mardi 30 septembre 2014

XXVémes journées du SEDECK

Samedi 27 septembre 2014 :

SEDECK veut dire, en français, société espagnole de spéléologie et de sciences du karst. C'est une association qui regroupe des spéléos et des scientifiques de toute l'Espagne. Chaque année ces derniers se réunissent dans une région pour 2 journées durant lesquelles se succèdent des conférences et des sorties sur le terrain. 
Cette année, c'est la petite ville de Ramales qui accueillait la rencontre. Le thème était assez logiquement consacré aux grandes cavités du Val d'Asón et de la Gandara. Il faut quand même rappeler que les massifs encadrant le val d'Asón recèlent 3 des 4 réseaux développant plus de 100 km en Espagne. Parmi eux figurent le réseau de la Gandara et celui de l'alto de Tejuelo dans lesquels nous menons depuis longtemps des explorations. C'est donc à ce titre que nous avons pu présenter, ce week-end, l'état d'avancement de nos travaux au cours de 2 conférences. 
Mais outre ces présentations, ces rencontres ont permis de nouer des contacts avec d'autres groupes et d'initier des projets collectifs comme des colorations ou des études hydrologiques. C'est aussi l'occasion de partager des expériences et en la matière cela a été particulièrement enrichissant pour tout ce qui concerne des cas très pratiques comme les mesures de débit, les analyses d'eau et leurs interprétations.
Un petit résumé de ces 2 journées a été publié sur le site du SEDECK.

Patrick

lundi 29 septembre 2014

On ne prête qu’aux « RICHOU »

27/09/14: Alain D, Alain Méric, Véro D, Jean, Joel, Jean Claude, Bubu.

En ce 27 septembre 2014, c’est en force que nous montons sur les pentes de l’Aülhet, plus exactement à l’Artigue de Richou vers 1050m, attirés par la récente découverte de Jean Claude (notre CDMDMSP), ce dernier nous accompagne vers une fissure pénétrable, exceptionnel pour St Pé, une fracture où le caillou jeté descend, descend…
C’est simple au dire du découvreur : « le caillou tombait encore que l’on ne l’entendait plus ! »
Normal, il est un peu sourd…En semaine avec un voisin il y est remonté avec une bobine de fil en plastique bleu, très prisé des bergers. Il y a accroché une pierre en guise de lest et aurait déroulé 50m de ficelle !…

A l’entrée de la cavité chacun s’affaire, préparant le repas qui ne va pas tarder, Joël regardant avidement sa montre car à midi : l’appel des mandibules sonnera !
Bubu motivé à sauté dans sa combi et équipement, arrache de sa lourde claie de portage un kit plein de cordes, perforatrice en sautoir il attaque la descente. A -4m il est stoppé par un rétrécissement sélectif que son tour de taille (de cuisses !) dissuade… A moins que sentant l’odeur des saucisses qui grillent près de l’entrée et de Joël qui vient de sonner les douze coups de midi… Il appelle en renfort Véro qui prend le relais et s’élance vers l’inconnu… Les minces sont réquisitionnés, Jean est désigné d’office pour prêter assistance avec un kit supplémentaire… Sait-on jamais…
A – 37 m ils retrouvent le lest entortillé de fil bleu. S’en suit un « boyausson » qui débouche dans une diaclase orientée à 330° avec un lit surcreusé couvert de galets d’ophite centimétrique témoin d’un écoulement temporaire, un resserrement irrémédiable avec le léger courant d’air empêche toute progression, nous sommes à – 44m pour 100 de développement...
Derrière les deux Alain suivent. A Méric en charge du déséquipement tandis que le Dol’s se charge jalousement de la topo à l’aide du disto-laser, quel pied !
A noter entre strates des filons métallifère (hématite) et au bas du puits un ossuaire : au moins les restes d’une vache, trois chevreuils, trois chiens et peut être un jeune loup (crête sur le crane).
Nous avons pu observer aussi que cette fracture localisée en bordure du ravin de l’Artigue de Richou de développe dans les calcaires noirs dolomitiques (Callovo-Oxfordien aux grains sableux abrasifs caractéristiques) du Jurassique sur le contact avec les calcaires du Lias Supérieur.
Elle a fonctionné comme une perte avec de très gros galets roulés d’ophite (0,8m pour les plus gros) coincés dans la diaclase. L’ophite est issue d’une remontée magmatique dans inter-strate calcaire du Trias, elle est bien présente dans le secteur car elle forme le Pic du Larbastan (1363m) et nous supposons durant les dernières
glaciations que le glacier a érodé ce sommet prélevant quelques roches roulées et broyées par le fleuve glacé avant de sombrer dans la perte que nous venons d’observer. Cela ne reste qu’une hypothèse, nous ne savons pas comment une roche aussi dure peut être polie et arrondie de la sorte en un parcours de moins d’un kilomètre…
Sous le soleil déclinant du milieu d’après midi, la troupe est au complet. Il est décidé d’aller poursuivre l’exploration du Cache Mela qui ne se trouve qu’à quelques centaines de mètres de là et 100m de dénivelée plus bas… On y fera un petit concert de papailles avec ce courant d’air qui nous incite à ne pas abandonner… Au moment de partir, Jean pense qu'il y a plus de courant d'air à l'entrée qu'à l'endroit où on désobe... il furète, voit un tout petit trou derrière les concrétions où du courant d'air est aspiré,, l'agrandit, lance un caillou....cling, cling, cling, cling, ... l'espoir renaît ! Ce sera pour la prochaine fois. Il est plus que temps de redescendre avant la nuit.

On ne prête qu’aux riches c’est bien connu !… Cette zone nous fait languir, après nous avoir appâtés avec le gouffre du Quéou, la capricieuse ne se laisse pas apprivoiser malgré les témoignages d’affection répétés au fil de nos prospections assidues…
CR Alain D, Photos Véro D.

mercredi 24 septembre 2014

Retour aux sources

Mercredi 24 septembre :
La résurgence de la Colo fait partie des nombreuses sources situées en rive droite de l'Ouzom (64). Elle résurge à l'extrémité nord du synclinal d'Espadres (jurassique) alors que la source de la Hérrère jaillit au sud de ce même synclinal. La coloration du CL 06 au col d'Espadres était ressortie aux deux. Autant dire que nous ne connaissons pas encore très bien le fonctionnement de ce système. 
L'hiver dernier, nous étions venus voir cette source qui crachait abondamment. Une seconde visite en juin nous avait permis d'entrevoir un laminoir pénétrable mais nous n'étions pas vraiment équipé pour l'explorer. Cette-fois ci nous avons la tenue adéquate et vu le niveau très bas de l'Ouzom il ne devrait pas y avoir de problème pour aller au terminus de nos prédécesseurs. Malheureusement, à 10 m de l'entrée, le laminoir siphonne presque complètement, laissant une revanche de quelques centimètres. Il y a bien un peu d'air au raz de l'eau, mais qu'en penser ? Visiblement, c'est un bassin suspendu et il n'est pas impossible que les orages très localisés du week-end aient fait monter ponctuellement l'eau de la résurgence, suffisamment pour alimenter cette laisse d'eau. Du côté de la source temporaire, c'est le calme plat. Nous faisons la topo car visiblement elle n'a jamais été réalisée. La prochaine fois, si le niveau n'a pas baissé, nous tenterons de pomper le bassin par gravité à moins que quelqu'un ait une pompe à main type japy à nous prêter. Avis aux amateurs...

L'entrée supérieure de la résurgence.
Elle ne crache qu'en période de grosse crue.

Patrick

lundi 22 septembre 2014

Stage de secourisme en milieu isolé.

Participation de Jean Marc au stage des 21 et 22 septembre à Salechan

Blessures, souffrance... PARLONS-EN.
 
Dans les instants qui vont suivre l'accident, que ferez-vous face à la souffrance de notre ami et à l'impossibilité d'obtenir du secours en quelques minutes?

Un médecin et des secouristes nous ont exposé simplement et brièvement les bases concernant l'hypothermie et la traumatologie. Les mises en situations nous ont amenés à effectuer des gestes indispensables dans de telles conditions tout en les adaptant au contexte.   La pertinence de cette formation réside dans le fait que vous allez devoir faire calmement, méthodiquement et rapidement ce que l'on vous dit de "ne jamais faire".

Bien-sûr il faut former plus de personnes, mais emmenons-nous vraiment les quelques grammes de matériel essentiel dans nos sorties de groupe (point-chaud pré-monté, attelles, manuel de premiers secours, bougies...)? Que pourrons-nous faire?
L'école Française de descente de canyon a édité un livret très intéressant sur le sujet: suivez le lien Livret de Premiers secours.

Jean-Marc Poudevigne

Dix cordes, non : LA corde !

Essai d'une corde "vierge", enfin je veux dire"neuve"! au Shatzy.
Une corde, ce n'est pas grand chose une corde, sauf que c'est elle qui nous retient. Sans elle pas de speleo; et quand on n'est pas un grand costaud ...quand on est une fille quoi ..... ou pas trop en forme.... ou un peu trop en forme ....et bien il vaut mieux que le matériel soit le plus léger possible et donc en premier lieu ..... la corde . J'ai donc testé une corde du club en 8,5 :(la meetic) en l'associant à des amarrages léger ( plaquette, clown, AS). 
J Luc m'accompagne un bout de chemin, c'est un grand costaud, tellement grand et costaud que ses abdos en plaque de chocolat associés à son baudrier n'ont pas pu passer l'étroiture à - 5m . Du coup il va prospecter pendant que la faible nana va se trimbaler les 130m de cordes et les amarrages qui vont avec Pffffffffffffffffffffffff !!!  "Bonne balade Véro"  merci JLuc toi aussi ...... Tu parles je vais en ch... enfin il me tarde d'essayer cette corde alors je file dans les puits, tout s’enchaîne, jusqu'à la salle "du chaos" . Là je fais une pose, je fouine, je cherche, je passe en mode explo, je vois des spits d'un côté,  de l'autre , je me trimbale les 2 kits aux fesses j'essaye de repérer du vent mais rien, sauf au passage "normal". Je décide de remonter. On ne se rends pas trop compte mais quand on s'enfile dans les étroitures le temps passe beaucoup plus vite que d'habitude . 
Je remonte. La corde était bien souple et fluide à la descente, elle est bien statique à la remontée:  c'est une bonne surprise, elle est très agréable à utiliser. Arrivée en haut, J Luc m'attend , il récupère mes kits à la sortie . Grand, costaud et gentleman ! 
En résumé, avec cette corde et des amarrages léger aucun problème de kits trop lourds , juste les passages étroits à gérer..... et en plus à la sortie vous pouvez vous faire plaindre et dire que vous êtes fatiguée pour qu'on vous porte le matériel jusqu’à la voiture ...mais ça ne marche pas à tous les coups!  
Vèro 

dimanche 21 septembre 2014

Double "strike" à la perte du Yerse

Samedi 20 septembre 2014 :
Nous sommes 3 au départ du sentier du col d'Andorre (Étienne, Sandrine et Patrick). Vu le nombre restreint de participants, nous avons un peu changé nos objectifs, délaissant le CL 18 pour se concentrer sur le secteur de Yerse et le gouffre situé juste au-dessus de la perte. Notre dernière visite en 2012 s'était arrêtée à -25 m, au bas d'un puits entièrement colmaté et donc sans air. Le courant d'air, nous l'avions retrouvé non loin de l'entrée, vers -10 m, sortant d'un petit méandre. Nous avions alors l'impression que les travaux allaient être longs. Et c'est pour cela que nous n'avons même pas pris nos baudriers et notre quincaillerie. Parfois, il est préférable de ne pas se fier à ses premières impressions...
A 10 h nous sommes à Espadres. La cabane s'est encore affaissée et nous récupérons un peu de vaisselle que nous laisserons à celle de Yerse. Petit détour par cette dernière, puis nous filons sur la perte. Le niveau du ruisseau est très bas quant au trou, il souffle toujours aussi fort. Nous sommes rapidement à pied d’œuvre et d'un commun accord nous trouvons le chantier moins difficile que prévu. Cette petite note d'espoir va rapidement se transformer en un optimisme débordant lorsque nous commencerons à entendre puis voir un élargissement à un petit mètre de là. Nous commençons à chambrer Étienne qui ne peut pas dormir là ce soir pour cause de Bowling avec des copains. Vers 16 h, premier strike, ça passe et derrière c'est plus grand. 

La première étroiture avant la mise aux normes Iso GSHP....

Le méandre descend par petits ressauts. En bas, les parois se resserrent, mais heureusement c'est plus large en hauteur. Nous équipons une petite traversée au-dessus d'un puits, à l'arrache puisque nous n'avons pas de matériel hormis deux bouts de cordes laissés sur place. Derrière, une belle arrivée au plafond donne un peu de volume à la suite, mais des blocs empêchent de passer et il faut à nouveau désobstruer. 


La petite traversée au-dessus du puits. Notez la qualité du baudrier et de la longe imperdable.
Merci de ne pas communiquer cette photo à l'EFS....
Dessous il y a un petit ressaut de 2 m et plus bas on aperçoit un soupirail. Ça n'a pas l'air très gros. Erreur ! Un cailloux parvient à passer et nous l'entendons s'éclater au bas d'un puits qui semble beaucoup plus vaste et plus profond. "Etienne, tu y tiens à ta partie de bowling ???". Deuxième strike, ça passe à nouveau. Au bas du ressaut, le soupirail n'est en effet pas très gros, mais juste au-dessus un petit conduit fossile nous amène au bord du puits. Celui-ci doit faire entre 20 et 30 m. Il y a toujours beaucoup d'air mais il faudra quand même aménager le passage.Vu l'heure et comme nous n'avons pas de quoi descendre le puits nous ressortons et remettons à demain l'élargissement de ce dernier ainsi que d'autres passages pénibles. Étienne nous quitte. Avec ce double strike, il est paré pour ce soir. De notre côté nous remontons à la cabane. Il n'y a personne et l'orage de fin de journée nous laissera même le temps de faire quelques grillades.

Le méandre après la 1° étroiture.

 Dimanche 21 septembre
Il a bien plu durant la nuit, mais ce matin le ciel n'est plus menaçant et le ruisseau ne semble pas avoir grossi. Nous entrons dans la perte vers 9 h et commençons par faire la topo jusqu'au puits terminal. Puis nous remontons en aménageant tous les passages étroits jusqu'à épuisement des batteries. A 12 h nous sommes dehors ce qui nous laisse le temps d'aller à la cabane d'Espadres pour faire un peu de tri avant le grand nettoyage d'automne....
Au sommet du P.20 terminal.

Une fois la topo reportée, il apparaît que le puits terminal est très près du fond du ravin et donc de la perte du ruisseau. Bien sûr, rien n'est joué mais il y a l'air, l'eau, il ne manque plus qu'un peu de chance pour se rapprocher du fond du synclinal d'Aygue Nègre.... Affaire à suivre.

 Le confortable petit refuge de Yerse.
C.R. Patrick


Encore le Fou


Samedi 21 septembre
Véro D, William, Joël, Bubu et Alain M
Ce samedi nous avons profité de la sécheresse pour faire une nouvelle séance de désobstruction au trou du Fou.
Nous étions 5 et cela était parfait pour le travail qui nous attendait.
Deux objectifs, le déplacement du tas de gravats réalisé les séances précédentes et la poursuite des travaux d'agrandissement du méandre terminal.
Les deux objectifs ont été atteints et vraisemblablement, à la prochaine séance, nous pourrons courir dans la galerie qui semble vouloir s'offrir à nous.
Mais il reste encore du travail.

Alain M

mercredi 17 septembre 2014

Le Raid: Une deuxième édition très réussie !!

CR par Anaïs, photos de l'ODS
Nous étions 4 ce week-end à participer au RAID organisé par l'Office Départemental des Sport, Véro, Nico, J-Luc et moi !
Cette fois-ci, nous étions à Loudenvielle, sur le site de Balnéa, pour vivre deux jours fabuleux.
16 équipes de 4 personnes se sont constituées, venant de clubs sportif divers : équitation, roller, ski, volley, golf, … et spéléo !! Il y a des petits, des grands, des musclés, des garçons, des filles et nous, qui commençons déjà par détenir un record, indique une amie de Nico, puisque nous possédons 8 yeux bleus à 4 !!!
Notre esprit ? Partager de bons moments sportifs dans un maximum de convivialité !!
Notre performance ? La satisfaction d'avoir participé à l'ensemble des épreuves, d'être arrivés tous les quatre, en nous entraidant.
Nous terminons 12ème sur 14 puisque deux équipes sont disqualifiées.

La journée de samedi débute par le rassemblement puis nous partons de l'arche pour l'épreuve de trail/marche. Nous découvrons au fil des 8kms et quelques et des 1h54min20sec pour les accomplir de magnifiques paysages, sous un beau soleil. Petite pause au milieu pour tirer au laser (nous aurons ainsi 4 min de déduites) : Jean-Luc réussit le plus de tirs ! 3 sur 5.
Déjeuner sur l'herbe bien mérité et nous enchaînons avec une remontée de pentaglisse (oui oui c'est possible !! avec une corde pour la fin mais tout de même!) puis une descente. De nouveau puis le toboggan est ouvert aux grands enfants ! Constitution de duo pour un parcours où Véro et moi seront dans des brouettes conduites par les garçons qui, les yeux bandés, s'en remettront à nous pour le slalom entre les plots.
Puis c'est l'heure du moment tant attendu, de l'épreuve suprême : l'heure de balnéo !! Relax et détente !!! Balnéa nous offre également un dîner dans ses locaux. Véro et Jean-Luc sont affamés. Se jetant sur les entrées, ils peinent ensuite à maintenir le rythme quand arrivent le plat de résistance et le dessert !!!
Chacun rentre chez soi (tente, voiture, il y en a pour tous les goûts) afin d'être en forme pour le lendemain...

L'épreuve de VTT est là, elle nous attend, nous sommes armés de nos bicyclettes et... je ne veux pas y aller !! Mes trois co-équipiers sont adorables et se relaient auprès de moi pour me soutenir. Nous montons ainsi le col du Peyresourde !!! Tout se passe plutôt bien et 2 heures plus tard nous nous apprêtons à arriver quand Nico et moi, en deuxième position, perdons la tête de peloton, Jean-Luc et Véro. La tête, la tête, nous ne savons pas vraiment où Jean-Luc l'avait lorsqu'il décida de contourner le lac en sens inverse, rallongeant ainsi la balade.. Du coup, lorsque nous arrivons à la ligne d'arrivée, Nico et moi apprenons que nos co-équipiers ne sont pas là !! Mais où sont-ils ? Ce n'est pas possible !! Marche arrière, nous rebroussons chemin en quête de nos compères... qui finissent par arriver à toute vitesse, s'étant aperçus de leur erreur !!
Epreuve de canoë-pédalo (quel dommage, pas de stand up paddle !!! Jean-Luc s'est pourtant fort entrainé durant ces deux dernières années! Deux années réduites à néant !!).
Puis l'ODS nous convie à une séance de saute-mouton originale !! Nous devons escalader les boudins de l'arche du conseil général ! Mais ils sont plus hauts que moi !!! Stratégie en duo, courte-échelle, on se pousse, on se tire tandis que les volleyeurs semblent voler ! Mais c'est drôlement amusant !!
L'ODS a calculé le total horaire de chaque équipe. Pour nous c'est un week-end à 4h28min56sec de sport !! Soit plus d'1h30 d'écart avec les premiers. Pfff ! Seulement 2h48min09sec pour eux, nous aurons tout de même fait durer le plaisir davantage !!!


mercredi 10 septembre 2014

Ehujarre, lassitude.....

Mardi 9 septembre 2014 :
Profitant de la sécheresse, nous retournons à Ehujarre afin de reprendre les travaux (Sandrine et Patrick). Nous emportons tous les accus disponibles et cela plombe sérieusement nos sacs. Sans grande surprise, le trou souffle fort mais si le ruisseau des gorges paraît plutôt bas, à l'intérieur, le ruisselet coule bien. Nous allons tout de suite au fond et attaquons les travaux au burineur. Le niveau marneux recoupé dans la moitié inférieure du méandre se délite bien. Mais le revers de la médaille est que rapidement nous ne savons plus quoi faire des remblais. Nous les étalons et commençons à les remonter plus en amont. Mais le conduit est étroit et ne laisse guère de marge de manœuvre. Les endroits pour se croiser sont comptés alors tout cela devient très besogneux. Nous gagnons encore 2 à 3 m mais le méandre continue ainsi sur au moins 4 autres mètres. C'est démoralisant et nous ne voyons pas de solution simple hormis d'évacuer les déblais pour les stocker dans une petite rotonde située 20 m en amont. Mais c'est loin d'être évident car c'est étroit, entrecoupé de chicanes et d'un petit ressaut. Nous arrêtons lorsqu'il n'est plus possible d'évacuer les gravas. Un dernier coup d’œil et nous ressortons bien avant l'horaire prévu et avec l'intention cette fois-ci de marquer une pause...

L'étroiture finale. On parvient à progresser encore de 2 m.
La suite est un méandre de 20 cm de large et haut d'1,5 m.

Patrick

mardi 9 septembre 2014

Rendez-vous canyon de Midi-Pyrénées

Pour leur huitième édition, les Rendez-vous canyon de Midi-Pyrénées se sont déroulés dans les Hautes-Pyrénées les 15, 16 et 17 aout . Ceux-ci ont été organisés par la commission canyon du Comité de spéléologie régional. les participants pour le GSHP: Jean Luc, Anais, Olivier et Jérémy.
Mis en place en parallèle de la 4e édition «camp jeune canyon», ils ont permis d'accueillir des jeunes dès 7 ans. C'est au relais d'Isaby, sur la commune de Villelongue, que les canyonistes se sont retrouvés pour participer à 3 jours d'activités sportives au cœur de paysages hauts en couleur et forts en sensations. Membre de la commission canyon, Jean-Luc Lacrampe est également le président du CDSC 65 (Comité département de spéléologie et de canyon) et il s'est dit satisfait de pouvoir faire découvrir l'activité avec un encadrement assuré par des moniteurs et des initiateurs diplômés et expérimentés. «De nombreux membres adhérents à la FFS (Fédération française de spéléologie) dans le département sont adeptes du canyon avec une pratique courante», explique-t-il. En effet, le site regorge d'endroits idéaux pour s'adonner aux joies de cette activité en lien avec la nature : Saugué, Arribère, Caussiste, Gloriettes, Bernede, Tourettes ou Ossoue sont autant de canyons qui ont été proposés sur ces 3 jours. Environ 90 personnes, tous âges confondus, ont enfilé la combinaison et l'équipement pour rejoindre les eaux vives des canyons. Petites marches d'approche, descentes en rappels, sauts dans les vasques : ce ne fut que du bonheur ! Autant pour les débutants que pour les initiés. L'ambiance conviviale, prolongée lors d'une grillade partie organisée par la commission canyon et le CDSC65, a favorisé les échanges d'impressions tout en partageant un retour sur les émotions de la journée alors que le soleil couchant plongeait les canyonistes dans la nuit où seul le bruit de l'eau berçait encore ces instants d'aventures partagés.
Sandrine

lundi 8 septembre 2014

Cet été, en Cantabria...

Le programme était déjà bien chargé mais il aura suffit d'un petit cailloux tombant dans un puits étroit pour modifier tous les projets. En effet, non loin de la Gandara (un réseau de 108 km découvert en 2001) nous avons eu la bonne idée de revoir un trou souffleur situé à l'aplomb du collecteur principal du réseau dont nous ne connaissons pas grand chose. Cette visite de routine faisait suite à de longues séances de désobstructions dont une, en décembre 2000, avait duré 1 semaine. Au fond, à -50 m nous buttions sur les gravats de nos travaux dans une diaclase étroite et dans laquelle le courant d'air, pourtant violent à l'entrée, avait totalement disparu. Cet été nous voulons donc "revoir d'un œil neuf". Avec Etienne et Sandrine nous redescendons au point bas du gouffre. Il n'y a effectivement plus d'air et le fond est entièrement bouché. En désespoir de cause et sans grande illusion nous grattons les cailloux à bout de bras car il est impossible de se baisser. Tout cela paraît bien illusoire. Mais pourtant nous percevons un petit grondement qui pourrait ressembler au bruit causé par un courant d'air. Nous insistons un peu, et soudain le bruit disparaît et de l'air frais remonte du fond de la diaclase. Mieux encore, un petit cailloux parvient à se frayer un chemin pour tomber dans ce qui semble être un puits. Il est bien difficile de renouveler une seconde fois l'opération mais quoiqu'il arrive nous savons désormais qu'il y a une suite. Il s'en suivra 6 séances de désobstructions souvent pénibles en raison de la mauvaise qualité de la roche. Fin août le passage est ouvert. Le puits est étroit et il faut encore agrandir mais 10 m plus bas, le décor change et nous parvenons au sommet d'un puits de 30 m débouchant dans une belle galerie. L'exploration du gouffre en est à son début (750 m ; -105 m)mais il est certain qu'il sera au centre de nos préoccupations pour nos prochains séjours.
Mais cet été, le Cubio Fraile n'aura pas été la seule découverte et au cours des 36 journées passées sur le terrain nous avons pu encore découvrir plus de 3 km de nouvelles galeries dont certaines sont loin d'être terminées. Le détail des explorations est sur le blog de Karstexlo.

 La galerie de l'Unijambiste dans la cueva del Carcabon.
Une autre découverte de l'été.

C.R. Patrick

CL16, la fin...

Samedi 6 septembre 2014

Participants (Serge, Etienne, Patrick et Sandrine)
C'est l'été Indien et c'est le temps idéal pour aller sur les hauteurs du massif. Nous remontons donc au CL16 pour désobstruer la branche de -45 m. Nous passons par le Bergons et Serge, quant à lui, préfère s'échauffer un peu en partant de St Pé. Nous nous retrouvons tous vers 10 h à l'entrée du trou qui aspire toujours autant. 

Le courant d'air aspirant à l'entrée du CL16. C'est à peu près la même chose à l'entrée du CL 18.

A - 45 m, le chantier est un peu besogneux car l'interstrate, presque verticale, est très étroite et il est difficile de manier les grandes mèches. Nous nous relayons pour "pailler" et finalement nous parvenons à passer en début d'après midi.

Serge dans la trémie de -45 m.


 L'interstrate où file le courant d'air. Ici, la désobstruction n'est pas très simple.

 Derrière l'étroiture nous débouchons sur un drain parallèle, juste au bord d'un joli puits de 5 m. Celui-ci débouche dans une belle galerie toujours très pentue et encombrée de gros blocs effondrés. Ce n'est guère rassurant car au plafond, une strate de près d'un mètre d'épaisseur est en train de se décoller et cela sur plusieurs mètres de longueur. Les fissures récentes et la concavité de la dalle indiquent clairement qu'il n'y en n'a plus pour très longtemps avant qu'elle ne dégringole. Nous pensons donc tous au grondement que nous avions entendu lors de notre dernière visite et c'est avec délicatesse que nous équipons le ressaut suivant, les yeux rivés au plafond.
Le petit puits derrière l'étroiture. Alors ???

La photo est un peu floue, mais elle donne une bonne idée du paysage souterrain. 
Les différentes trémies rencontrées dans le trou sont presque toutes dues à l’effondrement des states, comme c'est le cas ici.

 A - 70 m une nouvelle étroiture s'ouvrant sur un petit puits doit être paillée. Nous n'avons plus de corde alors nous déséquipons le ressaut précédant, rassemblons les sangles, les longes et les bouts de dyneema pour constituer une vague assurance. Cinq mètres plus bas nous voici à nouveau dans un beau conduit, mais à -79 m, les éboulis colmatent complètement la suite. Le courant d'air tournoie dans la salle et semble se perdre au travers des blocs, mais là, il n'y a pas grand chose à faire. Quelques petits affluents remontent en direction du CL18 mais ils s'arrêtent rapidement sur des trémies ou des passages impénétrables. Pour nous, c'est la fin du CL 16 aussi nous remontons en déséquipant le trou et en dressant la topo. Dehors le temps est toujours au beau fixe. La prochaine fois, nous irons vérifier le fond du CL 18 mais vu la proximité nous n'y croyons plus trop.
La galerie découverte à -70 m. Le courant d'air disparaît dans les blocs...

 Serge nous abandonne, il a encore 2 bonnes heures de descente. De notre côté, nous passons à la cabane d'Espadres qui menace sérieusement de s'effondrer (décidément c'est la journée!). Nous sauvons un matelas et quelques affaires que nous rapatrions à la cabane du Yerse où nous comptons dormir avec Alain et Brigitte qui doivent nous rejoindre dans la soirée. Ceux-ci arrivent à la nuit tombante et comme la cabane est déjà occupée nous aurons une nuit un peu agitée...

 La cabane du Yerse

Dimanche 7 septembre

Nous profitons du beau temps pour aller faire une prospection vers la croix des Artigous et sous l'Estibette. Nous fouillons surtout la partie basse, à la limite de la forêt, réservant le reste à une prochaine sortie avec Mickey qui doit nous indiquer des trous. 

Petite vue sur le massif depuis les pentes qui remontent vers l'Estibette.

L'empreinte des glaciers.

 Alain est aux anges car il répertorie de nouvelles cabanes. Nous trouvons un trou souffleur qu'Etienne explore jusqu'à -3 m (!). En début d'après-midi, les premiers nuages noirs pointent au-dessus des crêtes. Nous battons en retraite car il nous reste du chemin à parcourir. L'orage nous rattrapera au col d'Andorre...

Le petit trou souffleur découvert par Sandrine s'ouvre dans la pente à la limite des marnes.
Ici les couches sont presque verticales. 

c.r. Patrick

Fête du sport en famille.

Comme chaque année depuis 10 ans, le premier dimanche du mois de septembre est réservé à la fête du sport en famille, manifestation multisports, organisée par le CDOS.
C'est un des rendez vous incontournables du CDSC65. Cette année, il y a eu 11241 visiteurs sur le site. et un très grand nombre de petits et grands sur notre stand, la maintenant célèbre grotte en carton. Même si c'est plus reposant que la tyrolienne des dernières années, il faut toujours beaucoup de monde pour monter et démonter la grotte, équiper les enfants, les aider à l'entrée, récupérer "sous terre" ceux qui paniquent et qui pleurent, récupérer les frontales à la sortie, discuter avec les parents, recruter pour les JNS ..... bref, 3 ou 4 personnes de plus n'auraient pas été de trop et auraient peut être permis une rotation des équipes. Certains ont été sur le pont non stop de 7 heures du mat à 7 heures du soir ! Heureusement qu'un orage est venu nous aider à ranger le matériel une demi heure plus tôt que prévu!
Une bien belle journée sympathique malgré tout.
Rendez vous est pris pour le 6 septembre 2015 !

Couhy ,couhy


Samedi 6 septembre, Véro et Jean Luc quelque part dans le Couhy)
Il s'agit d'un repérage pour le camp jeune.

Pfffffffffffffffffffffffffffff fait chaud! ouf enfin,

blablabla clickik clikik clikik (Véro) , Baoummmmmmmmmmmmm (???????????? ) blablabla...(Jluc et Vèro).clicick clickic clickik (Véro), pong!?(JLuc ) p'tain,(J Luc )ouf! (Jluc et Véro)  hop olé , reouf  ! (Véro) blabla..(J Luc et Vèro) .cliclikclik(Vèro)...hop paf !! ( Véro) Aie!  (J luc ) ayé sortis:  gling suprimer , gling blabla gling suprimer, suprimer.....  !(JLuc) . 

Vous n'avez pas tout compris? Pas grave, lisez, fermer les yeux, écoutez , ensuite laisser vous porter par votre imaginaire : JLuc et vèro en sortie au couhy . 
Une superbe sortie comme d'hab! 

Vèro 

jeudi 4 septembre 2014

Compte rendu Amalgame 2014


Voici le compte rendu de cet été du camp Amalgame à la Pierre Saint Martin . Pour le GSHP il y avait Serge L, Véro D et Bubu.
Compte rendu fait par Alain Bressan du GAS d'après le cahier du camp.
Camp d’été Amalgame 2014
« Si tu trouves exactement ce que tu cherches, tu es peut-être en train de rêver »

Le camp 2014 avait été annoncé comme un grand cru, avec bien sûr un accès à la nouvelle rivière, c’était quasiment obligé…     … Point de rivière encore cette année, mais deux gouffres splendides :
  - La sima de la Niebla (C214) dont le fond (temporaire) vient buter sur un siphon ridiculement étroit à -420, soit 5 mètres en altitude sous le siphon des 3G de la rivière du Pourtet. Le siphon est contourné par une escalade de 25m donnant sur un P20 arrosé , arrêt sur « trou à rats » étroit et aquatique SOUS la grosse perte C248.  La suite est probablement plus haut à -312 mais il faudra élargir un méandre étroit orienté Sud-Ouest et précédant un nouvel écoulement.
– La sima de los cairns (C243) qui, après une désobstruction dantesque, débouche sur deux très esthétiques et très vastes puits de 74 et 53 mètres, séparés par un trop court méandre similaire à ceux de la Sima Grande. Nous sommes ici à -180 à la base d’une énorme faille qui a pulvérisé toutes les parois. Celles-ci s’écroulent constamment, sans aucun contact tactile… Une lucarne au bas du puits absorbe tout le courant d’air et un gros ruisseau s’écoule au-delà. C’est par là qu’il faudra passer.
Ce camp a compté jusqu’à 19 personnes/jour et a réuni 25 amalgamés au total. Record de présence féminine cette année avec deux nouvelles « recrues » de choc et de charme : Charlotte du GSVO et Véro du GSHP. Etaient donc présentes : Aude, Brigitte, Charlotte, Christine et Véro. Pour le plus grand plaisir des amalgamés mâles.
Il ne s’est pas passé un seul jour sans qu’une équipe soit sous terre et les résultats ne se sont pas fait attendre.
Résumé jour par jour :
Jeudi 31 Juillet :
Première traversée Sima Grande – Tête Sauvage par Alain et Thibault accompagnés pour l’occasion par deux « Crapouillaux » Brice et Vincent.                                                                                       
 Le but est de réaliser un reportage photo (Brice) et un autre vidéo (Alain) dans les beaux puits de la Sima Grande avant que la ligne des puits terminaux post « Nez pas laid » ne  soient  déséquipée.
Mission accomplie avec brio car les prises de vue sont superbes, y compris dans le Grand Canyon et dans la salle Susse que nous avons découvert sous un angle inédit. 

Le lien vers la vidéo : ici
 Vendredi 1er Août :
Alain et Thibault aménagent le chalet car tout le rez de chaussée est encombré par les équipements de l’hiver .
Prêt d’un pick-up par l’EPSA et évacuation des matériaux vers la station avec l’aide de trois Ruthénois : Eric, Fredo et Serge.
Samedi 2 Août :
Arrivée des troupes. Rangement du matos spéléo, de désob, de la bouffe et des couchages. Mise à plat du planning d’exploration.
Dimanche 3 Août :
Affamés, nous plongeons tous sous terre :
Sima de la Niebla (C214) :
Serge Lataps et Régis tentent de franchir l’étroiture terminale de -235 et réussissent sans trop de problèmes. Au bout de 50m de méandre très sinueux et ponctuellement étroit Ils débouchent sur un ressaut de 4m précédant un puits beaucoup plus vaste d’une vingtaine de mètres.
Ils explorent également le réseau du gros puits débouchant dans la Sallerie à -200. Arrêt sur grand puits remontant à 50m de la salle. La galerie menant à ce puits est encombrée de gros dépôts de galets de près de 2m de haut.
C241 :
Alain G et Alain B, Mickey, Gilbert, Papou et Thibault attaquent la désob de ce trou souffleur mais finissent par renoncer car le chantier est trop important.
Mickey décide alors d’aller voir un trou repéré il y a deux ans et très proche de la sima de la Niebla : Le C243. La suite nous montrera que l’idée était judicieuse…
C243 :
Extraction (facile) de près de 2m3 de blocs sous un porche dans le pendage. Le courant d’air aspiré suit alors un méandre jusqu’à un petit puits.
Salle de la Verna :
Montée jusqu’à la vire du Menhir à +110  et examen de la formation géologique de cet étage par Bubu. (voir article)
Aude, Brigitte, Serge P, Le beau’f, Ricky et Marc accompagnent Bubu pour aller une dernière fois admirer les belles cristallisations de la salle des Immaculées Conceptions. Manu du GESA et un Italien se joindront à notre groupe.
Déséquipement total de l’escalade. Les aragonites peuvent à nouveau prospérer en paix.

Voir la vidéo de la paroi et de la salle des Immaculées ici
Lundi  4 Août :
C214 (Sima de la Niebla) :

première équipe en pointe (Lataps, Régis et Thibault).  Descente des beaux grands puits et arrêt sur ressaut à environ -350.
     deuxième équipe en désob à -245 (Papou, Kiki et Ricky). Aménagement des passages les plus étroits du méandre de 50mètres.
      troisième équipe topo (Aude, Alain et Serge P). Topo jusqu’à -245 et du réseau remontant de la Sallerie : Développement à ce jour 520 mètres.
L’exploration à partir de -240 est compliquée car le méandre est enduit d’une couche plus ou moins épaisse de boue liquide et ce jusqu’à -400. On n’avait pas été habitués à ça dans les gouffres de la Pierre…
C243 (sima de los Cairns) :
Trémie croulante à l’entrée. Gros travail de mise en sécurité jusqu’au premier puits qui ne fait que 4m. Au bas de ce ressaut un nouveau cran est totalement obstrué 7m plus bas. Le méandre se poursuit et un gros écho se fait entendre au-delà d’un nouveau ressaut. (Bubu, Le beau’f, Christine, Didier, Ricky et Raymond).
Mardi 5 Août :
C214 :  Christine, Didier et Fointibule rééquipent quelques passages dans le méandre et s’arrêtent à -355.
C243 :  Poursuite de la désob, l’Echo est « Dantesque » ! (Véro,  Lataps, Bubu, Le beau’f, Raymond).
Mercredi 6 août :    
La « dream team » est reconstituée (Lataps, Régis et Thibault). Poursuite de l’explo dans de beaux puits actifs mais loin de l’eau. Passage d’une étroiture sélective et arrêt en haut d’un petit ressaut sur « plus de corde ». Le courant d’air est très violemment aspiré, un gros Echo se fait entendre et on frôle les -400 ! Les boules de ne pas pouvoir continuer !
C 243 : (Aude, Véro, Bubu, Le beau’f et Raymond).
Désob du méandre et arrêt sur un ressaut de 8m.
Jeudi 7 Août :
Prospection sur la zone des K : Pointages des K0, K00, K2, K3, K4, K5 et K6. Les K2, K4 et K6 sont d’énormes failles à 60° ébouleuses et encombrées de neige. Le K0 est un nouveau gouffre visiblement récemment ouvert. Il est sondé à environ -10 à -15m mais non descendu. Alain, Serge P, Didier, Ricky.
 C243 :
Bubu raconte : « Aujourd’hui il faut que ça passe et ça va passer ! Hier on était à la tête de puits qu’il fallait élargir. Quelques pailles plus tard, beaucoup plus tard d’ailleurs puisqu’il était 18h30, les copains m’équipent le puits et me laissent passer devant. Ce sera mon cadeau d’anniversaire : le puits des 55 chandelles. Je descends, la boule au ventre, dans le méandre qu’on devra encore un peu aménager. J’atterris 10m plus bas sur un palier de 1m50 sur 1m et là, devant moi, c’est ÉNORME !! Un puits de 10m X 15 et profond de …. Je ne sais pas mais profond ! Le caillou fait PSSSSSSSTTTTT, puis plus rien, puis badaboum suivi d’un autre boum. Véro, Le beau’f, Gilbert et Didier me rejoignent en me chantant joyeux anniversaire. C’est magique ! Tous les 5, nous nettoyons le palier, tous les cailloux balancés nous font hurler à chaque rebond dans un écho formidable. Allez, il est tard, on remonte, il faut aller raconter ça aux copains. »

Voir la vidéo ici
C214 : (Régis et Thibault)
Mise au gabarit du méandre de -240 jusqu’à son débouché dans les vastes puits.
Equipe de pointe (Joël, Papou et Fointibule) :
Serge Foin (Fointibule) raconte : « Nous partons tous motivés par le récit de la veille. Joël est tout content de revêtir sa nouvelle combi jaune canari. Nous nous jetons vaillamment dans le gouffre, talonnés par nos collègues désobeurs . La descente se déroule tout à fait normalement, comme d’habitude ça frotte de partout et nous sommes rapidement enduits d’une couche de boue humide et gluante. L’enchainement des puits est agréable bien qu’exigüe par endroit. Le passage étroit est franchi avec force reptations et contorsions, les parois enduites de glaise liquide facilitent la progression, surtout vers le bas… Joël note régulièrement les altitudes tout au long de la progression. Dans le deuxième passage étroit, il y a un passage plat avec un bombé au milieu. C’est pas que ça soit difficile mais il faut quand même se mettre sur la tranche, à l’horizontale les mains dans la boue de la flaque d’avant, les bottes patinant sur le méandre lisse. Finalement, en expirant puissamment et en se visualisant suppositoire, ça passe très bien. Nous arrivons au terminus d’hier. Le sommet du puits est enduit de glaise et ça glisse à mort. Je dévie la corde pour éviter la cascade du ressaut arrosé et j’atterris au pieds du ressaut, s’il pleut en surface, ça va mouiller ici… Le méandre se poursuit, méchamment gras avec des plaquages de glaise importants sur les parois. Le méandre s’enfonce mais j’essaie de me tenir le plus loin possible de l’eau, on ne sait jamais… Un nouveau cran de descente de 5m et nous entendons un beau bruit de cascade (une de plus). Je progresse en hauteur sur environ 5m, franchis un passage étroit et débouche sur une magnifique vire perchée en haut du nouveau puits. Ici, l’ambiance a totalement changé : Calcaire gris beige, propre, avec quelques choux fleurs. Que du beau ! Le puits mesure 5m de diamètre. A sa base je suis éclaboussé par la cascade, c’est plat, très propre. 5m plus loin, c’est la surprise : Un siphon avec de la mousse en surface. Le courant d’air, qui a beaucoup perdu en intensité, est aspiré dans une fracture très étroite sur la droite du siphon. »           
Vendredi 8 Août :
C243 :
Bubu et Mickey aménagent l’accès au grand puits. Véro et Alain descendent en première le magnifique puits des 55 Chandelles Véro à l’équipement. Le puits, très vertical est volontairement fractionné pour en faciliter la remontée (pendule). A sa base, le courant d’air est aspiré dans un méandre étroit qu’il faudra élargir. Un gros écho est perçu au-delà.
Le récit de Véro :    
 « La veille, toute la journée passée à la désob du 243 j'entendais cet échos qui s'emparait de notre voix et nous faisait frissonner d'envie, d'inquiétude et de plaisir,  nous appelant comme un chant de sirène à venir vers lui.                                                                                                                            Je me suis endormie dans les lapiaz de la PSM et j'ai fait un rêve que je vais vous conter:
      " Mes pas suivent ceux d'Alain B, nous montons rejoindre Mickey et Bubu qui fignolent la désob de la veille. Arrivée au pied du 243 nous nous préparons, Alain et moi à descendre rejoindre les 2 autres.  J'ai un soleil  dans ma poitrine qui brille de mille feux, je suis gonflée à bloc : je vais faire ma  première dans un puits et quel puits!!!!!!!  . . Tout est ok, nous sommes 4 sur la plateforme de départ : Alain, Mickey, Bubu et moi. On jette un dernier caillou pour écouter religieusement le sifflement de la pierre pénétrant l'air à grande vitesse avant de toucher le sol. J’écoute  les conseils des uns et des autres,( excusez du peu)  je pose les amarrages; je pose mon descendeur; je respire l'écho et le souffle de cette bouche géante dans laquelle je vais plonger . C'est parti, plein vide, plein bonheur, p'tain que c'est bon, que c'est beau! Je laisse vivre mes émotions, tous mes sens sont en éveils, j'ai les yeux écarquillés comme une gamine ; en haut les copains découvrent en même temps que moi le puits qui apparaît à la lumière de ma frontale. J'ai stoppé ma descente, il faut que j’atteigne un palier et plein vide, pas top pour penduler; en haut ils donnent un peu de ballant et hop un petit coup de balançoire pour atteindre la plateforme: que du bonheur. Alain me rejoint, et c'est reparti ; Je suis grisée par la descente, c'est très beau, maintenant ma frontale éclaire le fond, tout le monde peut en profiter depuis le haut du puits. Je décroche mon descendeur pour lancer un "libre" qui sort du fond de ma gorge. Je me retrouve seule tout en bas de cet énorme gouffre, (une 100aine de m) c'est magique, l'émotion est à son paroxysme ......." 
Je sursaute et me réveille en plein rêve, surement une trop forte émotion et là oh surprise je réalise que je suis au fond d'un puits, le même que celui de mon rêve !!!!!   La réalité m'aurait-elle rattrapée ? J’ai dû rêver trop fort ?  
C'est ainsi que se termine mon histoire ....ou bien qu'elle commence : la descente de mon premier puits "vierge». 
Dans le cas où je n’aurais pas rêvé, je tiens à dire un grand merci à tous les protagonistes de cette aventure magique.........J'adore les contes de fées! " 
K6 : Le gouffre est toujours bouché par la neige mais sa profondeur est passée de -30 à -45m.
Samedi 9 Août :
AG de l’ARSIP à Arette.
Les djeuns vont à la fête à Féas et rentrent vers 5h00 dans un état……. No comment…
Dimanche 10 Août :
C214 :
Serge P et Alain topotent jusqu’à -340 jusqu’à un point où le gouffre se divise en deux. Dans l’axe du méandre principal le méandre devra être élargi. Il précède un nouveau ruisseau que l’on entend couler en cascades. Une bonne partie du courant d’air y est aspirée. 
Trou du vent d’Arphidia :
Toujours aussi glacial  ce trou sur la salle géante de la Verna! Désob sur 1m de plus. Il faudra être 8 ou 10 pour les prochaines séances et pour extraire les cailloux.
Lundi 11 Août :
C214 :
L’équipe de pointe (Thibault et Lataps) équipent une escalade au-dessus du siphon. 25m plus haut dans une large fracture, un nouveau cran de descente arrosé de 20m est découvert, il est prolongé par un méandre très étroit et peu engageant. Arrêt sur trop étroit, le courant d’air a perdu 50% de son intensité. Dans l’axe de l’escalade , une lucarne a été repérée, elle devra être atteinte en artif.                                                                                                                   Papou et Alain G suivent en topotant. Le report donnera une profondeur de -420m au niveau du siphon mousseux. Le gouffre a alors un développement de 900m topographié pour 970m estimé.
C243 :
Désobstruction du méandre à -90. Le beau’f, Gilbert, Maxou, Charlotte et Kiki.
Mardi 12 Août :
C243 :
Le beau’f, Papou, Gilbert, Christine, Didier passent le méandre et attaquent l’explo, vite rejoints par l’équipe topo et vidéo (Alain, Mickey et Serge P). Après un premier petit puits, on débouche sur un splendide méandre à banquettes aussi esthétique que ceux de la Sima Grande. Arrêt en haut d’un très vaste puits résonnant.
Mercredi 13 :
C243 :
Aude, Alain et Thibault équipent le nouveau grand puits. Le fond est très vaste et entièrement broyé suite à la rencontre avec une énorme faille à mi-puits. La suite est découverte à travers les blocs sur un coté de la base du gros puits. Une lucarne en hauteur semble montrer la suite.
C226 :
Déséquipement (snif) de la magnifique ligne de puits partant de -220 au « nez pas laid » à -370 dans le gros vide.
Charlotte, Didier, Alain G, Maxime. Paul, Marc et Laurent (GSVO) jusqu’à -220.
Jeudi 14 :
C243 :
Topo par Mickey et Gilbert . -180 pour 287m de développement. Le gros puits mesure 53mètres.
Explo de la lucarne par Véro et Kiki : Accès à un ruisseau 3 fois plus important qui s’écoule dans un passage à élargir. Désobstruction délicate au-dessus pour accéder à un gros élargissement.
Vendredi 15 :
C243 :
 Véro escalade au-dessus du P53 dans le prolongement du gros méandre. Le méandre se pince une dizaine de mètres plus loin et débouche sur un beau puits remontant. 
C214 :
Escalade au- dessus des remplissages dans la Sallerie. Décollement en plafond obstrué mais très concrétionné (une mini Verna avec sa vire de +110). Régis, Maxou et Thibault.
Samedi 16 :
C243 :
Visite touristique pour Brigitte, Maxou et Régis qui ne connaissent pas le gouffre. Brigitte remonte sans son pantin laissé en surface…
On lave, on plie , on va manger au Teïde, on pleure un peu et on se dit à la prochaine…
       
      Observations d'un ancien géologue dans la paroi de la Verna.
Dimanche  2 aout 2014. 
 Une erreur d'itinéraire nous emmène tout d'abord au niveau du "Petit  Darrer" puis au porche colmaté du Saint Chinian. Leur formation doit  être identique à "la petite Vérole" : des pertes de la rivière qui  cherche son chemin dans le calcaire Dévonien (400 millions d'années).
 Redescente et départ de la grande escalade. Sur 90 mètres d'épaisseur  se développe le beau calcaire noir primaire strié de calcite par endroit. Puis, la paroi s'infléchit, le sol devient gadouilleux à souhait et ça  parpine à tout va. Il est évident que nous sommes là en présence de la  discordance entre le calcaire primaire (dévonien) et le calcaire des canyons (cénomanien (100 millions d'années) à campanien (80 millions  d'années).
 Petit rappel pour les non- initiés:  l'épaisse série calcaire appelée  Calcaire des Canyons, d'environ 400 mètres d'épaisseur, d'âge  secondaire et qui enveloppe la Zone Axiale Pyrénéenne entre le Col de  la Pierre Saint Martin à l'ouest et Gourette à l'est, repose  directement sur le socle paléozoïque (ou primaire). Après l'orogénèse  (formation de montagnes) Hercynienne du Carbonifère supérieur (300  millions d'années) , ce domaine est resté exondé (donc pas de  sédimentation marine) jusqu'au moment de la transgression Cénomanienne  (remontée du niveau de la mer et donc reprise de la sédimentation).  Cette zone est marquée dans les grandes salles de la PSM par une fine  couche de calcaire à grains de quartz: "la plage Cénomanienne" (ainsi appelée par Robert Bourrouilh).
 Je n'ai pas vu cette couche caractéristique dans la paroi, la zone  étant très boueuse. D'ailleurs, pourquoi toute cette boue ? Ne serait  ce pas des restes de l'ensemble principal ? C'est à dire l'épais  remplissage détritique que l'on trouve en arrivant dans l'Aranzadi ?
 Je n'ai pas vu un seul galet dans le coin ! Mais cette pâte  blanche visqueuse de laquelle on s'enduit y ressemble bien! Il est vrai aussi que l'on peut guère observer plus loin que là où la corde nous mène !
 Ensuite, la différence de dureté des 2 roches en présence a créé toute  une série de vires, plus ou moins larges, où il est très  impressionnant de circuler, surtout lorsque la salle est éclairée ! Mais quel spectacle !
 En continuant à monter, on rencontre 2 petites arrivées (ce sont  incontestablement des amonts) qui doivent être des pertes sous  glaciaires du vallon d'Arphidia. Ces pertes ont certainement entraîné  avec elles des sédiments glaciaires (la boue blanchâtre ?). Il parait  qu'il y a une série varvée dans le coin qui l'attesterait...je ne l'ai pas vue, désolé ! 
 Revenons à la "Salle des Immaculées Conception". L'accès se fait par  ce qui semble bien être une petite circulation d'eau fossile au niveau  du contact mais très rapidement, on progresse au niveau de blocs  décollés et de strates évidées entre les blocs. C'est à cet endroit  que s'est développé un concrétionnement assez extraordinaire, surtout  à la PSM. Mais pour moi, ce n'est pas une "salle", juste un  décollement entre blocs. Au fond, cependant, il y a une petite  circulation avec un tout petit peu de courant d'air. 

Voir la vidéo de la salle en détail  ici
 Voilà, beaucoup d'hypothèses, aucune affirmation... la recherche de  son trajet par la rivière Saint Vincent semble quand même un peu plus  compliquée que ce que je pensais jusqu'à présent. Avant de couler dans  l'Aranzadi,  et avant d'être capturée par l'effondrement de la Verna  il y a 200 000 ans... d'où tous ces semblants de départ qui nous ont  fait espérer trouver un autre aval fossile... 
 Enfin, au risque de me faire lyncher par Richard Maire et Yves Quinif,  je vais oser proposer autre chose....
 Et si la rivière Saint Vincent avait toujours coulé dans la salle de  la Verna en formation profitant du socle imperméable de grès et de  schiste de faciès Culm (350 millions d'années) jusqu'à trouver du  calcaire primaire pour continuer son creusement dans Arphidia... Et si  la Galerie Aranzadi était le fossile d'une autre rivière ? Celle qui  serait issue des sous écoulement glaciaire du ravin d'Arphidia  emmenant les sédiments glaciaires, galets roulés, varves, ...)?
 Aranzadi serait alors le collecteur de toutes les arrivées d'eau des  différents porches connus, des amonts même impénétrables ou bouchés  par les sédiments comme la grande escalade de 2011 au- dessus du porche atteint par Radeuil ? 
 Bref, il va falloir trouver un thésard pour élucider tout ça ! 
 Bubu