lundi 24 septembre 2018

Test Petzl: OK

Ce mardi 18 septembre vers 20h, je retrouve Sandrine et Marc pour une petite sortie nocturne.
Rien n'est encore bien précis sur le but de cette soirée.
Chacun propose alors un objectif.
Marc nous intrigue avec la fin des Coumates, il parle de corde à monter et de puits à descendre...
C'est court, c'est près et nous ne connaissons pas donc go !
C'est bien la première fois que nous mettons un baudrier dans cette cavité ! Nous arrivons effectivement à cette corde de 4 mètres environ.
Elle donne sur un petit conduit. Un petit puits est à équiper.
Et là, où arrivons nous ????? dans une salle de jeu pour spéléoe ( je mets un e car je suis une fille et que je suis la seule responsable de la suite de la soirée )...
Nous arrivons dans une salle horizontale d'une quinzaine de mètres environ de long sur 4 ou 5 mètres de large. Sa spécificité réside dans son sol d'une boue glaiseuse magnifique et sans aucun cailloux...
Je crée donc une ligne de départ et me mets avec élan à pratiquer le " ventre glisse" sur la boue. Je sais qu'à 38 ans,on joue plus à se salir mais c'était très très bon !!!!!
Résultat forcément en image....
Après avoir bien rigolés, nous voilà tous bien propre pour attaquer la remontée, surtout moi. La boue ne s'enlève pas, elle forme des amas sur les piquots du crool, de la poignet. C ‘est gras terrible, je rigole un peu moins. Mais tout va bien, tout accroche, tout tien et me tien! Chapeau petzl, test en situation extrême réussi avec brio. Bon, on était aux Coumates.... il fallait bien dynamiser la soirée pour vous épater!
Caro





dimanche 23 septembre 2018

Vacances impossibles....

Après un mois et demi de spéléo dans les cantabriques, nous avions décidé de prendre quelques semaines de vacances, enfin des vraies, sans avoir un kit sur le dos, un perfo pour vous démolir les épaules, et un casque qui vous empêche de vous faire bronzer le dessus du crâne. Comme destination, nous avons choisi la Sardaigne. Nous en avions gardé de bons souvenir lors d'une expé spéléo-plongée dans les années 80. Mais là, pas question de prendre de matériel spéléo, on se limitera à d'autres activités plus ludiques : kayak de mer, escalade et VTT. Point barre !
En Sardaigne, il y a une partie granitique et une partie calcaire où se situent les massifs les plus escarpés. Bien évidemment c'est ici que sont les plus belles parois et les côtes les plus intéressantes et ce n'est pas vraiment un hasard si notre périple à commencé du côté Nuoro et les massifs du Supramonte. Et là ça commençait mal pour qui voulait ignorer tout ce qui se passe en sous-sol. Vingt kilomètres avant d'arriver sur place, cela sent déjà le trou. Imaginez la Pierre St Martin brillant sous le soleil méditerranéen avec une végétation rabougrie, des résurgences aux eaux cristallines et chaudes et des lapiaz à perte de vue. 

 Une vue du massif de Supramonte vers Dorgali

Ignorant les Su* Bentu, Su Palu et autres cavités majeures du coin nous commençons par quelques grandes voies et de beaux itinéraires en VTT. Je m'autorise juste une courte visite dans une monumentale perte, seulement pour éviter d'être en situation de manque. 

 La perte d'Orbisi à sec. En crue elle est complétement noyée et l'eau ressort quelques kilomètres en aval à la grotte Luigi Donini (3 km)

En principe, en mer nous serons moins tentés et nous enchaînons par un petit périple de 3 jours en kayak de mer dans le golfe d'Orsei. Grave erreur ! A peine avons-nous parcouru quelques kilomètres que nous tombons sur des porches, tous plus avenants les uns que les autres. Évidemment nous avons craqué et malgré notre équipement sommaire nous voici à nouveau sous terre, tantôt dans nos kayaks tantôt en tenue légère rampant dans des galeries labyrinthiques. Un vrai plaisir.

Comment ne pas débarquer lorsqu'on tombe sur un tel porche (grotte de Bue Marino n°2)

Jeu de lumières dans Su Santoru


Autre cavité vers Cala Luna

Ce n'est évidemment pas de la première et cette grotte porte le n° 2667.
A quand Karsteau chez les Sardes ?


Bivouac à Cala Luna et à pied d’œuvre pour aller sous terre...

La cerise sur le gâteau sera cette grotte tunnel que nous rencontrons par hasard du côté d'Iglesias, sur la côte ouest. A la manière du Mas d'Azil (Ariège), une route utilisait autrefois cette belle galerie de prés d'un kilomètre pour passer d'une vallée à une autre. Notre itinéraire VTT commencera par cette traversée originale. Bref, bien difficile dans un site pareil de ne pas être tenté d'aller sous terre. Et d'ailleurs, la prochaine fois que nous retournerons en Sardaigne, c'est certain nous prendrons notre matos, en plus du reste et nous retournons voir ces cavités fabuleuses qui nous avaient déjà tellement fascinés il y a une trentaine d'années....


La grotte San Giovani à DomusNova


Parcours tranquille sur près d'un kilomètre. Dommage, la rivière ne coule pas.


Patrick


*  Sur Saint Pé, les trous sont des "puts", en Sardaigne se sont des "Su"

lundi 17 septembre 2018

A la recherche du trou perdu


Samedi 15 septembre : Bubu, Jean Claude et Alain


C'était en 2009. Il avait neigé très bas et on avait donc décidé de prospecter du côté du Soum d'Ech.

C'est ce jour là qu'on avait vu que toute la neige autour du Fou était fondue et qu'on avait entendu un pissadou dans le SE08.

Mais surtout, on avait vu un petit trou bien ouvert ! Signe de quelque chose d’intéressant en dessous. Et dans les esprits tortueux de certains anciens du club, la rivière du Quéou (découverte quelques années plus tard) pourrait passer par là avant de ressortir à la résurgence de la Pisciculture.


Nous sommes 3 au départ du sentier pour retrouver ce petit trou .

Malheureusement, si les buis sont décimés par la pyrale, les fougères et les ronces quant à elles ont proliféré et il est difficile de prospecter dans de bonnes conditions. La doline profonde est facilement retrouvée mais descendre voir s'il y a un petit trou soufflant serait du suicide ! Faudra attendre l'écobuage !


Vers midi, Bubu nous quitte, il a un "rendez vous" à l'OM 14 (ex SE8) pour une "jonct-son". Il va écouter s'il entend l'équipe qui est en train d'escalader les puits du lavabo.

Il nous rejoint tout excité vers 14 heures. "Ils sont juste dessous, je les ai bien entendu, ils ont planté 4 goujons entre 12h45 et 14h15 ! Je pense qu'ils m'ont entendu aussi, ils répondaient de façon rythmique à mes coups de marteau rythmiques !"




Jean Claude devant rentrer tôt, on se dirige vers les granges quand on voit 2 vautours s'envoler tout près de nous. Une vache essaye de protéger son petit. 
Malheureusement, le veau semble mort depuis un certain temps et les vautours vont bientôt avoir de quoi manger. D'ailleurs, en arrivant aux voitures, on les voit arriver. Jean Claude essaye de prévenir le propriétaire.


Pour le trou perdu ou d'éventuels autres trous dans le coin, entre Soum d'Ech et Coussaou, il faudra revenir un jour de neige ! Faudra pas rater la fenêtre !

Alain M

vendredi 14 septembre 2018

Les Bergères en folie

Les Bergères en folie

Mercredi 12 septembre, la Route de la Transhumance fait étape à St Pé. Les 600 moutons, quelques chêvres, un lama… et bien sûr les bergers et bergères, partis de l’Aoulhet le matin de bonne heure, arrivent sur le coup de 11 h. 30 sur la place du village où il y a le marché, puis départ et arrivée vers 13 heures pour une belle petite fête avec repas (grillades pour 160 personnes) sur le plateau du Mousqué.
Après le repas qui a toujours autant de succès, quelques bergères voyant arriver de gros nuages noirs commencent à demander où est-ce qu’elles peuvent se mettre à l’abri s’il venait à pleuvoir. Bonne poire, je leur propose d’aller se mettre dans une cavité. Oh oui.. oh oui, de la spéléo.
Gagné… un terrible orage nous tombe dessus. Nous voilà partis à quatre en voiture pour aller s’équiper à l’abri à la cave chez moi. Elles n’ont jamais fait de spéléo alors je décide de les emmener à la jolie petite grotte de l’Oustalet récemment découverte.
Deux infirmières et une artiste de théâtre… ambiance assurée. Une petite échelle assemblée sur place avec quelques branches de chêne à l’entrée pour descendre sur environ 3 mètres et nous voilà arrivés au point bas de la cavité. Une galerie très concrétionnée sur une quinzaine de mètres pratiquement plate a été admirée, étudiée, adorée (surtout les petits gours). Quand je disais ambiance assurée, j’étais loin du compte car c’était une ambiance extraordinaire et aussi que ça leur plairait autant... des cris... des fou rire… des mots que je tairai (voir et écouter la vidéo)… etc.
Sitôt sortis, elles en redemandaient " l’année prochaine tu nous en fais visiter une autre " La pluie s’était calmée et nous voilà remontés au plateau rejoindre nos moutons.

Voici la vidéo :  Les bergères en folie
  

 Jean Claude

mardi 4 septembre 2018

Grotte en carton

Dimanche 2 septembre
Toujours autant de succès pour la célèbre grotte en carton lors de la fête du sport au Lac de Soues !
Manifestation devenue incontournable pour le CDSC65 et préparant les JNS du 1er WE d'octobre.
Merci à tous les participants! 

lundi 3 septembre 2018

Borne 109 vers la salle des aragonites


Lundi 3 septembre 2018
En début d’après-midi ensoleillée, j’ai envie d’aller visiter la borne 109 différemment que ses salles blanches.
Après consultation de Karsteau, où ma curiosité est mise en appétit par « la salle des aragonites » mais malheureusement de ma montre qui ne me donne que 4 heures devant moi, et équipés de tout ce qu’il faut, je décide d’aller en reconnaissance dans la partie à -71m sur la topo.
Equipement et descente du 1er puits de 14m, très étroit à son entrée, mais très vite bien large et de plus de 10m de large à sa base. Rencontres avec les habituels habitants de ce bas de puits : salamandres (4), grenouille (1) et crapaud (1).
Passage de l’étroiture, équipement et descente du 2nd puits de 12m.
Puis nouvelle étroiture désobée et puits de 8m. Déviation en partie haute obligatoire, mais sans problème particulier pour sa mise en place.
Dans le bas c’est une salle très concrétionnée se terminant en pente vers la suite.

La suite est en descente sans corde dans un méandre se rétrécissant. J’arrive sur une plateforme avec ses gours bien remplis, mais sans l’habituel actif en provenance de la cheminée à gauche.
En levant la tête on voit la belle stalagmite « posée » sur la concrétion bien dégagée de la paroi. C’est dans cette partie qu’a eu lieu du soutirage vers les parties les plus profondes de la cavité. C’est aussi  le départ de la main courante. 3 ou 4 mètres à franchir et on est – sans vraiment le voir de manière évidente – au-dessus du P5 partant vers le réseau à -108m et mon étape à -71m. Si on continue tout droit on part vers le Kamasutra et les Salles Blanches que je connais.
Après quelques hésitations sur la meilleure manière d’aller en tête de puits équiper ce P5, j’opte pour un retour côté MC où un coup de lampe entre les blocs laisse apercevoir un anneau de corde pour l’un des amarrages de tête de puits. Juste le temps de photographier quelques excentriques bien cachés, je me faufile, équipe et descend dans une partie inconnue pour moi.
Passé le P5, j’enchaîne sur le P6 après une étroiture facile. J’arrive dans un assez beau volume multidirectionnel... Mais je suis au bout de mes cordes...
Plus bas ça descend assez raide et à droite un semblant de suite... Je pars donc à droite, c’est peut être ma chance. Mais après 5 min de ramping dans un interstrate je pense que ma salle à -71m n’est pas par là.
Je rebrousse chemin. Je reviens au bas du P6. Bon un peu de courage pour la désescalade du ressaut de 4m, ça devrait passer ! Effectivement ça passe et quelques mètres plus loin j’arrive dans le haut de la salle attendue.
Pas question de désescalade ici, la pente est trop raide et le bas de la salle au moins 5m plus bas !
Comme on touche le plafond de cette salle, je prends quelques photos...du plafond !
C’est l’heure du retour. La prochaine fois je lirai mieux la topo et le mémoire de Tot et je viendrai avec au moins une C35 de plus !
TPST 4h

Marc Chanliau