lundi 25 février 2019

Du Granquet à la Ménère.

Samedi 23, avec Véro on décide de profiter du beau temps et de monter au Granquet. Versant sud, il ne devrait pas y avoir trop de neige et il ne sera pas nécessaire de prendre les raquettes....Erreur! La route des Spandelles n'a pas été déneigé. Il y a plus d'un mètre de neige mais elle est dure et porte bien donc la dizaine de km qui nous sépare du col ne nous fait pas peur et c'est parti !


Notre objectif, le sommet du Granquet, est encore bien loin.....

Après plus de 2 heures de crapahut, un vent chaud transforme la neige. Véro s'enfonce jusqu'aux genoux, moi jusqu'au bassin ! Galère, galère !!! On se trouve un coin sec pour casser la croûte. Des mésanges viennent grappiller les miettes de pain. C'est beau mais: demi tour !

Le lendemain matin les mollets font mal mais on rejoint quand même Jean Claude à Saint Pé. Il fait toujours aussi beau, ma fille Lucine et sa jeune chienne Ninety nous accompagnent.
Jean Claude a plusieurs départs à nous faire voir. Comme d'habitude on prend un bon chemin, puis on bifurque sur un chemin qu'il est le seul à voir, puis on quitte les sentiers battus en se fiant au GPS.
Après une heure de marche et quelques recherches hésitantes, voici le premier trou. Un très gros bloc bouche l'entrée mais il bouge. Et comme dirait un membre du club, "caillou bouju, caillou foutu".
Faudra revenir pour aller voit 2 mètres plus bas ce que ça donne.
On repart vers un deuxième objectif. Le trou est rapidement trouvé. Il s'agit d'un petit trou d'environ 2 mètres de profondeur, sans aucun courant d'air. Celui là, on le laisse tomber.
Nouveau crapahut dans les buis qui essaient de survivre à l'attaque de la Pyrale et on arrive au trou suivant. Un bon courant d'air en sort. Jean claude à déjà gratté l'entrée la semaine précédente et ça passe bien. Diamètre un bubu et demi. De suite on tombe dans une grande salle pentu magnifiquement éclairée par les rayons du soleil. Ma fille nous rejoint.  Le concrétionnement est fabuleux, bétharramesque ! C'est incroyable de voir ça dans ce coin. Ce sera la grotte de la colonne.



 On descend jusqu'au fond de la salle, un passage étroit recouvert de choux fleurs semble donner sur du plus gros avant un nouveau passage étroit. Et surtout, tout le courant d'air vient de là ! Armé de notre massette et notre burin on ne va pas pouvoir faire grand chose aujourd'hui, il va falloir revenir avec du matériel plus performant.
Du bruit au sommet de la salle: c'est Ninety qui s'impatiente et qui a décidé de nous rejoindre. Je pense qu'elle aussi a apprécié le décor!




Après un bon casse croûte (merci JC pour le foie gras!), c'est reparti direction le "Cassou tombé". Un énorme chêne (un cassou en bigourdan) est tombé et le trou se trouve juste à côté. La non plus, il ne sera pas nécessaire d'y revenir. Énorme travail et aucun signe d'une éventuelle continuation.
On rejoint le ravin de la Ménère. On jette un coup d'oeil à la mine inondée et on continue notre grimpette jusqu'au chemin Béarnais. De là, on se dirige vers le Couhy pour descendre via Moura et Sep. Le chemin est particulièrement propre. Merci les chasseurs pour ce débroussaillage.
Un peu avant le Couhy, on coupe par le ravin de la "grotte des incompris"pour se retrouver au niveau des jonquilles. Il y en a partout. le spectacle est féerique. Redescente tranquille en passant par Moura. Les proprios ne sont pas là. Dommage, on se serait bien fait offrir à boire avec cette chaleur !

Les jonquilles du Couhy

Le film de Jean Claude sur la grotte de la Colonne est ICI
Bubu

jeudi 21 février 2019

Les dessous du Monastère


LES DESSOUS DU MONASTERE le 20 février 2019

Une joyeuse équipée, Caro, Sandrine, Jean-Claude et Marc, prend le chemin d'une cavité un peu spéciale, baptisée pour l'occasion "les catacombes de Saint-Pé". Il est 20h, nous sommes en afterwwork !
S'agit-il d'une classique ? Pas vraiment. D'une explo ? Non nous ne sommes pas les premiers. Alors c'est un genre nouveau !
Il s'agit d'une randonnée souterraine dans le cours d'une rivière en plein cœur du village de Saint-Pé, non pas dans les méandres boueux et malodorants de l'Oueil de la Bop, mais un peu plus en amont, toujours dans la Bathmale, mais à l'intérieur de l'ancien enclos monastique.
Avec l'autorisation des propriétaires, nous pénétrons dans l'enceinte et gagnons l'arrière des bâtiments.
 Là nous trouvons le petit portillon menant à une volée d'escalier en pierre, conduisant dans le lit souterrain. Ce lit a été exhaussé d'un mètre, canalisé et recouvert d'une double voûte en maçonnerie en 1884, sur un peu plus de cent mètres, pour éviter les débordement de son lit et les inondations de la prairie de récréation du Petit-Séminaire.
A peine 2 mètres sous terre, nous remontons plein Est l'amont de la Bathmale dans une galerie très propre, pavé de galets sur lesquels coule la petite rivière. 
Nous passons sous les jardins, puis sous les bâtiments de l'ancienne grange orientale, puis sous le Chemin municipal des Palombières et débouchons au grand jour (il fait nuit), non loin du lavoir du quartier de Labadie. 
Nos lampes et le clair de pleine lune éclairent les innombrables petites truites et alevins de truite qui barbotent ici.
Retour sur nos pas puis descente de l'aval. Le plafond de la galerie est composé de grosses plaques de schiste placées à l'horizontale en tête de murs de pierre formant canal. De temps en temps une plaque est brisée et est tombée dans le cours d'eau et on découvre la voûte en pierre qui surmonte l'ensemble. Tout est maçonné "à l'ancienne". 
Certaines portions datent du XVIIème, la plupart du XIXème. Quelques belles arches en plein cintre ponctuent le parcours. Il n'y a point de vase ou de boue. De temps en temps de part et d'autres, débouchent des canaux de différents calibres pavés d'ardoises. Ce sont probablement des rejets d'eau pluviales des descentes des bâtiments en surface. Jean-Claude et Marc se lancent dans l'exploration de l'un d'entre eux, mais 20m plus loin se heurtent à une étroiture sévère infranchissable !
Après une centaine de mètres bien rectilignes, la rivière fait un S avant de déboucher au lavoir couvert de la rue Procope Lassalle. 
C'est peu après que les flots de la Bathmale s'enfoncent à nouveau sous terre, dans la cavité naturelle de l'Oueil dela Bop, pour environ 300m de boyaux... que nous ne ferons pas ce soir !
Après un nouveau retour sur nos pas, la sortie est déjà terminée... Nous pouvons (enfin) goûter le plaisir de boire un verre ensemble en rêvant sous les étoiles et la lune ronde au renouveau prochain de cet exceptionnel patrimoine architectural s'étalant de 1689 à nos jours.

Le film de Jean Claude :
https://youtu.be/-TMia-hMooc

Marc

lundi 18 février 2019

Salle Accoce et la Trémie du Baron


Véro voulait voir la salle Accoce et moi je voulais revoir la trémie du bas de la salle pour voir s'il y a moyen de la consolider.
En effet, le passage était devenu impraticable depuis qu'un gros éboulement ne permettait plus de rejoindre les grandes galeries d'Arphidia 3 et 4 en passant par le Chaos du Baron, itinéraire beaucoup plus court qu'en passant par le trou du Robinet.
Alors, tandis que nos 4 camarades des Cascades retournent au soleil, nous on continue vers l'aval avec tout le matos pour atteindre le fond de la salle Accoce.
Le P18 est rapidement avalé, puis c'est la superbe galerie GPTS et la salle Accoce - Capar.
Au fond de la salle je ne reconnais pas le passage étroit qui donnait accès au Chaos du baron. Au lieu de ça, c'est un puits de 1 mètre de large sur 2 mètres de long, le long de la paroi qui semble saine.
Un énorme bloc est venu s'appuyer sur la paroi. Il doit retenir beaucoup d'autres blocs.
La trèmie du bas de la salle à l'air de se vidanger dans ce passage. Quelques très gros blocs sont instables.
Je pense cependant qu'avec un bon nombre d'étais de maçon, ce doit être jouable... pas simple, mais jouable. Le transport du matériel sera un peu laborieux mais on a fait pire ! Et c'est pas très loin !
Il doit rester pas mal de vierge à faire du côté d'Arphidia 3.
Ça pourrait ressembler à une désob que est en train de faire dans les Cantabriques:




On a fait quelques photos en remontant et on était à la cabane vers 18 heures. Les premiers ne vont pas tarder à sortir du robinet....
Bubu
Photos Véro D (désolé, y'avait que moi comme modèle !)




















Boucle des cascades

Pour moi ce sera la boucle des Cascades avec Alain et Anaïs d'un club du 64 (Leize Mendi ?), Véro D et les 2 Michels (Douat et Lauga).
30 ans que je n'avais pas revu ce réseau, je ne reconnais pas grand chose et certains passage étroits semblent avoir rétréci.
On décide de faire la boucle à l'envers, en déséquipant les fossiles et retour en tirant les rappels dans les cascades.
En montant, on charge aussi le Kit de Michel L de fil de fer, restes de mains courantes des premières expéditions.
Il y aura trop d'eau dans la cascade et Mickey et Véro tireront les rappels dans la diaclase qui redonne dans l'actif.
On est de retour à l'entrée du Tunnel EDF vers 14 heures. La mission a été remplie !
Le matériel pour la suite vers Accoce nous attend là, ainsi que l'appareil photo !
Bubu

On a fermé le Robinet

Samedi 16 février

Caroline, Serge, Bubu, Alain M et 15 autres personnes.
Ce samedi à 9 heures, nous étions nombreux sur la place de l'église à Sainte Engrace.
Deux objectifs de déséquipement étaient au programme, soit le Réseau amont des Cascades dans Arphidia, soit le déséquipment du trou du Robinet, de la salle Treuthard à la sortie.

Montée en voiture jusqu'au col puis fin de la marche sur une piste verglacée, la neige des jours derniers n'étant pas encore toute fondue.
Au chalet Dominique Prébende nous nous équipons et formons les équipes.

Pour moi, ce sera un retour dans une cavité où nous avons pris tant de plaisir à faire de la découverte, depuis 1982. Nous avons eu la chance de participer aux explorations de ce petit réseau du Robinet qui jonctionnera à plusieurs endroits dans le réseau d'Arphidia et permettra de trouver tout d'abord des shunts pour aller dans Arphidia 3, puis ensuite dans Arphidia 4 et même de continuer les explorations, lorsque le passage dans le Chaos du Baron deviendra trop dangereux.

Nous voici donc dans le tunnel, un peu allongé dans l'eau pour arriver au barrage du Robinet, ramper jusqu'à la "Boue Rouge" puis accéder à la série de puits qui donneront, après environ 150 m de descente, à la galerie de Byzance, véritable accès aux "grands" réseaux, Arphidia 2, 3 et 4.

Il y a un peu d'eau et comme par le passé, la descente du puits du Moustachu, une pensée à Pierre, sera bien arrosée pour ceux qui ne prendrons pas vraiment bien le relais du bon côté. C'est l'arrosage.

Etant nombreux, la file s'étire et il ne sera pas nécessaire pour tout le monde d'aller au fond, à 15 ce serait un peu long.
Une première équipe de 4 ira dans Treuthard et les sacs de cordes commenceront à remonter.
Ce sera un travail méthodique et au fur à mesure la remontée du matériel se passera sans encombre.
Vers 19 heures le dernier équipement rendra l’âme et nous serons tous dehors sous les coups de 19 heures 30.

Du beau travail et un grand merci à tous les participants.


Alain M










vendredi 15 février 2019

La Gouarette, acte 1, scène 2

Jeudi 14 février 2019
C'est la St Valentin et pour fêter ça, nous retournons à la Gouarette (le resto ça sera pour une autre fois). Bien évidemment nous ne sommes que deux, la polygamie ça n'existe pas au GSHP !
Après la petite montée au frais, nous retrouvons le soleil qui pointe son nez juste au-dessus des crêtes d'Illens. Le courant d'air est un peu plus faible aujourd'hui. Il faut dire que le fond est bien bouché à la suite des travaux de mardi. Donc au menu, il faut vidanger la fissure. Ce n'est pas très évident, c'est humide et gras. Finalement, le resto aurait été un meilleur choix. Cela dure toute la journée avec quand même une petite pause pour se sécher un peu au soleil et avec une bonne flambée. Ben oui, c'est jour de fête ! Vers 16 h nous parvenons enfin à ré-ouvrir la diaclase. Cela reste très étroit sur 1 à 2 m en raison des coulées qui ont presque totalement bouché le conduit. Mais il y a de l'air et en-dessous cela semble un peu plus grand (?????). Le prochain acte nécessitera un peu plus de main d’œuvre et un matériel plus adapté pour se débarrasser de ces maudites coulées. 
Au fait, bonne fête les amoureux ! la prochaine fois, si vous souhaitez faire preuve d'originalité, des Gouarettes, il y en a plein d'autres...
Et pour ceux qui ne connaissent pas, un petit cadeau qui date un peu mais qui fait toujours plaisir à écouter. C'est sur : https://www.youtube.com/watch?v=BmH12kuj8LE
Patrick

mercredi 13 février 2019

La Gouarette, acte 1


Mardi 13 février 2018
Participants : Alain M., Joël, Serge, Sandrine et Patrick

Le méandre
Cette fois-ci, nous partons de Pédéhourate  pour aller sur Illens en découdre avec la perte de la Gouarette. Il fait beau et froid et ce sont de bonnes conditions pour traquer les courants d'air. Il nous faut une quarantaine de minutes pour parvenir à l'entrée du trou. Un bon courant d'air soufflant en sort et cela confirme ce que nous avions constaté en avril dernier. Sans tarder nous allons au fond du méandre pour entamer les travaux. Le petit trou terminal souffle bien mais la coulée qui bouche en partie le conduit est un feuilleté de calcite et d'argile. Il est évident qu'avec une telle consistance, les pailles seront sans effet. A défaut, nous tentons au burineur. C'est un peu laborieux, mais cela permet d'enlever une partie de la coulée pour faire apparaître la roche en place. Grace à cela, nous pouvons revenir aux techniques conventionnelles. Petit à petit, nous parvenons à gagner de l'espace et en fin de journée nous descendons même d'un petit cran (tout petit, de l'ordre du mètre). Malheureusement nos travaux ont bouché la suite qui est verticale. Cela a pour effet de stopper une partie du courant d'air. Bon, on a l'habitude et on reste motivé ! Rien n'est gagné bien sûr, mais ce trou a beaucoup d'atouts pour nous inciter à persévérer. C'est une ancienne perte, visiblement conséquente, le méandre est bien formé, il y a de l'air et sa position est assez stratégique. En redescendant dans la vallée, nous pensons déjà à l'acte 2.


 L'entrée de la perte, juste au contact
avec les marnes de Ste Suzanne. 

Vue sur le pic de Durban et le Pan de la Mine
Alain et Patrick

vendredi 8 février 2019

Trois jours avec les chauves souris


L’ONF voulant comptabiliser les chauves-souris dans quelques cavités se trouvant dans la RBI (Réserve Biologique Intégrale) de la forêt domaniale de Trescrouts à Saint Pé de Bigorre, a fait appel au Comité Départemental de Spéléologie et de Canyon des Hautes-Pyrénées.

Trois spéléos du GSHP se portent volontaires pour emmener quelques agents de l’Office National des Forêts : Caroline, Jean-Luc et Jean-Claude.

La prospection s’est déroulée sur trois jours.

Premier jour : rive gauche de la Génie Longue avec Florence et Vincent de l’ONF, accompagnés de Jean-Luc et Jean-Claude.

Deuxième jour : rive gauche de la Génie Braque avec Florence et Vincent accompagnés de Jean-Claude.

Troisième jour : Sarrat des Castets avec Florence, Vincent, Jérôme et Mathieu de l'ONF accompagnés de Caroline et Jean-Claude.
Une bonne quinzaine de cavités ont été visitées dans tous leurs recoins. La population de chauves-souris varie de deux à quinze habitants et il semblerait qu’elles préfèrent une température variant entre 6.5° et 8°. Par exemple aux Moustalhous il faisait 11.3° et il n’y en avait que deux.

Sur les cavités visitées pendant les trois jours, nous avons répertorié une grande majorité de petits rhinolophes, quelques grands rhinos et deux oreillards montagnards.

Trois jours très instructifs pour nous les spéléos et aussi pour les agents de l’ONF qui ont été ravis de faire un peu de spéléo.



Le film des journées en cliquant ici...

Jean Claude