mercredi 28 septembre 2016

Promenons nous dans les bois… 2

Promenons nous dans les bois… Tant que le Glaude n’y est pas… (Bis) A. Dole

En ce samedi (24 septembre) le soleil est revenu… Mais demain on annonce les orages…
Alors autant en profiter…
Cette fois je m’expatrie hors de St Pé dans la vallée de Batsurguère (autrefois nommée Batsourriguère).
Me voila en pays du Lavedan (aux portes du Pays Toy), traversant le village de Ségus pour monter par une route sinueuse sur le plateau verdoyant de Batsurguère…
En fait, c’est un ancien Poljé certainement formé il y a quelques millions d’années lorsque le climat dans les Pyrénées était tropical…
C’est à cette époque que la karstification nait et les pluies acides cisèlent les montagnes, qui se transforment en pinacles a cérés comme ceux du Yunnan ou la baie d’Halong, mais avec le temps et la succession des multiples glaciations, ces pinacles ont pris des formes adoucies et coniques… En observant la forme du Coussau, du Soum d’Ech vous verraient ce que je veux dire…
Ce Poljé était une enceinte fermée dont les eaux collectées se déversaient dans une ou des pertes et coulait sous terre dans l’axe su synclinal vers l’Est coté Lourdes…
D’ailleurs il subsiste une perte presque bouchée et lors de certains orages le poljé se noie car le trop plein n’évacue pas et il y a quelques années il a débordé se déversant dans le village d’Omex causant quelques dégâts matériels…
Durant les 150000 dernières années ce poljé a subit l’agression des glaciers et il ya environ 15 à 20000 ans le dernier glacier a grignoté cette vallée fermée en déposant lors de son retrait une moraine qui fait office de barrage…
En effet, il faut imaginer un glacier monumental qui descendait des Balaïtous, Vignemale, Gavarnie, Troumouse, un fleuve de glace de plus de 50kms qui confluait à Argelès et qui a modelé cette vallée en « auge »… Ce glacier allait mourir à Lourdes où il prenait ses aises s’étalant et fluant latéralement au Bescuns pour recouvrir le Soum d’Ech, d’où les blocs erratiques et du sévir du coté de Ségus…
Après avoir laissé mon véhicule devant la Ferme Tartacap à 730m d’altitude, j’emprunte le chemin qui monte au Col du Prat d’Aüreilh (et non du Roy) car Aüreilh veut dire sous le vent et vue l’orientation Est /Ouest les vents dominants s’y engouffrent souvent. En moins d’une heure je dépasse la cabane et poursuit ma route sur le GR en direction de Salles…
Dans le bas du Prat d’Aüreilh, le chemin tangente la forêt, j’en profite pour y prospecter sans succès. On domine le cirque du Picharot perché en haut de falaises se perdant dans les pentes boisées interminables… De quoi rebuter le plus motivé des spéléos…
Revenant sur le chemin presque horizontal (alt 1210m) mon regard est interpellé par une anfractuosité dans un Hêtre multi centenaire. Il y a un ex-voto… D’après une indiscrétion locale, c’est pendu à une branche que l’on aurait retrouvé il y a quelques dizaines d’années un chasseur du pays… Triste destin…
Enfin le chemin s’élève, il a été récemment tracé dans la forêt sur un ancien passage de Charbonniers, il est plus confortable que l’ancien qui montait dans la prairie… Il y a partout des chemins transversaux secondaires, vestige des charbonniers, sans compter les innombrables Foyes que je pointe. On monte dans une belle combe dégagée, vers 1350m un gueule béante attire mon regard, je viens de retomber sur l’énorme glacière le L103…
Je cherche le grand gouffre de Charbonniers, mais son pointage n’est pas bon… Il y a 16 ans que je n’y étais pas revenu et mes souvenirs se sont estompés depuis… J’y retournerais car il est plus gros que Paybou !
Je rejoins l’Escala du Prat du Rey (sur la carte IGN) que les locaux nomment le Pas de Brana : passage du terrain couvert de bruyère… J’opterai plutôt pour le Pas de Grana : col des grands passages (transhumance) ce qui est plutôt le cas car c’est le seul passage entre les pâturages de Ségus et de Salles !
D’ailleurs ce secteur est stratégique sur la crête, sous le sommet des Aguillous (1399m) il y a une « borne » matérialisant la limite entre ces deux communes et elle ne risque pas d’être déplacée… En fait c’est un gouffre aux belles proportions (15x8) dans sa partie évasée et qui plonge sur environ 40m. Il y avait de quoi affoler les usagers de la montagne d’alors… A lui seul il est capable d’engloutir complètement un des hêtres élancé qui borde la forêt…
Profitant de la vue, je prends le chemin de crête en direction du Soum du Prat d’Aüreilh (1526m).
Pour info, les lignards d’ERDF sont entrain de changer les câbles de haute tension…
Mais avant dans le Cot (cote 1459m) je photographie les ruines de 6 cabanes et enclos… Ici on est loin de tout et les points d’eau sont 300m plus bas !
Plus à l’Est sous le Soum un arbre jure avec ses congénères (hêtre et sapins) Il est aussi tordu et rabattu par les vents, mais il est rare : c’est l’unique Pin à Crochet du secteur, perdu à 1490m d’altitude et il n’est pas tout jeune quoiqu’encore vigoureux…
Dans la hêtraie proche je connais une autre belle verticale… Mais j’opte pour une descente pleine pente en ¼ d’heure me voici en bas. J’interpelle un berger qui regroupe ses vaches et lui indique une brebis (toison bleue – N°20109) qui a la pate arrière droite cassée et qui paisse près des ruines des anciennes cabanes… Il fait passer le message… C’est bien utile le portable…
Plutôt que de revenir par le même chemin je prends celui en rive droite qui part du Col et rejoint l’abreuvoir de la fontaine de Sauba et retrouve la piste carrossable qui rejoint Ségus.

   A héchette (1000m), j’oblique à gauche et enquille la croupe ou fleurit deux palombières encore actives, il s’en est fait une cinquantaine la saison dernière, dixit le « paloumayre local » surpris de me voir… Et vous savez quoi ?... On longe la Coume de Mengelle… Mais il est partout l’Glaude, notre CDMDMDSP… Il a un véritable don de dédoublement cet homme là… A la fois à l’Aülhet pour la course pédestre le la « courrude » et à Batsurguère !

lundi 26 septembre 2016

De l'Aoulhet au Trou des Gayous

Samedi 24 septembre, Bubu, Alain M et jean Claude.
Le grand beau et la chaleur étant de mises nous décidons vendredi soir de monter à la cabane de l'Aoulhet. Cela nous permettra de voir l'avancement des travaux de la nouvelle construction et de discuter un peu avec jean Claude, qui lui sera monté pour assurer l'encadrement de la course pédestre du dimanche, la Corruda.
 
La montée est toujours aussi belle par temps sec et la majestueuse forêt offre toujours ce spectacle exceptionnel de fin d'été, semblant nous dire d'en profiter rapidement, cela ne devant pas durer.
Enfin nous sortons du bois, sous un chaud soleil et découvrons la nouvelle construction.
Elle sera digne d'un 3 étoiles et pourra certainement accueillir des stages fédéraux de prospection !

Nous faisons une halte bien méritée et cassons la croute près du chantier.
Un troupeau de moutons qui redescend de l'estive est parqué dans le corral.
C'est beau, c'est calme.

Nous poussons ensuite, accompagné de Jean Claude notre GPS, jusqu'au flanc nord du Cap de Litas. Objectif la descente d'une nouvelle cavité découverte récemment.

C'est un petit puits avec un courant d'air aspirant. Bien placé dans cette zone vierge, le fond du Quéou se trouve sous nos pieds, 400 mètres en dessous.
Le puits est vite équipé et descendu.
5 mètres de profondeur, se terminant sur un éboulis et des blocs concrétionnés. A priori pas de suite possible.

Il ne nous reste plus qu'à rentrer par Pla de Bers. Au passage un coup d'œil au Cachemela et à son courant d'air, violemment aspiré ce jour...
La descente se fera en croisant quelques personnes qui montent passer la nuit à la cabane de  l'Aoulhet, non terminée mais offrant une zone sèche, la pluie étant prévue pour le lendemain.

Alain M
 

mardi 20 septembre 2016

L'humus du TO 523

Dimanche 18 septembre 2016
C'est un peu la reprise des activités sur St Pé et cela commence en douceur. La météo est moyenne mais il ne pleut pas. Nous sommes donc 4 pour revoir ce trou découvert en juin dernier et qui ne figurait dans aucun compte rendu ni dans la base de données (Anthony, Alain D., Sandrine et Patrick). Lors de notre première venue, ce joli petit puits se terminait sur un épais bouchon de feuilles et d'humus mais nous y avions senti un net courant d'air frais. Au passage nous jetons un coup d’œil à la perte 504 située un peu au-dessus. Elle coule bien mais il n'y a pas un pet d'air...

 Alain au-dessus du talus. Il ne reste plus qu'à tirer les seaux...

Nous attaquons ensuite la désobstruction qui s'avère facile car le remplissage est essentiellement composé d'humus et d'argile tendre. Cela ne chôme pas et nous enchaînons les seaux  à un rythme soutenu. En fin d'après-midi, nous avons creusé un puits de plus de 2 m de profondeur jusqu'à un niveau où l'argile cède la place à des blocs. On devine un espace entre ces derniers et la voûte mais il est bien difficile de savoir si cela continue ou non. De plus le courant d'air, légèrement aspirant en début de matinée, n'est pas net. Il faudra donc revenir par une météo plus favorable.



C.R. Patrick

vendredi 16 septembre 2016

Promenons nous dans les bois…

Promenons nous dans les bois… Tant que le Glaude n’y est pas… A. Dole

En ce dimanche (12 septembre) le soleil est de plomb… Ou aller s’aérer quand on a trainaillé dans les draps et qu’il est tard ? A St Pé bien sûr ! Même si c’est l’ouverture de la chasse, on tente les Bois, au plus haut du Bénac !
En route pour le Clot de Belloc, le parking a été pris d’assaut par les chasseurs locaux… Sanglier tu n’as qu’à bien te tenir tapi dans les fourrés impénétrables…
Nous prenons le chemin de l’Isarce… Les rayons transpercent la futaie forestière et nous harcelle de leurs dards infra rouges… T’as rapidement le sentiment de randonner au fond d’une cocotte minute…
J’ai réussi à entrainer Brigitte, nous nous élevons et atteignons rapidement la Perte du Céberi…
A propos, la protection est en ruine et il conviendrait de la reconstruire en plus solide, il me semble que dans le local à St Pé il y aurait de quoi la construire durablement… Un crochet par l’ancienne cabane du Céberi, celle qui accueillit l’ermite DUHOURCAU de Lestelle dans les années 80-90 et que nous avions, suite à sa disparition, dépolluée…
Tiens, il y a eu une pousse… Un cèpe a réchappé à la pourriture, il termine dans mon sac…
S’enchaine la montée au Nabailhs, la zone des Marnes de Ste Suzanne en général boueuse… La fontaine où nous avions l’habitude de nous désaltérer du « temps des Toupiettes » ne coule plus… Heureusement nous avons bonne provision de liquide dans les sacs…
Nous entendons les chiens du coté du Trébes (pour les St Péen) ou Bréquetto (pour les Béarnais), noté Pic du Céberi (891m) sur la carte IGN !
Ils ont sans doute piégé un sanglier, les chasseurs ne seront donc pas où nous projetons d’aller..
Arrive la montée des Liets, et le « bon » calcaire Jurassique du Kimméridgien super glissant, même à peine humide, un véritable brise cheville !…
A 900m c’est Bérouède Debat au replat des Boutils, puis la montée reprend dans le champ de Bérouède Dessus, conquis par la pression forestière qui l’asphyxie peu à peu…
Depuis des décennies, ce coin n’a plus vu le bétail qui y paissait paisiblement…
Enfin terme de l’ascension Bérouède dé Haut vers 1100m, on casse croute au bord de la Grotte découverte par l’Abbé (Abadie), son petit paradis secret où l’excentrique pullule…

La Grotte / Gouffre de Bérouère TP42

La rando se poursuit sur un ancien chemin de charbonnier à courbe de niveau (Foye centenaire en place) qui n’atteint plus les Malhourquets… Mais que nous ne tardons pas à les rejoindre… Une cabane git dans ce mauvais col élevé (traduction de Malhourquet) Sur le rocher je trouve enfin la croix séculaire gravée profondément… 

  La croix gravée

Elle est notée sur le cadastre Napoléonien de 1826 mais doit certainement remonter au Moyen Age, vers 1281 quand la forêt de Très Crouts sur le territoire d’Asson fut donné à St Pé… Il a donc fallu baliser la nouvelle frontière, d’autant plus que St Pé venait de passer sous pavillon Bigourdan… D’ailleurs à coté, au pied d’un rocher est gravé une borne numérotée… 

                                                 Il faut de bons yeux mais c'est bien 361

Lorsqu’à la Révolution, Très Crouts fut confisquée aux St Péen par l’Etat, sous Napoléon, le Béarnais : le Général Bernadote, conservateur des Eaux et Forêts l’annexe le 21 décembre 1808. Apres des années de procés, un jugement de Salomon fut prononcé…
C ’est ainsi que la forêt fut déclarée « Domaniale » en indivis entre les St Péens et l’Etat !
Les St Péens pouvaient en retrouver l’usage mais L’ONF s’en réservait l’administration et balisa son périmètre, une borne N°361 est gravée dans le rocher… Il y en a 485 !


Les restes de la Cabane des Malhourquets, au fond le rocher où est gravée la croix

Puis, nous redescendons vers le Camou, un ancien champ niché en pleine forêt, là où Jean Claude m’avait indiqué une cabane…

Elle est aujourd’hui noyée dans une luxuriante verdure, sans GPS il vous sera difficile de la dénicher

Au passage je prospecte et trouve un gouffre étroit non marqué d’environ 10m de profondeur… Nous poursuivons notre périple en sous bois vers le Pélat… J’y découvre une fissure masquée par les feuilles, je gratte et aussitôt se dégage un bon courant d’air aspirant…
Au dessus du Pélat je croque la Cabane qui a certainement servie aux charbonniers (vue les traces de foyes). 
La Borne 360 vue de près et que l'on distingue sur la photo au dessus de la cabane

Puis tout droit dans la pente (en zig zag pour la propect), 200m plus bas c’est le contact avec le chemin des Charbonnier qui relie les Grottes de Bétharram au Carrès de St Pé…

Dans le talweg boueux (contact des Marnes de Ste Suzanne) un Tos et une bauge toute fraiche de sanglier… Ils ne sont pas venus le déranger, il faut dire que l’on est encore à St Pé et nos chasseurs sont Assonais…
Respect de la « frontière oblige » !

Le Tos (abreuvoir) et la bauge.

Presqu’à la fin du chemin au dessus de Monjouste, un autre trou, mais là… Prudence, on est à l’aplomb des grottes de Bétharram !
Toutes les stations et cavités ont été pointées… La base s’enrichit et on aura de quoi faire pour cette fin d’année…

Enfin quelques trous que le CDMDMDSP n’avait pas encore trouvé !

jeudi 15 septembre 2016

Un été en cantabria....

Cette année encore, les explorations en Cantabria ont été agrémentées par de nombreux rebondissements dont certains étaient totalement inattendus. Avec plus d'une trentaine de sorties nous n'avons pas chômé, alternant prospections, désobstructions et explorations voire même visite de classique (au singulier !). 

Du côté de Ramales....

La sécheresse du début du mois de juillet, puis celle de septembre nous ont laissé deux fenêtres météo pour pouvoir aller sereinement dans la cueva del Carcabon qui, rappelons-le, s'ennoie très facilement. L'an passé, à l'extrémité de la cavité, un puits nous avait arrêtés dans un conduit de taille humaine fortement ventilé. Après un parcours un peu compliqué, nous avons eu la grande satisfaction de déboucher dans un gros canyon de 20 à 30 m de large que nous avons pu remonter sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à une vire à équiper d'une part et une escalade facile d'autre part. Avec des terminus à plus de 4 h de l'entrée, il devient nécessaire désormais d'envisager des bivouacs avec cependant cette problématique liée aux risques de crue. Le développement dépasse les 7 kilomètres.

Dans la partie de Carcabon qui s'ennoie en période de hautes eaux.

 Galerie supérieures

Une nouvelle entrée au réseau de l'Alto de Tejuelo

En juillet, nous avons poursuivi l'exploration du gouffre du Plan B et après avoir dévalé près de 370 m de puits nous sommes arrivés en plein milieu de la rivière Eulogio que nous avions explorée il y a près de 20 ans via la torca de La Canal. Avec cet accès plus commode, les explos vont pouvoir reprendre vers l'aval, mais là aussi, gare aux crues...

Le rio Eulogio, principal collecteur du système de l'alto de Tejuelo.

Retour à la Gandara

C'est lors d'une sortie d'équipement dans l'une des cavités du système que l'un d'entre nous repère un petit trou souffleur, gros comme le poing, au sommet d'un remplissage. Après une désob besogneuse nous avons débouché dans un ensemble de galeries très variées que nous avons pu explorer sur plus d'1, 2 km. Parallèlement, motivés par un courant d'air aspirant hors norme, nous avons entamé la désobstruction de la cueva del Sirroco. Rien n'est joué, mais en fin de séjour nous avions gagné une vingtaine de mètres en profondeur.
En revanche, nous avons mis un terme à nos recherches dans la cueva d'Helguera et cela malgré une belle escalade réalisée par Jean.

La cueva d'Helguera

 Au total, plus de 4700 m de conduits ont été découverts cet été mais surtout, de nouvelles perspectives d'exploration s'offrent désormais à nous... 



Vous trouverez un compte rendu plus détaillé sur le blog de Karstexplo.

Patrick

vendredi 9 septembre 2016

Alain Perré nous a quitté

Alain Perré nous a quitté au mois de juillet vaincu par la maladie. Il ne parlait pas beaucoup mais lorsqu’il disait quelque chose, c’était toujours d’une clairvoyance, d’une sincérité, d’une honnêteté et je dirais tout simplement d’une intelligence digne du grand homme qu’il était. Et pas seulement par la taille!
Il est membre club du GSHP de 1999 à 2004.
Spécialiste de la plongée souterraine,  dès 1991 les plongeurs du GSHP réalisent de très nombreuses  sorties avec lui.
Ce sera tout d’abord Aroca, de 1991 à 2004, une vaste exploration d’un karst immergé en mer.
Viennent ensuite des plongée fonds de trou, avec Serge Latapie puis Marc Pernet.

Bivouac avec Gael dans la salle de l'Aragonite à la PSM

Ce sont de très nombreuses découvertes  telles qu’au Couey Lodge (1,5 km post siphon et arrêt à -735), le B3  (suite post siphon de -625 à -728) l’Ex 25 aux Arbailles (1 km de galerie à -300), la grande Bidouze, etc…


Alain dans l'affluent d'Arlas à la PSM

Mais laissons parler Serge, son inséparable compagnon d’explo.

J'ai rencontré Alain Perré l'hiver 1990
Avec Philippe Tresse, nous étions passés le prendre à Montory , pour une expé à la grotte aux lacs.
Dehors sa combi de plongée était en train de sécher sous le gel , on aurait dit deux bouts de tôles tordues.
Le lien était établi et nous sommes restés amis jusqu'à la fin, et, au delà j'en suis sûr.

Alain avait pleins d’idées originales ,comme topographier le massif d'Aroca qui se trouve au large de Socoa et de la baie de Saint Jean de luz. Voir absolument le super site qu'il a créé  Site AROCA

De Gauche çà droite: Serge, Michel Lauga et Alain Perré prêts pour le large....

Après ce furent les virées au B3 puis au Couey Lodge , pour les principales , celles qui ont mobilisé toutes les bonnes volontés des copains , pour le fastidieux acheminement du matos de plongée et d'équipements puis deséquipements des gouffres .
Nous nous complétions parfaitement.
Lui excellant plongeur, moi plutôt en technique spéléo et topographie par nécessité .
J'appréciais son état d'esprit et son apparente désinvolture. En fait il aimait le travail bien fait et avait une certaine rigueur dans tout ce qu’il entreprenait.

Le courant passait bien entre nous.
Son courage était a toute épreuve et il l'a démontré jusqu'à la fin de ses jours.
Malade, il plongeait toujours sur Aroca ou encore en siphon à la grotte du chêne.
Il a aussi exercé son métier de charpentier , jusqu'au bout . 

Adieu ou ailleurs Alain !

Serge

Michel Lauga, Alain Perré

lundi 5 septembre 2016

La grotte du lac de Soues


La 11ème édition du sport en famille vient de se terminer. Beaucoup, beaucoup de monde comme chaque année sous une chaleur accablante. La grotte en carton a toujours autant de succès pour les tout petits pendant qu'on discute avec les parents pour les inviter à venir aux JNS des 1er et 2 Octobre. Encore une belle réussite pour notre CDS !
Les Tachous présents: Jean Luc bien sur mais aussi Caro, Jean Claude, Etienne et Bubu. (Photos Véro D)

Et l'excellent article sur le site de CDSC 65 ICI


lundi 22 août 2016

Balade au Hayau

Samedi 20 Aout, nous nous retrouvons à Saint Pé avec Jean pour amener sa femme ainsi que deux amis faire la traversée Hayau-Bouhadère. 

L'habillage et la marche d'approche se font au sec malgré le ciel menaçant. Arrivé à l'entrée du gouffre, l'émerveillement est bien là pour nos trois compagnons. Jean équipe le premier puis et je descends le premier. Alors qu'il gère la descente du reste de la troupe, je me charge d'équiper le second puis. Une fois en bas du deuxième puis, nous nous engageons dans la partie « fermée ». Les rappels s'enchainent jusqu'à la salle Henry IV ou nous marquons une pause afin de profiter de sa belle ambiance. Nouvel arrêt dans la salle du Bourdon, nous en profitons pour descendre jusqu'au lac avant de s'accorder un petit gouté. Nous repartons par les vires pour le dernier rappel, puis accédons rapidement à la salle du Chaos. Le retour se fait par l'escalade équipée, puis par la traversée de la « faille ». Jean et Cindy sortiront par l'accès principal, alors que Nico et Arno sont bien motivés à l'idée de passer par le conduit qui sort au dessus. Je me dévoue donc pour leur montrer ce chemin plus étroit. Après un peu de lutte et quelques noms d'oiseaux nous voilà tous à l'extérieur.

L'expérience a plu à tout le monde, bien content d'avoir découvert de nouvelles choses et d'avoir  bien rigolé.


CR Antho.

lundi 15 août 2016

Au pays des elfes et des trolls

Du 1er au 12 aout 2016

Fabuleux trek pour Véro et moi en Islande et 9 autres compagnons de voyage plus notre guide Nathanaël.



Rien à voir avec la spéléo même si j'ai repéré quelques entrées intéressantes de tunnels de lave. Pas un pet de calcaire, rien que du volcanique !  Des paysages à couper le souffle! 
On a eu beaucoup de chance: rien que du beau temps (pour l'Islande!) avec seulement 2 jours de pluie et de vent et quelques averses passagères (et quelques rafales qui nous faisaient bouger sur les crêtes!).

Seul bémol, sur le groupe de 11 que nous étions, 6 sacs ont été perdus entre Paris et Reykjavík. Heureusement, 5 sacs ont été retrouvés et sont arrivés par bus 4x4 au camp le 2ème jour. Il n'en manquait qu'un, le mien, retrouvé le jour du départ à l'aéroport de Reykjavík!!!  Du coup, j'ai fait tout le séjour en mendiant à gauche à droite, un slip, une paire de chaussette, un Tshirt sec, une gourde, un sac à dos, un duvet, des bâtons, ..., un raton laveur !

Notre trek s'est déroulé en 3 étapes et des randonnées autour des refuges accessibles en 4x4:

Refuge de Langidalor: 
Mise en jambe le soir sur un pic dont j'ai oublié le nom (c'est compliqué l'Islandais!) pour voir le panorama sur le glacier de l'Eyjafjallajökull qui a fait parler de lui en 2010 en bloquant l'espace aérien. 
2ème jour, rando jusqu'au Pic des Lagopèdes (imprononçable en Islandais) mais abandon à 10mn du sommet à cause de la tempête.



3ème jour : Rando jusque sur les laves encore fumantes de l'Eyjafjöll. 8 heures de marche avec des images plein la tête dans un paysage d'un autre monde. Mars doit ressembler à ça !!!!



Refuge de  Skaftafell, au pied du  glacier Vatnajökull et du Pic  Hvannadalshnjúkur, point culminant de l'Islande
Mise en jambe à une demi heure du camp vers des habitations traditionnelles Islandaises
2ème jour: journée contemplation avec les séracs qui se détachent du glacier, tombent dans la rivière et sont emportés vers la mer servant de radeau aux phoques avant de s'échouer sur des plages de sable noir. Baignade dans une eau à 2 degrés ! Que du bonheur! Elle est pas belle la vie ?



3ème jour: Superbe rando jusqu'au sommet du pic Christina, en passant par les orgues basaltiques de la "cascade noire",  le jour de mon anniversaire. J'ai voulu prouver à tout le monde que j'étais encore capable de monter en courant le pierrier terminal mais j'ai pété une durite à quelques mètres du col et j'ai fini en marchant comme tout le monde ! Ca fait ch.....



Refuge de Landmannlaugar au milieu des terres:
1er jour, le guide nous emmène sur un belvédère .... 500 mètres de dénivellé en 50 minutes! Pffff, fait pas froid en Islande, je vais devoir me faire prêter un Tshirt sec ce soir !
Le soir, baignade dans la rivière d'eau chaude qui traverse le camp. Moment de bonheur dans une eau de 35 à 55 degrés suivant l'endroit où on se trouve. Le corps n'accepte pas plus de 42 degrés, après cela devient douloureux.
2ème jour: longue rando autour de lacs, passage au sommet de pics sans nom, crêtes vertigineuses, pierrier de cendres, dédale de laves volcaniques pétrifiées, cratères, entrées de tunnels de lave......et rinçage en rentrant( dans la rivière d'eau chaude Fabuleux! manquait que le pastis! Pour les cacahuètes, c'est bon, il y avait ce qu'il fallait! 



3ème jour, on affronte la tempête et longue balade sur les plateaux désertiques jusqu'aux solfatares et leur bouillonnement impressionnant .
Le lendemain, il pleut toujours et le vent s'est levé,  certaines tentes flottent, des squatters ont dormi dans les toilettes, des trekeurs surpris dans leurs rando essayent de regagner la ville.... le guide nous motive et nous voilà repartis dans la tempête qui nous fait parfois décoller sur des crêtes dominant le camp.  Superbe rando quand même dans des paysages toujours plus surprenants et des couleurs incroyables. Descente en courant d'un éboulis de cendre pour arriver près d'un geyser qui nous a permis de faire cuire les patates pour le repas de midi. 



A 15 heures, le temps se dégrade toujours et il est temps de reprendre le bus 4x4 vers la capitale qui se trouve à 4 heures de là.
Les Photos sont d'Alex, sympathique compagnon de voyage. Mon appareil photo tout neuf étant resté bien sagement au fond de mon sac perdu à l'aéroport......
Bubu

D'autres photos d'IAlex pour ceux qui le veulent en suivant les liens:


Albums Alex :