dimanche 30 mars 2014

Repérage d'un courant d'air au Mailhoucost n°6

 D'après Bubu, dans le gouffre de Bédouret ou Gouffre du Mailhoucost n°6, à l'entrée ça souffle violemment, mais pas de courant d'air au fond à -168, cependant il doit bien passer quelque part ?
Véro et moi avons pour mission d'explorer cette ancienne cavité afin de trouver où ce courant d'air pourrait passer mais surtout enlever et jeter la vieille corde d’entrée.
Nous garons la voiture au dessus du parking de la Bouhadère où nous croisons les Degouve et Etienne, partis pour une désob au Mailhocost n°8. Nous empruntons le sentier pour  ¾ d'heure de marche, nous conduisant à 400 m de dénivelé, jusqu'à l'entrée du Gouffre.

Il est 11h00, nous sommes sur place. Nous avons pour première mission de déséquiper la corde de 20m fixée à l'entrée du premier puits équipé il y a environ 5 ou 6 ans. Malmenée par les intempéries et les différents changements de températures, elle est effectivement dans un piteux état.

 5 ou 6 ans ? Tu es sur William ?

Sans aucun regret et aucune hésitation, Véro la remplace par une corde neuve et nous entamons ainsi notre première descente. La suite est équipée jusqu'au fond de la cavité.
Arrivés en bas du P20, nous redescendons pour rejoindre un méandre. Au bout de quelques mètres, nous nous engageons en escaladant quelques passages chaotiques, tout en assurant quelques repérages pour le chemin du retour. 

Tout au long  de notre progression, nous restons très attentifs afin de déceler d'éventuels passages dans lesquels pourrait passer ce fameux courant d'air, mais nous ne voyons rien d'évident à ce sujet.
Notre progression continue en enchaînant une succession de puits, un P6, P13, P5, un P6. Nous devons rester très vigilants et très souples sur notre progression, car la plupart des mousquetons et des maillons sont oxydés, mais les amarrages sont fiables.
Arrivés en bas du P27, nous nous calons un bref instant pour casser la croûte, dans un passage peu large mais suffisamment plat, tout en essayant d'éviter les gouttes qui ruissellent au dessus de nos casques.
 Bonap....

Après avoir repris des forces à l'aide d'un repas un peu humide, nous continuons notre descente en nous engageant dans un P25, puis un P12, pour arriver enfin à la cote -130.
A présent, nous sommes dans un grand espace avec un large plafond. Nous apercevons sous nos pieds, la suite qui descend dans un P33. Malheureusement, nous n'avons plus assez de corde pour continuer jusqu'au fond. Cependant, nous repérons un passage équipé au-dessus de nous, qui s'enfile le long de la paroi vers la partie supérieure de cette large salle. Véro s'engage la première, mais au bout de quelques mètres, elle me recommande de ne pas m'y engager car c'est extrêmement glaiseux, donc très glissant ! A une vingtaine de mètres au-dessus de moi, elle aperçoit un nouveau puits, mais qui rejoindrait probablement le P33 se trouvant sous mes pieds. Elle y ramasse également un kit, laissé là probablement lors d'un ancien exercice de secours, à en juger par la présence d'un câble de téléphone qui traine au sol. Mais à notre grande surprise, il est rempli de cordes et d'amarrages. Nous allons pouvoir continuer notre progression à l'aide de ce matos opportun !

Tiens, un kit....

Malheureusement, en vidant le kit, nous sommes horrifiés par l'état de ce matériel qui sent la moisissure à plein nez. Pas question de nous engager dans ces conditions...
Nous faisons demi-tour.


 Beurk ....


Le retour se fait aussi humide qu'à l'aller, si ce n'est que deux des remontés se font sous la douche, attendant patiemment que la corde soit « LIBRE ! ».


 A jeter .....


Nous ressortons vers 19h00, et surprise, il fait encore jour ! C'est bizarre, il me semble que les jours viennent de rallonger !

William.
La nouvelle Kia Sanglier ....

Mailhoucost 8, encore un trou au souffle court....

Dimanche 30 mars 2014 :
Nous voici de nouveau au Mailhoucost 8 afin de poursuivre les travaux de la veille et descendre le puits qui sans nul doute devait nous conduire au plus profond du massif. Inutile de décrire la 1° phase, il vous suffit de faire un copier coller des nombreuses sorties consacrées à ouvrir des trous. 

 Extraction difficile...

Enfin ça passe... Et c'est à moi que revient le plaisir d'équiper. Perfo en bandoulière, deux cordes au fond du kit et une dizaine d'amarrages à la ceinture. Le grand jeu quoi.... Un second amarrage sur arbre pourri permet de franchir le passage étroit. Trois mètres plus bas, c'est parti pour la grande première... L'enthousiasme est de courte durée car me voilà dans une belle fracture inclinée, glaiseuse à souhait et les 20 m annoncés se réduisent à une petite dizaine de mètres. La suite, c'est le scénario classique de ce genre de trou. L'air, très net à l'entrée, se dilue dans la fracture qui devient impénétrable. C'en est terminé du Mailhoucost 8. Pour finir les batteries nous nous rendons au PI 21, un vrai méandre qui devrait normalement retomber dans le Mailhoucost 3. nous franchissons un premier passage étroit et nous nous arrêtons dans un virage marqué. Le conduit commence à descendre et il y a une nette résonance, probablement un puits... Le travail est important mais en vaut il le coût ???

Maudite fracture...

A propos des courants d'air sur le massif de St Pé :

Le Mailhoucost 8 n'est décidément pas une exception sur ce massif et les trous à courant d'air, mais sans suite, sont nombreux. Quelques chiffres parlent d'eux-même : 
- Sur les 1535  cavités répertoriées, 508 sont mentionnées avec un courant d'air, soit une sur trois. C'est énorme comparé à d'autres massifs (par exemple 1 sur 5 pour l'ensemble des massifs Savoyards où 3400 cavités sont recensées) .
Si on se penche maintenant sur le développement de ces cavités ventilées, la déception est de taille car seulement 29 ont un développement supérieur à 500 m (5,7 %). Cette fois-ci, c'est peu ! Plus de 70 % ont un développement inférieur à 30 m et 57 % font moins de 10 m.
Donc si le massif de St Pé peut s'enorgueillir d'avoir des cavités d'ampleur, il est remarquable aussi par le nombre incroyable de cavités mineures mais parcourues par un courant d'air parfois violent. 
Parmi elles, il est difficile de recenser le nombre exact de cavités constituées par de simples fractures,  mais il est probable qu'elles représentent une part importante de ces phénomènes mineurs. Certaines sont parfois d'origine purement mécanique (fissure de versant) et dans ce cas elles n'ont pas forcément de lien avec le karst profond. 


Graphique de répartition des cavités à courant d'air en fonction du développement.
8250 m est le développement de la grotte de Bhétarram, la plus longue du massif. 17 autres cavités font plus d'1 km.

Voilà de quoi alimenter notre réflexion sur la façon de prospecter, de faire le tri entre les bonnes et les mauvaises désobs et de structurer autrement l'inventaire du massif. Pas facile....
Patrick


Mailhoucost 7, 8, 9 .....


Samedi 29 mars.

Sandrine D, Caroline, Joël, Étienne, Jean Luc, Jean Claude, Alain D et Alain M.

C'est à 8 que nous reprenons le travail au n°7, cette fois ci il ne devrait pas y avoir de problème pour remonter les seaux de gravats.
La montée à la cavité se fait dans la bonne humeur, malgré un ciel légèrement couvert qui nous empêche de gouter à souhait à la vue Ouest de notre cher massif.
Les raquettes sont restées à la maison, la neige si abondante ce dernier jour ayant disparue comme par enchantement.
Le travail s'enchaine et les seaux remontent à une cadence remarquable. A midi trente c'est le break pour le casse croute traditionnel, au bord d'un petit feu qui nous réchauffe un peu, le soleil ne voulant pas paraitre à 100%.

Après le café et quelques friandises, les travaux reprennent et vont bon train, nous gagnons en place et en distance, la suite commençant à apparaitre.
Il est 16h, nous arrêtons les travaux pour nous rendre au deuxième objectif de la journée.
Il s'agit d'un petit départ repéré le 3 février lors d'une sortie neige et prospection.
Le GPS de Jean Claude, infaillible, nous y guide rapidement.

C'est un tout petit trou qui aspire. Juste ce qu'il faut pour terminer la journée.
La terre est retirée ainsi qu’un premier gros bloc. A l'aide du burineur, nous taillerons un passage qui nous permet de sonder entre 15 et 20 mètres de puits.
Le passage est fait mais il faudra le matériel pour y descendre, ce sera pour une autre fois.
Nous repérons aussi un autre départ, 30 mètres plus bas. La aussi, le mystère nous attend.

En conclusion, une très belle journée avec encore de nouveaux objectifs.

Alain M


samedi 29 mars 2014

Sortie à la Borne 109 pour l'ESB



Samedi 22 mars 2014. Participants : Miguel, Isabelle et Daniel (Aquas) ; Laurent, Pauline, Yanic, Mickaël et Thierry (SNEC) ; et moi Sandrine, seule au monde ! (GSHP)

Je n'avais, jusqu'à présent, pas regardé de près la topo de la Borne 109, et dans mon esprit il s'agissait d'une sortie assez rapide avec des puits à descendre et à remonter. Bref, je suis partie à la Borne 109 pour la 3ème fois en pensant bien que je risquais de prendre une douche, il pleuvait, mais pas plus.
C’était sans compter sur l'organisation de Miguel qui a préparé la sortie : direction la salle blanche. Mais où est donc cette salle ? Tout droit vers le fond ! Le petit groupe a rapidement descendu les puits avant d'utiliser l'équipement « tout confort » de Miguel pour le passage du P5, ceux qui le souhaitaient ont pu éviter le passage acrobatique du ressaut pour emprunter la corde de descente, d'un côté, et une autre corde pour remonter de l'autre côté.
Quelques désescalades, le P10 et.....le KAMASUTRA !!!! Joli nom, il paraît que ça a été élargi ? Cela nous a quand même plus (à l'aller), on avait la forme. « Excellent » nous disions-nous alors que l'on rampait à la queue-leu-leu dans l'étroit boyau.
Bon finalement on est resté un moment à avancer avec nos coudes, nos ventres et un peu la pointe des pieds pour pousser tout le reste. Après tous ces efforts, nous fûmes récompenser par la beauté de la salle qui, effectivement, porte bien son nom, tant elle est recouverte de concrétions blanches.
Nous avons observé des fleurs d'aragonites, de grandes stalactites d'une blancheur extraordinaire, des excentriques au blanc nuancé et quelques chauves-souris au noir très noir. L'endroit était magnifique et Miguel en a profité pour nous rappeler qu'il faut prendre des précautions lorsque l'on circule dans un tel endroit, le conserver est primordial.
Après une pause au « paradis blanc » nous avons du prendre le chemin du retour avec ses escalades, ses boyaux et ses puits. La sortie aura durée 6 heures, nous étions dehors à 20 h, sales et heureux !

Sandrine.




lundi 24 mars 2014

SS01, bientôt, le vif du sujet...

Lundi 24 mars 2014
Après un week-end pourri, nous profitons d'une petite embellie pour retourner dans l'Arriusec (Sandrine et Patrick). Le SS01 aspire légèrement et sans tarder, nous attaquons les travaux. Pour mémoire, le trou prend la forme d'un laminoir incliné pénétrable sur une vingtaine de mètres, mais pas suffisamment haut de plafond pour travailler confortablement. Il faut donc s'attaquer à la voûte, le sol étant en partie couvert de calcite. Nous avançons de plus de 3 m et il reste désormais une bonne séance pour parvenir au terminus et entrer dans le vif du sujet. La suite est impénétrable sur environ 2 m mais cela semble s'agrandir au delà. Vu le courant d'air et la situation du trou sur le tracé supposé des circulations provenant des Toupiettes, nul doute que nous allons insister un peu....


 

Patrick

samedi 22 mars 2014

Les carottes sont cuites


Samedi 22 mars, Véro et Jean Marc
Sortie cet après midi aux mines pour Jean Marc et moi avec pour objectif la découverte d'un ou 2 niveaux supérieurs. On circule dans "notre" petite ville souterraine, puis on attaque le repérage pour une remonté de niveau, la première veine n'est pas la bonne, la deuxième c'est bingo ! enfin pas tout à fait, en fait on amorce une remonté qui n'en fini plus.
70m de dénivelée plus haut on se retrouve dans des grands volumes, on éteint nos lumières et on aperçois  une lumière faiblarde au loin. On se regarde: on est hyper motivés, on circule, on slalom dans ce labyrinthe, on tombe sur une réserve de carottes géantes (je vous raconte pas les blagues!!!)  et pleins d'autres vestiges étranges de l'exploitation : nous sommes complètement pris par l'ambiance: tout est noir, nous sommes dans une trémie géante, au loin on entend un choucas qui a perçu notre présence, puis une luminosité aveuglante: c'est un nuage qui est rentré dans la grotte et que la lumière traverse : c'est divin : A couper le souffle : la grotte est envahie d'un halo de lumière . On admire ce spectacle que la nature nous offre avec délectation. Nous sortons par la grande arche, la neige est là pour nous accueillir nous venons de faire 100m de dénivelée positive en remontant, sans corde et sans le vouloir .....une superbe traversée. 
Après cet après midi d’immersion dans le monde des mineurs nous retournons chez nous rejoindre nos corons respectifs ... enfin avec un peu d'imagination.





Véro


Niveau 1180: fini !!!!

Ca  y est, depuis le temps que nous explorons le niveau 1180 de notre grand jeu, nous avons fait le tour. Il reste des niveaux plus haut et plus bas, des vies entières d'exploration.


Jean-Marc



mardi 18 mars 2014

Ehujarre, la révélation !

Lundi 17 mars 2014
Lors de notre dernière sortie (4 décembre 2013) nous nous étions arrêtés dans un méandre humide aux parois friables (schistes ?). La suite semblait un peu plus grande, à la limite du pénétrable. C'est donc gonflés à bloc que nous y retournons pour "courir" dans ce méandre qui nous tend les bras. Mais voilà, à Ehujarre, courir ne semble pas être un verbe très adapté, du moins pour le moment. Donc à défaut, nous reprenons les travaux à deux au début, (Sandrine et Patrick) avec la massette dans une main et le burin dans l'autre. Les parois se délitent bien et nous parvenons à calibrer le méandre pour pouvoir travailler.

 Le fond du méandre. La photo est de mauvaise qualité, mais sur la droite, on distingue bien la nature friable de la paroi, et dans la partie basse, le résultat après le passage du burineur.

Le principale problème consiste à stocker les gravats, et en plus, nous sommes gênés par une petite pisserotte à l'endroit même où nous devons les évacuer. Vers midi, Alain et Jean-Luc arrivent avec l'artillerie lourde, un burineur qui permet d’accélérer la cadence. Aujourd'hui, nous n'aurons même pas besoin de sortir les pailles, cependant, les 8 accus emportés ne seront pas de trop. 

 Jean Luc dans le petit décrochement, juste avant le méandre terminal.

Nous nous relayons sur le front de taille jusqu'à épuisement des batteries et des troupes. Au total, nous avons progressé de 3 m environ (80 m depuis l'entrée). La suite est à l'identique, un méandre large de 20 à 25 cm et haut de près de 2 m. C'est trop juste pour passer, mais trop large pour entamer notre moral même si sur 3 à 4 m, le profil reste identique. Il y a toujours de l'air alors on y croit....

Alain à la sortie du tube, ravi d'être trempé, boueux et les bras en compote à force de s'acharner sur le burineur. Comparée à la photo prise 20 ans plus tôt (ici), il semble enfin avoir eu la révélation (par contre je ne sais pas laquelle????).


CR Patrick

dimanche 16 mars 2014

Clétet, la suite...

Samedi 15 mars
Pendant que d'autres désobstruent le Mailhoucost 7 tout proche, nous retournons à 3 au Cletet (Etienne, Sandrine et Patrick), regrettant l'absence de Serge, cloué chez lui par une mauvaise déchirure au mollet. Le courant d'air soufflant à l'entrée est très fort et ne faiblira pas de la journée. Nous reprenons les travaux à -70 m, mais la roche est difficile à forer en raison de veines d'argile. Avec une batterie nous ne faisons guère plus de 2 trous aussi notre stock d'accus fond à vue d’œil. Pourtant, le puits entrevu la dernière fois est tout proche mais la diaclase est étroite sur près de 2 m. Heureusement, nous pouvons désormais vider une partie des gravats dans le puits. L'heure tourne et vers 17 h il ne nous reste plus qu'une petite batterie soit une paille, voire 2 si la roche n'est pas trop récalcitrante. Finalement nous ne faisons qu'un trou, préférant garder quelques ampères pour l'équipement si nous parvenons à passer. Et ça marche, le paillage est efficace et même si le passage reste étroit, c'est franchissable.

 Équipement de l'étroiture de - 75 m.

L'étroiture, côté puits...

Derrière, nous rejoignons un puits très sombre, creusé sur la fracture que l'on suit depuis l'entrée. Au plafond, une pisserotte provient vraisemblablement du petit écoulement que l'on perd vers - 45 m. En crue, elle doit être beaucoup plus gênante. Un premier puits de 12 m nous amène sur un palier occupé par de gros blocs effondrés. 

Le départ du P.12

Le P.12

La suite est moins verticale et le puits de 15 m qui suit est entrecoupé de paliers surcreusés par le ruisselet. A -105 m, les parois se resserrent à nouveau. Derrière un passage qu'il faudrait agrandir, on devine la fracture, toujours étroite, mais dans laquelle les cailloux chutent de quelques mètres. Il y a encore de l'air, donc il faudra revenir.
 A -90 m, il faut se glisser le long de gros blocs pour accèder au P.15.

Le puits suivant est moins vertical et mais il suit toujours la fracture N150°.

A-105 m les parois se resserrent sur un nouveau passage étroit.

Après la topo, nous déséquipons le puits en prévision d'une petite séance d'agrandissement de l'étroiture de -75 m, car nous nous doutons qu'elle ne plaira pas à tout le monde. Retour à la surface vers 19 h 30.
  

Position des principales cavités des Picoulets

PI 01 = Cletet de las Tiabes (-105 m)
PI 03 = Mailhoucost 3 ( -183)
PI 06 = Mailhoucost 6
PI = 53 = Mailhoucost 7
En vert, le tracé des conduits souterrains et en rouge, la grande fracture du Cletet le long de laquelle s'ouvre également le Mailhoucost 7  et sans doute le début du Maihoucost 3.


CR Patrick

samedi 15 mars 2014

Mailhoucost n°7

Samedi 15 mars
Bubu, Joël, Alain D et Alain M
Nous sommes retournés au n°7 pour continuer la désobstruction.
Le courant d'air était très bien marqué.
Nous avons retiré de nombreux seaux de terre, de glaise et de cailloux.
La dalle qui barrait le passage a elle aussi été retirée et nous commençons à apercevoir un puits ou certainement un ressaut.
La suite à la prochaine sortie.

 La vue magnifique depuis la crête des Picoulets

Alain M

lundi 10 mars 2014

Les argiles violettes du Maradéro

Dimanche 9 mars, par Véro D

Je suis allé prélever de l'argile violette au Maradero cet après midi pour Alain Dole, qui doit les faire passer à Jacques Bauer, éminent Géologue pour détermination.


Pour Bubu, ces "argiles" seraient  en fait le niveau situé stratigraphiquement juste sous les marnes de Sainte Suzanne (zone de la cabane de l'ermite).
Ce niveau correspondrait à la base du Crétacé (n4-2. Barrémien à Valanginien de la feuille géologique de Lourdes) qui est constitué essentiellement d'un Calcaire noir (celui qui est si difficile à pailler !). Après une zone intermédiaire de quelques mètres où des calcaires alternent avec des marnes, la base du Crétacé est représentée par une série de calcaires surmontant un niveau discontinu de grès à ciment rouge ferrugineux  (passage de la Ouéouère sanguinolente (désolé!)). 

A leur base, ces grès remplissent des poches et cavités affectant la surface taraudée des couches sous-jacentes. Pour Bubu, ce sont là les "argiles violettes" mais peut être qu'il se trompe ! Jacques Bauer nous en dira beaucoup plus avec ces échantillons.


Autre chose:
En contre bas du Maradero,en haut de la "pelade" de fougères, entre les arbres, il y a un trou qui mériterai peut être une petite paille pour entrer et voir si il est possible de passer derrière la faille. 


Je sais pas trop s'il y avait du vent... Trop de différence de température entre le trou et l'extérieur  pour le dire. Mais je suis sure d'avoir senti un courant d'air froid avant de voir le trou . Il doit avoir été vu car il n'est pas vraiment caché mais personne n'est rentré dans la faille (manque 5cm en largeur très localisé pour passer )  et vu l'air glacial qu'il y avait dedans....je me pose des questions ... 

J'ai aussi trouvé une cloche dans le Maradero (pauvre bête!) et une bébête sur un bloc d'argile violette.







dimanche 9 mars 2014

Verna, Aranzadi et Chevalier


Ce samedi nous étions 8 pour une petite sortie dans le réseau de la Pierre Saint Martin.
C'était l'occasion de faire découvrir à certain un autre monde de la spéléologie, les grands vides souterrains, une rivière impétueuse, des formations géologiques uniques etc.
Étaient du "voyage" : Caroline, Véronique D, Véronique N, Jean Claude, William, Joël, Bubu et Alain M.

A 7 h c'est le départ pour un rendez vous à Saint Engrace à 9 h. Au passage devant Arakoeix, nous nous arrêtons pour saluer nos amis d'Amalgame qui se préparent pour une sortie d'exploration dans la salle de la Verna (voir article sur le blog du GAS)
L'ambiance est des plus joyeuse, plus d'une quinzaine de personnes sont présentes, on retrouve même des anciens du club.
A rechercher sur la photo.
C'est ensuite la montée jusqu'au col, bien facilitée par la piste puis un petit peu de marche et nous voici déjà à la cabane Dominique Prébende.
Quelques explications sur la grande topo affichée au mur, équipement et c'est parti.
Le tunnel est balayé par un violent courant d'air mais un calme impressionnant y fait suite au débouché dans la Verna.
La salle n'est pas éclairée mais nos lampes actuelles sont suffisamment puissantes pour donner un aperçu de l'immensité de ce grand vide. D'ailleurs les spéléos d'Amalgame sont déjà en place sur les parois opposées, à remonter l'escalade en cours et permettent d'apprécier un peu les dimensions.
Nous montons en premier au barrage qui alimente la centrale hydro-électrique en bas dans la vallée puis ensuite nous descendons à la plage des galets. Pensées pour les premiers explorateurs qui ont atteint ces lieux il y aura bientôt 62 ans (DE, JT, GL).
Nous nous dirigeons ensuite vers le départ de l'escalade qui nous mènera à la galerie Aranzadi.
Belle montée avec un départ un peu humide pour certains. Nous nous retrouvons sur le balcon et Bubu, en tant que géologue éclairée nous fait la visite des lieux et nous donne de nombreuses explications, tant géologiques qu'anecdotiques. Émerveillement des yeux, c'est beau, grandiose.
Arrêt casse croute, Joël crie famine. Nous poussons jusqu'à la "Porte Étroite", départ des explorations vers l'aval, certains s'essayant dans le méandre jusqu’à la première partie basse et aquatique.
C'est ensuite la redescente, le bonheur du spéléo et nous nous retrouvons tous à la plateforme du tunnel.
Après concertation nous repartons vers l'amont, direction la salle Chevalier.
Le paysage est différent, nous progressons dans la partie aquatique, franchissons les mains courantes, quelques passages bas pour déboucher dans ce nouveau volume immense. On n'y voit pas grand chose mais chacun est ravi.
Le retour sera rapide, il est l'heure de repartir.
A 17 heures tout le monde est au soleil, dehors il fait beau, très beau, mais sous terre que c'était bon.

Alain M



Verna, Aranzadi, Chevalier, suite....


Et dire que je me suis dit "pas de Cr ce weekend"...pour une fois! Et bien non , j'ai craqué! 
La monté à la galerie d'Aranzadi : 
Une bien belle montée qui mérite un petit CR à elle seule.

Au début on se croit en TA (terrain d'aventure) à gravir un sommet et puis apparaît un ruissellement d'eau qui court sur la paroi, alors on se dit qu'on est peut être dans une cavité. Je dis "peut être" car on ressent un espace et un volume ÉNORME dans la résonance de tous les bruits (les consignes et encouragements venant du bas, sa propre voix qui porte au loin..)
Des petites lucioles scuriesques apparaissent sur  la voie d'en face, mais pas le temps de traîner, je ressens les copains/copines trépigner d'impatience en bas. L'arrivée à la galerie dans du "glissant argileux" à un petit côté magique qui donne l'impression de rentrer dans une grotte....alors que nous  sommes  déjà sous terre depuis un bon moment.  Un merveilleux moment. 
Un grand merci Bubu de m'avoir permis de faire cette montée "en tête" c'est un très beau cadeau et à mes équipiers pour leurs encouragements tip top......smile. 

Véro


Et pour clore le compte rendu, un petit film réalisé par notre ami Jean Claude