mardi 16 octobre 2018

Pendant ce temps, à 10 000 km de St Pé

Namasté

Nous recevons des photos en provenance du Népal.
Joël Sanchez et son épouse Anne sont en "trekk" et viennent de franchir le Thorong La à une altitude de 5416 mètres.

Toutes nos félicitations.

Après l'effort, gageons qu'ils se seront restaurés avec une délicieux dal Bhat, le plat traditionnel du pays.







Alain M


lundi 15 octobre 2018

Au dessus du Roy


13/10/2018
Madeleine aurait été contente. Loin de toutes les anciennes querelles et rancœurs, 9 spéléos unis par une même passion se sont retrouvés sur les pentes du Soum d'Ech pour désober le petit trou qui se situe à l'aplomb de l'escalade du Lavabo réalisée par Dom et Véro.
C'est ainsi que Pierre Boué, Dominique Cassou, Alain Dole, Véro Doyen, Michel Escalé, Jean Luc Lacrampe, Michel Leclerc, jean Claude Mengelle , Bruno Nurisso, étaient à l'entrée du SE08 aux alentours de 9h30 pour sortir les alluvions glaciaires qui bouchent le trou à moins 7 sur 2 à 4 mètres d'après le report topo de Jean Pierre Cassou. 
Super motivés mais autant le dire tout de suite, ce n'est pas passé cette fois ci.
 On a bien approfondi le fond de plus d'un mètre. Petit à petit les sédiments fins font place à des cailloux qui pourraient avoir constitué un bouchon... On y croit de plus en plus. Il faut continuer toujours dans le même esprit pour que le rêve de quelques uns de relier une des cavités du Soum d'Ech à la grotte du Roy, puisse enfin devenir une réalité. Certains d'entre nous y travaillent depuis 40 ans !

Le compte rendu des amis du GRAS est  ICI


mercredi 10 octobre 2018

Madeleine

Depuis hier matin je pleure. Un vieux comme moi en larmes ça peut faire sourire mais mon cœur est triste. On a le droit d’être triste.
Madeleine nous a quitté… J’ai trop de mal à y croire. 
Le GSHP est en deuil et je pleure depuis 2 jours.


Madeleine je la connaissais depuis que le hasard ait fait que je me retrouve avec son fils Philippe au Lycée. La chimie n’était pas mon fort. A l’approche du Bac, Philippe me propose d’aller réviser avec sa mère qui est professeur de Chimie justement au collège de la Sède à Tarbes.
On se met à équilibrer les équations et en particulier la réaction de l’eau sur le carbure de calcium pour faire de l’acétylène. Pour les plus jeunes, je vous rappelle que l’acétylène c’est ce qui servait “jadis” aux spéléos à s’éclairer avant les éclairages à Led.
Je lui dis que je connais car je fais de la spéléo et c’est parti ! On s’est mis à parler de spéléo, qu’ils avaient créé un club avec son mari Michel, club qui porte le nom de GSHP, et une longue amitié allait  naître.

Création du GSHP, cravate de rigueur.

Dès le mois suivant j’adhérais au GSHP où je suis maintenant depuis 40 ans. Madeleine quant à elle y est resté 57 ans! Quel parcours spéléo magnifique. D’abord pour accompagner son mari entomologiste pour marquer les aphaenops de la salle de la Verna à la Pierre avec son rouge à ongle, puis spéléo à part entière avec des grands noms comme Lépineux, Bidegain, Cosyns, Ruiz de Arcaute, Josette Pucheu du gouffre Josétéko, Claude Lucas, éminent géologue, et bien d’autres....

Au fond de la Verna


Ma fille Marie dans un message très triste me disait ce matin être très peinée de cette disparition car Madeleine faisait partie de tous ses souvenirs spéléos de jeunesse. C’est vrai que sa maison à Sainte Engrace était souvent envahie d’une horde de joyeux Tachous et entre 2 expés, on se racontait des blagues, et on chantait des chansons paillardes. Madeleine et son complice Dominique n’étaient pas les derniers; Madeleine bouchant en rigolant les oreilles de ma fille...
C’était tout ça Madeleine, une personnalité si attachante  qu’on a tous des souvenirs avec Madeleine, qu’on ait 7 ans ou 77 ans. Elle faisait partie intégrante du monde spéléo et en particulier du GSHP dont elle suivait assidûment les sorties et les explorations sur le blog, insistant pour que nous retournions sur la Pierre qu’on avait un peu trop délaissée ces dernières années pour nous concentrer d’avantage sur le massif de Saint Pé. Et grâce aux blogs et Facebook qu’elle commençait à maîtriser parfaitement, elle se tenait aussi au courant des explos d’Amalgame et d'Avalon .
Avec Amalgame

Elle allait avoir 88 ans dont 57 passés au GSHP dont elle était un des membres fondateur. Depuis une dizaine d’année, elle était membre d’honneur du club.
On retiendra d’elle surtout, au delà de sa gentillesse,  sa lucidité et sa vivacité d'esprit, son regard vif et son sourire généreux

Elle a rejoint Michel, Yves Marie,  Dominique, Sœur Marie Casteret, Félix, Lépineux, Quef et tous les autres qui sont partis bien trop tôt.
Une page de l'histoire du GSHP vient de se terminer bien tristement. 
Pour moi c'est plus qu'une amie qui vient de disparaître et la spéléo vient de perdre une de ses plus fidèles militantes.
Une page vient de se tourner brutalement.

Qu’elle repose en paix au paradis des Tachous !

  

Bubu

samedi 6 octobre 2018

Octobre rose

Lors d'une  précédente sortie féminine à Capbis, nous avions pensé Caro et moi à faire quelques photos en vue de la manifestation annuelle d'Octobre Rose. En effet se trouvent dans cette cavité deux concrétions cote à cote qui ressemblent à une poitrine féminine.
Après avoir trouvé un fort joli balconnet rose (un grand merci à mon amie pour ce prêt), nous avons habillé et même déshabillé ce giron des profondeurs. 

Outre des photos un peu rigolotes, poétiques, il s'agit surtout de rappeler à toutes l'importance d'aller montrer ses seins, que l'on soit plus pare-choc ou mandarine, car malheureusement le cancer du sein peut toucher chacune d'entre nous. 
Kath
D'autres photos sur le site du CDSC65  ICI

lundi 1 octobre 2018

Le souffleur de la plantation

En route pour la jonction,

Nous sommes 2 au départ du Monastère, au milieu des buis bouffés par le Pyrale. Dans la semaine Jean Claude a ouvert un petit trou bien placé en amont du gouffre des Castets. J'ai quelques heures de libre ce samedi après midi, alors je l'accompagne pour descendre le puits qui donne accès à quelque chose de plus gros, courir dans le méandre et jonctionner avec les Castets, dans la galerie post "Baigne-cul", que j'avais remonté en première il y a 39 ans !
On arrive rapidement à l'entrée du trou. Jean Claude me laisse la première !Sympa !
Le fond....
Premier amarrage sur buis, le second sur racine de hêtre, et c'est parti avec le perfo, des sangles et 50 mètres de nouille... Désescalade sur 4 mètres, petit élargissement qui ne mérite pas encore le nom de salle, le méandre espéré est là mais se bouche irrémédiablement au bout de 2 mètres. Aucun espoir de continuation à moins d'une désob très longue et aléatoire.
Quand ça veut pas, ça veut pas !
Jean Claude me rejoint pour faire quelques photos.
Nous irons consoler notre peine en allant faire quelques observations dans la grotte de l'Oustalet où le vent aspiré est très net puis une visite au sous tirage récent et impressionnant du champ de la ferme Mourichi.

Bubu

Le film de Jean Claude de cette super explo est ICI