lundi 28 avril 2014

Au gouffre des Boutils



Mercredi 23 avril 2014
Équipe : Flo MERLET, Jonathan DOREZ, Raphaël GENEAU (club des Goulus) et Thomas BRACCINI
Objectifs : toucher le fond -147m, réaliser une fiche d’équipement, repérer pour reprendre les explo

Nous nous rejoignons sur St Pé vers 10h… nous tapons les kits sur le parking du départ et prévoyons d’emmener une "chignole" pour éventuellement remettre quelques spits.
Nous réalisons la marche d’approche en passant devant la perte du Cébéri, nous atteignons un 1er col puis un second avec un visuel sur la carrière d’Asson. De là, nous quittons le sentier pour suivre le GPS qui nous emmène à une épaule. A ce moment là, nous cherchons la cavité au flair… Je tombe rapidement sur le magnifique puits de 12m qui se trouve normalement près du gouffre des Boutils. Jonathan ne met pas longtemps à trouver la petite entrée…
Nous ne perdons pas de temps à manger et à nous équiper. … je démarre l’équipement du 1er puits plutôt "voltigeurs nocturnes"!
 Flo me suit de près… une fois sur la 1ère margelle, nous nous mettons à l’abri pour que Jonathan et Raph puissent nous rejoindre sans nous parpiner la tronche. Jo en profite pour planter un spit afin "d’améliorer l’équipement !"
Je continue l’équipement jusqu’au pendule du départ du P85. Flo prend la relève secondé par Jonathan. Au milieu du puits, il y a une belle margelle où nous trouvons des ossements de rongeurs. Nous rajoutons pas mal de spits histoire de fractionner ce grand puits avec de la cheville inox "Raumer".

Une fois en bas, nous fouinons pour trouver un petit chantier de désob où l’on entend un actif… nous arrivons à casser un gros bout de calcite qui nous empêche de progresser. Flo arrive à se faufiler dans la petite niche où il faudrait creuser. Le courant d’air n’est pas violent et aujourd’hui dehors, ce n’est pas les grosses chaleurs !
Nous ne mettons pas longtemps à ressortir du gouffre des Boutils et en même temps je relève la fiche d’équipement… nous restons impressionnés par les volumes de ces 2 grands puits, il faudra revenir avec de quoi faire parler la roche !!

TOT,

AG du CSR

27 avril 2014
Temps pluvieux, AG sous un chapiteau bruyant, très mauvaise sono, pas chauffé, vidéo projecteur illisible, .... que dire d'autre.... Espérons que les débats aient été constructifs....!
Sinon ça fait toujours plaisir de revoir les copains qu'on n'a pas vu depuis longtemps.
Nous étions 3 du GSHP à cette AG glaciale.....

Faudra vraiment faire mieux quand on fera l'AG du CSR dans les Hautes Pyrénées ! Il me semble que le quorum était tout juste atteint.
Félicitations à Jean Luc qui s'est proposé pour compléter le Comité Directeur.

La fin de l'AG était sympa quand même : pour fêter les 40 ans du CSR, un grand gâteau représentant le logo du Comité était offert. 40 bougies ont été soufflées simultanément par Benjamin Weber actuel président et Maurice Duchêne, le premier président en 1974.

jeudi 24 avril 2014

Sortie ESB du côté de Bétharram

Participants : 13 dont 4 du GSHP ( Etienne, Jean Claude, Alain D et Caro )
CR par Caro.

Le 13 Avril 2014 avait lieu la 1ère journée nationale des grottes touristiques. A cette occasion, l'ESB a organisé une journée à thème comprenant le matin la visite des grottes de Bétharram et l'après midi une rando conférence au dessus des grottes sur l'hydrogéologie faite par Alain Dole. 
Nous sommes accueillis le matin par le gérant des grottes, Mr Ross. Son arrière grand père avait été le premier à vouloir faire un aménagement des grottes pour permettre un accès au public. Grand entrepreneur, il crée un pont pour accéder aux grottes, organise le transport des visiteurs à cheval. Son fils creuse un tunnel pour la sortie basse des grottes. Son petit fils commence la sonorisation des grottes, crée le petit train pour soulager des derniers 700 mètres à pied. Aujourd'hui c'est Albert Ross qui gère. Il a permis un accès handicapé aux grottes avec la suppression de marches et la création de rampes sur la partie supérieure.
Nous avons donc droit à une sortie V.I.P des grottes offertes par Mr Ross. La grotte se visite comme une maison avec son balcon et ses étages. Pour simplifier, Bétharram est une des grottes les plus belles et des plus diversifiées. On admire une cloche géante dés la première salle. Des stalactites portant le nom de leurs ressemblances : la MOSQUÉE, le MINARET, le CHÂTEAU FORT, le RHINOCÉROS, etc.. Le plus marquant pour moi est la voûte sculptée par la rivière qui autrefois essayait de se faire un passage. Magnifique !! Un autre moment poétique est la passage devant le bassin des NAÏADES ou la salle des Lustres. Il y a aussi quelques concrétions en forme de coquille d’huître imitant assez bien le nacre. On arrive ensuite en bas du gouffre où on rejoint la rivière avec la traversée en bateau et le petit train jusqu'à la sortie. Je ne vous cache pas qu'après plus d'un an dans le club de spéléo, je ne vois plus du tout les choses comme avant quand je visitais la grotte en famille. J'ai passé toute la visite à avoir envie de passer par dessus les rambardes...et bizarrement qu'on éteigne les lumières... comme s'il fallait un peu d'intimité pour pouvoir pleinement l'admirer...S'ensuivent l'apéro et  quelques échanges de vieilles photos entre Alain et Mr Ross. 
Nous partons ensuite à travers la forêt pour une balade de trois heures pour comprendre la formation de la grotte. Alain a fait un compte rendu très intéressant qui paraîtra sur le site du CDS.

En conclusion, une très bonne journée et une immense envie de pouvoir un jour reprendre l'exploration des secrets encore inexplorés des grottes.


mercredi 23 avril 2014

Exercice préfectoral de secours en spéléologie


Le 5 avril 2014 s'est déroulé un exercice secours à Saint Pé de Bigorre dans la traversée Moustayous - Arva.
Beaucoup de monde avait répondu présent dont beaucoup de Tachous.
Vous trouverez l'excellent compte rendu de Sandrine ici:
Exercice secours Moustayous Arva

lundi 21 avril 2014

Détournement de mineurs

Dimanche 20 avril 2014. Véro D et Bubu.
Nous devions être 4 mais la sortie au Mariléa pour l'un et le temps catastrophique prévu par la météo pour l'autre, ont fait que nous nous retrouvons à 2 seulement pour cette traversée des mines. On va rentrer versant Pierrefitte et si tout va bien on ressortira dans quelques heures versant Cauterets en ayant traversé la montagne de part en part..
Il est 12h45, faut pas trainer, le temps à l'air de se maintenir et y'a 1 heure 30 de marche d'approche.
Montée sympathique dans de belles couleurs automnales.


Heu Bubu, c'est le printemps !
Je sais mais si je vous parle de couleur printannière, vous allez imaginer du jaune et du vert fluo, alors que c'est toutes les teintes du orange, du rouge et du marron! Et c'est moi qui raconte!
Alors, je disais, les belles couleurs automnales et les ruisseaux en crue et des petits ponts de bois pour traverser la rivière ( Le petit pont de bois Qui ne tenait plus guère Que par un grand mystère Et deux piquets tout droits....cling cling cling cling).


Devant nous détale un isard. Regarde me crie Véro! Trop tard, je l'ai pas vu. Mais pour se rattraper  le mâle sort du bois, nous passe à 10 mètres devant, et monte rejoindre sa femelle. Que la nature est belle.
Une heure trente,plus tard, au milieu de nulle part, l’entrée d'une mine bétonnée. C'est là qu'on s'équipe avant une montée très raide qui nous emmène à un tout petit trou: la seule étroiture du parcours.

Jean Marc et Véro ont posé des cordes en fixe bien utiles pour descendre au niveau qui nous intéresse  



Le plafond semble soutenu par des dizaines de pieu de bois. C'est beau et impressionnant.



Il y a beaucoup d'eau dans les galeries. Plus que d'habitude d'après Véro. Elle me fait tout visiter y compris la gare de triage, avec les wagons qui semblent attendre qu'on les charge.



Puis la salle des machines. Impressionnant aussi. Comment ont-ils pu emmener tout ce matériel ? Je mets un peu d'huile sur les engrenages. ..mais ça ne redémarre pas... 


Une pioche est posée contre paroi, à l'endroit même où elle à du être posée il y a 50 ans ou plus. 

On rentre maintenant dans le local électrique ..la clé est posée sur la table... Les fusibles sont énormes, j'en ai jamais vu de si gros. J'imagine que si j’enclenche une manette,  tout va reprendre vie mais il ne se passe rien. 
Le bruit d'une cascade tombant 50 mètres plus bas fait un boucan d'enfer. On a envie de la suivre mais il y a trop d'eau. Ce sera pour une prochaine fois. 
Demi tour, les yeux pleins d'images du passé et les bottes pleines d'eau, pour se diriger vers la sortie, encore loin. La galerie prend des teintes orangés de toute beauté puis un grand lac d'une couleur bleu sombre irréelle nous barre le chemin. 


Véro me guide sur le côté gauche où une galerie court-circuite la partie inondée et donne accès à un passage fortement remontant. Les dimensions changent. La sympathique galerie devient couloir ébouleux, puis méga galerie ébouleuse, puis ce sont de véritables salles, énormes, je me crois à la Pierre. Tout au fond on aperçoit, très loin, la lumière du jour. Dans un recoin, des tas de carottes....



Mais Véro prend une petite galerie bien cachée sur la droite et on reprend notre course à travers la montagne jusqu'à une trémie.



Escalade de la trémie, remontée d'une rivière blanche d'un très bel effet, et on arrive en balcon au dessus de Cauterts. 

Enfin, c'est ce que me dis Véro car il y a un brouillard à couper à la hache. Un peu d'eau, 2 bananes séchées, et on repart . 

On redescend la rivière, la trémie, et on se dirige maintenant vers la lueur qu'on apercevait tout à l'heure. Et là, ça devient magique: les dimensions sont gigantesques, les porches laissent rentrer une lumière blafarde, les chocards s'en donnent à coeur joie. C'est beau. 



On prend des photos en espérant qu'elles rendent bien cette impression d'immensité et de beauté absolue.


Il est 18 heures quand on sort . Je reste pensif comme Rodin sur cette impression que je viens de vivre. La même émotion qu'on ressent après une belle première .

Et je suis très très heureux de l'avoir fait. Il va falloir y emmener les copains, c'est trop beau.
Bubu content !

Le brouillard est toujours là. Reste plus qu'à vider les bottes et rentrer.



A partir de maintenant, la descente est raide, il faut faire attention où on pose les pieds. Je suis Véro les yeux fermés (mais pas trop quand même sinon on n'y voit plus rien ! La langue française est curieuse parfois !).
19 heures, la voiture est toujours là. Toute la descente vient de se faire équipé pour Véro et avec le parapluie pour moi. La journée aura été plus que maussade au niveau météo, nous laissant juste une accalmie pour monter tranquillement. D'un point de vue paysage, découverte et émotion, la journée aura été intense, fantastique, mémorable, extraordinaire. Je comprends mieux le plaisir qu'on peut trouver à la spéléo minière. Je me suis régalé ! Merci Véro.

dimanche 20 avril 2014

La largitude, ça n'existe pas....


Samedi 18 avril, William, Jean Claude, Étienne, Joël et Alain M. Gouffre Mariléa.
Toute la semaine nous avons "gambergé" sur ces 11 secondes de chute et c'est bien sur avec joie que nous nous retrouvons ce samedi matin chez notre ami Jean Claude.
Nous préparons le matériel qui sera nécessaire à la descente de ce fameux puits. Nous avons en plus comme objectifs et intention, d'équiper toutes les parties craignos de la progression jusqu'au point bas connu. Nous comptons entre autre supprimer de la topographie le mot étroiture afin que chacun puisse y aller sans appréhension de quoi que ce soit.
Montée classique par le sentier du Bénac, le beau temps est de la partie, les orchidées sont fleuries et donnent des couleurs aux pelouses.


C'est bien sur un peu raide lorsque nous quittons le sentier classique mais cela ne dure pas et nous arrivons rapidement au bord de la cavité.
Le puits d’entrée est équipé en dur et c'est la descente, Étienne en tête suivi de William qui connait la cavité.
Nous shuntons la première étroiture avec une corde de 12 mètres et mettons en sécurité le passage au dessous. C'est ensuite une descente classique puis l'aménagement d'un autre passage, la massette faisant des siennes.
Nous arrivons à "l'étroiture" de la cavité. C'est un amas de blocs ou il faut ramper au dessous en partant les pieds les premiers, se retourner, se contorsionner et déboucher difficilement dans un départ plus important. Nous nous attelons au travail et après 4 pailles et 100 coups de massettes, il ne reste qu'un vague souvenir du passage. Du beau boulot.
Après un casse croute réparateur, c'est la descente du P12, lui aussi rééquipé en dur et nous arrivons au terminus, dans cette méga fracture où se développe la cavité.
Les cailloux lancés au fond de celle ci descendent effectivement très loin, après de multiples rebonds.
Nous décidons d'équiper sur la partie la plus large de la fracture (60 cm maxi). C'est la descente pour une première tirée de 6 mètres, la pose d'un nouveau relais puis encore 6 mètres mais là il faut se rendre à l'évidence, nous ne pouvons passer, c'est trop étroit. Le phare fait cependant apparaitre une portion plus verticale qui pourrait être un vrai puits mais avant de l'atteindre, des travaux percutants seront nécessaires.

Étienne qui était en tête remonte en raclant la paroi. C'est terminé pour aujourd'hui, la suite, ce sera pour une autre fois mais avec des travaux d'envergure sur au moins 3 mètres.
Nous y reviendrons, le jeu en vaut la chandelle comme l'on dit.

Alain M



mercredi 16 avril 2014

Paybou tranquille:


Mardi 15 avril 2014
Nous l'avions cherché lors de nos débuts en spéléo, nous l'avions trouvé impressionnant. C'était promis nous devions revenir un jour. C'est fait, tranquillement nous sommes montés ce mardi. Le Paybou nous impressionne encore mais nous avons découvert ses étonnantes entrailles. Nos têtes sont maintenant remplies d'images inattendues telles que les vues d'en haut du puits, d'accès depuis l'intérieur de la cavité ou les superbes argiles violettes.

Véronique et Jean-Marc

...et quelques photos de ce puits mythique des HP que tout le monde devrait au moins avoir descendu une fois ...














lundi 14 avril 2014

Le Manneken-Pis



méditation ........

OH Put... , Retour au Mariléa

OH Put... ,
Retour au Mariléa dimanche 13 avril pour William et découverte pour moi. 
William a une affection particulière pour cette cavité, il avait donc envie d'y retourner pour fouiner un peu plus et courir un peu les courants d'air. Je l'ai donc accompagné: une occasion pour moi de découvir "ce trou". 
Après quelques passages d'étroitures diverses et variées nous décidons de rejoindre le point le plus bas. 
Je pose une corde vers le fond , début d'une grande faille puis William me rejoint, il me dit "c'est ici qu'on c'est arrêté la dernière fois" . Je jette un caillou et pof une 20 éne de mètres plus bas surement .; puis un autre mais sur la partie gauche de la faille et là.......bim... toc ...tic.........tic.....pof : On se regarde : et on s'exclame en même temps "oh put'ain" (désolé pour le gros mot ) On lance un autre caillou puis un 3 éme et on fini par chronométrer la chute jusqu'au pof lointain que l'on perçoit à peine en tendant l'oreille. 11 secondes...........oup's . On fini par lancer tous les petits et moyens cailloux que l'on trouve jusqu'au dernier , pour nous, ce bruit de caillou qui chute c'est comme  une symphonie de Mozart dans la plus belle des cathédrale . 
Nous sommes aux anges . Un superbe moment . Nous décidons de remonter, pas assez de matériel pour continuer, le sourire par dessus les oreilles. Ainsi se termine notre sortie au Mariléa ....jusqu’à la prochaine fois. 

Véro 

dimanche 13 avril 2014

Du côté du Tucou

Et si pour changer, on allait du côté de Bagnères. .. par Bubu
Mickey m'avait parlé, il y a une dizaine d'années, d'un petit trou à retrouver du côté du Tucou avec un fort courant d'air. Le GSHP y avait travaillé fin des années 60 mais ils avaient perdu le courant d'air.
Lors d'une balade - prospection, Véro D retrouve le trou. Il semble y avoir des passages à poursuivre mais il faudra désober.


Nous voici à 4 à l'entrée du "souffleur du Tucou"  (Joel, Véro D, Alain M et moi). Première constatation, le trou porte bien son nom, le courant d'air est très très net !
Par contre, rien au fond au niveau de la désob titanesque des années 60. Mais, en descendant, sur la droite, un petit soupirail puis une faille avec tout le courant d'air.



On y travaillera presque 7 heures. Le chantier a bien avancé, on voit du vide qui se dessine. Une grosse séance de plus devrait nous permettre de savoir ce que cache ce trou... A suivre.
A noter la visite amicale de Miguel, en rando en famille dans le coin, qui n'a pas pu résister à l'appel des kits éparpillés autour du trou ......