dimanche 29 janvier 2017

Cadran, le vent a mis les voiles....

Dimanche 29/01/2017 :
Lors de notre dernière ballade au Couhy, nous avions convenu qu'il serait intéressant de revoir le gouffre du Cadran situé une centaine de mètres en contrebas et probablement l'un des principaux apports en courant d'air du réseau Couhy-Larrau. 
Ce matin nous y allons à 3 (Serge, Sandrine et Patrick) en ayant pour objectif de revoir la galerie fossile débutant au bas du P.10. 

L'étroiture du Kubota, au sommet du P.10

L'équipement avait été revu il y a quelques années et nous sommes rapidement au bas de l'escalade qui nous motivait. Nous y trouvons 2 spits en place que nous n'avions pas vu auparavant. Cela nous permet d'atteindre un petit palier ébouleux. Serge se lance dans la suite qui visiblement n'avait pas été faite. C'est franchement pourri, glaiseux et instable. 5 mètres plus haut une lucarne lui permet de gagner un ressaut parallèle, mais celui-ci rejoint la galerie principale et il n'y a pas franchement d'air. Nous déséquipons et repartons vers le fond de la galerie fossile.

Serge dans l'escalade "pourrie"

Malheureusement, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent et le fond (-51 m) est colmaté et sans air. Cependant, en remontant, au sommet du P.8 Serge découvre un petit puits, indépendant du drain principal. Mais une dizaine de mètres plus bas c'est à nouveau un cul de sac. 

Blocs de minerai de fer à -51 m
 

Cette-fois-ci, il nous semble avoir fait le tour du problème du moins en ce qui concerne cette galerie. Nous avions déjà revu la branche de -70 m et là aussi, malgré un courant d'air net au début, nous n'avions rien vu d'évident. 
A la sortie, nous sommes accueillis par Bubu qui revient des jonquilles. Nous bullons un peu au soleil puis redescendons en songeant déjà aux prochains objectifs.


Patrick

samedi 28 janvier 2017

SS01

SS01
Samedi 28 janvier 2017
7 personnes.
Avancée significative dans ce trou qui pourrait être lié à la rivière du TP19 et du TP30

vendredi 27 janvier 2017

Le Gahus, un joli gouffre méconnu...

Jeudi 26 janvier 2017
Nous hésitions un peu sur l'objectif de cette journée qui s'annonçait ensoleillée. Un petit message laconique du Dol, cloué chez lui avec une mauvaise grippe, a rapidement mis fin à nos tergiversations : "D‌ésolé je suis toujours HS... Pense à aller voir avec JCM le gouffre du Gahus (-50/60?) jamais revu depuis Bauer dans les années 80....". Jean Claude est partant et rapidement le Mass et Joël se rallient à l'idée. Petite cerise sur le gâteau, Jean, le propriétaire de la ferme Moura se propose de monter nos sacs avec son quad jusqu'à la ferme. C'est royal. Nous nous retrouvons donc tous à 9 h 15 au château d'eau dans un froid devenu coutumier. 

9 h 15, Jean nous attend avec son quad...

Le Quad est vite chargé et sans nos sacs, nous avons l'étrange sensation d'avoir oublié quelque chose. Mais ce n'est qu'une illusion car nous retrouvons bien vite nos charges et ralentissons le rythme à l'approche du sentier béarnais. Nous le suivons pendant près d'une heure et si le début est bien ensoleillé, en revanche le vallon où s'ouvre le gouffre est à l'ombre ce qui a préservé une petite couche de neige, juste de quoi pimenter le dernier raidillon pour atteindre le porche.

L'entrée du Gahus est a chercher sous un amas de tronc et de branchages.

Comme il ne fait pas très chaud, nous ne traînons pas pour nous équiper. Avec Sandrine, nous partons en éclaireur. Les autres préparent un feu dans le cas où l'attente serait un peu longue. Après une courte main courante, nous parvenons au sommet du puits. Un très net courant d'air aspirant est sensible alors que la section du conduit est déjà assez grande. Le puits mesure 45 m avec une section moyenne de 7 à 9 m de diamètre qui s'évase vers -40 m. 

Au bas du puits vers -45 m

 
Au bas, nous "atterrissons" sur un éboulis pentu qui semble se poursuivre en plusieurs endroits. Un lit de ruisseau temporaire mène à un petit ressaut arrosé. Heureusement, cela passe sans matériel mais il est bien difficile d'éviter la cascatelle. Le fond est bouché en aval par un remplissage composé de matériaux ferrugineux. L'amont, quant à lui, remonte dans le pendage jusqu'à une trémie où se perd une partie du courant d'air.


 Le méandre du fond à -56 m

Revenus à la base du puits, nous fouillons une première galerie rapidement bouchée par un grand talus d'argile. La dernière s'ouvre en hauteur au sommet d'une escalade de 10 m, inclinée, que nous équipons assez facilement. Elle communique avec la base d'un beau puits parallèle à celui d'entrée. Il y a des spits en place mais nous ne voyons pas trop leur utilité. Un soupirail souffle assez fort et cela nous semble être bon signe. Après un premier ressaut, nous en équipons un second avec les derniers mètres de notre corde. Ça passe tout juste et en plus ça continue mais l'euphorie est de courte durée car je reconnais rapidement la trémie qui m'avait arrêté dans le méandre du fond. Dommage... Ainsi le courant d'air très net que nous ressentions vers -50 m décrit une boucle avant de probablement remonter dans les puits parallèles. On appelle ça un piège à C...



La petite escalade pour accéder au puits parallèle

Nous faisons une dernière escalade qui nous conduit à une autre base de puits et ne voyant pas les autres venir, nous remontons en déséquipant ce beau gouffre. 

Dernière petite escalade dans un calcaire blanc et lavé par les embruns.
Dehors, le feu crépite encore et nos compagnons ne sont pas encore congelés. Nous ne trainons pas et retrouvons le soleil sur l'autre flanc du vallon. Avant de regagner les voitures nous allons mesurer les températures aux entrées du Couhy (soufflant), du Cadran (aspirant) et du gouffre de la ferrme Moura (soufflant).

L'équipe de surface en pleine action...
c.r. Patrick

L'EDS va au Diable



L'EDS va au Diable le vendredi 27 janvier 2017
Ils étaient 3 du GSHP, Kat Marc et Sandrine , pour déambuler dans ce superbe trou d'initiation.
Vous trouverez le compte rendu sur le site du CDSC65     ICI

mercredi 25 janvier 2017

Vidange au SS01

Mercredi 25 janvier
Petit tour à l'Arriusec pour vidanger les gravats accumulés dans le laminoir suite aux travaux de la semaine passée. Nous y passons l'après-midi, mais désormais on pourra reprendre le fond.


 Le SS01 en crue, on sait pourquoi on creuse....
Patrick et Sandrine

dimanche 22 janvier 2017

Convalescence au Turonnet...

Dimanche 22 janvier 2017 :
Ma crève commence à s’essouffler un peu et cet après midi nous profitons du redoux pour aller se dérouiller les jambes du côté du Turonnet (massif du Merdanson). Nous montons en direction du Gouret de Brac pour revoir une petite grotte repérée par Jean-Claude il y a plus d'un an. En chemin nous découvrons un joli petit gouffre entièrement bouché à -4 m. 

-4 m, bouché !

Arrivés au col, nous revisitons la grotte et dressons la topo. L'absence de courant d'air ne nous pousse guère à bouger les blocs au point bas. En redescendant, une étroite fissure attire notre attention. En fait, il s'agit d'une belle diaclase profonde d'une quinzaine de mètres et bouchée par quelques gros blocs. Plus bas nous retrouvons un soutirage qui, depuis notre dernière venue, s'est bien creusé. Il s'agit maintenant d'un puits de 3 à 4 m de profondeur... Il faut savoir être patient.




Patrick

Gymnastique hivernale à la Verna

Ce WE il y avait aussi des Tachous à la Pierre ....

L'année passée, après avoir réalisé une escalade infructueuse dans la salle de la Verna (voir en cliquant ici) nous avions repris l'escalade de 2009 pour aller jusqu'à ce qui semble être le dernier porche bien visible de la salle. Une barrière de schiste (rocher dans lequel on peut retirer le goujon à la main une fois qu'on l'a planté...) en défendant l'accès à son aplomb, il a fallu faire un petit détour de plus d'une centaine de mètres... 

 
Cela fait plus d'un an que ce projet occupait régulièrement nos conversations. Régis avait construit une sellette (pour pouvoir s'asseoir et se reposer étant donné que la paroi est dans le meilleur des cas verticale et la plus part du temps déversante) et Alain avait tracé sur les murs de la salle plusieurs itinéraires possibles.
Finalement, bien malgré lui, Alain ne peut pas se joindre à nous. Après avoir tout organisé, la vie lui joue un vilain tour mais le bougre ne veut rien annulé de ce weekend qu'il a longtemps imaginé. Aussi, c'est sans lui que nous commençons la longue marche jusqu'à la Verna. Nos sacs feraient pâlir un porteur népalais et la neige qui a recouvert nos Pyrénées la semaine dernière ne facilite pas notre progression. Quand nous poussons la baie vitrée du refuge Dominique Prébende, il est déjà bien tard mais la journée ne fait que commencer ! 


La monotonie de "l’escalade" (si on peut dire, il s'agit quand même de percer un trou de 8mm à bout de bras avec le perforateur, planter un goujon, se hisser dessus et recommencer. On est assez loin de l'image d’Épinal d'un beau blond en débardeur, sous le soleil du sud de la France, suspendu dans le vide, sa vie au bout des doigts) est parfois rompue par un rocher capricieux qui demande discernement et intuition pour ne pas se tromper d'itinéraire et se retrouver sur un abris de bus, décollé de la parois, qui ne demande qu'à rejoindre ses copains 50m plus bas dans le pierrier ! Comptez 2h par longueur de 40m pour le leader et à peine un peu moins pour le second qui remonte à la corde en récupérant tout le matériel.


L'arrivée de nos copains par le tunnel nous a réchauffés le cœur dans cette salle où la température n'est guère plus élevée que celle de mon frigo et les attentes parfois longues... La lumière de leurs lampes a percé l'obscurité et l’écho de leurs voix a brisé le silence dans lequel nous étions plongés depuis plusieurs heures. Leur déambulation à travers les blocs pour se rendre au porche d'Aranzadi était merveilleuse. 

Le rappel en fil d’araignée qui nous a ramené au sol était fabuleux et libérateur. 
Au refuge, Raymond et Mickey nous attendaient. Attention touchante après une grosse journée de gymnastique hivernale.


Nous avons réalisé un peu moins de la moitié de l’escalade qui permettra d'accéder au porche. Il nous reste encore un peu de temps pour rêver et imaginer le réseau qui se trouve derrière !
Jean N

La grippe, le froid, le soleil....

Samedi 21 janvier.

Au programme du départ nous étions 5 pour aller voir et revoir une cavité et nous mettre bien au chaud, sous terre, dans le courant d'air glacial, aspiré violemment de l'extérieur. Comprenne qui pourra.

Mais les conditions en ont décidé autrement et certain(s) qui étaient déjà dans les courants d'air cette semaine doivent déclarer forfait et se "terrer" au fond du lit, pas celui de la rivière à sec, mais celui ou il fait bon se reposer en temps normal...

Qu'à cela ne tienne nous changeons nos objectifs à la dernière minute et nous nous retrouvons pour une séance de prospection du coté d'Omex, bien au soleil, sans courant d'air aucun, si ce n'est celui ressenti aux différentes entrées des trous connus et de ceux que nous découvrons.
Belle balade ou le GPS chauffe ainsi que le crayon marqueur.
Nous y reviendrons rapidement.

Alain M


vendredi 20 janvier 2017

Retour à l'Arriusec

Vendredi 20 janvier 2017 :
La veille, Sandrine était allée faire un tour à l'Arriusec (SS01) pour évaluer le courant d'air pendant cette période très froide. Comme il se doit, celui-ci est aspirant et très violent. Bien motivés par ce constat, nous y retournons les deux ce matin avec de quoi progresser un peu. Le trou est bien sec mais l'ambiance est assez glacial. La crève que je suis en train de couver va donc trouver là un moyen de se développer tranquillement, et cela malgré les épaisseurs de fourrures polaires. 

L'entrée du SS01

Au total, nous avançons de près de deux mètres, mais à la fin nous buttons sur une grosse dalle tombée du plafond. Trop gourmands ? Alors nous revenons doucement en consommant toutes les batteries restantes pour agrandir ce chantier qui risque de durer encore un peu. Sandrine achève le travail bien après moi car je me sens de moins en moins vaillant et de plus en plus tremblotant... Cela me coûtera d’ailleurs la sortie du lendemain... Mais c'est certain, le trou, lui, il continue à aspirer... Affaire à suivre.
Patrick

lundi 16 janvier 2017

Weekend de gala au GSHP

Ce dernier weekend, c’était fête au GSHP.
Tout d’abord, le vendredi soir se déroulait l’Assemblée Générale annuelle. Occasion de faire un bilan des activités passées et de parler des actions à venir.
17 personnes étaient présentes.

Après le bilan moral du président, le bilan des actions réalisées et celui financier, les projets à venir ont été évoqués et seront aussi riches que ceux de l’année écoulée.
L’assemblée générale se termine par la traditionnelle collation et la galette des rois, le tout dans la bonne humeur et avec l’accueil de plusieurs jeunes adhérents.

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Le samedi matin, rendez-vous est donné à Arcizac Adour pour les activités.
C’est Caro et Gwen qui nous accueillent, dans leur futur gite en cours de construction.

Nous avons plusieurs objectifs pour la journée.
Une première équipe fera en salle un bilan sur les connaissances des acquisitions des coordonnées au GPS et surtout sur les moyens d’exploiter les résultats.
Plusieurs moyens de relevé des données sont passés en revue et les moyens de les visualiser facilement une fois de retour à la maison.
A midi nous prenons une bonne collation et nous divisons en 3 équipes.


La première équipe se rend aux Grottes de Médous, afin d’y faire la visite des galeries non aménagées, rivière, orchidée, grand noir et termitière. La famille du propriétaire nous accueille à bras ouvert et nous accompagne, petits et grands, jusqu’au fond de la cavité. Que du bonheur aquatique ! La gente féminine prend en charge la progression et l’équipement de l’accés à la Salle du Grand Noir. C’est à qui s’emparera du perfo et posera les goujons dans la bonne humeur et les cris de joie. Lire le CR de Kati ci-après.

La seconde équipe part pour l’équipement du gouffre d’Abdala (ou Mauhourat) situé au-dessus de Bagnères de Bigorre, massif du Bédat.
La troisième équipe se prépare en salle pour un rappel des règles du levé topographique et va ensuite sur le terrain pour effectuer la topographie du gouffre d’Abdala.


Vers 19 heures trente, tous les participants sont ressortis des cavités et nous nous retrouvons à table pour déguster une paella géante, préparé par Gwen.
Le tout arrosé de grands crus, Pessac Léognan, Montagne Saint Emilion, etc.
La suite se terminera en chanson, en danse et dans une chaude ambiance sous les accords improvisés à la guitare, de Marc et de Bubu. Le bonheur.

Le lendemain, après un copieux petit déjeuner, il nous reste deux objectifs. Le report du levé topo de la veille et le déséquipement de la cavité Abdala.

Le report est réalisé avec l’aide des outils informatique actuels et le dessin minutieux est tout d'abord tracé à la main, afin de restituer au maximum les détails observés avant d'être mouliné en plusieurs couches sur l'ordinateur afin d'avoir un travail net et précis.

L’équipe de déséquipement en profite, en allant au fond pour réaliser le perfectionnement des nouveaux. Une nouvelle fois, nos féminines s’en donnent à cœur joie, tant dans la progression, aquatique pour certaine, que dans les divers ramping et passage dans la boue.

A 15 heures la cavité est déséquipée et tout le monde se retrouve pour le repas du midi. Encore une merveille concocté par notre ami Gwen.
Le temps s’étant mis à la pluie depuis le matin, la séance de relevé GPS prévue sur le terrain est annulée.

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Weekend SPA par KiteKat

Et si nous faisions un spa ce weekend? Oui mais où? Et pourquoi pas une balnéo dans la perte de l'Adour à Médous, et un enveloppement du corps à la boue au Gouffre de Mauhourat?
Médous! Tout le monde connait Médous, mais grâce à Jean et Jean-Baptiste, nous avons pu visiter ou revisiter cette grotte comme personne. Petit passage au-dessus de la barrière et nous voilà heureux grands privilégiés à en prendre plein les mirettes! 
Et la magie opère: tout spa digne de ce nom doit présenter quelques vertus... et cette sortie-là est une vraie cure de rajeunissement! Quel que soit l'âge des membres du groupe à l'entrée de la grotte, au fond nous avons tous 8 ans!
La perte de l'Adour devient un fabuleux terrain de jeu: cap ou pas cap de te mouiller jusqu'aux oreilles? peinture martiale en mode amérindiens des profondeurs, bien sûr faites à d'autres... et des propositions pour le futur calendrier du GSHP!
Cette sortie ne fut pas uniquement de l'amusement mais aussi  un pass vers le merveilleux! Quoi de plus magique qu'une salle remplie d'immaculées excentriques? Ou encore cette trace d'une hyène des cavernes? Ou cette énorme vertèbre?
Bref Médous, une grotte qui restera gravée dans nos cœurs.
Le lendemain, autre jour autre ambiance... 
Mais je le connais ce trou, j'y passe devant dès que je me promène au Bédat! Et bien ce trou c'est le gouffre de Mauhourat alias Abdala.
Bon après un joli petit puits de 35 mètres, une belle boue ocre nous attend et ne tarde pas à nous envelopper! Belle gamelle en ce qui me concerne dans de l'eau argileuse... mais ce ne fut pas vain: nous arrivons enfin dans une salle avec de très belles concrétions. 

Et là tout est oublié: ça valait vraiment la peine de finir transformés en Golem!

Kati K

Dans les vapeurs du SPA

jeudi 12 janvier 2017

Schatzi


Schatzi vient de nous quitter des suites d’une longue maladie….
Schatzi ça veut dire « petit trésor » en bavarois.
Schatzi, c’était le tendre surnom que donnait à son épouse Jacques Bauer, spéléologue et géologue, compagnon de nos explorations depuis les années 70.
Schatzi c’est aussi le nom d’un petit gouffre sur le Ceberi, au dessus de Monjouste.
Schatzi, c’est le nom que lui avait donné Jacques en hommage à son épouse.

Aujourd’hui plus que jamais, le nom de ce gouffre restera attaché à Barbara Bauer.



Mickey, Jacques et Barbara sur les hauteurs de Saint Pé


au GB 8

Jeudi 12 janvier 2017
Un répit dans le mauvais temps annoncé nous permet d'aller revoir d'un peu plus près le GB 8 (Marc, Sandrine et Patrick). Ce gouffre situé sous le château d'eau près de la ferme Sep est supposé redonner sur une petite source temporaire s'ouvrant au raz de la Génie.

 L'entrée du GB 8

En été les deux cavités soufflent abondamment. Elles aspiraient fortement la semaine dernière lorsque nous étions venus les repérer (temps froid). Entre-temps, la pluie a gonflé la génie, le mercure est remonté d'un cran et ce matin le courant d'air n'est plus très évident.
Au bas du puits de 15 m, nous avons deux options : soit une diaclase étroite non pénétrable d'un côté, soit une autre fracture un peu plus large mais complètement comblée par des cailloux soudés par l'argile, de l'autre côté. L'absence de courant d'air dans la première nous incite à nous concentrer sur la seconde.
En y regardant de plus près il y a bien un timide mouvement d'air mais le conduit est bien bouché. Qu'à cela ne tienne, nous sommes là, alors creusons ! Marc se prend vite au jeu et même si la perspective de passer semble être du domaine de l'utopie, il ne ménage pas sa peine. Nous approfondissons le trou d'un bon mètre et selon le principe des vases communicants, en fin de journée, la hauteur du puits en perd quasiment autant. La suite n'est vraiment pas évidente et il serait souhaitable de revenir avec un courant d'air plus net...

 Au bas du puits d'entrée...

 Cr Patrick et Marc

dimanche 8 janvier 2017

L'étroiture de Goxo !

Samedi 7 janvier, nous sommes 5 à cheminer dans les herbes gelées pour rejoindre le trou de Goxo.
Pas bien grand ce trou ! Une simple ouverture dans le sol propice à engloutir un promeneur distrait (jambes fines et bassin pas trop large)...ou un chien tout aussi peu regardant. 
Après avoir élargi l'entrée (de quoi faire passer un spéléo tout entier avec son équipement) en enlevant quelques mottes de terre, nous découvrons un puits. 
Tout cela parait bien prometteur et c'est Joël qui s 'y colle. 
Bubu équipe en installant l'amarrage dans une roche au dessus du trou tandis que la barre à mine se positionne en travers de l'ouverture, prenant fièrement le relais afin d'assurer une descente dans un axe bien vertical. 
C'est parti pour quelques mètres de descente (5/6)....jusqu'à une étroiture pas très engageante ! et prendre le risque de rester coincé ne l'est pas plus ! 
Il faut « désober ». Aussitôt décidé, aussitôt fait et quelques morceaux de roche volent en éclat libérant enfin un petit passage qui malheureusement se termine par un fond de puits vers 6/7 mètres avec une étroiture bien plus sévère. 
Jean-Claude descend à son tour et confirme le diagnostic de Joël « y'a du boulot pour continuer », il va falloir gratter la terre. 
L'explo se voit suspendue tandis que Bubu baptise officiellement le trou « Goxo » :  nom du chien qui y est tombé en s'en sortant miraculeusement avec une simple égratignure. 
Le soleil brille, la vue est magnifique, le vin est bon et la pause casse-croûte est très agréable. Nous profitons du temps restant pour prospecter dans le coin. Hélas pas de trou inconnu en vue, juste une belle journée qui se termine.


Sandrine L.

La vidéo de Jean Claude est ICI