dimanche 22 mars 2020

J’ai fait un rêve, j'étais au Sousbet


Ce matin, nous nous sommes retrouvés à 7 pour aller continuer le Sousbet.
Cela faisait quelques temps que nous attendions mais maintenant il fait beau et il faut en profiter.
Marche d’approche classique, le trou aspire violemment, température oblige.
Nous agrandissons un peu le départ du puits et équipons.
10 mètres contre paroi avec un petit relais donnant dans une jolie salle se continuant sur un amont et un aval.
L’aval est beau, un petit ruisselet le parcourt en cascadant et nous invite à la suite.
De jolies concrétions ornent le plafond qui se trouve à quelques mètres de hauteur.
Nous parcourons ainsi une centaine de mètres, en direction plein nord, certainement vers la grotte des Castagnets.

Une étroiture stoppe net notre progression mais le vent, violent, nous dit que ce sera là la suite.

D'ailleurs le bruit de l’eau qui tombe en cascatelle est un très bon signe.
Le bruit de l’eau, soudain je me réveille, je suis dans mon lit, c’est 4 heures du matin, et j’ai envie de piss…

Le confinement est toujours en place, pas de sortie

Prémonitoire ou simplement pour tuer le temps et ne pas perdre la main.

L’avenir nous le dira, très bientôt j’espère.

Alain M



lundi 16 mars 2020

Coronavirus, les bons gestes


Parmi l'information pléthorique qui circule pour le moment sur le web, je vous invite à lire quelques articles sélectionnés par la revue Carnet d'aventure (expémag). Ils sont effrayants mais expliquent très bien la situation et ce qu'il faut faire et ne pas faire. Lisez-les, diffusez-les mais surtout, agissez en conséquence.
https://www.expemag.com/article/actualite/garder-ses-distances

Patrick

dimanche 15 mars 2020

Les forçats du Trou de la Tour, SE08

Une fois de plus nous nous retrouvons sur le parking du petit village d'Omex. Nous sommes 7.
7 c'est vraiment le minimum pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions, mais on a de plus en plus de mal à vendre le plaisir que nous prenons malgré tout, à avancer, lentement mais surement, vers les puits du Lavabo dans la Grotte du Roy.
Alors, avant d'attaquer le plat de résistance, nous décidons de faire un petit tour par un trou retrouvé lors d'une de mes balade. Il doit s'agir de l'OM 7.
Dom le retrouve rapidement et Véro s'équipe. Il bruine, il fait froid....Vers moins 5 un méandre se pince rapidement. Après le pincement, ca semble plus grand mais ça a l'air de se repincer 2 mètres plus loin... Pas du tout de courant d'air, on laisse tomber.


Il devait faire beau.....

Passons au plat de résistance, l'OM 14, ou SE 08 ou trou de la Tour. Certains l'avaient appelé Trou de l'échec à Joel mais c'est une autre histoire qu'il vous racontera peut être un jour si vous venez gratter avec nous !

La tour qui monte.
Donc le clan des 7 est composé de Dom et Véro bien sur, plus Jean Claude, Philippe, Pascal et moi et un nouveau venu, Christophe Rouillé, spéléo charentais en retraite dans le 65 pour profiter de la montagne. Il est partant pour nous donner un coup de main lors de prospections, désobs, etc.... Son aide aujourd'hui sera déterminante pour l’évacuation des gravats. Bienvenu parmi nous !
Pour les plus anciens, Christophe est le frère de Michel qui nous a parfois accompagné dans nos explos et en particulier à la Pierre.

Tout le monde prend sa place dans le trou, Dom au fond bien entendu. Le fond est propre. La pluie a bien tout lavé et si l'eau passe, nous on va passer !
Les seaux et les bidons se succèdent à une cadence infernale, d'abord des blocs, puis du remplissage beaucoup moins liquide que ce qu'on a pu connaitre les séances précédentes. Vers midi Jean Claude s'échappe pour faire le feu et faire griller les saucisses. Elles sont les bienvenues ainsi que la chaleur du feu. Le beau temps annoncé n'est pas au rendez vous !

Après ce copieux repas, il devient difficile de se remotiver. Jean Luc nous a rejoint et à 8, ça va être plus facile. La curiosité de Pascal l'emporte et il veut aller voir le fond. C'est donc à son tour de remplir les seaux au fond du puits que l'on a maintenant creusé sur 7 bons mètres !
Vue du fond vers la surface
A un moment il se met à hurler ! Que se passe t-il ? En bougeant un bloc, tout le courant d'air s'est réamorcé et il hurle sa joie. Où est passé Dom ? Il l'a déjà rejoint au fond du puits. Tous les 2 bougent les cailloux. Ils sont propres, lavés, et il y a de plus en plus de vide.
Une grande étape vient d'être franchie. Même en surface on sent bien maintenant le souffle chaud qui remonte du fond.
Il faut continuer ! Mais il se fait tard et on se promet d'y revenir rapidement en essayant de mobiliser au moins 9 personnes autour de cette belle aventure qui fait rêver les spéléos locaux depuis plus de 40 ans: une percée de 300 mètres !

On plie bagage.
Pascal qui a des soucis professionnels à cause du Conardovirus regarde ses mails. Il y en a un qui arrive de notre fédé qui nous recommande d'annuler toute activité spéléologique de groupe jusqu'à au moins la mi-avril. Plus qu'un problème de santé personnel, les restrictions proposées par la fédération et les pouvoirs publics relèvent d'un acte civique en évitant de contaminer les plus fragiles mais aussi les plus utiles. Le club décide donc de suspendre toute activité spéléologique de groupe jusqu'à nouvel ordre. 40 ans qu'on attend cette jonction, on peut bien attendre quelques semaines de plus par solidarité.

Bubu, Photos Dom et Jean Claude.
    
La suite, c'est par là .....

jeudi 12 mars 2020

Sur les flancs du Rey

Mercredi 11 mars 2020
Sortie un peu improvisée à la dernière minute (Patrick et Sandrine)... Pour changer des lieux habituels et profiter du soleil sur un versant sud, nous nous dirigeons vers la Montagne du Rey, au-dessus de Louvie Juzon pour revoir quelques cavités mentionnées dans karsteau. Après avoir récupéré quelques renseignements auprès de nos amis du GSVO, qui ont déjà pas mal écumé le secteur, nous commençons par aller voir un trou souffleur (Souffleur de List). Il ne souffle pas vraiment et le conduit impénétrable sur une paire de mètres ne donne aucun signe d'agrandissement. Nous montons un peu plus haut pour descendre le gouffre de la Chambre du Bouchet. C'est un joli trou, mais bien colmaté et sans air. Nous en profitons pour faire la topo. 

 La chambre du Bouchet
Dans le secteur, deux P.60 sont également mentionnés, le Voyageur et l'Ostio distants en théorie de 700 m. Au premier emplacement nous ne trouvons strictement rien. Au second, il y a bien un puits où les cailloux chutent loin. En comparant les infos sur les deux gouffres (topos, historique), il est fort probable que ce soit le même, avec deux positionnements différents. C'est aussi ça le boulot d'inventaire, supprimer les doublons. Nous poursuivons la ballade en profitant du superbe panorama sur le Jaout enneigé, et en étant surveillés par une volée de vautours fauves et un Percnoptère.

 L'entrée discrète (entourée de piquets) du gouffre Ostio

Patrick