samedi 29 février 2020

Au Sousbet, c’est pas si bête…


Samedi 29 février, nous sommes 6, Bubu, Jean Claude, Philippe, PMA, Jean Luc et Alain M, à retourner, sous l’impulsion de Bubu, au chantier de désob du Sousbet.

Tout d’abord, ce jour est exceptionnel, personne de l’équipe, malgré nos grands âges, a fait de la spéléo un samedi 29 février, le précédent samedi remontant à 1972. C’est donc exceptionnel et il va certainement se passer de grandes chose cette journée.

Rendez vous devant chez Jean Claude à 9 heures, tout le monde est à l’heure et c’est parti, 2 petits kilomètres de voiture puis 20 minutes de marche.

Des bourrasques d’air chaud nous fouettent le visage, on se croirait revenu à Xynthia, c’était il y a 10 ans.
D’ailleurs des arbres sont encore tombés le long du sentier mais c’était il y a quelques semaines.

Nous arrivons au trou, il exhale une chaude haleine bien humide.
Jean Claude, prévoyant, met de la belle mousse sèche sur le sol afin de nous préserver de l’humidité. Ce sera pratique mais comme le courant d’air va s’inverser, rapidement les parois vont s’assécher.
Le travail commence, perfo, paillage, seaux, marteaux, burins et encore et encore.

Nous sommes arrivés sur un puits, on en voit le fond à 2,5 mètres et petit à petit on descend.
On progresse, PMA enfin se pose comme il dit mais il faut faire du confort pour pouvoir remonter les gravats.

A 13 heures, pause casse-croûte, c’est l’ambiance habituelle, on est bien, c'est toujours un bon moment de la sortie.

On reprend rapidement, le temps semble changer et la pluie est annoncée.

Encore deux paillages et là on se pose correctement, les blocs sont en premier remontés puis certains tombent dans l’inconnu, avec un joli fracas et un écho qui ne laisse pas indifférents tous les présents. C'est sûr, ça va passer.
Encore deux paillages, cette fois à l’horizontale et le vide apparaît, joli, mystérieux.
Il est déjà 16h30, dehors la pluie s’est mise à tomber, on a hissé la bâche, c’est une nouvelle fois le déluge.
On insiste quand même, le burineur et la dernière batterie font des prouesses et enfin un passage humain se dégage. Oh, pas très large, en plus il faut y passer les pieds les premiers, derrière c’est l’inconnu, le vide, le noir...

PMA s’y engage, ougne un peu, franchi l’obstacle mais se retrouve quasi les pieds dans le vide, sur un sol concrétionné et glissant.
Oups, il faut se retenir, il faut une corde, le coup de Scurion vite donné révèle un puits asses vaste, certainement 7 à 8 mètres de profondeur. Il ne s’agit pas d’y glisser.

Il essaye de remonter urgemment, chose qui n’est pas vraiment aisé dans l’autre sens.
Je lui donne la main, il se concentre et petit à petit son corps réapparaît devant moi, à mes pieds.
Il souffle, se reconcentre, déguste l’instant présent.

Une corde aurait été nécessaire et un autre paillage aussi.
Nous remontons, dehors la pluie redouble, cette fois il faut décamper.

Mais quelle sortie, une nouvelle fois la persévérance a payé.
Arrêt sur rien, affaire à suivre, on se sent bien, le moral est au beau fixe, pas comme le temps.

Alain M

vendredi 28 février 2020

Reportage à Capbis

Lundi 24 février 2020
(Sandrine, Andy, Patrick)
Suite à la projection à Argelès, Sandrine avait tellement bien vendu notre activité à son journal (la Dépêche) que son rédacteur en chef, Andy, souhaitait à son tour enfiler les bottes et la combine pour voir ce qui se tramait sous terre. Elle aurait pu choisir La Pâle ou l'entrée de la Bouhadere, mais elle a préféré mouiller son supérieur (au sens propre comme au sens figuré)  en lui faisant passer les baignoires de Capbis. Cela ressemblait un peu à un bizutage en règle, mais au contraire, en professionnel du reportage, appareil photo en main, Andy s'est acquitté parfaitement de sa mission et en redemandait presque au moment de s'extraire de la grotte. Bref une sortie bien sympathique qui permettra aux lecteurs du journal  d'avoir peut-être une autre image de la spéléo.


samedi 22 février 2020

Tous au Sousbèt

Ce vendredi 21 février, nous ne sommes que 4 pour continuer la désob prometteuse du Sousbèt.
Il y a Jean Claude, Philippe, Joël et moi.
20 petites minutes de marche d'approche c'est rare mais le gros inconvénient de ce trou c'est qu'il est coté Nord de la montagne de La Pale et ça caille. L'avantage du coup, c'est que le courant d'air est bien marqué, alors que son voisin, la Tute à Bèt, n'en a pas du tout.
La dernière fois, le départ d'un puits étroit avait été atteint. Notre objectif, c'est bien sur de le descendre pour atteindre....on sait pas quoi mais on peut avoir de belles surprises !
Avec l'aide de Simone, Papaye et Soufflette, on s'aménage une niche confortable au dessus du Puits qui permet d'enlever de nombreux seaux de remplissages. A midi, tradition devenue incontournable, pause casse croûte autour d'un bon feu de bois qui réchauffe ! Puis on attaque la descente dans le puits. Le passage sera confortable. Lorsqu'on arrête le chantier vers 16 heures, il reste un petit mètre à franchir et après c'est plus gros.....
La prochaine fois, il faudrait être au moins 5 pour évacuer les gravats dans de bonnes conditions.
Bubu

 Encore un petit mètre et ?????

vendredi 21 février 2020

Vieille Canaille...

Mercredi 19 février 2020
La neige a un peu saupoudré les hauteurs du Bassia, mais pas suffisamment pour empêcher de monter en voiture. Nous sommes 3 (Philippe, Sandrine et Patrick) pour aller revoir un vieux gouffre exploré autrefois par Jolfre (1969) puis revu plus tard par le S.C.B. : l'igue de la Canaille. La description qui en est faite est très approximative et la profondeur tout aussi vague puisqu'elle varie de -110 à -78 m. Nous partons de la cabane d'Artigueluz par un sentier censé raccourcir l'itinéraire. Bien évidemment cela se termine au milieu d'arbustes couverts de neige fraîche avant de rejoindre un vrai sentier, celui qu'on souhaitait raccourcir. Nous cherchons un peu l'entrée, le GPS ayant un peu de mal à bien se positionner. 
L'entrée de l'igue de la Canaille

Le premier puits mesure une quarantaine de mètres, entrecoupé de plusieurs paliers. A -20, les dimensions s’accroissent notablement au niveau d'une grande diaclase. Vingt six mètres plus bas un palier impose de choisir l'une ou l'autre extrémité de cette diaclase. Nous commençons par l'extrémité sud qui se termine après un puits de 5 m sur un amas de blocs. De l'autre côté, on arrive rapidement sur un puits étroit et humide. Celui-ci, haut de 7 m se poursuit par une verticale beaucoup plus vaste (10 m x 2,5) terminée 24 m plus bas sur des éboulis et une belle cheminée qui pourrait être à l'origine du léger courant d'air ressenti par endroit (-83 m). Nous remontons en faisant la topo, histoire de rafraîchir un peu cette vieille Canaille... Déséquipement et retour dans la vallée, la neige a presque complètement disparu, l'hiver a été bien court.

 Le puits d'entrée de la Canaille

Patrick

jeudi 20 février 2020

Des tritons aux Castets



Nous avions planifié une sortie nocturne pour le lundi 17 février. Pour le choix de la cavité plusieurs propositions, mais finalement ce fut les Castets.

C'est ainsi que Caro, Marc, Damien, Guillaume et moi même sommes partis à la recherche de ce trou dans ce qui nous semblait être une forêt amazonienne.
Cavité trouvée et équipée, les joyeux drilles que nous sommes se sont enfoncés dans les profondeurs sculptées.
Nous avons parcouru la rivière souterraine du siphon jusqu'à.... un terrain de jeux pour tritons,ou pour une bande de copains un peu allumés faut l'avouer!
C'est à pile ou caillou que nous avons élu le premier à passer dans l'etroiture inondée. Je ne vous expliquerai pas la règle du jeu, celle ci change continuellement !
Après ce ramping aquatique, nous avons exploré le restant de la cavité. De nouveau passage obligé à plat ventre dans l'eau avant de trouver un peu de réconfort auprès d'un gobelet de thé chaud.

Encore une belle soirée sous le signe de l'amitié.

À bientôt pour de nouvelles aventures.

Kat
 L'incontournable "Baigne Cul" de la Grotte des Castets qui en a vu tant....

mardi 18 février 2020

Sous les feux de la rampe à Argeles

Vendredi 14 février 2020

 Les occasions de présenter notre activité ténébreuse sont assez rares. Trop rares sans doute car ce soir, la salle est bien remplie et les soixante dix spectateurs présents semblent vraiment impatients de nous accompagner durant une heure ou deux dans nos pérégrinations souterraines. 
L'idée de cette soirée s'était imposée alors que nous montions un projet de dépollution dans le cadre d'une aide FDVA. Dépolluer c'est bien, prévenir, c'est mieux. Donc pourquoi ne pas aborder ce thème lors d'une projection publique comme nous l'avions fait en 2015 à St Pé et en 2016 à Asson. 
Le projet a rapidement séduit tout le monde et chacun s'est mis au travail, pour trouver une salle, pour faire la publicité, rassembler les photos et poser des affiches. Pour changer, nous avons choisi de présenter cette projection à Argeles, sur l'autre versant de notre massif fétiche. 
Durant la soirée, les interlocuteurs se sont succédés pour présenter le club, un petit historique de la spéléo locale, nos techniques et moyens de recherches, nos dernières découvertes spéléologiques et archéologiques ainsi qu'une démonstration de la vulnérabilité de notre karst. Bref, un tour d'horizon plutôt complet mais qui, malgré nos craintes, ne semble pas avoir épuisé notre auditoire.
Au final, une belle soirée avec un public intéressé n'hésitant pas à jouer les prolongations en posant des questions et en apportant parfois des réponses aux nôtres. 
A refaire, c'est certain.



Patrick

jeudi 13 février 2020

La Gouarette, c'est plié ....

Jeudi 13 févier 2020
Il restait un petit doute, (mais alors tout petit) sur le méandre terminal de la Gouarette. Les plus optimistes pensaient voir un vague départ, les autres considéraient que la coulée colmatant le conduit devait le faire sur toute la hauteur. Il fallait en avoir le cœur net et si les pessimistes l'emportaient, déséquiper le trou et rapatrier le matériel.
Nous y allons à deux, Sandrine et moi, après quelques hésitations, une petite gastro me taraudant les intestins. Arrivés au dernier puits, une simple traversée en oppo nous permet de suivre la voûte et d'atteindre le sommet de la coulée. Bouché ! 

 
Nous remontons en déséquipant le trou et en appréciant les petits aménagements réalisés dans le méandre d'entrée. Avec un gros sac, c'est tout confort.
La page de la Gouarette est définitivement tournée.

Patrick

mardi 11 février 2020

Au pic de Broc

Lundi 10 février 2020
Ce matin il y a foule au bas de la piste de Pé de Hourat ( Alain M., Damien, Jean-Claude, Joël, Serge, Frédéric, Patrick et Sandrine). Il faut dire que l'objectif proposé par Jean-Claude était particulièrement attrayant : un gouffre sans doute inconnu, profond et avec du courant d'air (gouffre de Taulebère inférieur). Seul bémol, la marche d'approche, raide, oui, vraiment raide.... En principe février n'est pas la saison indiquée pour ce genre de virée mais les bienfaits du réchauffement climatique (il faut bien en trouver) font que la neige est aux abonnés absents très haut en altitude... Nous démarrons donc à la fin de la piste par un itinéraire libre pour chacun d'entre nous puisqu'il n'y a pas de sentier. Ça commence fort, mais heureusement cela ne dure qu'un temps (300 m de dénivelé quand même). La suite emprunte une curieuse piste, creusée récemment, et dont l'intérêt pose question. Puis nous la quittons à nouveau pour basculer sur le versant sud du Pic de Broc. Petite séance de dahu, montée, puis descente jusqu'au trou, accueillis par un soleil généreux et réparateur pour certains. Il nous aura fallu deux bonnes heures pour arriver là.

 L'entrée du gouffre de Taulebère sur le versant sud du Pic de Broc

L'entrée du trou ne nous déçoit pas et une courte galerie mène au bord d'un puits assez vaste d'une quarantaine de mètres (36 m d'après la topo). Sandrine part la première, perfo en main. 

La première longueur du P.36
 Le fractio au plafond de la galerie.
 L'arrivée dans la galerie, vue de l'amont.

 

Nous lui emboîtons le descendeur, Serge, Damien et moi pour tous se retrouver dans un vaste conduit (10 m par 10 m). Rapidement bouché en aval (-49 m), il se prolonge en amont sur une cinquantaine de mètres qui remontent le long de grandes coulées stalagmitiques. Pas de traces... 



Quelques ossements de mustélidés (fouines ou martres) sont bizarrement regroupés dans un même secteur. Nous en dénombrons une dizaine. Juste à côté, un autre crâne de carnivore, plus gros mais pris dans les blocs calcifiés. De son côté, Serge dégotte un collier clouté de Patou. Le crâne n'est pas loin. Nous dressons la topographie et cherchons d'éventuelles traces de passage que nous ne trouvons pas. Cela semble bien être de la première, mais si un lecteur avisé reconnait ce gouffre, qu'il n'hésite pas à nous le faire savoir.

 Un véritable gisement de crânes de fouines ou martres

 Nous en avons compté 10...

En amont 

Ce qu'il reste du pauvre patou.... 

Il nous reste encore suffisamment de temps pour aller voir un autre trou. Le Taulebère supérieur. Comme le nom l'indique, il est plus haut et donc il faut encore monter (raz le bol !). 
Nous y descendons avec Damien. Au bas du puits d'entrée (7 m) nous arrivons dans une diaclase le long de laquelle se développe un conduit confortable au début, mais se pinçant progressivement de part et d'autres du puits. D'un côté, nous butons sur des fissures impénétrables mais avec un peu d'air. De l'autre, Damien entame une désobstruction mais la suite est trop étroite. Nous faisons la topo et ressortons. Pendant ce temps, les autres ont ouvert un 3° trou, mais sans suite. 

 L'entrée du Taulebère supérieur...
De là où nous sommes, le meilleur itinéraire consiste à monter au sommet du Pic de Broc avant de redescendre par la drôle de piste via le col de Pan puis le col de Nabails. Mais il fait encore beau et même si les nuages commencent à envahir la plaine Jean Claude nous propose d'aller voir un dernier gouffre. L'entrée est bouchée par des blocs que nous parvenons à dégager assez facilement. Serge est désigné d'office pour cette ultime exploration. Il faut dire que tous les critères sont rassemblés pour que le trou du Bouleau (c'est son nom !) devienne un grand gouffre : il n'y a pas un pet d'air, les parois ont l'air gluantes, et les cailloux que nous jetons tombent 3 à 4 mètres plus bas en faisant à peu près le même bruit que lorsqu'on met le pied dans une bouse de vache. Cinq minutes plus tard Serge s'extirpe de l'abîme, le verdict est sans appel : "c'est une m...".

Alors Serge c'est le trou du siècle ?


Cette fois-ci nous quittons pour de bon le secteur et redescendons tranquillement presqu'en même temps que le brouillard qui a déjà envahi la vallée.

 La topo du gouffre.
Patrick

lundi 10 février 2020

Au Puntou de las Crampes

De retour dans ce coin charmant où les ancienne clairières plates des charbonniers se terminent en ravin à pic au-dessus de la Génie Longue.
A 800-900m d'altitude y a-t-il d'autres trous que ceux déjà trouvés dans le coin par Jean-Claude ? Sûrement, mais aujourd'hui encore je n'aurai aucun flair... 
Je décide donc d'aller rendre visite au Méandre de Puntou de las Crampes (Grotte D9, cf. CR précédent) pour vérifier le niveau d'eau dans la vasque souterraine.
Nous sommes en déficit de pluie depuis plusieurs semaines, voire mois, il n'a d'ailleurs pas plu ces derniers jours. Je m'attends donc et espère même un niveau franchement plus bas pour permettre une suite d'explo.
A l'entrée, le matériel de survie est toujours là : une massette et un pied de biche, et  une bouteille de vin espagnol ! Je laisse la bouteille et emporte le reste dans le joli méandre fossile. Au bout de la partie horizontale, j'enfile le baudard et poursuis à gauche en descendant dans un autre méandre fossile. 
Après quelques mètres de progression en ramping, c'est le petit puits vite équipé et la descente dans la salle de la vasque. J'entends nettement l'eau de ruissellement abondante tomber sur la surface de l'eau de la vasque.
Je suis en bas et la vasque... est plus pleine que la fois dernière ! Au moins 50 cm. Ca rend la salle beaucoup plus petite que mes souvenirs car le haut se resserre. Je prends quelques photos et je vais dans les 2 parties terminales. Dans le méandre désobé, celle de la cascadelle, il n'y a plus d'eau dans cette dernière. Étonnant ! J'en profite pour l'escalader jusqu'à sa partie la plus haute où elle jaillit (jaillissait) de blocs entièrement concrétionnés. On ne passe pas.
En quittant la salle de la vasque et en remontant le puits j'explore un petit méandre par une lucarne délaissée la fois dernière. Mais il se termine rapidement par une petite salle très basse et très concrétionnée, suspendue au-dessus de la vasque, avec plancher stalagmitique, gours, stalactites, stalagmites et colonnes fines en tous genres.
Après la sortie et une pause casse-croûte, je continue d'arpenter les environs entre le Méandre, la Grotte de Puntou de las Crampes et au-delà sur une centaine de mètres environ, sur toutes les vires de la pente. Mais ce sera encore en vain...
A 13h je prends le chemin du retour par le sentier orange qui descend à la Génie. Je trouve un trou non répertorié à 656m d'altitude, que je baptise la Tute de la Cascade, sans CA, avec toute petite entrée mais qui s'élargit derrière...
A 14h15 je suis  la voiture au Monastère. Belle rando-spéléo, par un temps magnifique !

Marc

samedi 8 février 2020

Autour du Bassia

Mercredi 6 février et jeudi 7 février 2020
L'hiver refusant d'enneiger nos montagnes, nous voici repartis pour une nouvelle sortie interclub sur le massif du Bassia (Baronnies). Nous nous retrouvons à 6 à la barrière, Marie, José et Stoche du SCM, Alain du GAS et Sandrine et moi du GSHP. Étant un peu plus lent à la détente que nos amis du GAS et du SCM pour faire ce compte rendu, j'invite le lecteur à aller voir les blogs du GAS et celui du SCM pour ce qui est du déroulement de ces deux journées bien sympathiques.

Pour résumer, mercredi nous avons réexploré le gouffre de la Héche qui est particulièrement bien placé par rapport aux résurgences du massif. Malheureusement celui-ci se termine de façon assez minable à -76 m sans qu'aucun départ ne laisse espérer une suite potentielle. Heureusement Alain nous a ramené quelques beaux clichés des deux puits qui constituent le principal attrait de ce gouffre qui risque bien de retomber dans l'oubli. La topo a été refaite, les coordonnées ont été mises à jour. Un de plus, au suivant !
Pour terminer la journée, nous avons également soldé l'escalade de la grotte Desdemone. Sans grande surprise, nous nous sommes heurtés à des coulées stalagmitiques bouchant totalement la suite du conduit.


Le second puits du gouffre de la Hèche (P.25) (Photo : A. Bressan)


Le jeudi, Alain M., Joël, Jean (GSHP)et Raymond (GAS) nous rejoignent en remplacement de Marie et Stoche qui ont du rentrer chez eux. Avec Alain B., nous avons passé la nuit à la cabane d'Artigueluz et au réveil, le soleil et la douceur matinale annoncent une bien belle journée. Dés que l'équipe est au complet nous montons au gouffre de la Neige (Néü), un beau gouffre entièrement bouché à -22 m. 
 Dans les strates redressées du gouffre de la Neige. Au bas du puits d'entrée une étroiture au sommet du puits suivant nous a donné un peu de fil à retordre...

Nous nous déplaçons ensuite vers le gouffre de la Plô, lui aussi bouché à -29 m. 


Le gouffre de la Plô. Alain regarde un amas d'os calcifiés (caprins ?). 
 
Topo, pointage ad hoc, photos des entrées, tout est fait dans les règles pour mettre à jour la base Karsteau. On est pas là pour rigoler ! Pour terminer, José nous emmène sur l'autre versant du massif (sud) pour voir 3 cavités à courant d'air (grottes de Soulas). Joël, l'enfant prodigue de Sarrancolin est aux anges, ravi de retrouver ce qui fut l'un des terrains de jeu de son enfance. Nous visitons les 3 cavités mais la morphologie commune aux 3 nous laisse un peu perplexe car il pourrait s'agir de cavités liées plus à des phénomènes de détente qu'à une origine purement karstique. Difficile à dire....

Jean est au marquage.

Pendant que José explore...


En bref, deux journées bien sympathiques et productives, de belles rencontres et un massif qui donne envie d'y retourner.

Souvenir, souvenir...
Au bas du gouffre de la Plô.

Patrick

jeudi 6 février 2020

Stage de survie dans les méandres du cerveau féminin.


Nous prévoyons de sortir en journée Caro et moi mardi 4 février. Guillaume, nouvel adhérent au GSHP se joint à nous et nous partons pour la traversée Hayau-Bouhadere.
J'observe attentivement Caro qui équipe avec dextérité pour le rappel, technique qui m'est inconnue.
Je reste subjuguée par la beauté de ce gouffre.
Bon, à part l'émerveillement lié au monde souterrain, faut qu'en même vous avouer qu'à peine tout les trois ensemble, nous commençons à parler couture. De ma combi, bien sur, qui a souffert lors de la journée désob au trou de la Tour, puis des enfants, du boulot, des amours, … bref, des conversations de nanas… Ha mince, il y a Guillaume! Et bien Guillaume voyez vous, connaîtra en détail toutes les envies, les souhaits, les attentes des femmes!
Bon, il a survécu, et nous a assuré qu'il reviendra.
Encore une très belle sortie sous le signe de l'amitié.
A bientôt pour de nouvelles aventures
Kat

PS: Aucun homme n'a été maltraité durant cette excursion.




lundi 3 février 2020

Les Fous de la Tour


Après quelques doutes sur le nombre de participants, c’est reparti pour la désob du SE08, Gouffre de la Tour.
Je rappelle qu’il s’agit de vidanger un remplissage glaciaire qui est venu boucher un puits comme dans son voisin, le gouffre du Fou où il nous avait fallu de nombreuses séances avant de percer le bouchon vers moins 7. (https://gshp65.blogspot.com/2015/05/et-le-trou-du-fou-on-en-est-ou.html) .
Il y a 30 000 ans, le glacier du Balaïtous s’étendait sur 60 km jusqu’à Lourdes . Les blocs de granite que l’on voit en montant vers le trou datent de cette période. Ce sont en fait des blocs de Balaïtous qui sont arrivés jusqu’à Lourdes en flottant sur le glacier. Damien hier soir qui nous faisait coucou du haut de son bloc de granite venait en fait de se faire le Bala....mais avec 30 000 ans de retard ! (voir la carte d’extension des glaciers).
Un glacier qui avance ainsi sur 60 km (plus de 300  de large!) charrie des tonnes et des tonnes de blocs et de boue issues du frottement de ce glacier sur la roche. Ce sont ces “farines glaciaires” qui ont bouché la plupart des trous du Soum d’Ech: 7 mètres pour le trou du Fou ; combien pour le gouffre de la Tour ?
On continue d’être motivé et chaque journée de travail nous rapproche de la fin du bouchon. Il semble qu’on se rapproche de quelque chose... Ce quelque chose pourrait être un rétrécissement calcifié et des blocs, maintenant de plus en plus nombreux, qui auraient bouché la suite et permit aux alluvions de remplir le trou.
Seul bémol mais il est de taille, le courant d’air était très peu marqué. On se rassure en disant que vu la chaleur exceptionnelle de cette journée, les mouvements d’air ont du mal à se mettre en place....

Il va y avoir encore une journée pour casser des blocs au fond à 2 ou 3 personnes puis on montera une nouvelle joyeuse équipe de 7 à 9 personnes motivées pour les évacuer et poursuivre notre avancée vers les Puits du Lavabo de la grotte du Roy.

Ce samedi nous étions 9 : Philippe, Pascal, Damien, Alain, Joël, Véro , Dom et moi et l’arrivée en renfort de Miguel vers midi et la visite sympathique de Fred et Valérie.
Et 9 personnes, c’est pas du luxe, personne n’a le temps de se rouler les pouces ! On a même eu du mal à prendre 5 minutes pour faire la braise mais les saucisses et les merguez étaient excellentes !



Vers 16 heures 30, le site qui jusque-là était inondé de soleil passe à l’ombre et perd rapidement une quinzaine de degrés. Avec la fatigue, l’usure, la perte de motivation, la fraîcheur sonne la fin de la journée.
On a encore une fois bien avancé, bien rigolé, bien chanté, bien mangé, mais on n’est toujours pas passé !
Allez, ce sera pour la prochaine fois !
Ah j'oubliais, on a vu les premières hirondelles, certainement plus de six.

Bubu