dimanche 31 mai 2015

Dans le bois de Poutbelou



Samedi 30 mai 2015. Photos et vidéo JCM.
C'est à 5 personnes que nous sommes allé bartasser dans le bois de Poutbelou, du côté de Pourrère, au dessus de la cabane à Peluhet... On peut dire aussi que c'est derrière le Col d'Andorre quand on monte depuis la barrière du Bergons....mais c'est moins joli !
Jean Claude de retour de l'Agué à la recherche de mousserons (il m'interdit de dire le lieu sous peine de représailles!) est tombé sur de beaux trous non marqués sur la base. Il nous guide sur cette zone magnifique (Patrick, Sandrine,  Bubu). Jean Luc nous rejoindra vers midi.
Au final c'est une dizaine de trous qui seront répertoriés, topographiés et marqués de L 49 à L 57. Le "L" c'est pour le Col de Lhez, l'autre nom du col d'Andorre.
Dans le Puts de la Combe, Patrick trouve un squelette de chien avec le collier. Sur le collier un nom "Peluhet" et un numéro de téléphone à 8 chiffres... Il y a un moment qu'il a du tomber puisqu'on est passé à 10 chiffres en 1996 !
Jean Claude appellera ce numéro le soir même en rajoutant 05 devant. Et on lui répond ! Il apprend que le Chien était à Paul Peluhet décédé il y a 10 ans. Jean Claude doit porter le collier à son épouse qui lui a dit avoir cherché ce pauvre chien pendant longtemps. Il avait disparu un an avant la mort de son mari (il y a donc 11 ans) et elle a beaucoup apprécié qu'on lui dise qu'on l'avait retrouvé. Cette dame a 80 ans et est montée à l'Agué pour la dernière fois il y a 5 ans !
Le Puts du Pont est un joli trou d'une trentaine de mètres de profondeur malheureusement terminé lui aussi. Le coin est sympa, Sandrine a préparé de quoi se réchauffer et il est l'heure de manger ! Jean Luc arrive guidé par nos éclats de voix.
Le trou suivant, L54, sera exploré par Sandrine et méritera d'être revu car à travers une trémie, un nouveau puits se devine....
Et on bartasse, et on bartasse, et on bartasse. On trouve des petits trous et des moyens trous descendus dans la foulée et topograpiés par Patrick qui n'a plus le temps d'enlever sa combinaison. La cadence est infernale.
Enfin, une énigme. On tombe sur une fissure méandriforme, près du sentier de la cabane à Peluhet, totalement impénétrable mais marqué L303. Or sur notre base, il y a un L303, beaucoup plus haut, exploré par les copains du GRAS et dont on a la topo... Y aurait-il deux L303 ? Bref, il faudra aussi revoir de près cette fissure où un bloc empêche tout passage ...pour le moment.
Grosse journée avec un retour aux voitures vers 20 heures. Le brouillard ne nous a pas lâché de la journée mais on s'est régalé. Patrick et Sandrine ont préféré aller dormir au Yerse pour voir d'autres trous le dimanche.
Voici le lien YouTube de la sortie d'hier:  Dans le bois de Poutbelou

Sortie Biospéologie,

Sortie Biospéologie, 30 mai 2015, Véro et Willi.
C'est l'été qui arrive, nous décidons de faire une petite virée spéléo avec William: observation des animaux cavernicoles. 
Nous descendons donc sous terre  pour observer la faune souterraine et faire quelques photos. 
Willi tu viens? mais où est-il?

Je le vois prostré à côté de son kit à regarder fixement un truc à ses pieds. 
Willi coucou tu m'entends? 
Oui oui, j'arrive. 
Willi tu oublis ton kit, tu sais le truc rouge à coté de  toi... 
Quoi? 
Oup's c'est plus grave que je ne pensais . 
Ben vous savez quoi? A ce moment précis Willi est tombé amoureux ..... d'une cavernicole!
J'ai passé 6 heures de temps à essayer de lui faire comprendre que son idylle était impossible et qu'il faudra bien à un moment qu'il ressorte de la cavité. Du coup j'ai pris plein de photos de la donzelle pour qu'il ait un souvenir ....mais il ne veut pas que je les publies: c'est trop perso qu'il dit.   
Donc ben désolée les copains pas de photos pour ce coup ci! 
On s'est vraiment régalé à observer la faune souterraine. 
Un grand respect pour tous ces animaux qui paraissent venir d'un autre temps, d'un autre monde et que l'on prends trop rarement le temps d'observer. 
Véro

Si on traversait les dépilages ?

Sur la bonne voie par Jean Marc. Le 30 mai 2015

De retour à la mine d'Estaing pour une exploration plus en profondeur et pour de la topographie, nous avons pu admirer la beauté du travail de l'époque. Il nous faut maintenant traverser des dépilages et escalader vers les niveaux supérieurs. Nous reviendrons, j'espère plus nombreux pour pouvoir porter le perforateur et les cordes.


mardi 26 mai 2015

Sur les flancs est du Merdanson

Lundi 25 mai 2015
Nos incursions sur les massifs bordant la rive gauche de l'Ouzom sont occasionnelles. Cependant, sans doute attiré par l'annonce d'une pousse de champignons, notre ami Jean Claude avait déniché un joli trou souffleur. Comme nous recherchions également quelques gouffres figurant dans les fiches de Karsteau, nous décidons d'aller traîner nos bottes dans le vallon du Turonnet. 
Nous sommes 5 au RV d'Arthez d'Asson (Jean-Claude, Etienne, Jean-Luc, Sandrine et Patrick). En montant vers le haut du vallon où s'ouvre le trou souffleur, nous essayons de retrouver "Hématite", un gouffre qui aurait une profondeur d'environ 30 m. Nous découvrons une entrée que nous verrons à la descente. Plus haut, quelques rubalises témoignent des travaux effectués par la SPPO qui recherche également dans ce secteur. 

 Dans le vallon du Turonnet
Aujourd'hui, l'entrée du gouffre ne souffle pas franchement, mais le temps n'est pas favorable. Avec Etienne nous équipons le premier puits de 13 m. Au bas, un soupirail mène à un second ressaut de 4 m suivi d'un laminoir incliné, étroit et bien sculpté par l'eau. Derrière, nous parvenons au sommet d'un joli méandre faiblement actif. Malheureusement, à -26 m celui-ci devient strictement impénétrable... Des travaux semblent un peu trop illusoires aussi nous remontons en faisant la topo.

 Jean-Claude devant sa trouvaille

Nous redescendons vers le premier trou repèré à la montée. Au passage, nous désobstruons l'entrée d'un petit gouffre bouché à -8 m. 

 Petit puits de 8 m découvert non loin du roc de l'Ours

Revenu à la 1° entrée, c'est Sandrine qui s'y jette. Elle ressort un peu plus tard après avoir descendu deux ressauts. Nous effectuons la topo et tentons une petite désobstruction au terminus, vers -10 m. Un peu plus bas, deux autres puits sont descendus et topographiés, tous deux sont terminés à respectivement 9 et 11 m de profondeur. A noter que tous ces trous s'ouvrent à moins de 50 m du sentier ; en s'aventurant un peu plus loin nul doute qu'il y a d'autres cavités à trouver...


CR Patrick

Une petite vidéo de Jean-Claude ici.

dimanche 24 mai 2015

Le dernier des Mailhouquets

Samedi 23 mai 2015
Nous avions prévu de monter à Yerse, mais les volontaires pour la désobstruction n'étant pas légion nous avons du revoir notre objectif d'autant plus que météo France faisait grise mine pour le week-end... Du coup, nous décidons de retourner aux Mailhouquets pour terminer le travail et prospecter un peu. Nous sommes donc 3 à la carrière d'Asson (Etienne, Sandrine et Patrick). Le plafond est bas et il ne fait pas très chaud pour un mois de mai. Nous montons par le sentier des Boutils et aux Escalats nous piquons vers l'est pour rejoindre les Mailhouquets tout en prospectant un peu (env. 1 h 30) . L'exploration du dernier trou qui nous restait à voir est vite réglée, Etienne ayant eu la bonne idée de forcer l'étroiture avant même que nous sortions le perfo. Trop fort ! Je le suis, un peu penaud, car c'est moi qui avais buté la fois précédente sur ce passage. "On vieillit mon pauvre monsieur !"... On lève la topo et on ressort plus rapidement que prévu. C'en est finit des Mailhouquets... 

 La pseudo étroiture des Mailhouquets

Comme le ciel se dégage un peu nous partons dans la face est des Toupiettes pour fouiller les pentes raides qui plongent sur plus de 600 m vers la Génie Braque. Il y a de beaux affleurements mais pas de trou à l'horizon. Nous contournons le sommet pour gagner le flanc nord et revenons vers le sentier de l'Isarce par une longue traversée horizontale. Cent cinquante mètres avant d'arriver aux Escalats, nous découvrons un gouffre qui ne figure pas dans la base. C'est un beau puits-perte de 12 m de profondeur hélas bouché. 
Un TP sans numéro...

 Comme il nous reste un peu de temps nous en profitons pour aller revoir le gouffre de la Libellule (TP 37) tout proche. En effet nous y avions noté un fort courant d'air et sa position en bordure de doline pouvait sembler plutôt favorable. Aujourd'hui, il n'y a pas d'air. Il faut dire que la chape de plomb est retombée sur le massif et le temps est devenu menaçant. Après un premier puits de 12 m, un second cran de 5 m mène à un méandre impénétrable. Mais, en y regardant de plus près, on devine un agrandissement tout proche. Vu la morphologie du trou, et le courant d'air très net constaté à plusieurs reprises, il est certain que nous reviendrons. Nous dressons une topo rapide, car dehors une pluie assez dense s'est mise à tomber. Elle nous accompagnera jusqu'à la voiture.

Des ossements de caprins au fond du TP 37.

CR Patrick

vendredi 22 mai 2015

Betharram à la télé.


Le Dol's joue les stars et il le fait bien!
Retrouvez le en suivant le lien Grottes de Betarram

dimanche 17 mai 2015

Pas de mousseron mais des trous

C'est ainsi que commençait un mail de Jean Claude. Parti de bonne heure à la chasse aux mousserons, il est rentré à travers bois et a repéré plusieurs trous dont un très beau porche. Il a d'abord senti l'air glacial qui lui tombait dessus avant de voir le trou ! Il n'en fallait pas plus pour qu'on monte une petite équipe et aller voir tout ça.
Nous sommes 3 ce samedi 16 mai. Il y a Véro, Jean Claude et moi. je vais encore devoir courir pour ne pas me laisser distancer par les 2 gazelles ! Nous ne sommes que 3 et on porte tout le matériel nécessaire et les sacs sont lourds, voire très lourds. Le beau temps attendu n'est pas de la partie et le vent, le brouillard et les nuages s'en donnent à cœur joie.
Après une montée rapide jusqu'au col, Jean Claude se lance tout droit dans la pente à plus de 50 degrés. "on a 200 mètres à perdre en dénivelé" qu'il dit. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu'il va bien falloir les remonter!
Jean Claude semble flotter de sa démarche aérienne sur les blocs glissants et les tapis de feuilles. Pour moi, c'est autant de pièges qui essayent de m’entraîner plus bas, plus vite que prévu.
Il regarde son altimètre. "Bon, on y est, on va rester à flanc maintenant, plein Nord". La prospection type Dahu commence.
Rapidement on tombe sur une belle entrée découverte par le CAF, redécouverte par Mesclagne en 2005, marqué L 22 et d'après notre base de données, le trou n'a jamais été descendu. Un arbre, un goujon, 20 mètres de nouille et la Moufette s'élance pour voir le fond du puits.... qui sera aussi le fond de la cavité.  Juste à côté, il y a le L 23 mais sans intérêt.
On repart en s'éparpillant et je tombe sur un beau tube qui plonge sur au moins 10 mètres. La Moufette a eu tord de garder son équipement mais ne va pas se faire prier pour descendre ce nouveau trou qui malheureusement sera bouché vers -12.
Et on bartasse, et on bartasse, et on bartasse..... Jean Claude nous dit qu'on est trop loin, on a du rater la grotte. Et si on se cherchait un coin pour manger ? Hé bien figurez vous qu'en cherchant ce coin, Véro trouve un trou avec un fort courant d'air aspiré! Bon, on mange ici, on verra ça le ventre plein.
Il fait froid, un bon feu va nous réchauffer.
Après un aménagement de l'entrée, Véro descend un premier ressaut ébouleux de 4 mètres, puis un second de 3 mètres pour enfin tomber sur une jolie galerie qui débouche en lucarne sur un beau puits rond de 3 mètres de diamètre mais profond que de 5 mètres. Mais elle est en bout de corde et ne peut pas le descendre. Toutefois, le fond est plat et semble bouché de partout. Il faudra peut être le revoir à l'occasion.
Jean Claude décide de remonter de 50 mètres en dénivelé et de prospecter vers le Sud cette fois ci. Et enfin on tombe sur cette grotte. Entrée magnifique déjà vue par Jacques Jolfre, marquée JJ 3 et rebaptisée L 307. Il est déjà 16 heures mais il faut aller voir d'où sort le courant d'air, nous sommes là pour ça!!! La trémie est vite atteinte vers moins 20. Malheureusement, pas un souffle d'air vu les 12, 13 degrés qu'il fait aujourd'hui dehors. Et pourtant la semaine dernière, il y avait un souffle formidable ! Bon, on reviendra un jour de grosse chaleur.
Il est grand temps de penser à rentrer. Jean Claude voit sur son GPS qu'on n'est qu'à quelques encablures du JJ 2 (L305) On cherche, on trouve! Véro est toujours équipée alors elle s'y colle toujours sans se faire prier! C'est un toboggan qui descend gentiment jusqu'à -15 environ. La topo semble sous cotée.
Jean Claude repart vers le Nord pour rattraper le chemin mais retombe sur un trou .... Il y a 2 spits à l'entrée. On le retrouve sur la base de données, c'est le L020,  il fait 10 mètres. On le descend pas. C'est à ce moment que j'aperçois un chemin en haut d'une raillère. Les deux autres rigolent. J'insiste. Ils rigolent et continuent de monter en travers. je re insiste mais ils ne m'écoutent plus et tombent.... sur le chemin au niveau du raccourci. A mon tour de rigoler ! Les zig-zags pour reprendre une 100 aine de mètres jusqu'au col, le brouillard et le vent et enfin le descente sur la piste bien encombrée par les arbres tombés cet hiver. D'ailleurs c'est en arrivant sur la piste que je tomberais moi aussi sous les flash de la moufette.
18 heures on est aux bagnoles. Plein les pattes et plein les yeux. Pas de grosses trouvailles, mais une excellente journée de passion partagée.
Bubu.

La vidéo de JC est ici

Ce périple à exacerbé l'esprit poète et imaginatif de la Moufette:

                                                      JC, Bubu et la Moufette,
Je suis la poinçonneuse des nanas
La fille qu'on croise et qu'on n'regarde pas
Y a pas de soleil sous la terre
Drôle de croisière... 
J'fais des trous des p'tits trous encore des p'tits trous

Mais JC a dans sa veste
plein d'extraits de point GPS
avec Bubu y font les comptes 
et trouvent toujours ces 2 grands Pontes  
des p'tits trous des p'tits trous des p'tits trous partout 
Des trous de seconde classe
Des trous d'première classe.

Pendant c'temps j'fais la zouave
Au fond des trous a la voix suave 
Des p'tits trous des p'tits trous toujours des p'tits trous
des p'tits trous des p'tits trous des p'tits trous partout
des petits trous des petits trous ! 
Ils étaient petits, mais plein de charme... 

Véro

Ci contre, les dégâts des avalanches sur la piste.

vendredi 15 mai 2015

La mine dans les nuages

Jeudi 14 mai

Une mine de quoi? Seul un poète peut répondre.

Cette mine existe sur un nuage au-dessus d'Arrens, je l'ai vue aujourd'hui. Et puis elle a un puits qui permet probablement de descendre du nuage. Nous irons voir ça bientôt.

Jean Marc

jeudi 14 mai 2015

Un petit tour au 147,

Jeudi 14 mai

Je suis passée  voir l'état de l’équipement en place dans le puits du 147 vers le col d'andore. Il faudra surement remonter la corde et purger tous les  paliers du 2ème puits si on veux y continuer l'explo.   
Véro

mardi 12 mai 2015

Alors Bécole ou Tillata ?

En 1947, l'abbé Abadie accompagné par Pierre Robert de Pau découvrait puis explorait un gouffre du côté de la Bécole (Asson - massif de St Pé) jusqu'à la profondeur de 55 m. Le compte rendu de cette exploration tient en une ligne dans l'un de ses ouvrages :  "le Sanglier du Picharrot". 
Le gouffre est soit disant retrouvé et descendu par le GSHP en 1984, mais il n'en reste pas grand chose dans les archives du club et encore moins dans la mémoire de ceux qui l'auraient exploré... Dans l'inventaire, il est donné pour -45 mais sans topo. En plus, les coordonnées publiées à cette époque correspondent à une autre cavité profonde d'une petite dizaine de mètres seulement. Cela ajoute un peu à la confusion et il devient alors évident que nous avons perdu le gouffre de la Bécole....
Cela reste vrai jusqu'en ce printemps 2015 où un habitant d'Arthez d'Asson, chasseur et arpenteur des forêts du massif de St Pé, indique à des spéléos palois de la SSPPO l'entrée d'un gouffre profond qu'il estiment, après une première visite, à plus de quarante mètres. La nouvelle revient aux oreilles de quelques membres du GSHP qui inventorient tant bien que mal les trous du secteur. Des contacts sont alors pris avec le club palois pour essayer de coordonner les recherches et pourquoi pas, mener l'exploration du gouffre tous ensemble. Le courant passe bien et nous accordons nos violons pour tous se retrouver le dimanche 10 mai.

Dimanche 10 mai 2015

Ce jour là nous sommes pas moins de 9 sur le parking des Oules (Kitou, Gérard, Jérôme et Gwen pour la SSPPO, Brigitte et Alain D., Serge, Sandrine et Patrick pour le GSHP.). Après les présentations d'usage, nous nous engageons dans la longue et raide marche d'approche. Celle-ci débute par le traditionnel sentier de l'Arriusec, puis par celui beaucoup moins marqué qui remonte au col de la Bécole (sentier des Charboniers) suivi d'une longue traversée pour rejoindre le vallon de Moulle. Un petit raidillon termine cette bambée de plus de 700 m de dénivelée.
A peine arrivé, le Dole est à la manœuvre pour lancer un barbecue. Expert en la matière, Alain a tout prévu pour faire en sorte que convivialité soit le maître mot de la journée. Ensuite, car il faut bien passer aux choses sérieuses, Gérard et Jérôme se lancent dans l'équipement du gouffre.

 Gérard est à l'équipement

Gwen, Serge et Patrick suivent. Le trou se présente comme une grande fracture (2 x 10 m en moyenne) très concretionnée et entrecoupés de paliers formés par des éboulis dans les passages où celle-ci est la moins large. Nous retrouvons plusieurs spits attestant que le gouffre était déjà connu. A -55 m nous parvenons sur un niveau glaiseux, entièrement colmaté par de l'argile noire et qui doit probablement formé un bassin en période plus humide. A cet endroit, la fracture est un peu moins large, mais à l'une de ses extrémités, en se glissant entre les concrétions nous parvenons au sommet d'une diaclase étroite barrée par un seuil concrétionné. Serge à grands coups de marteau parvient à ouvrir un passage et avec Gwen ils descendent d'une petite dizaine de mètres jusqu'à un resserrement impénétrable (-61 m). A noter que de nombreux ossements de rongeurs ont été retrouvés sur les différents paliers du gouffre. La topo est réalisée en remontant.
Il y a donc de fortes chances pour que ce gouffre soit celui mentionné par Abadie et revu en 84 par le GSHP. Les profondeurs coïncident et vu la taille de l'entrée qui est unique dans ce secteur, on peut raisonnablement penser que ce gouffre ait été connu par les charbonniers qui l'auraient indiqué à l'abbé. Quant au nom, il paraît effectivement peu adapté car nous sommes assez loin du pic de la Bécole et le lieu dit est Tillata. La logique serait donc de garder les deux noms.

 La belle entrée double du Bécole-Tillata

Pour terminer la journée et tandis qu’une bonne partie de la troupe redescend, nous décidons de monter à trois (Serge, Sandrine et Patrick) au gouffre PB 01 qui mériterait d'être revu. Encore 250 m de dénivelé mais heureusement nous retrouvons le gouffre du premier coup. Serge le descend et le fouille de fond en comble. Il n'y a pas d'air et tout est bouché à -20 m. Pour lui, il est temps de redescendre dans la vallée. Quant à nous, nous continuons à monter jusqu'au Soum de Moulle pour redescendre ensuite sur la cabane de Yerse où nous passons la nuit.

Le gouffre PB 01 avait déjà été vu
par le Gras qui l'avait baptisé BL 2.

Lundi 12 mai 2015

Ce matin, les jambes sont un peu lourdes, mais nous profitons du beau temps pour monter sur le flanc des Escures afin de reprendre la désobstruction de l'ES-408. C'est visiblement une ancienne perte latérale dans un vallon glaciaire bien marqué. Du refuge il faut encore 1 h de montée (250 m de dénivelé) pour parvenir à l'entrée.

 L'ES 408, un accès potentiel au synclinal d'Aygue nègre ?

Le courant d'air est fort et comme à la perte de Yerse, on est à deux doigts d'avoir l'onglée. Nous sortons pas mal de cailloux sous l'épais tapis de feuilles ramenées par le courant d'air lorsque celui-ci aspire. En fin de matinée nous convenons qu'à deux c'est un peu juste et décidons de terminer la journée par une petite prospection dans le secteur. Nous découvrons plusieurs cavités dont une avec un bon courant d'air froid. Pour la descente nous faisons au plus court, tout droit dans la pente avant de rejoindre le sentier de l'Arriusec et la voiture, 1000 m plus bas. A noter que le sentier a bien été nettoyé des nombreux arbres tombés cet hiver, merci à ceux qui se sont chargés de ce travail ingrat.

Patrick


Vidéo Partie d'échec au Trou du Fou


Ci dessous le lien de la nouvelle vidéo du Trou du Fou ! On a mixé avec la vidéo de JC.

J'attend vos avis, et bon visionnage !


A bientôt !
Riri

lundi 11 mai 2015

Hourat dets Broutches

Samedi 9 mai 2015
Participants : Patrick et Eric de la SSPPO
Cela faisait pas mal de temps que nous voulions aller voir cette grotte qui semblait être passée aux oubliettes. Située juste sous la carrière d'Asson, elle se résumait à un simple croquis dans l'inventaire du massif de St Pé. Motivé par des recherches sur cette cavité, Eric était lui aussi intéressé pour la retrouver et la visiter. Ce samedi nous improvisons donc  une petite virée sur place avec quelques éléments d'information fournis par l'agriculteur de la ferme voisine : "au croisement, monter à droite sur 150 m, c'est facile, il y a des bouleaux pour se repérer". Nous trouvons le croisement, un bouleau un peu chétif, mais ça correspond au descriptif parfait ! Nous voici partis à l'assaut du Castet Mauheit ou du moins ce qu'il en reste. Nous "patassons" dans les buis pendant plus d'une heure, mais pas de Broutches à l'horizon. Nous nous décalons un peu et au passage je trouve un petit départ. Rien de bien fantastique mais à revoir quand même avec un peu de matériel. Pendant que je localise ce trou, Eric a la bonne idée de redescendre jusqu'au sentier et tombe sur une série de beau bouleaux que nous n'avions même pas vus. Nous repartons et rapidement tombons sur l'entrée de la grotte. 

L'entrée de la Hourat dets Broutches

Il s'agit en fait d'un gros conduit fossile creusé en régime noyé. Le sens d'écoulement reste à préciser, mais ce n'est pas une cavité anodine vue les dimensions de la galerie. Dans un premier temps, celle-ci suit le pendage et nous amène vers -30 m environ sur un remplissage argileux. Après un passage bas, la voûte se relève et le pendage semble remonter (à confirmer) mais on se heurte très vite à une trémie qui doit être assez proche du versant. Plusieurs diverticules restent à voir (pas de courant d'air) et une galerie revient sous la doline d'entrée. Le développement doit être de l'ordre de la centaine de mètres.
Même s'il est peu probable de faire de grandes découvertes dans cette grotte, il sera vraiment intéressant de l'étudier un peu plus à fond (topo détaillée, sens d'écoulement etc...) car sur cette partie occidentale du chaînon de Betharram, nous ne savons pas grand chose. Ce sera chose faite très prochainement...

Le conduit principal vu du point bas de la cavité.
A certains endroits la voûte est à près de 10 m de hauteur.
c.r. Patrick

Anaïs et les Cantabriques

Du 8 au 10 mai.
Avec Alain Bressan, sa femme Betty, Brigitte, Alain Gressilaud, Sylvestre, Gilbert, Christian dit Papou, Marie-Claure et Mickey, Frédéric et moi !
Belle opportunité que de partir cette année dans les Cantabriques avec plusieurs membres d'Amalgame qui y ont organisé une semaine. Un seul regret : ne pas y rester toute la semaine !
Les cantabriques sont en effet un paradis sur et sous terre. Des collines, falaises, près verts majestueux à l’extérieur qui invitent à des randonnées, de l’escalade… et des grottes d’envergures à l’intérieur !
Trajet aller vendredi, où le soleil nous attend, ainsi que deux bungalows fort spacieux au camping La Barguilla, du petit village de Ramales de la Victoria.
Samedi, direction la cueva coventosa !! Objectif : découverte de cette grotte extraordinaire et photos ; Quelques minutes de marche d’approche suffisent pour arriver sous un immense porche, entrée de la cavité. Alain est muni d’un appareil et de multiples accessoires : flashs (petits, grands), lampes torches puissantes, pied pour l’appareil… Répartition des rôles : ceux chargés de la gestion des flashs, d’autres de poser.. L’ambiance est bonne et même si les prises de photos sous terre peuvent être longues, ici ce n’est pas le cas car il y a foultitude de merveilles à apprécier : des stalagmites à foison dans la salle des fantômes (fantasmos en Espagne, ce qui rend davantage l’idée !), la salle des siphons aval où l’eau vient rajouter à la magie du lieu, jusqu’à la rivière amont où certains filous (dont celle représentant le GHSP !!) suivent les cordes et évitent soigneusement les vasques et passages dans l’eau tandis que d’autres poussent de jolis cris au contact de la fraicheur aquatique.
C’est une grotte extraordinaire (l’ai-je déjà dit ?) !
Dimanche, jolie ballade sous le soleil. Nous nous écartons du chemin afin de trouver l’entrée de la cueva fresca. Mais l’histoire dit bien qu’il ne faut pas sortir des sentiers et c’est en effet en revenant sur le chemin que nous découvrons l’entrée. Mickey a, entre-temps, découvert une troisième entrée (la topo en indique deux seulement) qui pourrait être de la première à faire !! Cette région semble en effet réunir des dizaines de cavernes d’Ali baba !! Un gruyère merveilleux encore très intact !
Quelques pas pour avancer dans le porche et un souffle incroyable nous accueille. Cela contraste drôlement avec la chaleur ambiante. Deux laminoirs plus tard, de gros volumes nous attendent et ne cessent de nous surprendre jusqu’à la salle Rabelais. Nos lampes ne permettent pas d’apprécier l’intégralité du site. Pourtant, plusieurs d’entre nous ont des scurions ! Ramper un peu, marcher autant que nous le désirons, traverser à l’aide de mains courantes très bien équipées, petits passages dans la boue histoire de baptiser la combi de Gilbert, tout est réuni pour notre plus grand plaisir !
Sur le chemin du retour, nous profitons du soleil cuisant pour laver le matos dans la rivière.
Une bière chez Gloria (passage incontournable après une journée de spéléo made in Amalgame) et c’est déjà la fin du week-end.

Moralité : les cantabriques méritent bien plus que 3 jours !! Vivement la prochaine fois !
CR Anaïs, Photos du site Karstexplo.

La superbe vidéo du séjour se trouve ici: Vidéo Cantabria  (Photos et montage Alain Bressan)


samedi 9 mai 2015

Maradero , c'est les yeux fermés.

Par Véro. Ce matin, j'ai rdv avec Riri pour lui faire découvrir une "classique" ..... "classique" c'est le dernier mot auquel  je penserais en parlant du Maradero mais bon, je crois que ça s'appelle comme ça.
On part, on monte direct plein bois en  ligne droite à la Tachou. Pas de GPS, pas besoin.
Pris par l'élan, on rate le trou et on se retrouve 2 fois plus haut dans un champs de verdure.  Heu ….  zut???
Bon ben on a raté l'entrée ! Du coup on redescend et on trouve un gros trou .... coup de fil à un ami  (JC) qui me dit qu'il y a 3 Maradero et que celui-là doit être le 2 ou le 3 . Vous étés où?  A quelle altitude ? Heu ben dans le bois!
On redescend, en passant on trouve encore un autre Maradero et enfin on arrive à bon port. On plonge ! 

Le résumé en photo.