pas dit son dernier mot. L'acte II risque d'être un peu plus long, mais les acteurs sont gonflés à bloc....

Le second puits vu au travers de la buée qui couvrait l'objectif.
La prochaine fois on fera mieux.

Patrick

samedi 16 mars 2019

La Gouarette, de bonnes nouvelles

Vendredi 15 mars. Nous sommes 6 pour continuer la désobstruction de la perte de la Gouarette, Sandrine, Caroline, Patrick, Jean Luc, Jean Claude et Alain M.

Il a fallu jongler un peu avec la météo avec un jour beau et un jour mauvais.
Ce vendredi ce sera entre les deux et nous passerons à travers les gouttes.
La montée est rapide, dans le sous-bois de nombreuses fleurs sont écloses, signe de l'arrivée imminente du printemps.

A onze heures nous sommes sous terre et continuons cette désobstruction qui ne se laisse vraiment pas faire.
La calcite est molle, la roche hétérogène et pour corser le tout de temps à autre nous traversons de part en part.
La zone est exiguë, humide et grasse à souhait et il nous faut surtout l'élargir pour pouvoir continuer à avancer.
A l'aide de 2 petits bidons découpés pour l’occasion, la remontée des gravats se fait petit à petit mais les positions sont vraiment inconfortables.

Le marteau piqueur nous joue son chant et nous avançons doucement mais surement.

C'est la pause casse-croûte puis retour au turbin.
Chacun son tour, il faut tourner, se croiser dans des positions ubuesques (pas bubuesques!).

Caro s'initie à la pratique du marteau piqueur, y prend plaisir et nous dit tout à coup, j'ai traversé, y’a du vide, c'est noir.
D'ailleurs, au-dessus le vent se met à souffler de plus en plus fort, signe flagrant qu'il se passe quelque chose.

Il faudra encore 2 ou 3 relais pour qu'un puits presque praticable, d'environ 4 mètres avec en bas un ressaut et ensuite encore une autre tirée de 4, se dévoile à nous.

Mais il est déjà 17 heures trente, le retour sera long, nous laissons le chantier pour la fois suivante.


Affaire à suivre...





lundi 11 mars 2019

La grotte des Valugues

Dimanche 10 mars, Isabelle, Pierre Michel, Jean Luc, Jean Claude, Bubu, Gustave et Alain M

Nous sommes 7 ce dimanche pour une sortie dans les PA, du côté d'Arthez.
La météo n'est pas terrible mais à 7 h 30 les observations locales "saint péenne" sont "du bleu sur le massif" et nous maintenons la sortie.
Nous aurons bien raison car à part un peu de bruine lors de la montée, le temps restera variable, sans pluie jusqu'à l'après midi.

Départ au Pont de l'Arressec, l'Ouzom est grosse et charrie déjà les eaux de fonte, la douceur des jours précédents se faisant sentir.

Petit sentier en pente douce sur un kilomètre puis c'est quasi direct pour les 300 dernières mètres en dénivelé. Notre guide est bon, même très bon et nous réussirons presque à éviter tous les éboulis.

Seuls obstacles à notre progression, ce seront les petites chenilles de la pyrale qui sont déjà nées vue les chaleurs des jours précédent et qui se balancent au bout de fils invisibles.
Elles ont déjà consommé toutes les feuilles des buis et maintenant grignotent l'écorce, signe d'une mort certaine de tous les arbres.

Nous arrivons à l'objectif après environ une heure de marche.
Equipement et c'est parti pour la découverte.
Il s'agit d'une très jolie salle déclive, creusée à la faveur d'un joint, nous le voyons très bien avec le plafond plat et une dalle immense qui jonche le sol.
La particularité c'est que la grotte est très concrétionnée, un régal pour les yeux.

Le bas de la salle est encombré de blocs, tous recouverts par une grosse couche de calcite. Un petit boyau, atteint en escalade, livre une vasque avec en plafond de très nombreuses concrétions.
Une chauve-souris habite la zone. Voir la photo, sur laquelle on distingue la présence d'un parasite, une grosse tique.
Attention, ne pas oublier qu'elles (les tiques) sont présentent sous terre et sont parfois vecteur de maladies très graves.

Nous passons la cavité au peigne fin mais aucune suite digne de ce nom ne se révélera à nous. Plusieurs ramping mais tout est colmaté par la calcite.

Il ne reste plus qu'à tirer la topo, faire des photos et nous déclarons la cavité terminée.
A noter la présence de 3 petits rhinolophes et d’un grand.

En conclusion, très belle cavité pour une sortie du dimanche.

Le film de la sortie par Jean Claude en cliquant ici.

Alain M

Photos : GSHP
Les Pyrales : Internet www.lacote.ch


vendredi 1 mars 2019

Echec à la Colonne.

Nous sommes 7 ce jeudi 28 février pour poursuivre l'exploration de la très belle grotte de la Colonne. Il y a Joël, Jitoine, Jean Claude, Gus, Serge, Alain D et moi.
Le temps est magnifique, nous avons tout le matériel nécessaire et la chasse est finie ! Ajoutez à cela toute la motivation et l'entrain de notre petit groupe et vous verrez que tous les ingrédients sont réunis pour que ce soit une belle journée d'explo.
Comme d'hab, nous prenons le bon chemin de Bat de Haü, puis on bifurque à droite sur le sentier à peine marqué de l'Abetou au niveau de la grange en ruine d'Aoure, et arrivés au 2 sapins, ou plutôt ce qu'il en reste, à gauche toute en hors piste. La montée est rapide est soutenue. Un peu trop peut être... Bien sur, au jeu du Hors piste, on trouve des trous! Ce sera d'abord le trou Jojo. Jolie salle en pente d'une dizaine de mètres de long mais terminée. Le trou existe, le Dol's avait son instrument préhistorique: une boite topo Vulcain.
Un peu plus loin, l'entrée d'un gouffre d'une dizaine de mètres de profondeur: le trou du Jitoine essoufflé. Le départ est trop étroit, on verra tout à l'heure.
Entrée de "La Colonne"
On arrive enfin au trou de la Colonne. Le courant d'air nous attire. rapidement équipés et quelques friandises en guise de repas et c'est parti. Alain topote. Le passage étroit va nous résister plus longtemps que prévu. La roche est dure, très dure, trop dure... A 14 heures , on ressort manger, Joel est à la limite de l'hypoglycémie!
Fond de "La Colonne"
Après un repas frugal dans une ambiance conviviale où les blagues s’enchaînent sans cesse, le passage est enfin franchi, Gus en tête. Mais 10 petits mètres après, dans du "pas très gros", haut de plancher et bas de plafond, il faut se rendre à l'évidence. la galerie plonge laissant apparaître quelques vides mais les concrétions ont tout bouché. Seul un bon courant d'air nous fait regretter la suite qu'on est en train de rater. Le travail est possible mais serait très important. On ressort et direction le trou du Jitoine Essoufflé. Notre dernière batterie rend l'âme. Jitoine prend la massette, il n'est plus essoufflé du tout, et à force de persévérance ouvre le trou pour un petit gabarit. Et quand Serge fait partie de l'équipe, le petit gabarit est vite trouvé ! C'est un joli puits d'une dizaine de mètres de profondeur qui à la base fait 5 mètres par 3. Le sol est plat, sans aucune suite possible. Un croquis d'explo pour que le trou existe et c'est reparti vers le trou du Bloc repéré la semaine dernière. Le bloc est vite enlevé ainsi que la terre sur le premier mètre. Mais ce qu'on croyait plus bas être de la terre facile à sortir, s'avère être un bombement rocheux. Le passage n'est vraiment pas large. Même pour Serge ! C'est pour dire ! Pourtant, 3 mètres plus bas, un élargissement vaudrait le coup qu'on y jette un coup d’œil.
Retour aux voitures à 18 heures. Pas de grosses découvertes aujourd'hui mais une bien belle journée.
Bubu
Photos: Jitoine




La vidéo de Jean Claude est visible sur le lien suivant :

www.youtube.com/watch?v=sGO9gy1tKuA