dimanche 24 novembre 2019

22, v'la les filles...

 Une sortie « Surprises »

Vendredi 22 novembre 

Décidément, rien ne se passe jamais comme prévu. Avec Caro nous avions décidé d'aller faire un tour en vallée d'Ossau ce vendredi 22 novembre.
Comme la météo s'annonçait plutôt correcte, le jeudi soir j'appelle Caro à qui je propose d'aller au Maradéro. Après tout ce sera l'occasion aussi de profiter d'une balade sur la montée. Mais Caro se demande s'il n'y aura pas de la neige.
Pour le savoir je téléphone à Jean-Claude qui me confirme que non. J'en profite pour me renseigner sur l'itinéraire car je ne sais plus très bien où se trouve la cavité. Jean-Claude commence à m'expliquer puis me dit..rappelle moi demain matin. Je vois si je peux vous y conduire.

Vendredi, 10 h 30 nous sommes 3 sur le départ. Direction le Maradéro...que nous n'atteindrons jamais. Jean-Claude a été stoppé net dans sa montée par un trou. Ce sera l'arrêt définitif !
On grattouille un peu avant de jeter un caillou qui chute bien suffisamment pour attiser notre curiosité. Ni une, ni deux, nous nous y mettons à 3 à gratter, soulever des cailloux, arracher des racines et armés de bâtons nous creusons, essayant de dégager un bloc en tête du puits.
Bref, on fait ce qu'on peut avec les moyens du bord ! Le bloc est trop lourd, nous ne parviendrons pas à l'enlever.  C'est alors que Jean-Claude trouve un second trou juste un peu plus haut.
La même scène se répète : on gratte, on dégage cette nouvelle entrée. C'est un puits, on y voit beaucoup mieux.
Le test du caillou va nous montrer que le puits 1 et le puits 2 sont parallèles. Caro veut tenter de s'engouffrer dans le puits 2 malgré un passage un peu étroit. Jean-Claude, de son côté, est entrain de gratter un 3ème trou !
Ça ne s'arrête jamais ! Je le rejoins et gratte à mon tour. Caro s'équipe.
Le trou 3 n'est pas un puits, du moins au départ. Cela ressemble plus à un espèce de boyau descendant. L'entrée s'agrandit plutôt bien et quand je me retourne, Jean-Claude a ouvert un 4ème trou ! 
Un magnifique puits apparaît. Caro renonce au trou 2 et part sur le 4. Au puits de 13 mètres va succéder un puits de 4 mètres en bas duquel la suite se rétrécie. Peut-être l'entrée d'un autre puits ? Caro ne décèle pas de courant d'air. Mais cela mériterait peut-être d'y retourner avec plus d'équipement.
Cette aventure imprévue nous a pris du temps et il n'est plus question de rejoindre le Maradéro. Nous ne connaissons pas assez le secteur pour un retour de nuit et Jean-Claude va s'en aller. Il nous propose d'aller voir la grotte Malacau un peu plus loin. C'est là que nous nous quittons. Après un bon thé chaud, Caro et moi entrons dans le Malacau. Les premiers mètres sont jolis et piquants. Mes gants sont restés à la voiture et je m'arrache les mains sur les choux-fleurs. La corde est restée dehors et elle nous aurait été utile. Nous ferons un demi-tour au ressaut avant de reprendre le chemin du retour. Ainsi s'est achevée une bien belle et imprévisible journée.

Les filles en action en cliquant ici

Sandrine L.

Il devait faire meilleur à l'est.



Samedi 23 novembre, Jean Claude, Joel, Bubu, Philippe et Alain M

Ce samedi, la météo comme indiqué devait faire des sienne.
En partant de Tarbes à 8 heures, le ciel était bleu, la lune brillait de son premier quartier, tout allait bien.
Mais déjà en arrivant au parking de l'autoroute, un arc en ciel se dessinait vers Lourdes, signe d'une pluie qui arrivait de l'ouest.
Et effectivement, au fur et à mesure que nous avancions vers Lourdes et St Pé, la pluie se renforçait.

Mais, armé d'une grande bâche, la pluie ne devrait pas nous mouiller ou si peu.
Hélas, c'était compter sans le vent qui, vers 10 heures, se mit à souffler, d'abord en petites rafales puis de plus en plus soutenu.

Lorsque les bâches se mirent à gonfler comme des voiles et que les ficelles de retenue se furent défaites, il fallut se rendre à l'évidence, on ne pouvait rester.

Ce fut très difficile de faire ressortir de la cavité notre ami Joël, qui sentant la suite sous ses pieds, avec encore un peu de terre à retirer, ne voulait pas lâcher son ouvrage.

Mais à l'impossible nul n'est tenu et la retraite s'imposait, dans une atmosphère dantesque, en priant que les arbres malmenés par le vent n’allaient pas tomber à coté, voir dessus nous.
En un mot, une retraite d'urgence, pour ne pas dire une bérézina.

A 13 heures nous étions bien au chaud, dans le garage à Jean Claude, à nous restaurer et à refaire le monde.
On y retourne quand ?

Alain M

mercredi 20 novembre 2019

Coumates, balade nocturne


Comme une envie irrépressible de se charger en énergie terrestre, mais pas trop de temps devant nous?
Qu'importe, Sandrine et moi partons en nocturne pour la petite cavité des Coumates.
Il fait un froid à ne pas mettre un spéléo dehors ce soir là, mais le ventre de la Terre nous offre une température bien plus clémente, de quoi expérimenter une perte temporelle entre poses photos, recherche de curiosités souterraines, d'échanges entre amies… Mais pourquoi avoir pris le baudrier pour les Coumates?
Et bien pour pouvoir ouvrir une bière avec le descendeur dans ce petit cocon de bien être pardi!
A bientôt pour de prochaines aventures

Kat

mardi 19 novembre 2019

Alain, Jean Claude et la Foret de Tres Crouts

Ce lundi 18 novembre était organisé à la salle des Fêtes de Saint Pé de Bigorre, par nos deux compères Jean Claude Mengelle et Alain Dole une conférence sur les significations des "lieux dits" de la foret de Tres Crouts".

Ce sont une centaine de personnes qui se sont déplacées afin d'écouter la parole de notre orateur Alain.
Avec la projection de cartes et de photos des lieux, ce fut un déluge d'explication sous l'écoute d'une assistance émerveillée par tant de renseignements.

Un grand bravo à Jean Claude, l'enfant du pays et à Alain.

Ce fut ensuite, après les applaudissements de rigueur, quelques questions posées, en particulier l'origine de la désignation de la « Crète des Pernes » qui viendrait, à ce que j'ai compris, de la ressemblance des coutures d'un drap de lin avec les petits ressauts de la zone et de l'évolution du mot du latin vers la langue locale avec le remplacement de la lettre Y qui n'existait pas en latin. Bon à savoir.

Alain nous fit ensuite part d'un autre projet qu'il mène de pair avec Eric De-Valicourt sur l'Abbé Abadie, la grande figure locale de la moitié du vingtième siècle.
A ce sujet, ils sont toujours à la recherche de témoignages, écrits ou photos sur l'Abbé. Si vous en possédez, ils sont preneurs, n'hésitez pas à les contacter.
A ce titre, dans la salle, une personne fait remarquer qu'à St Pé n'y a pas de rue ou de place qui porte à ce jour le nom de l'Abbé Abadie...

La conférence se termine avec le traditionnel pot de l'amitié, un grand merci aux amis du vieux St Pé et en particulier à Alain Amiel.


Alain M




lundi 18 novembre 2019

Les "Bêtes" au Sousbet...


Samedi 16 novembre, le Sousbete.

Nous étions 5 ce samedi pour affronter les éléments afin d'essayer d'assouvir notre soif d'exploration. Jean Claude, Bubu, Philippe, Joël et Alain M.

On le savait, la météo était pour le moins risquée mais qui n'essaye rien ne fait pas grand-chose.

Et le matin pour en rajouter, les météos annonçaient une vigilance orange sur les PA, pour forte pluie. Mais St Pé c'est dans le 65 même si c'est limitrophe au 64, la pluie devrait s’arrêter à la frontière.

9 heures, il fait beau (il ne pleut pas), c'est OK, et nous voilà reparti pour continuer la désobstruction du Sousbete, cavité retrouvée et reprise il y a juste trois semaines.
Et d'ailleurs, vu le peu de marche (20 minutes), même s'il se mettait à pleuvoir, ce ne serait pas catastrophique.

Montée tranquilou, on connait le chemin. Au passage un bonjour aux chasseurs qui vont bientôt lâcher les chiens sur les traces des sangliers, il parait que dans la zone il y en a plein. On ne craint rien, on ne sera pas dans leur champ de tir.

Nous arrivons à la cavité et la première chose que l'on regarde, c'est bien sur le courant d'air.
La cavité était soufflante et aujourd'hui, pas le moindre souffle... mais en regardant de plus près, elle aspire, même violemment. C’est tout bon.

Nous reprenons la désobstruction et afin de faciliter le travail nous nous attaquons à agrandir l'entrée.
La roche se défend bien, nous sommes "à contre fil" et cela ne vas pas bien vite. Mais petit à petit ça prend forme.
A midi on fait la pause casse-croûte mais auparavant nous installons une bâche au-dessus de la cavité. S’il se met à pleuvoir, au moins on sera à l’abri.
Un joli feu est allumé et nous prenons un repos bien mérité, arrosé d'un bon « Cote du Rhône » apporté par Joël qui est de retour parmi nous.

On termine le casse-croûte et comme prévu par la météo, les premières gouttes commencent à tomber.
Le travail reprend, ponctué par des petites poses pour casser les blocs.
Il pleut de plus en plus.
La bâche coule sur le côté, on pourrait remplir un seau rapidement.
Le sol se détrempe, les déplacements sont de plus en plus délicats avec la pente et la boue qui se forme.
A 16 heures il fait presque noir et c'est un repli stratégique aux voitures, il faut savoir rester humble.
Mais la désobstruction a bien avancée et maintenant se dessine devant nous un joli départ de méandre, le vent y est avalé goulûment, encore un petit mètre et on devrait en savoir plus...
A suivre donc.

Photos Philippe J

Alain M

dimanche 17 novembre 2019

Traversée "Pyrénois" / "Pène Blanque"


Le 12 Novembre, je me suis inscrite pour être public support d’Anaïs, élève du CREPS pour son DE de spéléologie. Je m 'y rend la veille et arrive après m'être perdu 20 bons kilomètres sous la pluie battante sur de petites routes inconnues de mon GPS, à Arbas, refuge des Paloumères.
Là, m'attendent un bon feu de cheminée et une partie de la troupe : Anaïs, la principale intéressée, Tot le prof de la prof, et Charlie, le chéri d’Anaïs.
Le gite est grand et nous sommes 4, donc chacun sa chambre ! Se joignent à nous deux nanas (je suis horrible, j'ai oublié leurs prénoms), qui décident en mode " routs " de dormir en tente pour finir avec le froid, dans le camion de Tot.
Le départ se fait vers 9 h après un habillage au chaud dans une salle du gite. Nous partons faire la traversée Gouffre des Pyrénois, grotte de Pène Blanque.
Une demi-heure de marche d'approche à peu près au sec, nous mène au début des puits. Anaïs fait les premières explications sur le réseau, l'utilisation du matériel. Le point sur le niveau de chacun est fait aussi pour que chacun puisse participer, s'entraider, en gros, passer une bonne journée ! Tot ne dit rien…fait mumuse avec Iphigénie sur son portable, mais le prof guette et à l'oreille et les yeux partout !
S’enchaînent un ressaut de 2 mètres, un P6, un P10... puis nous nous retrouvons sur une main courante sur un balcon pas bien grand…dessous…130 mètres... et oui, çà envoient pas mal !
Je descends avec Anaïs car elle me promet de l'ambiance pour équiper plus bas. Effectivement, 45 mètres plus bas, nous devons penduler sous le reste du puits pour équiper une vire et continuer à l'horizontale le réseau.
C'est l'occasion d'essayer ma nouvelle lampe en spot et c'est plutôt le pied ! Anaïs est au top, gère sa troupe, utilise les compétences de chacun. Nous enchaînons ensuite avec la galerie Prévert qui est magnifique et une petite remontée sur corde.
En tout, 5 heures sous terre pour cette très belle traversée. J'espère que nous avons été un bon " public support », en tout cas à mes yeux Anaïs était au top. J'attends avec impatience sa note et invite tout le monde à s'inscrire sur ce genre de sortie. J'ai découvert une cavité magnifique, je me suis fait un peu dorloter...et j'ai appris beaucoup de choses dans une super ambiance. Le moins marrant, c'est le retour à la voiture avec une bonne demi-heure bien raide et une autre demi-heure balade en forêt. Nous nous retrouvons tous le soir autour d'une bonne raclette arrosée de petites bières…et un retour tardif à la maison et oui...faut bien....

Caroline

vendredi 1 novembre 2019

Heureusement, le vierge était au rendez-vous



Jeudi 31 octobre, Caro, Sandrine L, Jean Claude, Pascal, Philippe, Marc C, Bruno, Serge, Alain D et Alain M.

Nous étions 10 ce jeudi matin à 9 heures, devant le monastère, malgré la pluie qui tombait depuis le milieu de la nuit.
L'objectif concocté par jean Claude était attirant et il n'y a pas eu de défection.
la montée à Pla de Bers se fait à la faveur d'une éclaircie qui durera une petite heure.
Arrivé au croisement, le déluge nous attend et nous accompagnera jusqu'à l'entrée des cavités.
 
Nous arrivons sur zone et immédiatement nous installons une bâche que nous avons prise par précaution.
La pluie redouble, le terrain est en pente, mais pourquoi sommes nous là ?

Nous sommes vite équipés et direction la première cavité, le "Méandre du Puntou de las Crampes". Pour simplifier, on le nommera le D 9.
Tout le monde va y loger, nous serons bien à l'abri.
Le début est un joli ramping sur de la terre sèche, d'une vingtaine de mètres. Les habitantes y sont nombreuses, avec 8 pattes et les cris de Caro qui passe en première.
Nous arrivons dans une petite salle, une première suite est le méandre qui continu, un amont, avec une forme caractéristique de trou de serrure.
Les 20 premiers mètres sont franchissables par tous mais un resserrement limite l’accès de la partie suivante aux limandes et heureusement il y en a plusieurs.
Nous les laissons partir, à la voix on les entend puis plus rien. Une trentaine de mètres seront reconnus mais le gabarit diminue de plus en plus et il sera impossible d'aller plus loin. La forme est labyrinthique pour corser la progression.
Au bas de la salle, un départ en puits.
Une descente en toboggan sur 3 mètres, on tourne à gauche en ramping, encore 6 mètres, pas très larges mais praticable et on arrive au-dessus d'un puits.
Les plus fins le descendent et tombent sur une salle "grandiose" avec un lac et un bruit de cascade.
Arrêt sur petite étroiture.
Tout le monde remonte, il est temps de casser la croûte et de goutter au Moussu trouvé à l'entrée de la grotte.
Il pleut toujours.
Après ce casse-croûte humide, nous faisons 2 équipes.
Une qui poursuit l'explo de la première cavité, l'autre ira explorer le "Puts du Puntous de las Crampes"

Dans la première cavité nous élargissons la tête de puits afin que tout le monde puisse passer. Une équipe en arrière tire la topo.
Le puits est redescendu, effectivement c'est vaste mais hormis un palier à -7, il donne directement sur des vasques semblant très profonde. Il faut traverser en opposition pour atteindre un méandre sur une trentaine de mètres. Hélas, il se termine, repris par le concrétionnement.
Au palier de - 7 nous réalisons une nouvelle désobstruction et arrivons sur un autre méandre. C'est un amont et une cascade arrive dans le haut. Le ruisselet se perd ensuite dans une étroiture et va certainement alimenter les vasques au bas du puits.
Marc, stoïque, remonte en escalade sous la cascade et nous rejoint par une lucarne dans le puits. Un shunt !
A priori c'est terminé pour aujourd'hui, nous déséquipons, il est déjà 17 heures et la nuit arrive vite. Heureusement la pluie a cessé.
La topographie donnera un développement de 99 mètres, pour une profondeur de +4 et -21 mètres.

 
Deuxième équipe : 
Après manger ils sont quatre à repartir au trou des neuf. Ce sera suffisant pour continuer et à 5 on va voir les autres trous repérés par Jean-Claude. On commence par une belle grotte avec une vasque dès l'entrée. Une escalade permet d'atteindre une galerie très concrétionnée. Tiens, l'escalade est équipée d’une échelle en bois. Martel ou Abadie seraient déjà venu ici ? Non, tout simplement Jean Claude monté dans la semaine et qui a construit une échelle de 4 barreaux en bois de hêtre. La galerie tombe rapidement dans un joli puits d'une dizaine de mètres. Caro équipe et on la rejoint rapidement. Malheureusement, tout est bouché par le concrétionnement ou se termine sur de petits méandres impénétrables. On fouille bien le fond, les parois, mais c'est fini pour ce joli trou.

On ressort et on va voir le puits un peu au-dessus. Au passage on repère un départ qui donne rapidement sur du gros mais il faudra négocier le départ ! Le puits est une belle entrée de 5 mètres de profondeur. Rapidement équipé sur amarrage naturel, Caro et Serge fouillent le fond, trouvent un passage étroit dans les éboulis qui donne dans une petite salle de 3 par 5 mais sans issue, sans air, ici aussi c'est fini. Il pleut toujours, on redescend rejoindre Sandrine au bivouac ! Au passage, on retrouve un trou déjà vue et descendu par Alain D. Caro, toujours elle et décidément déchaînée, le redescend pour vérifier. Mais après le petit puits d'entrée et la belle salle qui fait suite, il faut se rendre à l'évidence, Alain avait raison, c'est terminé. On rejoint l’abri bien rustique mais Oh combien utile aujourd'hui. On fait les sacs, la nuit tombe vite et à 4 on commence la descente et le passage des dalles glissantes sous la pluie. 



Le film de Jean Claude, cliquez Ici

Alain M et Bubu

Photo AM et Philippe J