mardi 27 août 2013

Les 60 ans de Madeleine

Bonjour à tous,

De retour de Ste Engrâce, où j'essaie enfin de rattraper 3 ans d'absence, je viens de lire les mails de Bubu, Fred et le beau CR de Véro, alors voici quelques photos - vues du côté des anciens - pour ceux qui n'ont pas pu venir. Pour moi la plus émouvante c'est le 60 écrit par les jeunes de la plage de galets pour les vieux de la plateforme. A noter que parmi les jeunes il y avait deux faux vieux : Mickey et Ruben qui ont supervisé et fait allègrement la traversée malgré leur grand âge :-).Les deux lascars sont les Gersois Kiki et le Beauf, fidèles des camps Amalgame. Dans le petit groupe il y a le Baron(Jacques Sautereau de Chaffe) de l'équipe Queffélec ; deux des pionniers de la 1ère traversée Tête Sauvage -Verna, Allibert et Marcorelles, encadrant Mickey avec le haut parleur, et Marie-Claude. Puis un grand groupe qui représentait à peu près la moitié des participants, mais pris de trop loin pour reconnaître quelqu'un, à part le sous-préfet d'Oloron, seul en cravate ! Désolée, mes talents de photographe sont à peu près égaux à ceux d'informaticienne, c'est à dire nuls ! Mais j'avais envie de vous faire partager le bonheur de cette journée.


  


En tout cas, Fred, moi je n'ai pas trouvé cette fête triste, même si j'ai regretté que tous les GSHPiens ne soient pas avec nous. Nous étions au moins 5, il y avait aussi Jonathan et Eric Alexis que je ne crois pas avoir repérés dans la foule. Heureusement, Bubu a rectifié mes oublis. Et Cédric garde un excellent souvenir de la navigation sur le lac en ta compagnie (je n'ai pas revu Marco). Evidemment c'est dommage que nous n’ayions pas vu tes films, il aurait fallu deux jours au lieu d'un !


Bonnes explos à tous et à bientôt
Madeleine Cabidoche.

lundi 26 août 2013

Les escapades du Dol's


Vendredi 16 Aout

Que faire quant on a 3 heures « à tuer » et une envie de renifler les sous bois St Péen ? Par Alain Dole.

Aller faire un tour au Bénac en montant pat le Carrès… Du coup Brigitte me suit pour une petite rando de fin d’après midi ?
Au passage on passe saluer le CDMDMDSP… Oup’s, il est en famille… Mais tous me parlent du Champion du Monde des Montagnes de St Pé. Manifestement, l’article dans Spéléoc a été apprécié… Comme quoi il n’était pas inutile…
Nous nous échappons pour enfiler les chaussures, un petit sac à dos, carnet et GPS pour aller pointer les ruines du Bénac et la grange du Garrapit car en fait elles me manquent dans l’inventaire des ruines pastorales que je poursuis sur St Pé.
Au passage je repère 2 grottes qui m’ont été signalées par JC. Il se les réserve afin d’y amener son épouse et sa copine afin de partager ensemble le bonheur de la première… Ces cavités sont deux anciennes sorties d’eau, intéressantes à cette altitude…
Donc pour l’inventaire deux nouveautés : la grotte du CDMDMDSP et le porche de la Cigale. La Cigale ? Tout simplement car il y avait cet animal au dessus de ma tête et ce « cri cri cri » caractéristique.


Hé bien les amis la Provence est à St Pé !
Au passage du Garrapit, la prairie est envahie par les hautes herbes et fougères, ce qui rend la progression pénible et me fera manquer la grange… Heureusement je la retrouve rapidement et peut croquer sa silhouette esthétique…

Retour à la voiture dans le délai imparti juste avant l’orage…

Dimanche 18 Aout 

Toujours dans ma quête de ruines pastorales, c’est le Marty Peyras qu’il me faut prospecter.
8h30 à la carrière d’Asson je prends le chemin de la Hèche par Camplong. Au départ un mur sur 100m de dénivelé, il te calme les ardeurs, à froid c’est « raidar »…
Ensuite passé le col du Castet Mauheit, le chemin monte graduellement…Le Castet Oussès dépassé, le ravin de la Hèche contourné me voici sur l’épaule du Camplong. Tiens, des rubalises en descendant vers le sentier de la Bécole… Les Degouve seraient-ils impliqués ?
Je descends au Camplong vérifier si une ruine de cabane ne s’y trouverait pas… Rien, sauf une plantation récente de châtaigniers et une perdrix grise qui détale lors de mon approche… Un Eurodium de Manescau isolé…Bizarre… Bien que le départ du sentier sur l’épaule de la Hêche soit confortable la fin de la montée au Col de la Trinquade se redresse. Il faut même que je m’écarte pour laisser passer un « trailman » qui descend à toutes enjambées… Je ne sais pas pourquoi, une envie soudaine de lui coller une bonne vieille claie remplie de kits de quincaillerie… Il ne ferait plus le malin !
Ensuite, je rejoins la cabane de l’Isarce et durant le trajet sur la courbe de niveau, une autre pensée pour les gouffres des PH : le Chat sauvage, le Mayboune, PH22, 1, 17…
A l’isarce je complète les pointages car je découvre d’autres ruines… Montée du champ et descente au Haboup (autre cabane) et une vache qui vient de se faire dévorer… Les vautours tournoient. Dans mon sac j’ai la machette, qui z’y viennent !

En montant le Marty Peyras, à mi-pente, une Rosalie des Alpes me grille la priorité… Place à cet espèce de capricorne qui dit on vit 2 que semaines sous sa forme d’insecte… 2 semaines à tenter de s’accoupler (durant 2 heures…C’est madame qui va être heureuse…) et puis la course pour pondre dans une souche de hêtre avant de succomber...

Au sommet, le plateau déclive est truffé de ravines et dolines. Le royaume des trous souffleurs. Tout est remanié, comme si Verdun s’était déroulé là haut…. Le millepertuis, les lotiers abondent mais aussi l’Eurodium qui tapisse l’ensemble des pelouses. Le vert pale de la prairie engrisée du calcaire dolomitique est constellé de pastilles fuchsia, ce qui est du plus bel effet. Enfin, j’atteins le bas de Marty Peyras et là à coté des citernes, un ensemble pastoral formé de cabanes et de « cuyalas » (enclos) me nargue… Le GPS chauffe, le carnet est bien rempli de notes… Je remonte en direction du col qui se lie au Soum de Moulle guidé par des traquets au « cul blanc » de leur queue si caractéristique. Ils volètent de roche en roche tout en conservant une distance réglementaire. Arrivé aux postes de chasse à la palombe en bordure de Bat de Haü, au fond d’une ultime doline, avant le précipice, se tapie une autre cabane et ses enclos. Une autre vache desséchée finit de se décomposer.

 Il est temps de m’en retourner et de revenir sur mes pas… Devant moi sur la crête, se dresse les tiges de la très rare Aster des Pyrénées. C’est le second endroit que je découvre à St Pé…
Arrivé à l’Isarce, je reste à hauteur pour rejoindre le sommet des Toupiettes. Pas loin du TP 19, une belle joubarbe des calcaires toute jaune est du plus bel effet accrochée à son rocher noir. Je pousse jusqu’à la cabane en tôle, un ancien relais hertzien monté par Héli Union dans les années 80… A mon arrivée un concert de Cigale m’accueille… Il ne manque plus que la grande bleue en bordure de la Ménère pour se croire au sommet des Calanques… Serais-ce un coup du réchauffement climatique ou un coup de chaud du soleil qui me martèle le « cabey » depuis ce matin ?
A l’intérieur de la cabane tout est vide, le groupe électrogène a été débarrassé, mais cela pue toujours autant le gaz oil tant il est imbibé dans le plancher en bois... Et dire que fin des années 70 ( ?), il avait été monté en hélico une pelleteuse en pièce détachée pour niveler la prairie ? Une piste d’atterrissage y avait été aménagée… Elle servit quelques fois jusqu’à ce que le coucou finisse sa course dans les hêtres du ravin de la Ménère, heureusement sans dommage corporel pour ses deux occupants… Lors du camp de Toupiettes en 1983, nous avions trouvé quelques restes bien que l’épave ait été enlevée…
Descente vers les Escalates en coupant dans la forêt. Gare à celui qui se laisserait embarquer par l’axe de la ravine. Il faut garder un cap Sud / Sud Ouest franchir les 2 ravines pour retrouver le majestueux chemin des Escalates qui a vu passer tant de bétail, des générations de bergers de randonneurs et plus récemment des spéléos à la « belle époque » des explorations des TP19 et 30…
A Bérouède Dessus une pensée pour l’Abbé Abadie et sa grotte fétiche aux belles concrétions excentriques. Descente par les Boutils où de nouveaux gouffres nous attendent cet hiver, ils sont à moins d’une heure de marche d’approche…
Arrivée à la Carrière avec le sentiment d’une journée bien remplie, de belles images et une vingtaine de ruines pastorales qui vont me faire dépasser les 100 références !

Décidément cette montagne est exceptionnelle et toujours surprenante…

Du côté des Labasses

Dimanche 25 aoüt 2013
par Jean Claude.
Cela fait plus d'un mois que je ne suis plus allé en montagne et cela me démange. Me voilà parti pour une petite prospect du côté des Labasses à Asson.
A la carrière, je rencontre un chasseur qui va débroussailler un sentier. Il me signale un trou où était tombé un chien en-dessous du Castet Oussès, mais je n'ai pas pu y aller, faute aux fougères de 2 mètres de haut.
Je suis monté plus haut et j'ai coupé depuis l'arête du Camp Loung en direction des Labasses. Impossible d'arriver au ravin, la pente herbeuse était trop abrupte. Au retour quelques mètres plus bas, je tombe pile sur un puits assez grand. Il fait environ 5 mètres de profondeur et il y a une suite à continuer après une petite désob et la suite aspire légèrement. On voit encore sur 2 ou 3 mètres (Ce sera le Puts des Labasses).

100 mètres plus loin, un trou attire mon attention. Une galerie en méandre où là aussi li faudra casser un caillou à l'entrée, part horizontalement sur au moins une dizaine de mètres et vers le fond il semblerait que cela s'agrandit vers le haut. (Ce sera la Grotte des Labasses).



Quand on sait que le TP19 et le TP30 passe là dessous, voilà encore de quoi rêver un peu ......



Stage Moniteur Canyon

L’histoire commence au congre de la fédé à Millau,. Je suis sur le stand de l’école française de canyon (EFC) pour dire bonjour aux copains, (tiens je parle comme bubu,) et Lionel Aubriot (Yoye) du 64 me demande si je participe au stage moniteur de canyon qui se déroule à Luchon pendant la semaine du 15 août. Cela fait 2 ou 3 ans que j’ai toujours des empêchement pour participer, mais cette année je n’ai vraiment pas prévu ce stage a mon programme estival, première réponse, NON.
 Mais petit a petit l’idée fait son chemin, je ressors le manuel technique, je refais quelques montages de cordes en falaise, (ou sur l’arbre du jardin). Avec la météo du printemps ce n’est pas facile de mettre en oeuvre en canyon mais des sorties par ci par la me permettent de voir que ça fonctionne pas mal. Allez je me lance!
 Donc le jeudi 15 août au matin je suis à Luchon pour le début du stage moniteur. Nous sommes 6 stagiaires pour 2 cadres, confort.
Première journée sortie falaise du côte de Gourdan Polignan. Sympa, à l’ombre, en bord de Garonne, mais mettre en application les techniques du manuel pour les mouflages, secours, autosecours nous donnent l’occasion d'une bonne suée ! En fin d’après midi suite de l’évaluation technique dans le canyon de Gouaux. Au frais en canyon nous sommes mieux.
Deuxième journée, pour le début de matinée, nous passons en Espagne du côte de Bossost, pour mettre en place les techniques d’eau vive. La crue du mois de juin a bien modifié le site et l’orage de l’après midi nous empêche de faire un canyon. Nous terminons sous un pont de la vallée du lys pour  les techniques de secours (coupés de cordes, balanciers, etc..).
Troisième journée, il est prévu la sortie grand canyon, mais l’orage violent de la veille change la donne. La descente prévue est annulée et nous repartons en Espagne mais cette fois dans le Mont Perdu. Beaucoup de route pour enchaîner deux descentes. Départ tôt le matin, retour tard le soir et dans les canyons cela ne chôme pas, surtout sur la deuxième partie avec la mise en place de technique de progressions rapides. Couché vers 1h du matin et un levé de bonne heure le dimanche pour s’attaquer a un gros morceau !!
Quatrième journée nous nous attaquons au fameux gouffre d’Enfer. Il est prévu de faire la partie supérieure appelée P1. Nous avons une levée provisoire de l’arrêté préfectoral d’interdiction avec pour but de faire une reco suite au crues du mois de juin. Certaines observations montrent que  les amarrages ont bien souffert. Nous partons avec perfo, matériel de rééquipement et notre matos personnel. La vallée du lys est dévastée par les avalanches de l’hiver et les crues du printemps. Plus de parking ni de restaurant en bout de vallée,ce qui nous rajoute 20 bonnes minutes de marche. Déjà que le chemin est bien raide!! J’arrive au départ en en ayant déjà marre,mais bon ...nous y sommes, alors allons y gaiement!
Casse croûte, nous mettons les tenues,et je pars pour équiper la première cascade. Tout est impec, peut être qu’il n’y aura pas trop de boulot..  Nous ne rappelons pas la corde au cas où !!!Deuxième rappel, il faut replacer un point,troisième pas de souci... Je pars sur la quatrième: impressionnant les broches a deux mètres au dessus de l’eau sont collées au plafond pliées et dessoudées ! Je joue du perfo comme dans nos plus beaux dimanche de désob dans les bois de Saint Pé et ça passe. Rappel suivant: pas de soucis mais il commence à se faire tard,. Nous plantons encore deux goujons sur la cascade suivante ,prenons échappatoire et redescendons jusqu'à la voiture et après  au gîte ou j’arrive complètement vidé.
Cinquième journée, évaluation pédagogique en tant que leader, ce sera le canyon de Gouaux. avec trois personnes dont un initiateur qui en profite pour réviser des techniques d’équipement. Il sort de la descente content  de sa journée, ce sera déjà ça de pris pour lui.
Sixième et dernière: journée canyon de Caux et Cœur. Belle descente dans une eau plutôt fraîche. Je suis en position d’aide de l’autre stagiaire qui est en évaluation. Finalement c'est une bonne place, il suffit de faire ce que l’on me dit sans faire d’erreur pour ne pas pénaliser mon leader et ça roule.
Le soir déménagement vers un autre gîte, pour attendre les résultats. Les équipes rentrent tard, l’heure tourne, il faut que je rentre chez moi dans la foulée... Bon alors, alors ?
Finalement tout le monde est validé, ouf !!
Je suis sec physiquement. Je rentre a la maison il est plus de minuit Ce n’est plus trop de nos âges ce genre de plaisanteries, mais j’ai validé deux autres modules (les plus durs) du monitorat de canyon. 
Jean Luc Lacrampe.

La mine mystérieuse

Vendredi 23 aout, Jean-Marc

Mercredi dernier en sortant du travail, j’ai tracé une rapide topographie d’une galerie donnant sur une piste cyclable. Un petit détail m’a intrigué : une descenderie débouche au plafond vers le bout de cette galerie, ça souffle et on aperçoit le jour, mais pourquoi une descenderie irait-elle simplement dehors? Une fois ma topographie positionnée sur l’ortophoto, il semble apparaitre une « tranchée » dans l’alignement de la galerie. Je relève la coordonnée GPS de la descenderie pour aller voir.

Ce vendredi en sortant du travail, je me suis rendu sur place. Au milieu d’une végétation abondante, j’ai trouvé un véritable « canyon artificiel ». Après avoir attaché ma corde de 30m à un arbre, j’ai descendu un court puits donnant dans une petite galerie. La galerie m’a mené plus loin dans le canyon, où j’ai poursuivi ma descente. Je suis arrivé au-dessus de la descenderie et j’ai continué l’exploration du canyon. Au bout, une galerie part en forte montée avec un plafond très haut. De retour à la descenderie, j’ai rejoint la galerie topographiée mercredi pour finalement remonter chercher la corde. Je n’ai hélas pas eu le temps de continuer la topo ou de faire des photos correctes, mais je reviendrai.

dimanche 25 août 2013

La mine au trésor

Véronique et Jean-Marc 17/08/13

Nous sommes partis loin dans la montagne, la route s’est transformée en piste, la piste en chemin, le chemin est devenu trop étroit et finalement la voiture s’est arrêtée entre deux sapinettes, on a pris les kits, les combis et on à continué à monter. Au-dessus d’un tas de cailloux nous avons trouvé un trou et allez savoir pourquoi, on est allé voir.

Dans la poussière, après un vestige de marteau pneumatique, nous avons aperçu une forme et trouvé une cuve. Un peu plus loin nous sommes parvenus au carrefour de deux galeries, d’un puits et d’une immense salle. Véronique a attaché une grosse corde de 40m au pied d’une arche et nous sommes descendus vers l’inconnu. Le hasard à bien fait les choses, la corde faisait la juste longueur, un petit pendule à gauche et nous avons prudemment traversé une trémie.

Dans un jeu vidéo ça doit s’appeler changer de monde, qu’importe nous avons continué à gauche, tout droit, en bas, à droite … «  Jean-Marc! Un coffre fort en face, protégé par un piège !» (Si si on a la photo). Il y a un fossé  et des poutres, disons, qui nous ont permis de passer. Le temps que la demoiselle fasse joujou avec la berline, nous avons récupéré quelques vies et continué à droite, en haut à gauche…


Retour à la trémie et nous sommes remontés dans notre monde. On c’est vraiment bien amusé.

vendredi 16 août 2013

Camp 2013 à la PSM



18 jours de camp pour les plus disponibles ! Qui a dit retraités ? Compte rendu du camp Amalgame 2013 par Alain Bressan du GAS



Un bon cru ce camp 2013 avec un retour aux vraies valeurs et à la "pure" spéléo. Avec aussi et surtout le retour d'anciens tels Le Mass et Bubu du GSHP mais aussi l'arrivée de nouveaux fans d'explorations comme Maxime, notre petit dernier du GAS qui s'est permis "en initiation" une descente à -220 à la Sima Grande, ou encore Alain du GSVO.
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Maxime dans la Sima Grande
Un camp marqué sous le signe de la désobstruction avec seulement 6 cavités visitées mais avec un record de 9 jours  d'explo pour le C230, la Sima de "Riki et ses ours" (Riki dont le cheptel s'est encore agrandi avec 6 individus à quatre pattes).
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Un des ours de Riki...
Le C213 où nous avons progressé de 3m à -60 jusqu'à un nouveau passage à élargir, guidés par un bon courant d'air aspiré.
Le C215 descendu par Guena et Thibault; Là le névé est encore présent mais un plancher caillouteux est visible à quelques mètres vers -50.
Le C241, désobstrué par "Ben Daniel" et Mickey. Là aussi la désob est à poursuivre en suivant le courant d'air.
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Daniel et Raymond à l'entrée du C241
Le C214 qui a mobilisé jusqu'à 14 spéléos pour extraire du méandre horizontal et désobstrué sur près de 16m (!) les gravats jusqu'à la base du puits d'entrée.




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Aude à l'entrée du C214
Ce gouffre où circule le plus violent courant d'air de tous ceux que nous avons visité cette année (y compris la Sima Grande) porte nos plus gros espoirs car, outre son courant d'air hors du commun, il est situé très près d'une hallucinante zone de pertes dans les calchistes et pratiquement à l'applomb du siphon des 3 G du gouffre M31. Siphon qui absorbe la rivière que nous cherchons à atteindre sous les Llano Carreras.




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Bubu re-marque l'entrée du C214, futur gouffre majeur des LC
Nous avons fini par déboucher dans un vaste puits de 7 à 8m mais le méandre qui plonge maintenant très nettement devra être à nouveau élargi pour atteindre une zone plus large et résonnante. Nous sommes en ce point à environ -55m et le courant d'air est toujours aiussi violent.
Le C230 qui nous a réservé une bonne surprise : Partis pour équiper le gouffre jusqu'au terminus de -130 pour vérifier que la désob est bien faisable, une équipe menée par Marc découvre une étroite lucarne qui ne figure pas sur la topo.




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La lucarne oubliée
La lucarne est désobstruée et donne sur le puits exploré par Romain et conduisant au "cimetière des ours" (où ont été comptabilisés 6 cranes d'Ursus Arctos). Au delà une deuxième lucarne donne sur un puits de 15m conduisant sur un méandre étroit. Les explos de ce méandre nécessiteront plusieurs séances de désobstruction .


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Marc à l'équipement dans le nouveau réseau du C230
Au delà, un très complexe puits de trente mètres se divise en plusieurs conduits parallèles qui se rejoignent dans un nouveau méandre étroit.



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Marc en première dans le nouveau méandre
Après une ultime désobstruction, nous débouchons sur une énorme faille orientée au 70° Nord. 30m plus bas nous sortons de cette inquiétante faille par un très beau puits cylindrique de 30m creusé dans un beau calcaire compact. La partie semble gagnée, nous avons dépassé les -200 et le gouffre n'a jamais été aussi large... Malheureusement après une courte galerie qui revient sous la faille et un ultime ressaut de 6m, le gouffre se termine sur une fissure très fine, Le courant d'air n'est plus là, nous sommes à -224m soit 100m sous l'ancien fond dans une branche rigoureusement parallèle et orientée NE.
Le gouffre est déséquipé et nous laissons les six (sûrement plus) ours de Riki reposer dans les ténèbres éternelles.
Le C226, la Sima Grande de Llano Carreras : Plusieurs ? ont été levés:
La lucarne très vaste de -340 est totalement obstruée
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A la base du P71, déjà le méandre géant
Les puits arrosés de -310 se jettent dans un méandre retombant dans le P100
Le méandre "Méoukévacetto" jonctionne avec le haut du puits du réseau affluent après le P22 à -220.
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Gigantisme au puits du Bourdon
Le puits "des mèches" rejoint le puits amont au bas du P12 à -155.
Le conduit au bas du P22 est désobstrué et donne sur un ressaut de 6m irrémédiablement bouché.
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Pendule au bas du puits du Bourdon
Le méandre affluent du méandre de jonction à -410 est remonté sur 50m jusqu'à un vaste conduit remontant (arrivée de gouffre ???
Seul le méandre du  111111 n'a pas été visité. Nous avons noté qu'il était très actif alors que tout le gouffre était très sec. Il nécessitera une importante désobstruction pour retirer le rocher bloquant le passage à 6/7m de son entrée. Ce travail assez important mais surtout situé loin de l'entrée (-400) nécessitera l'installation d'un mini bivouac en 2014.
Exploration et topographie de l'AP 332 découvert fortuitement par Betty et Alain qui randonnaient sur le chemein du Barétous. Arrçet à -45 sur une trémie facile à désobstruer et exhalant un courant d'air très franc à la base de vastes puits. Nous offrirons ce beau gouffre à nos amis de l'équipe de Franconville, qui travaille sur le secteur du B3.
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Papou dans l'AP332
La virée nocturne des trois sexas :
Le lundi 29 à la tombée de la nuit, trois djeuns Amalgamés (hum) Gilbert, Joël et Mickey, s’éclipsent et se dirigent vers la Verna. A la plage des galets, honte à eux, ils montent jusqu'à la lucarne ventilée et attaquent le chantier en haut d'un puits de 10m environ. Torturés par la curiosité de savoir si oui ou non la jonction avec Arphidia 3, situé 60m plus bas, va être réalisée...
Vu la suite des événements, on ne leur en voudra pas !!! Ils seront simplement condamnés à élargir les passages pour les Amalgamés les plus... importants.
La tête de puits élargie, Joël est vite en bas, il tombe sur une galerie dont l'aval en direction de la Verna est totalement obstrué. En amont par contre il parcours dans un état second (en première quoi !) près de 300m de grosse galerie (3 à 4m de large sur 15 de haut) jusqu'à un nouveau cran de descente qu'il faudra équiper. 
Point de jonction avec Arphidia (pour l'instant) mais la galerie se dirige vers le méandre Martine et la salle Mus. De très belles perspectives d'explo pour cet hiver !!!
Le camp s'est terminé par le 60ème anniversaire de la découverte de la salle de la Verna. La manifestation s'est très bien déroulée malgré un orage et des pluies torrentielles la veille au soir qui ont fait quelque peu stresser Mickey, l'un des principaux organisateurs. La traversée via le puits Lépineux a rassemblé plus de 60 spéléos qui ont débouché dans la salle géante pile à l'heure où les premiers explorateurs la découvraient le 13 Août 1953.
Merci à tous les participants (15 en moyenne) pour la réussite de cette édition 2013. La bonne humeur était constante et les parois du puits de l'échooooo à la Sima Grande résonnent encore des chansons de Maxime et Thibault (comme mes tympans d'ailleurs !).
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La "secte" du C214
Un film a été réalisé dans la Sima Grande jusqu'à -200 et sera bientôt en ligne. Un deuxième, beaucoup plus élaboré, sera réalisé de -200 à -400 dans le beau canyon terminal de la Sima, avant le déséquipement de celui-ci à l'automne prochain.
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Joël a été très très marqué par ce camp Amalgame 2013




10 ans d'Amalgame ! (Montage Alain Bressan)

jeudi 15 août 2013

60 ans ça se fête!

 Les 60 ans de la découverte de la Verna, ça se fête!
13 août 1953, 13 août 2013.
Par Véro Doyen.

Départ 6 h00 du matin de la maison , tout le matériel prêt et vérifié depuis la veille , le sourire aux lèvres: allez hop c'est parti pour la PSM .
Brouillard à couper au couteau dans la montée jusqu'au col.
Arrivée près du parking , un attroupement avec casques et combi : ok c'est bien là.
Je fais connaissance avec tout le monde et organise mon retour au col post traversée: chouette j'ai un "taxi" pour me remonter (plus tard je me suis rendu compte que j'avais bien fait de m'y prendre tôt car les places retour se sont raréfiées très vite)


Je partirai avec le second groupe (des belges) comme cela , j'ai le temps de prendre quelques photos, de papoter un peu avant de descendre et de refaire mon kit vu que j'avais prévu un point chaud et tout ce qui va avec alors que là en fait nous ressortons après la traversée puis rentrons de nouveau tous ensemble une demi heure avant pour effectuer"le final"dans la salle de la Verna.

Allez hop c'est parti : descente du puits: les fractios s’enchaînent,  ça bouchonne un peu mais ça va ; j'entend un "libre" lointain et je pose mon descendeur, la corde file tranquillement; je m’arrête quelques secondes (mon descendeur est froid) je regarde en bas et je vois le premier groupe qui nous attend en bas de l'éboulis de la salle avec leurs scurions qui paraissent bien faiblardes devant la tache à accomplir.
 Je reprends ma descente jusqu’à la base du puits : zut déjà fini! on recommence? 


Puis une traversée avec les belges et Michel qui prend quelques clichés avec 3 flashs déportés SVP dans des lieux "stratégiques" . 
Enfin nous sortons et retrouvons la faiblarde lumière du jour qui traverse le brouillard local et l'odeur de la garbure qui mijote doucement à l'abri de la "cabane" .


Après une pause de quelques heures nous nous préparons à rentrer de nouveau dans la Verna c'est alors que je vois Madeleine : il faut que j'aille la saluer avant de rentrer !!! il y a des priorités !
Donc je suis un peu en retard ,Du coup la porte est fermée quand j'arrive, On la rouvre pour me laisser passer et je rejoins les autres (un petit footing ça réchauffe). On attends quelques minutes le temps que le public investisse la salle et c'est parti pour une descente "aux chandelles"du haut de la salle jusqu’à la plage de galets
en bas ou nous effectuons le 60 avec nos lampes: En haut nous voyons crépiter les flash : c'est grandiose! 
La salle est illuminée.Des cris festifs se perdent dans l'immensité du lieu.


.Après des chants de bon anniversaire,tout le monde remonte et ...........GARBURE  . Miam miam : trop bon . 
Ensuite visionnage de 2 films de l'époque avec des commentaires sur le vif . Et moi assise à côté de Madeleine 
à papoter et regarder la vie et l'émotion dans ses yeux pétillants de vie .  L'émotion discrète et pudique également des "rescapés"de cette aventure en regardant le film . 
Une petite pause et d'un commun accord mon chauffeur et toute sa petite famille remontent sur la PSM ,et me remonte donc jusqu'au col dans un brouillard digne de celui de l'Aubisque dans les mauvais jours. Un très grand merci à eux super sympa mais zut me rappelle pas le nom ; si vous lisez ce post je vous fait de grosses bises et vous dis un grand merci.
Il est minuit :dodo dans la voiture et 9h30 petit dej en haut du pic d'Anie avec une vue sur ce brouillard qui a l'air de coller à la peau de ce magnifique lieu .12H30 retour à la maison avec des souvenirs plein la tête. 

Les points forts:
le petit arrêt au milieu du dernier puits avec la vue des spéléos en bas de la salle  
la descente aux chandelles 
les retrouvailles de Madeleine avec un "Ancien" 
l’émotion lors de la projection 
la rencontre avec des spéléos connus et inconnus de tous les horizons 

Un grand merci à tous ceux qui m'ont permis de participer à cette événement .

dimanche 11 août 2013

Initiation dans la bonne humeur.

Me voilà entourée ce jour de deux garde du corps...Etienne et Bubu...dans le but de me rendre ( enfin..) un peu plus autonome sur corde...Nous voilà partis à deux pas du local de St Pé, sur une aire d'escalade: Le Rocher du Castéra :  un lieu très sympa avec table de picnic, ombre pour les plus fainéants, et bien sur rocher d'escalade. 
Une fois équipée de mon baudrier, j'ai droit à de nombreux aller retour entre le plancher des vaches et Etienne qui m attend a environ 6 m de haut. Le but est bien sur de me familiariser avec le matos et d''arriver à enlever ce fameux croll.. Chose acquise apparemment ce jour... 
Acquis !!!!
 Nous avons ensuite corsé les choses en créant un fractio... de haut en bas et de bas en haut... la chose est à approfondir mais est bien dégrossie . 
Et maintenant, passage de fractio ! 
Toujours sous l’œil attentif d'Etienne.

Au final... Etienne m'a fait simuler un passage de noeuds...avec pose de descendeur sous le croll. j'ai pas tout encore compris..Mon mari est venu en renfort porter le goûter et à eu droit lui aussi à une initiation contre tarte aux pommes, café et bière... Une super journée donc et un grand merci à mes formateurs pour leur patience hors norme !!!  Caro, 10 août 2013.



samedi 10 août 2013

Le Puits du Chien

9 août 2013 Jean-Marc

Dans la série balade du vendredi après le travail, c'était hier le tour du puits du Chien.

Arrivé au col de Saucède, la visibilité est d'environ 300m. Au fur et à mesure de cette montée dans les nuages  elle diminue et c'est grâce au GPS que je retrouve le Puits du Chien visible à 15m.
 Je descends au premier palier pour l' équiper d'une dév., que j'inaugure pour rejoindre le fond. La cavité est plus propre que l'année dernière, mais il reste quelques os au fond. Après quelques relevés rapides, je trace une première topo.

Cette cavité n'est pas très intéressante, mais le P20 est assez sympa.  Il faut compter un peu plus d'une heure d'approche depuis le col de Saucède dans un paysage de carte postale.

mercredi 7 août 2013

Cantabria, suite...

Mercredi 7 août 2013 :
Il y a 15 jours, nous avions découvert un superbe trou souffleur et dans notre dernier message, nous nous étions arrêtés sur puits. Depuis, nous avons pu explorer près de 2 km de galeries, parfois très concrétionnées. Après une escalade facile, nous avons recoupé une grosse galerie en cours d'explo. La suite pour bientôt et en détail sur le blog de karstexplo....
Nous sommes également retournés aux Vieux Croûtons, un gouffre idéalement placé entre Cayuela et Cueto. Après une belle descente jusqu'à -280 m, nous avons simplement jonctionné avec un gouffre voisin, la torca del Pozo Negro. Il va falloir continuer à chercher... De nouvelles troupes arrivent ce week-end, la suite pour bientôt....

 Un aspect des galeries découvertes il y a quelques jours.
Info : Patrick

Retour au Tobozo

Installation du bivouac au Tobozo, Olivier et David, 3 et 4 août 2013. Par Olivier.

Après deux ans d’absence pour des raisons qui nous sont propres, nous revoilà parti pour la sima del Tobozo. L’objectif de l’exploration de ce weekend est d’installer un bivouac. Nous avions repéré un endroit sec, à l’abri du courant d’air et proche de la rivière. 
Nous nous retrouvons David et moi le vendredi  02 aout dans la soirée proche du col d’Erayce pour y passer la nuit. Pour ma part, c’est avec un dos en vrac que je vais faire l’explo. Une petite inflammation musculaire au niveau des lombaires que je me suis faite pendant le travail. Faudra faire avec…
Lever à 6 h, petit déjeuner a la fraiche, préparation des claies de portage et c’est parti pour la marche d’approche.
Il est 8 h. Nous avons chacun environ 25 kg sur le dos (si ce n’est pas plus).  Quelques arbres sont tombés dans le Bartas qui nous oblige à nous mettre à quatre pattes pour les passer. Super confortable avec les claies de portage ! On monte tranquillement. Difficile de faire autrement avec les charges que nous avons sur les épaules. Le but n’est pas de faire un record, mais d’arriver là haut pas trop séché. Nous avons mis 5 heures pour arriver au Tobozo, avec une vue magnifique sur Ukerdi et Boduguia. D’aiilleurs, de ce coté là, nous remarquons un campement de base, une grosse tente rouge et des personnes qui nous observent aux jumelles. Surement les Espagnols qui ont repris cette zone depuis quelques années. 
Petite pause avant d'y aller ...
Après une pause bien méritée, un petit roupillon d’une demi-heure, nous nous engageons sous terre. Il est 16 h. Le courant d’air est aspiré. On a même trop chaud dans le début du trou mais ca ne va pas durer longtemps. Très vite, on retrouve ce courant d’air glacial qui nous oblige à porter les cagoules. L’équipement en place n’a pas bougé. Nous avons deux kits chacun et en récupérons un troisième que nous avions laissé en haut du dernier puits. 
Nous débouchons enfin dans la rivière du Tobozo. Il y a un peu plus d’eau qu’il ya deux ans mais rien de méchant. Nous arrivons à l’endroit que nous avions repéré deux ans auparavant. Tiens ! C’est étrange ! On voyait cela plus grand et plus confortable … Mais c’est bien le bon endroit.
On y est enfin !
 Il est 18 h à ma montre mais … Ma montre s’est arrêtée !!! Elle ne fonctionne plus ! Bon… ce n’est pas grave. On du pain sur la planche. Il faut se motiver car la fatigue commence à se faire sentir. La marche d’approche de 5 heures nous a bien calmé tout de même. On casse des cailloux au sol, on ratisse avec nos bottes, on déblais etc…  L’endroit est a peu près plat. De toute façon, on ne peut pas faire mieux.
On sort les trois arceaux, les calons, les ficelons entre eux et accrochons la chambre. Comme tout cela est du « bidouillage », cela nous prends du temps mais nous y arrivons finalement. On rajoute par-dessus le double toit pour l’étanchéité et le résultat au final est plutôt pas mal. 
Le petit nid douillet est prêt ....
Nous avons froid et faim. Nous stoppons là. Pour l’installation de la cuisine, on verra cela la prochaine fois. Avec nos Spéléo poncho tout neuf, nous nous faisons un bon repas. Nous faisons l’inventaire et commençons notre remontée à la surface. Nous ne savons pas l’heure qu’il est mais nous nous doutons bien qu’il est déjà très tard. 
La remontée se passe bien. Comme pour la marche d’approche, le but n’est de se sécher, mais de ressortir a peu prêt frais. Il fait encore nuit dehors mais nous nous doutons bien que le lever du soleil n’est pas très loin. Nous avions apporté avec nous nos duvets et nos sur sac. C’est sous un bosquet de Pins à crochets que nous nous endormons sous un ciel étoilé. Je suis réveillé par les premiers rayons de soleil mais laisse dormir encore un petit peu David. C’est finalement des envies que l’on va dire urgentes qui nous ferons lever du lit  alors qu’on était si bien dedans !
Zzzzzzzzzzzzzzzzzzz ........
On se fait un bon petit déjeuner et c’est reparti pour le retour. Nos épaules se souviennent encore de la marche d’hier bien que nos claies de portages soient beaucoup moins lourdes. Ils nous restent encore pas mal d’eau pour le retour et de quoi manger. Par contre il fait chaud. On se met de la crème solaire et c’est parti pour le retour. Nous refaisons quelques cairns au passage et c’est finalement vers 13h30 que nous arrivons au col d’Erayce.
Pour une reprise au Tobozo, on ne s’en est pas trop mal sortis. On n’est pas trop cassés et l’objectif a été atteint… Enfin presque, mais à deux…c’est plutôt bien.
A bientôt pour la suite …

lundi 5 août 2013

Quelques jours à La Pierre …


C’est le début des vacances pour Jérémie. On va enfin pouvoir partir en spéléo après ce printemps pourri que nous avons subi. Nous sommes le dimanche30 juin, le soleil est au rendez vous ! Vite ! Allons au Chalet du Bracca !
Nous retrouvons Paul et Annette qui sont arrivés la veille. Paul a la clavicule cassée et des côtes fêlées après une chute en vélo et Annette a le genou en vrac…  Sur Anialarra, il y a par endroit encore 6 m de neige. Leur trou est complètement bouché. Ce sera de la balade en surface pour eux deux cette semaine là.
Le lundi 01 juillet, nous allons à Arphidia par le P18 jusqu’au chaos du Baron. Une sortie que nous devions faire depuis longtemps mais à chaque fois annulée à cause de la météo.
Cette fois ci, c’est la bonne. Par surprise, il y a très peu d’eau dans la rivière EDF. Nous passons la vire sans difficulté et descendons le P 18 ensemble. Jérémie est impressionné par le bruit de la cascade ! Je l’aide à passer la petite vasque et continuons jusqu'à la salle Accoce. Clé de 13 en main, nous partons ensemble équiper le dernier puits jusqu’au Chaos du Baron. On ne traine pas car Jérémie a vite froid. Le chaos est toujours aussi dangereux et le panneau d’avertissement a été retiré. C’est bien dommage.

Nous remontons en déséquipant, en alternatif pour Jérémie s’il vous plait ! Quand on ressort, on se prend une averse. On attend tranquillement dans le chalet de Dominique Prébende que la sauce passe afin de retrouver le camion au col.
Le mardi 02 juillet, ballade en surface. Nous allons au col d’Erayce nous balader. Nous remarquons que sur Ukerdi, il n’y a pas trop de neige. Je suis rassuré pour les prochaines explos au Tobozzo cet été. Nous allons voir aussi l’entrée du Lonné Peyret . Nous retrouvons Paul et Annette au chalet. Jérémie s’intéresse à la synthèse de l’Arsip . Et c’est parti sur de longue discussion sur les réseaux…
Le mercredi 03 juillet, c’est le Trou du Robinet. L’objectif, le bas du P 30, à la bifurcation qui rejoint la salle Accoce.  De nouveau, nous laissons le camion au col. Nous faisons la marche d’approche et nous faisons doubler par plusieurs camions. Mais c’est quoi ce bordel ! Et le protocole de l’Arsip alors !!! Arrivé au chalet, nous sommes assiégés par des journalistes caméra au poing ! Ben ça alors ! On ne s’y attendait pas ! Mickey, Ruben, Sébastien Olivier etc… étaient là. Ils font un reportage sur les 60 ans de la découverte de la salle de la Verna.
On s’équipe et nous voila partis. Jérémie connaissait l’entrée. Le Robinet ne coule pas. Rien, pas une goutte. Passé la Boue Rouge, nous descendons à deux le premier puits et enchainons sur le reste. J’équipe en double, ça prend un peu de temps.  Nous nous engageons dans le P30. Premier grand puits pour Jérémie avec fractionnement. Je suis a coté de lui et le laisse gérer son fractio. Tout se passe bien et arrivons au sol. Il nous reste un peu de corde. On continu ? Oui me dit il ! Allez, on continu. Nous irons jusqu’au miroir de faille, après le pendule. Nous remontons en déséquipant notre matériel et allons faire un tour dans la Salle de la Verna. Nous croisons les journalistes qui partent pour bivouaquer dans la Galerie Aranzadi et Sébastien qui fait du Roller dans le tunnel ! Et ben, quelle journée !
Le soir, de nouveau nous retrouvons Paul et Annette. Nous refaisons le monde une nouvelle fois et apprentissage des nœuds de base pour Jérémie.

Le  jeudi 04 juillet, nous préparons le bivouac pour le Tobozo. J’avais une vielle tente qui trainait au fond du placard. Après quelques découpes, ça ressemble à peu près à un point chaud. Mais ce n’est pas encore ça…  A améliorer (ce qui sera fait dans les jours qui suivent). L’après midi, escalade pour Jérémie. Il fait beau et chaud. On se trouve un endroit à l’ombre et proche du chalet. Jérémie a beaucoup progressé en escalade, j’en suis très étonné.
Ce soir là, Paul et Annette ne sont pas là. Ils sont partis en Espagne. Nous passerons la soirée tous les deux et fabriquons deux réchaud à alcool avec des cannettes de coca. Ça marche d’enfer !
Vendredi matin, nettoyage du chalet et du matos à Ste Engrâce. Pour Jérémie, les vacances continuent. Il part trois semaines en colonie avec comme principal activité la plongée. Le veinard !!!!
Olivier et Jérémie