lundi 29 février 2016

Sortie ESB, on a perdu Caro !

Sortie ESB

Lundi 22 févrierr 2016
Caro pour le GSHP

Retrouvez le sympathique compte rendu de Caro sur le site du CDS:  ICI

vendredi 26 février 2016

Les chévres ou les ânes ?


Jeudi 25 février
Jean Claude, Joël, Serge, Bruno, Anthony et Alain M
Ce jeudi, c'est à 6 que nous nous retrouvons pour une nouvelle aventure du coté de Saint Pé.
La météo n'est pas très bonne mais qu'à cela ne tienne, les plus jeunes sont motivés et nous maintenons l'objectif prévu, direction le Puts des Chèvres.
C'est une cavité repérée par Jean Claude, lors d'une sortie "récupération" d'un troupeau de chèvres, revenue à l'état sauvage sur la montagne, suite à cet automne qui n'en finissait pas de ses jours de beau temps.

Bon, ce sera un trou de plus. Le seul hic, c'est que les chèvres, ça a l'habitude de se mettre dans les parois, haut, très haut sur le massif. Et le trou, bien sur, lui aussi il est là haut. Et pour couronner le tout, les éclaircies prévues par dame météo ne sont pas au rendez vous, mais alors pas du tout.
La montée se fait doucement, en prenant garde de ne pas glisser et en suivant Jean Claude, le chantre des montagnes qui nous mènera à bon port, sans hésitation, malgré un brouillard bien présent.
Nous avons 800 mètres de dénivelé, il nous faudra un peu plus de 2 heures d'efforts, de glissades, de regrets et enfin d'espoirs, le trou il est là, dans la paroi...

Première chose, trouver une zone plate. Il nous faut encore monter un peu pour trouver 3 à 4 m² de potable.
Deuxième chose, allumer du feu. Là il faut la persévérance de chacun et le souffle impressionnant de Bubu pour faire tout d'abord un nuage de fumée puis petit à petit une flamme, quelques braises et enfin un peu de chaleur pour nous réchauffer et un peu nous sécher. Il pleut toujours!
Troisième chose, casser la croute. Joël se fera entendre et après les claquements des dents ce sera le claquement des mandibules, pour un repas humide mais tant réparateur.
Quatrième chose, aller explorer le trou.
Première bonne chose, il suffit de descendre le puits, le passage est correct, plus grand que ce que JC pensait.
C'est "Antho" qui s'y attaque, place aux jeunes. Suivi par Serge puis par Jean Claude, le trou est exploré..
Une petite désob sera nécessaire vers -20, ce qui permettra d’atteindre un ressaut, une nouvelle descente sur environ 20 nouveaux mètres mais avec un arrêt sur cette fois trop étroit.
Moins quarante, ce sera la profondeur totale. Tout semblait pourtant être favorable pour une belle suite, un peu de courant d'air et déjà un petit ruisseau collecté mais vu ce qu'il tombe en surface, rien de surprenant. On a rêvé un peu…
La cavité est marquée, déséquipée, déclarée terminée.

Il est déjà 16h30 et temps de redescendre, d'autant plus que la pluie s'est remise à tomber, bien drue et que le sol devient de plus en plus glissant.
Il nous faudra prendre encore plus de précautions dans cette descente pour ne pas se laisser glisser et être entrainé par le vide. 

Deux heures plus tard, nous serons tous arrivés à bon port mais décamperons rapidement, il pleut de plus en plus, comme si cela était possible.

Alain M

lundi 22 février 2016

Rangement

Lundi 22 février 2016

Révision, vérification, rangement...du matériel du SSF65 au local du CDSC 65.

 La remorque, remplie et gonflée, est prête à partir !!!!....le plus tard possible !

5 personnes du GSHP : Thomas, William, Jean Claude, Joël et Bubu.

vendredi 12 février 2016

Souvenirs de Philippe Virollaud

Nous vous avons annoncé la disparation de Philippe le 5 janvier 2016.
 
Ci dessous 2 textes reçus, en hommage à Philippe.

Texte de Paul Trouvé 
Bonjours a tous
Personnellement j’ai connu Philippe  avec les sorties du club ( ASC Charente ) dans les années 1969 1970 avec P Vauvillier en particulier qui emmenait les p’tits jeunes en spéléo le dimanche en Dordogne . Super époque qui allait transformer nos vie. Je me souviens des grottes comme La Meyssandie , Rouffignac , la Brauge ,mais surtout du Trou qui fume( plus de 14 km de galeries) ou nous avions fait ensemble beaucoup de vierge dans le réseau des Grecques. Philippe était toujours présent, on passait le chercher chez lui, c’était le rituel. Apres il y a eu les camps aux Picos de Europa pendant plusieurs années. Il y avait d’ailleurs amené ses deux frères que je côtois toujours. D un naturel fonceur, certes petit physiquement, mais se faufilant partout il ne lâchait jamais. Ce fut une bien belle histoire d’amitié.  On s’est un peu perdu de vue quand j’ai fait mes études à Poitiers, mais quand je lui ai proposé de venir faire un tour dans les gorges du Bitet en septembre  1975 ou peut être 76,  il était là. 
 
Nous étions bien mal équipé, spéléologue avant tout  donc pas du tout  dans l’esprit canyon, pas de combine, un bateau gonflable descendeur double …hum hum… a cette époque nous cherchions surtout d’éventuelle résurgences…  C est après cette première descente dans le Bitet inferieur que nous y sommes  retournés avec Gil Chaulet, Philippe Bertier je crois, Jacques Bourganel (avec un bien mauvais souvenir il a frisé la noyade) en novembre avec arret sur une cascade de 20 m je crois.  
Apres l’épisode du Bitet  j’ai perdu de vue Philippe qui est parti dans les Pyrénées. Mais il était angoumoisin d’origine. Il  était avec Michel Douat quand ils ont fait la première descente d’Altagneta  un des plus beaux canyons du Pays Basque qui débouche dans Kakouetta. Apres je n’ai  plus eu de nouvelles. Je soigne sa famille et j’ai essayé de le voir lorsqu’il montait  rarement sur Angoulême, sans succès.  
Paul Trouvé

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En souvenir de Philippe Virollaud qui était de l’équipe de la première jonction entre le Trou du Robinet et Arphidia le 21 mars 1981.

Les lignes qui suivent sont des extraits de mon gros cahier noir dont les plus anciens du GSHP se souviennent. Ce sont les quelques explos qui ont amené à cette jonction.

11 janvier 1981 (Michel Douat, Alain Massuyeau, Jean Marc Tilhac, Bernard Vigneau) :
Après une explo dans l’affluent du Viel Os de la salle Casteret la veille on reprend l’explo du Trou du Robinet où on avait progressé l’an dernier avec l’équipe de Brassac. A quelques mètres du tunnel de la Verna on avait ouvert un passage jusqu’à un P6 suivit d’un P16, mais le vent se perdait dans une trémie au sommet du P16. Au sommet du P6, un méandre étroit qui nous avait échappé aspire une bonne partie de l’air. On arrive ainsi sous un éboulis mais le méandre est trop étroit sur 2 mètres environ.
24 et 25  janvier 1981 (Cathy et Pierre Batan, Bernard Bobeau, Richard Dutauziet, Chantal Tareau) :
L’équipe s’occupe du méandre et le dimanche soir il ne reste plus qu’un becquet à casser pour passer. Du noir est nettement visible en haut de l’éboulis.
8 février 1981 (Michel Douat, Alain Massuyeau, Bernard Vigneau, Philippe Virollaud, Michel Morin, Jean Couget) :
Une heure de travail pour sortir du méandre et une autre pour dégager l’éboulis et on passe dans une salle ébouleuse de 10 m de long, 5 de large et 10 de haut. Beaucoup de boue rouge. Sur le bord de la salle opposé à l’arrivée l’éboulis plonge le long de la paroi. Le vent y passe. Il faudra continuer la désob dans la boue rouge.
22 février 1981 (Pierre Batan, Bernard Bobeau) :
Désob en suivant le vent vers le bas. Eboulis branlant et même croulant. Accès à une salle d’où partent 2 galeries. Vers ce qui semble être un amont arrêt sur puits remontant au bout de 50 m. Vers l’aval, explo sur 50 m jusqu’à un puits de 20 m. Du vent des deux côtés.
7 mars 1981 (Cathy et Pierre Batan, Pierre Brossard du SC Gascogne, Marie Claude Douat, Bernard Vigneau) :
Le puits aval est descendu, il fait 21 m. De là explo d’environ 350 m de galeries orientées globalement est – ouest. Vers l’est (amont) arrêt sur traversée de puits. Vers l’ouest (aval), grandes galeries ébouleuses complexes coupées de petits puits et parcourues par plusieurs petits actifs. Arrêt à -83 sur étroiture en sommet de puits avec fort courant d’air. Topographie du fond au tunnel et de l’amont : le terminus de l’amont de -45 est à moins de 50 mètres de la salle Accoce d’Arphidia. Ça sent la jonction !
21 mars 1981 : ce jour-là le GSHP a décidé de mettre le paquet pour l’explo du trou du Robinet et en profiter pour mieux équiper le P18 d’Arphidia seul accès pour l’exploration d’Arphidia III en cours depuis un an. Ça va être un grand jour !
Equipe 1 (Pierre Batan, ? Solanet, Jean Marc Tilhac) :
L’étroiture de -83 est franchie. Au-dessous : P7, ressauts en escalade sur 10 m, accès à une grande fracture sud – nord et descente d’une série de puits (15, 8, 7, 2, 3 m) puis progression dans un méandre avec beaucoup de vent. Arrêt à -140 au sommet d’un P7 d’où on aperçoit une salle ou une galerie. Retour en surface.
Equipe 2 (Ruben Gomez du Bassaburu, Jean Claude Roux, Bernard Vigneau) :
Equipement hors d’eau du P18 en crue. Pose de fils clairs sur 10 m de long. La descende est ensuite possible presque hors d’eau, mais aujourd’hui ça mouille encore.
Equipe 3 (Cathy Batan, Michel Douat, Alain Massuyeau, Philippe Virollaud) :
Explo de l’amont de -45 vers l’est en faisant la topo. En fait il y a plusieurs galeries complexes vers l’est. La traversée de puits (arrêt du 22/02) est vite faite. 25 m plus loin on parvient dans une salle où toutes les galeries de l’amont semblent se rejoindre. Au fond de la salle, un court méandre donne sur un grand vide. Un coup de phare permet d’identifier la salle Accoce. On vient de déboucher à l’opposé de l’arrivée depuis le P18, environ 10 m plus haut. Equipement de la paroi : plein gaz de 42 m. On décide alors de ressortir par Arphidia en profitant de l’équipement en place et celui hors d’eau que les copains sont en train de mettre en place dans le P18. Photos et délires divers au passage. On sort par le P18, mais on se rince quand même en bas du puits car la crue est importante. Arrivés à l’embranchement du tunnel on hésite un peu : sortir pour casser la croûte ou aller à la rencontre de l’équipe 1 ? Va pour l’équipe 1 sauf Jean Claude qui a mal supporté un couscous trop épicé la veille. On repart avec la bouffe et un peu de matériel.
Equipe 4 : (Cathy Batan, Michel Douat, Ruben Gomez, Alain Massuyeau, Bernard Vigneau, Philippe Virollaud) :
Progression vers l’aval du Robinet à la rencontre de l’équipe 1. Au passage explo d’une vaste galerie perchée 50 m en aval du P21. Un peu plus tard on retrouve l’équipe 1 qui remonte. Ils sont pas mal trempés car ils ont fait la désob sous une cascatelle. Pause casse-croûte. Finalement, et vu ce qu’ils nous disent on décide d’aller voir leur P7. Eux ils remontent pour se sécher.
En bas du P7 c’est le délire. Il y a de grosses galeries qui partent vers l’est et vers l’ouest. On y galope pendant plus de 2 heures. C’est Byzance ! Le nom est resté. La galerie vers l’est est plus complexe avec plusieurs branches qui se terminent sur des puits, mais l’axe principal butte sur une trémie 200 m à l’est du P7. Le vent y est aspiré. En bougeant quelques blocs on arrive dans la paroi d’un puits vite identifié. C’est le puits Prébende du Chaos du Baron et c’est la deuxième jonction de la journée.
Alors on file vers les deux galeries ouest. C’est encore plus grand. Au bout de la principale on s’arrête sur un puits d’au moins 50 mètres. Pas de topo, on reviendra. On a exploré environ 600 mètres depuis le P7 et le Robinet doit approcher les 2 km.
Après, c’est la suite de la saga du Robinet et d’Arphidia III.
Michel Douat

dimanche 7 février 2016

Adieu Charlie....

Samedi 06 février 2016
Cela fait près d'un an que nous n'étions pas retournés au gouffre Charlie. Pourtant, nous nous étions arrêtés la dernière fois sur un puits d'une vingtaine de mètres. Mais voilà, il n'y avait pas beaucoup d'air et les cailloux jetés dans le puits pour le sonder, s'écrasait dans un "schplok" caractéristique d'un gros remplissage argileux.

L'entrée du gouffre Charlie

Ce samedi, nous sommes 5 à la carrière d'Asson (Étienne, Serge, Jean, Sandrine et Patrick). Le ciel est bien dégagé et la douceur nous accompagne jusqu'au trou. A l'entrée, le zef est inexistant. Nous dévalons le méandre et les petits puits qui le jalonnent assez surpris par la taille du conduit qui finalement est plus importante que ce que nous avions gardé en mémoire. A -80 m, nous voici au terminus. Cette-fois-ci, c'est Étienne qui s'y colle. Le puits est assez vertical et après un fractionnement, il prend de l'ampleur. Vingt mètres plus bas nous atterrissons sur un talus pentu bordé de gros remplissages argileux. Le conduit plonge à 45° dans le pendage, mais les dimensions s'amenuisent nettement. A -111 m le conduit incliné et glissant devient totalement impénétrable et cela, à perte de vue. En plus, il n'y a pas le moindre mouvement d'air. En désespoir de cause, Jean aidé par Étienne tente une escalade dans une arrivée latérale bien glissante. Il n'y a rien non plus de ce côté. C'est la fin du Charlie, alors il ne nous reste plus qu'à topographier la nouvelle partie puis à déséquiper l'ensemble du trou.

Le P.20 final. Le pendage est souligné par un joint de strate
formant un beau surplomb, juste au-dessus du personnage.

 Nous ressortons en milieu d'après-midi sous un soleil généreux. Nous décampons en se disant qu'on pourrait peut-être en profiter pour prospecter un peu. Mais une fois parvenus au belvédère du sentier de la Trencade, une petite flemme gagne l'ensemble du groupe et la prospection se transforme en une halte contemplative face à la Bécole et au ravin des Labasses en-dessous desquels courent les galeries des TP19 et TP30. D'accord, cela ne fait pas beaucoup avancer nos recherches, mais ça fait du bien au moral....
Patrick

Retour au CO 09


Samedi 6 février. Nous sommes 4 pour un retour au CO 09 vu il y a quelques temps.


Bubu, Joël, Jean Claude et Alain M.
Le temps est encore de la partie et nous en profitons, le dimanche sera pluvieux, dixit la météo.

Petite marche d'approche et nous arrivons très rapidement à la cavité. Connue depuis plus de vingt ans, sont entrée n'a jamais été forcée.
Rapidement nous nous mettons à l'ouvrage. De gros blocs sont retirés et nous descendons progressivement, méticuleusement, décimètre par décimètre.
Hélas un "pont de roche" offre une belle résistance et il nous faut insister longuement afin de nous frayer le passage.
Nous y arriverons quand même à force de persévérance.

Malheureusement, l'obstacle franchi, nous ne pouvons constater qu'un rétrécissement  vraiment infranchissable.
Nous renonçons et déclarons la cavité terminée, les cailloux qui roulaient au loin passaient dans cette fissure impénétrable pour nous.

Mais nous sommes quand même content d'avoir passé une très bonne journée, on ne gagne pas à tout les coups !
Alain M


vendredi 5 février 2016

Du coté du Pinara et Pas de la Bit

Jeudi 4 février, Sandrine, Patrick, Jean Claude et Alain M
La neige est revenue en moyenne montagne et quelques projets de sortie s'en trouvent un peu contrariés.
Nous nous retrouvons donc en zone de faible altitude, maxi 900 m.
Nous portons notre dévolu du coté des flancs du Merdanson, dans une zone ou Jean Claude avait repéré des départs, lors de ses prospection aoutiennes !
Il fait beau, même très beau mais le fond de l'air est frais, c'est vrai que nous ne sommes que début février.
Départ sur un très joli sentier montant progressivement. Quelques fleurs sont déjà sorties et fleuries, en particulier les primevères officinales, annonciatrices d'un printemps bien précoce.
Rapidement, nous arrivons à la première cavité.

Petit puits, Patrick y descend en premier. Cela fait une bonne dizaine de mètres avec au fond quelques ossements, certainement un canidé, mais pas de suite possible. La topo est relevée, c'est terminé.

Nous continuons la montée, cette fois sans aucun sentier, en directissime.
Au passage dans un vallon, nous retrouvons une cavité déjà repérée par Patrick et Sandrine. Joli départ, c'est Sandrine qui le descend.
Arrêt vers -6, sur une zone étroite mais au dessous cela continue bien, il faudra y revenir lorsque la cavité sera plus sèche.
Après un bon casse croute, nous poursuivons notre montée. Nous atteignons un nouveau départ mais le travail de désobstruction est trop important, nous laissons tomber.
C'est ensuite un petit puits mis à jour par Jean Claude.
Descente sur 3 mètres, petite salle et ensuite c'est la suite, barrée par un gros bloc et un rétrécissement. Le bloc est poussé mais pour passer il va falloir casser un peu de pierre, ce sera pour une autre fois. Derrière, les cailloux chute asses loin.

Nous ferons ensuite de la prospection, remonterons le canyon de la Bit jusqu'à une cascade. Pas de départ apparents malgré le pendage et les couches bine visibles.
Le retour se fera en prospection mais n'apportera rien de nouveau.
Belle journée quand même, de quoi s'entretenir la forme.

Quelques images de la sortie en cliquant ici, merci Jean Claude.

Alain M
 Un arbre remarquable de la foret

Sortie ESB à Mailhoucost

Sortie ESB
Lundi 1er févrierr 2016
Caro , Sandrine et Anaïs pour le GSHP
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