dimanche 28 octobre 2018

Petite sortie de reprise à la Bouhadère

Kat, Sandrine L et Marc


Après quelques longs mois d'absence, je renfile enfin le baudrier pour une sortie en afterwork avec les copains. Le choix de la cavité est simple: la Bouhadere.
En effet, Marc voudrait aller un peu plus au fond du boyau qui part de la salle inférieure. D'ailleurs malgré une étiquette "pezzel" bleue retrouvée, nous ne savons pas si cette partie a été explorée et surtout topographiée.

Cette sortie fut l'occasion de se retrouver, de plaisanter notamment au sujet de positions très peu conventionnelles de la part de Sandrine L, repris par nous tous pour notre plus grand plaisir, et de s'émerveiller encore et toujours face aux beautés des profondeurs.

À bientôt pour de nouvelles aventures
Kat



vendredi 26 octobre 2018

Et le Vignemale ça vous dit ?

Jeudi 25 octobre 2018
Un coup d’œil sur l'évolution de la météo nous convainc qu'il faut profiter des prochains jours pour aller en altitude. Après, avec l'arrivée de la neige, il sera trop tard et il faudra attendre l'été prochain. Quitte à prendre de la hauteur, autant choisir les karst les plus élevés du secteur. Il en est un, sur le flanc du Vignemale, qui est un peu tombé dans l'oubli : peu de trous inventoriés, et les rares gouffres un peu conséquents sont dépourvus de topo et de descriptions dignes de ce nom. C'est donc en direction du glacier d'Ossoue que nous nous dirigeons ce matin. 

 Au bas du lapiaz. Au bas, on distingue le barrage d'Ossoue, 1000 m plus bas,
 et en toile de fond, la brèche, le Marboré et l'Astazou.

La montée est raide depuis le barrage jusqu'aux premiers bouts de lapiaz. Curieusement c'est ici que Russel avait fait creuser 3 petites cavités bien commodes pour s'abriter ou bivouaquer. Marquées sur la carte "grottes de Bellevue" elles témoignent de la passion que Russel avait pour cette montagne (pour en savoir plus). 

 Les "grottes de Bellevue"

La dénomination de "grotte" est un peu usurpée,
mais leur nom "Bellevue" ne l'est certainement pas.
 
Après 1000 m de montée, nous quittons les sentiers balisés pour sillonner le lapiaz. Celui-ci est souvent couvert d'éboulis et la lecture de la géologie locale n'est pas toujours évidente. Finalement, après avoir encore grimpé d'une bonne centaine de mètres nous tombons sur une belle entrée de gouffre. 

Premier trou !
 
Le puits estimé à 15 ou 20 m est déjà connu (vieux spit en place) et le fond est occupé par un névé. Plus loin un autre, plus petit est descendu sur une dizaine de mètres : bouché.  

Celui-ci est plus petit...

 Plus haut en altitude, il y a déjà de la neige et la prospection n'est pas facile, aussi, nous essayons de fouiller la partie basse. Nous ne trouvons rien d'autre, mais pas de doute, avec la fonte des névés souterrains et du glacier (il a perdu plus de 2,5 m d'épaisseur en 2017) il faudrait revenir. 


Le lendemain, nous montons à la rencontre de l'équipe qui, avec Thomas, a passé une semaine vers la Brèche de Roland pour explorer des grottes au-dessus de Gavarnie. Eux aussi, doivent plier bagages avant l'arrivée du mauvais temps...



Patrick


mardi 23 octobre 2018

Iseye, ça vous tente ?

Mardi 23 octobre 2018

Cela fait un petit moment que nous voulions aller voir de plus près le massif d'Iseye sur lequel le GSHP et bien d'autres clubs avaient traîné leurs guêtres et usé leurs crolls il y a plus de 30 ans. Perché entre les vallées d'Aspe et d'Ossau, ce lapiaz fortement incliné a déjà livré 2 gouffres de 900 m de profondeur et 5 autres de 400 à 700 m. Les explorations menées dans les années 80 à 90 se sont essoufflées depuis (certaines ont été réalisées à l’échelle !). Il faut dire que l'approche est sévère (1000 à 1200 m de dénivelé), les trous sont froids et descendent bas. 


 Le pic de la Ténèbre, premier contact avec le massif et petite pause à la cabane de Cujalate.

Bon, ceci dit, le cadre est fabuleux et le lapiaz est superbe. Donc aujourd'hui, nous sommes allés voir tout ça de plus prés en montant par la vallée du Bitet. Petit arrêt à la cabane Laiterine, ensuite nous montons au col d'Iseye, survolons le lapiaz du Liard avant de redescendre en longeant le lapiaz du Permayou. Une bonne bambée...

Les arêtes de la montagne du Liard.
Au fond, les Orgues de Camplong et au loin le pic d'Anie.

C'est superbe, ça sent le trou à plein nez alors c'est certain, nous y remonterons ; ça vous tente ?


Patrick et Sandrine



lundi 22 octobre 2018

Traversée Hayau Bouhadere en after work


Petite sortie nocturne traversée « Hayau Bouhadère ».


Bon, je ne sais plus trop quand c’était, on va dire mi octobre…
Sandrine L, Marc et Moi Caro, on est partis vers 18 heures faire la traversée.

Pas de jeux de boue à signaler, nous avons été sages.

Sortie vers 1 heure du matin, après une bonne soirée, de bonnes rigolades et de bons fous rires.
Une classique autant pour la grotte que pour la super soirée !
Caro

dimanche 21 octobre 2018

Les trous à neige du Jaout

Dimanche 21 octobre 2018 :
Au printemps nous avions reconnu quelques puits sur le versant nord du Jaout, mais il était sans doute trop tôt ; la neige n'avait pas suffisamment fondu et de gros névés bouchaient la suite.

Les strates presque verticales autour de la Bouche de Hours
 
Comme la fois précédente, nous montons au col en VTT. Nous commençons par le MJ 59, un beau puits dans une pente bien raide. Nous l'avions descendu sur une quinzaine de mètres mais la neige empêchait d'aller plus bas. Toutefois nous distinguions un sol 9 m plus bas entre le névé et la paroi. La neige a bien fondu et en fait, le puits se décale en profondeur et nous pouvons contourner la colonne de glace.

 Petit gouffre au bas des barres calcaires du Jaout.

Malheureusement nous avons été un peu pessimiste et la corde de 45 m ne suffit pas. Un fond est visible 10 m plus bas, mais pas possible de descendre sans corde. Grrrr ! il faudra encore revenir !
Nous redescendons en contournant les barres rocheuses pour aller voir le MJ 52. En chemin nous tombons sur un petit gouffre avec un bon courant d'air. Il y a un vieux spit, mais la suite est trop étroite. Quant au MJ 62, il n'y a plus un poil de neige, mais il n'y a pas de suite non plus... Redescente à la voiture, la tête dans le Guidon...

Le MJ 62 communique avec un beau puits, le MJ 63 et puis rien d'autre...


Patrick et Sandrine

Ah les filles ah les filles.....


Avec Sandrine L nous sommes toutes deux du mois d'Octobre. Normal que nous fêtions notre anniversaire ensemble, surtout qu'un très grand nombre de nos amis nous sont communs. Il fallait un lieu... Et bien une cavité par là connue de nous tous!! Et un thème! Bon ben Cro-Magnon!!

Et c'est parti pour la soirée de notre 25eme anniversaire!! (*2 pour l'une, +10 pour l'autre!).

Une soirée digne de la guerre du feu, avec une maîtrise parfaite de celui ci par Pierre J.C.! Et oui nous nous appelons tous Pierre dans ce genre de soirée! Et nous étions belles comme des dinosaures! Nous avons même réussi à faire une chenille (cavernicole) suivie par beaucoup... enfin 3, sous le regard médusé de tous qui voulait dire "bande de grandes folles va" !

En bref, une réunion de bons copains, (comme toujours) qui chantaient, bon comme dans la chanson de Brassens... Et de la musique il y en avait dans ce fin fond de nul part mais je ne vais pas tout vous raconter, d'ailleurs l'écriture n'étant pas encore inventée, je vous laisse savourer en image!
A bientôt pour de nouvelles aventures

Le film de l'âge de Pierre.

Pierre (Kat)



mardi 16 octobre 2018

Pendant ce temps, à 10 000 km de St Pé

Namasté

Nous recevons des photos en provenance du Népal.
Joël Sanchez et son épouse Anne sont en "trekk" et viennent de franchir le Thorong La à une altitude de 5416 mètres.

Toutes nos félicitations.

Après l'effort, gageons qu'ils se seront restaurés avec une délicieux dal Bhat, le plat traditionnel du pays.







Alain M


lundi 15 octobre 2018

Au dessus du Roy


13/10/2018
Madeleine aurait été contente. Loin de toutes les anciennes querelles et rancœurs, 9 spéléos unis par une même passion se sont retrouvés sur les pentes du Soum d'Ech pour désober le petit trou qui se situe à l'aplomb de l'escalade du Lavabo réalisée par Dom et Véro.
C'est ainsi que Pierre Boué, Dominique Cassou, Alain Dole, Véro Doyen, Michel Escalé, Jean Luc Lacrampe, Michel Leclerc, jean Claude Mengelle , Bruno Nurisso, étaient à l'entrée du SE08 aux alentours de 9h30 pour sortir les alluvions glaciaires qui bouchent le trou à moins 7 sur 2 à 4 mètres d'après le report topo de Jean Pierre Cassou. 
Super motivés mais autant le dire tout de suite, ce n'est pas passé cette fois ci.
 On a bien approfondi le fond de plus d'un mètre. Petit à petit les sédiments fins font place à des cailloux qui pourraient avoir constitué un bouchon... On y croit de plus en plus. Il faut continuer toujours dans le même esprit pour que le rêve de quelques uns de relier une des cavités du Soum d'Ech à la grotte du Roy, puisse enfin devenir une réalité. Certains d'entre nous y travaillent depuis 40 ans !

Le compte rendu des amis du GRAS est  ICI


vendredi 12 octobre 2018

Bérouède- Dessus, un bijou de crèque


Vendredi 12 octobre 2018

Ce même jour que la traversée Hayaü-Bouhadère, la journée n’est pas finie. Un saut à la maison pour déjeuner et me voilà reparti pour la face Nord-Ouest de l’Araü.
Après une belle marche d’approche d’au moins 1 h 1/4 sur le Cami de Simoun, en passant par les entrées de la Perte du Cébéri, de  Bérouède-Dessous et des autres cavités du secteur, j’arrive au sommet du Soum à 17h. Dans cette ancienne clairière, se trouve la grotte de Bérouède-Dessus ou Grotte de l’Escalat.

Je ne connais pas cette cavité, donc j’ai emporté mon baudrier et une C30. Pendant que j’équipe sur les arbres à l’entrée, des promeneurs qui connaissent l’entrée viennent se taper la tchatche 10 min.
Une fois équipé je descends prudemment le toboggan d’entrée, recouvert d’un épais manteau de feuilles d’au-moins 30cm.

La descente est sans encombre. A mi-descente, quand on aperçoit déjà le fond je m’arrête pour admirer les premières concrétions classiques mais de bonnes dimensions (alors que nous ne sommes que 2 m sous le niveau du sol extérieur) sur la gauche.
Mais plus je descends plus je découvre un monde merveilleux ! Des concrétions comme je n’en ai jamais vues !
Je laisse la description à l’Abbé en 1969, car personne ne saura mieux exprimer ce qu’on peut ressentir :
« Après les frondaisons de l'Aven Armand, les lilas de Labastide, l'eau n'a pas épuisé toutes ses  ressources : elle a créé encore les buissons de Bérouéde-Dessus. Ils entrecroisent sans fin leurs aiguilles, se lient, se soudent, se courbent, tire-bouchonnent, abritent un peuple de nids cristallisés, retiennent une foule d'oiseaux de calcite aux ailes déployées pour l'envol. Béni soit l'Aroü d'avoir fait de Bérouéde-Dessus une miniature et de l'avoir si bien cachée. Plus acrobatique, elle eut tenté les spéléologues et les clous de leurs souliers eussent brisé les buissons. Plus importante, elle eut été la proie des hommes d'affaires. Parce qu'elle est trop petite, elle reste vierge : pas de profanateurs. »

En réalité il y a bien eu depuis quelques profanateurs, mais la grotte reste très très belle ! A recommander !
On y trouve aussi pas mal d’ossements de bétail ovins et bovins, tombés là ou traînés par des prédateurs.
Trouvé aussi un Typhloblaniulus, sorte de mille-pattes commun cavernicole.
Après une série de photos, dont certaines sont désormais dans Karsteau, je sors de la cavité.
J’aurais passé plus de temps à équiper et déséquiper que sous terre... Mais ça valait vraiment le coup de ces 2 heures de marche d’approche + retour pour la découvrir.
TPST 21min



Marc Chanliau

Traversée Hayau-Bouhadère et « branches secondaires »


Vendredi 12 octobre 2018
NB : l’Abbé écrivait « Bouhadére », mais les accents n’ont pas vraiment d’importance...
Aujourd’hui la traversée m’appelle mais j’ai aussi surtout envie d’aller traîner dans les branches sous la salle Henri IV que je ne connais pas !

10h45 je suis en haut du gouffre. J’équipe et descend sans tarder. C’est la 1ère fois que j’y viens seul.
Je fais vite tout en prenant le temps d’admirer les cannelures qui drapent les murailles.
J’enchaîne le P35 avec le P18 en rappelant ma corde à chaque puits ; je ne compte évidemment pas revenir par-là !

Dans le toboggan il souffle un courant d’air à décorner les bœufs ! Ça passe vite jusqu’au P15 descendu manu-militari. C’est moins drôle mais on gagne du temps tout seul...

Cheminement dans le méandre chaotique, puis équipement de la main courante pour atteindre la tête de puits du P20. Un jour je ferai le colimaçon que je ne connais pas. Descente du puits dans un silence de plomb... Ils sont pas mal ce descendeur et cette corde... Arrivée dans la salle Henri IV. Une seconde de silence à la mémoire des expéditions Abadie. Quelques photos de la colonie de crustacés Niphargus qui vit dans une flaque sous la cascade de calcite. Je n’en trouve que 3 aujourd’hui, le niveau de la flaque est bas.
Présence habituelle de 2 grenouilles des Pyrénées (?) près de l’actif. Pas de loir ou rongeur comme vu le 4 octobre avec Kat et Sandrine.

Plein Ouest c’est la suite aujourd’hui. Au ras de la salle, le minuscule actif passe une étroiture et on entend et on aperçoit le réseau se poursuivre tranquillement. Mais ça passe difficilement.
Shuntons donc cette étroiture en passant quelques mètres par le dessus : une courte vire bien glissante dans la salle Henri IV permet d’atteindre une lucarne bien plus confortable. Equipement sur spits et descente du puits qui fait quand même une douzaine de mètres !
A mi-descente je choisis de penduler pour atteindre une vire qui semble mener au 1er siphon Sud à -93m.
Effectivement la vire permet d’atteindre une lucarne qui donne dans un petit puits parallèle que j’équipe sur AN et je descends rapidement. Là se trouve un méandre avec un plancher stalagmitite partiellement crevé.
Sous le plancher à -0,50m coule la majeure partie du petit actif. Quelques mètres plus loin c’est le terminus : un joli petit siphon aux eaux bleues-vertes, bordé d’une douce plage aux galets allochtones et de parois raides en remplissage argileux. Ça doit remplir plus que ça en période de crues, peut-être 1 m de plus.
Aujourd’hui le siphon mesure environ 80 cm de diamètre pour  50cm de profondeur. L’endroit est sympa, je prends une petite collation !
Je ne suis pas seul : une grenouille des Pyrénées prend la pose sur un gros galet ; elle a l’air bien portante.
Je prends le chemin du retour. Dans le bas du dernier petit puits franchi on devine une chatière pour atteindre le puits principal voisin. Je la laisse à la grenouille, moi je n’ai pas envie de rester coincé.
Repassé dans le puits principal P12 je descends dans son fond. Un autre méandre (entrecoupé d’une lame séparative verticale) avec plus de volume permet d’atteindre un autre siphon : il est aujourd’hui complètement à sec.
C’est moins sympa que chez le voisin, bien qu’une belle plage de sable fin (authentique !) justifie le déplacement.

Je reprends désormais le chemin du retour à la salle Henri IV.
Après Henri IV la suite est plus classique, pour ne pas dire très classique : direction la Bouhadère, via les vires équipées plein Est, la Salle du Bourdon (j’irai dans le réseau plain Nord une autre fois !), son puits de sortie à travers le Saut de la mort, le fond de la galerie Sud-Est, la Salle du Chaos, la remontée par  l’escalade à Nico et la galerie plein Nord, puis c’est la sortie de la Bouhadère sous le sentier karstique.
TPST 3h


Marc Chanliau

mercredi 10 octobre 2018

Madeleine

Depuis hier matin je pleure. Un vieux comme moi en larmes ça peut faire sourire mais mon cœur est triste. On a le droit d’être triste.
Madeleine nous a quitté… J’ai trop de mal à y croire. 
Le GSHP est en deuil et je pleure depuis 2 jours.


Madeleine je la connaissais depuis que le hasard ait fait que je me retrouve avec son fils Philippe au Lycée. La chimie n’était pas mon fort. A l’approche du Bac, Philippe me propose d’aller réviser avec sa mère qui est professeur de Chimie justement au collège de la Sède à Tarbes.
On se met à équilibrer les équations et en particulier la réaction de l’eau sur le carbure de calcium pour faire de l’acétylène. Pour les plus jeunes, je vous rappelle que l’acétylène c’est ce qui servait “jadis” aux spéléos à s’éclairer avant les éclairages à Led.
Je lui dis que je connais car je fais de la spéléo et c’est parti ! On s’est mis à parler de spéléo, qu’ils avaient créé un club avec son mari Michel, club qui porte le nom de GSHP, et une longue amitié allait  naître.

Création du GSHP, cravate de rigueur.

Dès le mois suivant j’adhérais au GSHP où je suis maintenant depuis 40 ans. Madeleine quant à elle y est resté 57 ans! Quel parcours spéléo magnifique. D’abord pour accompagner son mari entomologiste pour marquer les aphaenops de la salle de la Verna à la Pierre avec son rouge à ongle, puis spéléo à part entière avec des grands noms comme Lépineux, Bidegain, Cosyns, Ruiz de Arcaute, Josette Pucheu du gouffre Josétéko, Claude Lucas, éminent géologue, et bien d’autres....

Au fond de la Verna


Ma fille Marie dans un message très triste me disait ce matin être très peinée de cette disparition car Madeleine faisait partie de tous ses souvenirs spéléos de jeunesse. C’est vrai que sa maison à Sainte Engrace était souvent envahie d’une horde de joyeux Tachous et entre 2 expés, on se racontait des blagues, et on chantait des chansons paillardes. Madeleine et son complice Dominique n’étaient pas les derniers; Madeleine bouchant en rigolant les oreilles de ma fille...
C’était tout ça Madeleine, une personnalité si attachante  qu’on a tous des souvenirs avec Madeleine, qu’on ait 7 ans ou 77 ans. Elle faisait partie intégrante du monde spéléo et en particulier du GSHP dont elle suivait assidûment les sorties et les explorations sur le blog, insistant pour que nous retournions sur la Pierre qu’on avait un peu trop délaissée ces dernières années pour nous concentrer d’avantage sur le massif de Saint Pé. Et grâce aux blogs et Facebook qu’elle commençait à maîtriser parfaitement, elle se tenait aussi au courant des explos d’Amalgame et d'Avalon .
Avec Amalgame

Elle allait avoir 88 ans dont 57 passés au GSHP dont elle était un des membres fondateur. Depuis une dizaine d’année, elle était membre d’honneur du club.
On retiendra d’elle surtout, au delà de sa gentillesse,  sa lucidité et sa vivacité d'esprit, son regard vif et son sourire généreux

Elle a rejoint Michel, Yves Marie,  Dominique, Sœur Marie Casteret, Félix, Lépineux, Quef et tous les autres qui sont partis bien trop tôt.
Une page de l'histoire du GSHP vient de se terminer bien tristement. 
Pour moi c'est plus qu'une amie qui vient de disparaître et la spéléo vient de perdre une de ses plus fidèles militantes.
Une page vient de se tourner brutalement.

Qu’elle repose en paix au paradis des Tachous !

  

Bubu

samedi 6 octobre 2018

Octobre rose

Lors d'une  précédente sortie féminine à Capbis, nous avions pensé Caro et moi à faire quelques photos en vue de la manifestation annuelle d'Octobre Rose. En effet se trouvent dans cette cavité deux concrétions cote à cote qui ressemblent à une poitrine féminine.
Après avoir trouvé un fort joli balconnet rose (un grand merci à mon amie pour ce prêt), nous avons habillé et même déshabillé ce giron des profondeurs. 

Outre des photos un peu rigolotes, poétiques, il s'agit surtout de rappeler à toutes l'importance d'aller montrer ses seins, que l'on soit plus pare-choc ou mandarine, car malheureusement le cancer du sein peut toucher chacune d'entre nous. 
Kath
D'autres photos sur le site du CDSC65  ICI

lundi 1 octobre 2018

Le souffleur de la plantation

En route pour la jonction,

Nous sommes 2 au départ du Monastère, au milieu des buis bouffés par le Pyrale. Dans la semaine Jean Claude a ouvert un petit trou bien placé en amont du gouffre des Castets. J'ai quelques heures de libre ce samedi après midi, alors je l'accompagne pour descendre le puits qui donne accès à quelque chose de plus gros, courir dans le méandre et jonctionner avec les Castets, dans la galerie post "Baigne-cul", que j'avais remonté en première il y a 39 ans !
On arrive rapidement à l'entrée du trou. Jean Claude me laisse la première !Sympa !
Le fond....
Premier amarrage sur buis, le second sur racine de hêtre, et c'est parti avec le perfo, des sangles et 50 mètres de nouille... Désescalade sur 4 mètres, petit élargissement qui ne mérite pas encore le nom de salle, le méandre espéré est là mais se bouche irrémédiablement au bout de 2 mètres. Aucun espoir de continuation à moins d'une désob très longue et aléatoire.
Quand ça veut pas, ça veut pas !
Jean Claude me rejoint pour faire quelques photos.
Nous irons consoler notre peine en allant faire quelques observations dans la grotte de l'Oustalet où le vent aspiré est très net puis une visite au sous tirage récent et impressionnant du champ de la ferme Mourichi.

Bubu

Le film de Jean Claude de cette super explo est ICI