lundi 28 décembre 2015

La grotte de Courret

Par Jean E
Avant la reprise du boulot, et pour occuper ce dimanche ensoleillé, nous avons décidé avec  José du Spéléo club Corbières Minervois d'aller prospecter en dessous du gouffre de l'Oule.
Avant cela, José à voulu me faire découvrir la grotte du Courret. Magnifique grotte, avec de grands volumes, qui descend en galerie jusqu’à environ -90. 
Rapide coup d’œil au fond et direction la surface.

Le superbe soleil de cette journée nous ayant fait oublier que nous étions en décembre et que le jours se termine tôt, nous n'avons du abandonner nos idées de prospection. Cela sera pour plus tard. Retour chez José pour une bonne bière et goutter ses gâteaux qui confirment ses talents de pâtissier.

jeudi 24 décembre 2015

Sur le sentier Béarnais


Mercredi 23 décembre, Jean Luc, Jean Claude et Alain M.

Ce mercredi nous nous retrouvons à 3, certains ayant dû se décommander à la dernière minute, pour aller faire un tour sur le sentier béarnais, bien connu des Saint-Péens.
L'objectif sera d'explorer quelques cavités repérées précédemment par Jean Claude et de faire des pointages au GPS.
Il fait encore vraiment très beau, un temps de printemps et la montée, très raide au début, nous met en sueur rapidement.
Déjà nous atteignons la première cavité, la grotte des Aberts. Petite cavités concrétionnées, hélas sans suite apparente. La topo est relevée et nous continuons notre montée.
Deuxième arrêt sur un joli puits. Nous ne sommes pas les premiers à y venir et un très vieux spits est visible sur la paroi. La cavité est un puits de 8 mètres mais sans suite apparente. Le croquis est dressé, la cavité existe.
C'est ensuite 2 petits départs mais le travail de désobstruction serait trop important à réaliser. Nous poussons un peu plus loin, faisons une visite à la "grande Mine" puis poussons jusqu'au gouffre des Gahuts.
Belle entrée et les cailloux partent très très loin. Il faudra en dresser la topo, à priori elle n'existerait pas.

Nous montons ensuite d'une cinquantaine de mètres pour voir un autre départ, avec encore beaucoup de travail pour y pénétrer.
C'est ensuite le trou du Tilleul.
Nous insistons sur une grosse racine et sur un remplissage de terre. Après une heure d'effort, la cavité se livre à nous. Malheureusement terminée après quelques mètres seulement. Déception.

C'est ensuite le retour, en prenant notre temps, pour gouter à ce beau temps qui ne cesse de nous ravir à cette saison.
Petit film de la sortie, cliquez ici.

Alain M

dimanche 20 décembre 2015

Peluhets, Poubelhou, Maréchaussée et Gendarmerie


Samedi 19 décembre 2015
Jean Claude, Jean Luc, Bubu, Alain D et Alain M

Nous retournons sur la même zone que la semaine dernière, la découverte du trou du charbon nous ayant super motivés.
La montée se fait sous un chaud soleil, comme une fin de printemps. Le temps serait-il devenu fou et les saisons inversées ? De très nombreux randonneurs sont présent, qui sur le GR 10, qui vers les Soum de Conque, le col d'Andorre ou d'autres destinations. En bref, c'est plein de randonneurs, preuve que la zone est belle et mérite d'être parcourue par tout un chacun.
Le col est vite atteint et la descente, bien qu'à l'ombre se passe dans la joie. La zone d’exploration sera vite atteinte.
Nous faisons 2 équipes.
La première ira explorer le trou découvert en semaine, et baptisé pour la circonstance, trou de la Maréchaussée.
Arrêt à -8 sur fond plat et pas de suite possible. Au passage une autre cavité est découverte, là aussi un joli puits, ce sera le Puits de la Gendarmerie. Une suite est entrevue, il faudra pousser un bloc, ce sera pour la fois prochaine.

La seconde équipe continue à agrandir pour pouvoir passer le Trou de Poubelhou.
De nombreux blocs sont retirés et après 3 heures d'effort le passage est libre.
Après 4 mètres de descente en désescalade, un joli puits de 11 mètres s’offre à nous. Il est équipé et descendu. Hélas le fond est un amas de bloc. Seul une petite galerie semble continuer et derrière une étroiture nous entendons un bon écho. Ce sera pour la prochaine fois.

La remontée au col se fera sous la douceur et nous aurons le plaisir d'admirer un magnifique coucher de soleil sur la montagne. Spectacle féérique dont on ne se lasse jamais.

Encore une belle journée.
Quelques images de notre ami Jean Claude et de son inséparable Gopro. Bravo Jean Claude.Cliquez ici.

Alain M

mercredi 16 décembre 2015

Scène de Crime à l'Aguée !


Suite à notre déclaration à la gendarmerie le lundi 14 décembre matin à propos de notre trouvaille collective ce samedi 12 (Bubu, Mass, JC et moi)...
Ce mardi matin, Jean Claude m’accompagnait pour aller déposer à la gendarmerie d'Argelès… L’audition et le procès-verbal durera plus d’une heure, car la découverte d'un squelette recouvert de charbons de bois et partiellement carbonisé est franchement suspecte...
Nous avons remis les pièces à convictions, soit les 3 os prélevés pour la détermination (coccyx, cote et vertèbre)...
Le procureur de la république des Hautes Pyrénées a instruit une ouverture d'enquête criminelle, toute la hiérarchie de la gendarmerie a été mise en émoi, jusqu'à Paris !...
Une scène de crime est suspectée dans la vallée de l'Aguée !
Un Technicien d'Investigations Criminelles est dépêché ce jour même, il arrive de Tarbes avec toutes ses caisses de matos d’identification. Il est accompagné par 2 gendarmes de la brigade d’Argelès, dont  un Officier de Police Judiciaire...
Cela ne rigole pas, il ne faut pas trainer… Pour être plus réactif, ces derniers se rendront sur zone en hélico. Quant aux « civils » : Jean Claude, Fred Maksud (le préhistorien du SRA) et moi partons à pied car nous n'avons pas les autorisations pour monter dans un appareil militaire...
Lorsque nous arrivons sur zone, l'hélicoptère approche et dépose les enquêteurs dans le fond de l'Aguée... Nous cela fait 1h30 que l'on marche, eux ils auront mis à peine 15mn !

Bientôt l'équipe en combinaison blanche et gantée, comme dans les « experts » se met au travail et dégage l'entrée de la petite grotte dont le seuil est rempli de charbons....
Photos, chevalets d'identification... Photos… Minutes du PV…
L'équipe avance dans la grotte... De la petite salle en rotonde de 2m de diam maxi, une succession de poches défile et sortent de la cavité avec les restent osseux... Fred analyse les restes qui lui semblent « anciens »...  De plus, le gros bloc caractéristique, barrant et obstruant l'entrée, lui fait penser à une sépulture de type du Bronze... Le détecteur de métal ne donne rien...
Les enquêteurs fouillent et dégagent les os... ressortent les blocs… La grotte est entièrement vidée… Ils ont la bonne cadence de ce que nous pratiquons le WE dans nos désobs... On pourrait même leur faire signer une licence…
Même si on est en pleine zone Natura de la Réserve du Pivbeste / Aulhet, pas besoin d’attendre les autorisations des organismes de l’Etat DRAC & cie pour fouiller… Il n’y a pas de chauves-souris et autres coléoptères rarissimes… Priorité à l’enquête !
Ils en sortent des sacs et des sacs de charbon, le tout est tamisé sur place… Pas une esquille ne passe au travers !...
En rigolant, les gendarmes nous considèrent comme des coupables potentiels... Nous apprendrons que la majorité des meurtriers viennent se déclarer comme découvreurs... Cela fait flipper !... 
Bon pour JC ce sera 1 k de bananes et pour moi je préfère des mandarines...
Après 3 h de fouille toujours pas de crâne... Notre culpabilisation s'aggrave... 
Dissimulations de preuve... On n'est pas prêt de rentrer à la maison ! D’ici qu’on ne reparte pas avec les pinces en garde à vue…

Il est 16h, alors que la fouille arrive à son terme car on atteint le sol, quand lorsqu’une dent, une canine semble-t-il est trouvée à près d'un mètre de profondeur...
Fred l'inspecte... La tablette d'usure ne fait pas l'ombre d'un doute...
Elle a été provoquée par une alimentation de produits (farine, galettes) issus d'aliments meulés par des roues en pierre. De ce fait, les particules minérales se mélangeant dans les aliments accélèrent l'abrasion des dents qui s’usent et se polissent en forme en tablettes... C'est au moins moyenâgeux si ce n’est pas du Bronze !...
Les analyses des ossements qui vont monter au « labo » à Paris devraient le confirmer...
Ouf nous ne sommes plus de coupables !...
L'ambiance se détend, pour fêter notre libération, on fait péter un "Château Canon" de 2006, suivi d'un peu "d'Henriette" !
Fred nous apprendra que certaines coutumes de l’âge du Bronze leur faisaient récupérer les crânes utilisés comme objets votifs une fois les os débarrassés des chairs putréfiées….
Et la dent a du se déchausser naturellement de la mâchoire car sa racine unique ne lui permit pas de rester en place…
Comme quoi, une innocence tient à peu de chose… Une dent de 2 cm, racine comprise !…

Vers 17h tout est bâché, les restes de « l’homme de Péluhet » sont biens emballés et classés, nous accompagnons nos amis gendarmes au fond de l'Aguée sur la DZ improvisée. Et et oui on a fraternisé car ils sont super sympas ces gendarmes... D’autant plus que nous ne sommes plus coupables ;-)) !

Nous les quittons et remontons la grande combe qui rejoint le col d'Andorre, pour aller inspecter le plateau surplombant la barre rocheuse, au-dessus passe un ancien chemin muletier et nous y découvrons un nouveau gouffre, presqu’à l’aplomb et en direction de la grotte…
Mais aussi en surface des charbonnières en grand nombre... Dont l’exploitation s’est arrêtée avant la guerre de 14 !
Quant à l'accumulation importante de charbons recouvrant le squelette, c'est Fred qui nous dévoilera la vérité. En fait, les eaux de ruissellement ont lessivé le sol et les charbons se sont infiltrés en masse et par la cheminée remontante de la grotte pour recouvrir la sépulture... Ce qui nous a induit tous en erreur pensant à un cadavre calciné, car à son contact, le carbone avait diffusé dans la porosité des os... Ils n'ont jamais été partiellement calcinés !
Quant à la grosse pierre recouvrant de ce que nous pensions être « foyer » elle a du se détacher de la paroi par l’action de la gélifraction…
La nature nous a abusé, si on a déclenché le grand « barouf » c’était par pur réflexe citoyen…

L'hélicoptère récupérera les gendarmes et leur barda, nous poursuivront la rude montée vers le Col en se ramonant les bronches et Fred ruminant à regret qu’une sépulture ancienne « a fumée » ce jour... Il pourra se consoler car il aura au moins en retour, le détail du mobilier humain retrouvé et une datation précise gendarmerie made !...
A 18h30 on atteindra la voiture à la lueur des sucrions !
Une journée bien remplie et un crime certainement élucidé, mais attendons les conclusions de l'enquête !

Un des ex coupable...

dimanche 13 décembre 2015

Du coté des Peluhets..


Ce samedi nous sommes donc 8 personnes.

Nous ferons deux équipes, une au CL03, l'autre du coté des Péluhets.
Jean Claude avait vu précédemment quelques départs, les avait revus en milieu de semaine et ce sera donc l'objectif du jour.

Il fait très beau, presque un temps printanier si ce n'est que sur les versants nord, à l'ombre, il ne dégèlera pas de la journée.
La montée est belle et les équipes se séparent à mi chemin entre Andorre et Espadre.
Direction les Péluhets.
Nous découvrons une zone sauvage, fréquentée par les chasseurs qui y ont implanté 2 jolies petites cabane. C'est le paradis !

Jean Claude nous guide vers la falaise qu'il nous faut longer et nous arrivons rapidement au premier objectif.
Un petit puits avec un peu de courant d'air soufflant  mais il faut agrandir pour passer. Heureusement la roche est délitée, feuilletée et le burin spécial JC fait des ravages. Malheureusement, après 2 heures d'effort et de travail tête en bas, nous préférons déclarer forfait pour ce jour. Arrêt à la profondeur de 2 mètres mais il faudra insister.
 
Nous visitons ensuite une petite grotte horizontale, une autre grotte un peu plus conséquente et encore une troisième. Les croquis sont levés et rapidement nous commençons la remontée. Au passage nous nous retrouvons devant une nouvelle cavité avec un bon courant d'air aspiré.
 
Ça sent bon et nous y passerons encore près de deux heures, jusqu'à la tombée du jour, pour élargir l'entrée. Nous sommes à moins 3 et voyons sur une dizaine de mètres. C'est attirant.
La remontée se fera à la lueur des casques.
Belle journée bien remplie, une zone plus que prometteuse bien que déjà vue et revue.

Alain M

CL 3, au sec....

Samedi 12 décembre 2015 :
Il y a un peu de monde ce matin là à la barrière du Bergons (Mass, Alain D., Bubu, Jean-Claude, Anthony, Étienne, Sandrine et Patrick). Il faut dire que le beau temps persistant nous permet de jouer les prolongations en altitude sans avoir à se soucier de la neige. Il y a largement de quoi faire pour deux équipes car dans le secteur, les objectifs ne manquent pas. Pendant que les Alains, Bubu et Jean-Claude retournent dans la zone des "L" pour voir et revoir des cavités à courant d'air, nous filons tout droit en direction du Porto de la Glaize afin de poursuivre les travaux dans le CL 3. 
Celui-ci aspire toujours nettement, mais contrairement à notre sortie précédente, le trou est sec ce qui change complètement la donne. Dans un premier temps nous tentons d'aménager le passage étroit vers -10 m. Le résultat est très mitigé et nous n'insistons pas, préférant aller voir le petit puits qui nous tend les bras. Après avoir enlevé quelques blocs gênants, nous équipons cette verticale qu'on avait cru un peu plus importante. 


 Le puits de 10. Au bas, Etienne (à droite) est déjà en train de dégager les cailloux
qui bouchent le passage.

Au fond, ce n'est pas gagné et un resserrement sévère nous stoppe à nouveau. Celui-ci fait bien 2 m de long mais derrière on devine du vide et puis, il y a toujours ce courant d'air qui file devant nous. Nous nous relayons pour ce second chantier. Les heures passent, les batteries trépassent et vers 16 h 00 nous pouvons enfin nous glisser dans le méandre. Juste après, nous nous redressons dans une petite rotonde au fond de laquelle un gros bloc, pris dans la calcite, barre le passage. Derrière, il y a un nouveau puits. Par une petite "poussée" nous parvenons à le basculer dans le vide, libérant ainsi un passage confortable. Malheureusement nous n'avons plus de corde. Ce sera donc pour une prochaine fois. 
Anthony s'attaque au bloc qui bouche l'accès au puits vers - 25 m.

Nous remontons en aménageant quelques passages pénibles et ressortons vers 18 h, il fait déjà nuit et le retour se fera à la frontale...

18 h, nous sommes à 1300 m d'altitude, il fait presque doux, il n'y a pas de neige et nous sommes le 12 décembre. Finalement ce n'est pas complètement idiot de se réunir pour parler du climat...
(voir site de l'ADEME Midi Py)

Patrick

samedi 12 décembre 2015

Exploration au gouffre de la Libellule (massif de St Pé de Bigorre)

Equipe : Anthony, Sandrine, Patrick et Thomas
« Y’avait du soleil, mais bon, pas vu aujourd’hui ! »
Notre journée commence au départ de la carrière d’Asson où la montée « dru » nous même au col des Boutils… ce matin il fait beau et froid, notre ascension est rythmée par Patrick, c’est-à-dire régulière mais soutenue ! Nous arrivons quand même à tchatcher comme des pipelettes et nous faisons connaissance d’un nouvel arrivant au club du GSHP, j’ai nommé Anthony. Jeune et motivé, il habite à Lourdes, prêt à en découdre avec les cavités du département.

 L'entrée du gouffre de la Libellule (TP-37)

Au bout d’une heure de marche, nous sommes au milieu d’une doline. Après une petite escalade de 3m, nous voici à l’entrée du gouffre de la Libellule. Patrick nous équipe 3 petits puits qui mènent à un méandre pour l’instant impénétrable.
Nous installons notre atelier pour élargir le passage. Nous sommes dans une toute petite salle et nous sommes obligés de remonter le premier P5, histoire d’être tranquille ! Sur le palier, nous explorons un autre passage avec une désescalade de 5m qui donne sur une petite étroiture allant dans la même direction que notre fameux méandre où la première séance de l’opération a commencée.
Histoire de faire les choses dans l’ordre nous élargissons cette petite étroiture. « Bizarrement, je laisse ma place à Anthony qui passe pour confirmer que ça ne mène nul part (sauf à l’aplomb d’un puits donnant probablement sur l’extérieur !).

 Le petit ressaut parallèle à -11 m

Nous réattaquons le chantier d’élargissement sur notre premier méandre sous l’œil avisé de Patrick « le Docteur », nous essayons d’être le plus efficace possible… Au bout de quelques soupes, café, discussions diverses et variées, ça à l’air de passer ! C’est là que nous abattons notre dernière carte, j’ai nommé Sandrine qui passe trop facilement l’étroiture ! Le verdict est sans appel : ça queute ! Après un petit élargissement de confort, nous passons tous de l’autre côté : petite salle de 3m sur 1 de large avec un puits remontant au-dessus de notre tête.

Le Tot en plein action.
Poussez, respirez, poussez respirez.....

Patrick finit la topo tout comme l’exploration de la Libellule se termine… nous plions nos clics et nos clacs et rentrons tranquillement chez nous ma fois contents d’avoir enlevé un point d’ ? et d’avoir passé une belle journée.
Les deux extrémités de la "grande salle terminale"

Tot

lundi 7 décembre 2015

La fin programmée du Beaufort...

Vendredi 4 décembre 2015
Nous montons en début d’après-midi au Yerse par le long sentier de l'Arriusec (Sandrine et Patrick). Le beau temps des jours précédents a momentanément cédé la place à un brouillard épais et humide. Arrivés à la perte, nous avons juste le temps de conditionner le matériel pour le lendemain. La veille, Serge, toujours prêts à jouer les sherpas, a porté une corde de 70 m qui nous sera bien utile. Au refuge, la nuit tombe vite et c'est de nuit et sans visibilité qu'arrivent Jean et son père, Pierre vers 20 h 30.
Samedi 5 décembre 2015 :
Le ciel est dégagé, il ne fait pas froid et nous disposons de plus de 150 m de cordes pour poursuivre l'explo du Beaufort. Serge et Etienne se sont levés à l'aube et nous rejoignent vers 9 h 30 à l'entrée du trou. La descente est rapide.Il faut dire que les puits s'enchaînent bien et les rares méandres qui les séparent ne posent pas trop de problèmes. Arrivés à -180 m, Serge ouvre le bal. Après un petit puits de 7 m, il équipe le puits que nous avions sondé la fois dernière. C'est grand et bien vertical. Du coup, l'équipement est vite négocié puisqu'on ne touche quasiment pas les parois sur près de 40 m. 


 Le puits de 39 m à -180 m

Un filet d'eau nous accompagne et pourrait bien poser quelques difficultés en cas de crue. Au bas, un méandre assez déchiqueté serpente sur une vingtaine de mètres jusqu'au sommet d'un nouveau puits. Il faut un peu ramper, mais rien de méchant. Sandrine l'équipe hors crue et nous nous retrouvons tous 15 m plus bas au départ d'un nouveaux méandre. Mais celui-ci est plus coriace et surtout, il n'y a pas vraiment d'air. Nous progressons d'une quinzaine de mètres jusqu'à un passage impénétrable. Pierre parvient à voir la suite en se contorsionnant dans le méandre étroit. Cela reste petit...

 Le P.15 à -237 m

 Pendant ce temps Serge fouille les plafonds et découvre un méandre supérieur qui s'arrête au sommet d'un nouveau puits. Pierre se charge de l'équiper. Ce n'est pas très large et 6 m plus bas, nous atterrissons dans un bassin de boue suivi d'un méandre humide qui se pince rapidement. Nous sommes à -244 m et c'est la fin du Beaufort. Nous ne sommes guère surpris car ce gouffre, malgré de beaux volumes, n'est pas parcouru par un courant d'air très net, même dans les passage les plus étroits. Il n'est pas trop tard alors nous décidons de tout déséquiper dans la foulée. La topo a été faite à l'aller et tout s'enchaîne donc sans problème. Vers 17 h, nous sommes tous dehors avec les quelques 320 m de cordes que nous avions descendus. Serge nous quitte et redescend par l'Arriusec. Pour nous, rien ne presse car nous dormons tous au refuge pour une nouvelle soirée bien sympathique....

Le méandre Redondant (-222 m)

Patrick

Retour au SC 147



Dimanche 7 décembre
Véro, Richard, Antony et Alain M
Ce dimanche, après être passé par la case isoloir, nous nous retrouvons à 4 à la barrière du Bergons. 

Objectif le SC 147 afin d'essayer d'y poursuivre l'exploration.
Le puits d'entrée de la cavité a été rééquipé il y a quelques mois.
La montée durera 1h15, sous un soleil digne d'un mois de mai.
D'ailleurs, l'affluence des randonneurs et les voitures stationnées nous indiquent que de nombreuses personnes en profitent pour prendre l'air.

Le premier puits est toujours aussi majestueux, avec quelques petits pipi, traces de la dernière chute de neige, il y a maintenant plus de 15 jours.
La tirée de 50 mètres directes est fantastique, avec uniquement un déviateur en son milieu.
 
Nous sommes rapidement au bas des puits. Une équipe aura pour objectif de rectifier quelques passages restreints, l'autre ira jusqu'au fond pour continuer à équiper les derniers ressauts.

A 16h30 nous nous retrouvons tous et entamons une remontée sans encombre. Il fait encore un peu jour mais le retour se fera à la frontale, la nuit tombe vite à cette époque.

Alain M