lundi 17 septembre 2018

A la recherche du trou perdu


Samedi 15 septembre : Bubu, Jean Claude et Alain


C'était en 2009. Il avait neigé très bas et on avait donc décidé de prospecter du côté du Soum d'Ech.

C'est ce jour là qu'on avait vu que toute la neige autour du Fou était fondue et qu'on avait entendu un pissadou dans le SE08.

Mais surtout, on avait vu un petit trou bien ouvert ! Signe de quelque chose d’intéressant en dessous. Et dans les esprits tortueux de certains anciens du club, la rivière du Quéou (découverte quelques années plus tard) pourrait passer par là avant de ressortir à la résurgence de la Pisciculture.


Nous sommes 3 au départ du sentier pour retrouver ce petit trou .

Malheureusement, si les buis sont décimés par la pyrale, les fougères et les ronces quant à elles ont proliféré et il est difficile de prospecter dans de bonnes conditions. La doline profonde est facilement retrouvée mais descendre voir s'il y a un petit trou soufflant serait du suicide ! Faudra attendre l'écobuage !


Vers midi, Bubu nous quitte, il a un "rendez vous" à l'OM 14 (ex SE8) pour une "jonct-son". Il va écouter s'il entend l'équipe qui est en train d'escalader les puits du lavabo.

Il nous rejoint tout excité vers 14 heures. "Ils sont juste dessous, je les ai bien entendu, ils ont planté 4 goujons entre 12h45 et 14h15 ! Je pense qu'ils m'ont entendu aussi, ils répondaient de façon rythmique à mes coups de marteau rythmiques !"




Jean Claude devant rentrer tôt, on se dirige vers les granges quand on voit 2 vautours s'envoler tout près de nous. Une vache essaye de protéger son petit. 
Malheureusement, le veau semble mort depuis un certain temps et les vautours vont bientôt avoir de quoi manger. D'ailleurs, en arrivant aux voitures, on les voit arriver. Jean Claude essaye de prévenir le propriétaire.


Pour le trou perdu ou d'éventuels autres trous dans le coin, entre Soum d'Ech et Coussaou, il faudra revenir un jour de neige ! Faudra pas rater la fenêtre !

Alain M

vendredi 14 septembre 2018

Les Bergères en folie

Les Bergères en folie

Mercredi 12 septembre, la Route de la Transhumance fait étape à St Pé. Les 600 moutons, quelques chêvres, un lama… et bien sûr les bergers et bergères, partis de l’Aoulhet le matin de bonne heure, arrivent sur le coup de 11 h. 30 sur la place du village où il y a le marché, puis départ et arrivée vers 13 heures pour une belle petite fête avec repas (grillades pour 160 personnes) sur le plateau du Mousqué.
Après le repas qui a toujours autant de succès, quelques bergères voyant arriver de gros nuages noirs commencent à demander où est-ce qu’elles peuvent se mettre à l’abri s’il venait à pleuvoir. Bonne poire, je leur propose d’aller se mettre dans une cavité. Oh oui.. oh oui, de la spéléo.
Gagné… un terrible orage nous tombe dessus. Nous voilà partis à quatre en voiture pour aller s’équiper à l’abri à la cave chez moi. Elles n’ont jamais fait de spéléo alors je décide de les emmener à la jolie petite grotte de l’Oustalet récemment découverte.
Deux infirmières et une artiste de théâtre… ambiance assurée. Une petite échelle assemblée sur place avec quelques branches de chêne à l’entrée pour descendre sur environ 3 mètres et nous voilà arrivés au point bas de la cavité. Une galerie très concrétionnée sur une quinzaine de mètres pratiquement plate a été admirée, étudiée, adorée (surtout les petits gours). Quand je disais ambiance assurée, j’étais loin du compte car c’était une ambiance extraordinaire et aussi que ça leur plairait autant... des cris... des fou rire… des mots que je tairai (voir et écouter la vidéo)… etc.
Sitôt sortis, elles en redemandaient " l’année prochaine tu nous en fais visiter une autre " La pluie s’était calmée et nous voilà remontés au plateau rejoindre nos moutons.

Voici la vidéo :  Les bergères en folie
  

 Jean Claude

mardi 4 septembre 2018

Grotte en carton

Dimanche 2 septembre
Toujours autant de succès pour la célèbre grotte en carton lors de la fête du sport au Lac de Soues !
Manifestation devenue incontournable pour le CDSC65 et préparant les JNS du 1er WE d'octobre.
Merci à tous les participants! 

lundi 27 août 2018

Le Gouffre du Puyoulet

Ça y est, les vacances sont finis pour beaucoup et les travaux de prospection reprennent ! Nous sommes 6 au départ du monastère: Serge, Jean Claude, Marc Cr, Joel, jean Luc et moi.
La pyrale a dévasté nos montagnes. Tous les buis ne sont plus que des branches sans feuille...
C'est triste à voir. Souhaitons qu'ils survivent à cette attaque jamais vue et qui dévaste 77 départements. Comment lutter contre cette sale bestiole sur des hectares et des hectares...???
Pour accéder au trou, nous préférons longer la Génie Longue puis monter tout droit au niveau de la rive gauche du ravin de la Bédeille plutot que d'affronter les fils de soie de centaines de milliers de milliards de chenilles du Chemin des Gardes. C'est comme si vous marchiez au milieu de centaines de toiles d'araignées sans compter l'odeur de fromage de chèvre pourri due à toutes les déjections de ces sales bêtes dans lesquelles on marche.
Jusqu'à la Bédeille tout va bien, c'est plat et pas de chenille. Puis dès qu'on s'élève, on comprends vite que les 400 mètres de dénivelé jusqu'au trou vont être vite pris ! Jean Claude passe devant, comme d'habitude, en agitant devant lui une branche de hêtre pour ouvrir le passage dans les soies des chenilles.
C'est en nage que l'on arrive vers midi à l'entrée du trou.
On se dit qu'un fin devrait passer sans avoir à désober et ça tombe bien car il y a un fin parmi nous ! Pendant que Serge s'équipe, Jean Claude furète sous un rocher et nous sort une bonne bouteille de rouge. On mange à l'heure pour une fois! Joel est content !
Serge hougne bien un peu mais passe sans problème et équipe un joli P10. Un passage étroit ponctuel donne sur la suite mais il doit remonter chercher le matériel.
Serge descend

En surface, je travaille l'entrée pour faire passer autre chose que des limandes, et ils redescendent à 3, ouvrent le passage, poursuivent l'explo sur quelques mètres, ça devient joli mais ça queute irrémédiablement ... moins 20, terminé. A noter qu'une petite lucarne impénétrable donne directement au terminus de la cavité.
Le passage étroit à -10

5 heures de marche aller retour pour un moins 20..... on est un peu dépité ! Alors on redescend par la Bédeille après avoir longé un moment le chemin des Gardes pour aller voir une autre entrée. Très jolie, ça ressemble à une ancienne perte. Serge arrive à voir la suite, bien corrodée, signe que de l'eau est passé par là. Il faudra revenir pour sortir un peu de terre et passer dans un méandre....A suivre ! C'est ça l'explo... nous faire rêver jusqu'à la prochaine fois !

La racine concrétion dans le méandre terminal

La vidéo de la sortie par Jean Claude : ICI



vendredi 17 août 2018

La Pierre

Salut tous le monde! 
Je vous écris pour vous raconter qu'après 5 ans de spéléo, je me suis enfin décidée à mettre les pieds au chalet de l'ARSIP à la Pierre. C'est sûr que mon truc c'est plutôt les classiques mais la curiosité pique, pique jusqu'à ce que Bubu m'embarque direction la station de ski. 
Arrivée là bas, c'est le brouillard. J'apprendrai après que c'est ça La Pierre, souvent du brouillard au chalet. Il suffit ensuite de passer la barrière de nuages, et le paysage est splendide avec la mer de nuages sous nos yeux, enfin parfois...Arrivé au chalet, on est de suite dans l'ambiance. GPS, points topo, ordi, le plan d'attaque est déjà bien établi. L'objectif est de trouver une hypothétique rivière souterraine prénommée Z, pas hypothétique..., c'est sûr elle nous attend à moins 400. Le tout est de trouver un gouffre qui veut bien nous y amener....

Nous partons donc en explo, dans le lapiaz magnifique de la Pierre. La recherche est grisante, il y a des cavités partout et une seule pourrait nous mener vers tout un réseau !!!! 
Le lendemain, c'est la fête à la grenouille.
Chacun  fait sa vie sur le camp : ravitaillement, exploration du magasin d'usine Lindt d'Oloron,  on refait le monde et Bubu nous amène avec Véro voir la grotte du Renard sur St Engrâce. 



J'ai oublié de vous dire que Véro, Bubu et moi formons un trio d'estropiés temporaires, donc nos sorties souterraines sont limitées par la force des choses.
Le dernier jour, le soleil repointe son petit nez et nous voilà repartis en explo, accompagnés d'un joli groupe de spéléos ! 




Pour finir, je dirais que je n'y ai passé que trois jours, c'est court mais le bonheur de l'explo, cette quête de la découverte est contaminante !! L'ambiance est unique, avec de longues tablées de spéléos de tout bord et de tout âge ( grand sujet d'ailleurs ) partageant une belle aventure. La nuit est correcte aussi, les matelas s'entassent mais très peu de ronfleurs, je vous le certifie !
Ps : Bubu a dormi dans sa voiture !

J'y reviendrai donc, j'en ai pas encore assez vu !!!!

Sur le lien suivant, l'excellent compte rendu sur le tout aussi excellent blog du GAS

http://gaspeleo.over-blog.com/2018/08/l-expression-verticale-d-un-desir-horizontal.html

Caroline





lundi 16 juillet 2018

La Pale en famille

Ce samedi 14 juillet, nous sommes allés à la Pale, en famille et avec des amis, afin de découvrir le monde souterrain. Nous sommes 8.

La chaleur est au rendez vous ainsi que la bonne humeur, à la veille de ce match qui devrait remonter le moral de toute la France.
Nous rencontrons un groupe qui part en traversée Hayau-Bouhadére, un autre qui revient de la Pale, une famille lors de notre visite et un autre groupe qui arrive lorsque nous repartons.
Ce lieu est vraiment très fréquenté.


Eric fait le guide, il retrouve des lieux qu'il a fait visiter de très nombreuses fois lorsqu'il était employé à HPSN, durant ses vacances estudiantines.
C'est l'émerveillement pour tous et surtout pour les adultes qui ne sont jamais allés sous terre.
Belle petite grotte de découverte, avec en point d'orgue la sortie par le petit passage et le retour à la surface avec la chaleur moite de l'été...


Pour terminer la venue dans les Hautes Pyrénées, nous irons passer la nuit au refuge de l'Aoulhet. 
Émerveillement des yeux, malgré un très gros orage qui viendra perturber le sommeil de beaucoup d'entre nous.
Le matin c'est la descente, une restauration au Mont Plaisir puis retour sur Toulouse, le match de 17 heures n'attendra pas.

Et oui, on est champions.


Alain M






lundi 2 juillet 2018

Du coté de chez jean...

Dimanche premier juillet, Patrick et Sandrine, Jean et Cindy, Alain M

Ce dimanche Jean nous a "invité" à venir voir un trou souffleur qu'il a repéré lors d'une balade du coté du Lhéris.
Il nous promet calme, fraîcheur sous la hêtraie, grillade traditionnelle et bien sur explo à la clef.
Le temps est magnifique et la journée sera chaude.
Nous nous entassons à 5 dans le 4x4, les sacs sur la galerie, comme au bon vieux temps où les véhicules étaient rares, et oui, cela a existé.
La montée est conviviale et malgré quelques secousses le trajet agréable.
Rapidement le terminus véhicule est atteint et nous nous chargeons pour un petit quart d'heure de marche sur des pistes ayant servi autrefois au débardage.
Nous trouvons une première cavité, petit puits dans la terre mais pas de courant d'air. Il est pointé au GPS afin d'alimenter la base Karsteau.
Une autre cavité un peu plus loin, puits d'environ 5 à 6 mètres, lui aussi non référencé. Les GPS crépitent.
Enfin, un peu plus loin, la cavité repérée par Jean.
Effectivement il y a un bon courant d'air. Nous remuons quelques pierres pour constater qu'elle a déjà été visitée.
Qu'à cela ne tienne, le bon courant d'air nous incite à persévérer. Massette, burin, barre à mine, perfo, nous avançons bien et seul le casse croûte viendra interrompre l'ouvrage.
 
La grillade promise tient toute ses promesses et nous nous régalons d'une délicieuse saucisse et d'un joli magret grillé. C'est bon.

L'heure serait plutôt au farniente mais l'appel de la cavité se fait sentir et surtout qu'à l'intérieur il y fait frais, très frais.
Le chantier reprend de plus belle, on avance, on avance. Hélas le perforateur montre des signes de fatigue et il faut se rendre à l'évidence, il n'ira pas beaucoup plus loin.

Le chantier est levé, nous faisons demi tour et profitons du temps qu'il nous reste pour pointer avec précisions quelques cavités déjà connues.

A suivre.

Alain M

Quand on partait de bon matin..... A bicyclette...

Samedi 30 juin 2018
Ce jour-là, il n'y avait ni Fernand, ni Firmin, encore moins Francis et Sébastien et pas de Paulette à l'horizon. Il y avait seulement Sandrine et Patrick qui se sentaient pousser des ailes sur les pentes du Jaout... Il faut dire que les 6 kilomètres de piste pour 600 m de dénivelé en plein soleil avaient de quoi nous dissuader d'y retourner à pieds. La solution, le VTT avec une petite assistance électrique (Ça aide....). 

 Au col du Jaout

En 1/2 heure, sans trop forcer, nous sommes au col. Nous abandonnons les bicyclettes dans une doline puis remontons en direction du cirque de la Bouche de Hours que nous dominions 10 jours plus tôt. Nous en faisons le tour, remontons sur les crêtes, fouillons les dolines du fond et finissons par trouver (ou retrouver) quelques belles entrées qu'il faudra revoir en automne car la neige y est encore trop abondante. 

A l'entrée du cirque de la Bouche de Hours,
on recoupe les strates calcaires redressées presqu'à la verticale.

C'est certain, il y a beaucoup de manques dans la base données Karsteau, notamment sur la bordure sud du massif et si certains parmi les lecteurs avaient des renseignements sur cette zone, bien sur, nous sommes preneurs. L'objectif est d'alimenter  Karsteau en essayant de retracer l'historique de tous les travaux antérieurs (travail de mémoire) mais également en complétant les données par des coordonnées actualisées, des topos etc.... De notre côté nous essayons de mettre au jour le jour et de façon systématique le résultat de nos recherches sur Karsteau. Allez-y, c'est un outil remarquable pour tous ceux qui s'intéressent à ces massifs.....

Un gouffre probablement connu mais qui ne semble pas
avoir été mentionné dans la littérature spéléo...

Il nous faudra moins d'une 1/2 heure pour regagner la voiture, à bicyclette....

Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus content
...

Patrick

samedi 30 juin 2018

Suite au TP30 : une reprise..... physique !


C'est à deux (Jean et moi) que nous nous retrouvons ce mercredi matin à 8h à Lourdes. Après une longue période d’inactivité (météo oblige), l'objectif est de profiter de ce beau temps pour continuer notre projet au TP30, et d'aller vérifier l'état du matériel posé à l'automne dernier. Avec les crues du printemps nous craignons d'importants dégâts en particulier dans le grand puits.

Nous attaquons la marche bien chargés avec 160 mètres de corde, une trentaine d'amarrages, un perfo et notre matériel perso. Bien qu'elle ne soit pas trop exposée au soleil, la marche devient vite physique avec cette température. Il ne nous faudra pas moins de 2h30 et trois pauses pour arriver à l'entrée du gouffre.
Nous rentrons sous terre chargés de deux kits chacun. La surprise est plutôt bonne lorsque nous nous apercevons que notre équipement n'a pas bougé, même pas dans le P.147, et nous atteignons rapidement le terminus de l'automne à -250m. Nous retrouvons le matériel laissé au fond en très bon état ainsi que plusieurs dizaines de mètres de cordes également laissés à l'automne.

Après un petit ravitaillement nous démarrons rapidement les hostilités, et la progression se poursuit. Nous arrivons sur le premier passage étroit. Effectivement, c'est pas bien large et avec deux sacs la tâche n'est que plus dure. Un petit aménagement sera à prévoir...
Les puits s’enchaînent et nous retrouvons la quasi totalité des spits en bon état.
A la côte -380m, nous ne dérogeons pas à la tradition et Jean descend le mauvais puits !!! Coût de l'opération 40m aller-retour et un goujon, on s'en sort bien !
La suite n'est pas évidente, et nous cherchons un moment. Un coup de mou s'empare de moi, un peu d'hypo et je n'arrive plus à avancer. Je décide de me poser un moment et de manger. Pendant ce temps Jean déniche la suite et commence l'équipement. Un quart d'heure plus tard, nous voilà repartis.
Nous irons jusqu'au pied du P.27 à la cote de -460m, où nous poserons notre dernière corde de la journée.

Il nous faudra 2h30 pour remonter. Les derniers puits, étroits, aurons droit à quelques injures avant de nous laisser sortir dans un brouillard épais. La descente se fait rapidement puisque nous ne mettrons pas plus d'une heure pour rejoindre la voiture malgré quelques glissades

Pour pouvoir se situer sur la topo, cliquer ici.

Anthony

Photo de surface Marc Chanliau


dimanche 24 juin 2018

Le Tonio via l’Aoulhet


 Le Tonio via l’Aoulhet et ses nappes de brouillard.

Jeudi 21 juin

Avec Caro, et pour la 3ème fois je crois, nous nous sommes donné rendez-vous pour aller au Tonio, mais une pause-café et la douceur du temps vont tout changer. 
Et si on allait en rando ? 
Et si on partait au refuge de l’Aoulhet ?
On remballe les affaires de spéléo et un peu avant midi nous voilà sur le départ du sentier.  
La forêt, magnifique, nous procure un peu de fraicheur sur la montée ponctuée de quelques arrêts photos. Et on s’extasie sur la beauté des lieux et sur une nature si étonnante que même la main de l’homme ne saurait égaler. Les toiles d’araignées attirent particulièrement notre attention (on ne peut pas en dire autant lorsque qu’on les frôle sous terre), quel chef-d’œuvre !  
Tout cela nous a ouvert l’appétit, la pause casse-croûte s’installe donc sur la montée. Tout là-haut le soleil brille et c’est sous un ciel bleu que nous atteignons le refuge occupé par un charmant jeune homme.  Au loin un océan de nuages recouvre la plaine tandis que nous profitons d’un court moment allongées dans l’herbe tantôt la face contre terre, tantôt le regard tourné vers ces nuages qui s’approchent petit à petit du refuge. L’un d’eux laisse échapper une traînée noire qui semble aspirée par le bleu du ciel « tiens, il y a une fuite dans un nuage ! », prémices d’une invasion brumeuse imminente. 
Et si on faisait la boucle pour redescendre ? 
Caro a toujours de bonnes idées et puis sur la lancée, allons-y ! Le brouillard est déjà sur nous lorsque nous empruntons le sentier derrière le refuge. Un sol un peu chaotique succède à la forêt, puis la prairie s’offre difficilement à nous avec une visibilité réduite. 
Bon où est le balisage ? On cherche, on descend, on monte, on fait des allers-retours, on s’arrête…je téléphone à Bubu ! Nous cherchons une ruine. Bubu a bien localisé où nous sommes, sauf que la ruine est dans le brouillard à quelques mètres de nous et on ne la voit pas ! En fait nous sommes avec un poteau, 3 pancartes, 3 directions et pas de sentier en vue. Merci Bubu pour l’aide ! 
Bref le brouillard c’est pas l’idéal pour la rando et enfin on entame la longue descente, bercées par les murmures de la Génie, et à nouveau on s’extasie devant des champignons, des scolopendres, des limaces noires....puis je m'en prend à une racine qui tente délibérément de m'arracher l'appareil photos ! 
« Bon, et si on allait au Tonio maintenant ? », non peut-être pas, je crois que j'ai sous estimé la durée du retour, le chemin est plus long que nous ne l'avions pensé et vers 18 h 00 nous atteignons le parking de Peyras.  
Ce fut une bonne journée de marche entre copines et aussi une bonne soirée pizzas pour finir la journée ! En attendant la prochaine sortie spéléo...
Sandrine.


vendredi 22 juin 2018

Du coté du Jaout


Le 2 juin dernier, l'équipe avait réalisé un repli stratégique vers les lapiaz de St Pé, météo catastrophique oblige.
Depuis maintenant 2 jours, le soleil est revenu et l'objectif du 2 juin semble tout indiqué.
C’est à 5, Sandrine, Patrick, Jean Claude, Joël et Alain M, que nous nous retrouvons au Port de Castet pour une jolie balade et surtout pour essayer de trouver cette cavité indiquée par R Horgassan, il y a quelques temps, à notre ami Alain Dole.

Il fait beau et déjà un peu chaud.
La route n'étant pas autorisée aux véhicules, nous avons 2,5 km de pistes avant d'attaquer les choses sérieuses.
Enfin, nous arrivons aux cabanes d'Escalac et commençons à contempler la grandeur de la zone. Nous filons plein sud est, guidé par le GPS.
Au passage dans les pelouses, nous avons la chance de pouvoir observer 25 vautours qui sont là à se chauffer avant de partir eux aussi en prospection. Spectacle magnifique, ce sont vraiment de gros oiseaux.
Nous continuons la montée, dérangeons un groupe d'isards et même un renard.

Un premier trou se présente à nous, une petite grotte masqué par un névé énorme. Certainement déjà connue, Patrick en relève quand même la topographie, elle n'est pas encore présente dans Karsteau.
Nous continuons environ 50 mètres et juste avant d'arriver à la crête, il y a bien une cavité, un très joli puits. Les coordonnées données étaient très bonnes.
Nous cassons d'abord la croûte avec une vue magnifique en face de nous, quasiment toutes la partie haute de massif de St Pé, de l'Isarce à l'Estibette.

Après quelques saucisses (merci Joël) une bonne bouteille de rouge et un bon café, il faut passer aux choses sérieuses.

Patrick s'équipe et entame la descente du puits. Hélas, uniquement une quinzaine de mètres, le fond étant colmaté par des éboulis et encore de la neige.
La topographie est relevée à la remontée.
Lors de la montée, Jean Claude qui est très observateur, avait trouvé un puits dans une pente très accentuée.
Nous nous y dirigeons en longeant un névé. 
Quelques amarrages naturels et Patrick entame la descente. C'est un peu plus profond mais le puits est plein de neige et le passage trop étroit. Il sonde quand même une bonne quinzaine de mètres et il sera nécessaire d'y revenir à l'automne.
La topo est levée, environ 25 mètres, et nous entamons la redescente.

Un peu plus bas, nous trouvons un départ avec du courant d'air.
Un gros bloc est retiré mais il y aura un bon chantier, ce sera pour une autre fois.
De retour au col, nous serons pris par le brouillard, le beau temps serait il déjà reparti ?
Alain M