mercredi 13 décembre 2017

Retour aux sources...

Mardi 12 décembre, Sandrine, Patrick, Serge, Jean Claude, Joël et Alain M

Nous sommes rentrés dans la mauvaise saison, c'est une évidence. Un jour beau, le lendemain pluvieux, la neige le suivant, il faut jongler et anticiper nos sorties, quitte à les modifier ou les déclencher au dernier moment.
Ce lundi, Patrick envoie un message sur la liste, sortie pour mardi, le mercredi et jeudi suivant étant prévus pourris.
Nous sommes 5 à répondre (retraités 83%) et il ne reste plus qu'à trouver un objectif.
Peu de marche, la météo pourrait se tromper et pour un objectif intéressant, on préférera une bonne sortie désob qui donnera sur du neuf à une visite de cavité mainte fois revue.
Dernièrement nous avions repris une cavité sur le Montagnon de la Pale et nous décidons de nous y rendre.
Les dieux sont certainement avec nous et le samedi précédent, lors de l'exercice secours (voir article sur le blog et le site CDSC) Jean Claude a retrouvé une cavité soufflante qui semble ne pas avoir livré tous ses secrets. 

9 heures, tous le monde est au rendez-vous, sauf Marc qui n'a pas réussi à se libérer.
Parking classique, il y a de la place pour toutes les voitures. Equipement, la marche sera courte, et nous voici à pied d'œuvre devant une petite entrée qui, nous le découvrons, a été pénétrée sur environ 3 mètres maxi, au-delà le passage est impénétrable.
Le vent, soufflant, est très bien marqué et presque chaud, nous le mesurons à 12° alors qu'en surface il n'en fait que 4.
Nous ragrandissons dès l'entrée afin de travailler dans de bonnes conditions. La paroi de droite est formée de conglomérat calcifié et ne résistera pas longtemps au marteau piqueur. Nous avançons bien, déjà on est allongé complètement et la suite, bien visible, se trouve à gauche, légèrement remontante, barrée par des blocs et de la terre très sèches.
Encore un peu d’effort et Serge arrive à passer, nous annonçant que derrière il y a une salle assez grande.
Quelques agrandissements de plus pour les plus "forts" et nous nous retrouvons tous dans une salle joliment concrétionnée, 10 mètres de long, 3 à 4 mètres de large. Bingo, nous avons bien visé.
Hélas, le courant d'air, violent à l'entrée, se diffuse le long de la paroi et la suite est un peu compromise.
Nous attaquons quand même un chantier mais il nous faudra y revenir.
Tout le monde ressort, l'heure du casse-croûte est passée depuis quelques temps.

Nous nous dirigeons ensuite vers une autre cavité. Nous avons dernièrement repris une désobstruction à -6 et espérons là aussi une suite intéressante.
Les travaux vont bon train, nous franchissons 2 étroitures et arrivons sur un méandre qu'il nous faudra agrandir.
Une chaîne humaine est nécessaire pour ressortir tous les blocs et nous ne sommes pas de trop à 6 pour ce faire.

17 heures, il nous faut rentrer, tous bien content de cette journée.

A suivre...

Film de la sortie par JC, en cliquant ici.
Photo Patrick et Alain

Alain M

  Une habitante du milieu souterrain. Danger ?

mardi 12 décembre 2017

Entrainement secours à la borne 109

Ce samedi 9 décembre 2017 a eu lieu un entrainement aux techniques de secours dans le gouffre de la borne 109.

Vous trouverez le compte rendu sur le site du CDSC65  ICI



vendredi 8 décembre 2017

Labasses et Pène de la Hèche

La précédente sortie sur la Pène de la Hèche nous pousse à retourner sur les hauteurs enneigées du massif pour traquer les trous souffleurs.
Mardi 5 décembre (Sandrine, Serge et Patrick) :
Il fait bien froid et ce sont les conditions idéales pour les courants d'air. Nous partons des Oules pour rejoindre le sentier de Camlong. La neige est déjà bien présente dés 800 m d'altitude. Arrivés au fond des Labasses nous remontons un peu en direction des ravins qui descendent du Clot det Haboub. C'est raide, mais finalement cela semble plus confortable avec la neige. De là nous revenons pour une longue traversée en direction de la Bécole. La traversée des ravins n'est pas toujours commode à négocier mais ça passe. Nous suivons globalement la courbe de niveau des 1000 m. Lorsque nous arrivons aux ruines de la cabane de la Bécole, nous n'avons toujours pas vu le moindre trou. Nous terminons cette longue bambée par une petite boucle vers la Bécole puis repiquons vers l'Arriusec. 
Chou blanc pour cette foi-ci, il faudra recommencer plus haut dans la pente...

 Les Labasses vu de l'Isarce

Jeudi 7 décembre (Sandrine, Patrick) : 
Le temps se radoucit, il faut vite en profiter. Cette-fois nous remontons par le sentier traditionnel de l'Isarce depuis la carrière d'Asson. Sur le plateau, vers le refuge, nous sommes contents de profiter d'une trace de raquettes. Nous allons directement au trou des Campeurs pour commencer la désob. 


Les gros blocs qui bouchent l'entrée ne résistent pas longtemps et nous pouvons alors jeter un coup d’œil sur la suite. C'est un puits d'une dizaine de mètres qui s'élargit en profondeur. La suite n'est pas forcément évidente mais nous ne le saurons qu'après l'avoir descendu. Ce n'est pas au programme aujourd'hui car à 2 nous avons préféré assurer le coup au niveau de la désobstruction et donc nous avons laissé les cordes à la maison. Comme il nous reste du temps et de la batterie, nous allons au TMB. Le courant d'air est un peu moins fort que la dernière fois. Nous creusons pendant une bonne heure, mais la suite est vraiment étroite (fissure de 5 cm de large). Nous abandonnons et refouillons un peu le secteur. Nous localisons plusieurs trous connus, mais seul le PH 5 semble vraiment souffler. Il faudra le revoir. Redescente tranquille par le versant sud de la Pène de la Hèche.

 L'entrée du trou des Campeurs
Patrick

lundi 4 décembre 2017

Beaucoup plus prés.... en bas des PH

Dimanche 3 décembre, Patrick et Sandrine, Jean Claude, Bubu et Alain M.
Sur des renseignements obtenus par Jean Claude lors d'une de ses prospections aux Labasses, nous nous rendons ce dimanche matin aux "Oules".
Objectifs, une nouvelle désobstruction de ce qui pourrait être un regard sur le réseau souterrain de l'Isarce.
Tous les atouts sont de notre côté. Tout d'abord les renseignements des autochtones, violent courant d'air soufflant l'été, sortie d'eau lors des grosses crues et bien sur l'emplacement, idéalement sur les tracés supposés du collecteur.


Il a neigé ces jours ci et malgré l'altitude très basse, une fine couche de neige recouvre le terrain.
C'est en terrain plat, une zone récemment nettoyée de sa végétation.

Pour la marche d'approche, sur le massif de Saint Pé on ne peut guère trouver moins !
Pour la cavité, une petite zone aspirante dans la terre, effectivement il y a quelque chose.
Nous attaquons le chantier, tels des jardiniers dans leur jardin.
Herbe en surface, gelée et très dure dans la zone aspirante, terre, petits cailloux puis gros galets roulés, des "cranes" pour la plupart.
Nous avancerons de 1 m 80 avec de plus en plus d'espoir.
De temps à autre, un tison provenant du feu allumé (avec grande difficulté tant le bois est humide) pour nous réchauffer, nous permettra de voir avec délectation, la fumée se faire avaler goulûment au travers des interstices cavitationnelles.
Oui, la suite est bien la dessous.

Vers 15 heures, le froid aura raison de nos efforts et ce sera la débauche et le retour at'home.

A suivre, ce vent, oui nous allons le suivre.
Le film de la désob à ce lien.

Alain M





jeudi 30 novembre 2017

Plus loin, au milieu des PH....

Jeudi 30 novembre 2017 : 
Il ne fait pas très chaud au départ de la carrière, mais la-haut, le ciel est tout bleu. A trois (Sandrine, Serge, Patrick), la montée en direction du col de la Trencade se déroule assez rapidement, il faut dire que nous sommes pressés de retrouver le soleil. Celui-ci nous accueille à la prairie et avec la petite couche de poudreuse, l'endroit est magique. Un petit coup d’œil au belvédère, face à la Bécole et le ravin des Labasses. Comme à chaque fois on ressasse les mêmes "faudrait qu'on.....". Mais bon, on ira les fouiller ces ravins, un jour... bientôt peut être....

 Le joli puits du PH21, joli, mais bien bouché.

Notre premier objectif est le PH 21 dans lequel les inventeurs ont signalé un fort courant d'air. Après quelques errances dans les pentes raides nous finissons par retrouver l'entrée. Le puits de 20 m est vite équipé et au bas il y a bien une petite amorce, mais pas vraiment d'air. Nous dégageons quelques cailloux pour ne pas être venus pour rien puis ressortons au soleil... Direction le TMB (inutile de me demander la signification, je ne veux pas me fâcher avec mon Président). 
Au passage Serge redescend le PH10 mais là aussi il n'y à pas d'air. Arrivés sur la crête, Sandrine tombe sur un petit trou fortement souffleur. Serge qui est resté en combine commence à dégager la terre, puis quelques cailloux, libérant un courant d'air encore plus marqué. 

 Le trou des Campeurs qui reste à élargir...

Derrière une étroiture ponctuelle les cailloux semble tomber de 10 à 15 m dans un conduit plus large. Nous n'avons pas le matériel adapté. Ce sera pour plus tard... Nous continuons vers le TMB mais au passage le PH20 nous contraint à un nouvel arrêt. Ça souffle vraiment beaucoup et pas de doute il faut revoir le fond. Comme Serge n'a pas quitté sa combine, c'est encore lui qui s'y colle. Au bas du P.15, il repère nettement d'où vient le vent et le chantier lui semble tout à fait réalisable. Il ressort bien motivé pour y retourner... 

 L'entrée du T.M.B. ou PH 19
 
Enfin nous arrivons au TMB. Le courant d'air ronfle dans une étroite fissure mais le trou est presque complètement colmaté par les feuilles. Là encore, le chantier semble réalisable. 
L'heure tourne et il faut songer à redescendre aussi, plutôt que de prendre le sentier de l'Isarce nous décidons de piquer tout droit dans les Labasses afin de rejoindre le sentier de Camlong, 500 m plus bas... La forêt est très ouverte et la prospection est facile, mais nous ne trouvons rien de rien... Pas grave, pour aujourd'hui le contrat est rempli, nous avons trouvé les objectifs que nous étions venus chercher....

 L'entrée du PH 21
Patrick

samedi 25 novembre 2017

Une sortie banale...

Jeudi 23 novembre 2017
(Jean-Claude, Marc, Sandrine et Patrick)
Pendant que d'autres tentaient de s'extirper d'une cavité d'Irian Jaya à grand renfort de chamalows (voir cr précédent) et bien nous, vous ne devinerez jamais où nous étions. A St Pé, tout simplement ! Original non ? Et sur les traces de qui ? Jean Claude bien sûr. 
Le lecteur un peu assidu trouvera sans doute ce scénario légèrement répétitif. Tant pis, alors je ferai court.... Pas grand chose à dire de nouveau sur la marche d'approche depuis la carrière pour gagner le soum de Camlong. Il suffit de suivre le sentier. Le premier trou made in Jean-Claude est juste derrière le col (gouffre du Hau de Camlong). L'entrée est sympa. Tiens, on a oublié l'accus du perfo (grr....). Pas grave c'est un puits de 6 m, bouché à -8 m. Comment, vous aviez déjà deviné ? 

 L'entrée du trou de Camlong

 Le suivant, le trou du Chien, est un peu plus loin, aussi nous nous déployons sur le flanc en ratissant les moindres affleurements (on est organisé au GSHP !). C'est une belle diaclase dans laquelle se glisse Sandrine. Visiblement ça continue car elle demande une corde et un casque. Elle avait fait la version lite. En bas cela semble un peu plus gros. "Alors, ça continue ????", la réponse est à peine audible. Il faut dire qu'en surface nous avons tous une petite déficience auditive (on n'est plus tout jeune au GSHP !). En fait, Sandrine en hurlant nous explique qu'elle a rencontré un petit ruisseau, mais que celui-ci est impénétrable et sans air. Alors on change de coin pour aller voir le trou des 3 Chiens (vous voyez qu'on a quand même un peu d'imagination au GSHP, maintenant ils sont 3). C'est encore une trouvaille de Jean Claude. Inépuisable le bonhomme.  Avant d'y rentrer, nous cassons la croûte (c'est important au GSHP !). Nous mettons ensuite au moins 10 minutes à nous équiper et un peu moins de 5 pour faire le tour de la cavité (on est vachement rapide au GSHP...). Pour terminer, nous nous déployons en direction du gouffre Charlie mais nous y parvenons en ordre dispersé et totalement bredouilles. Inutile de raconter la descente, c'est la même chose que la montée, mais dans l'autre sens. Arrivés à la voiture nous étions tous ravis de notre journée et prêts à recommencer. On est sacrément optimistes au GSHP....


Patrick

vendredi 24 novembre 2017

Operation sauvetage aux hydrates de carbone.

Et c'est parti direction la Papouasie Nouvelle Guinée pour la grotte d'Esa'ala avec le spéléo Andrew Wright. Bon en réalité nous sommes bien restées dans les Pyrénées, pour une opération sauvetage femme enceinte en mal de profondeur, afin de visionner "Sanctum" un film d'aventure d'Alister Grierson et produit par James Cameron.

Bien sur, ce film qui traite de la spéléo est inspiré de l’expérience vraie d'Andrew Wright, qui s'est retrouvé coincé lors d'une montée des eaux.
En fait, ce film est inspiré de manière trés large de faits réels, mais pour une fois que dans un film qui a pour decor une cavité, les speleos ne se font pas devorer par des gnomes infernaux, il a fallu que les speleos s'entretuent en s'empalant sur des stalactites, apres que les 3/4 de l'équipe soient decedés dans des circonstances tragiques.

En bref, une soirée rigolade entre copines, à grand renfort de bonbons Haribo, plein de nouveaux projets souterrains entre amis et surtout une bonne dose d'auto dérision.

Kath

dimanche 19 novembre 2017

La Réussite nous glisse des mains...

Samedi 18 novembre, Jean Claude, Joël, Jean Luc, Pierre Michel et Alain M.

Nous sommes retournés au trou de la Réussite, sur les flancs d'Espiaube.
L'objectif était bien sûr de continuer la désobstruction entreprise il y a quelques temps.
Le départ de cette cavité, un joli méandre perte se prolongeant dans une fracture bien érodée nous laissait présager une suite qui allait nous conduire, c’est certain, dans la rivière inconnue qui coule sous le massif.

Le travail va bon train et les blocs sont remontés, après avoir été calibrés à la massette, dans un seau tiré par une corde, sur 7 à 8 mètres.
Nous arrivons à descendre de plus de 1 mètre cinquante en décollant des blocs soudés par la calcite.
Las, il faudra, après 6 heures de travail, se rendre à l'évidence. Le fond que nous atteignons se pince, sans laisser d'espoir pour une suite possible.
Il reste peut être l'autre côté où la aussi on pourrait descendre un peu mais nous sommes un peu sceptiques.
Il faudra y revenir un jour de forte amplitude thermique, voire d'où vient et où va le vent.

Alain M



Le petit trou oublié dans les Basses

18/11/17, Véro, Dom et Bubu

Le proprio de la Grotte voudrait bien la visiter. On avait essayé l'année dernière mais le trou était en crue. Il en avait reparlé récemment avec Véro.
Oui mais voilà, l'équipement de la cascade à l'entrée du trou, un puits d'une dizaine de mètres, était trop technique pour un débutant, il fallait réequiper .
Véro voulant faire découvrir le trou à Dom, (Domi Cassou), ce sera pour moi l'occasion de les accompagner et préparer ainsi la visite du proprio.
On se retrouve à 10 heures au parking. Pour une fois la marche d'approche est rapide et on plonge rapidement. Il fait beau depuis plusieurs jours mais le puits est encore bien arrosé.
Véro équipe le plus loin possible dans le méandre et un Mickey nous permettra une descente hors d'eau pour peu qu'on se repousse bien de la paroi. Une dèv serait idéale, l'amarrage est en place, mais cela compliquerait la chose pour un débutant.
A la base du puits, il faut chercher les passages dans la trémie qui ne sont pas toujours évidents et on arrive enfin à la rivière. Elle est toujours aussi belle. Je me régale.
On laisse Dom passer devant. Il mitraille et lui aussi en prend plein les yeux.
Les discussions vont bon train. Ne nous mentons pas, c'était aussi un but de cette sortie commune. Il y a eu tellement d'incompréhensions, de non-dits, de rancœur, de gâchis.... il était temps de se parler. Autour d'une table ça aurait dégénéré. Là, nous sommes animés par une passion commune qui apaise les tensions.
On arrive au siphon. Les traces de crues remontent très très haut. C'est impressionnant. Petit détour par la galerie de l'As de pique et retour vers la sortie. Une rubalise déroulée dans la trémie serait une aide non négligeable!
Casse croûte vers 15 heures arrosé d'un bon madiran. On vient de passer un bon moment ensemble avec des discussions franches et honnêtes. Il reste pas mal de boulot mais le premier pas vient d'être franchi.
Je pars vers Espiaube pour rejoindre les copains en espérant que là aussi ce sera une Réussite.
Bubu


vendredi 17 novembre 2017

Dans les "basses" du coté du col de Teich

Jeudi 16 novembre, Patrick, Sandrine, Jean Claude, Joël et Alain M

Ce samedi nous "délaissons" un peu les montagnes de St Pé pour aller en rive gauche de l'Ouzom, voir quelques cavités repérées par Jean Claude il y a quelques temps.
Rendez-vous au pont de l'Arresec pour une montée peinarde, un joli sentier nous mènera sur zone, sentier certainement emprunté exclusivement par les chasseurs.

Nous atteignons rapidement la première cavité à voir. C'est un petit départ et pour le franchir il nous faudra retirer un très gros bloc devant l'entrée.
Après moult coups de masse et l'aide de la barre à mine et des burins, c'est chose faite. Hélas il nous faut nous rendre rapidement à l'évidence, pas de suite possible, malgré un courant d'air bien marqué mais provenant certainement d’une fissure. Terminé.
Casse-croûte puis nous continuons la montée. Un nouveau départ est atteint.
Il s'agit d'un beau méandre perte. Son explo ne permet pas hélas d'atteindre de suite et nous le déclarons lui aussi terminé. A noter la présence d'une myriade d'araignée.


Nous continuons la montée et atteignons le troisième objectif.

Il s'agit d'une très belle grotte ayant servie comme repère aux ours, la présence de 3 bauges et de quelques ossement l'attestant.
La galerie est de belle taille, déclive et encombrée de nombreuses pierres et blocs, en équilibre instable. Vers le fond nous découvrons un petit passage qui pourrait peut-être donner sur une suite.

Nous remuons des blocs et des blocs mais après plus d'une heure de travail nous décidons d’arrêter, il faut penser au retour, à cette saison les jours sont bien courts.

Le retour se fera au pas de course, la tête pleine de nombreux souvenirs et tous prêts à de futures explorations.



Alain M

TP30: Mission 765.

Épisode 1: Objectif -275.

Mercredi 15 Novembre.

Cela faisait quelques temps que nous discutions, échangions, polémiquions sur cet éventuel futur projet. Après avoir fait subir de nombreux interrogatoires à Serge, courant d'air? Eau? Volumes? Approche? Bivouac? Et j'en passe... Ce gouffre s'est présenté comme la suite logique après la fin de nos explorations sur le secteur du Soum de Conques. Après une première sortie annulée à cause d'une météo capricieuse, ce mercredi ci s'annonçait idéal.

C'est à 7h45 que Jean et moi retrouvons Serge près des grottes de Bétharram, au départ du sentier qui mène au plateau de l'Isarce. Nous nous répartissons les 350m de cordes, la bonne cinquantaine d'amarrages, puis nous attaquons la montée. Il nous faudra pas moins de deux heures à bon train pour rejoindre le plateau. Et là, belle surprise de découvrir une magnifique vue, à la fois sur la plaine et sur les sommets enneigés. Nous partageons quelques souvenirs des camps effectués par le passé, puis rapidement nous arrivons au trou. Jean et moi nous préparons, alors que Serge nous prépare les kits. Nous ne serons que deux à aller sous terre, Serge redescendra en suivant.

Jean commence l'équipement et le moment est assez fort. Un peu comme s'il nous passait le flambeau, Serge nous remet les clefs de notre nouveau terrain de jeu. Quelques derniers conseils et nous voilà partis. Les spits ont vingt ans, mais sont étonnamment propres. Nous plantons seulement 3 ou 4 goujons. A 14h30 notre objectif du jour est atteint, nous sommes au pied du P.147 à la cote -275. Nous trouvons un endroit bien sec pour manger et laisser un peu de matériel avant d'attaquer la remontée. Il nous faudra 1h15 pour rejoindre la surface. Au retour nous visitons la cabane de l'Isarce située à seulement 10 minutes de l'entrée du trou. Nous serons certainement obligés d'y bivouaquer passé une certaine profondeur. La descente est plutôt rapide, car il nous faudra 1h pour rejoindre la voiture.

Le premier objectif rempli, le suivant pointe le bout de son nez. C'est logiquement la poursuite de l'équipement jusqu'à la cote -500.


Antho.

Point final au SC 147.

Mercredi 1er Novembre.
 Suite à notre sortie précédente du mercredi 25 Octobre, durant laquelle nous étions arrivés au bout de ce gouffre, nous décidons d'y retourner en suivant pour déséquiper et récupérer le matériel installé dedans.
C'est donc de bonne heure que Jean et moi attaquons la marche jusqu'au col d'Andorre pour y rejoindre Serge qui a pris un peu d'avance. Arrêt habituel à l’abreuvoir et nous filons rapidement au trou.

Nous avions déjà déséquipé en partie le gouffre et stocké des cordes et amarrages dans la salle du Fafarjo. Ce matériel à lui seul nous remplit déjà un kit complet et bien lourd à traîner dans le méandre. La suite ressemblera à un beau travail bien organisé. Un au déséquipement, des allers-retours dans le méandre pour les deux autres et ceci  afin d'amener tout le matériel au pied des puits d'entrée. Pour finir, la remontée finale sera moins... méthodique, mais plutôt « bourrinage ». Lestés de nos lourds kits nous préférons effectuer un seul voyage que faire des montées-descentes.

La sortie se fait en milieu de journée, nous redescendons bien chargés après une pause repas au col.



Antho.

mardi 14 novembre 2017

Sortie féminine chez Tonio

Lundi 13 novembre 2017


Sur le site du CDSC 65, la sortie de Caro et Sandrine au Gouffre Tonio à St Pé de Bigorre  ICI

lundi 13 novembre 2017

Entre 10 averses

Dimanche 12 novembre.

Patrick et Sandrine, Alain M

Comme chacun a pu le constater, le temps ne se prêtait vraiment pas à la sortie spéléo ce samedi et ce dimanche.
Presque tous les sites météo s'accordaient à nous prédire de la pluie, de la pluie et de la pluie !!
Sauf un, certainement plus optimiste qui voyait du "soleil" en début de matin ce dimanche, sur Bagnéres de Bigorre mais de la pluie du côté de Pouyastruc et sur tout le nord du département.
Les téléphones chauffent ce dimanche matin, de chez moi je vois une éclaircie plein sud (!) Patrick une plein ouest et Jean in-situ confirme.
Rendez-vous à 10 heures au pin penché (Sequoiadendron giganteum) et route à la Croix de Manse.
Nous retournons au Souffleur du Tucou, vérifier d'où vient ce courant d'air, certainement que nous n'avons pas tout vu.
Et surtout, peu de marche, abri facile dans la première "salle", etc etc...
Montée rapide, uniquement quelques gouttes d'un crachin qui nous ferait presque croire que nous sommes en bord de mer !! !
Equipement rapide et l'on s'engouffre à trois dans la cavité. Il y a du vent, ça souffle. Dans l'étroiture verticale, il est vraiment bien marqué.
Nous atteignons la salle "terminale".
Un coup d’œil au gros bloc à droite et effectivement le vent vient d'ici, merci Caro.
Dessous du vide nous semble-t-il, c'est certainement la suite.
Travail de désob, il faut réduire le bloc, on en a maintenant l'expérience.

Chaîne de cailloux, passage du seau, cela avance bien vite et déjà Patrick nous annonce que ça va passer.
Effectivement, un beau vide se dessine et l'on aperçoit le fond deux bons mètres plus bas.
Patrick descend (c’est encore un peu étroit mais ça passe).
Il s'allonge à droite, à gauche mais ne peut que constater que nous sommes dans une fracture, que l'amas de bloc ne laisse pas prévoir de grand vide et qu'une désobstruction de cette zone serait bien aléatoire.
Nous décidons de stopper les frais, rien de bon pour une vrai suite spéléo, si ce n'est ce courant d'air constant qui nous nargue. Il faudra y revenir par temps froid, on ne sait jamais. Et avec l'hiver qui approche, ce sera pour très bientôt.

Casse-croûte de rigueur, midi est déjà passé depuis pas mal de temps.
Patrick sort le matériel topo et un relevé minutieux de tous les départs possibles est effectué.
Lors de la remontée un autre départ attire notre attention, bien ventilé, mais il redonne au même endroit.
A 14h 30 nous sommes dehors.

Tiens, il n'a même pas plu.
La pluie sera quand même là lorsque nous arriverons aux voitures...

Alain M


dimanche 12 novembre 2017

L'EDS aux Moustayous



Sur le site du CDSC 65, le compte rendu humide de la jolie traversée Moustayous ARVA par l'EDS le 11 novembre 2017 ICI