samedi 29 avril 2017

La grotte des Castets, ça baigne !

Jeudi 27 avril 2017

Il est 10h ce matin là quand je reviens sur les lieux de mon forfait initial (rien à voir avec la téléphonie, cf. CR du 20 avril) : je retourne voir les Castets, mais en mode billet premium, visite totale!
Cette fois-ci j'ai bien lu la topo dans speleoc N°74 et tenté de déchiffrer la coupe tiré de Karsteau. Bon on verra bien sur place...
Je laisse ma voiture à la station de pompage de Sep. Je me dirige ensuite vers l'ancien camp de jeunesse érigé en 1941, sur l'autre rive de la Génie. Une fois la doline de la grotte trouvée, l'entrée est toujours là avec la même végétation luxuriante que la semaine dernière. Fait nouveau : point de soleil et ciel bleu, mais quelques averses ont tout arrosé ! L'entrée n'en est qu'améliorée : boue ++ et mousse ++... 
Pas de surprise comme la semaine dernière, pour l'entrée, il faut ramper, se contorsionner pour atteindre la tête de puits. Et là c'est vraiment petit... Impossible d'être là à plus de 2.
J'équipe le P11 avec 1 mickey puis dans la descente 1 déviation, je fais la descente plus tranquillement que la fois dernière pour tout observer et me voici au fond. La suite, c'est donc le passage bien étroit du début d'un long boyau...
Mais pourquoi je ne songe pas à me débarrasser de mon baudrier + un kit avec une C20 ? J'entraîne tout ça avec moi !
Ce boyau est donné pour 30 m. Il me faudra 1/2h environ pour le passer, dont 10 min au beau milieu, coincé au passage le plus étroit. Rien à faire, pour passer, je décide de me "déshabiller" en retirant mon baudrier et tout son équipement, le tout dans une position fort inconfortable, puisque complètement allongé, la tête touchant le plafond...
Au bout du boyau, le ressaut de 5m (plus facile sur le plan que dans la réalité) et j'atteint la rivière. Il y a un beau débit et la musique de l'eau sur les pierre, amplifiée par la caisse de résonance de la galerie, donnent à cet endroit une empreinte sonore et visuelle sympathique.
Le reste de la visite est plus classique. Je gagne le siphon amont, puis le siphon aval, mais sans passer par le baigne-cul... ou alors c'était plutôt le baigne-cul, mais alors bien rempli infranchissable? Je parcours également l'affluent et toutes les cheminées et recoins que je trouve. Cette grotte est vraiment très grande et il faudra que j'y revienne, pour faire la partie après l'affluent. Mais aujourd'hui j'ai pas l'temps, cet après-midi, je travaille ! 
Je ressors par le même boyau qu'à l'aller mais beaucoup plus rapidement. Donc pas de baignade pour moi, ouf ! 
Mais j'ai poussé, traîné, porté mon kit de partout...pour rien !
Par ailleurs, j'ignore si un passage humain est possible de la base du puits jusqu'à la rivière directement, permettant d'éviter le boyau.
Accompagné d'un connaisseur la prochaine fois, ce serait mieux !

Il est l'heure que je rentre, sinon mon restaurant préféré va fermer !
A midi trente je suis à ma voiture !


Un petit film de ma sortie ICI

Marc

vendredi 28 avril 2017

Le Porche des Obstinés enfin atteint

Ce mercredi 26 avril 2017 est à marquer d'une pierre blanche !

Après une escalade incroyable qui a duré plusieurs mois, le Porche des Obstinés vient enfin d'être atteint par Amalgame.
Parmi eux, 2 tachous : Jean et Antho.
Lisez avec délectation l'article sur le blog de nos amis gersois ICI

mercredi 26 avril 2017

La Grotte des Valugues

La Grotte des Valugues


Aujourd’hui mardi 25 avril, dernier jour de beau temps annoncé. 
Je pars du côté d’Arthez d’Asson revoir et surtout faire quelques photos de la très jolie Grotte des Valugues. 
L’approche ce fait cette fois-ci par un tout droit dans la pente, endroit où je ne suis jamais passé. Les buis sont bien serrés au début, puis le passage se fait plus large mais la pente est toujours aussi sévère et j’arrive enfin à l’entrée du trou à l’altitude 800 mètres.
L’entrée est très confortable et de suite on trouve une salle déclive à 80 % de pente. Le fond doit être à - 8 ou 9 m. 
Dans un coin, entre les coulées stalagmitiques, un passage mène dans une magnifique petite galerie très concrétionnée. Une petite flaque d’eau donne de très jolis reflets.
Je sors mon appareil photo et m’en donne à coeur joie. Pour une fois que ce n’est pas la caméra.
Le lien pour la vidéo est ICI
Jean Claude




dimanche 23 avril 2017

EDS - Gouffre Françoise

Ne manquez pas la sortie de l'EDS au Gouffre Françoise du Dimanche 23 avril.
C'est ICI

vendredi 21 avril 2017

Découvertes du quartier Sep et des Castets


Découvertes du quartier Sep et des Castets
En ce jeudi 20 avril, le ciel bleu ("toulonnais" = d'azur pur bien sûr !) incite à une belle rando à la journée sur les cîmes avec vue à 360°.
C'est décidé je pars ! ... Mais sous terre bien sûr !
Pourvu de mon seul matos perso, je jette mon dévolu sur des petites cavités aux alentours de la station de pompage de Sep, sans trop d'équipement nécessaire.
Je retrouve tout d'abord sans trop de mal le Puits Jeannot (GB08), où nous avions creusé Sandrine, Patrick et moi en janvier dernier.
Equipement et descente facile de ce puits de 15m qui s'évase à sa base. 
Justement à sa base je retrouve la construction des hommes des cavernes (celle et ceux de janvier 2017) : un joli muret de pierres sèches retenant 1/2 m3 de remblais.
J'entre complètement dans la diaclase de gauche, où nous avions tout d'abord creusé, mais rien de neuf, et toujours pas de courant d'air.
Je gagne la fracture de droite et y descend jusqu'au fond (2 bons mètres de gagnés en janvier), mais - même si on aperçoit une suite étroite à travers les pierres qui obstruent le passage - point de courant d'air non plus.
Je furète dans le reste du bas du puits, à la recherche d'un hypothétique passage passé inaperçu... puis entreprend la remontée. Au dernier tiers, un passage s'ouvre vers l'est. J'entreprends sa visite, mais très rapidement c'est pincé, pas de passage remontant, parallèle au puits principal.
Je regagne donc la sortie. Je remets en place la marque du puits (un buis de 2m mort qui était tombé,surmonté d'un vieux sac plastique).
En suivant la barre rocheuse, qui part sous la station, vers l'est, j'espère trouver facilement les autres cavités vues sur Karsteau. 
Mais la progression est malaisée, dans une pente assez raide et glissante. Je trouve toutefois 2 autres trous, sans savoir lesquels il s'agit, n'ayant pas commencé mon initiation à Iphigénie (ce sera fait dès le lendemain !) : peut-être la Tute et le Puts de la Génie (GB 02 et 03).
Sans y entrer, je préfère descendre dans la Génie pour aller revoir le Souffleur de la Génie (GB01). 
Aujourd'hui la Génie est magnifique, avec un beau débit et se pare de mille atours. Les reflets du soleil à travers les branches des arbres, l'eau qui coule dans les belles marmites ou dans des cascadelles et la tranquillité des lieux, donnent envie que l'été arrive vite, pour venir y pique-niquer sur ses rives...
Peu avant la passerelle des Castets, je retrouve l'entrée du Souffleur de la Génie. Si cette entrée est bien visible en venant de l'aval, l'intérieur du trou est quant à lui bien obstrué par des alluvions, de nombreux galets et dans le fond par beaucoup de branchages. Ce ne sera donc ici qu'un passage visuel pour moi.
Mon dernier objectif est la Tute de Naü Hourats (GB54), percée au-dessus de la Génie, mais courant sous terre jusqu'au pied de la grange de Jean-Claude. Comme elle a sa petite topo bien faite, elle devrait être facile à trouver et découvrir.
Effectivement, après à peine 5 min de recherche, je trouve son entrée. On y pénètre sans matériel. Une petite étroiture à passer dès l'entrée, puis une descente sur la roche assez peu calcifiée. Quelques concrétions au plafond. On gagne le fond de la grotte par un éboulis dans une fracture. Au passage un premier os (comme sur la topo) et dans une niche plusieurs autres petits os (il faudra compléter la topo !). Un dernier seuil à franchir : de chaque côté un petit passage bouché par du remplissage. Des cheminées qui partent d'ici sont rapidement pincées, et les infiltrations sont toujours là (comme sur la topo !) mais peu abondantes.
Je ressors content de la visite de cette modeste cavité, dont la signification du nom n'a pas échappé aux bigoudans natifs ! : naü hourats = les "nouveaux trous" (ça doit être du Jean-Claude, lui qui l'a découverte).
Mais le proverbe bigourdan n'est pas de mise ici : Et pécat qué hè hourat : littéralement : le péché fait un trou = on est puni par où l’on a péché ! Moi avec ce trou, je suis bien récompensé !

Comme il n'est que 12h30, j'ai donc encore le temps et je complète mon objectif de la matinée, en rajoutant le repérage de la grotte des Castets (LB01) que j'aimerais bien visiter un des ces jours. Comme bien d'autres, les lectures de l'Abbé m'ont mis l'eau à la bouche (et bientôt peut-être ailleurs...).
Je me dirige donc vers l'ancien camp de jeunesse de la 2nde guerre mondiale, dont il ne reste que des ruines, sur l'autre rive de la Génie. Une fois la doline de la grotte trouvée, l'entrée se déniche à travers la végétation luxuriante. Pas de doute c'est bien elle !
Bon, il n'est que 13h, j'ai encore le temps ! Je vais finalement aussi faire l'entrée !
J'avais bien jeté un coup d'oeil sur la topo à la maison, mais le souvenir était très très très partiel...
La pente d'accès incite à entrer très vite : ça glisse, c'est plein de boue et de mousse... 
Je croyais trouver une "grotte" avec un beau volume d'entrée, mais que nenni, il faut ramper, se contorsionner pour atteindre la tête de puits. C'est mignon, mais vraiment petit...
Bon, il n'est que 13h20, j'ai encore le temps ! Je vais finalement aussi descendre le 1er puits ! Un P11 avec déviation où il faut jouer un peu des coudes au début, mais me voici rapidement au fond. Le fond, c'est une grande salle dont on ne perçoit aucune sortie à première vue. Mais après un rapide tour du propriétaire, je trouve un passage bien étroit, mais bien marqué sur l'argile par les passages successifs des ventres de spéléos, et un autre passage encore plus étroit entre les blocs qui forment le sol de la salle.
Bon, il n'est que 13h45, mais ça va pas le faire de rester sans manger plus longtemps ! C'est décidé, j'arrête, je rentre et je reviendrai !
Remontée, rangement, retour à Sep...
A 14h15 je monte dans ma voiture... Vite ! A table !

A bientôt pour de nouvelles classiques aventures !
Marc

Quatre bâtons dans le vent

Il y a de nombreux mercredis où certains vont sur le massif,  il s’agit en général des retraités.
Ce mercredi après-midi, 19 avril, la règle n’était pas respectée et un « travailleur », à la faveur d’un emploi du temps non saturé, nous décide, au dernier moment, de l’accompagner.
Son objectif, retrouver une paire de bâtons,  abandonnés lâchement le vendredi précédent, voir le CR ici.
Et bien sûr, pour corser la chose, il nous demande de faire « sa » randonnée en sens inverse, mais en passant par un raccourci qu’il ne connait pas, entre Aoulhet et Bat de Hau, via le Soum des Brioles. Que du bonheur !

Rendez-vous est donc pris pour un départ à 14h15 et nous nous retrouvons à trois pour l’accompagner.
Nous sommes heureusement très peu chargés, il nous suffira de monter les 900 m pour aller à l’Aoulhet, « traverser »  vers Bat de Hau et redescendre jusqu’à Sep.

Ballade de santé, menée un peu au pas de courses, dans la mesure de nos possibilités, nous pauvres retraités qui accumulons les années sur le dos.

Un peu avant l’Aoulhet, un isard curieux nous regardera avec délectation, avant de redescendre en courant.
A la cabane, nous soufflons un peu et rencontrons la famille Jaffro. Comme nous, ils "hantent" périodiquement les forets de St Pé. On peut lire leur randonnées sur leur blog, en cliquant SUR CE LIEN
Mme Jaffro reconnait immédiatement Bubu ainsi que Jean Claude et nous avoue être une lectrice assidue de notre blog, ce qui nous fait bien plaisir.


Nous embrayons vers les Brioles. Quel joli sentier qui reste à niveau et se parcours avec délectation. Les arbres y sont majestueux.
Arrivée aux pelouses de Bat de Hau, là il nous faut quand même chercher un peu les passages et enfin c’est le carrefour de la source et des ruines.

Prospection afin de retrouver les bâtons objet de notre montée. Après un bon quart d’heure, il nous faut constater qu’ils ne sont pas dans le coin, tout du moins on ne les voit pas.
Nous continuons la descente.
Nous serons aux voitures vers 19 heures, après 12 km de marche, fourbus mais content.

Pas de bâtons mais quelle belle balade.


Alain M

mercredi 19 avril 2017

La Pale et la Bouhadère by night !

La Pale et la Bouhadère by night ! 18 avril 2017
Rien de tel qu'une belle classique comme la Bouhadère pour emmener une débutante découvrir les joies des ballades souterraines !
Ajoutez à ça le plaisir (pour moi) d'y aller à la nuit tombante, pour n'en sortir que lorsque la forêt est aussi noire que dans la gueule d'un loup... et que le moindre bruit met en éveil tous vos sens !
Nous voici donc Madeleine et moi-même entrant par le porche de la Bouhadère qui porte bien son nom ce soir, car un bon courant d'air nous invite à ne pas rester à la porte.
Dans le hall d'entrée, les occupantes rhinolophes nous accueillent par des vols très rapprochés de nos oreilles ; nous, nous rentrons, elles sortent chasser...
Quelques explications techniques en haut du premier puits de 11m. Madeleine n'est pas une primo-débutante, elle descendra donc la première. Mais en bas du puits je l'entend me dire qu'elle n'est pas très rassurée... C'est tout noooooiiiiirrrrrrr !
T'inquiète, j'arrive ! A mon tour de poser les pieds au fond du puits, puis (!) de déséquiper. Nous poursuivons le méandre jusqu'à la Salle du Chaos. Séance de contorsionnistes sous les masses rocheuses. Seules les montées ou descentes sur cordes à noeuds rendent Madeleine un peu nerveuse. Mais sans aucune aide ça passe !


Aucun problème non plus pour continuer après la Salle du Chaos, quelques main-courantes à poste fixe permettent de franchir les passages délicats.
Nous entrons dans la Salle du Bourdon ! Le Bourdon est toujours là majestueux, blanc immaculé dans ses hauteurs, un peu moins à sa base, tel que l'Abbé Abadie l'a découvert en juin 1944.
Nous passons quelques minutes dans la salle, puis nous prenons la sortie, à droite du Bourdon (non sans l'avoir fait sonner en passant), en désescalade sur quelques mètres. En bas le lac est en niveau bas, au moins 15 cm de moins que le mois dernier. La cascade ne laisse passer que quelques gouttes qui tombant à la surface du lac font des ronds dans l'eau très harmonieux.
Nous poursuivons dans le fond du méandre et atteignons sans encombre les main-courantes équipées pour les passages en vire du retour.
Mais il n'est pas l'heure de s'arrêter et nous poursuivons toujours la progression vers la Salle Henri IV. Madeleine est agile et mince, elle passe sans encombre tous les ressauts, toutes les étroitures...toutes les cordes fixes...
La Salle Henri IV est donc vite atteinte ! Nous furetons dans tous les coins et laissons le P12 et la suite plein Ouest pour une autre fois ! Madeleine reconnaît bien le conduit qui arrive du Hayau, nous avions fait la traversée avec Fifye l'été 2015.


Après quelques photos, nous prenons le chemin du retour, en variant le plaisir : par les vires équipées, par le fameux "saut de la mort" de l'Abbé ("au-dessus" d'un précipice dont on aperçoit pas le fond..." Une nouvelle galéjade !) et par la remontée en escalade sur agrès minéraux depuis la Salle du Chaos. 
La technique de remontée sur cordes, ça sera aussi pour une prochaine fois !
Sortie de la Bouhadère vers 22h30. Le retour vers la voiture à Soulas se fera au son des instruments des elfes et des craquements secs de la forêt de La Pale.

A bientôt pour de nouvelles classiques aventures !
Marc

dimanche 16 avril 2017

Retour chez René d'Espiaube


"Bonjour Jean Claude, Caro est dispo, vu le temps très maussade, t'as pas quelques trous pas trop loin et pas trop haut à voir ou revoir ?"
"Oui bien sur, au dessus de Sioulot en 2013 j'avais trouvé 2 trous, le "Prat det Hour" et le gouffre de la Foire".
Et c'est ainsi qu'on improvise une sortie et qu'on se retrouve à 4 chez Jean Claude ce samedi 15 avril : Caro, Joël, Jean Claude et moi.

On se gare un peu avant la ferme Espiaube et on charge tout le matériel. 4 batteries devraient suffire. Jean Claude est devenu un inconditionnel d'Iphigénie. Il sort son Smartphone de la poche, charge la carte du coin et les trou apparaissent! Pour moi c'est magique! Il faudra vraiment que je m'y mette.
Après une petite demi heure de crapahut, nous voici déjà à l'entrée du Prat det Hour qui doit son nom au Pré du Four situé juste en dessous. Pour Caro ça passe sans désob et déjà elle s'équipe . Pour nous, par habitude, on sort la massette et le burin pour aménager le passage.
Un arbre, un goujon, et la voici 6 mètres plus bas sur un toboggan.


La galerie devient rapidement impénétrable sur au moins un mètre mais il y a un bon courant d'air, des concrétions, bref, ça sent le trou qui va continuer.


Vu l'accès très facile, on se le garde pour des jours pluvieux ou des périodes où la neige nous empêchera de monter trop haut. Le Gouffre de la Foire (trouvé le jour de la Foire de Lourdes!) se trouve une petite centaine de mètres plus haut sur la droite. Joel regarde sa montre et nous dit qu'on mangera à l'entrée, il est 11 heures 30. Pas question de le contredire quand il s'agit du repas!
Mais en arrivant sur zone, catastrophe, on ne retrouve pas le trou ! On va rater l'heure du repas ! Mon œil est attiré par un affleurement plus haut sur la gauche. J'y vais et ...bingo, une rubalise et ...un tout petit trou mais qui s'élargit vite en dessous. Joel est rassuré!
Après un copieux repas arrosé au Haut Médoc (on se refait pas!), on sort les outils. On a des piochons, la pelle américaine, le pied de biche, une massette, un burin...mais rien pour ces satanées racines de buis ! Heureusement, il y a une petite scie sur le couteau suisse de JC. Vraiment petite mais qui fait des merveilles. La roche en place sera vite dégagée pour  passer à des travaux plus sérieux. Mais la roche très dolomitique ne se laisse pas faire, bourre la machine en se transformant en pâte noirâtre, rigole de nos papayes et épuise nos 4 batteries !
Quelques fissures sont quand même apparues et Joel insiste à la massette et le burin. Burin d'ailleurs qui va mal finir car il ne plait vraiment pas à notre maître ès burinage! Tout émoussé dès sa première sortie, il va vraiment falloir changer de fournisseur.
Joel s'accroche, insiste, râle, cogne, hougne, tabasse, il ne passe le relais à personne, il va l'avoir, ça va passer, il s'en fait une question de principe, c'est un véritable combat qui s'engage.... une fable de La Fontaine...


La nature envers Joël me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit le trou,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les pailles me sont moins qu'à vous redoutables.
Je fissure, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des désobeurs
Que la Bigorre eût portés jusque-là dans ses flancs.
Joël  tient bon ; le Gouffre  plie.
Joël redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il rompt enfin
Celui de qui la tête était trop étroite
Et dont les pieds touchaient à l’inconnu irrésistible.

Caro est déjà équipée. Le gouffre de Madame est avancé! Une belle araignée (elle les adore!) de sangles sur buis fera un très joli plein vide.






Caro atterrit 6 mètres plus bas sur un bouchon de blocs de la désob mais ça semble continuer derrière.



Joël la rejoint rapidement et passe devant (pas simple vu la largeur du conduit!) et s'acharne sur le passage, les blocs roulent sur un puits-toboggan d'une quinzaine de mètres environ. (Joel a appelé ça une pente qui descend.... on n'a pas compris!) Caro repasse au dessus de Joël, tente le passage et fait un refus d'obstacle. Joël  tente à son tour, passe au dessus de Caro et renonce les pieds dans le vide au dessus de quelque chose qu'il ne voit pas. Pour ceux qui connaissent, ça lui fait penser au Passage du Jar dans le Trou du Fou. Il est déjà 17 heures, on laisse la suite pour les petits gabarits du club ! Il y a de l'air, ça a l'air de bien filer, notre contrat est rempli. Descente pleine pente jusqu'au sentier et passage par la ferme d'Espiaube. Clin d’œil nostalgique aux apéros de René qui guettait notre retour du Bujoluc.
Une bien belle journée improvisée sous un ciel maussade et de beaux espoirs de suite..... Ça continue! 
La vidéo de la journée se trouve ICI

Bubu


vendredi 14 avril 2017

Grande balade sur "notre" massif

vendredi 14 avril: Véro et Bubu.

Il fait grand beau , moins beau qu'hier mais grand beau quand même. C'est les vacances, pourquoi pas se faire le tour de notre terrain de jeu.
Nous voilà partis du Château d'eau de Sep vers Bat de Hau en passant par Cam de Houec, la Gueitadère et Pêne Soulas... J'adore ces noms qui chantent !





 Arrivés à la source j'appelle Jean Claude pour lui demander où se trouve le sentier qui monte au Clot det Haboup. "Tu vises le bouquet de noisetier 60 mètres plus haut et tu vas tomber dessus" . Et il y était !



Dommage que j'ai oublié mes bâtons du côté de la source!
Montée par ce superbe passage dans la Hétraie et arrivée sur les crêtes.


La brume monte vite mais on se dit que tant qu'à être sur le plateau, on va se faire les crêtes, on devrait avoir 2 bonnes heures de répit avant que que le brouillard n'envahisse les lieux. Passage par le Soum de la Génie, le Moule, et direction le col du Larbastan.... un peu au pas de course quand même car certains passages dans la purée de pois sont plus que délicats!


En arrivant au Col, on préférera passer par l'Aoulhet plutôt que de redescendre par Bat de Hau. Tant pis pour les bâtons!








Pause méritée au refuge puis descente par les Escalates, puis par les Castets pour rejoindre la Génie Braque et le Château d'eau !

Superbe, qu'il est beau ce pays !
Bubu

jeudi 13 avril 2017

Un avant gout de retraite active!


Jeudi 13 avril 2017
Pour mon premier jour de temps libre "ad vitam æternam" ,j'ai participé à la sortie sur Ehujarre: en rive droite ,au niveau du cayolard  à Dominique,dans les pentes herbeuses entrecoupées de barres .
Nous avons trouvé une faille soufflante à désober ainsi qu'un méandre avec un très bon courant d'air, et qu'il faudra agrandir aussi, bien sûr !
Mais voir plutôt l’excellent compte rendu d'Alain ,avec photos et tout et tout ICI

Serge


dimanche 9 avril 2017

Dans les pentes du Bat de Hau et du pic de Mesplé

Vendredi 7 et samedi 8 avril 2017 :
Météo France annonce un week-end estival, c'est donc l'occasion d'aller du côté de l'Aoulhet pour aller voir deux trous découverts par Jean-Claude. Avec Sandrine, nous montons le vendredi après-midi en vue de dormir au refuge. Pour changer nous prenons le sentier qui longe la Génie Braque avant de gagner les pelouses du Bat de Hau. De là, nous laissons nos sacs pour chercher le Souffleur de Bat de Hau (TO 29) qui se situe une centaine de mètres au-dessus du sentier. En vain... Le pointage, ancien, semble erroné aussi nous continuons vers le premier gouffre indiqué par Jean-Claude (Gouffre de Mesplè - AU 36). Comme il est à côté du sentier et pointé au GPS, nous le trouvons sans difficulté. L'entrée en diaclase est recouverte par un énorme bloc. Mais sur le côté nous parvenons à dégager un passage largement pénétrable. Cela gagnera du temps pour le lendemain...
Nous arrivons au refuge vers 18 h 00 et découvrons la spectaculaire rénovation (reconstruction) de la cabane qui a des allures d'hôtel 4 étoiles... Petites grillades sur le feu de bois, la vie est belle...

 La cabane de l'Aoulhet, toute neuve...

.. financée par les fonds Européens. C'est toujours bon à rappeler dans ces périodes
où certains prônent un peu trop facilement le repli sur soi.

Le samedi, en attendant l'arrivée du reste du groupe, nous prospectons le flanc du soum des Brioles en contrebas du sentier. Nous retrouvons le gouffre du Bat de Hau qui aspire très fort (en lien probable avec le Paybou), puis le second trou indiqué par Jean Claude (Gouffre de la Tranchée ; BH 11). Il aspire très nettement également.
Le reste de l'équipe arrive vers 10 h 15 (Jean-Claude, Noé et Serge). Jean-Luc (et Iko) ainsi qu'Alain nous rejoindront plus tard. Nous descendons à 4 dans le gouffre qui est constitué de petits puits (P.10, P.7, P.8). 

 Le P.8 à -25 m 

Les derniers sont bien humides et au point bas (-27 m) un petit ruisselet se jette dans un puits de 6/7 m barré par une étroiture à agrandir. Le chantier n'est pas très évident car la roche, peu homogène, a tendance à bourrer et en même temps cela épuise prématurément nos batteries. Au bout de 2 h ça passe et c'est Noé qui ouvre la voie. Malheureusement, 7 m plus bas, le ruisseau grossi par un affluent, disparaît de nouveau dans une diaclase impénétrable. Pourtant, 2 m plus loin on devine un élargissement. L'absence de courant d'air fera pencher la balance du côté d'une retraite stratégique. Dommage, ça partait bien...
Noé dans l'étroiture au sommet du dernier puits (-27 m)

Comme il nous reste du temps et des batteries, nous nous déplaçons vers le second trou (BH 12). Celui-ci s'ouvre dans une pente très raide et il n'y a pas trop de place pour poser les sacs aussi nous nous disséminons  pour trouver chacun un vague replat afin d'éviter que nos affaires roulent 200 m plus bas. Les travaux sont menés à un rythme d'enfer mais comme nous sommes nombreux il faut un peu jouer des coudes pour avoir accès aux outils. En fin d'après midi, nous avons ouvert un petit cratère mais cela reste étroit et il faudra au moins une seconde séance pour passer. 

Intense activité au BH12 : 2 travailleurs, 5 chefs de chantier
et un chien mangeur de cailloux pour la surveillance du site.

Pour redescendre, nous piquons droit dans la pente pour rejoindre le Paybou puis le sentier de la Génie. Encore une bonne bambée.
Patrick