mercredi 11 décembre 2019

Balade souterraine.


9 décembre 2019
Journée pluvieuse, morose ... qu'à cela ne tienne, une idée me vient (bien que je me soupçonne de l’avoir un peu enfoui quelque part, afin de la sortir à la première occasion) : Marianne voudrais tu voir tes petites amies les chiroptères ?
Bien ! L’organisation est rapide.  J’envoie un mail au GSHP pour prévenir que nous envisageons une sortie et de surcroîts confirmer l'accès au lieu,  étant encore peu familier avec la localisation des grottes locales.  Nous mangeons et nous voilà sur la route, la pluie toujours battante…
14h30 environ nous voilà devant le trou, on ne prend pas même le temps d’enlever nos goretex, la pluie froide étant très désagréable et surtout que nous n’avons pas envie d’être trempés avant de commencer.
Au moins dans la grotte il fera meilleur et l’on passera plus facilement entre les gouttes.
La lumière virevolte et danse dans le conduit étroit, je suis devant, ouvrant la marche et veillant sur la progression de ma spéléologue en herbe (enfin de boue).
Point vu le petit crapaud de ma sortie précédente, il s’est changé en salamandre, qui est loin d’être notre première en ce pays. 
Quelques belles araignées, des papillons de nuit et un myriapode animent un peu la visite de ce désert ténébreux.
Tous les petits mammifères, nos amis les chauve-souris, sont à leurs places bien emmitouflées dans leurs ailes. On passe doucement, surtout ne pas les déranger.
L’eau est omniprésente, gouttant çà et là, ruisselant entre les roches, se frayant un passage dans les ténèbres invisibles Nous crapahutons ainsi, plus proche du batracien, à quatre pattes, mais n’oublions pas la technique: l’opposition est souvent de mise.  
Puis, le fond des entrailles, l’arrivé à la corde finale, la suite restera dans l’inconnu.
Lumières éteintes nous profitons du noir absolu quelques instants et nous repartons sur nos pas.
Nous retrouvons la lumière du jour après deux heures et surprise tant espérée, la pluie a cessé.  
Damien


mardi 10 décembre 2019

Nouvelle sortie au Bassia,


Dimanche 8 décembre 2019 : 
Nous sommes 8 à nous retrouver à la barrière donnant accès à la piste menant très près du gouffre du Bassia. Sandrine et José vont explorer quelques cavités et nous sommes 6 (Patrick, Alain, Jean, Anthony, Sylvain et moi) à partir pour le « fameux » Bassia.
L’enfilade de puits est très agréable, les volumes sont superbes creusés dans ce pendage incroyable incliné à la vertical ! Finalement, c’est vrai que l’équipement en place n’a pas trop mal vieilli sauf quelques plaquettes et des AS placés dans des zones humides. On voit aussi que lors de la dernière virée, de la corde et quelques amarrages ont été changés. J’améliore un peu en doublant quelques fractionnements !
Au bas du puits du Lac on voit très nettement les strates plonger à la verticale. C'est une constante dans le gouffre et cela est visible jusqu'au siphon de -470 m.

Nous sommes rapidement vers -240, Jean et Antho partent à -280 (juste avant la salle de Pâques) faire une escalade et nous autres, nous démarrons une série de photos dans ce secteur très intéressant où l’on peut voir un superbe décollement de strate avec, à son pied, un bloc suspendu !
En remontant un P10 actif, je bricole l’équipement sur un « fract -2 » et Patrick tente une petite traversée dans le méandre qui est au début boueux ! Je le rejoins dans une zone où un joli puits remontant fait au moins 30m (dixit le disto X). En continuant à l’horizontal dans le méandre celui-ci devient très concrétionné notamment sur les hauteurs (blancheurs et excentriques). Après une petite étroiture passant sous 2 petites stalactites, le méandre remontant continue. Patrick s’arrête devant un petit ressaut, on ressent un peu d’air… faudra revenir !


 La petite galerie découverte au sommet du P.10 s'atteint en poursuivant le méandre en hauteur, juste dérrière Thomas qui est en train de bichonner les équipements.
Nous remontons tranquillement ; crayon souvent à la bouche, Patrick attaque efficacement la topo et Alain fait de la photo notamment après le boyau désobstrué devenu bien confortable pour l’exercice secours de 2009 ! A l’aide de flashs déportés, nous mettons en valeur ce superbe gour (que je n’avais même pas vu à la descente !).


 La salle du Lac. Lors des sorties d'automne, le gour était à sec...
 
Nous entendons Jean et Antho remonter… l’escalade s’est terminée sur une petite étroiture à désobstruer avec un peu d’air également !
Une fois dehors, il pleut, il est 18h… cela ne nous empêche pas de boire une petite bière (merci Sylvain), histoire de valider cette sortie conviviale ainsi que de faire un bilan positif de notre sortie inter CDS : le gouffre du Bassia est une classique majeure du département et il reste de l’exploration à faire dans cette cavité !
La cavité est bien équipée, il est toujours possible de customiser l’équipement en place notamment sur la 1ère partie (ex : doubler un fractio).

Avis aux personnes intéressées par ce projet porté par les CDS 32 et 65, 
VOUS ÊTES LES BIENVENUS !



Thomas
Photos d'Alain Bressan



Le compte rendu d'Alain et les belles photos de la sortie : http://gaspeleo.over-blog.com/2019/12/explo-topo-photos-au-gouffre-du-bassia.html

dimanche 8 décembre 2019

Sept Scouts et 4 Tachous aux Coumates


Samedi 7 décembre

C'est à 11 que nous partons dans la grotte des Coumates ce samedi après-midi : une bien sympathique sortie et une bien belle rencontre entre 7 scouts, sous la houlette de leur chef Paul, et 4 Tachous (Kat, Jean-Claude, Damien et moi).
Paul avait déjà vécu une expérience spéléo avec Marc à la grotte de la Pale.
Très intéressé et conseillé par Marc, il a m'a contacté et vu avec Bubu, l'organisation s'est très vite mise en place, les Tachous vont encadrer les 7 scouts âgés de 14 à 16 ans.
Trois scouts arrivent direct à bon port au local à 14 h, 4 autres ont atteint par erreur la base de loisirs de St Pé...petit décalage horaire mais léger quand même. Nous avons un timing à respecter.
Habillés au fur et au mesure de leur arrivée, casque en main et véhiculés jusqu'au départ du sentier karstique, le groupe prend le chemin des Coumates.
Petite balade en forêt tout en discutant et en répondant à quelques questions puis nous voilà à l'entrée de la cavité. Damien teste l'accès le plus pentu et ressort.
Les scouts fins prêts, nous nous organisons pour l'encadrement. Kat s'en va jusqu'en bas du ressaut de 3 mètres.
Première difficulté, une chauve-souris dort paisiblement sur la main courante dans le virage de la vire. Une autre s'est installée sous la roche au niveau de la corde à nœuds. Il faut éviter de les réveiller.
Je descends suivie de Damien. Les scouts arrivent à leur tour. Damien s'assure que tout va bien pour passer l'entrée tandis que je les récupère 1 par 1 dans le virage en leur rappelant de ne pas toucher la corde. Jean-Claude ferme la marche.
Et voilà tout ce petit monde sous-terre. Les jeunes sont ravis et j'entends même « c'est trop stylé ici ! ». Ils découvrent les roches et observent les chauves-souris ici et là pendues sur les plafonds.
Plus loin, nous laissons les scouts partirent devant et explorer la grotte jusqu'au fond.
Le temps passe vite, il faut déjà songer à ressortir et c'est en chansons que se fait une petite partie de la remontée. Dehors il fait encore jour mais plus pour très longtemps.
Nous quittons les scouts au croisement du sentier qui part à la Bouhadère. Les 4 Tachous rejoignent les véhicules, les 7 scouts s'en vont à pieds vers le monastère où ils établissent leur campement pour la nuit. A bientôt les scouts ! Et merci encore pour votre bonne humeur et pour le plaisir que nous avons eu à vous faire découvrir la grotte des Coumates.
Sandrine.
PS : j'espère que vous avez bien étudier la topo !

Le film de Jean Claude en cliquant ici


Sandrine L







A simplet de Bigorre...

Samedi 7 décembre.
Nous sommes 7 ce samedi pour continuer la désobstruction du Sousbet.
Jean Claude, Bruno, Joël, Philippe, Damien (un nouveau), Jean Luc et Alain M.

Le temps s'est enfin mis au beau et nous allons pouvoir faire une bonne séance.
Et comme nous sommes sept, immanquablement quelqu'un sort "les sept nains", y'a pas blanche neige.
Et de ressortir de nos mémoires le nom des 7 nains, Grincheux, Joyeux, le prof etc et bien sur Simplet, de Bigorre.. comprenne qui pourra.

La désob avance bien, nous testons un nouveau perforateur un peu plus puissant.
Les cailloux sont ressortis à la chaîne, des gros, des moyens et des petits, ça avance, ça avance.
A midi le casse croûte obligatoire (Joël est là), auprès d'un feu rapidement allumé par Bubu. On est bien on déguste l'instant.

Nous reprenons les travaux à 13 heures mais rapidement Jean Claude, Damien et Bubu nous quittent, d'autres occupations les attendent.

On continue à quatre, sous l’œil attentif d'Iko qui n'en perd pas une et nous rapporte des cailloux, il y prend gout.

Enfin, un vide se dessine, les cailloux roulent..
On s'active. On met à jour un départ, défendu par une grosse lame de roche.
On casse, la massette chante, le burineur aussi.
On passe les pieds puis le corps et enfin on distingue un puits.
Hélas, la joie est de courte durée, le concrétionnement l'a rendu impraticable en l'état.
C'est un aval alimenté par un petit amont remontant qui vient de la surface.

Il va falloir faire une nouvelle séance.
Tout n'est pas perdu, le vent lui, il passe.

A suivre.

Alain M

dimanche 1 décembre 2019

Encore au Sousbete

Samedi 30 novembre, Jean Claude, Joël, Philippe et Alain M

Pour ne pas changer et ne pas perdre la main, nous retournons une nouvelle fois au Sousbete.
La météo, comme depuis plusieurs weekends maintenant, n'est pas terrible.
Cette désobstruction se prête à merveille à des travaux hivernaux, situées à peu de marche et surtout le courant d'air exhalé est bien attirant.

Malheureusement la morphologie du départ est plus que rébarbative et les travaux difficiles.
Nous avançons à contre pendage, sur un joint séparant 2 couches de calcaire et pour corser le tout, les parois sont tapissées d'une épaisse couche de vielle calcite, impropre à la désobstruction.

Qu'à cela ne tienne, nous y passerons près de 6 heures à casser du caillou, jusqu’à ce qu'une nouvelle fois l'arrivée de la pluie nous chasse de notre endroit.

Bilan de cette journée, la cavité dépasse les 3 mètres pour plus d'un mètre cinquante de profondeur.
A nos pied un départ d'où arrive l'air, un bâton engagé dedans donne une suite sur près d'un mètre ! Mais que cela va être difficile pour continuer à creuser verticalement.


Alain M

dimanche 24 novembre 2019

22, v'la les filles...

 Une sortie « Surprises »

Vendredi 22 novembre 

Décidément, rien ne se passe jamais comme prévu. Avec Caro nous avions décidé d'aller faire un tour en vallée d'Ossau ce vendredi 22 novembre.
Comme la météo s'annonçait plutôt correcte, le jeudi soir j'appelle Caro à qui je propose d'aller au Maradéro. Après tout ce sera l'occasion aussi de profiter d'une balade sur la montée. Mais Caro se demande s'il n'y aura pas de la neige.
Pour le savoir je téléphone à Jean-Claude qui me confirme que non. J'en profite pour me renseigner sur l'itinéraire car je ne sais plus très bien où se trouve la cavité. Jean-Claude commence à m'expliquer puis me dit..rappelle moi demain matin. Je vois si je peux vous y conduire.

Vendredi, 10 h 30 nous sommes 3 sur le départ. Direction le Maradéro...que nous n'atteindrons jamais. Jean-Claude a été stoppé net dans sa montée par un trou. Ce sera l'arrêt définitif !
On grattouille un peu avant de jeter un caillou qui chute bien suffisamment pour attiser notre curiosité. Ni une, ni deux, nous nous y mettons à 3 à gratter, soulever des cailloux, arracher des racines et armés de bâtons nous creusons, essayant de dégager un bloc en tête du puits.
Bref, on fait ce qu'on peut avec les moyens du bord ! Le bloc est trop lourd, nous ne parviendrons pas à l'enlever.  C'est alors que Jean-Claude trouve un second trou juste un peu plus haut.
La même scène se répète : on gratte, on dégage cette nouvelle entrée. C'est un puits, on y voit beaucoup mieux.
Le test du caillou va nous montrer que le puits 1 et le puits 2 sont parallèles. Caro veut tenter de s'engouffrer dans le puits 2 malgré un passage un peu étroit. Jean-Claude, de son côté, est entrain de gratter un 3ème trou !
Ça ne s'arrête jamais ! Je le rejoins et gratte à mon tour. Caro s'équipe.
Le trou 3 n'est pas un puits, du moins au départ. Cela ressemble plus à un espèce de boyau descendant. L'entrée s'agrandit plutôt bien et quand je me retourne, Jean-Claude a ouvert un 4ème trou ! 
Un magnifique puits apparaît. Caro renonce au trou 2 et part sur le 4. Au puits de 13 mètres va succéder un puits de 4 mètres en bas duquel la suite se rétrécie. Peut-être l'entrée d'un autre puits ? Caro ne décèle pas de courant d'air. Mais cela mériterait peut-être d'y retourner avec plus d'équipement.
Cette aventure imprévue nous a pris du temps et il n'est plus question de rejoindre le Maradéro. Nous ne connaissons pas assez le secteur pour un retour de nuit et Jean-Claude va s'en aller. Il nous propose d'aller voir la grotte Malacau un peu plus loin. C'est là que nous nous quittons. Après un bon thé chaud, Caro et moi entrons dans le Malacau. Les premiers mètres sont jolis et piquants. Mes gants sont restés à la voiture et je m'arrache les mains sur les choux-fleurs. La corde est restée dehors et elle nous aurait été utile. Nous ferons un demi-tour au ressaut avant de reprendre le chemin du retour. Ainsi s'est achevée une bien belle et imprévisible journée.

Les filles en action en cliquant ici

Sandrine L.

Il devait faire meilleur à l'est.



Samedi 23 novembre, Jean Claude, Joel, Bubu, Philippe et Alain M

Ce samedi, la météo comme indiqué devait faire des sienne.
En partant de Tarbes à 8 heures, le ciel était bleu, la lune brillait de son premier quartier, tout allait bien.
Mais déjà en arrivant au parking de l'autoroute, un arc en ciel se dessinait vers Lourdes, signe d'une pluie qui arrivait de l'ouest.
Et effectivement, au fur et à mesure que nous avancions vers Lourdes et St Pé, la pluie se renforçait.

Mais, armé d'une grande bâche, la pluie ne devrait pas nous mouiller ou si peu.
Hélas, c'était compter sans le vent qui, vers 10 heures, se mit à souffler, d'abord en petites rafales puis de plus en plus soutenu.

Lorsque les bâches se mirent à gonfler comme des voiles et que les ficelles de retenue se furent défaites, il fallut se rendre à l'évidence, on ne pouvait rester.

Ce fut très difficile de faire ressortir de la cavité notre ami Joël, qui sentant la suite sous ses pieds, avec encore un peu de terre à retirer, ne voulait pas lâcher son ouvrage.

Mais à l'impossible nul n'est tenu et la retraite s'imposait, dans une atmosphère dantesque, en priant que les arbres malmenés par le vent n’allaient pas tomber à coté, voir dessus nous.
En un mot, une retraite d'urgence, pour ne pas dire une bérézina.

A 13 heures nous étions bien au chaud, dans le garage à Jean Claude, à nous restaurer et à refaire le monde.
On y retourne quand ?

Alain M

mercredi 20 novembre 2019

Coumates, balade nocturne


Comme une envie irrépressible de se charger en énergie terrestre, mais pas trop de temps devant nous?
Qu'importe, Sandrine et moi partons en nocturne pour la petite cavité des Coumates.
Il fait un froid à ne pas mettre un spéléo dehors ce soir là, mais le ventre de la Terre nous offre une température bien plus clémente, de quoi expérimenter une perte temporelle entre poses photos, recherche de curiosités souterraines, d'échanges entre amies… Mais pourquoi avoir pris le baudrier pour les Coumates?
Et bien pour pouvoir ouvrir une bière avec le descendeur dans ce petit cocon de bien être pardi!
A bientôt pour de prochaines aventures

Kat

mardi 19 novembre 2019

Alain, Jean Claude et la Foret de Tres Crouts

Ce lundi 18 novembre était organisé à la salle des Fêtes de Saint Pé de Bigorre, par nos deux compères Jean Claude Mengelle et Alain Dole une conférence sur les significations des "lieux dits" de la foret de Tres Crouts".

Ce sont une centaine de personnes qui se sont déplacées afin d'écouter la parole de notre orateur Alain.
Avec la projection de cartes et de photos des lieux, ce fut un déluge d'explication sous l'écoute d'une assistance émerveillée par tant de renseignements.

Un grand bravo à Jean Claude, l'enfant du pays et à Alain.

Ce fut ensuite, après les applaudissements de rigueur, quelques questions posées, en particulier l'origine de la désignation de la « Crète des Pernes » qui viendrait, à ce que j'ai compris, de la ressemblance des coutures d'un drap de lin avec les petits ressauts de la zone et de l'évolution du mot du latin vers la langue locale avec le remplacement de la lettre Y qui n'existait pas en latin. Bon à savoir.

Alain nous fit ensuite part d'un autre projet qu'il mène de pair avec Eric De-Valicourt sur l'Abbé Abadie, la grande figure locale de la moitié du vingtième siècle.
A ce sujet, ils sont toujours à la recherche de témoignages, écrits ou photos sur l'Abbé. Si vous en possédez, ils sont preneurs, n'hésitez pas à les contacter.
A ce titre, dans la salle, une personne fait remarquer qu'à St Pé n'y a pas de rue ou de place qui porte à ce jour le nom de l'Abbé Abadie...

La conférence se termine avec le traditionnel pot de l'amitié, un grand merci aux amis du vieux St Pé et en particulier à Alain Amiel.


Alain M




lundi 18 novembre 2019

Les "Bêtes" au Sousbet...


Samedi 16 novembre, le Sousbete.

Nous étions 5 ce samedi pour affronter les éléments afin d'essayer d'assouvir notre soif d'exploration. Jean Claude, Bubu, Philippe, Joël et Alain M.

On le savait, la météo était pour le moins risquée mais qui n'essaye rien ne fait pas grand-chose.

Et le matin pour en rajouter, les météos annonçaient une vigilance orange sur les PA, pour forte pluie. Mais St Pé c'est dans le 65 même si c'est limitrophe au 64, la pluie devrait s’arrêter à la frontière.

9 heures, il fait beau (il ne pleut pas), c'est OK, et nous voilà reparti pour continuer la désobstruction du Sousbete, cavité retrouvée et reprise il y a juste trois semaines.
Et d'ailleurs, vu le peu de marche (20 minutes), même s'il se mettait à pleuvoir, ce ne serait pas catastrophique.

Montée tranquilou, on connait le chemin. Au passage un bonjour aux chasseurs qui vont bientôt lâcher les chiens sur les traces des sangliers, il parait que dans la zone il y en a plein. On ne craint rien, on ne sera pas dans leur champ de tir.

Nous arrivons à la cavité et la première chose que l'on regarde, c'est bien sur le courant d'air.
La cavité était soufflante et aujourd'hui, pas le moindre souffle... mais en regardant de plus près, elle aspire, même violemment. C’est tout bon.

Nous reprenons la désobstruction et afin de faciliter le travail nous nous attaquons à agrandir l'entrée.
La roche se défend bien, nous sommes "à contre fil" et cela ne vas pas bien vite. Mais petit à petit ça prend forme.
A midi on fait la pause casse-croûte mais auparavant nous installons une bâche au-dessus de la cavité. S’il se met à pleuvoir, au moins on sera à l’abri.
Un joli feu est allumé et nous prenons un repos bien mérité, arrosé d'un bon « Cote du Rhône » apporté par Joël qui est de retour parmi nous.

On termine le casse-croûte et comme prévu par la météo, les premières gouttes commencent à tomber.
Le travail reprend, ponctué par des petites poses pour casser les blocs.
Il pleut de plus en plus.
La bâche coule sur le côté, on pourrait remplir un seau rapidement.
Le sol se détrempe, les déplacements sont de plus en plus délicats avec la pente et la boue qui se forme.
A 16 heures il fait presque noir et c'est un repli stratégique aux voitures, il faut savoir rester humble.
Mais la désobstruction a bien avancée et maintenant se dessine devant nous un joli départ de méandre, le vent y est avalé goulûment, encore un petit mètre et on devrait en savoir plus...
A suivre donc.

Photos Philippe J

Alain M

dimanche 17 novembre 2019

Traversée "Pyrénois" / "Pène Blanque"


Le 12 Novembre, je me suis inscrite pour être public support d’Anaïs, élève du CREPS pour son DE de spéléologie. Je m 'y rend la veille et arrive après m'être perdu 20 bons kilomètres sous la pluie battante sur de petites routes inconnues de mon GPS, à Arbas, refuge des Paloumères.
Là, m'attendent un bon feu de cheminée et une partie de la troupe : Anaïs, la principale intéressée, Tot le prof de la prof, et Charlie, le chéri d’Anaïs.
Le gite est grand et nous sommes 4, donc chacun sa chambre ! Se joignent à nous deux nanas (je suis horrible, j'ai oublié leurs prénoms), qui décident en mode " routs " de dormir en tente pour finir avec le froid, dans le camion de Tot.
Le départ se fait vers 9 h après un habillage au chaud dans une salle du gite. Nous partons faire la traversée Gouffre des Pyrénois, grotte de Pène Blanque.
Une demi-heure de marche d'approche à peu près au sec, nous mène au début des puits. Anaïs fait les premières explications sur le réseau, l'utilisation du matériel. Le point sur le niveau de chacun est fait aussi pour que chacun puisse participer, s'entraider, en gros, passer une bonne journée ! Tot ne dit rien…fait mumuse avec Iphigénie sur son portable, mais le prof guette et à l'oreille et les yeux partout !
S’enchaînent un ressaut de 2 mètres, un P6, un P10... puis nous nous retrouvons sur une main courante sur un balcon pas bien grand…dessous…130 mètres... et oui, çà envoient pas mal !
Je descends avec Anaïs car elle me promet de l'ambiance pour équiper plus bas. Effectivement, 45 mètres plus bas, nous devons penduler sous le reste du puits pour équiper une vire et continuer à l'horizontale le réseau.
C'est l'occasion d'essayer ma nouvelle lampe en spot et c'est plutôt le pied ! Anaïs est au top, gère sa troupe, utilise les compétences de chacun. Nous enchaînons ensuite avec la galerie Prévert qui est magnifique et une petite remontée sur corde.
En tout, 5 heures sous terre pour cette très belle traversée. J'espère que nous avons été un bon " public support », en tout cas à mes yeux Anaïs était au top. J'attends avec impatience sa note et invite tout le monde à s'inscrire sur ce genre de sortie. J'ai découvert une cavité magnifique, je me suis fait un peu dorloter...et j'ai appris beaucoup de choses dans une super ambiance. Le moins marrant, c'est le retour à la voiture avec une bonne demi-heure bien raide et une autre demi-heure balade en forêt. Nous nous retrouvons tous le soir autour d'une bonne raclette arrosée de petites bières…et un retour tardif à la maison et oui...faut bien....

Caroline

vendredi 1 novembre 2019

Heureusement, le vierge était au rendez-vous



Jeudi 31 octobre, Caro, Sandrine L, Jean Claude, Pascal, Philippe, Marc C, Bruno, Serge, Alain D et Alain M.

Nous étions 10 ce jeudi matin à 9 heures, devant le monastère, malgré la pluie qui tombait depuis le milieu de la nuit.
L'objectif concocté par jean Claude était attirant et il n'y a pas eu de défection.
la montée à Pla de Bers se fait à la faveur d'une éclaircie qui durera une petite heure.
Arrivé au croisement, le déluge nous attend et nous accompagnera jusqu'à l'entrée des cavités.
 
Nous arrivons sur zone et immédiatement nous installons une bâche que nous avons prise par précaution.
La pluie redouble, le terrain est en pente, mais pourquoi sommes nous là ?

Nous sommes vite équipés et direction la première cavité, le "Méandre du Puntou de las Crampes". Pour simplifier, on le nommera le D 9.
Tout le monde va y loger, nous serons bien à l'abri.
Le début est un joli ramping sur de la terre sèche, d'une vingtaine de mètres. Les habitantes y sont nombreuses, avec 8 pattes et les cris de Caro qui passe en première.
Nous arrivons dans une petite salle, une première suite est le méandre qui continu, un amont, avec une forme caractéristique de trou de serrure.
Les 20 premiers mètres sont franchissables par tous mais un resserrement limite l’accès de la partie suivante aux limandes et heureusement il y en a plusieurs.
Nous les laissons partir, à la voix on les entend puis plus rien. Une trentaine de mètres seront reconnus mais le gabarit diminue de plus en plus et il sera impossible d'aller plus loin. La forme est labyrinthique pour corser la progression.
Au bas de la salle, un départ en puits.
Une descente en toboggan sur 3 mètres, on tourne à gauche en ramping, encore 6 mètres, pas très larges mais praticable et on arrive au-dessus d'un puits.
Les plus fins le descendent et tombent sur une salle "grandiose" avec un lac et un bruit de cascade.
Arrêt sur petite étroiture.
Tout le monde remonte, il est temps de casser la croûte et de goutter au Moussu trouvé à l'entrée de la grotte.
Il pleut toujours.
Après ce casse-croûte humide, nous faisons 2 équipes.
Une qui poursuit l'explo de la première cavité, l'autre ira explorer le "Puts du Puntous de las Crampes"

Dans la première cavité nous élargissons la tête de puits afin que tout le monde puisse passer. Une équipe en arrière tire la topo.
Le puits est redescendu, effectivement c'est vaste mais hormis un palier à -7, il donne directement sur des vasques semblant très profonde. Il faut traverser en opposition pour atteindre un méandre sur une trentaine de mètres. Hélas, il se termine, repris par le concrétionnement.
Au palier de - 7 nous réalisons une nouvelle désobstruction et arrivons sur un autre méandre. C'est un amont et une cascade arrive dans le haut. Le ruisselet se perd ensuite dans une étroiture et va certainement alimenter les vasques au bas du puits.
Marc, stoïque, remonte en escalade sous la cascade et nous rejoint par une lucarne dans le puits. Un shunt !
A priori c'est terminé pour aujourd'hui, nous déséquipons, il est déjà 17 heures et la nuit arrive vite. Heureusement la pluie a cessé.
La topographie donnera un développement de 99 mètres, pour une profondeur de +4 et -21 mètres.

 
Deuxième équipe : 
Après manger ils sont quatre à repartir au trou des neuf. Ce sera suffisant pour continuer et à 5 on va voir les autres trous repérés par Jean-Claude. On commence par une belle grotte avec une vasque dès l'entrée. Une escalade permet d'atteindre une galerie très concrétionnée. Tiens, l'escalade est équipée d’une échelle en bois. Martel ou Abadie seraient déjà venu ici ? Non, tout simplement Jean Claude monté dans la semaine et qui a construit une échelle de 4 barreaux en bois de hêtre. La galerie tombe rapidement dans un joli puits d'une dizaine de mètres. Caro équipe et on la rejoint rapidement. Malheureusement, tout est bouché par le concrétionnement ou se termine sur de petits méandres impénétrables. On fouille bien le fond, les parois, mais c'est fini pour ce joli trou.

On ressort et on va voir le puits un peu au-dessus. Au passage on repère un départ qui donne rapidement sur du gros mais il faudra négocier le départ ! Le puits est une belle entrée de 5 mètres de profondeur. Rapidement équipé sur amarrage naturel, Caro et Serge fouillent le fond, trouvent un passage étroit dans les éboulis qui donne dans une petite salle de 3 par 5 mais sans issue, sans air, ici aussi c'est fini. Il pleut toujours, on redescend rejoindre Sandrine au bivouac ! Au passage, on retrouve un trou déjà vue et descendu par Alain D. Caro, toujours elle et décidément déchaînée, le redescend pour vérifier. Mais après le petit puits d'entrée et la belle salle qui fait suite, il faut se rendre à l'évidence, Alain avait raison, c'est terminé. On rejoint l’abri bien rustique mais Oh combien utile aujourd'hui. On fait les sacs, la nuit tombe vite et à 4 on commence la descente et le passage des dalles glissantes sous la pluie. 



Le film de Jean Claude, cliquez Ici

Alain M et Bubu

Photo AM et Philippe J