samedi 25 mars 2017

Le sanglier du Turonnet

Vendredi 24 mars 2017 :

Petite virée rapide du côté du Turonnet (massif du Broc en rive gauche de l'Ouzom). Nous avions repéré le mois dernier un petit gouffre à agrandir en contrebas du col d'Ougareilh. En montant, nous zigzaguons dans des pentes que nous n'avions pas prospectées et nous tombons sur une jolie petite entrée de gouffre. 

Le puits n'est malheureusement pas très profond (5 m) et un épais remplissage de terre bouche partiellement la suite. Au fond, nous tombons sur un beau crâne de Sanglier. Quelques photos, un petit croquis et nous voilà repartis vers le MJ 28. 




Le sanglier du Turonnet
 L'entrée est vite ouverte. Nous nous apercevons que les blocs qui bouchaient l'entrée formaient une voûte bien construite sans doute pour éviter aux animaux de tomber dedans. Ici aussi, pas de grande surprise. C'est une belle diaclase qui se pince irrémédiablement à -9 m. Nous terminons la journée par une prospection sur le flanc sud du pic de Perdigos.

 Avant, après...
Sandrine et Patrick

samedi 18 mars 2017

AFTERWORK

C’est la mode de faire des AFTERWORK. Rdv donc avec Sandrine à 17 heure pour une petite virée entre nanas après donc le boulot. La voilà arrivée en tenue de secrétaire de mairie…c’est plutôt pas mal du tout ! La transformation en femme des cavernes se fait rapidement et nous voilà partis pour la grotte de la palombière. 
C’est l’occasion pour moi de découvrir le sentier karstique, bravo vous avez bien bossé ! La grotte est en contrebas un peu après la table de pick nick. 
Un ouragan a du passer par là car la palombière ( la cabane pour dézinguer des palombes, pas la grotte) est en train de s’écrouler. 
Sandrine équipe sur un amarrage irréprochable qui lui ne risque pas de s’écrouler…Une petite dév , et nous voilà en bas d’un petit puits de 5 mètres. 
La grotte est grande comme une maison. On passe de salle en salle et on admire. Que c’est beau !! 
Des concrétions en forme de choux fleurs, des excentriques magnifiques…
des pieds, des mains à 4 doigts s’échappent des parois….on s’amuse à imaginer des significations aux formes comme petites on le faisait avec les nuages…. 

Une dernière salle est habitée par des chauves souris qui finissent leur hivernage. Elles se réveillent, battent un peu des ailes, et se reposent. On décident de s’éloigner pour ne pas les embêter davantage.
 La sortie se termine par un petit coucou à une salamandre qui surveillait notre corde. 
La table à pick nick est l’occasion de refaire un peu le monde  entre copines et de terminer une bien belle journée vers 22H.
Caro

dimanche 12 mars 2017

Retour au Souste

Samedi 11 mars : C'est presque la routine, chaque voiture retrouve son emplacement au départ des Oules, on ne discute même plus de l'itinéraire, tout juste un peu du matériel et c'est reparti pour la montée en direction du soum de Souste. Aujourd'hui nous sommes 6 (Anthony, Hugo, Bubu, Jean-Claude, Sandrine et Patrick). Notre premier objectif est le Put de Saüt que nous atteignons en un peu plus d'une heure.Une fois n'est pas coutume, l'entrée ne nécessite aucun travail d'agrandissement. 

 L'entrée du Saüt (SS38)

Anthony commence l'équipement et rapidement nous lui emboîtons le pas car la 1° verticale n’excède pas 10 mètres, suivie de près par un petit ressaut de 3 m. Nous le retrouvons dans une salle occupée par de gros blocs. Au point bas un méandre se rétrécit rapidement au bout de quelques mètres et malheureusement il n'y a pas d'air. Quelques mètres au-dessus, son petit frère se pince également. Nous dressons la topo et plions bagage pour aller terminer le gouffre du Baüs. Nous sommes déjà en train d'attaquer la montée lorsque Jean-Claude nous appelle. Il vient de trouver une nouvelle entrée à moins de 50 m du Saüt (SS44, puits Négligeable). 

Hugo à l'entrée du Gouffre Négligeable (SS44). tout un programme !

 C'est un joli puits largement pénétrable qu'Hugo descend sans traîner. Le fond est bouché à -8 m. Un de plus. Vu l'heure, nous nous plantons là pour casser la croûte. La pente est raide et l'endroit n'est pas idéal mais quand c'est l'heure, c'est l'heure !
Avant de repartir, Anthony fouille un peu le secteur, on ne sait jamais... A part le grand porche del Abeilho Charpinouso qui était déjà connu, il ne découvre rien de neuf.

L'Abeilho Charpinouso (tu parles d'un nom !)

La traversée vers le gouffre du Baüs est un peu laborieuse car il faut franchir le grand ravin de Cau Male qui est encombré de troncs et d'arbres couchés. 
Les puits d'entrées sont vite réeéquipés et nous nous retrouvons au sommet du petit puits qui nous avait arrêtés jeudi dernier. Une petite dizaine de mètres plus bas nous retrouvons la vasque remplie de cailloux. Et dire que Jean-Claude se demandait si il allait avoir pied.... 

Le puits de la vasque.

De ce côté la suite est étroite et après une étroiture, le méandre se resserre à nouveau. Un passage plus commode est trouvé quelques mètres plus haut dans une galerie qui bute rapidement sur de gros blocs effondrés. Juste au-dessus Hugo agrandit un petit orifice triangulaire et parvient à passer. C'est plus large mais cela ne dure pas et le méandre redevient étroit mais pas impénétrable car un ultime puits de 8 m nous amène à -37 m sur de nouvelles étroitures. Cette-fois-ci, elles ne passeront pas sans travaux. Même si cela semble légèrement plus grand derrière, nous laissons tomber devant l'absence totale de courant d'air. Nous remontons en terminant la topo et en déséquipant le gouffre. 

Sur le chemin du retour, Jean Claude trouve encore le moyen de nous débusquer une nouvelle entrée. C'est une salle basse (10 m x 10m) inclinée mais totalement bouchée mis à part un minuscule boyau qui n'inspire personne (SS45 grotte du Felinet). Cette-fois-ci, on peut enfin rentrer chez nous. Sacré JC !

Dans la grotte du Felinet, nous découvrons le crâne d'un petit félin. Bon, vous l'aurez compris, c'est la fin de la journée et nous n'avons pas beaucoup d'énergie pour trouver un nom original  à cette grotte.

La vidéo de Jean Claude est ici

Patrick

vendredi 10 mars 2017

Souste, la suite au Baüs

Jeudi 9 mars
Jean Claude nous a encore trouvé des trous du côté de Souste. Infernal ! Donc on est bien obligé d'y aller.... Ce matin nous sommes 5 (Jean-Claude, Jean-Luc, Serge, Sandrine et Patrick) et j'oubliais, il y a aussi Iko le seul quadrupède motivé par la désob. Le cheminement nous oblige à monter jusqu'à la prairie de Souste, puis à suivre le sentier en direction de la croix des Artigous avant de redescendre sur les trous. La fin de la descente est un peu scabreuse car il faut franchir une barre calcaire d'une quinzaine de mètres de hauteur. Le trou s'ouvre au bas de cette barre, sur une petite vire.


L'entrée est un petit œil de bœuf qu'il faut agrandir, mais derrière c'est nettement plus grand. Après quelques travaux, le passage est praticable.

 L'entrée du gouffre de Baüs

Serge équipe un premier puits de 7 m suivi de Jean-Claude et Patrick. Au bas cela ressemble sérieusement à un méandre. Un second puits de 6 à 7 m est descendu mais le fond est trop étroit et la suite est trouvée sur un palier. Encore quelques menus travaux pour passer et nous prenons pieds dans un méandre concrétionné que nous suivons jusqu'à un nouveau cran vertical assez spacieux et occupé par une belle vasque d'eau. 

Le méandre concretionné juste avant le dernier puits.

Malheureusement nous n'avons pas assez de corde et nous nous contentons de balancer des blocs dans le bassin simplement pour avoir le plaisir d'entendre un Plouf retentissant suivi d'un bruit de chasse d'eau qui indique une suite probablement mais bien humide.
Le retour se fait par un autre chemin, moins scabreux....



La vidéo de Jean-Claude est ici 
Jean Claude et Patrick

dimanche 5 mars 2017

A la recherche du gouffre de Souste...

Samedi 5 mars 2017 : Normalement nous avions prévu d'aller explorer des gouffres découverts par Jean Claude sur le versant nord de Souste. Au réveil, la météo n'est vraiment pas terrible, et il paraît plus sage d'annuler surtout que certains viennent de loin. Mais en fin de matinée le ciel se dégage et nous décidons quand même d'aller fouiner du côté du Soum de Souste. Un petit coup de fil à Jean Claude et nous voilà partis avec 2 petits objectifs à voir. Nous souhaitons aussi retrouver le gouffre de Soustère qui semble se nicher quelque part au-dessus des falaises qui dominent la vallée de l'Ouzom.

 Le SS40 ou trou de la Peyrie de Bas

 Les deux petites cavités indiquées par Jean Claude sont vite désobstruées sans toutefois offrir de suite (SS 39 et SS40). Quant au gouffre de Souste, il court toujours, il faudra encore chercher...

 A la recherche du gouffre de Souste

Patrick

mardi 28 février 2017

l'EDS à Héougacère



Retrouvez l'article de Caro sur le site du CDSC 65 ICI

Pour le GSHP il y avait Marc, Caro,et  Kath.

lundi 27 février 2017

AG du CDSC 65

Ce week end, pas de sortie, c'était l'AG du CDSC65
Après une visite sur site du sentier Karstique en cours d'achèvement avec Delphine Joconelli, Correspondante Régionale Environnement, , nous nous sommes tous retrouvé vers 17 heures à l'ancienne Base de Plein air de St Pé pour un goûter convivial et pour la traditionnelle Assemblée Générale présidée par Jean Luc.
Et vers 20 heures, ça s'est terminé à refaire le monde avec d'excellentes grillades !!

Participants du GSHP: Joel, Anaïs, Laurent, Jean Claude, Marc, Sandrine et Bubu.

jeudi 23 février 2017

2 petits explorateurs à La Pâle


Il y a des journées de travail qui n’en finissent pas, après le bureau c’est la grotte ! Après la moquette c’est la gadoue, après la position assise c’est ..euh, assise encore pour se mettre à la hauteur de 2 charmants petits explorateurs et après les collègues de travail du bureau, c’est les collègues de travail du « sous-terre », sacré petit Loukian (il paraît que l’on se connait de longue date puisque nous travaillons ensemble).
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on a fait du bon boulot et même du bon boyau dans le ventre de la Pâle. Avec Kat nous avons transformé ces 2 adorables bouts de chou en « Indiana Jones » de la cavité, emmitouflés dans une combi jaune (mignons comme des poussins !), casques bleus et gants de ski, prêts pour l’aventure.
Même pas peur de la marche d’approche ! Sur le chemin nous avons vu la Borne 109 et l’entrée de la Bouhadère avant d’arriver devant le petit trou de la Pale, « c’est là ??? On va pas passer ! », « Si si on va passer par le petit trou » et c’est parti pour la visite…une visite fort agréable car Kirsan et Loukian ont été très sages et ont appliqué les consignes de sécurité à la lettre.
Après un petit bain de pieds dans les gours, nous avons été à la salle des griffades puis dans la bauge de l’ours et enfin dans le boyau avec un aller éclairé et un retour dans le noir…kiki épisodiquement accroché à mon pied « kiki, tu es là ? »… « oui.. », « avance kiki… ».. 
« Loulou laisses ton frère avancer tranquillement.. »… brefs dialogues de boyau.
Une petite pause pour admirer la salle et nous avons pris le chemin du retour vers la sortie. Loukian a pris la décision : pour changer on ne passe pas par le petit trou, on prend le grand trou ! La nuit est déjà tombée, et oui la balade se termine à la frontale dans la forêt main dans la main, Kirsan avec sa maman (un peu sur le dos aussi) et Loukian avec moi. Un grand bravo aux 2 jeunes spéléos qui ont adoré ! (les grandes aussi ont bien profité). Bisous les loulous…et à très vite Loukian pour travailler !

Sandrine L

dimanche 19 février 2017

Soum de Souste, la fin du "Lapine"

Samedi 18 février, sur le Soum de Souste.

Nous retournons ce samedi au Soum de Souste afin de continuer les explorations du jeudi.
Le beau temps étant toujours de la partie, c’est un vrai régal que de monter sur un sentier magnifique, sur un tapis de feuilles mortes crissant sous nos pieds. Les signes du printemps sont déjà là et les jacinthes sauvages pointent leur nez, les fleurs bleutées émergeant de leur lit de feuille vert tendre, certaines étant déjà broutées par les cervidés qui hantent ces bois.
A chaque virage nous réveillons des myriades de palombes qui s’envolent dans un fracas de battement d’aile. Magnifique.

Nous nous retrouvons une heure après le départ sur les pelouses du Soum et sommes émerveillés par la beauté du paysage et le calme reposant de l’endroit. Un petit paradis. A gauche le Monbula, et au fond à droite le Jaut, le Mondragon etc… Que c’est beau !

Nous nous rendons tout d’abord à la Grotte du sanglier (SS34), nouvelle cavité repérée récemment par JCM.
Guidés par le GPS, nous la retrouvons rapidement. L’entrée est étroite et mérite un peu de nettoyage, de la terre, des racines et des cailloux.
Après une demi-heure de nettoyage, nous pénétrons dans une petite salle joliment concrétionnée. Malheureusement les concrétions, comme très souvent, ont bouché la suite possible. Quelques photos, l’observation de nombreuses araignées, vers, moustiques et autre  insectes volant et nous ressortons. Nous rejoignons ensuite, grâce à un petit sentier de chasseurs, le Gouffre Lapine (SS31).
Un casse-croûte bien mérité est pris et nous descendons le puits où nous nous étions arrêtés sur rien il y a 2 jours.
Les dimensions du premier puits vont s’agrandissant et vers -25 nous atterrissons sur un palier déclive. Quelques traces d’ossement sont présentes, peut être un mouton. Nous continuons l’équipement et progressons dans une fracture d’environ 1 mètre de large et d’une vingtaine de mètres de profondeur.
Hélas, au bout de la fracture une autre fracture perpendiculaire vient la barrer et un nouveau puits d’environ 7 mètres termine la cavité, sans suite possible, bouché par les éboulis. Nous avons perdus le courant d’air.
La remontée se fait en relevant la topographie et en déséquipant.
Pendent ce temps, une équipe a ouvert l'entrée du Trou du croisement (SS33) malheureusement terminé à -2.
 
Le Lapine est terminé mais quel joli trou, qui nous fait penser aux cavités sur l’Isarce, TP 19 par exemple. D’ailleurs, la carte géologique nous indique bien que nous sommes sur la même couche sédimentaire, signe qu’il va nous falloir continuer nos recherches sur cette zone.


Alain M

vendredi 17 février 2017

Sous le Soum de Souste

Après l'article de Jean Claude Du vide sous Souste  on ne pouvait pas faire autrement que de monter voir ces fameux trous bien placés sur le collecteur Puts dets Tachous (TP19), Puts de la Ménère (TP30), Gouffre du Chat Sauvage (PH 12) ....
Nous sommes 4 au départ du "sentier" des Labasses. (Jean Claude, Joel, Alain et moi)  Mais heureusement, le chemin qui part sous la ferme Lapine pour monter au Soum de Souste est un vrai sentier! Un beau sentier bien entretenu et qui monte assez rapidement vers les trous tant convoités.
On charge rapidement les sacs et les claies de portage (un peu trop rapidement peut être ! ) et c'est parti.
Une heure et demi plus tard, nous sommes au croisement de 2 sentiers: à gauche celui qui continue vers le pré de Souste et le col et à droite, celui qui remmène sur l'arrête. C'est là qu'il faut redescendre dans la pente pour atteindre le Trou du croisement (qu'on verra une prochaine fois) le trou de la Faille qu'on rebaptisera Trou du Merisier (SS30) , le gouffre de la Glissoire déjà vu (Gouffre de la Glissoire) et qui devient le SS27, le gouffre du Hêtre (SS32) et le Gouffre Lapine (SS31).



Le gouffre Lapine est une toute petite entrée impénétrable mais derrière, un puits d'au moins 40 mètres nous appelle.



 Le courant d'air est bien marqué. On s'attaque à la désob et rapidement après avoir enlevé de la terre et de gros blocs, l'entrée devient pénétrable. Pas large, mais pénétrable!



Je m'équipe, je prends, tout le matériel nécessaire: cordes, marteau à spiter, clé de 13, perfo, sangles, mousquetons... manque plus qu'une dizaine de plaquettes et de goujons. "Hé les copains, vous pouvez me faire passer les plaquettes s'il vous plait " ? ...Silence gêné des 3 autres qui se regardent pour savoir qui va sortir ce matériel de son sac... mais personne... On vide tout, pas de plaquettes... Elles sont restées à la bagnole!
Par miracle, Jean Claude à toujours 2 plaquettes et 2 goujons dans son sac "au cas où". Bravo Jean Claude, c'est toujours ça !



En optimisant les rares amarrages, je descend le puits d’entrée sur environ 30 mètres. La faille étroite s'élargit bien vers le fond pour atteindre 2 à 3 mètres de large.



Un palier ébouleux en forme de toboggan permet de gagner 5 mètres de plus jusqu'en bout de corde. Jean Claude descendra encore quelques mètres en libre jusqu'au sommet d'un nouveau puits faille qui redevient étroit comme au départ. Sans amarrages, on s'arrêtera là, il y a bien 15 mètres en dessous.
A la remontée, je vois un départ qui pourrait jonctionner avec le Trou du Hêtre qu'en surface les copains commencent à ouvrir. Je leur demande d'envoyer un petit caillou dans le trou pour voir si je l'entends tomber... en fait je me le prends sur le casque! Donc jonction SS32, SS31. Pas la peine de continuer la désob.

La sortie se fait un peu aux forceps quand même!

Pas de feu en surface aujourd'hui pour le casse croûte! On dirait vraiment que le printemps arrive!
Rassasiés, 2 options se présentent: soit remonter au col et poursuivre jusqu'au trou du sanglier où il y a un puits à descendre, soit aller titiller le Trou du Merisier...faille qui plonge sur 4 - 5 mètres avec un net courant d'air et le thermomètre qui nous indique une température de 7,2° dans le trou.


 Sans amarrages (le Gouffre de Lapine est resté équipé) on opte pour le trou du Merisier. Après quelques travaux, Jean Claude descend sur 4 mètres en oppo. La faille se poursuit en profondeur sur quelques mètres mais très très étroits. Les travaux seraient titanesques.



Il est 16h30, il faut commencer à penser au retour. Descente directe dans la pente en prospection mais rien de nouveau. Avant de regagner les voitures, on fait un détour par la Ferme Lapine pour saluer les proprios. Accueil sympathique autour d'un rosé Cabernet Sauvignon bien frais.
Le proprio qui connait par cœur la toponymie des lieux, nous apprend que le champ où s'ouvre le SS01 s'appelle l'Artigotte. Du coup le SS01 devient Grotte de l'Artigotte, c'est bien plus sympa. Il se rappelle aussi de ce fameux trou, sous l'arrête de Souste, où il avait envoyé des cailloux qui allaient très loin ...Il faut le retrouver !

La vidéo de Jean Claude dans le SS 31 : Gouffre Lapine

CR Bubu
Photos Alain

mardi 14 février 2017

Du vide sous Souste

Sur les renseignements de Jean Lapine d’Arthez d’Asson, je pars sur les flancs de Souste chercher deux puits qu’il m’a vaguement situés.

La semaine dernière j’avais trouvé deux trous, mais pas les puits.

Aujourd’hui j’y reviens avec quelques renseignements de plus qu’il m’a donné samedi (je suis allé le voir après la super désob au SS01)… toujours rien. Introuvables ces deux puts.


Par contre, coup de bol, je suis tombé sur une série de cinq trous pas loin les uns des autres. L’un est le Gouffre de la Glissoire exploré en novembre dernier par Serge, Sandrine et Patrick. A quelques mètres, il y en a deux avec une entrée où juste la main passe (il fallait passer à un mètre pour les voir) mais derrière c’est de suite plus gros avec un fort courant d’air.

Les cailloux du sondage descendent bien loin. Les deux autres sont également très intéressants. Comme la sortie des Labasses la semaine dernière en a découragé quelques-uns parmi nous, je me suis dit qu’il fallait trouver les trous au bord d’un sentier… bingo... ils sont à quelques mètres.


Le petit film des cavités en cliquant ici


JC

dimanche 12 février 2017

Rétro Labasses

Les Labasses et le GSHP, c'est une vieille histoire. Le dernier compte rendu a rappelé d'excellents (!) souvenirs à Jean E. C'était ses débuts avec le club, il allait avoir 18 ans, il était beau comme.....
C'était le 26 octobre 1985. La preuve dans cet extrait de l'écho des Tachous.


Il allait avoir 18 ans....
Les Labasses vues par Jean E: 
Labasses, ma première prospection au GSHP, là où j'ai su ce que Bérézina veut dire.
Fraîchement arrivé au club avec mes presque 18 ans, me voilà participant à une sortie prospection, On va chercher la sortie du TP19 disaient les locomotives du club. Me voilà donc au rendez vous à Arthez d'Asson sous un ciel gris. Là je fais la connaissance de certains que je n'avais pas encore rencontré. Des personnes souriantes, vêtues pour la plupart de vieux survets ou pull déchirés (Décathlon n'existait pas). L'un d'eux, Domi, toujours en train de rire nous annonçant qu'il allait jouer de la trompette là haut. Vrai ou pas j'allais le savoir plus tard.

Nous voilà donc partis plein de motivation, avec dans ma tête cette belle entrée du TP19, puisque pour moi si nous allions là bas c'est qu'elle y était.
Nous avons donc pris un chemin, qui est devenu sentier rive gauche, puis pente boueuse, puis roche glissante, puis …. et merde je ne fais que tomber et la pluie aussi. Mais bon j'entends régulièrement ce Domi qui dit « motivé, motivé ».
Domi et son éternel sourire

Petite pause dans un coin de sous bois, sous buis, qui ressemble à tout le reste, dans un pente ou tu t'assieds et tu attend d'avoir descendu un bon mettre de glissade sur les fesses avant de sortir ta gourde du sac a dos. Et là tu vois un Domi qui sort de son sac une belle mallette de cuir noir dont il sort une trompette à pistons d'un beau cuivre étincelant et nous prédit un beau morceau pour la pause repas, même si la pluie à pris de l'intensité. Là je me dis, c'est un peu particulier comme milieu les spéléos.

Nous voilà repartis au fond de ce ravin et enfin un trou trouvé, une petite entrée qui donne dans une petite salle. Ça fait déjà plus de deux heures que nous avons perdu Domi, mais personne ne s’inquiète. Certains l'appellent, d'autre disent de ne pas insister, qu'il est sourd. Pour un musicien ça m'étonne un peu mais bon, ils ont l'air de la connaître.

Domi à la sortie du TP19
Vers midi pause repas, au fond du ravin à flanc de pente, dans un coin qui ressemble encore à tout le reste, pas de musique, Domi est toujours absent. La pluie est toujours là, il fait un peu froid, et on commence à être bien mouillé, mais les sourires et les plaisanteries sont toujours là, ils ont l'air sympa ces spéléos même si je commence à me dire qu'ils doivent être un peu fêlés.

Sortie du TP30 (Mickey, Dol's Tachou)
Vu le temps qui se complique, tout le monde est unanime pour prendre le chemin du retour (ne pas tenir compte du mot chemin), par la rive droite. Là certains ont émis l’hypothèse de remonter vers les Toupiettes pour redescendre de l'autre coté. Je me demande encore si ce n'était pas la bonne solution. Au bout d'un moment après une alternance de position debout et couché sur les fesses ou sur le coté, le regretté Michel Dallier émet l'idée de descendre dans le ruisseau, avec sa femme et quelques autres (je pense tous, sauf Domi puisque qu'il manque toujours à l'appel).
Sortie du TP 30
 Nous le suivons. Nous voilà donc à faire du canyoning forcé. Nous sommes trempe et heureusement nous avons des cordes pour quelques passages. Mais je trouve que c'est un peu risqué en certains endroits, mais bon ailleurs ce n'était pas mieux et puis nous n'avons qu'une envie, c'est de regagner la voiture. Je me dis si tu te tues ici, personne ne retrouvera ton corps et puis ces gars là que je connais tout juste n'ont pas l'air de s'inquiéter de la disparition d'un vivant, alors d'un mort..... Mais bon tout le monde à encore le sourire et plaisante, je me sens quand même en sécurité.
 En fin d'après midi nous revoilà aux véhicules avec une impression de revenir de Guyane, le décalage horaire en moins.

Domi est revenu juste avant ou après nous, l'expérience m'a appris par la suite qu'il ne fallait pas s'inquiéter pour lui, un peu comme les chiens de chasse, il retrouve toujours la voiture.

Voilà c'était ma troisième sortie avec le GSHP,  la première : initiation au PH 17 avec une déviation qui pète dans le grand puits  (ça ne rassure pas le néophyte ) , deuxième Dédé Auzimour qui délonge son kit plein de cordes à la sortie du TP 19 et qui se l'échappe dans le puits pour nous passer à coté 90m plus bas (Merci Bubu de m'avoir poussé sur le coté, car moi je n'avais pas compris ce qui se passait). Et la troisième sortie ce P.... de ravin pluvieux des Labasses, que même les sangliers doivent éviter.  Je me suis dis, ces gens là ne sont pas comme les autres, ils doivent être un peu fous, mais ça m'a plu et me voilà encore là 32 ans après.

Mais pour en revenir au Labasses comme à dit le laboureur à ses enfants : « Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage vous le fera trouver, vous en viendrez à bout ».


Jean Claude je te félicite du courage que tu as eu pour aller trouver des trous là bas, et Jésus je comprends bien mais très très bien ton calvaire.