lundi 17 décembre 2018

La Réserve Pibeste-Aoulhet en prospection



Le Conservateur de la Réserve Naturelle Régionale du Pibeste-Aoulhet m’ayant demandé de l’emmener avec deux de ses collègues dans une grotte où ils pourraient prélever quelques insectes ou autres, ce mercredi je décide d’aller faire un petit tour à la Grotte de la Palombière avec eux.

Une fois descendu les 4 ou 5 mètres du puits d’entrée, nous apercevons une dizaine de petits rhinolophes dans la première salle, que nos amis de la RNR  s’empressent de noter sur leur calepin. Nous progressons tout doucement tout en cherchant dans tous les coins de la cavité, qui d’ailleurs est magnifique avec toutes sortes de concrétions.

Ils ont fait une belle collecte de bestioles qu’ils vont étudier consciencieusement. Ils font quelques photos de cette merveilleuse petite grotte, puis nous ressortons tout heureux d’avoir fait une si jolie visite.
La semaine suivante, ils vont visiter une autre cavité dans le même coin et je serai de nouveau avec eux.
 Le fil de la visite en cliquant ici
Jean-Claude

lundi 10 décembre 2018

La tournée des grands parents éloignés, acte 2....

Lundi 10 décembre 2018
(Serge, Sandrine et Patrick)


A St Pé nos grands parents habitent loin, très loin et c'est sans doute pour cela que nous les voyons si rarement... Les fêtes de fin d'année approchant nous nous sommes donc décidés à rendre visite à Bonne Maman ou Mayboune, du côté de la Pene de la Hèche et cela, vendredi dernier (voir c.r.). A la suite de quoi, et pour éviter tout problème avec nos anciens qui malheureusement vivent séparés de longue date, nous nous devions d'aller voir également Bon Papa ou Paybou qui crèche aux confins de la Génie Braque.

Ce matin, aux aurores, nous prenons le chemin de l'Aoulhet car, au passage nous devons récupérer une corde laissée au refuge. De là, nous poursuivons jusqu'au trou de la Tranchée qui, je vous le rappelle, jonctionne depuis peu avec le Paybou. A noter qu'aujourd'hui, le courant d'air soufflant est particulièrement violent. Serge faisant partie de l'équipe qui avait exploré les extrêmes amonts est volontaire pour aller déséquiper le petit puits de jonction et surtout pour situer précisément l'endroit où il s'était arrêté lors des explos des années 80. Le verdict est sans appel : après une poignée de spits dans une courte escalade, Serge et ses compagnons étaient remontés jusqu'à ce que le conduit devienne impénétrable. A cet endroit, encore très ventilé, ils avaient constaté une accumulation de feuilles et de faînes témoignant de la proximité de la surface. Mais il ne savaient pas que celle-ci n'était qu'à quelques mètres au-dessus de leurs tête, à l'endroit même où Jean Claude trouverait trente années plus tard, le trou de la Tranchée. Voilà, la boucle est bouclée, une bonne chose de faite... Nous récupérons encore quelques cordes et amarrages et filons dans la pente pour rendre visite à "Grand Papa".   



La spectaculaire entrée du Paybou s'ouvre 200 m plus bas sur un vaste puits de 40 m de profondeur. Les visites n'y sont pas légion et il faudra un peu insister pour rendre opérationnels les vieux spits datant des premières explos. La descente est assez spectaculaire car le puits perce la voute d'une vaste salle creusée le long du pendage. Au bas nous atterrissons sur un cône d’éboulis recouvert de feuilles et de troncs d'arbres. Parmi eux, il y a peut-être ceux de ce vieux charbonnier qui s'étonnait de ne pas retrouver le bois qu'il lançait du haut de la pente en espérant le récupérer plus bas dans la vallée...








Pour l'heure, l'objectif du jour est d'aller voir l'aval de la rivière qui pourrait nous mener aux sources de l'Aguilée. Nous quittons les grandes salles pour atteindre l'actif, plus modeste en taille. Un fort courant d'air nous accompagne mais il file vers l'amont et le gouffre de la Tranchée. En aval, il y a de l'air également, mais il est moins concentré et semble se diluer dans l'immense trémie que nous commençons à fouiller. En fait nous progressons entre un plafond parfaitement lisse, incliné suivant le pendage et un éboulis provenant des salles d'entrée. Ce n'est pas toujours très stable mais surtout, à chaque fois, nous butons sur des trémies ou des fissures impénétrables. Toutes nos tentatives pour progresser vers l'aval se soldent par un échec. Nous ne passerons pas par là. 




Il ne nous reste plus qu'à faire nos adieux à "Bon Papa" avant de regagner la vallée. La suite de l'histoire s'écrira peut être plus bas dans la Génie, aux sources de l'Aguilée et ses voisines.



Patrick

dimanche 9 décembre 2018

Mayboune en photo

En complément de l'article, une série de photos réalisées par Patrick, Thomas et Marc.


































































































































































Mayboune , le PH03

Vendredi 7 décembre.
Ce vendredi c'est à 7 que nous nous retrouvons au parking de la carrière à Asson (Sandrine D, Alain M, Jean-Claude M, Serge L, Patrick D, Marc C, Thomas B).
Deux objectifs sont au programme de la sortie, reprise de l'exploration du Gouffre de Mayboune (PH03) et prospection sur les sommets est de l'Isarce, du coté du Puts dets Tachous.

Le Mayboune, par Thomas :

Ce matin à l’entrée de la carrière d’Asson, le frais est au RDV… nous attaquons tranquillement la marche d’approche toujours aussi grasse menant au col de la prairie des Boutils. Les discussions vont bon train, nous bifurquons vers la cabane de l’Isarce pour ensuite quitter le sentier afin de partir en traversée et rejoindre l’énorme et joli gouffre Mayboune (PH3). A cette période de l’année, l’entrée ne capte à priori pas le soleil…
Nous sommes 4 (Serge, Patrick, Marc et moi) à descendre dans le gouffre avec l’objectif principal de revoir le fond. Le reste de l’équipe part voir un trou repéré par Jean-Claude…
L’entrée « originale »du PH3 pour le massif de St Pé de Bigorre, porte bien son nom (Mayboune = bonne maman). Un arbre en « crosse » nous permet de pénétrer aisément dans ce magnifique gouffre de 20 m de diamètre. Nous descendons un éboulis menant à une escalade délicate de 3 m puis un joli méandre un peu étroit nous mène rapidement à un beau P17 bien ventilé qui arrive dans une salle volumineuse.

 
 Le puits d'entrée du PH3 (25 m)

Nous passons sous un gros bloc, puis une petite étroiture verticale, un court méandre nous permet d’accéder à un premier ressaut puis à un palier. A ce moment-là c’est le grand vide karstique… un énorme P60 ! Pendant que Serge, Marc et Patrick cherchent le terminus, je fractionne ce grand puits ; mon médecin m’interdit de remontée des grandes verticales !

 Le P.17

      
Le méandre avant le P.60 et le superbe puits vu du bas.

A la base du puits, il y a une grande salle où Marc trouve un joli squelette d’oiseau… nous remontons un plan incliné, une zone de « broyage » et là surprise : nous descendons un petit ressaut de 6 m (pas inscrit sur notre topo mais déjà descendu). En bas, il y a une petite salle ébouleuse mais le courant d’air devient plus diffus, moins franc comme s’il partait dans différentes directions !? Une désobstruction est possible…

Que fait ce crane d'oiseau à -130 m (bas du P.60) ? Y aurait-il d'autres entrées ?

La salle au bas du P.60.


Nous remontons mais en haut de ce ressaut, en passant par une petite lucarne concrétionnée que Patrick heureusement élargit un peu, nous arrivons à un palier où un méandre impénétrable nous arrête toujours dans l’axe de la fracturation ! Une désob est possible… peu de CA, mais nous décidons quand même de laisser équipée la cavité pour y revenir !

       

La petite salle terminale vers -140 m.

En remontant nous nous rendons bien compte que le trou aspire, au-dessus du P60 le CA est important ! A la sortie nous sentons une odeur de feu mais nos amis ne sont déjà plus là… A bientôt « Belle Maman ».

Thomas
Photos de Marc, Patrick et Thomas

La fiche d'équipement du PH03 est désormais sur KARSTEAU


Mayboune et les Crétes de l'Isarce

Vendredi 7 décembre, nous sommes 7, Sandrine D, Alain M, Jean-Claude M, Serge L, Patrick D, Marc C, Thomas B, objectif pour une équipe le PH03, gouffre de Mayboune et prospection sur les crêtes de l’Isarce pour l’autre.

Nous montons tous au PH03 et laissons Patrick, Serge, Thomas et Marc s'équiper pour la descente.

Pour Sandrine, Jean Claude, Alain et Guillaume qui nous à rejoint dans la montée, la marche continue pour aller sur les crêtes de l'Isarce voir et revoir quelques entrées. 

Sur la crête le vent souffle bien, présage de l'arrivée d'une perturbation. Pour l'instant c'est le grand soleil et nous en profitons bien.

Nous passons en premier au TP19 et y relevons la température de l'air. Il souffle très
légèrement, c'est quasiment en équilibre, 14 degrés dehors, 10 degrés dedans !
Nous allons ensuite essayer de retrouver le TP28 car un doute subsiste sur sa position. Une cavité est trouvée mais décalée par rapport au pointage original.
Le mystère subsiste.
Nous descendons ensuite flanc Est jusqu'au TP20. Un bon courant d'air est exhalé de cette petite entrée. Cependant la topo en notre possession ne correspond pas du tout et il faudra le redescendre pour en avoir le cœur net. Peut être erreur avec le TP22 ?

Nous poussons ensuite un peu plus bas, direction sud pour voir le "bouquet" de la journée.
Il s'agit d’une nouvelle entrée, repérée très récemment par Jean Claude. Un très violent courant d'air en sort, impressionnant.
Nous avons massette burin et pied de biche et l'entrée est agrandie dans les règles de l'art ; toutefois tous les blocs sont collectés précieusement et ne sont pas envoyés vers le bas, ils dévaleraient la pente sur plusieurs centaines de mètres, ce pourrait être dangereux.

Un joli puits de 20/30 mètres est sondé, il n'y aura qu'à le descendre. Ce trou s’appellera le Trou Romuald.

Pause casse-croûte, au soleil alors que les nuages venant du sud sont de plus en plus présents.
Nous continuons ensuite en passant au trou "de la pierraille", terminé, puis vers une autre zone soufflante mais les 3 petites entrées repérées n'ont ce jour qu'une petite haleine.

Retour sur les crêtes, il fait de plus en plus froid, puis retour au Mayboune.
Nous attendons un peu les 4 explorateurs mais vers 16 heures, le temps étant menaçant et afin de profiter du jour pour la descente, nous décidons de partir.

Nous serons aux voitures vers 17 heures, après avoir cependant dû mettre les vêtements de pluie, ça commence à tomber.

Alain M