vendredi 31 mai 2019

Vent mauvais au Romuald

Jeudi 30 mai 2019
C'est l'Ascension alors quoi de plus normal que de monter sur les hauteurs du massif. Parmi les fidèles il y a Jean-Claude, Marc C., Gustave, Serge, Sandrine et Patrick. Il nous faut près de 2 h pour arriver au gouffre Romuald situé sur le revers des Toupiettes. Avec de l'air en abondance, une proximité avec les grands gouffres du secteur et des cailloux qui semblaient descendre assez loin, le Romuald devait continuer c'était évident. Dans la semaine précédente, nous avions même monté de la corde, une centaine de mètres, de quoi équiper les premiers puits... C'est beau d'y croire !
Arrivés sur place, nous passons au TP 19, le trou le plus profond du massif, un -800 m. Il n'y a pas d'air, mais alors vraiment pas. Nous descendons 60 m plus bas sur le replat à côté duquel s'ouvre le Romuald. Ce dernier souffle bien et un petit trou situé non loin de là souffle également (A noter que celui-ci ne correspond à rien de connu dans le secteur...). Thermomètre en main je mesure les températures, pour voir... 7,9° dans le petit trou et 9,1° dans le Romuald. Aïe ! pas bon tout ça !...

 L'entrée du Romuald

Pendant ce temps, Sandrine et Gus sont déjà en train de descendre le puits. Avec leur éclairage, la morphologie du trou se dévoile peu à peu. Pas bon, pas bon !!!! Ça n'a pas une gueule de trou qui continue et ça ressemble franchement à de la fissure de décollement. Quelques minutes plus tard le verdict tombe : bouché ! La topo faite dans la foulée indique une profondeur de 20 m. Seulement 20 m. Et les grands puits ? La jonction avec le TP 19 ? Que nenni, ce ne sera pas par là.

 La fissure du Romuald

 La seconde partie du puits. Gus donne l'échelle.
Heureusement, il y a un autre trou, découvert peu de temps avant et situé à une centaine de mètres plus à l'ouest. Nous y allons avec nos 100 m de corde. Alain D., qui a démarré plus tard, nous rejoint à ce moment là. Le puits, descendu par Serge, fait 10 m ! Oui, 10 m, pas un mètre de plus ! Et pour couronner le tout, nous manquons d'écraser le bras de Gus en dégageant l'entrée. C'est fou le nombre de blocs qui ne tiennent que par l'opération du saint Esprit ! 

Le trou du Bras Cassé
4 qui commentent, un qui descend...

Un peu dépités nous prospectons dans le secteur, c'est sympa, mais le coin a déjà été bien fouillé. Petit tour au TP 30, il aspire bien... Puis redescente dans la vallée. Allez, une petite bière chez Monjouste pour se remonter le moral, mais nous arrivons trop tard c'est la fermeture. Rideau ! Il y a des jours sans et celui là en était un....

Et pourtant, là dessous il y a des trous, des vrais...


Patrick

lundi 20 mai 2019

Xandako

Samedi 18 mai 2019

Xendako se défend avec l’aide des éléments le pleutre !
Arrivés en début d’après-midi au chalet, Gus et moi procédons à la mise en service de ce dernier.
Trois heures plus tard , il ne reste plus qu’à monter le refrigérateur, ça sera pour la prochaine fois…
On en profite pour aller voir si la piste d’Errayçé est ouverte et en conditions.
Arrivée sans aucuns soucis aux cayolars de Ligolette. Super ! Demain on gagnera un bon quart d’heure de marche !
Retour au chalet, on conditionne le matos, on prépare les casse-croûte dans les mini kits… On est prêts ! Et hyper motivés.
9h30, on va se coucher comme les poules car demain les autres (Brigitte, Véro, Dom, Mickey, Lataps et Anthony) nous rejoignent à 8h00. Il « neigeotte » un peu mais ça n’a pas l’air de tenir…
7h00. Debout et …
… 15 cm de neige tout autour du chalet ! Et il neige sans discontinuer à gros flocons…
MERDE !!!! C’est râpé ! Une fois de plus.
D’abord la coulée qui a bouché la cavité cet hiver et maintenant cette neige incroyable à cette date de l’année… Xendako Ziloa a dû passer un pacte avec le Dieu du ciel et des éléments ! Mais…
… Il ne perd rien pour attendre ! La victoire n’en sera que plus éclatante ! Et ça, c’est pour très bientôt.
Quand on quitte le chalet en catastrophe après avoir vu passer le chasse-neige (OUF !!!) la couche atteint presque 20 cm. A partir de chousse, c’est des trombes d’eau qui prennent le relais.
Alain Bressan

mardi 14 mai 2019

Generes 1 bis repetita

Sandrine: "Bon Kat, la semaine dernière tu n'as pas pu venir avec nous, si tu veux je t'amène à Generes 1!"
Choix validé! Faut dire aussi que les cavités pas mal pour les afters... on les a sacrement exploité, mais heureusement Jean Claude a quelques pépites en réserve.
Et nouvelle surprise: Nadège est avec nous!
Bref, nous partons toutes les 3 dans cette cavité qui n'est rien de moins que la petite sœur de la palombière. Un petit bijou!
En fait, pour la confidence, si un jour je décide de m'exiler de la surface, ça sera très certainement pour élire domicile là-bas! Il y a un petit salon/ chambre/ cuisine bref un petit studio parfait pour moi et ma peau de bête.
Je pense que j'y repartirai très souvent tellement j'ai été conquise.

Mais qui dit Generes 1 veut certainement dire Generes 2 ??
à bientôt pour de nouvelles aventures

Kat





Et comme tout "after" qui se respecte, pique nique à la sortie

lundi 6 mai 2019

Rameaux et Racines

Dimanche 5 mai 2019
La météo nous ayant annoncé une petite trêve pour le dimanche, j'envoie en vitesse un mail sur la liste pour aller revoir 2 trous découverts par Jean Claude il y a quelques temps et bien placés au dessus de 2 grottes découvertes par le GSHP, la grotte des Rameaux et la grotte des Racines. (Voir ICI)
Mais on ne se retrouve qu'à 2 ce dimanche matin. Les sacs vont être bien chargés ! Heureusement, il n'y a pas beaucoup de marche d'approche.
On va d'abord voir la grotte des Rameaux. Après un calibrage de l'entrée pour des personnes de corpulence normale, on va voir le terminus. Joli petit trou! La corde de 40 suffit tout juste pour arriver en toute sécurité  au fond de cette faille bien concrétionnée. Au fond une escalade nous tend les bras. Elle doit être faisable en libre mais tous les 2, on se la sent pas. En tout cas, il y a du courant d'air et c'est bon signe pour une éventuelle jonction avec Les Ramettes, le trou situé 30 mètres plus haut en dénivelé.
Ce gouffre n'a jamais été descendu. L'entrée est étroite, il semble y avoir un autre passage étroit vers moins 5 mais en dessous, on sonde bien encore 20 mètres. Par contre, le courant d'air n'est pas évident.
On s'attaque à la désob du premier passage étroit. Le travail est très efficace et nous permet rapidement d'aller jeter un coup d’œil un peu plus bas. Le passage étroit de moins 5 est très ponctuel. Un poisson plat pourrait même passer pour descendre voir ce qu'il se passe 20 mètres plus bas. Mais pour nous 2, ce resserrement marquera la fin de ce premier épisode.
Après un bon pique nique au soleil, direction la Grotte des Racines. Là aussi, très beau petit trou mais bouché par les concrétions. Quelques mètres au dessus, c'est le Sur Racines. On tente une jonction à la voix. On s'entend, mais loin....  Du coup le travail de désob serait énorme car les concrétions bouchent tout des 2 côtés. On est venu trop tard. Quelques siècles plus tôt ça devait passer.  On considère que du côté Racines - Sur Racines, c'est terminé.
Reste plus qu'à retourner à la bagnole avec les cordes, les sangles, le perfo, les mêches, la massette, le burin, les batteries, le pied de biche, le piochon, .... Mais il fait toujours beau !
Bubu




Oui, nous sommes bien dans les calcaires de l'Aptien, faciès Urgonien, avec présence de rudistes (les Toucasias carinata !)

jeudi 2 mai 2019

Sortie " AfterWork " au gouffre Génères 1

Sortie " AfterWork " du Mardi 30 Avril 2019 au gouffre Génères 1 ( St Pé ) 
Participants : Sandrine , Caroline , Jean-Claude , Pascal 

20h30 , notre joyeuse troupe emprunte  le sentier karstique , longe la borne 109 , une découverte pour moi .
Un bon quart  d'heure plus tard nous gagnons la modeste entrée du Génères 1 , flanqué entre deux petits rochers .
Corde , pas corde ? Bon , allez , corde pour le  ressaut d'entrée?  Soyons fous !
De petites salles , au plafonds bas nous attendent . On ne descend pas de suite , Caroline et Sandrine se faufilent dans un boudoir concrétionné, Gopro au poing .
Caroline joue les sardines dans une boite inextricable , ça ne passe pas , fin de l'histoire . 
Une image Gopro sera prise pour voir plus tard  , ce que l'oeil n'a pu ...
Bon , assez ri, Jean Claude  nous montre la suite ...
La suite ?  Une série de petits puits en désescalade , entrecoupés de salles modestes et  chaotiques,, hantées par des araignées aussi noires que bedonnantes .
Ça rigole moins chez les filles !  Un courant d'air persistant et quelques Rhinolophes furieux nous indiquent la suite .
Un nouveau petit puits , épineux à souhait et une belle salamandre tachetée  nous attendent  plus bas .
Caroline et moi nous glissons tour à tour dans les étroitures . L'euphorie  ? Un gaz hilarant propre à cette cavité ?
Toujours est il que d'étage en étage , nous sommes de plus en plus tordus ... de rire !
Moins drôle , la diaclase finale et son sinistre petit boyau vers l'inconnu . Tout près d'un micro-siphon, étroit et mal positionné. Ça sent le début de la fin , à moins que ce ne soit la fin du début ? 
A la remontée , nous découvrons une lucarne dont l'accès semble possible . Plus haut , deux petites salles , la première est tapissées de feuilles mortes . Mais point de cheminée ou faille au dessus . Un mystère de plus .
Bon, ceci dit , ça fait un moment que l'on ne sent pas trop de courant d'air . 
Un peu plus haut , Sandrine et Jean Claude , impatients et bien refroidis sont  contents de nous revoir .
On se réchauffera en remontant ...et en évitant ... les araignées . 
Minuit aux voitures , avec bières et biscuits méritées .

Pascal