vendredi 30 octobre 2020

Juste avant la nouvelle vague

 Jeudi 29 octobre, Bubu

Aujourd'hui il fait beau, presque chaud. Les trous doivent souffler !

C'est le dernier jour avant le confinement alors je décide d'en profiter encore un peu et d'aller ramasser des châtaignes du côté du trou de la 2eme vague.

Hier (voir article précédent), avec le changement de temps, le trou ne soufflait plus et c'était pas bon signe...mais aujourd'hui, l'espoir renaît. Un souffle constant et très net sort du trou. Je me fais un petit feu pour manger à l'entrée du trou et je plonge un bâton fumant dans le trou. Regardez la vidéo en cliquant ici.

Alors, convaincus ?

Bubu

jeudi 29 octobre 2020

A la recherche de l'Amont de l'aval

 C'est à 9 heures 30 que nous nous retrouvons à 4 chez Jean Claude (+ Sandrine Patrick et moi) pour une sortie qui pourrait être la dernière d'un bon moment !

En effet, notre Président doit prendre la parole ce soir et l'explosion de la deuxième vague nous fait craindre un nouveau confinement.

Suite à la découverte de " l'Amont de l'aval " dans le Sousbèt (voir ICI) , il s'avère que le terminus ne serait qu'à une trentaine de mètres de la surface et le courant d'air pourrait indiquer une sortie proche. Il nous faut donc ratisser toute la zone à la recherche de trous souffleurs. Nous partons de la ferme Escot. Le temps est mitigé, très peu propice aux courants d'air et c'est d'ailleurs ce que nous constatons en passant au trou de la ferme Escot puis au trou de la Doline. On arrive enfin sur zone (merci IphiGéNie) et on ratisse dans tous les coins : au dessus du sentier, sous le sentier...rien, de rien de rien.

Tant qu'à être là, nous montons jusqu'au gouffre de Surcacha, environ 100 mètres plus haut, qui pourrait aussi être une entrée du système (voir ICI) . Mais là encore, contrairement aux fois précédentes, pas du tout de courant d'air. Il n'est donc pas nécessaire de descendre aujourd'hui pour voir si on n'aurait pas oublié quelque chose dans ce joli gouffre prometteur.


Tant qu'à être là, 200 mètres plus haut se trouve la tute de Paloumère...à ce petit jeu, on va finir par se retrouver au sommet ! C'est raide, parfois très raide, mais on arrive du premier coup à l'entrée de la tute...étroite sur au moins 6 mètres où il semblerait y avoir un élargissement... sans trop y croire, Jean Claude donne quelques coups de pioche au niveau de l'emplacement supposé de l'élargissement mais les cloches des églises de Saint Pé et Rieulhès nous rappellent qu'il est midi et le casse croûte est le bienvenu !

Et à part le casse coûte, rien à se mettre sous la dent. On parle de changer de secteur, aller du côté de l'Ariousec ou de la Génie Longue où nous avons d'autres objectifs intéressants mais en descendant, nous irons revoir la grotte du Pont des Castagnets...et puis peut être que l'on trouvera quelques cèpes !

Jean Claude est devant , comme d'habitude, et redescend tout schuss dans ces bois qu'il connait par cœur. On arrive rapidement dans la zone que l'on prospectait ce matin. Un arbre en travers, Jean Claude hésite entre passer dessous ou le contourner et finalement il se décide pour le contourner par le bas mais soudain il s'arrête, tous les sens en affût ! Il met sa main au sol et nous regarde avec un sourire ravi : un trou ! Et avec du courant d'air !

Il n'est pas plus gros que le poing ce petit trou mais il souffle et il est super bien placé sur l'Amont de l'aval. Sans outils percutants il me semble difficile d'envisager aujourd'hui la désob mais Sandrine y croit ! Elle s'obstine, creuse et creuse encore. De temps en temps, sans trop y croire, on essaye de participer en coupant une racine ou en retirant un bloc....mais à force d'acharnement, le trou s'élargit. Patrick fait même un aller retour à la voiture pour récupérer du matériel plus efficace.


Ça y est, ça passe, descente de 3 mètres dans une faille qui fait bien 2 mètres de large, la galerie se poursuit en toboggan étroit où il faudra retirer facilement de la terre et des cailloux pour passer. Mais le temps a changé, il se met même à
pleuvoir, et le trou ne souffle plus.


Quelques aménagements de confort à l'entrée et retour aux voitures. Il pleut de plus en plus !

Faudra y revenir rapidement ! Rapidement ? Pas si sur...Le Président vient de nous dire pas avant un mois! Ce sera le trou de la deuxième vague !


Bubu


lundi 26 octobre 2020

Recherche Généres 2 Désespérément

 

Mes obligations de cette matinée sont terminées et le changement d'heure vient de me faire gagner une heure ! Sans traîner, je peux être à Saint Pé vers 14 heures ...

La découverte du Sousbêt commence à nous faire dire, dans nos rêves les plus fous,  que la traversée souterraine du Montagnon de la pale, des Générès jusqu'aux Castagnets, devient possible. C'est beau de rêver et c'est aussi ce qui fait avancer l'explo.

Miguel avait indiqué dans un article sur Spélé'Oc de 1996 qu'il avait trouvé 2 cavités à courant d'air, nommés Générès 1 et 2 (LP 13 et LP 14 au niveau du classement)

Le LP 13 a été repris mais le LP 14 reste introuvable. Alors j'ai 4 heures devant moi pour le trouver ! 


Le parking de la Bouhadère est bien encombré quand j'arrive, il doit y avoir du monde sous terre ! Jean Claude n'est pas dispo, il est aux cèpes alors je prends tout mon matos, 30 mètres de nouille, et me voici parti. Petit coup de fil à un ami pour savoir si le LP 13 est avant le table de Picnic ou après.. Il me dit 100 mètres avant au niveau d'un sapin tombé l'année dernière. Les infos étaient parfaites puisque je tombe de suite dessus ! Je refais le marquage, celui de 93 n'est plus visible sauf en lisant bien, le club inventeur: le GRAS.

A partir de là, c'est simple: Miguel parle d'une centaine de mètres plus loin en descendant une dizaine de mètres dans la pente. Alors je fais une centaine de mètres, descend une dizaine de mètres et ratisse en restant à niveau. Quand j'estime être trop loin, je descend quelques mètres de plus et je reviens vers le LP 13 puis à nouveau quelques mètres plus bas et je repars dans l'autre sens. je me retrouve sur et sous de belles falaises d'un côté et à la palombière de l'autre côté. Rien de rien de rien qui ressemble à une cavité !

Alors, au niveau de la palombière,  je remonte sur le chemin, monte une dizaine de mètres et je reviens vers mon point de départ. là, même pas un petit affleurement rocheux qui me fasse espérer. J'ai du dépasser le LP 13 mais je continue et enfin je trouve un trou. pas large du tout ! mais il y a 25 ans, peut être que Miguel l'avait descendu ??? J'appelle le même ami que tout à l'heure et j'apprends en direct à relever les coordonnées sur IphiGéNie. Merci Alain, il faudra que tu prévois une petite formation sur cette application pas très conviviale quand on ne la connais pas ! 

Report fait, je suis à peine à 10 mètres du Trou "Contre Faux Hayaü "et il a été pointé par Jean Claude en 2013.  Je n'ai pas senti de courant d'air mais vu le temps maussade d'aujourd'hui, rien d'étonnant.

Bon, 17h30, il commence déjà à faire sombre...je hais l'heure d'hiver ! 

Du monde au parking ; Hugo et un groupe qui sort de la Pâle puis Pierre Henri Fontespis Lhoste en famille qui arrive de la salle inf. Super moment de convivialité avec mon ami PH que je n'avais pas vu depuis longtemps.

Je passe voir jean Claude pour faire le point avec lui de mes non trouvailles et je repars avec quelques cèpes et quelques châtaignes !!! merci Jean Claude !

Bubu

dimanche 25 octobre 2020

Un amont dans l'aval du Sousbet

Samedi 24 octobre

(Pascal, Sandrine et Patrick)

Les conditions sont idéales pour retourner en aval du Sousbet où il restait quelques escalades à réaliser. La température est clémente, c'est bon pour les courants d'air. Les niveaux d'eau sont bas et donc il n'y aura pas trop d'eau dans les puits.
A l'entrée, le courant d'air soufflant est marqué. Et au niveau du ruisseau (-25 m) celui-ci aspire nettement vers l'aval. Tout est normal.

Les belles marmites avant le sommet du P.11
Dans le ruisseau, peu avant les premiers puits
 

Comme prévu, le niveau est bas et les puits ne mouillent pas du tout. Pascal en profite pour découvrir les parties les plus amples de la cavité, qu'il ne connaissait pas.
Parvenus au terminus de -94 m nous commençons par faire l'escalade à l'extrémité de la galerie remontante. Pendant ce temps, Pascal en profite pour désobstruer un petit soupirail argileux derrière lequel on distingue du noir. 

L'escalade (7 m) est rapide. Deux goujons, une sangle sur une concrétion et me voici dans un joli méandre en trou de serrure. 

Le court méandre au sommet de l'escalade de 7 m.

Pas de doute sur le courant d'air : ici, il aspire très nettement.  Sandrine me rejoint tandis-que Pascal continue de s'acharner sur son talus d'argile. Quelques mètres plus loin nous tombons sur un beau puits de 9 m qui se prolonge assez loin en hauteur. Au bas, celui-ci recoupe une étroite diaclase inclinée et humide. 

 

Le P.9 (-95 m)

Les parois sombres, très sculptées facilitent la descente mais à mi hauteur, des traces d'argiles indiquent clairement que quelqu'un est déjà passé par ici. En fait, nous venons de jonctionner avec le boyau que Serge avait forcé lors de notre dernière venue et l'endroit ressemble parfaitement à la description qu'il en avait faite. Nous poursuivons la descente de la diaclase et 13 m plus bas, nous parvenons dans le lit d'un petit ruisseau. L'amont se heurte rapidement à une trémie tandis que l'aval, parfaitement rectiligne, se prolonge sur une dizaine de mètres jusqu'à un passage trop resserré pour passer. Plus loin cela semble à peine plus large (?) mais il n'y a pas d'air.

Du coup, nous en concluons que le courant d'air s'échappe probablement dans les hauteurs du puits.  Revenus au sommet de ce dernier, cela se confirme nettement et nous sentons bien le vent partir en direction d'un conduit à l'origine du creusement du puits. Ce n'est pas tout prés (traversée montante d'une dizaine de mètres) et nous n'avions pas prévu de faire une escalade aussi longue. Rapidement nous épuisons nos derniers ancrages. Il faudra encore revenir....

De son côté, Pascal, après nous avoir rejoints, a réussi à ouvrir un passage dans sa lucarne d'argile. C'est plus grand derrière et il y a un puits. Mais hélas, au bas nous reconnaissons la galerie par laquelle nous sommes venus. Dommage...

Le couvre-feu étant entré en vigueur dans le département, nous devons faire demi-tour car pour Pascal le retour à la maison nécessite beaucoup plus de temps que pour nous. Nous ressortons vers 18 h 15. 

Dans le P.5 à -45 m
 

 

Patrick

 

jeudi 22 octobre 2020

La respiration de Généres

Mercredi 21 octobre
(Patrick et Sandrine)

Lors de notre dernière virée à Généres, nous avions du battre en retraite devant l'absence de courant d'air. Mais ce mercredi, la donne a changé et le mercure devrait grimper à plus de 20°. Donc nous y retournons plutôt confiants. 

 


Sur place nous sentons un vague mouvement d'air, mais il faut s'y reprendre à deux fois pour en déterminer le sens. Au fond, c'est la même chose et nous devons probablement être encore à l'équilibre car les volutes de fumée montent et descendent dans la diaclase terminale. Ce mouvement de Yoyo s'explique probablement par l'exposition nord de l'entrée. Heureusement, cela ne dure pas et progressivement le boyau terminal se met à aspirer franchement.

Dans la partie la plus ample du trou.

Nous enchaînons les frappes et finissons par passer. Derrière le passage bas, nous descendons dans une diaclase étroite jusqu'à un gour bordé de calcite. La suite est un œil de boeuf où se concentre tout l'air. Du boulot en perspective mais le chantier nous motive bien. Donc nous y reviendrons....

Ça passe !

Patrick

mercredi 21 octobre 2020

L'autre Quéou

Dimanche 18 octobre

Il est 17 h sur le parking du monastère. Adrien et Damien, la Nistos Team du S.C.M., m'ont rejoint pour monter ensemble à l'Aoulhet en vue de la sortie du lendemain au Quéou. Leurs affaires encore humides d'une sortie la veille au "mille feuilles" sont sanglées en hâte sur des claies monstrueuses puis nous commençons la montée. Au  bas du premier raidillon nous croisons Alain et Brigitte qui redescendent de la cabane, pour eux, le week-end est terminé. Une heure et demi plus tard nous parvenons à l'Aoulhet. La cabane est déjà occupée par Gilles qui était venu chercher un peu de solitude. C'est raté. Mais le courant passe bien et rapidement nous échangeons sur nos passions respectives et sur les "trésors" cachés de ce massif. Une belle rencontre... Après une plâtrée de pâtes roborative nous montons d'un étage pour un bon roupillon réparateur.


Lundi 19 octobre

Jean et Pierre nous rejoignent vers 8 h 30, toujours très fringants malgré la montée. Puis tout va très vite et à 9 h 15, les premiers sont dans le trou. Le ruisseau au bas du premier puits coule bien mais nous ne sommes pas vraiment inquiets. Dans le canyon du Triple A nous posons quelques cornières dans un ressaut bien pénible à la montée. Cela facilitera la progression.

A l'extrémité de la salle de la Lebe

Il nous faut un peu plus de 2 heures pour arriver à la salle à manger (-450 m) où nous nous délestons d'un peu de matériel en vue d'un prochain bivouac. Petit casse croûte puis chacun déballe la tenue qu'il a apportée pour franchir le laminoir aquatique des Sangsues. Certains ont opté pour un top néoprène, d'autres pour un simple gilet, pour ma part ce sera une petite veste en 2 mm et un superbe collant noir digne d'un véritable petit rat de l'opéra. Nous poursuivons ensuite dans la rivière du Prévisionniste. A la confluence, Jean et Pierre prennent de l'avance dans l'affluent afin d'agrandir encore un peu le boyau. Pendant ce temps nous allons poser un Reefnet, mis à notre disposition par le CDS, au niveau du siphon terminal. Petit coup d’œil sur la vasque, pas de doute, c'est plongeable !

Pose du reefnet à -458 m

Nous rejoignons Pierre et Jean qui burinent dur. Le courant d'air aspirant est très fort et n'incite guère à la contemplation de nos deux travailleurs. Il est temps d'y aller. Je découvre le chantier réalisé par notre trio de choc (voir compte rendu du 28 juillet) et emboite le pas à Pierre qui m'indique les points topo. La première partie, la plus étroite mais aussi la moins humide, passe sans problème. 

Le boyau désobstrué en juillet
 
 
La seconde partie est plus aquatique

Derrière, il faut ramper dans l'eau tout en préservant le carnet et le disto. Pas toujours facile, surtout à la fin où la voûte s'abaisse et où il faut progresser à plat ventre dans le ruisseau. Puis brutalement le plafond se redresse dans une belle galerie de 10 m de haut pour autant de large. C'était donc bien vrai....

 

La voûte se redresse franchement

Nous avançons au rythme de la topo ce qui nous laisse le temps de scruter les départs et d'apprécier  la morphologie très particulière de cette galerie. Après avoir suivi l'actif nous optons pour le fossile, plus gros mais aussi plus chaotique. Nous n'arrêtons pas de monter et cela rappelle un peu le canyon du triple A. Au bout de plusieurs centaines de mètres, nous abandonnons ce qui semble être un axe majeur pour essayer de rejoindre l'actif. Devant nous, au sommet d'un ressaut à équiper, un gros tube se profile. Un coup de disto un peu au hasard dans ce gros trou noir indique une distance de plus de 50 m. Un bel objectif...

Les ressauts s'enchainent sans nécessiter le moindre équipement.

Au moment de rejoindre l'actif, Damien et Pierre nous invitent à les rejoindre dans une galerie affluente. L'accès est discret, mais derrière le conduit devient plus humain. Sur les parois quelques blocs d'ophite apparaissent au milieu d'un épais remplissage argileux, bleu sur brun... Malheureusement, une trémie met un terme à notre progression dans cet affluent. 

Mosaïque d'ophite sur fond d'argile...

Nous regagnons le conduit principal qui se dédouble encore une fois. Adrien et Damien partent en repérage dans le fossile. Arrêt sur pas grand chose. Nous continuons dans l'actif qui devient de plus en plus pentu avec une régularité déconcertante. Loin devant, je vois Pierre et Jean qui gravissent des ressauts couverts de calcite en évitant les cascades et à la recherche de points topo pas trop éloignés. 



 Le temps passe et vers 16 h 30 nous stoppons notre progression. Nous avons déroulé plus de 750 m de topo et monté de plus de 200 m par rapport au boyau des Sangsues. Nous cassons une petite croûte puis dévalons les cascades bien plus rapidement qu'à la montée. En un peu plus d'une heure nous retrouvons la salle à manger. Il nous faudra 2 h et demi de plus pour regagner la surface. Il est presque 21 h et finalement, avec Damien et Adrien, nous ne sommes pas trop pressés et une nuit supplémentaire au refuge serait bien plus confortable. Il reste un peu de pastis, des pâtes et même des gésiers confits...
Mais parvenus à proximité du refuge nous comprenons rapidement qu'il faudra mettre une croix sur les gésiers. Un groupe d'une bonne dizaine de personnes font cuire grillades et châtaignes sur le feu de bois à l'extérieur du refuge. Gilles, qui comptait passer une seconde nuit au refuge, est dépité. Finalement il redescendra avec nous.

 
Nous sommes aux voitures vers 23 h 30, bien calmés mais ravis de cette belle sortie en si bonne compagnie. Le Quéou n'a pas dit son dernier mot, nous non plus d'ailleurs....

Damien et Adrien, la Nistos Team !

 

Patrick et Damien pour les photos.


lundi 19 octobre 2020

Au daim chez Bazy

Dimanche 18 octobre du coté de Bazy

Sandrine, Bubu, Pascal, Alain M 

Ce dimanche nous hésitions pour aller soit du côté de l’Aoulhet prospecter et accompagner les spéléos qui vont faire un raid au Quéou le lendemain, soit pour un truc plus cool.

Nous penchons pour le truc plus cool et nous retrouvons du coté de Bazy pour continuer les travaux entrepris la semaine précédente.


Le temps est beau et il sera certainement agréable de continuer la désobstruction de la première cavité, appelons-là le « Trou des daims ».

Effectivement, c’est tout bon et les seaux de terre s’enchainent promptement jusqu’à midi passé. 

C’est l’heure du casse-croute, il fait bon, même chaud.

Nous reprenons le travail mais il fait de plus en plus chaud sous les combinaisons et nous décidons de nous déplacer vers une autre cavité à l’ombre, le trou de la doline.


D’ailleurs au trou des daims le vent est absent et les travaux s’annoncent de longue durée. 

Nous recommençons à casser du caillou dans le trou de la doline mais le travail n’avance pas très vite. On distingue une suite horizontale mais pour l’atteindre il y aura encore du boulot.

A 17 heures nous levons le camp.

 Alain M

samedi 17 octobre 2020

Géneres, c'est parti !

Vendredi 16 octobre

(Sandrine et Patrick)

Ce matin, il fait relativement frais lorsque nous entrons dans le trou. Celui-ci exhale un agréable courant d'air chaud qui nous conforte dans l'idée d'attaquer des travaux. En effet, au point bas, nos prédécesseurs du GRAS s'étaient arrêtés sur un passage impénétrable mais bien ventilé à -25 m. C'était en 1996 et, évidemment, ils ne disposaient pas des moyens actuels...



Pour faciliter les travaux qui risquent de prendre un peu de temps, nous commençons par équiper les petits ressauts et par aménager les quelques passages resserrés. Au fond, la première chose à faire consiste à élargir la diaclase qui est occupée par une grande lame. C'est efficace, mais depuis le matin la température extérieure s'est bien réchauffée et progressivement le courant d'air montre quelques signes d'affaiblissement. Cela devient compliqué de continuer sans se faire complètement gazer. Nous arrêtons là et ressortons au soleil. 


La prochaine fois il est impératif que le courant d'air soit plus franc, et si possible aspirant.

La diaclase terminale à -25 m


Patrick

mercredi 14 octobre 2020

Anniversaire, masque et gel..


Octobre, 2 anniversaires de 2 copines, faut fêter ça, et surtout se voir. 

Nous nous retrouvons à St Pé vers 18h30. Nous décidons de découvrir Générés 2 et finir par Générés 1. Bon, ben, Générés 2, nous ne l'avons pas trouvé. 

Direction la sublime petite cavité de Générés, où nous savons que les concrétions nous ravissent à chaque fois. 
Nous partons dans cette grande expédition, et ce n'est pas peu dire... 5speleos, 5 kits, à au moins 5m de profondeur, c'est digne des plus grandes sorties !! 
 Arrivés au fond de ce bijou minéral, en tant que très bons citoyens, nous enfilons nos masques. Et c'est ainsi que spider man, spider woman, la muerte, kat woman et l'otage ont pris places assises. 


Rappelons le contexte, les réunions entre amis c'est assis et moins de 6 à la même table. Il est 21h les victuailles se dévoilent.... 

Les discussions vont bon train ! En tant que bons républicains nous parlons d'une prochaine action artistique. Toujours 21h, les projets spéléos se multiplient. 21h, nous avons l'évocation d'une théorie très scientifique concernant la formation remarquable des excentriques.... 
Nous attendons toujours le lien de l'émission évoquant le sujet... 



Mince, il est 21h, demain le réveil va être dur, nous rentrons. Nous sommes de retour à la voiture à 21h.

 Là, nous nous rendons compte que le couvre-feu concerne Toulouse et non Peyrouse. Encore une sortie souterraine bercée par les joies de l'amitié. À bientôt pour de nouvelles aventures 

 Kat

lundi 12 octobre 2020

Les trous des daims…

Dimanche 11 octobre, Patrick et Sandrine, Jean Claude, Joël, Alain M et 2 nouveaux, Thomas et Valérie.

 Que ce mois d’octobre est capricieux pour la météo et il devient de plus en plus difficile d’organiser des sorties avec le beau temps.

Ce weekend, nous avions repoussé au dimanche la sortie, pensant avoir un samedi pourri et un dimanche correct, ce fut à priori juste le contraire.

Alors il faut s’adapter et surtout trouver des cavités avec peu de marche d’approche.

 Ce dimanche nous jetons notre dévolu sur une petite zone à priori peu ou pas prospectée récemment, mais avec un gros atout dans la poche, des renseignements intéressants de la part du propriétaire, recueillis il y a quelques jours par Jean Claude.

 « Présence d’un trou souffleur qui ne demande qu’à être pénétré et de grands effondrements justifiant une prospection méticuleuse ».

9 heures, nous sommes à St Pé et 9h30 à l’entrée de la ferme Bazy.

Le propriétaire nous accueille avec sympathie et nous autorise aimablement à entreprendre des travaux de recherche et de désobstruction. Il se propose même, lorsqu’il sera libre, de nous aider dans nos travaux.

Quelques consignes à respecter concernant les animaux qui se trouvent sur la propriété, je parle d’un magnifique troupeau de daims, de moutons de Soay, de chèvres, dindons et autre jard facétieux.


Magnifique, la nature heureuse.

Et c’est parti pour une première reconnaissance. Le temps est moyen il doit faire 5 à 6 degrés et pour la chasse au courant d’air, ce n’est pas terrible.

La première cavité, le « Souffleur » offre un départ sous un effleurement de calcaire mais le vent y est absent ce jour. N’empêche, le chantier semble facile et nous allons l’entamer.

Avant, nous continuons vers les dolines et un rapide tour nous fais apparaitre 3 départs, c’est sûr, c’est plus qu’intéressant.

Le temps est moyen, il commence à bruiner mais cela ne nous empêche pas de commencer des travaux.

 Nous faisons 3 groupes, et c’est parti pour brasser du bloc, retirer de la terre, couper des racines etc..

 Vers 13 heures c’est la pause casse-croute, pas de soleil mais sous les arbres qui ont encore quelques feuilles on s’en contente.

Nous faisons un peu plus connaissance avec Thomas et Valérie, un peu de jeunesse, cela baisse la moyenne d’âge des participants.

Thomas connait bien les Pyrénées pour y être venu il y a quelques années et avoir travailler à HPSN. Il a même déjà fait une sortie avec le club en juin 2014 et Valérie est vendéenne !

Rapidement nous reprenons nos chantiers mais le temps se gâte.

Pour le trou souffleur, nous sommes à découvert et pas question de continuer dans la terre argileuse et détrempée.

Pour le second trou, nous paillons plusieurs fois et bientôt ce sera pénétrable, cela semble un peu plus gros sur 1 ou deux mètres.

Pour le troisième chantier, découverte d’un puits de 10 mètres creusé dans le remplissage, donnant accès à une petite salle et suite dans un laminoir qu’il faudra un peu agrandir.

A 16 heures, c’est un véritable déluge qui s’abat sur nous et c’est la retraite urgente vers les voitures.

Trempés comme des soupes, malgré les combinaisons.

Mais nous y reviendrons rapidement.

 

Alain M

mercredi 30 septembre 2020

Sur le Montagnon de la Pale

 


Mardi 29 septembre, Sandrine, Patrick, Jean Claude, Joël et Alain M

Nous décidons ce mardi de faire une petite sortie avant l’arrivée d’une nouvelle vague de mauvais temps. Le weekend prochain semblant déjà bien compromis selon la météo.

Nous nous retrouvons à 5 à St Pé ce mardi matin, le soleil est là, il va faire une belle journée.

 L’objectif, suite à nos découvertes récentes et dans le but de toujours augmenter notre connaissance du massif, sera de revoir quelques cavités déjà connues.

Nous nous retrouvons au parking de la Bouhadére pour aller voir ou revoir pour certain la grotte de Générés 1, LP13, découverte en 1996 par Michel Bof, et peut être bien placée sur l’amont du réseau du Sousbèt.

C’est une très jolie grotte avec plusieurs petites salles magnifiquement concrétionnées.

Nous procédons à une fouille minutieuse, une suite étant toujours possible.

D’ailleurs, sur la topo il y est noté un courant d’air aspirant à -23.


Effectivement, il y a un léger CA, ce jour soufflant, mais normal car en extérieur il ne fait pas très chaud.

Une séance d’aménagement sera nécessaire si l’on veut pouvoir entamer des travaux dans de bonnes conditions.

Nous ressortons et cherchons la cavité suivante, le LP14. Malheureusement nous ne pourrons la trouver.

Il est déjà midi bien passé et la pose case croute, cette fois ci attablé au belvédère du chemin karstique de St Pé sera la bienvenue.

Nous retournons ensuite au voiture avec pour objectif une cavité accessible par le bas du massif . Au parking, nous rencontrons la propriétaire de la ferme Couret qui rentre avec ses chevaux.

Nous engageons la discussion et elle nous accompagne à une cavité non explorée, située sur sa propriété.

Effectivement, un joli départ, certes un peu étroit, semble donner accès à un petit puits.

Nous nous attelons à la désob et après 2 heures d’effort, Sandrine parvient à pénétrer la cavité.

Hélas, le puits ne fait que 8 mètres et est irrémédiablement bouché par la terre.


Dommage, on aurait bien voulu que cela aille plus loin.

Il est déjà 16 heures passé, pas le temps d’aller voir notre autre objectif.

Mais nous y reviendrons, certainement rapidement



 Alain M