mardi 31 décembre 2013

Couleurs réveillon

Couleurs réveillon! par Véro

Surprise!, mon grand frère débarque à la maison pour passer le réveillon... mais l'appel de la montagne est plus fort et je l'embarque avec moi pour une virée "découverte de la spéléo minière" .

Au bout d'une heure et demi, nous arrivons prés de la mine accompagnés de 2 chevrées d'Isards dont un perché sur le haut de la voûte d'entrée.
Je n'ai pas pris le bon appareil photo mais il est tellement prés que mon zoom X4 suffit!

Enfin nous entrons dans les ténèbres, je colle un casque sur la tête du frérot et c'est parti pour une visite guidée des lieux; c'est toujours aussi impressionnant. J'en profite pour prendre mon temps et faire quelques photos en rapport avec les fêtes, c'est à dire pleines de couleurs et (ou) inédites (nid d'oiseaux dans la grotte).

 Après 2 heures sous terre, nous ressortons ravis et prêt à attaquer la nouvelle année.
Bonne année 2014 à tous !
Véro

lundi 30 décembre 2013

La Diagonale des 2 Fous !


Compte rendu Sortie du 30/12/13
 Serge Latapie - JC Mengelle - A. Dole

Si la "Crabe" de St Pé (la Chèvre, alias Serge Latapie) te propose une petite sortie bucolique et digestive, si en plus le CDMDMDSP (champion du monde... alias JC Mengelle) te confirme connaitre quelques sentes insoupçonnées et un trou intéressant à deux pas...
Surtout laisse-les y aller seuls !...
Prétexte que tu a une hernie dans ton descendeur, que ta belle mère t'invite au restau... N'importe quoi... Que tu fais une grossesse nerveuse et que tu n'avances plus... Tout ce que vous voulez mais restez au chaud...
Et moi pauvre "couèque", j'ai cédé aux sirènes... On va à la Bécole, tu sais là où le chasseur nous a dit y avoir une cabane en ruine...
C'est qu'il me connait bien le Sergio, il me prend par les sentiments...
Mais tu ne sais pas où il est ce chemin...
C'est vrai mais JC nous accompagne et il le connais et en plus il aura le GPS et il a un gouffre inédit à nous propose !
J'aurais dû me méfier car son trou ne pouvait être qu'à 3 heures de marche...

9h30, le trio s'ébroue sur le chemin de l'Arriu Sec. Au passage on observe les guirlandes de mousses qui dégoulinent des arbres. Elles montent à plus de 6m de haut... Dans l'humidité du matin il me semble même croiser un lévrier hominidé... Cela fout les jetons, j'ai bien envie de retourner à la voiture et de me siffler le Clos Husté qui est resté dans le coffre pour s'alléger...

Plus loin on traverse le ruisseau, les dalles sont glissantes, au moment où je me dit attention à la noire c'est une savonnette... Mon pied se dérobe et entraîné par le sac je plonge méchamment la tête la première...
Un acte manqué ! Presque... Mon tibia à tâté du Jurassique... Putain qu'il est dur !
Je repars en boitant bas encadré par mes deux gardes du corps qui craignent une désertion prématurée, c'est que je porte aussi la corde...
Lorsque nous traversons le ruisseau de la Bécole, 15m plus loin, un sentier de sanglier barre à gauche, il est raide... Plus haut nous marchons dans une canaule profonde tapissée d'un épais matelas de feuilles. Vue comment est creusé le chemin, par endroit plus de 1,5m, cela confirme que cette zone fut très fréquentée. Finalement la cabane, c'est vraisemblable, il devait y avoir un pré... Mais là haut, tout n'est plus que forêt... 
Partant chercher un gouffre retrouvé par JC (marquage blanc de Mickey Douat, GSHP86) on traverse une zone à Foyes. Les charbonniers du siècle dernier devaient être très nombreux et actifs et les mules bien chargées de leur précieux combustible qui alimentait la fonderie du Marquis d'Encausse (au pont des Oules), ou le fer de Ferrière était fondu en "massés et lingotins" pour fabriquer des armes, des instruments agricoles ou pour les cloutiers de St Pé...
Le trou n'est pas descendu, il est repointé, Sergio impatient accélère le rythme pour atteindre le col de la Bécole à 910m, un peu en dessous une source a été creusée et un tos (abreuvoir) permettait de désaltérer le bétail.  Abandonné il est complètement enfoui sous les feuilles. Pour lui redonner vie, JC le cure...

Je file au pied de la falaise à la recherche de la Cabane... Neni, les deux autres m'intiment de les suivre car nous montons à l'opposé sur la croupe qui rejoint le Marty Peyras et toujours pas de cabane... Le chasseur nous aurait-il trompé ? Vers 1000 un Abétou (sapin) a le tronc lustré par les sangliers, il y a même quelques coups de défense. Ce qui les mets dans cet état c'est le goudron qui les attire et les rends maboule. D'ailleurs, il y a un petit pot, et Sergio sur le chemin du retour ne résistera pas à mettre un coup de spatule, rien qu'à l'idée de la ronde enivrée et effrénée de la nuit prochaine. Il va hougner le sanglier et se faire une compresse de cuisses chaudes avec madame "la sangla". Cela va défourailler sous les taillis !
Nous on n'est pas là pour pousser la gaudriole, c'est pour l'avancement de la science que nous montons puis obliquons en prospection à la recherche des 2 gouffres entrevus par Serge il y a 20 ans... On se déplace au dessus du Ravin des Labasses, maintenant à 1200m on a les pieds dans la neige, alors JC sort son GPS et nous propose de revenir sous le Marty Peyras, un trou vierge nous attend...
On a un peu de mal à le retrouver, mais il est là tapis (!) sous la hêtraie clairsemée. Un beau gouffre de 1m de diamètre. Serge s'impatiente, tandis que nous faisons la pause casse-croutes, il est 13h15... Sergio a rapidement avalé un tros de saucisson un bout de pain, "u cop" (une rasade) de café, il décline même l’Henriette apportée par JC pour nous réchauffer...
Alors que nous finissons les délicieux champignons au chocolat de Colette, Serge a placé sa corde et s’apprête à descendre. Une grosse dalle branlante ne résistera pas à ses efforts pour lui faire faire le grand saut final !
Après avoir fouillé le fond, il remonte le puits qui est terminé à -16m. Un petit départ non ventilé serait à ouvrir, il défend un R3... Avis à celui qui aura l’indicible plaisir de monter le perfo !
Nous reprenons la propection en direction des Labasses, mais en vain, alors, nous rebroussons chemin, tout en tentant de retrouver celui de la Bécole qui doit se trouver vers 1000 m...
On franchi un ravin et Segio constate que le porche entrevu n'a pas d'intérêt spéléo, car il est creusé dans un brèche calcaire..
Nous passons l'épaule et débouchons sur un replat et soudain : la cabane ! Il y avait bien un pré perdu au milieu de la forêt.  Elle a réinvesti le lieu. Les murs ont 70 cm de large elle mesure 2,7x2 (intérieur)... La vie devait y être spartiate car la source n'est pas très proche...

Le chasseur disait vrai, mais elle n'est pas sous la Bécole, mais sur une épaule séparée par un ravin.. JC retrouve le chemin qui revient à la Bécole et qui ressort juste à l'abétou des sangliers !
La descente se fait en pointant quelques foyes, puis nous regagnons le parking, il est 17h !
Une journée bien remplie. Merci à mes deux complices de m'avoir trainé au fin fond du massif. Ce fut une belle expérience... J'ai perdu 2kg que je vais m'empresser de reprendre, ce soir c'est réveillon...
Bonne année à toutes les Tachoutes et Tachous avec plein de sorties et premières à nous raconter sur le blog!

dimanche 29 décembre 2013

Chiquito, Olé !


Chiquito olé!, par Véro, Photos Joël
Aujourd'hui nous partons la fleur au chapeau, Anaïs, Bastien, Joël, Bubu, Jean-Luc, Jean Claude et moi le cœur joyeux et en chanson affronter les éléments,

Les prévisions météo sont bonnes, sauf que ce ne sont que des prévisions! et "Singin' in the Rain" ,sera notre refrain du jour! Merci Anaïs ! 
D'abord le feu et mettre les bouteilles à chambrer

Après un heure de marche, nous arrivons devant l'entrée du Chiquito qui porte bien son nom; pendant que les gars s'occupent du feu les 2 souris du groupe Bianca suivie de près par Bernard (Anaïs et Bastien) se mettent à gratter au fond du trou; derrière le gros de la troupe est plus sceptique : comment sortir tout cet amas de terre sans seaux? Le temps que les "anciens" (heu pardon les "sages")  réfléchissent, je m'échappe rejoindre Anaïs et Bastien. Et hop 3 tachous sous terre à gratter comme des Blaireaux avec nos mains, nos pieds et...............la pelle Américaine de Joël!!!!! 
Bubu ne tarde pas à nous rejoindre et se fait embaucher direct. Joël et Jean Claude finissent la chaîne et s'occupent du "terrassement". 
Pendant ce temps Anaïs et Jean Luc s'occupent du feu salvateur qui nous accueillera à la pause repas. 
On s'abrite comme on peut ...

A midi Bingo!!! ça passe! Bastien file tel speedy gonzales dans la salle qu'il vient de découvrir, je le suis en prenant tout juste le temps de passer l'info ."Ohé les copains! ça passe vous êtes là ???" Les gabarits n'étant pas les mêmes, ça met un peut plus de temps à passer!
Quelques minutes après, tous le monde...ou presque est dans la salle. La suite est évidente mais obstruée, nous décidons donc d'aller casser la croûte et de remettre ça à plus tard! 
Un feu, du vin, des copains, un parapluie, .... elle est pas belle la vie ?

Il pleut toujours, on est trempé et il n'y a plus de feu. On décide de prendre le chemin du retour. Petite pause au porche des sangliers puis au trou des scouts ou Anaïs et Bastien ont la bonne idée de dire "ça souffle et si ça rejoignait le trou de Castet?" Aie! j'ai un pressentiment..... ( vous savez, quand vous avez envie de vous faire tout petit pour qu'on vous oubli) :
"Véro tu vas jeter un coup d’œil?"  
"oui...gloup's" " ben si on paille le caillou qui bouche ça peut peut être le faire, il y a un courant d'air mais c'est galère pour l'accessibilité"  
" Bon ben ok vas y on paille" 
(p'tain faut que je tourne 7 fois la langue dans ma bouche avant de parler!). Et là que du plaisir!, le pied complet! J'ai même eu la goutte d'eau qui vous tombe dans l'oreille quand le casque est coincé! 
Bref on a paillé et pas grand chose au final et tout le monde se caille sévère donc on rentre à la speedy Gonzales aux voitures ...........Olé Chiquito!!! 
Véro garde le sourire ....

On s'est tous régalés, on a bien bossé, on a bien rigolé, on a bien mangé, on s'est bien réchauffé près du feu et même si on était trempé comme des soupes et un peu frigorifié on est rentré HEUREUX! 

Que du bonheur!!!!

La malédictions des Brouches


Sortie du samedi 28/12
Serge Latapie - A. Dole

Cela fait des années que je cherche où trouver le Hourat des Brouches (Sorcières) exploré par le GSHP en 1986, mais dont on n'a pas les coordonnées...
Cette cavité se trouverait sur les flancs du Castet Oussès (64 - Arthez d'Asson). Serge étant libre ce samedi, nous décidons d'aller fureter dans ce secteur peu prospecté.
Mais à 8h Serge me téléphone, à Montaut il pleut des hallebardes... Le Brouches nous jouent un mauvais tour, la sortie est annulée...
Le Dol's piaffe d'impatience, sur le coup de 12h il entrevoit à l'Ouest (Lescar) un coin de ciel bleu...
Allo Sergio, il va faire beau, rendez vous à 13h30 à Asson. Nous nous retrouvons au pid du Soum de Souste au Clot du Hours (du four, il doit y avoir un four à chaud dans le secteur). A coté du parking, il y a un châtaigner majestueux qui a certainement connu Henri iV, il a une circonférence de 6m50. (2m de diam). Le mauvais temps à disparu et nous profitons des 4 heures qui nous restent avant la tombée de la nuit...
Nous montons au col qui relie le Castet Oussès (chateau des Ours) au pentes Ouest de la Pène de la Hèche. Au contact entre les marnes et ce turon Aptien, nous découvrons dans le lapiaz une faille de 4 m de profondeur et à quelques mètres un puits étroit...
Sergio équipe, il s'insinue dans la fissure verticale. 4 m plus bas il quitte la corde pour s'insinuer dans le pendage et à -8m il hougne dans une méandre étroit non ventilé où seul le "pichadet" s'infiltre.
Rien à voir avec le hourrat de las Brouches toujours introuvable, existe t-il ?
Sur la topo de l'époque il est fait mention de griffades d'Ours ce qui confirme le nom du Castet...
Sergio reprend la prospect, on contourne le Castet par le Sud, puis on remonte sur la crète... Comme le mauvais temps semble revenir, nous décidons de rentrer au bercail. 2 cavités pointées mais celle convoitée est à retrouver...
Au parking on rencontre un chasseur (M. Lanot) qui nous dit connaitre une grotte là haut... Certainement une autre cavité à découvrir...
Et bien d'autres vers la Bécole... Cela exacerbe la curiosité de Sergio qui se renseigne sur le départ du chemin... Il salive à l'idée de retrouver les gouffre découverts il y a près de 30 ans... Au programme une belle rando du style "diagonale des fous"...

Du côté du Montbula


Sortie du Lundi 23/12
Serge Latapie - A. Dole
Serge était partant pour une petite rando digestive dont il a le secret...
Il a repéré au pied du Monbula coté Arriu Sec le contact Marnes / Crétacé et il s'est dit qu'une grotte dans ce secteur pourrait nous faire accéder plus facilement à la rivière souterraine qui ressort à l'Aygue Nègre.
Et puis il aimerai fureter vers la croix des Artigous, autre zone très intéressante, mais peu prospectée. Et pour cause... On est à plus de 2 h de marche...
Alors on décide de prendre les raquettes car à 1000m la neige est bien épaisse.
Il est 9h30 et nous quittons le terminus routier de l'Arriu Sec. au passage on jette un oeil sur le SS01, qui ne "respire" pas...C'est sous un soleil radieux que nous arpentons le beau chemin balisé du Soum de Souste, une grimpette de 400m... Arrivé sur la prairie, Le Dol's s'empresse de pointer la cabane en ruine qui manque à son inventaire. Là haut, nous ne sommes pas seul. Un chasseur qui a troqué son fusil contre une débroussailleuse, entretien la prairie et fauche les ronces autour des châtaigniers récemment plantés. Il s'agit de M. Prim (d'Arthez d'Asson) qui entretien aussi tous les sentiers et à qui l'on doit ces balisages forts utiles...
C'est aussi une mémoire du pays avec qui nous échangeons des informations bien intéressantes sur la toponymie locale...
Nous prenons le chemin qui surplombe la vallée de l'Arriu sec à 850 m d'altitude et qui borde les falaises du Monbula.
Ces dernières nous attirent et on va prospecter à leur pied aux alentour des 1000m. On ne trouvera que de maigres anfractuosités et un porche accessible qu'avec des cordes... Mais c'est un secteur très intéressant et prometteur... Le temps tourne aussi on reprend le chemin 100 plus bas et après 40 mn on débouche sous les Hourquets encore sous le soleil... Comme il est 14h on va se restaurer en se servant d'un bloc erratique comme table (apporté par le glacier qui a creusé le cirque de l'Estibète) peut être un résidu, lors de la dernière glaciation entre 17500 et 15000 ans BP. Comme il est un peu tard nous montons dans la neige (sans sortir les raquettes), au passage le Dol's pointe une autre cabane tandis que Sergio franchi la barre des 1200m histoire de tâter la profonde... Nous redescendons par la vallée interminable de l'Arriu Sec après une belle rando...
(3 nouvelles cavités pointées)

samedi 28 décembre 2013

La grotte aux copains


Mes frères m'avaient parlé d'une grotte ou il faisait les 400 coups avec une bande de copains il y a ....une 40aine d'années. Je suis allée en repérage avec eux mais introuvable!
J'y suis retournée plusieurs fois mais rien de rien; alors j'ai contacté un des anciens copains qui habitait tout près espérant avoir plus de chance. Et donc, ce matin nous partons à la recherche de la "grotte aux copains" avec Michel (un de la bande) . Le parcours est court mais scabreux, il n'y a plus de sentier, un pan entier de la montagne s'est effondré! Michel me dit : "elle était là!" juste après l’effondrement! : on contourne, on déescalade on se prends pour des singes en se déplaçant de branche en branche ; Michel est aux anges!!! cela lui rappelle visiblement de très bon souvenir! Mais impossible d'arriver à l'entrée de la grotte, une falaise veille à son inviolabilité: je prends quand même le pt GPS.
 Nous rentrons donc, apéro chez lui, blabla et les histoires des 400coups .... Je rentre à la maison, je prends un brin de corde de 10m, une paire de gants pour ne pas me brûler les mains, le GPS , l'appareil photo  et hop je retourne sur place mais par une voie disons....plus directe: J'attaque par le bas, j'ai le trou en visuel:
super. Il y a de la roche :ça se grimpe, gros frissons gros plaisirs et bingo je me retrouve à l'entrée de la grotte.
J'explore cette petite cavité qui ressemble à une mine abandonnée , je redescends avec l'aide de mon bout de corde. 
J'ai la gorge serrée de bonheur, le lieu est fabuleux.......je rentre.

Véro

vendredi 27 décembre 2013

Maradero VIP

Maradero sous la neige!

C'est avec un très grand plaisir que j'ai invité Geneu et Laurent à venir découvrir le gouffre de Maradero 
Nous partons sous la pluie, le vent et pour finir la neige avant d'arriver au trou ; j'équipe en vitesse et on file se mettre à l'abri. Laurent et Geneu, ils sont super, ils ne râlent jamais et s'émerveillent de tout!
C'est un vrai plaisir de leur faire visiter cette petite cavité qui me tient à cœur .Aujourd'hui, il y avait des ruissellements un peu partout et entre autre dans le passage de l'escalade.(artif)




Après avoir admiré et ausculté le lieu nous sommes remontés; le ciel bleu au loin nous faisait un clin d’œil.
On redescend en caquetant à ne plus en finir on rigole, on refait le monde! 
Une bien belle journée malgré le temps maussade.

Véro

lundi 23 décembre 2013

Nouvelle sortie au Caquet

Dimanche 22 décembre, Jean Claude, Joël, William, Véro D, Alain M et Alain D



Nouvelle séance de désobstruction dans ce trou qui retient notre attention depuis maintenant 4 sorties.

Le vent habituellement aspiré violement nous motive mais ce jour, le beau temps hivernal étant là, le courant d'aire est quasi nul. Cela ne nous démotive pas pour autant et ainsi il fait bon farnienter au soleil pendant les séances de pose.
Pendant plus de 6 heures nous remonterons des seaux de cailloux et viderons ainsi les entrailles de la terre.
Il n'y a pas à s'inquiéter, il en reste encore une quantité non négligeable avant que tout soit vidé.

 

Nous entrapercevons cependant un petit départ en  ressaut, comblé de blocs mais avec des taches noires et le vent qui doit y passer.

Courage, on y arrivera.

A noter que la prochaine fois, nous devrons être au moins 7, ça descend, ça descend.


Alain M



samedi 21 décembre 2013

Journée à la carte.



Samedi 21 décembre

Un saut au trou aux fées histoire de voir si les contes de fées existent vraiment.
Au bout de quelques dizaines de mètres fatiguée de porter mes kits dans les étroitures, je décide de rebrousser chemin, ça deviens trop galère. (après  3 heures sous terre quand même à composer avec les kits).
 

Donc direction la surface et le site du Tucou sur le chemin du Monné. Casse croûte au soleil, petite sieste, tranquille puis 2 heures d'errance en recherchant des trous.
J'ai trouvé le souffleur (avec les coordonnées c'était facile) et aussi un autre petit trou pas très loin mais bouché à 3/4m 
Ensuite je suis redescendu chercher ma combinaison à la voiture et suis allée jeter un coup d’œil au "souffleur" avant de rentrer quand le soleil s'est caché derrière la montagne.

Une superbe journée.

Véro

mardi 17 décembre 2013

L'école spéléo à Bexanka, 13 heures sous terre !


Sortie ESB vue du côté GSHP par Sandrine.

Nous étions 6 à partir pour un week-end spéléo, ce samedi 14 et dimanche 15, organisé et encadré par Jonathan dans le cadre de la sortie mensuelle de l'ESB. Pour Caroline et moi (Sandrine) du GSHP, Cathy, Yannick et Nicolas, ce fut une aventure sportive et de grande découverte au gouffre de Bexanka. Un puits de cette taille, on n'avait pas encore vu ça ! Nous sommes partis de St Pé, samedi vers 8 h 30 après avoir vérifié et emporté le matériel nécessaire. Le premier arrêt fut à Oloron pour récupérer Caroline et boire un café, histoire d'être bien réveillés ! Le suivant fut en bas du pré à vaches à environ 15 minutes de marche de l'entrée du puits. Jonathan a installé la corde et enfin nous avons pu, assurés, nous approcher de ce trou béant pour scruter le fond. La descente à commencé à 11h. Cela n'avait, à priori, pas l'air d'être si haut mais quand même il a fallu gérer pour ne pas faire fumer le descendeur ...finalement c'était haut et nous sommes arrivés en bas des 55 mètres d'une traite. Petite lecture du plan et la progression a démarré dans la galerie jusqu'aux puits équipés d'échelles en fixe. 

Sans mettre les pieds dans les barres, nous sommes descendus en rappel le long des échelles pour arriver dans la salle de la cascade. Après quelques désescalades nous avions vue depuis le haut sur la salle de la grande arche et également sur une petite colonie de chauves-souris. Un peu plus loin, dans la salle des entonnoirs, nous avons fait la pause déjeuner côtoyant des stalagmites géantes et les vastes espaces. Cette cavité est gigantesque, nos frontales n'étaient pas assez puissantes pour voir au loin mais Jonathan nous a éclairé les différents parties des salles afin que nous puissions profiter pleinement des ces réalisations millénaires créées par la nature. 

La marche sportive s'est poursuivie dans le bas de la salle de l'Arche pour rejoindre le puits de Joly et ensuite une remontée le long d'une corde. Aidés par nos bloqueurs de poing nous avions l'impression de gravir une montagne...quoique, il ne s'agissait pas seulement d'une impression car vu d'en haut, les derniers spéléos nous paraissaient très minuscules. Notre groupe s'est émerveillé lors de la visite de la salle de la cathédrale, celle du Gour puis du Temple Chinois. 


Nous avions bien mérité un tel résultat ! Mais la fatigue se faisant sentir et l'heure tardive nous a incité à prendre le chemin du retour. Après plusieurs petites pauses pour se désaltérer (on avait soif !), nous avons atteint le puits d'entrée vers 22 h 30 ! On a regardé vers le haut, bon il faisait nuit et on n'y voyait pas grand chose. Par chance, un autre groupe était descendu pour bivouaquer et du coup le puits se trouvait équipé de 3 cordes au lieu d'une. Jonathan a tranché pour établir l'ordre de passage sur la remontée. Nous avons utilisé 2 cordes pour une question de commodité lors du passage du fractio. Les plus fatigués en premier ! Jonathan est très vite allé se poster au fraction, j'ai suivi puis Caro a pris l'autre corde. Et voilà la folle aventure de la remontée du puits de 55 mètres a commencé. Pour ma part je n'ai pas quitté des yeux ma corde pour ne pas regarder le fond. Je suis arrivée au fractio où Jonathan m'as donné un coup de main pour passer sur l'autre corde et tandis que je me débattais pour avaler du mou, Jonathan parlait à Caro un peu plus bas. Enfin, il est remonté jusqu'à la tête de puits et lentement mais sûrement je m'approchais de l'entrée alors que je croisais une autre corde qui descendait vers Caro. Cathy démarrait sa remontée, je sortais du puits, Jonathan pompait pour remonter Caro. 

Nicolas prenais le départ tandis que Cathy avait encastré son croll dans la poignée et la poignée dans le nœud du fractio ! Caro est enfin arrivé et toutes les deux nous avons pris la direction de la voiture à travers champs et à la lueur d'une lune un peu bizarre entourée d'un halo géant. C'est au chaud avec radio « Bleu » que nous avons attendu le reste du groupe. Minuit, minuit 15 environ, on s'est tous retrouvé. Nous quittions Bexanka vers 1 h, fatigués mais super contents ! Résultat de ces 13 heures sous terre ? Les femmes à la bière et au saucisson et les hommes à la popote dans le gite réservé par Jonathan à Licq-Atherey.

 La bonne soupe chaude et la cocotte de pâtes bolognaise ont atterri sur la table pour un repas dans la bonne humeur vers 2 h 30 du matin. Avec un dodo à 3 h 30, un réveil à 8 h 30 et une sortie de lit à 10 h, un peu de daffalgan pour Cathy qui s'était tant battue avec ses bloqueurs, Caro victime d'un rhume chronique, Yannick qui « petit dèj » avec une assiette de pâtes bolognaise, Nicolas pas très bavard ou pas réveillé ? Jonathan et sa « pêche d'enfer » prêt à repartir et moi ? J'ai des nouveaux muscles et une drôle de tête je crois ! Pas le temps de s'attarder, vaisselle, nettoyage, rangement et départ du gite pour midi en direction de Tardets. Il faisait chaud et la rivière était belle, ça nous faisait du bien pour se mettre au boulot ! Nettoyage du matos, des cordes, des combis. Enfin nous avons partagé un dernier moment ensemble en pic niquant sur place avant le départ de Caro qui rentrait chez elle. Cathy ayant une forte envie de fromage, nous sommes partis dans une ferme à Barlanes pour déguster du « brebis ». Après le fromage, le pantin ! Cathy s'est acheté un pantin, on se demande pourquoi ??? A 17 h 30 nous étions de retour sur St Pé. Ce fut un super week-end ! Merci Jonathan.

lundi 16 décembre 2013

Une nouvelle traversée


Dimanche 16 décembre, Bubu, Jean Claude, Jean Luc, Joël, William, Véro, Alain M

Ce dimanche le temps est magnifique et nous retournons pour une petite séance de grattage à la "mine", poursuivre les travaux entamés le 23 novembre.
Montée rapide et nous arrivons au chantier. Le premier travail consiste à retirer le gros bloc que nous avions fait tomber la fois précédente. C'est chose faite rapidement, après 2 pailles et le travail peut continuer en fond de galerie.
Quelques autres blocs de tailles impressionnantes seront aussi ressortis dans les mêmes conditions.
Le désob qui suit est débonnaire, d’ailleurs un bon petit courant d'air se fait sentir et certains entrevoient déjà une suite prometteuse.
Après un casse croute réparateur, les travaux reprennent de plus belle. Ça sent bon, de plus en plus bon, malgré quelques flatulences portées par le vent, vers des narines sensibles.
Les seaux s'enchainent et le terril devient impressionnant.
Enfin, Joël progresse dans le petit passage dégagé, guidé par le vent. Derrière c'est gros, oui très gros. D'ailleurs au fond il aperçoit une lumière. Serait-ce la Dame des Neiges qui lui fait un clin d’œil ?
Non rien de tout cela, uniquement le jour, l'extérieur quoi.
Bruno le rejoint, avance un peu et se retrouve à l'air libre, au milieu d'un énorme roncier qui cachait une petite cavité.
La tension retombe, ponctuée par les rires de cet "exploit" mais aussi par la déception d'une fin si rapide.
L'équipe enchaine la traversée afin de se persuader de cette chute, Véro d'ailleurs la fera sans lumière, guidée uniquement par le vent, communiant ainsi de plus prés avec la terre maternelle...

Il est 16 heures, on plie bagage, la mine des Aoules, c'est fini mais ce fut une belle histoire, comme il y en a souvent en spéléo.

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Alain M