mardi 28 février 2017

l'EDS à Héougacère



Retrouvez l'article de Caro sur le site du CDSC 65 ICI

Pour le GSHP il y avait Marc, Caro,et  Kath.

lundi 27 février 2017

AG du CDSC 65

Ce week end, pas de sortie, c'était l'AG du CDSC65
Après une visite sur site du sentier Karstique en cours d'achèvement avec Delphine Joconelli, Correspondante Régionale Environnement, , nous nous sommes tous retrouvé vers 17 heures à l'ancienne Base de Plein air de St Pé pour un goûter convivial et pour la traditionnelle Assemblée Générale présidée par Jean Luc.
Et vers 20 heures, ça s'est terminé à refaire le monde avec d'excellentes grillades !!

Participants du GSHP: Joel, Anaïs, Laurent, Jean Claude, Marc, Sandrine et Bubu.

jeudi 23 février 2017

2 petits explorateurs à La Pâle


Il y a des journées de travail qui n’en finissent pas, après le bureau c’est la grotte ! Après la moquette c’est la gadoue, après la position assise c’est ..euh, assise encore pour se mettre à la hauteur de 2 charmants petits explorateurs et après les collègues de travail du bureau, c’est les collègues de travail du « sous-terre », sacré petit Loukian (il paraît que l’on se connait de longue date puisque nous travaillons ensemble).
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on a fait du bon boulot et même du bon boyau dans le ventre de la Pâle. Avec Kat nous avons transformé ces 2 adorables bouts de chou en « Indiana Jones » de la cavité, emmitouflés dans une combi jaune (mignons comme des poussins !), casques bleus et gants de ski, prêts pour l’aventure.
Même pas peur de la marche d’approche ! Sur le chemin nous avons vu la Borne 109 et l’entrée de la Bouhadère avant d’arriver devant le petit trou de la Pale, « c’est là ??? On va pas passer ! », « Si si on va passer par le petit trou » et c’est parti pour la visite…une visite fort agréable car Kirsan et Loukian ont été très sages et ont appliqué les consignes de sécurité à la lettre.
Après un petit bain de pieds dans les gours, nous avons été à la salle des griffades puis dans la bauge de l’ours et enfin dans le boyau avec un aller éclairé et un retour dans le noir…kiki épisodiquement accroché à mon pied « kiki, tu es là ? »… « oui.. », « avance kiki… ».. 
« Loulou laisses ton frère avancer tranquillement.. »… brefs dialogues de boyau.
Une petite pause pour admirer la salle et nous avons pris le chemin du retour vers la sortie. Loukian a pris la décision : pour changer on ne passe pas par le petit trou, on prend le grand trou ! La nuit est déjà tombée, et oui la balade se termine à la frontale dans la forêt main dans la main, Kirsan avec sa maman (un peu sur le dos aussi) et Loukian avec moi. Un grand bravo aux 2 jeunes spéléos qui ont adoré ! (les grandes aussi ont bien profité). Bisous les loulous…et à très vite Loukian pour travailler !

Sandrine L

dimanche 19 février 2017

Soum de Souste, la fin du "Lapine"

Samedi 18 février, sur le Soum de Souste.

Nous retournons ce samedi au Soum de Souste afin de continuer les explorations du jeudi.
Le beau temps étant toujours de la partie, c’est un vrai régal que de monter sur un sentier magnifique, sur un tapis de feuilles mortes crissant sous nos pieds. Les signes du printemps sont déjà là et les jacinthes sauvages pointent leur nez, les fleurs bleutées émergeant de leur lit de feuille vert tendre, certaines étant déjà broutées par les cervidés qui hantent ces bois.
A chaque virage nous réveillons des myriades de palombes qui s’envolent dans un fracas de battement d’aile. Magnifique.

Nous nous retrouvons une heure après le départ sur les pelouses du Soum et sommes émerveillés par la beauté du paysage et le calme reposant de l’endroit. Un petit paradis. A gauche le Monbula, et au fond à droite le Jaut, le Mondragon etc… Que c’est beau !

Nous nous rendons tout d’abord à la Grotte du sanglier (SS34), nouvelle cavité repérée récemment par JCM.
Guidés par le GPS, nous la retrouvons rapidement. L’entrée est étroite et mérite un peu de nettoyage, de la terre, des racines et des cailloux.
Après une demi-heure de nettoyage, nous pénétrons dans une petite salle joliment concrétionnée. Malheureusement les concrétions, comme très souvent, ont bouché la suite possible. Quelques photos, l’observation de nombreuses araignées, vers, moustiques et autre  insectes volant et nous ressortons. Nous rejoignons ensuite, grâce à un petit sentier de chasseurs, le Gouffre Lapine (SS31).
Un casse-croûte bien mérité est pris et nous descendons le puits où nous nous étions arrêtés sur rien il y a 2 jours.
Les dimensions du premier puits vont s’agrandissant et vers -25 nous atterrissons sur un palier déclive. Quelques traces d’ossement sont présentes, peut être un mouton. Nous continuons l’équipement et progressons dans une fracture d’environ 1 mètre de large et d’une vingtaine de mètres de profondeur.
Hélas, au bout de la fracture une autre fracture perpendiculaire vient la barrer et un nouveau puits d’environ 7 mètres termine la cavité, sans suite possible, bouché par les éboulis. Nous avons perdus le courant d’air.
La remontée se fait en relevant la topographie et en déséquipant.
Pendent ce temps, une équipe a ouvert l'entrée du Trou du croisement (SS33) malheureusement terminé à -2.
 
Le Lapine est terminé mais quel joli trou, qui nous fait penser aux cavités sur l’Isarce, TP 19 par exemple. D’ailleurs, la carte géologique nous indique bien que nous sommes sur la même couche sédimentaire, signe qu’il va nous falloir continuer nos recherches sur cette zone.


Alain M

vendredi 17 février 2017

Sous le Soum de Souste

Après l'article de Jean Claude Du vide sous Souste  on ne pouvait pas faire autrement que de monter voir ces fameux trous bien placés sur le collecteur Puts dets Tachous (TP19), Puts de la Ménère (TP30), Gouffre du Chat Sauvage (PH 12) ....
Nous sommes 4 au départ du "sentier" des Labasses. (Jean Claude, Joel, Alain et moi)  Mais heureusement, le chemin qui part sous la ferme Lapine pour monter au Soum de Souste est un vrai sentier! Un beau sentier bien entretenu et qui monte assez rapidement vers les trous tant convoités.
On charge rapidement les sacs et les claies de portage (un peu trop rapidement peut être ! ) et c'est parti.
Une heure et demi plus tard, nous sommes au croisement de 2 sentiers: à gauche celui qui continue vers le pré de Souste et le col et à droite, celui qui remmène sur l'arrête. C'est là qu'il faut redescendre dans la pente pour atteindre le Trou du croisement (qu'on verra une prochaine fois) le trou de la Faille qu'on rebaptisera Trou du Merisier (SS30) , le gouffre de la Glissoire déjà vu (Gouffre de la Glissoire) et qui devient le SS27, le gouffre du Hêtre (SS32) et le Gouffre Lapine (SS31).



Le gouffre Lapine est une toute petite entrée impénétrable mais derrière, un puits d'au moins 40 mètres nous appelle.



 Le courant d'air est bien marqué. On s'attaque à la désob et rapidement après avoir enlevé de la terre et de gros blocs, l'entrée devient pénétrable. Pas large, mais pénétrable!



Je m'équipe, je prends, tout le matériel nécessaire: cordes, marteau à spiter, clé de 13, perfo, sangles, mousquetons... manque plus qu'une dizaine de plaquettes et de goujons. "Hé les copains, vous pouvez me faire passer les plaquettes s'il vous plait " ? ...Silence gêné des 3 autres qui se regardent pour savoir qui va sortir ce matériel de son sac... mais personne... On vide tout, pas de plaquettes... Elles sont restées à la bagnole!
Par miracle, Jean Claude à toujours 2 plaquettes et 2 goujons dans son sac "au cas où". Bravo Jean Claude, c'est toujours ça !



En optimisant les rares amarrages, je descend le puits d’entrée sur environ 30 mètres. La faille étroite s'élargit bien vers le fond pour atteindre 2 à 3 mètres de large.



Un palier ébouleux en forme de toboggan permet de gagner 5 mètres de plus jusqu'en bout de corde. Jean Claude descendra encore quelques mètres en libre jusqu'au sommet d'un nouveau puits faille qui redevient étroit comme au départ. Sans amarrages, on s'arrêtera là, il y a bien 15 mètres en dessous.
A la remontée, je vois un départ qui pourrait jonctionner avec le Trou du Hêtre qu'en surface les copains commencent à ouvrir. Je leur demande d'envoyer un petit caillou dans le trou pour voir si je l'entends tomber... en fait je me le prends sur le casque! Donc jonction SS32, SS31. Pas la peine de continuer la désob.

La sortie se fait un peu aux forceps quand même!

Pas de feu en surface aujourd'hui pour le casse croûte! On dirait vraiment que le printemps arrive!
Rassasiés, 2 options se présentent: soit remonter au col et poursuivre jusqu'au trou du sanglier où il y a un puits à descendre, soit aller titiller le Trou du Merisier...faille qui plonge sur 4 - 5 mètres avec un net courant d'air et le thermomètre qui nous indique une température de 7,2° dans le trou.


 Sans amarrages (le Gouffre de Lapine est resté équipé) on opte pour le trou du Merisier. Après quelques travaux, Jean Claude descend sur 4 mètres en oppo. La faille se poursuit en profondeur sur quelques mètres mais très très étroits. Les travaux seraient titanesques.



Il est 16h30, il faut commencer à penser au retour. Descente directe dans la pente en prospection mais rien de nouveau. Avant de regagner les voitures, on fait un détour par la Ferme Lapine pour saluer les proprios. Accueil sympathique autour d'un rosé Cabernet Sauvignon bien frais.
Le proprio qui connait par cœur la toponymie des lieux, nous apprend que le champ où s'ouvre le SS01 s'appelle l'Artigotte. Du coup le SS01 devient Grotte de l'Artigotte, c'est bien plus sympa. Il se rappelle aussi de ce fameux trou, sous l'arrête de Souste, où il avait envoyé des cailloux qui allaient très loin ...Il faut le retrouver !

La vidéo de Jean Claude dans le SS 31 : Gouffre Lapine

CR Bubu
Photos Alain

mardi 14 février 2017

Du vide sous Souste

Sur les renseignements de Jean Lapine d’Arthez d’Asson, je pars sur les flancs de Souste chercher deux puits qu’il m’a vaguement situés.

La semaine dernière j’avais trouvé deux trous, mais pas les puits.

Aujourd’hui j’y reviens avec quelques renseignements de plus qu’il m’a donné samedi (je suis allé le voir après la super désob au SS01)… toujours rien. Introuvables ces deux puts.


Par contre, coup de bol, je suis tombé sur une série de cinq trous pas loin les uns des autres. L’un est le Gouffre de la Glissoire exploré en novembre dernier par Serge, Sandrine et Patrick. A quelques mètres, il y en a deux avec une entrée où juste la main passe (il fallait passer à un mètre pour les voir) mais derrière c’est de suite plus gros avec un fort courant d’air.

Les cailloux du sondage descendent bien loin. Les deux autres sont également très intéressants. Comme la sortie des Labasses la semaine dernière en a découragé quelques-uns parmi nous, je me suis dit qu’il fallait trouver les trous au bord d’un sentier… bingo... ils sont à quelques mètres.


Le petit film des cavités en cliquant ici


JC

dimanche 12 février 2017

Rétro Labasses

Les Labasses et le GSHP, c'est une vieille histoire. Le dernier compte rendu a rappelé d'excellents (!) souvenirs à Jean E. C'était ses débuts avec le club, il allait avoir 18 ans, il était beau comme.....
C'était le 26 octobre 1985. La preuve dans cet extrait de l'écho des Tachous.


Il allait avoir 18 ans....
Les Labasses vues par Jean E: 
Labasses, ma première prospection au GSHP, là où j'ai su ce que Bérézina veut dire.
Fraîchement arrivé au club avec mes presque 18 ans, me voilà participant à une sortie prospection, On va chercher la sortie du TP19 disaient les locomotives du club. Me voilà donc au rendez vous à Arthez d'Asson sous un ciel gris. Là je fais la connaissance de certains que je n'avais pas encore rencontré. Des personnes souriantes, vêtues pour la plupart de vieux survets ou pull déchirés (Décathlon n'existait pas). L'un d'eux, Domi, toujours en train de rire nous annonçant qu'il allait jouer de la trompette là haut. Vrai ou pas j'allais le savoir plus tard.

Nous voilà donc partis plein de motivation, avec dans ma tête cette belle entrée du TP19, puisque pour moi si nous allions là bas c'est qu'elle y était.
Nous avons donc pris un chemin, qui est devenu sentier rive gauche, puis pente boueuse, puis roche glissante, puis …. et merde je ne fais que tomber et la pluie aussi. Mais bon j'entends régulièrement ce Domi qui dit « motivé, motivé ».
Domi et son éternel sourire

Petite pause dans un coin de sous bois, sous buis, qui ressemble à tout le reste, dans un pente ou tu t'assieds et tu attend d'avoir descendu un bon mettre de glissade sur les fesses avant de sortir ta gourde du sac a dos. Et là tu vois un Domi qui sort de son sac une belle mallette de cuir noir dont il sort une trompette à pistons d'un beau cuivre étincelant et nous prédit un beau morceau pour la pause repas, même si la pluie à pris de l'intensité. Là je me dis, c'est un peu particulier comme milieu les spéléos.

Nous voilà repartis au fond de ce ravin et enfin un trou trouvé, une petite entrée qui donne dans une petite salle. Ça fait déjà plus de deux heures que nous avons perdu Domi, mais personne ne s’inquiète. Certains l'appellent, d'autre disent de ne pas insister, qu'il est sourd. Pour un musicien ça m'étonne un peu mais bon, ils ont l'air de la connaître.

Domi à la sortie du TP19
Vers midi pause repas, au fond du ravin à flanc de pente, dans un coin qui ressemble encore à tout le reste, pas de musique, Domi est toujours absent. La pluie est toujours là, il fait un peu froid, et on commence à être bien mouillé, mais les sourires et les plaisanteries sont toujours là, ils ont l'air sympa ces spéléos même si je commence à me dire qu'ils doivent être un peu fêlés.

Sortie du TP30 (Mickey, Dol's Tachou)
Vu le temps qui se complique, tout le monde est unanime pour prendre le chemin du retour (ne pas tenir compte du mot chemin), par la rive droite. Là certains ont émis l’hypothèse de remonter vers les Toupiettes pour redescendre de l'autre coté. Je me demande encore si ce n'était pas la bonne solution. Au bout d'un moment après une alternance de position debout et couché sur les fesses ou sur le coté, le regretté Michel Dallier émet l'idée de descendre dans le ruisseau, avec sa femme et quelques autres (je pense tous, sauf Domi puisque qu'il manque toujours à l'appel).
Sortie du TP 30
 Nous le suivons. Nous voilà donc à faire du canyoning forcé. Nous sommes trempe et heureusement nous avons des cordes pour quelques passages. Mais je trouve que c'est un peu risqué en certains endroits, mais bon ailleurs ce n'était pas mieux et puis nous n'avons qu'une envie, c'est de regagner la voiture. Je me dis si tu te tues ici, personne ne retrouvera ton corps et puis ces gars là que je connais tout juste n'ont pas l'air de s'inquiéter de la disparition d'un vivant, alors d'un mort..... Mais bon tout le monde à encore le sourire et plaisante, je me sens quand même en sécurité.
 En fin d'après midi nous revoilà aux véhicules avec une impression de revenir de Guyane, le décalage horaire en moins.

Domi est revenu juste avant ou après nous, l'expérience m'a appris par la suite qu'il ne fallait pas s'inquiéter pour lui, un peu comme les chiens de chasse, il retrouve toujours la voiture.

Voilà c'était ma troisième sortie avec le GSHP,  la première : initiation au PH 17 avec une déviation qui pète dans le grand puits  (ça ne rassure pas le néophyte ) , deuxième Dédé Auzimour qui délonge son kit plein de cordes à la sortie du TP 19 et qui se l'échappe dans le puits pour nous passer à coté 90m plus bas (Merci Bubu de m'avoir poussé sur le coté, car moi je n'avais pas compris ce qui se passait). Et la troisième sortie ce P.... de ravin pluvieux des Labasses, que même les sangliers doivent éviter.  Je me suis dis, ces gens là ne sont pas comme les autres, ils doivent être un peu fous, mais ça m'a plu et me voilà encore là 32 ans après.

Mais pour en revenir au Labasses comme à dit le laboureur à ses enfants : « Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage vous le fera trouver, vous en viendrez à bout ».


Jean Claude je te félicite du courage que tu as eu pour aller trouver des trous là bas, et Jésus je comprends bien mais très très bien ton calvaire.



Rencontres horizontales...... au SS01

Quand les cieux s’assombrissent
Et que la pluie s'immisce
Quand le vent du sud se lève 
Et fait fondre la neige
Les ruisseaux se réveillent 
Et les rivières s'égayent
Mais une partie de ces eaux
Se cache en descendant de là-haut
Emprunte des chemins dérobés
Creuse dans le rocher
Et ressort plus bas 
Dans un tas de gravas
En ce Samedi 11 Février 2017
Fête de Lourdes et de Bernadette
Des Tachous se sont rassemblés
Pour ensemble essayer de percer
Le secret de cette source éphémère
Qui alimente les chimères
Dans la joie et la bonne humeur
Ils ont creusé durant de longues heures
Les seaux remplis de cailloux
Les habits couverts de boue
Les coudes et les genoux meurtris
Le dos endolori
Mais le cœur heureux
Après un déjeuner copieux 
Arrosé de blanc sec
Dans le lit de l'Arriusec
D'amuse-gueules et de saucisses
De tarte aux pommes  et de malice
En fin de journée 
Les forces se sont envolées
Les flammes se sont essoufflées
Fut venu le temps d'arrêter
Plus la peine d’insister
Le secret est encore bien gardé
Jean Noyes


NDLR : ce samedi 11, ce sont 11 Tachous qui étaient à l'horizontal.
Une vue du travail souterrain en cliquant ici.



vendredi 10 février 2017

Du côté des Labasses

Là bas, du côté des Labasses, le mot horizontal n'existe pas. Le mot soleil n'existe pas. Le mot sentier n'existe pas.
Là bas, du côté des Labasses, coulent des rivières mais celles qui nous intéressent sont souterraines.
C'est là bas, du côté des Labasses, que doivent se rejoindre les rivières du Puts des Tachous, du Gouffre de la Ménère, du Chat sauvage... et toutes les autres qu'il nous restent à découvrir.
Là bas, du côté des Labasses,  Jean Claude a trouvé 2 trous. Qu'allait-il faire dans ce coin hostile où même les champignons ne viennent pas ? Nous ne le saurons jamais. Toujours est-il que les trous sont idéalement placés sur le tracé supposé de "notre" rivière. Pour nous mettre l'eau à la bouche, Jean Claude nous dit qu'il y a même un sentier au niveau de la Bécole qui nous emmène pratiquement jusqu'au trou et qu'il y a très peu de dénivelé.



Alors nous sommes 4 motivés pour aller explorer ces trous par cette fraîche journée ensoleillée. (Sandrine, Serge, Jean Claude, Bubu)
Le sentier du départ est très large, carrossable, mais la fonte des neiges fait que l'Arriu sec n'est plus sec du tout et à plusieurs reprises il faudra traverser le ruisseau en essayant de ne pas trop mouiller les chaussettes. Bien faire attention où on pose les pieds! Et si une branche malencontreuse se trouve à hauteur de la tête, certains ne la verront pas! Pansement compressif, bande tout autour de la tête digne de l'équipe de France de rugby, et c'est reparti !
Le sentier devient rapidement sente puis plus rien... que des arbres en travers, de la mousse recouvrant des blocs, de la terre imbibé d'eau. Seul Jean Claude le voit , le devine... saute de blocs en blocs pendant que les autres derrière, surtout moi d'ailleurs, trébuchent et glissent à chaque pas.....
Enfin, Jean Claude s'arrête, regarde son GPS et nous dit que Nord Sud c'est bon et Est Ouest on est à 10 mètres.... 10 mètres ? On devrait voir la rubalise ! On tourne, on fouille, on gratte, pas de trou... On quitte les sacs et on recommence: on tourne, on fouille on gratte... Dans cet univers pentu à plus de 50 degrés, c'est pas simple. Jean Claude trouve la rubalise...emportée par la dernière tempête.
A nouveau Jean Claude vérifie son GPS et confirme que c'est à 10 mètres. Il se décale un peu et trouve enfin le trou ! A 10 mètres des sacs !
Pour le moment c'est pas pénétrable mais il y a un petit courant d'air chaud prometteur. J'attaque la désob sans prendre le temps d'enfiler la combinaison. De toutes façons, dans l'état où sont mes vêtements après toutes ces glissades, ça pourra pas être pire.
Rapidement le trou s'agrandit et Serge peut descendre un puits de 5, 6 mètres. Là, un méandre étroit sur au moins 2 mètres semble donner sur quelque chose de plus gros vu l'écho. Mais ce ne sera pas pour cette fois ci. La topo est faite et le trou est déséquipé. Sandrine a réussi à allumer un feu . On se cherche un endroit à peu près plat pour poser au moins une fesse et manger un morceau; l'heure de Joel est largement dépassée. Heureusement le Haut Médoc 2008 de Jean Claude fait du bien au moral.



Et si on allait voir le Trou Musical ? Ce n'est qu'à 600 mètres et 100 mètres plus haut.... C'est bien sur Jean Claude qui vient d'avoir cette idée plus sotte que grenue! Jamais 600 mètres ne m'ont paru aussi longs. Une heure plus tard on arrive au bord du trou. Jean Claude et Sandrine descendent faire la topo. Ils confirment une suite après une étroiture infranchissable et qui demandera des travaux importants pour descendre un petit puits d'environ 5 mètres .
Il est déjà 16 heures 30 et il est temps d'entamer le chemin du retour. Jean Claude nous promet un sentier sur la crête de la Bécole... mais qu'elle est loin cette crête ! Le vide m'attire, je glisse, je trébuche, "Jésus tombe pour la 20 ème fois! ". J'aurais du me méfier quand j'ai vu que les autres n'avaient pas pris leurs bâtons! C'est facile de s'accrocher aux buis quand t'as pas les mains pleines! Ça y est, je divague; des souvenirs d’évangile selon Saint Luc me reviennent à la mémoire "Ah, combien de "bâtons de marche" abandonnés au bord de nos chemins, et même, qui sait, au bord des chemins de Jean Claude !  Donnez-moi, ô Jésus, la grâce de rester embrassé à ma croix, même si je dois défaillir sous son poids. Donnez-moi la grâce de me relever chaque fois que je serai tombé. Donnez-moi, Seigneur,  la grâce suprême de ne jamais sortir du chemin que je dois suivre pour arriver en haut de mon propre calvaire."



J'en chie les amis mais j'aperçois bientôt la délivrance, l'arrête de la Bécole où doit se trouver le sentier tant espéré. Je presse le pas pour ne pas me laisser distancer par les copains et patatras! La plus belle gamelle de la journée qui me fait glisser dans la pente... j'ai même cru que rien ne m'arrêterait avant le ruisseau ! J'ai du inventer des gros mots qui n'existent même pas dans le dictionnaire. Je récupère mon sac, mes bâtons, je remonte, et je retrouve les copains sur le sentier ! Oui, un vrai sentier ! Un de ceux où on peut poser les pieds l'un devant l'autre ! 
17h30, les voitures. Une impression d'avoir rempli notre mission. Encore une bien belle journée devrais je dire pour finir....
Bubu

La vidéo de Jean Claude est ICI








mercredi 8 février 2017

Grotte de l'église à Nistos

José du SCM 11 m'avait parlé de la grotte de l'église à Nistos, il l'avait visitée une semaine auparavant. Comme moi il la connaissait de nom et sur topo mais ne l'avait jamais visitée. En ce qui me concerne c'était l'idée d'aller ramper sous le cimetière que freinaient mes ardeurs, mais José a su me convaincre d'aller la visiter. Nous y voilà donc parti accompagnés de Quentin (CAF Tarbes et mon fils).

Après l'entrée où subsistent quelques restes d'occupation "d'homo actualis", nous arrivons dans deux petites salles, bien sympa. La grotte est bien plus importante que je ne l'imaginais. Après quelques passages bas nous arrivons dans une belle salle d'environ 25 m de diamètre pour 15 à 20 de haut elle est située sous l'église.
Un puits inondé se trouve dans un coin et deux galeries permettent de poursuivre la visite.
Nous nous engageons dans l'une d'elle pour aller voir un puits également inondé et sondé à -22 m. Entre temps nous croisons une série de fractures dans lesquelles coule une rivière avec un débit assez important. Des bruits de "toc toc" se font entendre, je pense que ça vient de la surface, mais nous finissons par en conclure que ce sont des bruits de siphons, nous entendrons plus loin des bruits  de lavabos qui se vident. José constate que l'eau est plus haute que la dernière fois.
Avant de poursuivre nous mettons un petit repère pour voir l'évolution du niveau d'eau, il s’avérera qu'elle est en phase descendante. Nous jetons quelques coups d'œil à des escalades, et des galeries semi inondées avant le retour à l'air libre et un petit nettoyage dans le Nistos en crue.
Il s'agit d'une petite grotte sympa pour une initiation horizontale (environ 350 m de galeries).


Jean Esquerre