dimanche 28 avril 2019

Du coté d'Espiaube



Samedi 27 avril, Jean Claude, Bubu, Jean Luc et Alain M

Nous nous retrouvons à 9 heures au départ d'Espiaube.
Le matériel est vite réparti et nous partons, guidé par le chien Iko, impatient de faire sa balade.
La montée est facile sous un sous-bois très éclairé, les buis ayant perdu toutes leurs feuilles et certainement leur vie.
Nous passons à la vielle palombière, rejoignons le sentier du milieu et arrivons à notre premier objectif, le Puits d'Ihers. C'est une découverte récente de Jean Claude et il n'a pas été descendu.

Nous dégageons le tapis de feuille morte à l'entrée et faisons une petite descente de 3 mètres. Nous découvrons une base de puits encombré de blocs et d'ossements. Malheureusement la suite devient une fissure impénétrable. 
C'est terminé, impossible d'aller plus loin.
Petit croquis d'explo, le laser indique 6 mètres de développement, ce n’est pas beaucoup.

Nous redescendons ensuite et allons attaquer le "Souffleur", découvert en recherchant une cavité pointée en 1985 mais qui a priori reste introuvable à ce jour.
Nous sommes devant une toute petite entrée, sur la bordure du talweg. Nous attaquons les travaux, pour commencer terre et cailloux.
Rapidement la cavité se dévoile mais la roche est très dure.
Il nous faut user des moyens puissants afin d'arriver à casser les blocs. Chose intéressante, la cavité se met tantôt à souffler, tantôt à aspirer, cela nous semble vraiment un bon signe.

Enfin, après plus de 2 heures de travaux le passage est libre.
Jean Claude s'y engouffre et descend de 3 mètres. C’est une zone encombrée de blocs qui doit être nettoyée.
Il s'attelle au travail et je le rejoins. En effet le puits se prolonge sous nos pieds mais il nous faut retirer 2 lames qui bouchent le passage.
 JC sort la première facilement mais une grande lame verticale, contre parois, se déstabilise légèrement.
Je prends le relais et tape sur la deuxième lame au sol mais la grande lame verticale se met à bouger. Instant de frisson, nous nous dégageons vite de ce passage dangereux.
On laisse tomber, la lame verticale ayant des dimensions respectables et devant peser certainement une à deux tonnes. Il vaut mieux être au-dessus qu'au-dessous.

Nous sommes un peu dépités mais la sécurité prime avant tout.

Tiens, il commence à pleuvoir.
Il est 16 heures passé, il est temps de penser à rentrer.
Retrouverons-nous un jour cet "aspirateur" repéré il y a près de 35 ans ?

Alain M
 Grenouille rousse

jeudi 25 avril 2019

Quelle Utopie !

On fait un break de quelques jours avec Véro chez Madeleine. Qu'il est bon de se ressourcer à Arakoeix.
Jeudi 25 avril matin, on va récupérer la clé du tunnel chez Burgu. On gare sagement la voiture au col conformément aux consignes de l'ARSIP et direction la cabane Prébende avec un minimum de matériel pour aller se dégourdir les jambes dans Utopie.
On prévoit de ressortir vers 14 heures, avec un peu de pot il y aura une visite et on profitera des éclairages de la Verna.
Les passages s’enchaînent rapidement surtout que l'aménagement de la salle va maintenant jusqu'au passage entre Chevalier et Verna.
Il y a très peu d'eau dans la rivière, il doit neiger là haut....
Chevalier, Vasque Adélie, Salle Adélie, la boite aux lettres, le shunt à Bobeau, Salle Queff, le petit puits, le Métro, Salle Loubens, l'Arche puis le départ de la Salle Casteret qu'on laisse à droite pour se glisser dans la faille qui donne accès au réseau Utopie. On ne va que jusqu'à l'endroit ou le ruisseau se sépare en 2. les passages sont toujours aussi magnifiques dans ce beau méandre corrodé.
Retour un peu au pas de course pour ne pas rater l'éclairage de la salle mais il est 3 heures quand on arrive dans la salle de la Verna, dans le noir total....
Sortie sous un pâle soleil et descente à la voiture avant qu'il ne repleuve ! En arrivant au col, Jeff monte avec un groupe.
Demi tour, on remonte à la cabane pour enfin bénéficier de l'éclairage.
Et si on descendait sous les flaches des projecteurs jusqu'à la plage des galets ?
Ainsi fut fait !

Bubu


mardi 23 avril 2019

Sortie nocturne à la Palombiere

Sortie nocturne à la Palombiere
Nous reprenons Sandrine et moi nos habitudes de spéléos nocturnes. Nous embarquons avec nous Coco, Gaxu et son fils Nathan pour leur faire découvrir les joyaux du royaume des Lampades. Je continue mon entrainement équipement sous l'œil avisée de Sandrine.
La magie opère! Nathan est emballé! Même Gaxu qui affectionne les très grands espaces montagnards me dit: "dis le moi quand vous refaites une sortie, si je ne bosse pas, je viens!"
Et pourtant la remonté pour des novices n'est pas des plus simple dans cette cavité, avec une dev, et .... des métas ménardi géantes!
"-Elles mangent quoi d'ailleurs? Je suppose qu'elles ne sucent pas que des cailloux?
 -Non, elles mangent des spéléos qui restent au fond, aller, grimpe Gaxu!"
Super soirée entre copains polygluts .
A vous ne comprenez pas? Alors comment appelle t on quelqu'un qui parle plusieurs langues? un polyglotte. Et bien nous, nous buvons plusieurs bières (avec modération), nous sommes donc des ... polygluts!
A bientôt pour de prochaines aventures!

Kat

La chasse aux œufs des minis spéléos

La chasse aux œufs des minis spéléos
C'est pâques! On a des loupiaux. Et qui dit enfant + pâques dit forcement Chasse aux œufs!  Et qui dit nous, dit sous terre! Donc la synthèse des deux est... une chasse aux œufs cavernicole!
Le choix de l'endroit est vite trouvé: la Creque Noele.
On se fait un pic nic? Pas beaucoup de réponses positives week end pascal oblige, sauf de notre bon vivant et toujours partant Jean Claude.
C'est ainsi qu'on s'est retrouvé Caro, J.C, Marc , nos enfants respectifs et moi au fin fond de la foret de Tres Crouts. Jean Claude nous a sacrement gâté avec une délicieuse omelette aux cèpes.
Nous avons surpris deux randonneurs qui ne s'attendaient certainement pas à trouver une myriade d'enfants courant, sautant partout notamment un bébé de 14 mois se traînant littéralement dans la boue sous l'œil de sa mère.
Quand on leur a prêté nos casques et lampes afin qu'ils puissent explorer la cavité en toute sécurité, ils ont compris à quelle population nous appartenions. Du coup j'imagine que leur vision du spéléo qui affectionne l'univers froid, sombre et humide est passée à celle du spéléo qui affectionne l'univers froid, sombre et humide ET qui y entraîne sa progéniture!
En tout cas, nos minis aventuriers ont adoré, et nous aussi!

Kat



jeudi 18 avril 2019

Balade au Mayboune, PH3

Marc, Caro et Kat chez Bonne Maman
 Evènement extraordinaire, nous pouvons sortir de jour et sans contrainte de temps! (Merci à mon très très cher). Un nom est prononcé: le Mayboune. Ok c'est bon pour nous. RDV donné à 10h chez Marc. Vous savez où on va les filles? Pour ma part, je sais que c'est un gouffre, parcourant toutes les topos de karsto entre deux patients lorsque je suis de nuit, mais rien de plus.
Et c'est parti pour l'aventure.
Au départ du sentier, Marc nous suggère un raccourci. Bon un raccourci en mode aventurier botanique qui aime les ronces et autres épineux.
C'est encore loin? non du tout, nous avons fait la moitié!! 1,5 litre d'eau plus tard, nous arrivons à l'entrée de cette magnifique béance.
Bon Kat, vu que tu es dans ton apprentissage équipement, on te laisse la main? Heu... je vais plutôt vous dire comment je procéderai... En fait, je suis très impressionnée par ce vide!
Caro se colle à la tache. Nous voyons un couple de chouettes Hulotte qui s'envole des profondeurs. L'odeur acre en bas nous confirme bien qu'il y a un nid.
Nous sommes bien. Nous sommes sous terre entre copains. Nous progressons et arrivons au passage de l'obstiné acoustique .Caro vocifère. Grosses très grosses pensées à notre très cher président. Mais nous les tairons ici ;) !!
Puis arrive LE P60... " tu vibres ô mon frère". Bon les copains, je vous attend là... Arrête tes con+++ies Kat! Bon ok!
Et là c'est magique! Le souvenir de mon expérience "moyen bof moins "de grands puits s'efface. Faut dire que la dernière fois j'étais enceinte mais l'ignorais. Même la remontée nous semble facile!
Nous remontons à la surface. Il est quelle heure? 18h20. Mince mon très cher voulait que je sois rentrée pour 18h. Bon pas trop grave, les enfants ne sont pas à la rue!
Nous redescendons. Nous entendons de gros très gros grondements. Mais non, ils sont en train de jouer de l'explosif à la carrière. Et les éclairs, Kat? Ben ils y font juste une méga teuf.... Redescente avec l'orage vous l'auriez compris!
Encore une super journée!
A bientôt pour de prochaines aventures

Kat






lundi 15 avril 2019

Dégel dans la grotte glacée (SC140)


Samedi 13 avril (Corentin, Brigitte et Alain Dole)

Sortie familiale pour visiter la grotte glacée sous la crête du Soum de Conques.
A la barrière, nous voilà d’attaque pour la montée, en un peu moins d’une heure on atteint le Col d’Andorre (ou plutôt devrait-on dire col de Lhez).

Il est l’heure de déjeuner, une situation idyllique sous la tempête de ciel bleu qui inonde cette belle journée nous dégustons nos provisions face à un front de 80 km des 3000 pyrénéens… Une carte postale !


Cependant, l’objectif de notre journée est encore bien loin et l’ascension n’est pas terminée. La neige devient de plus en plus présente, notamment dans le couloir raide  qui mène à une épaule où la progression se situe maintenant dans la pierraille aérienne de la face sud dont on devine maintenant la crête sommitale 

Enfin la progression devient moins pénible on évolue le long de la crête, nous la suivrons sur un bon kilomètre. Arrivé à 1700m d’altitude, une brèche entaille la crête, celle qui domine côté Nord un couloir où s’ouvre en contrebas le P30 du SC149  et c’est là où nous descendons vers la grotte glacée, la neige est vierge de trace, y a-t-il eu une visite cette année ? .




Enfin, nous pénétrons dans la glacière naturelle, sur le mur glacé, je remarque des traces de pas creusés dans la neige, elles sont anciennes car on les distingue à peine. Au bas de la congère de neige trônent des pénitents de glace  malheureusement force est de constater que le dégel est bien avancé, même si au sol la glace persiste, mais des regels donnent des effets artistiques.





Au fond de la salle, la grande colonne n’est plus qu’un sabre laser qui se détache dans l’obscurité sous l’éclairage de nos leds. 






Je termine la visite en allant jeter un œil à la galerie du fond et vérifier si les pieux d’extraction et les « teides » (torches) sont encore présentes. Elles sont bien présentes, telles que je les avais disposées en 2004. 













Je suis heureux de constater que les visiteurs respectent ces vestiges des charbonniers qui venaient extraire la glace il y a 150 ans !

Alain D


dimanche 14 avril 2019

Sur le flanc du Mail Nègre


Samedi 13 avril, nous sommes 4, Jean Claude, Joël Serge et Alain M

L'objectif du jour est la désobstruction de l'entrée du Trou Salle d'Escureilles, découvert récemment par Jean Claude.

Nous partons depuis le parking de la Bouhadére et passons par les Picoulets avant d'atteindre le col de Hau puis les flancs du Mail Négre.
Jolie ballade avec des sentiers en bon état et progressifs.

Le temps est très beau et c'est un vrai plaisir matinal d'y faire la marche.
Nous atteignons la cavité et nous mettons rapidement en tenue.
Un énorme bloc bouche l'entrée de la cavité.
Deux pailles plus tard, le passage est libre et Serge descend en première. Une salle à -3 avec deux départs possibles.
Nous le rejoignons et découvrons une jolie cavité bien concrétionnée.
Un petit méandre donne accès à une seconde salle que l'on atteint en descendant un puits de 4 mètres. De très nombreux os jonchent le sol. On distingue des morceaux de capridé avec un joli crane.
Le courant d'air filtre depuis un rétrécissement mais ce n'est pas agrandissable.
Nous retournons dans la première salle ou un petit puits de 4 mètres permet d'atteindre une fissure, hélas là aussi sans suite possible.
 
Terminé, nous levons la topo et ressortons.
Nous allons ensuite au Puits d'Escureilles, situé à une vingtaine de mètres au-dessus. Nous y étions venus le 27 décembre (http://gshp65.blogspot.com/2018/12/des-picoulets-au-pladi.html) mais n'avions pas terminé la désob.
La aussi, après 2 pailles Serge s'engage dans le puits, ce n'est pas très large mais il passe quand même. Il y a du vent mais au bout de 5 mètres cela se resserre irrémédiablement.

Nous cassons la croûte, il est près de 14 heures, Joël crie famine.

Nous irons ensuite à la recherche d'une "zone soufflante", repérée lorsqu'il y avait de la neige mais nous ne verrons pas de cavité possible.

Retour par le chemin du milieu et fin de la sortie

Le film de la sortie par Jean Claude, cliquez ici.

Alain M


mardi 9 avril 2019

Karsteau, la base de données des spéléos, qui monte, qui monte


Ce weekend des 6 et 7 avril, un stage de formation à la consultation et à la saisie de données sur la base Karsteau était organisé à Périgueux.
25 stagiaires et 4 encadrants représentant 10 départements différents se sont retrouvés dans les locaux de la MFR à Périgueux.
La partie intendance et hébergement a été gérée par le CDS 24, un grand merci à Patrick Rousseau et à son équipe.
Pour des questions d’éloignement, nous avons pu arriver le vendredi dans la soirée.

La formation a commencé à 10 heures le samedi, tout d’abord en salle, avec en premier l’explication de ce qu’est une base de données (en prenant pour exemple des livres classés dans des bibliothèques etc.).
S'en est suivi des renseignements sur la sauvegarde et la protection des données puis sur le fonctionnement de Karsteau.

Pause repas oblige, ce fut ensuite direction la salle informatique afin de rentrer dans le vif du sujet.
La MFR de Périgueux possède une salle informatique équipée de 30 ordinateurs tous connectés soit par le réseau, soit par le wifi. Une aubaine.
Chacun a pu se connecter et commencer à faire des exercices de recherche. L’animation était grande et les renseignements fructueux.  Les recherches furent de plus en plus complexes mais le logiciel étant d’utilisation facile, toutes les questions ont trouvé réponse rapidement.
Nous sommes ensuite passé à la démonstration des saisies de documents avec en premier des explications et ensuite un peu de saisie réelle jusqu’à la fin de la soirée.
Le dimanche matin, on reprend à 9 heures, en salle pour explorer les sujets « transfert par importation au format Excel », « réalisation des tracé KML », « emploi de personnel pour réaliser des saisies » dans le cadre de stage ou de service civique par exemple.

A 10 heures, nous retournons en salle informatique pour des saisies de données, mais cette fois ci les stagiaires travaillaient sur leur propre matériel.
La « ruche » s’est mise à bourdonner et de nombreuses saisies telles que la création ou la modification de cavité ont été faites, chaque stagiaire ayant pour l’occasion apporté des exemples réels.

A 13h30 nous avons du stopper mais plusieurs groupes ont continué devant les PC, signe de l’intérêt réel de l’outil qui leur a été présenté.

A ce jour 10 départements sont concernés par Karsteau et 4 arrivent. Il y a aussi 3 pays (Espagne, Cuba et Géorgie)

A bientôt sur Karsteau


Alain Massuyeau

lundi 8 avril 2019

Dans le BG 15

Que d'eau, que d'eau !
Comme convenu, le samedi 6 avril, j’ai été reconnaître le BG15 pour un exercice secours accompagné de jean-Noël Rumeau. 
 Les coordonnées de la cavité qui apparaissent sur Karsteau sont parfaitement exactes. 
Le puits se trouve dans le fossé juste au bord de la piste forestière. 
Le site est accessible par véhicule, piste carrossable, sortie sud de Léchan (cote 621). Les autres pistes du massif à partir de Gazave sont fermées par des barrières. 
Le site est accueillant avec une cabane-refuge ouverte, assez grande, en bon état et un parking. 
Nous avons reconnu la cavité dans sa totalité malgré une forte quantité d’eau, tous les puits sont arrosés.  
L’entrée du puits est recouverte d’une grille. Pour commencer la descente j’installe une corde, le premier ressaut de 5 m est vertical, mouillé et délité. 
 Avant la première étroiture, une cheville est en place pour installer une main courante, la tête du P15 est équipée en amarrage, sans corde. 
Je continue avec ma corde. Cette étroiture, à mon avis, ne permet pas le passage d’une civière sans un agrandissement notoire au préalable. 
Le P15 est sous l’eau, dans son fond une 2ème étroiture permet l’accès au P14 et P4. 
A partir de ce point, la cavité est équipée en amarrages et cordes jusqu’au fond.
Evidemment, l’équipement est ancien et les amarrages sont à revoir. J’ai doublé tous les points avec des mousquetons car les maillons sont en très mauvais état. Les cordes sont anciennes mais me paraissent fiables. 
L’étroiture entre le P15 et le P14 doit être, elle aussi, agrandie pour le passage d’une civière. Nous continuons notre descente en enchainant puits et étroitures jusqu’au fond en atteignant le P9 que nous ne descendrons pas, trop d’eau dans l’étroiture et la tête de puits. Avant le méandre terminal, le marquage du SCB est gravé sur la roche.

Il ressort de cette reco que :
-Les 3 premières étroitures de début de cavité sont sinueuses, étroites, assez longues et demande un gros travail d’agrandissement pour le passage d’une civière
- les étroitures du milieu de cavité jusqu’au fond sont plus courtes mais assez étroites et demande aussi, je le pense, un certain travail d’agrandissement.

Bien entendu, il faut attendre que ce puits réduise son débit d’eau. 

Gus