vendredi 31 janvier 2014

Concrétion curieuse

Concrétion découverte ce vendredi 31 janvier par notre ami Jean Claude.

Fruit ou légume ?

Une autre concrétion dans le Bassia
Légume ou ..... ?


Blagounette



Encore une traversée réussie !
(Montage et photos Alain M)


lundi 27 janvier 2014

Le "Barre à Puts" est fermé !

Dimanche 27 janvier 2014 :
Pendant qu'une forte équipe écume les trous découverts par Jean-Claude du côté de la Génie Braque, nous sommes 4 à tenter notre chance vers le Pladi (Alain D., Etienne, Sandrine et Patrick). 


 En montant au Pladi, une vue d'ensemble du Cap de la Serre.
On distingue bien le lac formé par les crues et qui occupe tout le fond du poljé.

Le premier objectif est le trou souffleur découvert la semaine précédente. Nous sommes à pied d’œuvre après 45 minutes de marche. Pendant que nous entamons  les travaux pour ouvrir l'entrée, Alain et Sandrine revisitent le Puts de l'Artigue (PL 10), un puits en diaclase de 13 m entièrement colmaté. 

Le Puts de l'Artigue, "à l'ancienne"...

L'entrée du souffleur (qui ne souffle plus trop...) est assez vite dégagée. Étienne s'y engage et parvient, après un petit ressaut, dans un conduit plus large. La suite est en dessous, dans l'interstrate, mais après quelques menus travaux, c'est la fin irrémédiable (-5 m env.). Nous dressons la topo.

Étienne à l'entrée du souffleur (Puts de la Combe)

Comme il est encore bien tôt, Alain nous invite à nous rendre au "barre à Puts" !  Ne maîtrisant pas encore complètement les subtilité des dialectes locaux, Etienne réajuste le col de sa chemise, Sandrine fait les gros yeux et nous voilà partis dans la pente en quête de cavité close. Effectivement, de l'autre côté de la prairie du Pladi, nous tombons sur une belle barre rocheuse et au milieu, l'ouverture étroite d'un Puts (puits en jargon local). Après quelques pailles l'entrée est pénétrable, mais il n'y a pas d'air et 5 m plus bas le méandre se pince totalement. "Le barre à Puts est fermé" s'empresse de déclamer Alain.


Le "Barre à Puts". On distingue bien la barre, un peu moins la "puts"

Quittant ces lieux de débauche, nous retournons sur l'autre versant pour aller voir l'aspirateur du Pladi. Au passage, nous repérons l'entrée du gouffre du même nom qui serait sans doute intéressant à revoir. Quant à l'aspirateur, il n'aspire pas, mais il ne souffle pas non plus... Bof ! Nous redescendons ensuite sur Tartacap en fouillant la lande mais sans rien trouver de nouveau.

 L'aspirateur qui n'aspire pas...
CR Patrick

Fenêtre météo sur Saint Pé

Dimanche 27 janvier

Saint Pé : Véro, Joël, Jean Luc, Jean Claude, Bubu, William, Alain Méric, Alain M et Jean, un nouveau.
La colère des cieux semble s'être calmée et nous profitons d'une petite fenêtre météo pour organiser une sortie.
L'objectif sera d'aller au fond des Briolles, voir cette grotte découverte en 1977 par Cahuzac et repérées récemment par Jean Claude, afin d'en faire l'exploration. D'autres cavités trouvées auparavant sont aussi au programme et devraient nous tenir en haleine toute la journée.
 
Le ciel est avec nous, il ne pleut plus.
Les torrents ont bien baissé, la neige du massif étant quasiment toute fondue.
Et c'est partie pour la montée, tout d'abord sur le sentier et après une petite heure en directissime, guidés par la boussole interne de JC et aussi par le GPS. Au passage, traversé du ruisseau d'Ayguo Blanco, impressionnant.
Nous arrivons à la grotte, il fallait vraiment la savoir là pour ne pas la rater.
Équipement rapide et 3 explorateurs partent en première, suivi rapidement de 2 autres. Hélas, la grotte, même si le début est très joli, après simplement une vingtaine de mètres, se termine en étroiture et le passage est impossible. TERMINE.
Les explorateurs ressortent, un peu dépités, comme dirait certain le voyage n'est pas amorti.
Concertation et nous décidons de repartir à l'est, voir les autres cavités.
Ce sera tout d'abord le Trou des Briolles mais là aussi, le petit départ n'est pas très engageant et il nous aurait fallu au moins un seau pour sortir de la terre. De plus le vent y est complètement nul.
Nous continuons notre marche et atteignons la "diaclase du ruisseau" et la désob des Coco’s.
La diaclase donne directement sur le ruisseau qui ressort 30 mètres au dessous mais n'est pas praticable, ni en amont, ni en aval.
La désob des Coco’s nous tiendra en haleine pendant plus de 2 heures mais après quelques pailles nous constatons que le puits continue en petit plan incliné dans la terre et les blocs mais infranchissable et nécessitant des travaux non justifiés. Déception.
Très près de là, la Grotte des Oursons, connue de longue date, aura aussi notre visite. C'est un bel abri richement concrétionné mais pas de suite évidente.

Il est déjà 16 heures, nous décidons de rentrer et au passage regardons l'entrée de Moustayous. Tiens, là aussi il n'y a aucun courant d'air.


Alain M


samedi 25 janvier 2014

L'Ouzom en colère...

Samedi 25 janvier 2014 :
Cela fait deux jours qu'il pleut très fort et l'isotherme est remonté à plus de 1500 m. La neige, certes peu abondante, fond allègrement et tous les feux sont au vert pour déclencher une nouvelle crue (sauf météo France qui affiche une alerte orange !). Contrairement à celle du mois de juin, les résurgences karstiques devraient bien être concernées. Aussi, nous profitons d'une éclaircie pour aller vérifier sur le terrain l'état des sources côté Ouzom.

 L'Ouzom aux Oules

En amont d'Asson, le niveau de la rivière est déjà très haut et elle déborde par endroit. Aux Oules, à la confluence avec l'Arriu Sec, le spectacle est impressionnant, même si un riverain nous indique que cela n'est rien comparé à la crue de 2011.
Nous filons à l'Arriu Sec car si la rivière coule, il y a de fortes chances pour que celle-ci se perde en partie dans la grotte SS01. Et bien non, pas de perte mais un gros geyser bouillonnant sort du porche bas, contrairement à ce qui a déjà été observé auparavant par les riverains. Pour nous, c'est une excellente nouvelle car cela confirme que si cette grotte est en relation avec le Ramoune, elle l'est aussi avec la circulation souterraine venant des Toupiettes et ressortant au Tutet du Canyon. Elle fonctionnerait alors dans les deux sens : comme une perte lorsque l'Arriusec coule sans que le réseau souterrain n'ait été touché par la crue et en résurgence lorsque ce dernier est en forte crue et que les résurgences côté Ramoune ne suffisent plus à évacuer le débit. Voilà une raison de plus pour reprendre les travaux d'autant plus que cette crue va probablement évacuer les branches et autres sédiments accumulés dans le laminoir à une vingtaine de mètres de l'entrée.

 L'entrée du SS01, tantôt résurgence, tantôt perte...

Nous essayons de remonter la rivière, mais c'est impossible de la traverser. En revanche nous observons de nombreuses sorties d'eau tout le long du coteau. Malheureusement, certaines ont inondé la première maison.

L'eau sort de partout, ici un point de résurgence
au beau milieu du parking à l'extrémité de l'Arriu Sec

Du côté du Ramoune, tout est en crue et le débit cumulé de toutes les sorties d'eau, difficilement mesurable, est impressionnant.

 Le Ramoune en crue, ce n'est pas fréquent...

Nous continuons notre tour des sources plus en amont. Le long de la route, nous repérons plusieurs sources temporaires, invisibles en temps normal. Sans trop de surprise, elles crachent toutes copieusement, même la Hérrère qui a commence à s'écouler sur la route.

Petite résurgence le long de la route de Ferrières.

Le siphon de la Colo.

Aygue Nègre et Aygue Blanque n'échappent pas à règle.

La Herrère menace de franchir la route


C. R. Patrick

Weekend Co-Jeunes dans le Lot




Mezels (Lot) du 21 au 23 décembre 2013
Participants  GSHP, Jonathan, Bastien et Anaïs.

C'est fou comme certains rendez-vous peuvent devenir incontournables et rituels... C'est le cas des week-ends Co-J qui sont toujours l'occasion de découverte de cavités, de rencontres, d'apprentissages.
Quitter le tumulte des fêtes de fin d'année pour s'isoler dans le Lot est un délice.
Nous voici donc en route, Bastien et moi du GSHP, Hugo du SNEC et Thomas de Castres, récupéré à Toulouse, pour la destination de Mézels. La voiture est chargée puisque nous avons chacun quatre sacs : duvet, affaires « de ville », combi spéléo, combi néoprène. Les cavités sont habitées de rivières apparemment... Les jeunes connaissent déjà et sont très enthousiastes, ils ont fait un rassemblement CO-J régional il y a peu dans le coin. Nous passons près d'un pont en bois, il fait nuit ; la direction de Mézels est indiquée « tout droit » mais ils sont formels, il faut prendre le pont ; nous le prenons donc et nous perdons ! Nous le reprenons donc pour revenir sur nos pas et retrouver le bon chemin !

Un bon repas nous attend, ainsi que des chalets. Nous nous immergeons tout de suite dans l'ambiance, regardons les topos. Viazac, c'est de la verticale, succession de puits, Mirandol, c'est très joli, « splendide » même, le Saut de la Pucelle semble incontournable, les Jonquilles plus gentillet, Goudou fossile (mais loin, nous y sommes passés en venant, c'est à une heure environ). Nous n'avons plus qu'à nous inscrire pour la sortie du lendemain. Chacun sa stratégie : se mouiller dès samedi, alterner mouillé-sec, sec-mouillé... en tout cas, aller sous terre !!!

Bastien et moi optons pour le Saut de la Pucelle. Un canyon souterrain. Nous sommes 12 et décidons donc de scinder le groupe en deux ; rythme ballade ou objectif plus dense ? Il faut aussi garder un peu de force pour le lendemain... Allez, visons le fond ! Se changer sur le parking par le froid et l'humidité nous met d'entrée de jeu dans l'ambiance. La marche d'approche, quasi inexistante, est plaisante, boisée, suivant la rivière qui nous conduit directement au trou. Débuts secs, quelques puits, puis nous enchainons les vasques. C'est très beau et ludique. La rivière nous entraine, avec un niveau d'eau assez haut mais peu de courant ; Notre objectif n'est pas figé, nous envisageons d'aller jusqu'au bout mais souhaitons aussi profiter du groupe ce soir. Nous décidons donc à 14h30 de faire demi-tour car le retour est apparemment plus long que l'aller à cause du courant. Est-ce la perspective de la tartiflette mais ce n'est pas notre expérience car nous avançons à vive allure et sommes finalement dehors avant la nuit (juste le temps de nous changer cependant et de libérer une jolie grenouille trouvée sous terre ; que dis-je trouvée, sauvée!!).
Les vêtements secs sont les bienvenus ! Le pain d'épices de Bastien aussi !!
Retour aux sources pour une bonne tartiflette ! Le Père Noël a même apporté des chocobons !!!

Dimanche : Mirandol ! Choisi car il est possible, nous dit-on de ne pas se mouiller... Enfin, pas plus haut que les genoux ! Quelques puits, étroitures puis nous rejoignons la rivière souterraine ; trois jeunes filles se sont chargées du pique-nique pour 14... Le résultat ?!
« Il y a du jambon ?
Oui plein !
Deux tranches... du taboulé ?
Trois poches pour le groupe …
Pas d'excès donc, sauf côté barres chocolatées !!

Nous repartons rapidement et découvrons un passage des plus boueux ; nous nous enfonçons dans les méandres de la cavité et du sol...
Puis la rivière est là !! Bon, on s'arrête ou on se mouille ? La réponse fait l'unanimité !! Tous dans la rivière ; et c'est parti pour des kilomètres de splendeurs. Nous sommes émerveillés ; Nous étudions grâce aux connaissances de Jonathan les coups de gouge formés par la rivière sur les parois de la cavité. Ainsi, nous apprenons que la rivière a changé de sens d'écoulement au fil des époques…
La perspective de la mousse au chocolat en rentrant nous donne des ailes !
Le lendemain, dernière matinée, l'aventure s'achève... Armés de nos bottes, nous sommes tous alignés sur les bords de la Dordogne et pataugeons, histoire de laver les cordes, les combis et tout ce qui peut être couvert de boue ! Les lumières dans le ciel nous feraient presque oublier le froid de l'eau, le paysage nous laisse rêveur, imaginant déjà le prochain rassemblement !
Bravo aux organisateurs et tout particulièrement à celui du GSHP !

Anaïs

mardi 21 janvier 2014

Elle Péne la Souquette...


Samedi 18 janvier - En versant Sud sous le soleil...
Nous passons chez JC récupérer le GPS car nous avons décidé de randonner sur les flancs du Pibeste. Nous montons par Ouzous mais délaissons rapidement le chemin pour remonter le talweg assez redressé et recouvert d'une herbe longue propice à une glissade interdite...  On rejoint la Pène de Souquette à 1420m... Une prospection aussi orientée sur le pointage des cabanes, granges, tos (sources) et cavités s'il s'en trouve... En redescendant vers la cabane d'Ayzi on trouve une foye... et sous le Pic du Pibeste nous retrouvons le gouffre grillagé signalé par le CRS Campays... Maintenant il est bien localisé et se trouve au contact des marnes...

En milieu d'après midi le ciel se couvre il pleut, le grésil n'est pas loin, la montée de tout à l'heure est maintenant impraticable. Après s'être réchauffé près de le cheminée de la cabane d'Ayzi récemment restaurée, nous reprenons le sentier classique pour rejoindre la voiture. Arrivé au parking il tonne... On reviendra sur ces crêtes pour prospecter et découvrir d'autres trous... A plus de 2h de marche, leur explo sera sportive...

 Brigitte & Alain Dole

  Les crêtes vues du ciel



Comptage chauves souris


Jeudi 16 janvier - Grotte du Roy comptage des Chauves Souris
Alain Dole et Jean Luc Lacrampe du GSHP

Suite à l'assemblée générale de la RNR du Pibeste qui a vue l'élection du président Gaits, nous sommes parti faire un comptage des chauves souris à la grotte du Roy.
Il y avait Sophie Bareille (du conservatoire des espaces naturels Midi Pyrénées) - Damien Lapierre (grade de la RNR) - Jean Luc Lacrampe et moi.
Le niveau de l'eau était assez haut (mi cuisses) et nous avons pu observer plusieurs espèces (petit Rhino, Grand Rhino, Rhino Euryale, Murin, Minioptère de Scheibers)
Le grand Rhino était en grand nombre soit en individus éparse dans la galerie du bas et en 3 essaims d'au moins 100 individus... Quelques petits rhinos, murins et minioptères  et dans la salle de la vierge au moins une centaine de grands Rhinos et d'Euryales...
Nous avons poussé la visite jusqu'à l'entrée du boyau sans autre observation. Les chauves souris  n'étaient pas encore bien endormies, car la météo clémente semble perturber leur hibernation.
Sophie était très satisfaite de constater une population en croissance, nous attendons son rapport pour de plus amples précisions...
Alain Dole