lundi 16 janvier 2017

Weekend de gala au GSHP

Ce dernier weekend, c’était fête au GSHP.
Tout d’abord, le vendredi soir se déroulait l’Assemblée Générale annuelle. Occasion de faire un bilan des activités passées et de parler des actions à venir.
17 personnes étaient présentes.

Après le bilan moral du président, le bilan des actions réalisées et celui financier, les projets à venir ont été évoqués et seront aussi riches que ceux de l’année écoulée.
L’assemblée générale se termine par la traditionnelle collation et la galette des rois, le tout dans la bonne humeur et avec l’accueil de plusieurs jeunes adhérents.

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Le samedi matin, rendez-vous est donné à Arcizac Adour pour les activités.
C’est Caro et Gwen qui nous accueillent, dans leur futur gite en cours de construction.

Nous avons plusieurs objectifs pour la journée.
Une première équipe fera en salle un bilan sur les connaissances des acquisitions des coordonnées au GPS et surtout sur les moyens d’exploiter les résultats.
Plusieurs moyens de relevé des données sont passés en revue et les moyens de les visualiser facilement une fois de retour à la maison.
A midi nous prenons une bonne collation et nous divisons en 3 équipes.


La première équipe se rend aux Grottes de Médous, afin d’y faire la visite des galeries non aménagées, rivière, orchidée, grand noir et termitière. La famille du propriétaire nous accueille à bras ouvert et nous accompagne, petits et grands, jusqu’au fond de la cavité. Que du bonheur aquatique ! La gente féminine prend en charge la progression et l’équipement de l’accés à la Salle du Grand Noir. C’est à qui s’emparera du perfo et posera les goujons dans la bonne humeur et les cris de joie. Lire le CR de Kati ci-après.

La seconde équipe part pour l’équipement du gouffre d’Abdala (ou Mauhourat) situé au-dessus de Bagnères de Bigorre, massif du Bédat.
La troisième équipe se prépare en salle pour un rappel des règles du levé topographique et va ensuite sur le terrain pour effectuer la topographie du gouffre d’Abdala.


Vers 19 heures trente, tous les participants sont ressortis des cavités et nous nous retrouvons à table pour déguster une paella géante, préparé par Gwen.
Le tout arrosé de grands crus, Pessac Léognan, Montagne Saint Emilion, etc.
La suite se terminera en chanson, en danse et dans une chaude ambiance sous les accords improvisés à la guitare, de Marc et de Bubu. Le bonheur.

Le lendemain, après un copieux petit déjeuner, il nous reste deux objectifs. Le report du levé topo de la veille et le déséquipement de la cavité Abdala.

Le report est réalisé avec l’aide des outils informatique actuels et le dessin minutieux est tout d'abord tracé à la main, afin de restituer au maximum les détails observés avant d'être mouliné en plusieurs couches sur l'ordinateur afin d'avoir un travail net et précis.

L’équipe de déséquipement en profite, en allant au fond pour réaliser le perfectionnement des nouveaux. Une nouvelle fois, nos féminines s’en donnent à cœur joie, tant dans la progression, aquatique pour certaine, que dans les divers ramping et passage dans la boue.

A 15 heures la cavité est déséquipée et tout le monde se retrouve pour le repas du midi. Encore une merveille concocté par notre ami Gwen.
Le temps s’étant mis à la pluie depuis le matin, la séance de relevé GPS prévue sur le terrain est annulée.

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Weekend SPA par KiteKat

Et si nous faisions un spa ce weekend? Oui mais où? Et pourquoi pas une balnéo dans la perte de l'Adour à Médous, et un enveloppement du corps à la boue au Gouffre de Mauhourat?
Médous! Tout le monde connait Médous, mais grâce à Jean et Jean-Baptiste, nous avons pu visiter ou revisiter cette grotte comme personne. Petit passage au-dessus de la barrière et nous voilà heureux grands privilégiés à en prendre plein les mirettes! 
Et la magie opère: tout spa digne de ce nom doit présenter quelques vertus... et cette sortie-là est une vraie cure de rajeunissement! Quel que soit l'âge des membres du groupe à l'entrée de la grotte, au fond nous avons tous 8 ans!
La perte de l'Adour devient un fabuleux terrain de jeu: cap ou pas cap de te mouiller jusqu'aux oreilles? peinture martiale en mode amérindiens des profondeurs, bien sûr faites à d'autres... et des propositions pour le futur calendrier du GSHP!
Cette sortie ne fut pas uniquement de l'amusement mais aussi  un pass vers le merveilleux! Quoi de plus magique qu'une salle remplie d'immaculées excentriques? Ou encore cette trace d'une hyène des cavernes? Ou cette énorme vertèbre?
Bref Médous, une grotte qui restera gravée dans nos cœurs.
Le lendemain, autre jour autre ambiance... 
Mais je le connais ce trou, j'y passe devant dès que je me promène au Bédat! Et bien ce trou c'est le gouffre de Mauhourat alias Abdala.
Bon après un joli petit puits de 35 mètres, une belle boue ocre nous attend et ne tarde pas à nous envelopper! Belle gamelle en ce qui me concerne dans de l'eau argileuse... mais ce ne fut pas vain: nous arrivons enfin dans une salle avec de très belles concrétions. 

Et là tout est oublié: ça valait vraiment la peine de finir transformés en Golem!

Kati K

Dans les vapeurs du SPA

jeudi 12 janvier 2017

Schatzi


Schatzi vient de nous quitter des suites d’une longue maladie….
Schatzi ça veut dire « petit trésor » en bavarois.
Schatzi, c’était le tendre surnom que donnait à son épouse Jacques Bauer, spéléologue et géologue, compagnon de nos explorations depuis les années 70.
Schatzi c’est aussi le nom d’un petit gouffre sur le Ceberi, au dessus de Monjouste.
Schatzi, c’est le nom que lui avait donné Jacques en hommage à son épouse.

Aujourd’hui plus que jamais, le nom de ce gouffre restera attaché à Barbara Bauer.



Mickey, Jacques et Barbara sur les hauteurs de Saint Pé


au GB 8

Jeudi 12 janvier 2017
Un répit dans le mauvais temps annoncé nous permet d'aller revoir d'un peu plus près le GB 8 (Marc, Sandrine et Patrick). Ce gouffre situé sous le château d'eau près de la ferme Sep est supposé redonner sur une petite source temporaire s'ouvrant au raz de la Génie.

 L'entrée du GB 8

En été les deux cavités soufflent abondamment. Elles aspiraient fortement la semaine dernière lorsque nous étions venus les repérer (temps froid). Entre-temps, la pluie a gonflé la génie, le mercure est remonté d'un cran et ce matin le courant d'air n'est plus très évident.
Au bas du puits de 15 m, nous avons deux options : soit une diaclase étroite non pénétrable d'un côté, soit une autre fracture un peu plus large mais complètement comblée par des cailloux soudés par l'argile, de l'autre côté. L'absence de courant d'air dans la première nous incite à nous concentrer sur la seconde.
En y regardant de plus près il y a bien un timide mouvement d'air mais le conduit est bien bouché. Qu'à cela ne tienne, nous sommes là, alors creusons ! Marc se prend vite au jeu et même si la perspective de passer semble être du domaine de l'utopie, il ne ménage pas sa peine. Nous approfondissons le trou d'un bon mètre et selon le principe des vases communicants, en fin de journée, la hauteur du puits en perd quasiment autant. La suite n'est vraiment pas évidente et il serait souhaitable de revenir avec un courant d'air plus net...

 Au bas du puits d'entrée...

 Cr Patrick et Marc

dimanche 8 janvier 2017

L'étroiture de Goxo !

Samedi 7 janvier, nous sommes 5 à cheminer dans les herbes gelées pour rejoindre le trou de Goxo.
Pas bien grand ce trou ! Une simple ouverture dans le sol propice à engloutir un promeneur distrait (jambes fines et bassin pas trop large)...ou un chien tout aussi peu regardant. 
Après avoir élargi l'entrée (de quoi faire passer un spéléo tout entier avec son équipement) en enlevant quelques mottes de terre, nous découvrons un puits. 
Tout cela parait bien prometteur et c'est Joël qui s 'y colle. 
Bubu équipe en installant l'amarrage dans une roche au dessus du trou tandis que la barre à mine se positionne en travers de l'ouverture, prenant fièrement le relais afin d'assurer une descente dans un axe bien vertical. 
C'est parti pour quelques mètres de descente (5/6)....jusqu'à une étroiture pas très engageante ! et prendre le risque de rester coincé ne l'est pas plus ! 
Il faut « désober ». Aussitôt décidé, aussitôt fait et quelques morceaux de roche volent en éclat libérant enfin un petit passage qui malheureusement se termine par un fond de puits vers 6/7 mètres avec une étroiture bien plus sévère. 
Jean-Claude descend à son tour et confirme le diagnostic de Joël « y'a du boulot pour continuer », il va falloir gratter la terre. 
L'explo se voit suspendue tandis que Bubu baptise officiellement le trou « Goxo » :  nom du chien qui y est tombé en s'en sortant miraculeusement avec une simple égratignure. 
Le soleil brille, la vue est magnifique, le vin est bon et la pause casse-croûte est très agréable. Nous profitons du temps restant pour prospecter dans le coin. Hélas pas de trou inconnu en vue, juste une belle journée qui se termine.


Sandrine L.

La vidéo de Jean Claude est ICI

samedi 7 janvier 2017

Le Plan de la Mine ou l'art du compromis...

Samedi 7 janvier 2017
Finalement nous ne sommes que deux pour aller au Plan de la Mine, Sandrine et moi. Bon, l'avantage, à deux, c'est de pouvoir démarrer quand on veut, et quand il fait -5° dehors c'est appréciable. Mais l'inconvénient, car il y en a un et il est de taille, c'est de devoir porter tout le matériel. Comme nous ne sommes pas des adeptes du culturisme, il nous faut faire des choix et ce matin ce n'était pas très évident. Pour mémoire, la dernière fois nous nous étions arrêtés au sommet d'un puits d'une dizaine de mètres. La vision que nous avions du fond ne permettant pas de savoir s'il y avait une suite ou non, il fallait donc se décider entre une hypothèse pessimiste : emporter du matériel de désob (perfo, batteries et tout le tintouin), et une autre plus optimiste consistant à bourrer nos sacs de cordes et d'amarrages en vue de descendre le plus bas possible. Après s'être posés alternativement la même question : "qu'est ce t'en penses ? " et avoir répondu inlassablement par un "ché pas et toi ?" nous avons fini par opter pour un savant compromis : un peu de corde (35 m) et un peu de matos de désob (perfo + 1 batterie  et bien sûr tout le Tintouin). Ça sera bien assez lourd comme ça...
A 9 h nous sommes au départ du sentier. La terre est bien sèche et nous apprécions de ne pas nous embourber dans certains passages habituellement gluants. Nous trouvons le soleil juste avant d'arriver au trou, lorsque nous basculons sur le versant est. L'entrée souffle très fort et c'est un bon signe. Sandrine commence l'équipement. Le courant d'air est tel que nous sommes obligés de fermer les yeux au moment du forage. Le puits fait une douzaine de mètres et le fond n'a pas une très bonne gueule. Un gros éboulis bouche la suite qui semble bien étroite et nous avons l'impression qu'elle se divise en 2 ou 3 diaclases parallèles. Mais il y a le vent, toujours aussi présent. 

 Au bas du premier puits, 
la suite ne semble pas très évidente.
 
Nous dégageons tout ce que nous pouvons mais au centre il reste un gros menhir qui consomme le premier tiers de notre unique batterie. Heureusement c'est efficace et la bonne surprise est qu'il masquait une autre diaclase, plus large et débouchant sur un  puits apparemment spacieux. Nous poursuivons notre vidange du conduit ce qui a pour effet de stimuler un peu plus le courant d'air. Le passage reste étroit et nous sommes contraints d'activer à nouveau le perfo. Il ne reste plus qu'une diode. Ça sera juste alors nous nous relayons pour faire le passage à la masse et au burin. Et finalement ça passe. 

L'accès au second puits. 
Rassurez-vous, maintenant c'est plus grand.

Cette fois c'est moi qui équipe mais je trouve le kit bien léger. Aurons-nous assez de corde ? 
J'arrive sur le nœud à 4 m du sol.  Heureusement il y en a deux et en les défaisant ce sera toujours ça de gagné. Avec les longes, la pédale et un peu d'oppo je finis par arriver au bas du puits. C'est une grande diaclase qui se resserre progressivement jusqu'à devenir impénétrable ou presque. Au loin je devine un vague élargissement mais comme je suis assez nul au lancer de cailloux je ne parviens pas à savoir s'il s'agit d'un puits. En plus je ne sens plus l'air. Je le retrouve en faisant demi-tour. Il sort d'un petit soupirail sous un gros bloc. Je dégage un peu le passage et les cailloux tombent dans un nouveau puits de 5 à 6 m. Au fond, il me semble apercevoir un méandre, mais rien n'est sûr... De toute façon, nous n'avons plus de corde et nos batteries de perfo sont quasiment vides. Mais pour une fois, nous avons le sentiment d'avoir fait le bon compromis....


Le départ du second puits (13 m)

Nous remontons en aménageant encore quelques passages et ressortons juste au moment où le soleil bascule de l'autre côté du Jaout.  Nous jetons un coup d’œil  au gouffre de Miramont qui s'ouvre 20 m en contrebas. Lui aussi souffle bien et il meritera d'être revu une prochaine fois. 
Affaire à suivre donc...


C.r. Patrick

vendredi 6 janvier 2017

Sur le Mail de la Pélade

Jeudi 5 janvier, jour de reprise.

Ce jour, avec un temps m.a.g.n.i.f.i.q.u.e, à 5 nous nous rendons du côté du Mail de la Pélade, massif de Saint Pé.
L'objectif, il y a bien sur un objectif, c'est un trou "souffleur" repéré récemment par Jean Claude, lors d'une partie de cache-cache avec les palombes et les Isards.
La montée ne sera pas très longue, J C nous a repéré des semblants de sentiers qui facilitent bien la chose. Seuls quelques arbres en travers pimentent un peu la montée mais cela sera bref. Moins d'une heure après le départ nous sommes à pieds d'œuvre.
La cavité repérée exhale un courant d'air chaud, constant, bien marqué. C'est de bon augure.

Nous attaquons un chantier comme maintenant nous en sommes habitués. Massette, burin et barre à mine plus huile de coude.
Un bloc énorme est repoussé sans ménagement et laisse entrevoir un puits de quelques mètres. Quelques blocs plus tard, le passage est prêt, pas très large mais suffisant pour descendre et remonter sans appréhension.

Sandrine s'y lance et descend en désescalade, uniquement assurée par une corde ceint à la taille.

Le fond est vite atteint, 6 mètres plus bas. Et la suite, elle est au bas du puits mais il va falloir gratter et remonter de la terre, toujours guidé par ce courant d'air continu.
Le travail, ce sera après le casse-croûte que nous partagerons au près d'un bon feu nous réchauffant, nous sommes à l'ombre et c'est certain, il gèle.

Le travail recommence, cette fois fond de trou. Nous brassons des blocs, de la terre, étayons au fur à mesure avec des  branches.
L'ouvrage avance bien mais nécessitera une nouvelle sortie.
17 heures, on débauche, il faut penser au retour qui ne nous prendra qu'une petite demi-heure.

Tiens, il fait encore jour à 18 heures, les jours rallongent !
Pour le film de la sortie, cliquez ici.
Alain M


Avant                        Après

jeudi 5 janvier 2017

Test du Magic Tools au Couhy

Tout le monde se souvient de ce 6 octobre 2012 où, dans la plus grande discrétion, Serge avait sorti le premier prototype de sa cyber-binette. Depuis, la petite start-up de la Montô Valley ne cesse d'innover. Après le Filtre-sommier (Filter-bed) de la perte de la Gorge, notre créateur de génie nous présentait cette semaine sa dernière création : le Magic Tools ; un compromis entre un bras de Transformer, un décapsuleur à Jéroboam, et un peigne pour mèche revêche... Mais pour le tester, il fallait un objectif à la hauteur du formidable potentiel commercial de cette innovation. Sans hésiter, nous avons tous pensé au Couhy et sa rivière amont devenue mythique.
Ce matin, au château d'eau,  Anthony et moi battons le pavé pour se réchauffer en attendant que Serge sorte sont proto. L'instant est solennel et dans la froidure de ce début d'année, nous découvrons en avant première ce qui, sans aucun doute, devrait révolutionner la désobstruction souterraine. Impressionnant ! Nous en avions tous rêvé, Sergio l'a fait !  Jugez-en vous même :


Le Magic Tools, le fruit de plus de 3 ans de recherches et de développement.
Voilà enfin un objet qui inspire confiance ! (il pèse aussi le bougre...)

 La montée est rapide jusqu'à ce que nous trouvions le soleil un peu au-dessus de la ferme Moura. A l'entrée, un fort courant d'air chaud sort du gouffre. Celui-ci étant équipé, nous mettons moins d'une heure pour arriver au départ du laminoir amont. Ici, le courant d'air est aspirant et nettement moins fort qu'à l'entrée. La jonction avec le Larrau ne semble d'ailleurs pas influer beaucoup sur le volume d'air qui transite dans cette partie du réseau. La solution est peut-être à rechercher du côté de l'aval...


 Les escalades pour atteindre le laminoir amont.


Nous enfilons nos néoprènes, allégeons les kits et commençons le ramping. Les passages bas alternent avec quelques conduits plus amples où il est possible de progresser accroupis. Nous parvenons au terminus que Serge reconnaît sans difficulté. La suite est plus coriace et au bout d'une vingtaine de mètres, nous trouvons une première occasion de sortir le Magic Tools. La prise en main est bonne, le galbe, ergonomique et la denture, efficace. En plus, il semble avoir été spécialement conçu pour ne pas être emporté par le courant dans les travaux aquatiques. 

Le Magic Tools en pleine action.
 
Face à nos commentaires élogieux, Serge, toujours aussi modeste, ne dit rien. Ses pensées sont déjà tournées vers l'avenir, la version connectée, le marché asiatique, le Magic Tools de poche où je ne sais quel autre déclinaison de l'outil...

Nous n'étions pas les seuls....

Nous creusons un premier passage étroit derrière lequel on devine un léger (mais alors très léger) agrandissement. Quelques coups de Magic Tools sur une banquette de calcite permettent de baisser le niveau du bassin qui lui fait suite. Nouvelle désobstruction, nouvel élargissement mais plus loin, ce n'est guère réjouissant. A plat ventre dans l'eau, nous gagnons les décimètres mais notre optimisme du début commence sérieusement à s'émousser. Nous nous arrêterons à une trentaine de mètres du terminus topo dans un passage encore plus bas. Le courant d'air est toujours sensible mais la suite n'est pas pénétrable sans désobstruction.... Nous abandonnons sans regret et comme il nous reste du temps, nous ressortons en déséquipant. Cette fois-ci, c'en est bien fini de l'amont du Couhy....



Patrick

vendredi 30 décembre 2016

La digestion des meringues

Tout le monde le sait, en cette période de fêtes de fin d'année, un repas un peu trop copieux et/ou un peu trop arrosé peut vite vous incommoder voire même vous indisposer pendant plusieurs jours...
Les meringues de Bagnères croustillent et leur cœur sucré et fondant vous colle aux dents à tel point qu'il est parfois difficile de s'en défaire. Pourtant c'est tellement bon qu'on en redemande. 

Aujourd'hui, une bonne nouvelle attendait tous ceux qui aiment les meringues ! Le travail n'est pas fini et le foyer un peu en contre-haut du trou avec vue imprenable sur la plaine n'est pas prêt de s'éteindre ! Pourtant, la suite est là. Pas très large, c'est sûr. Et le courant d'air qui l'accompagne n'est pas bien vaillant en cette fin d'année mais notre imagination l'aide un peu...
Il faut bien continuer à y croire pour avoir une bonne excuse de monter là-haut s'asseoir sur une motte de gispet près du feu, un verre de rouge dans une main, un sandwich à la saucisse dans l'autre.

Et puis, comme pour nous rappeler qu'il faudra un jour songer à changer de pâtisserie, quand on ne s'y attendait plus, sur le chemin du retour, la découverte d'un puits. Profond d'une dizaine de mètres pour les plus pessimistes d'entre nous, plus d'une trentaine pour les plus optimistes. Mais non répertorié sur la base, le plus important !

Les aventures foisonnent, faut-il encore savoir les saisir, souhaitons que l'année qui s'annonce soit aussi riche que celle qui s'efface.


Jean


jeudi 22 décembre 2016

Encore du sucre....

Mercredi 21 décembre.
Après de très nombreuses hésitations sur une sortie ce mercredi, le mardi il s'est mis à pleuvoir et il fait froid (neige en montagne ?), nous décidons quand même de tenter notre chance pour retourner aux Meringues.
Nous avons raison car contrairement à la veille, le soleil est de la partie et malgré sa position très basse, c'est le jour du solstice d'hiver, il nous réchauffe un petit peu. De plus la visibilité est bonne, les nuages de pollution se sont dissipés avec la pluie.
Au loin vers le nord, nous apercevons les panaches de vapeur de la centrale de Golfech, située en ligne droite à près de 135 km de distance.

A 5 nous continuons à remonter des seaux de terre et de cailloux. Nous découvrons de nombreux ossements, du cheval et du mouton. Ils sont sous plus de 2 mètres de sédiments.
Nous avançons et petit à petit une suite se profile devant nous. Mais le travail restant à faire est important et nous ne passerons pas pour cette fois.
A 16 heures le soleil disparaît derrière les arbres puis derrière le "Pic" et il nous faut repartir, le froid est là.
Affaire à suivre mais quand on aime....

Alain M

samedi 17 décembre 2016

La cuisson des meringues

Samedi 17 décembre
Mes grands-parents me le disaient déjà, le plus dur dans les meringues c'est la cuisson ! Ils avaient bien raison ! Aujourd'hui, on a failli rater la cuisson des meringues.
 
Pourtant, tout avait bien commencé. On était parti avec plus d'un demi-kilo de saucisse, des côtes de porc, deux bouteilles de rouge, du pâté de la femme de Joël, du fromage, du pastis etc...  Le ciel était un peu couvert mais Météo France était formel : ça devait se dégager dans la journée. Les 4x4 nous avaient permis d'écourter la marche d'approche. Tout y était pour que la recette prenne. Et puis, comme un signe, en entrant dans la cavité, un conduit à l'opposé de la désob m'interpelle. A tel point que je commence à l'élargir en enlevant quelques blocs. Mais nous avons commencé à élargir de l'autre côté et il faut poursuivre le travail. Alors, je me résigne et je me laisse glisser dans l'étroiture jusqu'au terminus.

Et c'est là que tout se complique. A cet instant, je réalise que nous sommes en train de nous engouffrer sous une trémie qui n'a rien de très rassurant ! De plus, les emménagements de la semaine précédente ont laissé apparaître un bloc suspendu à l'équilibre instable suivi de près par tous ses petits copains. Dans un premier temps, je dégage la zone qui est à mes pieds en essayant d'oublier un peu cette déconvenue.
Mais une heure après le début de l'évacuation des blocs, je dois me rentre à l'évidence : j'ai entre mes mains ce qui semble être la clé de voûte de ce Mikado. Et comme dans mon enfance, je viens de perdre la partie car les Mikados se sont effondrés, mais cette fois ce n'est pas sur la table mais sur moi ! Ayant un peu anticipé l’événement, j'avais commencé à emprunter la sortie de secours. Mais l'avalanche de blocs qui vient mourir à l’endroit où j'étais installé une demie seconde avant n'en finit pas ! Et les répercussions sur l'ensemble de la cavité sont un peu plus conséquentes que ce que j'avais imaginé. A tel point que l'étroiture qui donnait accès au chantier a vu sa taille diminuer un peu plus...

Finalement, plus de peur que de mal, mais toute l'équipe est un peu secouée ! Les meringues ont bien failli brûler ! Stoïques, on continue quand même la recette en se retrouvant au coin du feu pour partager toutes nos victuailles. Et comme par enchantement, la magie opère une nouvelle fois : la suite sera de l'autre côté ! Et comme une évidence, nous recommençons le chantier à l'opposé de l’effondrement, dans un rocher beaucoup plus sain. La suite ? On bouche l'ancien terminus avec les blocs qu'on dégage, cela permet de le stabiliser et en plus de deviner la nouvelle suite beaucoup plus engageante. Avec moins d'air pour l'instant, il faut bien l'avouer. Mais au fond, est-ce qu'on vient chercher aux Meringues une suite hypothétique ou bien le plaisir de profiter de cet endroit merveilleux entre copains ? 
Le film de la sortie en cliquant ici.
Jean N