mardi 19 novembre 2019

Alain, Jean Claude et la Foret de Tres Crouts

Ce lundi 18 novembre était organisé à la salle des Fêtes de Saint Pé de Bigorre, par nos deux compères Jean Claude Mengelle et Alain Dole une conférence sur les significations des "lieux dits" de la foret de Tres Crouts".

Ce sont une centaine de personnes qui se sont déplacées afin d'écouter la parole de notre orateur Alain.
Avec la projection de cartes et de photos des lieux, ce fut un déluge d'explication sous l'écoute d'une assistance émerveillée par tant de renseignements.

Un grand bravo à Jean Claude, l'enfant du pays et à Alain.

Ce fut ensuite, après les applaudissements de rigueur, quelques questions posées, en particulier l'origine de la désignation de la « Crète des Pernes » qui viendrait, à ce que j'ai compris, de la ressemblance des coutures d'un drap de lin avec les petits ressauts de la zone et de l'évolution du mot du latin vers la langue locale avec le remplacement de la lettre Y qui n'existait pas en latin. Bon à savoir.

Alain nous fit ensuite part d'un autre projet qu'il mène de pair avec Eric De-Valicourt sur l'Abbé Abadie, la grande figure locale de la moitié du vingtième siècle.
A ce sujet, ils sont toujours à la recherche de témoignages, écrits ou photos sur l'Abbé. Si vous en possédez, ils sont preneurs, n'hésitez pas à les contacter.
A ce titre, dans la salle, une personne fait remarquer qu'à St Pé n'y a pas de rue ou de place qui porte à ce jour le nom de l'Abbé Abadie...

La conférence se termine avec le traditionnel pot de l'amitié, un grand merci aux amis du vieux St Pé et en particulier à Alain Amiel.


Alain M




lundi 18 novembre 2019

Les "Bêtes" au Sousbet...


Samedi 16 novembre, le Sousbete.

Nous étions 5 ce samedi pour affronter les éléments afin d'essayer d'assouvir notre soif d'exploration. Jean Claude, Bubu, Philippe, Joël et Alain M.

On le savait, la météo était pour le moins risquée mais qui n'essaye rien ne fait pas grand-chose.

Et le matin pour en rajouter, les météos annonçaient une vigilance orange sur les PA, pour forte pluie. Mais St Pé c'est dans le 65 même si c'est limitrophe au 64, la pluie devrait s’arrêter à la frontière.

9 heures, il fait beau (il ne pleut pas), c'est OK, et nous voilà reparti pour continuer la désobstruction du Sousbete, cavité retrouvée et reprise il y a juste trois semaines.
Et d'ailleurs, vu le peu de marche (20 minutes), même s'il se mettait à pleuvoir, ce ne serait pas catastrophique.

Montée tranquilou, on connait le chemin. Au passage un bonjour aux chasseurs qui vont bientôt lâcher les chiens sur les traces des sangliers, il parait que dans la zone il y en a plein. On ne craint rien, on ne sera pas dans leur champ de tir.

Nous arrivons à la cavité et la première chose que l'on regarde, c'est bien sur le courant d'air.
La cavité était soufflante et aujourd'hui, pas le moindre souffle... mais en regardant de plus près, elle aspire, même violemment. C’est tout bon.

Nous reprenons la désobstruction et afin de faciliter le travail nous nous attaquons à agrandir l'entrée.
La roche se défend bien, nous sommes "à contre fil" et cela ne vas pas bien vite. Mais petit à petit ça prend forme.
A midi on fait la pause casse-croûte mais auparavant nous installons une bâche au-dessus de la cavité. S’il se met à pleuvoir, au moins on sera à l’abri.
Un joli feu est allumé et nous prenons un repos bien mérité, arrosé d'un bon « Cote du Rhône » apporté par Joël qui est de retour parmi nous.

On termine le casse-croûte et comme prévu par la météo, les premières gouttes commencent à tomber.
Le travail reprend, ponctué par des petites poses pour casser les blocs.
Il pleut de plus en plus.
La bâche coule sur le côté, on pourrait remplir un seau rapidement.
Le sol se détrempe, les déplacements sont de plus en plus délicats avec la pente et la boue qui se forme.
A 16 heures il fait presque noir et c'est un repli stratégique aux voitures, il faut savoir rester humble.
Mais la désobstruction a bien avancée et maintenant se dessine devant nous un joli départ de méandre, le vent y est avalé goulûment, encore un petit mètre et on devrait en savoir plus...
A suivre donc.

Photos Philippe J

Alain M

dimanche 17 novembre 2019

Traversée "Pyrénois" / "Pène Blanque"


Le 12 Novembre, je me suis inscrite pour être public support d’Anaïs, élève du CREPS pour son DE de spéléologie. Je m 'y rend la veille et arrive après m'être perdu 20 bons kilomètres sous la pluie battante sur de petites routes inconnues de mon GPS, à Arbas, refuge des Paloumères.
Là, m'attendent un bon feu de cheminée et une partie de la troupe : Anaïs, la principale intéressée, Tot le prof de la prof, et Charlie, le chéri d’Anaïs.
Le gite est grand et nous sommes 4, donc chacun sa chambre ! Se joignent à nous deux nanas (je suis horrible, j'ai oublié leurs prénoms), qui décident en mode " routs " de dormir en tente pour finir avec le froid, dans le camion de Tot.
Le départ se fait vers 9 h après un habillage au chaud dans une salle du gite. Nous partons faire la traversée Gouffre des Pyrénois, grotte de Pène Blanque.
Une demi-heure de marche d'approche à peu près au sec, nous mène au début des puits. Anaïs fait les premières explications sur le réseau, l'utilisation du matériel. Le point sur le niveau de chacun est fait aussi pour que chacun puisse participer, s'entraider, en gros, passer une bonne journée ! Tot ne dit rien…fait mumuse avec Iphigénie sur son portable, mais le prof guette et à l'oreille et les yeux partout !
S’enchaînent un ressaut de 2 mètres, un P6, un P10... puis nous nous retrouvons sur une main courante sur un balcon pas bien grand…dessous…130 mètres... et oui, çà envoient pas mal !
Je descends avec Anaïs car elle me promet de l'ambiance pour équiper plus bas. Effectivement, 45 mètres plus bas, nous devons penduler sous le reste du puits pour équiper une vire et continuer à l'horizontale le réseau.
C'est l'occasion d'essayer ma nouvelle lampe en spot et c'est plutôt le pied ! Anaïs est au top, gère sa troupe, utilise les compétences de chacun. Nous enchaînons ensuite avec la galerie Prévert qui est magnifique et une petite remontée sur corde.
En tout, 5 heures sous terre pour cette très belle traversée. J'espère que nous avons été un bon " public support », en tout cas à mes yeux Anaïs était au top. J'attends avec impatience sa note et invite tout le monde à s'inscrire sur ce genre de sortie. J'ai découvert une cavité magnifique, je me suis fait un peu dorloter...et j'ai appris beaucoup de choses dans une super ambiance. Le moins marrant, c'est le retour à la voiture avec une bonne demi-heure bien raide et une autre demi-heure balade en forêt. Nous nous retrouvons tous le soir autour d'une bonne raclette arrosée de petites bières…et un retour tardif à la maison et oui...faut bien....

Caroline

vendredi 1 novembre 2019

Heureusement, le vierge était au rendez-vous



Jeudi 31 octobre, Caro, Sandrine L, Jean Claude, Pascal, Philippe, Marc C, Bruno, Serge, Alain D et Alain M.

Nous étions 10 ce jeudi matin à 9 heures, devant le monastère, malgré la pluie qui tombait depuis le milieu de la nuit.
L'objectif concocté par jean Claude était attirant et il n'y a pas eu de défection.
la montée à Pla de Bers se fait à la faveur d'une éclaircie qui durera une petite heure.
Arrivé au croisement, le déluge nous attend et nous accompagnera jusqu'à l'entrée des cavités.
 
Nous arrivons sur zone et immédiatement nous installons une bâche que nous avons prise par précaution.
La pluie redouble, le terrain est en pente, mais pourquoi sommes nous là ?

Nous sommes vite équipés et direction la première cavité, le "Méandre du Puntou de las Crampes". Pour simplifier, on le nommera le D 9.
Tout le monde va y loger, nous serons bien à l'abri.
Le début est un joli ramping sur de la terre sèche, d'une vingtaine de mètres. Les habitantes y sont nombreuses, avec 8 pattes et les cris de Caro qui passe en première.
Nous arrivons dans une petite salle, une première suite est le méandre qui continu, un amont, avec une forme caractéristique de trou de serrure.
Les 20 premiers mètres sont franchissables par tous mais un resserrement limite l’accès de la partie suivante aux limandes et heureusement il y en a plusieurs.
Nous les laissons partir, à la voix on les entend puis plus rien. Une trentaine de mètres seront reconnus mais le gabarit diminue de plus en plus et il sera impossible d'aller plus loin. La forme est labyrinthique pour corser la progression.
Au bas de la salle, un départ en puits.
Une descente en toboggan sur 3 mètres, on tourne à gauche en ramping, encore 6 mètres, pas très larges mais praticable et on arrive au-dessus d'un puits.
Les plus fins le descendent et tombent sur une salle "grandiose" avec un lac et un bruit de cascade.
Arrêt sur petite étroiture.
Tout le monde remonte, il est temps de casser la croûte et de goutter au Moussu trouvé à l'entrée de la grotte.
Il pleut toujours.
Après ce casse-croûte humide, nous faisons 2 équipes.
Une qui poursuit l'explo de la première cavité, l'autre ira explorer le "Puts du Puntous de las Crampes"

Dans la première cavité nous élargissons la tête de puits afin que tout le monde puisse passer. Une équipe en arrière tire la topo.
Le puits est redescendu, effectivement c'est vaste mais hormis un palier à -7, il donne directement sur des vasques semblant très profonde. Il faut traverser en opposition pour atteindre un méandre sur une trentaine de mètres. Hélas, il se termine, repris par le concrétionnement.
Au palier de - 7 nous réalisons une nouvelle désobstruction et arrivons sur un autre méandre. C'est un amont et une cascade arrive dans le haut. Le ruisselet se perd ensuite dans une étroiture et va certainement alimenter les vasques au bas du puits.
Marc, stoïque, remonte en escalade sous la cascade et nous rejoint par une lucarne dans le puits. Un shunt !
A priori c'est terminé pour aujourd'hui, nous déséquipons, il est déjà 17 heures et la nuit arrive vite. Heureusement la pluie a cessé.
La topographie donnera un développement de 99 mètres, pour une profondeur de +4 et -21 mètres.

 
Deuxième équipe : 
Après manger ils sont quatre à repartir au trou des neuf. Ce sera suffisant pour continuer et à 5 on va voir les autres trous repérés par Jean-Claude. On commence par une belle grotte avec une vasque dès l'entrée. Une escalade permet d'atteindre une galerie très concrétionnée. Tiens, l'escalade est équipée d’une échelle en bois. Martel ou Abadie seraient déjà venu ici ? Non, tout simplement Jean Claude monté dans la semaine et qui a construit une échelle de 4 barreaux en bois de hêtre. La galerie tombe rapidement dans un joli puits d'une dizaine de mètres. Caro équipe et on la rejoint rapidement. Malheureusement, tout est bouché par le concrétionnement ou se termine sur de petits méandres impénétrables. On fouille bien le fond, les parois, mais c'est fini pour ce joli trou.

On ressort et on va voir le puits un peu au-dessus. Au passage on repère un départ qui donne rapidement sur du gros mais il faudra négocier le départ ! Le puits est une belle entrée de 5 mètres de profondeur. Rapidement équipé sur amarrage naturel, Caro et Serge fouillent le fond, trouvent un passage étroit dans les éboulis qui donne dans une petite salle de 3 par 5 mais sans issue, sans air, ici aussi c'est fini. Il pleut toujours, on redescend rejoindre Sandrine au bivouac ! Au passage, on retrouve un trou déjà vue et descendu par Alain D. Caro, toujours elle et décidément déchaînée, le redescend pour vérifier. Mais après le petit puits d'entrée et la belle salle qui fait suite, il faut se rendre à l'évidence, Alain avait raison, c'est terminé. On rejoint l’abri bien rustique mais Oh combien utile aujourd'hui. On fait les sacs, la nuit tombe vite et à 4 on commence la descente et le passage des dalles glissantes sous la pluie. 



Le film de Jean Claude, cliquez Ici

Alain M et Bubu

Photo AM et Philippe J

mardi 29 octobre 2019

Salle inférieure de la Bouhadère



Vendredi 25 octobre

Changeant mon objectif premier, faute à la pluie des derniers jours, je me rends seul dans la Salle inférieure de la Bouhadère pour examiner le débit des eaux d'infiltration suite aux grosses pluies des derniers jours... Vais-je découvrir une piscine ?
Stationnement à Soulas. Entrée par le porche de la Bouhadère. Descente du puits de l'ours et rappel de la corde. Dans la Salle du Chaos, je prends le shunt descendant (sans la MC et le P10 fractionné). En haut de la lucarne du P 25, je n'entends aucun bruit particulier me laissant penser que la salle est sous les flots d'une cascade abondante.
Je descends dans la salle par le P 25. Effectivement en bas, rien de particulier...écoulements très faibles, pas plus qu'en été. La piscine sera pour une autre fois !
Les 2 écoulements habituels sont :
- sur la grande cascade de calcite d'un côté de la salle ; aujourd'hui un petit ruisselet ne coule que contre la paroi,
- dans la flaque (de remplissage des lampes à carbure) de l'autre côté, des gouttes en provenance du plafond s'écoulent régulièrement. Là aussi un petit ruisselet déborde de la mini-retenue pour couler dans la salle.
Les 2 ruisselets se rejoignent comme habituellement pour former un ruisselet qui va se jeter dans le méandre, resserré ensuite par l'étroiture du terminus de la topo.
Donc, en termes d'hydrologie, rien de bien violent... 
Comme j'étais là et avant de remonter, j'ai fait de la dépollution de la salle pendant 25'. La récolte fut bonne !
En remontant je suis allé me promener dans tous les méandres fossiles et sous les blocs de la Salle du Chaos, avant de reprendre le chemin du retour par l'escalade à Nico.

Marc Chanliau

dimanche 27 octobre 2019

le Bet à Bet....


Samedi 26 octobre, Jean Claude, Bubu et Alain M.

Ce samedi nous retournons sur le montagnon de la Pale, dans la partie basse, située au Nord, au moins nous n'aurons pas trop chaud (!)

Nous sommes sur une zone riche en cavité (93 recensées pour 5,5 km de galerie) et il subsiste encore de nombreux points d'interrogation.
Aujourd’hui nous retournons voir du côté de la "Tute à Bet".

La marche d'approche est courte et nous sommes rapidement sur zone, guidés par la boussole interne de Jean Claude et l’aide un peu aussi du GPS.

Nous approchons de la cavité et remarquons un petit départ.
Une main dans le départ, ça souffle ! Joli, va falloir s'en occuper.
Nous continuons jusqu’à la Tute, elle ne s'en trouve qu'à une quinzaine de mètres.
Jolie entrée mais aucun courant d'air, ni soufflant, ni aspirant.
Aucune hésitation, nous redescendons au trou que nous avons découvert en montant.
Le matériel est sorti et nous "attaquons" le chantier.
Tiens, un burin, la cavité aurait-elle déjà fait l'objet d'un grattage. Effectivement, des traces de désobstruction et même des trous de diamètres 12, c'est pas peu dire.
Après quelques cailloux retirés, en s'allongeant, on voit que la suite n'est pas bien grande. Le courant d'air soufflant par contre excite notre curiosité et avec les moyens modernes, il y a certainement quelques choses à faire.
 
Et c'est parti pour un chantier qui va durer jusqu'à 15 heures, jusqu'au dernier souffle de notre quatrième batterie.
On a bien avancé, optimiste dans ces moments-là, je dirais que ça continue, c'est sûr, on va tomber sur du gros.

Nous stoppons les travaux et allons dans la Tute à Bet.
Comme vu le matin, pas le moindre courant d'air. C’est une très jolie salle déclive qui nous mène au-dessus d'un méandre.
Des traces de désobstruction montrent que le méandre a été descendu à 2 endroits. Vu la taille des 2 passages, ce devait être des petits calibres.


Pas de vent, nous n'essayons même pas de forcer le passage.
Remontée, rangement du matériel et nous serons à la voiture sur les coups de 17 heures, avec au passage quelques châtaignes dans les poches.

Ça continue...

Alain M



lundi 21 octobre 2019

La Pâle, bis repetita placent !*

Samedi 12 octobre en nocturne, Mac C et 5 jeunes.

La rentrée des classes, c'est terminé mais je persévère pour de nouvelles rentrées de futurs membres du club !  Ce soir-là j'accueille 5 jeunes lycéens de Tarbes et Lourdes, dont Paul, le fils d'amis lourdais.

Et puisque La Pale plait, plaisons-nous à y retourner !  

Il fait bien nuit à 20h30 quand nous nous engageons sur le sentier karstique avec cette joyeuse troupe. La traversée de la forêt de nuit et bien fraîche fait partie de l'ambiance de la sortie.
En quelque sorte, Octobre noir et frais, après Octobre rose chaud chaud chaud...(cf. www.cdsc65.org).
Les quelques centaines de mètres sont vite avalés, surtout qu'ils sont agrémentés de pause technico-spéléo-scientifico-culturelles à la Borne 109, à la Bouhadère (x 2) et à chaque entrée de la Pâle.
Au bout du sentier, chacun choisit son entrée et nous nous plongeons tous dans le monde de la nuit souterraine.

C'est pour eux tous une première...
Leçon de choses sur le concrétionnement et la petite faune de l'entrée, ramping dans les Salles Basses et nous voilà à admirer les traces paléontologiques de griffades d'ours des cavernes.
Les 30 000 ans qui nous séparent de la nuit où la bête a réalisé son œuvre ne sont rien, nous sommes femmes et hommes des cavernes ce soir, et nous nous demandons si l'ursidé ne va pas passer sa tête dans le faisceau de nos lampes au détour d'une concrétion. 

Poursuite par les salles des lacs (de boue à cette époque) et terminus sous la cheminée tout près de la sortie. C'est la séance d'extinction des feux des frontales où le noir total s'installe quelques minutes, alors que le silence de la caverne peine à s'imposer face aux rires nerveux...

Je raconte l'histoire de l'Abbé coincé dans la Résistance avec 3 allumettes... Frissons...
 
Classiquement, retour par la boucle jusqu'au départ du boyau, non sans jeter un œil curieux sur la bauge à ours, puis les prélèvements humains d'argile, là-aussi protégés par la cordelette réfléchissante posée en 2017.
La traversée du boyau donne lieu aux habituelles parties d'angoisse et de rigolade. Les grands jeunes retrouvent leurs âmes d'enfants !
A la sortie ce ne sont que sourires et bonne humeur. Sur le parking, ils font la promesse de remettre ça, "c'était trop bien !".

Merci les jeunes pour votre dynamisme et votre curiosité. A bientôt en sortie initiation ou en Ecole de Spéléo ou encore mieux en adhésion à un club.

Marc C


* : « Deux Pâle ne font jamais mal »

dimanche 20 octobre 2019

Burette et massin...

Samedi 19 octobre, Patrick et Sandrine, Jean Claude, Bubu, Alain M et Philippe J.

Nous sommes 6 ce samedi pour retourner au Bois de Bénac voir ces "petits trous" qui nous occupent depuis quelques temps.
La météo était bonne hier au soir mais nous sommes à St Pé et le temps est bien changeant.
A deux reprises nous aurons des averses, pas très importantes, mais toujours embêtantes lorsque l'on est dans une forêt bien en pente.
 
Tour à tour nous passerons au Trou de la Paille ratée, au Trou de Maryse, au Ramette puis au Trou Jaffro.

Malgré tous nos efforts il n'y aura pas de grande suite découverte mais au moins nous mettrons un statut sur ces différentes cavités.

Trou de la paille : pas de vent, du boulot car la roche se "défend", ce ne sera pas pour aujourd'hui.
Trou de Maryse : jonction à la voix avec le trou de Coudet : Terminé
Trou des Ramettes : travail important pour faire une désobstruction verticale. Peu de vent. On laisse tomber.
Trou Jaffro : grosse désob dans une roche qui ne se laisse pas faire. Après 3 heures d'effort ça passe pour queuter à 2m50 de profondeur. Terminé.

Au moins nous savons à quoi nous en tenir pour ces cavités.
A ce jour, sur la zone « Bois de Bénac », nous recensons 178 cavités.

Vu la richesse de cette zone, il est certain que nous y retournerons rapidement et ferons de nouvelles découvertes.


Alain M


mardi 15 octobre 2019

Angoustise, Durban, Merdanson et plus si affinités...


Dimanche 13 octobre, Sandrine, Patrick, Jean Claude et Alain.
Rejoint ensuite par Serge, Dominique et Florian.

Ce dimanche, l'objectif se trouve au sommet du Merdanson, un puits signalé à Jean Claude par les chocards du coin et qui à priori serait vierge.

Mais par où passer pour aller en haut de ce sommet qui, bien que pas très haut en altitude, est éloigné de toutes les routes ?

Ce sera en partant des bergeries de Lagouare, un repérage précédent ayant montré que l'on pouvait s'en approcher très près en voiture (4 x4).
Et vers 9 heures 30 nous voici au départ après 10 km de piste pas très mauvaise.

Nous suivons un premier sentier de toute beauté qui nous fait passer au nord du Pic Angoustise. Au passage nous repérons une première cavité sous une vielle tôle. Aucune donnée sur la base Karsteau, il faudra la saisir.
Nous passons ensuite près du Puits Bayle et du L4. A priori ces 2 cavités n'en sont qu'une. Patrick y redescend afin d'en avoir la topographie.
Nous continuons ensuite vers le Durban. La pente se précise et à priori nous avons certainement raté un passage. Il faut naviguer à vue. Cela durera un bon quart d'heure et enfin, ouf, nouveau sentier et c'est reparti. Joli sentier de crête et enfin le Merdanson est en vue. D'ailleurs au sommet il y a des randonneurs.
Nous décidons de pousser jusqu'à la cavité, il est près de 13 heures mais on mangera là-bas.
Il fait beau, la vue sur le massif de St Pé est magnifique, de l'Isarce au Grandquet, la totale.

Après le repas Patrick s'équipe pour descendre le gouffre. Les chocards nous ont accueillis avec de grands cris, ils ont peut-être reconnu Jean Claude.

Le puits mesure 30 m. C'est une belle fracture qui n'est pas sans rappeler celle du Pan de la Mine. Au bas, une fissure impénétrable rejoint un puits de 4 à 5 m mais sans air (désobstruction à faire). A l'opposé de cette fissure une escalade d'une dizaine de mètres le long d'une coulée stalagmitique amène à l'extrémité de la diaclase, mais une lucarne en paroi communique avec un puits parallèle étroit mais ventilé. Par manque de corde, il n'est pas descendu jusqu'au fond. Mais en regardant de plus près la lucarne au sommet du puits, on remarque des éclats de roche pouvant résulter d'une antique désobstruction. Ce ne serait donc pas de la première mais encore une fois, nous n'avons trouvé aucune trace d'exploration dans la bibliographie.
Pendant que Patrick descend le puits, Jean Claude reçoit un message de Serge qui est dans le coin.
Les personnes qui étaient sur le Merdanson à notre arrivée, et bien c'était lui et sa famille.
Ils nous rejoignent, on papote....
Ils sont passés par le vallon du Turounet, là aussi, jolie ballade avec plus de 1000 mètres de dénivelé.
Et au passage d'un col Serge a repéré un nouveau trou, courant d'air aspirant violent, que du bonheur et des explos à venir.

Patrick ressort de la cavité, cela continue mais pas asses de corde pour descendre le dernier puits en sécurité. Et le courant d'air, bien marqué, aspirant. C'est tout bon.

Il faut penser au retour, nous décidons de passer par le sentier de la Portère qui nous mènera au vallon de la Glacère puis retour aux bergeries de Lagouare.
Hélas, même si le sentier est de toute beauté, il nous mène à un point bas à 1180 et les voitures étant garées à 1480, il va falloir remonter 300 mètres sur une distance de 3 kilomètres.

Dans le bas des pelouses nous observons une petite couleuvre. La photo prise permettra d'identifier une Coronelle lisse, relativement difficile à observer. Un cadeau.


Le soleil est là, c'est beau, on prend notre mal en patience et à 17h30 on y sera arrivé mais qu'il fait bon s'asseoir.....

Alain



 Vue sur le massif de St Pé

samedi 12 octobre 2019

Les dessous du Vignemale

Le temps est encore au beau fixe et il faut en profiter avant que les premières neiges arrivent. Nous improvisons donc cette petite sortie au Vignemale dans le but de retrouver des trous oubliés depuis les premières recherches menées par Jolfre dans les années 70 et bien sûr d'essayer d'en découvrir d'autres dans la partie de lapiaz qui se libère chaque année en raison du recul du glacier.


 Montée sur les "dos de Baleine" du lapiaz d'Ossoue

Jeudi 10 octobre 2019

Il nous faut 2 h et demi pour accéder aux cavités que nous souhaitons voir en premier. Ce matin, les 1000 m de dénivelé nous semblent moins rudes que la dernière fois, et le soleil ainsi que ces paysages extraordinaires nous font rapidement oublier les affres de l'approche. Arrivés au gouffre VI-8, je me prépare à aller voir la suite dans la lucarne de -20 m tandis que Sandrine part à la recherche du gouffre O4, le plus profond actuellement connu sur le lapiaz d'Ossoue (-100 m). 

 Fabuleux paysages glaciaires, on ne s'en lasse pas !

Cette-fois ci pas de coinceurs improvisés avec des nœuds dans un bout de dyneema, j'ai le perfo et de la batterie alors je peux poser quelques points dignes de ce nom. Les abords du puits de la lucarne sont assez vilains et de grandes dalles marneuses menacent de tomber. Après un bon nettoyage, je descends un cran d'une quinzaine de mètres mais le fond vers -30 m est tout broyé. Petite topo rapide et je retrouve Sandrine qui m'annonce qu'elle a retrouvé l'O4 à peu près à l'endroit où Gérard, PMA et son fils pensaient l'avoir localisé en 2017. Avant d'y aller nous en profitons pour descendre le VI-01, un beau gouffre à 3 entrées qui était bouché par un névé en 2017. Celui-ci ayant bien fondu c'est l'occasion de voir le fond. Malheureusement, mais ce n'est guère surprenant, la base du puits est remplie de moraine vers -20 m. 

Le gouffre VI-01

Nous terminons en allant voir ce fameux trou O4 qui ne paie vraiment pas de mine. Un court boyau étroit nous amène au bord d'un puits qui se désescalade assez facilement. Il n'y a aucun doute, cela correspond parfaitement à la description de Jolfre. Nous en restons là pour aujourd'hui, nous reviendrons plus tard avec Gérard qui l'avait longuement cherché...

L'entrée du O4, insignifiante mais bien protégée
ce qui explique qu'elle n'ait pas été colmatée par la moraine.
 
Ce soir, nous avons choisi l'option "grand luxe" en allant dormir au refuge de Baysellance, de l'autre côté de la crête du Petit Vignemale. Il n'y a qu'une petite poignée de randonneurs et c'est finalement bien agréable.

Vendredi 11 octobre 2019

Nous ne démarrons pas à l'aube car Pascal doit en principe nous rejoindre sur le lapiaz. Mais lorsque nous descendons pour prendre notre petit déjeuner nous le trouvons au réfectoire en train de nous attendre. Parti vers 4 h du matin, il a fait la montée de nuit, gonflé à bloc pour aller en découdre avec les gouffres du Vignemale. 

 "Ultima Vignemale..."

Aujourd'hui, nous avons prévu de grimper un peu plus haut sur le lapiaz, dans la partie qui devait être encore couverte par le glacier en 1970. Le risque c'est bien sûr de rencontrer plus de neige au fond des trous mais avec un peu de chance cela peut quand même passer. Nous commençons par remonter le bord sud du vallon qui borde la face du Petit Vignemale. Les paysages sont superbes et les formes d'érosion glaciaires tout à fait remarquables. Nous progressons ainsi jusqu'à environ 2900 m d'altitude sans rien trouver. Aussi nous décidons nous rapprocher des crêtes du Montferrat, un peu dans l'alignement des trous que nous avions retrouvés plus bas. 

Un de plus !

Rapidement, nous tombons sur une première entrée, puis une seconde, une troisième et en moins d'une heure nous en localisons près d'une dizaine dont certaines avec des puits assez profonds.
Nous retrouvons également une grotte que PMA avait signalée lors de sa venue en 2017. Nous y retournons et au point bas, Pascal désobstrue un petit soupirail menant à un ressaut de 4 m suivi de méandres étroits à revoir.  

 Le VI-18 une jolie grotte à revoir...

Nous redescendons ensuite en direction de la grotte O4 tout en prospectant et en retrouvant encore quelques belles entrées. Pour terminer la journée, nous tentons une désobstruction dans le fond de la grotte VI-07. Nous sommes à deux doigts de passer mais il nous manque un outil pour déchausser un gros bloc planté juste au milieu du passage étroit.


Désobstruction dans la grotte VI-07


Nous redescendons par l'arête du Montferrat.

Il reste donc encore bien des choses à faire et refaire sur le secteur. Certes, reprendre des trous sans doute déjà explorés par d'autres peut sembler ingrat mais il y a une vraie carte à jouer sur ces massifs d'altitude où la glace et la neige libèrent, en fondant, de nouveaux passages. Et puis, l'ambiance et le décor suffisent largement à se faire plaisir.

Le Montferrat (3219 m)

Patrick