lundi 31 décembre 2012

Topo du Clot Méné



Voici le dernier récit de 2012:

Pour ce dernier jour de 2012, nous nous sommes lancé Véronique et moi-même dans une tentative de topo de l’affleurement de la mine de Clot Méné à Ferrières. Nous avions déjà fait de trop rapides essais peu concluants aux mines de Lacaze (Arras en Lavedan) et lors de notre dernier passage à Clot Méné, ce coup-ci mous avons préféré prendre notre temps.
Vers 10H15 nous franchissons prudemment la passerelle totalement pourrie sur le Laussies pour rejoindre la cote 995 vers 11H40.
Papier, crayon, compas, télémètre, quelques cônes de foot, quelques étiquettes, l’appareil photo et l’après-midi devant  nous permettent de récolter quelques données.
 A 15H20 c’est à priori « dans la boîte », nous redescendons et trouvons une passerelle toute neuve sur le Laussies en lieu et place de celle de ce matin et sans aucune trace de travaux ou de manutention, ce sera le mystère du jour.
Mardi, les données sont saisies dans VTopo, à priori ça ressemble. Je nettoie un peu dans Illustrator et voilà.




Jean Marc P

Chauves souris : mâle ou femelle ?


dimanche 30 décembre 2012

Et une petite dernière pour bien finir l'année

Dimanche 30 décembre
Jean Claude, Jean Luc, Joël, Bruno et Alain M.

Ce dimanche, il pleut dans le Gers et nous resterons donc dans les Pyrénées.
Objectif Puts du Trebes des Nabails.
C'est une petite cavité que notre ami Jean Claude a découvert il y a quelques mois.
C'est encore une désobstruction mais comme l'on dit, le facile est terminé, reste les petits trous mais eux aussi peuvent devenir grand.
Le chantier a d'ailleurs été commencé et il reste de gros blocs à retirer. Du travail de muscle.
Cela avance à bon train et sur les coups de midi on peut pénétrer au début d'un petit puits.
Casse croute de rigueur, le temps est toujours aussi clément. Une pensée à ceux qui sont sous la pluie.
Nous essayons de descendre mais il faut se rendre à l'évidence, ce n'est pas asses large.
Nous entamons la désobstruction aux pailles, nous avons le matériel.
Le chantier avance bien, chacun sachant exactement ce qu'il doit faire. Perceuse, burin, foret, soufflette, bourroir, simone, paille et bourrage. A ce rythme, nous progressons de près de 3 mètres et le coup de grâce est donné vers 16 heures. C’est praticable.
Bruno descend le premier, suivi par Jean Claude.
Malheureusement il faut se rendre à l'évidence, après une dizaine de mètres, la cavité se pince et se referme définitivement. Ce ne sera pas pour les spéléos.
Déception mais l'on ne gagne pas à tout les coups.
Le temps de ranger le matériel, de redescendre, il est 17h30 lorsque nous sommes au voitures, il fait déjà presque noir.

Alain M




vendredi 28 décembre 2012

Escalade dans le Quéou

Le temps des escalades dans le Quéou est commencé! (par Bubu, photos Alain B).

Nous sommes 3 en ce mercredi 26 décembre après midi au départ du sentier du monastère de Saint Bruno: Latap's, Le Bub's et Alain Bressan, incontournable camarade du GAS et d'Amalgame.

La montée est rapide, il fait beau et chaud. En un peu plus d'une heure trente, on est à la cabane et on s'installe.
Surprise: on frappe à la porte: le Père Noel ? Non, c'est Le Dol's, Jean Claude et Bruce qui étaient du côté de la Gargante et qui ont décidé de venir passer la soirée et la nuit avec nous avec un véritable repas de fêtes: Saumon, Daube de sanglier, Boudin blanc, bûche de Noel, galette des Rois.... le tout bien arrosé de divin nectar dont une bouteille élevée pendant 2 ans en bauge à ours dans le Schwab.  Merci mes amis pour ce grand moment d'amitié.

Le réveil sonne à 6 heures. On est à l'entrée du trou à 7h30, le jour n'est toujours pas levé.


Descente rapide mais toujours en marchant sur des oeufs au départ du puits.



 Il fait trop chaud dans ce trou! Ou alors on est trop couverts.... Il y aura de la buée sur les photos !

L'escalade démarre tout au bout de la galerie du Scroutch, au sommet de la Salle Madeleine. On étudie le terrain... si on monte jusqu'à cette grosse stala, on met une corde qui nous permet de descendre jusqu'à ce gros pilier et là par une traversée, on devrait atteindre le palier convoité.... Serge y va, je l'assure, Alain flashe dans tous les sens.



Sec Bubu, sec !

Quelques amarrages naturels, 3 goujons, et 20 mètres de corde plus loin on se retrouve sur la grande margelle convoitée.

Allez, encore un goujon et c'est gagné !



Au fond, la margelle convoitée....

 Au sommet s'ouvre un méandre actif.. L'aval se jette dans la salle Madeleine et l'amont remonte vers...l'inconnu. Allez Alain, priorité aux invités, passe devant ! 

Un petit rhinolophe est tranquillement endormi à l'entrée du méandre! Ici, à -400 !! Et s'il était venu d'autre part ??
C'est un très beau petit affluent (1 litre/seconde) que l'on remonte sur une centaine de mètres. Assez bizarrement, c'est un puits d'une quinzaine de mètres qui va nous barrer la route. Au dessus  l'actif est visible sur 20 mètres mais c'est vraiment pas large. En bas du puits, on devine une galerie d'environ 3 mètres de large. L'aval doit revenir vers la salle mais l'amont ? C'est le relevé topo qui nous le dira car de toutes façons on n'a plus de corde et ce sera pour la prochaine fois.
Retour vers la surface. On rassemble le matériel restant au dépôt du Scroutch mais il y a encore 2 cordes dans le Four à Chaux.
Perles de Quéou

On fait quelques tentatives de photo mais le trou est aujourd'hui très très humide et la buée omni présente. Le retour est tranquille et on sort vers 17h30. Il fait encore un peu jour mais plus pour longtemps. A la cabane on rassemble nos affaires et on plonge dans la vallée dans la foulée en passant par Pla Débers car il pleut et le chemin va être glissant.
A 20 heures on est aux voitures, passage chez l'ami Jean Claude et direction la maison et la douche bien méritée.
Avouons quand même que descendre dans la foulée après l'expé, c'est digne du GSGM!

La sortie vue par Alain sur l'excellent blog du GAS   ici

...et la surprise des amis pour le repas du mercredi soir ci dessous


video

mercredi 26 décembre 2012

Schwab, Aoulhet et compagnie

Sortie du 26 et 27 décembre...

Jean Claude m'avait informé que Bubu, Lataps et Alain Bressan devaient faire une pointe au Quéou ce jour là... Et si nous allions leur faire une petite surprise ?
Jean Claude toujours partant, Bruce avide de découvrir une nouvelle zone d'exploration se joignent à moi.
Bon on ne monte pas que pour faire un petit réveillon "avant l'heure" et pour passer une nuit dans le refuge de l'Aülhet avec les copains... L'alibi est de visiter le Schwab qu'ils ne connaissent pas mais surtout de récupérer un beau flacon de bordeaux qui hiberne depuis deux ans dans la bauge à ours !
La montée est toujours aussi longue, le poids de nos sac à dos n'améliore pas les chronos, nous mettrons 2 heures pour atteindre l'objectif.
Avant de visiter le Schwab, nous passons devant la désob du Cachemela. Un beau galet d'ophite décimétrique sorti des gravats prouve que ce galet a été roulé par de l'eau, plutôt par un glacier avant de s'enfouir dans une des nombreuses pertes, aujourd'hui fossile, que nous avons découvert.
80 m au dessus du chemin de la Gargante que l'on vient de quitter, au bord de la ravine de la Hount Débat, près d'une belle dalle de calcaire blanc, une petite pupille noire attire l'attention de l'amateur de cavernes... C'est le Schwab... Passé le goulet nous tombons dans la salle spacieuse de la bauge à Ours qui semble à peine être quittée par son occupant ! Puis la cavité suit un pendage à 30° en inter-strate. Le travail de l'eau est remarquable. Les galets d'ophite provenant du Larbastan ont des tailles décimétriques, il y en a même un qui fantomise (se désagrège), preuve de l'ancienneté du dépôt. Les vagues d'érosions ont taraudées une galerie dont on peu compter 4 phases de creusement. Il y a même la trace d'une coulée stalagmitique, épaisse de 5 cm qui a été attaquée par une nouvelle phase de fonte du glacier... Un spéléothème intéressant à dater pour connaitre l'âge de la caverne.

On descend rapidement en désescalade dans l’inter-strate, vers - 20 m dans un éboulis de blocs de l’inter-strate, des varves glaciaires et des galets centimétriques ont été piégés. Il y a du calcaire de l'ophite et peut être des grès... Encore un spéléothème à étudier. Attiré par l'aval et le ruisselet qui nous guide, on atteint une zone horizontale concrétionnée.. à -38 m, la fin de la cavité est proche elle est marquée par un bouchon d'alluvions où se perd l'eau, sans courant d'air pour nous inciter à creuser... A noter des galets roulés coincés dans une concrétion. Preuve que la galerie s'est complètement colmatée avant de se ré ouvrir lors de la dernière phase de fonte..
On note comme au Quéou qu'après une zone suivant le pendage ce dernier devient presque horizontal (3 à 5° de pente) et comme dans le Quéou cela annonce la fin de la voie pénétrable à l'homme... A ceci près que le Schwab s'ouvre à 1000m donc le pendage s'infléchit à 965 m et pour le Quéou, situé plus au Sud (environ à 200/250m) l'infléchissement se produit à 825m d'altitude... Enfin, nous avons plus haut dans le ravin de la Hount Debat une perte qui pourrait bien être l'eau de l'affluent de - 455m, dans lequel circule un bon courant d'air remontant...
Lors de la remontée, nous suivons la strate principale ce qui donne une superbe galerie, elle nous mène à +26.5m sous des blocs. On doit s'être décalés vers l'amont du ravin, où une autre entrée est à découvrir.
A noter, le comptage de 18 petits rhinos, 2 grands rhinos et 4 murins ? (en tout cas pas de minioptère) car très esseulés dans des fissures... 
Nous remontons le ravin et prospectons au cas où...  Jean Claude qui a le flair trouve... Des trompettes de la Mort !
Nous en ramasseront plus d'un kilo, assez pour améliorer l'ordinaire.
Arrivés à la cabane on surprend les copains qui ne s'y attendaient pas !
Tout le monde s'affaire à la cuisine, le Bigourdan ronfle (Bubu aussi, mais ce sera plus tard !)...  Sergio nettoie les champignons... Jean Claude fait mijoter une daube de sanglier aux 5 champignons du massif (cèpes, morilles, trompettes, mousserons et giroles). Plus tard les 6 convives sont attablés.
Pâté de thon et saucisse sèche en guise d'apéro. Saumon fumé d'écosse - Nid de Taggliatelle et son coulis en daube avec duo de boudin blanc forestier et saucisse Bigourdane sur litière des morts. En vins madiran 2005 et château Canon Fronsac 2006 élevé en grotte ! Trou bigourdan à "l'Henriette", Buche maison au chocolat, galette des rois et tarte aux pommes, fromage du pays, café et re-Henriette...
Autant dire que les sonneurs et ronfleurs de tous poils auront eu raison des tympans "étrangers". Va t'en savoir pourquoi Bruce avait une sale tête au réveil ?...
D'autres aussi mais pas pour les mêmes raisons...
Tandis que les valeureux explorateurs étaient partis à l’assaut de l'inconnu, le trio restant  est allé prospecter dans le secteur du Quéou. Nous y relèverons 19 petits rhinolophes. Puis la prospect autour du Pic du Larbastan qui est un monolithe d'ophite (dyke) ne donnera rien de plus que les trous déjà repérés par notre JC National.
Lors de la descente dans l'après midi nous surprendrons 2 vautours, des grives et une bécasse. Puis dans le bois de Pla Debers un superbe Isard nous narguera à distance... Facile de faire des bonds de 4 m quand on n'a pas de sac à dos !


Alain Dole

lundi 24 décembre 2012

Un tour du propriétaire



Sortie du 24 Décembre

Tour du Proprio pour Bruce !
Bruce Mcmurdo (américano-néozélandais) est une des nouvelles recrues du Club. Il réside à la ferme Marouat de St Pé.

Quoi de plus naturel que de lui proposer un petit tour au dessus de chez lui, dans un coin qu'il n'a pas encore découvert.
Délaissant le massif de la Pale qu'il a déjà arpenté (son habitation est au pied de cette montagne), nous décidons de monter au Soum d'Hazirole (1369m) - vraie orthographe d'Abadie...

Pour ce faire, nous montons à la ferme Soulas et nous rejoignons la prairie de
Sauquet. Brigitte qui voulait se dérouiller les articulations est de la partie... Comme il n'y a pas que l'intérêt de la spéléo, j'en profite pour montrer à Bruce la grange en ruine, lui parler de la vie des charbonniers et autres bergers vers la fin du 19ème siècle...
Puis sous Mailhoucost il a droit à l’inventaire des cavités locales... La montagne est creuse, mais pas assez pour atteindre la résurgence de l'Arriu qui coule 500 m plus bas !
Au passage le Mailhoucost N°6 aspire, il faut dire que dehors il fait 18° !
Il va falloir y retourner pour finir l'escalade de Gaël au dessus du P30 terminal et en finir avec elle... Il y a aussi le Clétets de las Tiabes, il ne faudrait pas oublier ce secteur là...

Au lieu de prendre le chemin par le Pladi, nous prendrons celui des crêtes par le col de Haü, au passage encore des trous et pour finir de se casser les gambettes, une montée raide dans les "milhocquets", Bruce se sent des ailes, avide de rejoindre par la crète la plate forme du pylône il détale et prend de l'avance. Notre compagnon a une belle condition physique...
De là haut, on domine la vallée de la génie longe de plus de 800 m. Le calcaire blanc de la falaise réverbère grâce aux rayons horizontaux de ce soleil hivernal... On voit la cabane de l'Aülhet, le gouffre du Quéou... Une autre bonne idée de rando !




  Les crêtes de Mailhoucost en été


Alain Dole