jeudi 31 octobre 2013

Maradero suite...

Jeudi 31 octobre, Bubu, Jean Claude, jean Luc, Alain D, Alain
M et Serge.
Il fait très beau, il faut en profiter et nous remontons à la Maradero histoire de continuer la désobstruction.
Alain M et Serge irons prospecter la zone, au cas où des trous auraient échappés à notre fin limier de St Pé.

Nous montons par la voie normale, le sentier est encombré d'arbres qui n'ont pas résisté à Christian. Il faut les éviter avant qu'une âme charitable passe dans le coin, armée d'une tronçonneuse.

La cavité est vite atteinte et chacun s'équipe et prend le matériel nécessaire au bon déroulement des travaux. 

Le chantier avance bon train et une suite prometteuse, avec du vent soufflant, s'offre à nous. Il reste encore du travail et une autre sortie y sera nécessaire.

Pendant ce temps, Serge et Alain entame une prospection qui s'avère fructueuse  une cinquantaine de mètres plus haut. Sous un affleurement calcaire, une petite entrée est repérée.
Elle nécessite des travaux mais nous avons les outils et rapidement l'entrée est dégagée.
Une jolie grotte d'une quarantaine de mètres s'offre à nous. Hélas il n'y a pas de suite apparente, les concrétions ayant bouché tout les passages. C'est quand même une jolie découverte.

Il est 16 heures et nous redescendons, le noir sous les arbres sera vite venu, heure d'hiver oblige.

Alain M


mardi 29 octobre 2013

lundi 28 octobre 2013

Une semaine en Cantabrique


Du 19 au 26 octobre, Serge, Alain M, Bernard et Nicole V avons rejoint Patrick et Sandrine en Espagne, à Socueva, afin de faire un peu de spéléo.
Le beau temps était de la partie et nous avons passé une semaine agréable.
 


Visite des cavités classiques la Coventosa et la Cayela. Les dimensions de ces grottes dépassent tout entendement par rapport aux cavités des Hautes Pyrénées. C'était l'émerveillement.

 L'entrée de la Cayela
 Coventosa, la salle des fantomes


 Nicole, Bernard et Alain
Une gravure moderne

Nous avons aussi fait de la prospection et exploré de nouvelles cavités.
Une très belle semaine.

Alain

jeudi 24 octobre 2013

Retour au Maradero

CR Bubu.  Photos Jean Marc. Décors : l'automne.
Nous sommes 5 ce mercredi 24 octobre dès 8 heures du matin  pour trouver la suite dans le gouffre de Maradéro : Véro D, Jean Marc, Jean Claude, Joel et Bubu.
Véro et Jean Marc veulent nous montrer un itinéraire plus court et effectivement, 45 mn plus tard, nous sommes à l'entrée du trou. Seul problème, c'est tout droit dans la pente à plus de 45 degrés !

Le trou et rapidement équipé et nous arrivons dans la salle violette. Sur le côté droit, le petit renfoncement que j'avais repéré l'année dernière, du choux fleur sur la paroi, tous les ingrédients sont là pour passer dans la suite.....

 A force de grattage, déblayage et paillage on atteint une fissure entre éboulis et paroi. Les cailloux tombent sur quelques mètres mais la roche, très noire, est excessivement dure et nous ne progresserons pas beaucoup aujourd'hui. Pourtant il y a un peu de courant d'air. L'espoir demeure.
Pendant ce temps, Véro démarre l'escalade au bout de la "grande galerie". Elle passe avec une facilité qui m'énerve !!! 

10 mètres plus haut c'est bouché et malheureusement aucune lucarne ne redonne vers la suite hypothétique de la galerie qui n'avait aucune raison de s’arrêter si vite !

A 15 heures, on décide de remonter. Joel frise l’hypoglycémie !
Après un bon pique nique arrosé au Côte de Duras, Jean Claude nous emmène vers d'autres trous qu'il a repéré plus bas. On passera par l'itinéraire plus débonnaire de la cabane de l’ermite.

 Le trou du Gorrets est terminé ainsi que le trou des Vaches. Un autre petit trou déjà marqué d'un rond blanc, serait à revoir de plus près mais il n'y a pas de courant d'air. Nous sommes de retour aux voitures vers 17h30. Qu'est ce qu'on se sent léger quand on enlève les charges !











dimanche 20 octobre 2013

Journée de la sécurité interieure

Le 19 octobre 2013 par Bubu
Le CDS a participé à  la journée de la sécurité intérieure en tenant le stand en compagnie d'un CRS et d'un PGHM.
Il y avait Jean Luc, Etienne, Véro D, Thomas, Jean Marc et moi.
On a tendu une tyrolienne entre le haut du centre Leclerc et le pare choc du Land des gendarmes.
Les points positifs:
On a serré la main à beaucoup de monde dont le préfet et on a bien mangé.

 Ha oui, on a peut être recruté un nouveau membre même si ce n'était pas le but de la journée.

Et nous avons trouvé ce qu'on doit acheter au club pour limiter les marches d'approche. Je prépare la demande de subvention....

mercredi 16 octobre 2013

Photos des mines

Quelques photos magnifiques de Jean Marc dans le mystère des mines abandonnées.
Témoin d'un autre temps, l'ambiance spéléo et la minéralisation abondante ajoutent encore à l'ambiance lourde du travail pénible des hommes ...
Si vous êtes intéressés, vous savez qui contacter.

 

















Dans les Mines

Mardi 15 octobre . Dessin et compte rendu par Véro D

Aujourd'hui nous partons, Jean Marc et moi en quête pour trouver de nouvelles entrées de mines et approfondir la visite de l'une d'elle, que Jean Marc avait découverte et qui me tenait à cœur de "visiter".
Un joli sentier, puis un crapahut sévère à la tachous. 
Jean Marc sais très bien ou chercher, il "épluche" toutes les infos qu'il peut grappiller à droite à gauche, là c'est les infos de recherches géologiques qui l'ont poussé vers cette zone. Enfin bref on découvre une première galerie, au milieu de nulle part.


Jean Marc fait la topo puis nous reprenons notre route jusqu’à un trou, ou plutôt une étroiture qui souffle comme jamais j'ai vu à part à la PSM en rentrant dans le tunnel EDF.
A partir de là, une grande galerie, un superbe plan incliné de ????? m (le télémètre n'arrivait pas à mesurer mais visiblement très long). 
Jean Marc m'assure sur une partie de la remonté du pan. Magnifique, de toute beauté, les minéraux prennent possession de cette mine à la vitesse du vent : une palette de couleurs, pourpre, ocre, or, noir grise, bleuté ....splendide. Nous repartons dans la galerie principale et après une petite escalade improvisée et avec l'aide capitale de Jean Marc (très motivé pour y accéder, il a même essayé le coup du lasso) on accède à des concrétions éphémères. Je suis scotchée, que la nature est belle! 
Jean Marc plus pragmatique fait la topo, nous ressortons par l'étroiture. Je dis à Jean Marc que le temps est vraiment pourri dehors, et il caille! Le froid commence à me rentrer dans les os, le vent souffle plein pot dans l'étroiture. Sortie du trou, 20 m plus loin il fait bon, pas un souffle de vent et un air bien sec et chaud nous accompagne jusqu’à la voiture.
Une superbe journée .

mardi 15 octobre 2013

Le gouffre Mariléa – La suite


Le renfort de l'équipe est arrivé à Saint-Pé ce dimanche 13 octobre et me voici en compagnie de Patrick, Sandrine, Jean-Claude et Étienne, au départ d'une petite randonnée matinale, avec cordes, perfo et tout l'attirail sur le dos pour la suite de l'explo au gouffre Mariléa.
Arrivés sur place, nous préparons le matériel nécessaire avant de nous engager dans le puits. Étienne se propose de poser un amarrage au-dessus de l'entrée afin d'assurer notre descente. Un bout de rocher semble instable et nous le faisons pivoter pour le faire basculer au fond du trou. La voie est propre et dégagée. 
Une fois l'équipe au fond, Sandrine repère un passage sur notre gauche, un peu plus accessible que ceux que nous avions repérés précédemment. Nous progressons au niveau inférieur, sous le plancher du premier puits. 
Une petite salle avec quelques gros rochers en suspension, mais ils semblent bien soudés par le temps et ne représentent aucun danger. Sur notre droite, en nous glissant dans une chatière, nous pouvons admirer un peu plus loin, un bel espace d'un mètre de large sur cinq environ, tapissé de superbes coulées de concrétions blanches. Dans un trou, coincé entre deux rochers, gît la carcasse squelettique d'un animal. Je réussis à me faufiler pour attraper le crâne. Il semblerait que ce soit un carnivore au vu de la forme de sa dentition.
Nous revenons sur nos pas et quelques mètres plus bas, Patrick repère un nouveau passage, un peu étroit pour la suite de notre progression. Il faut se frayer un chemin et commence alors une petite désobstruction. Au même moment, Jean-Claude repère un autre passage au-dessus d'un gros rocher, il s'y engage. Ces deux alternatives nous permettent de nous rejoindre un peu plus bas, pour y découvrir à quelques pas devant nous, un nouveau puits dont nous ne voyons pas le fond. Patrick descend et se faufile dans une grande faille. Confiant et maîtrisant parfaitement ses appuis, que seule l'expérience d'un spéléo aguerri permet dans ce type de progression. Cette faille semble s'enfoncer profondément, au vu de l'écho des chocs répétés, d'un caillou jeté tout au fond.
Malheureusement, la suite de l'exploration semblerait se terminer ici, la faille finit par se resserrer étroitement à une quinzaine de mètres un peu plus bas. Sandrine fixe un nouveau point d'amarrage afin d'assurer ma descente et je me faufile dans la faille pour rejoindre Patrick. Je constate à l'évidence, en regardant sous mes pieds, que les limites de notre exploration s'arrêteront bien là.
Malgré une suite visiblement inaccessible, la profondeur de notre exploration s'est terminée tout de même à -64 mètres avec une progression de 130 mètres de développement. Un très joli gouffre agrémenté de quelques chatières demandant quelques efforts de souplesse, quatre niveaux inférieurs dont trois descentes assurées, un joli passage avec de belles concrétions, beaucoup d'ossements répartis sur différents niveaux de la cavité et un territoire encore vierge de toute exploration avant notre arrivée...
 Je remercie encore toute l'équipe avec qui j'ai eu le plaisir de partager cette découverte et cette jolie aventure sous terre dans le gouffre Mariléa.



William

lundi 14 octobre 2013

La Boucle est bouclée...


Il y  deux semaines j'avais sillonné le massif à la recherche de ruines de cabanes tout en prospectant un peu...
Le samedi j'avais retrouvé la cabane du Col de Haü, non loin de là une zone de décollement qui semble se poursuivre, mais rien de très sexy... Puis poussé ma visite au Pladi repérant la cabane mais aussi que le gouffre situé plus bas qui serait à revoir... A travers les feuillages encore verts, je devine un près, celui de la Courraou où une cabane double m'attend... Nouveau pointage et montée à la crête proche ou le gouffre du même nom se cache dans un recoin... Gare, le puits masqué par un arbrisseau est profond de 50m !
Alors je me projette vers l'Est en direction du Mail Rouy et le lieu dit Bentouse... Il y aurait une cabane... Mais le col et la prairie coté Batsurguère est constellée de ronciers tout aussi impénétrables les uns que les autres...
A noter la réfection du chemin des Picoulets par l'ONF à coup de pioche et d'explosif pour faire sauter les roches glissantes. Cela va faciliter la montée du bétail vers le Pladi et le Prat d'Aureilh

Déçu, le lendemain je change de zone pour le secteur aéré du Col d'Andorre, d'Espade, et du Yerset... Brigitte, mon épouse m'accompagne...
- Toujours St Pé, tu pourrais changer...
- Tu vas voir on va faire une boucle tu ne seras pas déçue...
Au passage des cols, j'en profite pour pointer quelques cabanes non répertoriées lors de ma première prospection... Descendu au Yerset, je m’attends à ne trouver qu'une ruine... En fait il y en a 3 ! Plus 3 autres en passant par le lieu de notre ancien camp spéléo de 1995 et celui des forestiers italiens !

Pour clore la boucle nous devons remonter au Col de la Laco... Là c'est au feeling en louvoyant au grès des ravines, il y a quelques traces d'animaux mais le chemin des hommes a disparu et les 400m d'ascension sont un peu raide... Il faut surtout éviter de se fourvoyer dans la Coume des Pouts qui vous attire par sa belle combe évasée et assez aérée ou perce les rayons du soleil d'une fin de journée qui s'annonce... Pas de temps à perdre, il faut retrouver la prairie à 1680m et le bétail qui surpris de nous croiser, nous prend pour des bergers qui viennent les chercher pour quitter cette estive. On a du mal a faire remonter les troupeaux de brebis qui s'accrochent à nos basques...
150m plus bas une ultime ruine, mon épouse vient de comprendre pourquoi je lui avait concocté ce circuit original...

Deux semaines se sont écoulées et depuis l'idée de retrouver la cabane de Bentouse me taraude...
Je ne sais pas pourquoi mon épouse n'est pas attirée par une telle virée...
Cette fois ci je passe par Batsurguère. Au départ, je rencontre un ancien, M. Pujo, qui avait déjà signalé de trous au dessus du Lyot à des spéléos tarbais... (C’était surement en 1982 lors de nos virées au Pladi !) Il me parle aussi de cabanes au montagnon des 4 coins pas loin de Bentouse dont il ne connait pas la cabane mais il se souvient de l'abreuvoir que l'oncle de Jean Claude avait en son temps, remis en activité... Il est aujourd'hui inopérant...
Je remonte par le Pladi en prospectant, la zone est super, un secteur que je pointe mériterai un ratissage en règle...
Au Pladi Jean Claude m'avait dit qu'il se faisait des cèpes... Il n'avait pas tord, il y en a au moins une dizaine dont un béret basque qui me nargue... Mais ils sont tous passé sauf un frais, que je sauve d'une pourriture certaine, mais pas d'une poêlée aillée et persillée !
Je file à Bentouse et me met à observer. Si j'avais à construire une cabane je la positionnerai dans un endroit abrité et plat, mais pas au milieu du champ qui est devenu un roncier couvert de mures... J'avise sur le coté un arbrisseau qui jaillit des ronces. A coup de bâtons je taille le roncier qui résiste et malgré mes gants, les épines acérées lacèrent mes avant bras... Dans un ultime effort je soulève une touffe et découvre un lambeau de muret... Bingo, la cabane de Bentouse cité par l'Abbé Abadie n'était pas une légende. Pour paraphraser Jean Claude :
"La nature récompense toujours celui qui prend le temps d'observer"
Fort de ce succès de prend plein Sud, la croupe descendant du Mail Rouy (cote 1031) à la recherche des autres cabanes, mais je ne suis pas sur que ce soit le lieu dit des 4 coins qui matérialise les limites des communes de St Pé, Lourdes, Omex, Ségus...
Et la chance de l'observation me sourit à nouveau car c'est deux ruines que je découvre sous un couvert arboré et humide... Il fallait chercher les points d'eau potentiels car sans eau, pas de cabane !
Je descends vers le fond de Batsuguère à la cote 815, là en bordure de ce qui fut un près sommeille deux énormes bâtiments en ruine, dont la hauteur des murs démontre que ce devait être de belles et altières étables. Dans une, taillée dans le roc, on devine une saignée centrale pour la récupération du fumier.
Je suis aux anges aussi au lieux de redescendre la langue verte et contourner le montagnon, je pars tout droit... Graves erreur je me trouve dans un lapiaz crevassé, pentu et rempli d'acacias et de ronciers... Au moins j'aurais prospecté un peu ce secteur où pas même un sanglier dépressif passerait !... Une sympathique journée de pointage pendant que l'autre équipe réalisait une belle première !

Alain D