lundi 26 novembre 2018

Le SE08, suite...

Samedi 24 novembre.
Nous nous retrouvons une nouvelle fois au SE08 pour continuer la désobstruction.
Nous sommes 8. Le travail avance bien et la valse des seaux continue.
Glaise et cailloux remontent à vitesse grand V, 2 poulies ayant étés installées en tête des puits pour faciliter le mouvement.
Nous travaillerons de 10 h 30 à 16 h 30 avec un arrêt casse croûte d'une heure.
On descend petit à petit, on a encore gagné un bon mètre.
L'échelle de 10 mètres qui sert à descendre le puits n'a plus que 12 barreaux de libres, ce qui fait une profondeur creusée de 6 mètres 40.

Affaire à suivre.

Les participants : Dominique, Véronique, Jean François, Gustave, Bubu, Joël, Jean Luc et Alain M.

Alain M
Photos JF Coronado










vendredi 23 novembre 2018

La petite porte vers un autre monde...

 Vendredi 23 novembre 2018, Marc Chanliau

  
Ce vendredi de congé, j’ai bien l’intention d’aller chatouiller les chatières de la cavité que vous savez ! Malheureusement je suis seul, personne n’ayant pu se libérer.

C’est bien chargé de 120 m de corde dans un seul kit bourré + mon matos perso dans un mini-kit + un sac avec un appareil photo reflex que je prends la route en milieu de matinée.
En 40’ je suis devant la première étroiture à 90°. Elle est descendante, avec un ressaut de 3 m environ à la verticale. J’équipe sur sangles et 2 amarrages naturels avec le rab de la C70 du dernier rappel.
J’atterris dans l’autre monde, un magnifique méandre quasi inviolé, très concrétionné sur ses parois, très jaune et surtout immaculé. Le méandre fait 3 m à sa base et va en s’élargissant, grimpant au moins à 10-15 m de haut.

Je parcours le méandre, au fond duquel coule un minuscule actif, un simple filet. Je passe un premier ressaut (R2), puis un second (R4), puis une partie sinueuse terminée par une petite salle juste après un troisième ressaut (R5). Les hauteurs sous plafond passent de 10m à 3m en quelques mètres de progression. Le méandre se poursuit toujours plein Nord assez large à sa base (entre 2 et 5m) ... Soudain le méandre se resserre, mais prend de la hauteur dans une faille bien marquée. Puis ... un puits et un spit ! Je vois la base du puits s’élargissant, bien horizontale, avec plusieurs gours et flaques d’eau. Je suis à 12 m du fond.

Me voici au fond du puits. Au Nord de la salle, la faille se poursuit avec un lit de sable fin, mais ce sera sans moi, ça se pince fortement, personne ne passera ici. Terminus ? Non. Au fond de la salle, plein Sud, un autre passage s’ouvre sous une grosse concrétion tombant de la paroi. Il y a une suite... Une vingtaine de mètres plus loin, ça se resserre encore. Il faudrait désober pour passer une étroiture à 90°, dont j’ignore tout de la suite.
A la remontée, je choisis de penduler pour remonter dans le méandre et éviter une sortie hasardeuse 1m50 plus haut.

Je reviens ensuite sur mes pas dans le méandre et prends mon temps pour bien observer moins à mes pieds et plus en hauteur. C’est clair que plusieurs escalades semblent possibles vers de possibles suites...  Je laisse dans le méandre tout mon matos et je pars en escalade en opposition. Perché à plus de 4 m du fond s’échappe un nouveau méandre perpendiculaire très calcifié, avec plancher stalagmitique, stalactites et stalagmites. Waouh, c’est beau ! Mais ce n’est pas fini ! La cheminée se prolonge encore et débouche dans une immense salle de ~30 m de haut, avec de nombreuses coulées de concrétions et un nouveau magnifique plancher stalagmitique tout blanc. Mince, ça crisse sous mes pieds... Je trouve là une cheminée descendante qui n’a pas l’air de mener dans le méandre principal. Mais il y a une étroiture « faisable » à franchir... En hauteur, il n’est pas impossible qu’il y ait aussi d’autres suites montantes.
Je poursuis mon retour et trouve une autre voie montante. Un peu d’escalade et me voici dans une immense salle, 10-15m au-dessus du fond du méandre. Elle est doublée d’une seconde toute aussi grande quelques mètres plus haut, communiquant entre elles par un toboggan d’argile fort glissant. Là encore un puits semble redescendre ailleurs que dans le méandre principal ; mais également à désober pour pouvoir passer...

Je reviens à mon « carrefour » aval/amont. J’attaque l’amont maintenant ! Le premier ressaut de 5 m est franchi sans problème. Sur le palier des centaines de perles des cavernes de toutes tailles et de toutes formes ! Quelle chance que ce lieu soit quasi inviolé.
Derrière ce premier ressaut, un second beaucoup plus inquiétant, bien que plus modeste (R4). Je tente ma chance pendant 1/4h mais en vain.
L’heure du retour a sonné, il est 13h45. Après TPST 6h22, je suis bien content de retrouver la fraîcheur de la forêt saint-péenne ! La marche de retour est longue et lente. Je rentre chez moi fourbu mais heureux !

Vous les anciens avez bien fait de conserver ces étroitures intactes toutes ces années pour la protection et la pérennité du lieu !

Marc

lundi 19 novembre 2018

Suite de la désobstruction au SE08

Ce dimanche 18 novembre nous sommes retournés au SE08 pour poursuivre la désobstruction.
Il s'agit de vidanger un puits qui devrait nous permettre d'atteindre les galeries supérieures de la Grotte du Roy.

Le relevé des seaux s'est enchaîné pendant près de 5 heures et nous avons encore gagné plus d'un mètre.

Il semblerait qu'un léger courant d'air aspirant ce soit amorcé mais la température extérieure étant plus fraîche que d’habitude, il faut encore patienter un peu.

A suivre le prochain weekend.

Les 9 présents : Dominique C, Véro D, Gustave et Christine A, Alain D, Joël S, Jean N, Jean Claude et Alain M

Alain M

lundi 12 novembre 2018

SE08, suite de la désobstruction

Ce dimanche 11 novembre, nous nous sommes retrouvés à 9 personnes pour continuer la désobstruction du puits.
La veille, une équipe réduite était venue pour réduire le gros bloc qui empêchait de travailler correctement au fond.

A l'aide de 2 bidons puis ensuite de 3 seaux, ce fut une remontée incessante, de pierre et surtout de terre glaise parfois très molle et collante à souhait.

Le fond descend progressivement et maintenant, pour faciliter les manœuvres les seaux sont remontés en deux étapes.
Le palier au dessus du puits n'est pas très confortable mais le travail a été efficace et nous sommes descendu d'un mètre cinquante.

Les participants : Véro Doyen, Domi Cassou, PM et I Abadie, Bubu, Jean Claude, Joël, Jean Luc et Alain M

Affaire à suivre ...

Alain M


L'exercice secours spéléo dans la presse

Suite à l'exercice secours qui s'est déroulé le 3 novembre dans le gouffre Abdala à Bagnères de Bigorre, (voir le compte rendu ICI) voici l'article de presse qui vient de paraitre:




dimanche 11 novembre 2018

Le gypse du TH 2

Samedi 10 novembre 2018
Les recherches de Dimitri sur les cavités hypogènes dans les Pyrénées ont bien avancé depuis notre première sortie sur St Pé (CR du 26-03-2018). En près d'un an il a écumé un nombre important de sites allant de l'Ariège au pays basque avec un petit détour cet été par les cantabriques. Autour de ce projet, qui change de nos pratiques habituelles, une poignée de spéléos de tous horizons s'est peu à peu mobilisée formant un réseau informel de passionnés. Ainsi, samedi, Gérard et Jérôme, piliers de la SSPPO souhaitaient montrer le gouffre TH2 à Dimitri. 

L'entrée spectaculaire du TH2

Cette belle cavité dont ils ont réalisé l'exploration s'ouvre dans les Arbailles où Dimitri a déjà trouver des indices tangibles de présence d'H2S, notamment au gouffre du Nébélé. Sandrine et moi profitons de la visite ainsi qu'Eric dont c'est la première sortie au club Palois. Après une courte marche d'approche nous parvenons à la spectaculaire entrée du gouffre.

Le P.45 d'entrée, plein gaz, vu du dessus...


 et vu du bas...
Comme Gérard a été l'une des chevilles ouvrières des premières explorations dans les années 80 nous pouvons revivre en directe les rebondissements de l'exploration. 

 Vers - 80 m, la vire qui a permis la découverte du réseau.

Mais une fois arrivés dans la galerie, après quelques puits, plus questions de papoter et chacun se retrouve le nez collé à la paroi en quête d'une petite trace de gyspse. Jérôme ne tarde pas à en trouver une, sous la forme d'une minuscule crosse. Rapidement nous nous apercevons qu'il y en a partout. Dimitri est aux anges et commencent à prélever des échantillons. La progression s'en trouve bien ralentie mais finalement nous parvenons quand même à la salle Martel qui sera notre terminus pour aujourd'hui. 

La salle Martel vers -130 m

Tout cela prend quand même pas mal de temps mais ne nous empêche pas d'apprécier ce superbe gouffre. Nous ressortons à la nuit tombante. La moisson d'échantillons a été bonne, il ne reste plus qu'à attendre les résultats des analyses. 





Extrémité de la salle.


L'actif avant le P.30 menant au fond du réseau.



Patrick

vendredi 9 novembre 2018

Retour "aux sources"

Jeudi 8 novembre, Patrick et Sandrine, Jean Claude, Serge et Alain M

Ce jeudi, après consultation de la météo, nous partons au fond de la Génie Braque afin de récupérer un capteur Reefnet dans la résurgence de l'Aguilée, mise en place en 2017 et qui devrait nous indiquer avec précisions les périodes où la cavité est praticable.

En même temps nous regarderons en détail le gouffre de l'Aguilée, situé à une centaine de mètres.
Au château d'eau de Sep, il reste encore des traces du violent orage qui s'est abattu la veille sur St Pé. Un névé de grêlons qui subsistera toute la journée.
 
Montée calme, nous voyons avec tristesse les buis tous nus, la pyrale a sévi ! Nous constatons aussi que les tilleuls ont refait une pousse de feuilles, tache vert clair, rehaussant les couleurs de l'automne, le temps est complètement détraqué.

Nous arrivons à la perte. Patrick et Sandrine vont récupérer le capteur posé le premier février 2017. L'eau est très basse mais interdit quand même le passage du pseudo siphon.

Nous allons ensuite au Puits Christophe, Souffleur du Boulet. Nous cassons la croûte avant, devant le faux Oueilh.

Au souffleur, le vent y est violent. Patrick rééquipe et part à la recherche du courant.
Il est vite retrouvé mais pour la suite il faudra entamer un nouveau chantier, ce sera pour une autre fois.

Nous passons ensuite à l'Oueilh du Mesplé. Le débit qui en sort semble correspondre à celui du souffleur.

Nous retraversons la Génie et remontons d'une centaine de mètres voire un départ repéré il y a quelques années par Jean Claude, le trou de l'écureuil. Hélas, c'est plutôt un trou de blaireau, à sentir l'odeur qui s'en dégage. Les travaux de déblaiement seraient trop aléatoires. 
Nous prenons le chemin du retour en prospectant, passons devant le trou des Italiens puis devant 3 abris sous roches et rejoignons ensuite le sentier qui nous ramènera au château d'eau.

Belle balade et bonne journée avant les prochaines pluies.

Alain M

mardi 6 novembre 2018

Traversée hayau bouhadere... deuxième tour de manège

Ce 5 novembre, je suis partie montrer la traversée à un copain, David.
Rentrée sous terre 10h, sortie 13h15.

J'étais tellement sûre de me planter de chemin et d'être en retard à l école... que la sortie fut faite en un temps record! Et je me suis pas perdue... les souvenirs de la dernière sortie n' étaient pas très loin...

En tous cas, David était ravi et a équipé sa première main courante rappelable. Forcément dans le speed scolaire... pas de photos mais pleins de souvenirs et c'est déjà pas mal!!!
Caro

lundi 5 novembre 2018

Petite prospection autour de la Hèche

Dimanche 4 novembre 2018 :
L'exercice de secours de la veille s'est terminé un peu tard mais nous avons vraiment envie de profiter de ce beau dimanche pour aller sur les hauteurs du massif. Le départ est un peu tardif et lorsque nous arrivons à la carrière d'Asson, les chasseurs ont depuis longtemps investi le territoire. Une battue est en cours du côté des Nabails aussi nous préférons monter par le versant sud. Au col de la Trencade, nous quittons le sentier pour prospecter un peu. Assez rapidement nous tombons sur un petit trou aspirant nettement. Cela semble plus grand derrière. L'ouverture de l'entrée ne nous prend pas trop de temps, mais le conduit qui suit n'est guère enthousiasmant et l'air semble filer dans des fissures étroites. Il n'y pas véritablement de conduit alors nous laissons tomber. 

 Le PH 64. Un peu ébouleux... mais il y a de l'air.

 Nous récupérons le matériel laissé au trou des Campeurs l'été dernier puis commençons à redescendre côté nord pour aller revoir d'autres petites cavités. Petit arrêt au PH3, mais là, ce sera pour une prochaine fois. Nous recherchons ensuite le PH41 puis les PH44 et 44 bis mais en vain. Visiblement les coordonnées ne sont pas bonnes. En revanche, nous trouvons une petite cavité ne figurant pas dans la base. Rien de transcendant puisque nous nous arrêtons au bout de quelques mètres sur un colmatage. Pour terminer, nous revisitons le PH 43 où il y a de l'air mais aussi pas mal de travail pour atteindre une bien hypothétique suite. 

L'entrée du PH43. Un trou bien formé, mais pas très gros quand même. On le gardera en réserve si nous n'avons rien d'autre à se mettre sous la dent.

Patrick et Sandrine

Exercice secours Gouffre d'Abadala le 3 novembre

Le 3 novembre un exercice secours départemental s'est déroulé à Bagnéres de Bigorre, au gouffre d'Abdala.
Il a rassemblé plus de 70 personnes.

Tous les détails sur le site du CDSC 65 ICI

Le film de l'évacuation en cliquant sur le lien ci dessous
cliquez ici

B Nurisso


Quelques photos de Patrick, Thomas, Vero, Dom, Marc, moi.....