lundi 3 août 2020

Rééquipement du puits du Coeur au Quéou

Dimanche 2 août 2020 :
Avec Jean Claude, le découvreur du Quéou, nous sommes montés aujourd'hui à la cavité pour rééquiper le puits d'entrée en faisant en sorte d'éviter le gros bloc menaçant en tête de puits. C'est chose faite grâce à une main courante un peu plus physique que l'équipement originel mais qui a le mérite de nous éloigner du bloc à la descente et à la remontée.


Rééquipement du puits du Cœur pour éviter le bloc qui menace de tomber dans le puits.
Nous avons aussi rajouté un cinquième fractio qui sera sans aucun doute appréciable à la remontée après de longues heures  d'exploration !

La perte à l'origine des Sangsues ?

Le travail une fois terminé, JC m'a montré la perte qui pourrait très certainement correspondre à l'actif de la nouvelle branche. Un petit détour par le ventilé Cachemelat et les girolles vient compléter le tableau !
Récompense...
A noter que nous avons rencontré deux jeunes femmes curieuses qui ont oser nous suivre jusqu'à la cavité ! JC ira même jusqu'à leur proposer une visite de l'entrée du Quéou ! La suite je ne pourrais la dire car j'étais déjà en train d'équiper le puits mais quand je suis ressorti, les demoiselles n'étaient plus là et JC m'a paru bien fatigué !



CR Jean

Les étoiles brillent aussi sous terre... au Quéou

Mardi 28 juillet 2020 Pierre, Jean, Marc Ch.

A moi l’honneur de raconter le périple quéoussien de ce jour mémorable...

Voilà un bon moment que le Quéou m’attirait tout en suscitant mes craintes sur ma capacité à l’apprivoiser. Ayant raté la sortie du 22/07 avec les filles du club (voir CR sur le blog), je me rangeais non sans appréhension à la proposition de Jean d’aller poursuivre l’explo dans l’affluent des Sangsues, où un fort courant d’air était annonciateur d’une suite possible. Aurais-je la capacité physique ?

Nous nous retrouvons ce mardi matin vers 7h15 au Monastère, où le parking est étonnamment plein. Le temps de se préparer, nous quittons les lieux vers 7h30. 1 heure 30 plus tard nous sommes au bord du trou. Toute la montée s’effectue sous la bruine du plafond nuageux, certes bien plus appréciable pour sa fraîcheur que les chaleurs torrides des jours derniers ; mais là-haut nous sommes bien trempés !

Vers 9h45 nous entrons dans l’antre du Quéou. Le puits du Cœur, le P65 bien fractionné, quel plaisir. Mais pas le temps de s’attarder... Jean nous fait comprendre à son père, Pierre, et moi, qu’il a un bateau à prendre à midi à la plage de la salle à Manger !

C’est donc à un bon rythme soutenu que nous enchaînons les méandres, les salles et les puits. Le passage par la salle du Scrouitch est Waouh !

Aragonite et choux fleurs dans le Scrouitch

Et d’une manière générale je suis séduit par les immenses volumes de certaines salles et certaines cheminées interminables, sous l’Artigue de Richou.

A midi pile, nous sommes assis au bord de l’eau dans la salle à Manger, en train de casser la croûte... Jusque-là c’est pas mal...

La nourriture est abondante, la boisson également, mais le repas est vite avalé (sans doute pas encore assez pour Jean...) ! Mais c’est bien repus et à l’heure qui aurait été bienvenue de la sieste, que nous partons parcourir la rivière du, beau conduit pratiquement horizontal, dans lequel s’écoule l’actif. A la confluence de l’affluent des Sangsues, Pierre et Jean poursuivent vers l’objectif du jour, tandis que je suis encouragé à gagner le siphon terminal à -458m. Une fois atteint et passé quelques minutes les yeux plongés dans les eaux noires, à l’affut de la vision d’une hypothétique lucarne sous-marine..., je rejoins l’équipe déjà à l’œuvre au bout du terminus sur étroiture de l’affluent.


Le siphon terminal à -458 m

Le conduit de l’affluent est séparé par son milieu par un plancher stalagmitique, au-dessous duquel coule un petit actif. Au-dessus, allongé tête en avant, nez collé au plafond, Jean burine, Jean martèle, Jean perfore, Jean paille, Jean bourre, Jean fait péter, bref Jean désobe... Plus déterminé que jamais, il nous stimule, car il veut passer ! Ça tombe bien, nous aussi ! J’évacue les déblais de sa production, tout en démontant petit à petit la gangue de calcite qui recouvre un remplissage d’argile et de petits galets facilement friable dans la partie précédant la désobstruction. Pierre prépare les mèches, les pailles et profite des burin et massette libérés quelques minutes pour préparer l’entrée-sortie dans la partie du boyau dans laquelle nous nous trouvons.

Sangsue en ballade

Je n’oublie pas notre carburant : un courant d’air de dingue ! Le bruit du vent couplé à celui de l’actif qui coule sur des galets peu après l’étroiture, fait un vrai bruit d’extracteur électrique. On se sent aspirés vers... la suite ! Après une heure-et-demi d’efforts sans discontinuer Jean se tortille et passe le premier ! Il a réussi à dégager le boyau qui se passe à condition d’adopter la « ligne limace ». Jean crie sa joie dans le volume qui vient de s’ouvrir. On ne tarde pas à le rejoindre ! C’est l’euphorie ! En effet l’étroiture s’ouvre sur l’actif des Sangsues aux dimensions de géant, si on compare avec les 10 mètres venant d’être franchis.

Le courant d'air dans l'étroiture des Sangsues

Nous ne tardons pas à nous engouffrer dans ce méandre actif au débit bien conséquent, direction plein est, puis assez rapidement plein nord. Nous craignons à tout moment le rétrécissement impénétrable ou le siphon terminal, mais non, nous poursuivons la progression de plus en plus courbés, puis couchés plusieurs dizaines de mètres dans un laminoir dont le lit de l’actif occupe presque toute la largeur. Le casque racle et le nombril est à tremper... Puis, toujours ébahis d’être encore en progression, le méandre s’élargit de nouveau en hauteur, nous nous remettons debout. Ensuite c’est le graal... Nous débouchons dans un gros gros volume qui rapidement remonte dans le pendage, avec l’actif et son débit tout aussi conséquent que celui du Quéou. J’estime à la louche le débit à 0,25l/s. La direction est alors ouest-nord-ouest.

L’affluent des Sangsues 10m après l’étroiture

Nous progressions dans un deuxième Quéou, un canyon de trente mètre de large et plusieurs dizaines de mètres de hauteur. L’actif est sur la partie gauche de la galerie ; c’est un très joli torrent sur un lit entièrement calcifié bien blanc, avec petites et grandes vasques, remplies de galets d’ophite, des milliers de galets d’ophite. Tout le reste de la galerie est occupée par des blocs enchevêtrés, mais où on progresse sans véritables contraintes. Nous n’en revenons pas de poursuivre l’ascension, encore et toujours. Du noir, encore du noir, derrière cette cascadelle, derrière ce bloc, derrière ce ressaut... Quand cela finira-t-il ? A la sortie au grand jour ? Nous parcourons peut-être 300m de dénivelé avant que l’actif se sépare en deux. Au croisement il y a une très jolie cascade de calcite d’une blancheur immaculée, ponctuée de très jolis gours, remplis de mini-gerbes de cristaux de quartz (?). La partie gauche de l’actif, qui est la suite en ligne droite dans le pendage, nous mène à des passages jugés impénétrables au bout de quelques dizaines de mètres. Mais la partie droite se poursuit, c’est là qu’est l’essentiel du débit. Après 20 mètres parcourus dans l’actif, nous décidons de rebrousser chemin ; il est tard, il faut songer au retour. Nous estimons avoir parcouru près d’un kilomètre depuis l’étroiture et +300m de dénivelé. Les sourires inondent nos visages !

Au terminus sur rien, la photo souvenir !

Après la photo au terminus sur rien, nous rebroussons chemin. 

A l’étroiture, pendant que nous rangeons tout le matériel de désob, Jean finit de gratter pour élargir le passage des ventres des futurs aventuriers qui viendront se frotter à cette étroiture. Nous faisons une bonne pause à la salle à Manger, histoire de recharger les accus.

Après la galerie du Scrouitch, la remontée est particulièrement laborieuse pour moi, tandis que Jean et Pierre galopent comme des cabris. Ce sont des machines de guerre ! Moi je ne comprends pas pourquoi mes pieds ne m’obéissent plus ; ils ne se lèvent plus dans les ressauts et j’en escalade plus d’un à genoux... Pour les deux derniers petits puits, c’est comme si on demandait à un caillou de pratiquer les techniques de remontée sur corde... Heureusement un soupçon de niaque permet de remonter le puits du Cœur, P65, sans appeler l’hélico... Mais ce sera l’éloge de la lenteur...

Quelques beaux volumes dans le pendage…

Il est près de 21h quand j’émerge, TPST 11h, il fait encore jour et bien chaud dehors. Jean est là depuis 40 minutes et Pierre était resté en visuel avec moi.

Nous piquons vite vers la cabane d’Aülhet pour nous sustenter une dernière fois avant la descente. Ce dernier partage de repas est particulièrement sympathique, assis sur le banc sous la galerie extérieure de la cabane, face au Montné et à la nuit qui tombe aussi vite que la pluie qui n’a pas dû cesser depuis le matin.

La descente s’effectue à la frontale dans la bonne humeur, malgré la pluie et les dalles hyper glissantes. Au monastère Maître Jean-Claude nous attend de pied ferme. Il est pourtant 23h45, mais il veut entendre en direct les réactions des nouveaux explorateurs de « sa » grotte. Quelques échanges ! Des mercis ! Des « à la prochaine pour la suite ! » et nous nous quittons pour une bonne nuit réparatrice, des étoiles plein les yeux...

A tête reposée le lendemain, je repense à cette superbe explo dans le Gouffre du Quéou. Fa-bu-leu-se explo, dit Bubu !

Tous les superlatifs sont là pour moi !

Ma plus profonde cavité : -450m.

Mon plus long temps passé sous terre : 11 heures...

Ma plus longue exploration en première : +300m de dénivelé/près d'un kilomètre de développement...

Mes plus belles pierres semi-précieuses en liberté, des ophites de toutes sortes : des milliers...

Ma plus grosse fatigue de tous les temps !!!

Et qu'il était bon d'être sous terre pour savourer tout ça entre amis !

 

Marc Ch.

vendredi 24 juillet 2020

Madame est servie.... au Quéou.


Mercredi 22 juillet Kat, Cindy, Caro, Jean


Ce fut avec une joie immense que nous nous retrouvâmes en fin d'après-midi caniculaire pour l'aventure "Quéou", Jean, Cindy, Caro et moi-même.


Jean nous a montré le sommet où nous devions nous rendre avec tout le bagage nécessaire à une nuitée, et déjà je suggérais de faire appel à un ami pour un hélico. Faut dire que le dragon 64 à la classe... Mince, c'est vrai qu'il a eu un petit accident. Va pour la rando alors !

Petite halte à la cabane de l'Aoulhet afin de se ravitailler avant de partir à l'assaut du géant.
La fatigue montre son museau, mais vaille que vaille, nous voulons dormir au fond !!

Bon clairement, on ne m'a pas entendue de toute la descente, ce qui est rare. Pas de blague, pas de chanson, rien !
C'est complètement exténué que nous avons atteint la salle à manger afin de monter le bivouac à 1h40.

Bon, on ne va pas vous mentir. Une nuit sous terre n'est pas vraiment des plus réparatrice.
Réveil à 8h. Jean nous fait le petit dej, servi directement à nos duvets. Et hop, on repart. Bon, la fatigue est là. Les corps sont déjà un peu meurtris. On se pose vraiment la question de notre présence dans ce lieu.

Nous faisons quelques pauses photos à la remontée afin d'immortaliser ces concrétions qui nous fascinent tant, notamment à la salle du "crounch".

Nous nous évertuons à éclairer les salles pour rendre hommage à ces grands volumes qui contrastent tant avec les étroitures du méandre.
Nous sortons enfin de ce que nous qualifions de véritable enfer, tant la progression en remontée est laborieuse, notamment avec les kits, où clairement, il ne manquait à notre calvaire qu'une attaque de gnomes bouffeurs de speleo.

Et là, alors que nous rêvions d'un peu de chaleur, où même juste de douceur, un orage apocalyptique c'est abattu sur nous, avec grêle. On aurait dit que l'âme du Quéou nous poursuivait et nous disait :" Ne revenez plus jamais".... Bon, OK, nous ne reviendrons pas.
Une sortie MEMORABLE !

Bon, il faut quand même qu'à la prochaine assemblée générale, on vous soumette une proposition. Nous voulons rebaptiser toutes les salles "Jean". Jean porte les kits, Jean fait le repas, Jean a toujours un encouragement. D'ailleurs, peut être que le nom du Quéou pourrait être remplacé par "le gouffre Jean". Sa patience n'a d'égal que sa gentillesse.

Bon, c'est vrai qu'une fois à la voiture, on s'est dit qu'on allait arrêter la spéléo, prendre le créneau du mercredi soir pour aller à la zumba... Et en fait, une nuit après, la douceur de la couette retrouvée, nous sommes de nouveau d'attaque pour des folies.

D'ailleurs, nous cherchons une âme pas très sûre de son karma et qui souhaite un coup de pouce pour accéder assurément au paradis, afin de nous accompagner pour la mythique traversée de la Pierre St Martin.

À bientôt dans de prochaines aventures.

Kat



dimanche 19 juillet 2020

Longue et humide sera la désob...


Samedi 16 juillet, Sandrine, Patrick, Jean Claude, Joël et Alain M, cavité du Sousbet.

Ce samedi nous sommes retournés au Sousbet afin de poursuivre la désobstruction qui devrait permettre de donner un accès à la galerie amont, suite évidente de la galerie aval.
La météo prévoit une très belle journée, bien chaude, et nous serons au frais pour une bonne partie de celle-ci.

A 10 heures nous sommes sur le "chantier". Pour le courant d'air, il n'y a vraiment pas photo, il vient et d'en haut du méandre, et aussi d'en bas, au-dessus d'une vasque qui ne parait pas très engageante.

Pourtant, après quelques cogitations et reptations presque aquatiques, nous délaissons la suite supérieure et jetons notre dévolu sur la partie aquatique.
Cela semble un peu bizarre mais après quelques travaux de nettoyage du lit du petit ruisseau, nous faisons baisser le niveau de la vasque d’une bonne dizaine de centimètres et un chantier moyennement confortable et légèrement humide s'offre à nous.
Côté droit, une petite banquette qui ne demande qu'à voler en éclats et permettre la reptation hors d'eau, côté gauche le pseudo ruisseau (ce jour il coule très peu) et un calcaire feuilleté qui rejoint le plafond, il devrait être facile à "éliminer".
Et c'est parti pour près de 7 heures de travaux, uniquement interrompus par la pause casse-croûte et une escalade réalisée par Patrick dans la première salle mais qui ne donnera rien, et les allers-retours en zone de sécurité.

Cela avance, on tourne à tour de rôle pour les forages, les burinages, les évacuations et la mise en place des gravats afin qu’ils n’encombrent pas trop la galerie principale.

Nous avancerons de près de 4 mètres en créant un passage confortable, permettant les travaux en position allongée ou semi à genoux.
Au fond, une suite se dessine, légèrement plus grande sur 1 ou 2 mètres mais après il y a un autre rétrécissement.

A 16 h 45 nous levons le chantier, nous y reviendrons dès que possible, il va falloir profiter de la saison sèche.

Dehors il fait une chaleur du diable, contraste oblige.
La bonne bière bien fraîche offerte en terrasse par notre ami Jean Claude sera la bienvenue.

Alain M







vendredi 17 juillet 2020

Quelle reprise !


Anaïs, Cindy et Jean

Plus de deux ans se sont écoulés depuis le Quéou ! Même équipe !!! Enfin presque, cette fois je ne porte pas Gustave ! Jean et Cindy sont mes fidèles compagnons de virée !! Dernière découverte du club, le Sousbet !!!
Le temps est couvert, nous nous engouffrons après une courte marche d’approche. Que c’est bon d’être sous terre !! Et quel beau puits d’entrée, d’accueil !!!
La progression se fait rapidement, nous prenons régulièrement la pose Cindy et moi pour enrichir le blog et faire virtuellement découvrir à tant d’autres cette nouveauté.

Je pense à Madeleine. Pour sûr qu’elle aurait tout suivi. Et nous en aurions parlé à la prochaine AG.
L’étroiture est impressionnante mais elle nous laisse passer sans trop de mal (le retour sera plus délicat !).
Nous progressons au milieu de fistuleuses, de stalactites. Les beautés sont à observer à chaque instant. Pour cela, cette grotte ne laisse guère de répit. Nous faisons attention à ne pas lever la tête par endroit, à poser les pieds et les mains délicatement à d'autres afin de préserver le lieu, « qui sait cette grotte sera peut-être fermée bientôt », lance Jean tant il est délicat de laisser le lieu intact.

La bonne humeur des Tachous est là, les gestes aussi, j’ai gardé des automatismes. C’est tellement bon !! Ça m’avait tant manqué !!

Nous déjeunons après la galerie de métro dans la salle à manger. Jean nous montre la suite qui reste encore à explorer. Nous y retournerons donc peut-être bientôt pour de nouvelles découvertes !!

Nous enchaînons davantage pour revenir, ayant désormais des impératifs familiaux horaires. Tout se déroule à merveille. Petite frayeur côté étroiture, une jambe qui n’était pas conciliante (le stress bloque parfois plus que le corps) ; Jean rappelle que les étroitures se passent le plus possible allongé, c’est ainsi qu’elles passent le plus facilement. Conseil à retenir donc pour des Tachous hésitants !!

Dernier puits et je vois le ciel. Cette apparition aussi, après plusieurs heures dans l’obscurité est une sensation fabuleuse qui m’avait manqué. Le soleil nous accueille et nous rentrons heureux, s’exclamant tour à tour sur cette belle journée, cette belle cavité, cette belle découverte !!! Merci à ceux qui ont sué pour nous ouvrir la voie !!!!

A bientôt les amis !!!

Anaïs D 

dimanche 12 juillet 2020

Ho ho, on ne vous entends pas !

Samedi 11 juillet :  Bubu, Jean Claude et Alain M au SE08 et plus bas Véro D et Domi dans la Grotte du Roy au plus haut des escalades du puits du Lavabo.

Ce samedi, il était prévu d’essayer de faire une jonction entre les 2 cavités objets de tentatives de jonction depuis maintenant plusieurs années.

La première équipe part sous terre à 6 heures et se retrouve au point le plus haut à 8 h 45.
 
La seconde équipe affronte le brouillard pour la marche d’approche et pénètre dans le SE08 à 9 h 05 et se trouve en position à 9 h 14.

ARVA allumé en réception, coup de sifflet, trompe de chasse et perforateur.

Nous réussissons à établir un petit contact à l'aide de la massette frappée par à-coups réguliers sur la paroi. On nous répond mais très faiblement.
Nous utilisons le perforateur et là l'équipe du bas l'entendra distinctement.

Jusqu'à 10 h 03 on espérera des sons plus nets mais rien ne changera. Pas de signal ARVA, pas de son au sifflet. Même la fumée de l'encens ne nous parviendra mais à priori le courant d'air était en équilibre complet et surtout inexistant.

Nous commençons à remonter en essayant de faire du bruit plus haut et même dans la petite cavité située à une quinzaine de mètres.
Même résultat.

A 10 h 40 nous arrêtons l'ARVA et entamons le chemin du retour.

Nous rejoignons l'entrée des grottes du Roy et vers 12 h 15 nous retrouvons Véro et Domi qui ressortent.
Ils nous confirment les mêmes résultats que celles que nous avons observées.

Résultats décevant pour la suite des travaux alors qu’au bas du puits désobstrué commence à se profiler un semblant de galerie… L'espoir....

Affaire à suivre

 Cliquez ici
Le coup de sifflet final. Cliquez sur la photo

Alain M

vendredi 10 juillet 2020

Perte au Pataroc



Jeudi 9 juillet, Jean Claude, Serge et Alain M.

Ce jeudi, à 3, nous sommes retournés à la "Perte du Pataroc" pour continuer la désobstruction commencée il y a quelques jours.

Jean Claude, le local de l'étape, y est déjà revenu seul continuer les travaux. 
Un véritable début de tunnel, longeant la paroi creusée vraisemblablement par l'eau (perte) commence à se dessiner.

Nous reprenons le travail malgré une chaleur qui deviendra de plus en plus éprouvante au fur et à mesure que le soleil montera dans le ciel.
D'ailleurs, vers 13 heures nous serons en plein soleil malgré tous les arbres qui nous entourent, la galère pour la personne restée à l'extérieure.

Les seaux vont bon train et le trou se vide. De la terre argileuse rouge, et même des morceaux de charbons de bois, à l'origine mystérieuse.
De temps à autre un caillou vient ralentir la désobstruction mais à chaque fois c'est un espoir de trouver du vide au-dessous.

Il n'en sera rien et hélas nous butons sur une fissure à peine large de quelques centimètres. De plus, le courant d'air, présent lors de la découverte de ce départ, a disparu, certainement suite au rebouchage des interstices par de la terre et ne nous montre plus le chemin à suivre.
A 15 heures nous déclarons les travaux terminer et laissons tomber ce chantier.

Etant très près du « Trou de la Doline », nous commençons sa désobstruction mais la chaleur aura raison de nous et à 16 heures trente nous serons de retour aux voitures.

Alain M

mardi 7 juillet 2020

Le diable se cache dans les détails


Mardi 7 juillet au Diable Rouge 

Parfois, le peu d'activité dans notre sport m'attriste. Evidemment, tous les pratiquants de spéléo dans la région ne s'épanchent pas forcément sur un blog comme je suis en train de le faire à l'instant... Mais on ne peut pas dire que la spéléo soit le sport à la mode !

Quand je pense que dans les années 80-90 on construisait, durant l'été sur les hauteurs de St Pé, une cabane en rondins afin d'accueillir la fougue des jeunes spéléos de l'époque qui accouraient de tout le département pour en découdre avec les abimes du massif...
Cela me laisse songeur !
En ces temps-là, j'ai l'impression que la spéléo était pourtant parmi les sports en vogue ! Il faut dire, sans entrer dans la psychologie de bistrot, que nos modes de vie ont évolué et que le temps et l'engagement que demande la spéléo se conjuguent difficilement avec nos rythmes de vie effrénés.
Qu'il est dur de conserver une pratique régulière de la spéléo tout au long de l'année quand on fait d'autres activités et/ou qu'on embrasse une vie de famille et je ne parle même pas d'un métier qui serait un peu trop envahissant...
Aussi, les moments qu'on a vécu aujourd'hui sont-ils précieux de rencontre et de partage ! 

Ma compagne n'ayant pas refait de spéléo depuis plus de deux ans (pour des raisons de santé mais aussi de maternité !) souhaitait retrouver l'univers souterrain. Ayant beaucoup entendu parler du Diable Rouge mais n'y étant jamais allé, je me suis dit que Caro et Kat (qui connaissent par cœur le prénom de chaque caillou de la cavité...) seraient des guides parfaites !
Après un peu de pinaillage quant à la modalité (en after work / en journée ?) la date est bloquée.
Kat propose à deux de ses amis de nous accompagner : Abigaëlle et Florence.
Les filles nous offrent au nom du club une grotte Playmobil (à mon avis un fac-similé de la grotte de Lourdes...) pour notre petit Lilian qui vient de faire un an.
Ce cadeau nous va droit au cœur et que tous les membres du GSHP en soient ici sincèrement remerciés ! Nous leur offrons le café et les croissants ainsi qu'une rapide formation sur corde (pour Abigaëlle, Florence et Cindy) dans la cage d'escalier de la maison afin d'affronter dans les meilleures dispositions possibles le Diable Rouge !
La formation s’avérera payante puisqu'elles se sont très bien débrouillées une fois sous terre et elles n'auront fait qu'une bouchée de Satan !
Le moment de casser la croûte au fond des Enfers est l'occasion de recueillir les émotions de nos deux jeunes néophytes : Abigaëlle et Florence. Même si on devine que le froid s'immisce sous leur combinaison malgré les boissons chaudes que nous leur proposons, le plaisir de la découverte se consume lentement dans leurs yeux.

Cindy qui commence à avoir de l'expérience (Betchanka, Moustayous, Quéou...) est ravie pour une reprise, elle évoque même de futurs projets ! La remontée est une formalité et c'est avec une certaine satisfaction que nous retrouvons les bières stratégiquement disposées dans le ruisseau à côté du parking ! N'attendons pas deux ans de plus pour partager à nouveau un si bon moment ! 

Jean N





dimanche 5 juillet 2020

Quéou : jamais deux sans trois !

Samedi 27 juillet après-midi, mon père est sur la route, il vient d'Ariège pour aller sous terre demain avec moi. Le plan initial vient de tomber à l'eau, je ne réfléchis pas longtemps à un plan Q ... Je vous entends déjà, derrière vos écrans, vous offusquer : "un plan Q avec son père ?! Quoi ?! Comment ?! Qu'est-ce que c'est que cette histoire en dessous de la ceinture ?!". Entendez "Q" comme Quéou évidemment !

Ce magnifique gouffre qui s'ouvre sur les pentes du Larbastan ! Ici pas de rouste prévue pour atteindre la cote des -450m, pas d'étroitures sévères ni de verticales interminables... Juste 60 m de puits dès l'entrée, puis un méandre suffisamment large pour ne pas se coincer, puis de grandes salles, puis un canyon, puis une rivière et un siphon !
Un condensé de tout ce que l'on peut rencontrer sous terre ! Un vrai plaisir de parcourir ce gouffre à bon rythme ! Pour moi c'est la troisième fois et je ne m'en lasse pas ! Mon père qui découvre la cavité est émerveillé par la balade.

Nous prenons le temps d'aller voir le fond de l'Affluent des sangsues, Patrick me l'a toujours recommandé mais l'occasion ne s'était jamais présentée. C'est chose faite et contre toute attente, elle devrait être l'objet de mes sorties estivales.
N'ayant rien arrêté pour l'été sur le plan spéléo, le courant d'air aspiré au fond du méandre nous a motivé à commencer un chantier !
Aussi, si vous êtes intéressés pour nous accompagner à -450m, nous vous proposerons 2 ou 3 dates réparties sur l'été. J'enverrai un mail sur la liste de diffusion.
Si vous avez déjà des fourmis dans les mains et que vous ne voulez pas rater l'aventure, contactez-moi par mail car nous n'avons pas encore arrêté les dates précisément.
Un bémol tout de même à cet enthousiasme débordant, comptez 2 bonnes heures de marche pour atteindre le gouffre et encore 2 bonnes heures pour atteindre le fond et tout autant pour regagner la voiture ! Vous l'aurez compris, il est préférable d'être un petit peu en forme pour ne pas subir la balade.

Bon été à tous, à bientôt je l'espère

Jean Noyes
Le Puits du cœur