lundi 27 août 2018

Le Gouffre du Puyoulet

Ça y est, les vacances sont finis pour beaucoup et les travaux de prospection reprennent ! Nous sommes 6 au départ du monastère: Serge, Jean Claude, Marc Cr, Joel, jean Luc et moi.
La pyrale a dévasté nos montagnes. Tous les buis ne sont plus que des branches sans feuille...
C'est triste à voir. Souhaitons qu'ils survivent à cette attaque jamais vue et qui dévaste 77 départements. Comment lutter contre cette sale bestiole sur des hectares et des hectares...???
Pour accéder au trou, nous préférons longer la Génie Longue puis monter tout droit au niveau de la rive gauche du ravin de la Bédeille plutot que d'affronter les fils de soie de centaines de milliers de milliards de chenilles du Chemin des Gardes. C'est comme si vous marchiez au milieu de centaines de toiles d'araignées sans compter l'odeur de fromage de chèvre pourri due à toutes les déjections de ces sales bêtes dans lesquelles on marche.
Jusqu'à la Bédeille tout va bien, c'est plat et pas de chenille. Puis dès qu'on s'élève, on comprends vite que les 400 mètres de dénivelé jusqu'au trou vont être vite pris ! Jean Claude passe devant, comme d'habitude, en agitant devant lui une branche de hêtre pour ouvrir le passage dans les soies des chenilles.
C'est en nage que l'on arrive vers midi à l'entrée du trou.
On se dit qu'un fin devrait passer sans avoir à désober et ça tombe bien car il y a un fin parmi nous ! Pendant que Serge s'équipe, Jean Claude furète sous un rocher et nous sort une bonne bouteille de rouge. On mange à l'heure pour une fois! Joel est content !
Serge hougne bien un peu mais passe sans problème et équipe un joli P10. Un passage étroit ponctuel donne sur la suite mais il doit remonter chercher le matériel.
Serge descend

En surface, je travaille l'entrée pour faire passer autre chose que des limandes, et ils redescendent à 3, ouvrent le passage, poursuivent l'explo sur quelques mètres, ça devient joli mais ça queute irrémédiablement ... moins 20, terminé. A noter qu'une petite lucarne impénétrable donne directement au terminus de la cavité.
Le passage étroit à -10

5 heures de marche aller retour pour un moins 20..... on est un peu dépité ! Alors on redescend par la Bédeille après avoir longé un moment le chemin des Gardes pour aller voir une autre entrée. Très jolie, ça ressemble à une ancienne perte. Serge arrive à voir la suite, bien corrodée, signe que de l'eau est passé par là. Il faudra revenir pour sortir un peu de terre et passer dans un méandre....A suivre ! C'est ça l'explo... nous faire rêver jusqu'à la prochaine fois !

La racine concrétion dans le méandre terminal

La vidéo de la sortie par Jean Claude : ICI



vendredi 17 août 2018

La Pierre

Salut tous le monde! 
Je vous écris pour vous raconter qu'après 5 ans de spéléo, je me suis enfin décidée à mettre les pieds au chalet de l'ARSIP à la Pierre. C'est sûr que mon truc c'est plutôt les classiques mais la curiosité pique, pique jusqu'à ce que Bubu m'embarque direction la station de ski. 
Arrivée là bas, c'est le brouillard. J'apprendrai après que c'est ça La Pierre, souvent du brouillard au chalet. Il suffit ensuite de passer la barrière de nuages, et le paysage est splendide avec la mer de nuages sous nos yeux, enfin parfois...Arrivé au chalet, on est de suite dans l'ambiance. GPS, points topo, ordi, le plan d'attaque est déjà bien établi. L'objectif est de trouver une hypothétique rivière souterraine prénommée Z, pas hypothétique..., c'est sûr elle nous attend à moins 400. Le tout est de trouver un gouffre qui veut bien nous y amener....

Nous partons donc en explo, dans le lapiaz magnifique de la Pierre. La recherche est grisante, il y a des cavités partout et une seule pourrait nous mener vers tout un réseau !!!! 
Le lendemain, c'est la fête à la grenouille.
Chacun  fait sa vie sur le camp : ravitaillement, exploration du magasin d'usine Lindt d'Oloron,  on refait le monde et Bubu nous amène avec Véro voir la grotte du Renard sur St Engrâce. 



J'ai oublié de vous dire que Véro, Bubu et moi formons un trio d'estropiés temporaires, donc nos sorties souterraines sont limitées par la force des choses.
Le dernier jour, le soleil repointe son petit nez et nous voilà repartis en explo, accompagnés d'un joli groupe de spéléos ! 




Pour finir, je dirais que je n'y ai passé que trois jours, c'est court mais le bonheur de l'explo, cette quête de la découverte est contaminante !! L'ambiance est unique, avec de longues tablées de spéléos de tout bord et de tout âge ( grand sujet d'ailleurs ) partageant une belle aventure. La nuit est correcte aussi, les matelas s'entassent mais très peu de ronfleurs, je vous le certifie !
Ps : Bubu a dormi dans sa voiture !

J'y reviendrai donc, j'en ai pas encore assez vu !!!!

Sur le lien suivant, l'excellent compte rendu sur le tout aussi excellent blog du GAS

http://gaspeleo.over-blog.com/2018/08/l-expression-verticale-d-un-desir-horizontal.html

Caroline