lundi 30 avril 2018

‌La croix est faite sur Arphidia IV

Ce samedi 28 avril il y avait les jeunes : Maxime, Thibault, Jean, Anthony, Hugo, Nicolas ; les moins jeunes : Roger, Patrick, Serge. Et  pour la parité ou presque, une fille qui en vaut plusieurs : Véro.
Nous entrons,confortablement, dans le tunnel à 9 h . " Elle est loin la montée par le ravin depuis Sainte Engrâce"...
La nuit dernière il y a eu un bon orage, et nous pouvons déjà apprécier un petit débit dans le robinet. Olivier avait admirablement balisé le parcours, avec des panneaux directionnels et tout ; "heureusement, pour ma mémoire défaillante"...

Après le Robinet, c'est Bysance !
Plus loin la descente vers la salle Treuthard (-220 m)
 puis l'incroyable remontée de la Queute du Brun...
...et sa diaclase étroite.

Aussi, Jean et Antho volent au devant, et du coup, ils iront visiter la salle "Balèze". Ils sont même montés sur le chaos du milieu, sans voir l'énorme P70 qui se trouve au dessous !
Nous mettrons 5 h 30 pour nous rendre tous au fond : "la galerie des lacs".

 Le dernier puits avant d'arriver au lac

Et la rencontre avec Donald, un peu dégonflé...
Casse croute au bord de l'eau, en admirant le canard crevé qui flotte piteusement au milieu du lac. Il y a là trois kits pleins qui dorment, un bateau ... On s'en doutait bien !
Serge, c'est toi qui décide, qu'est ce qu'on fait ? ça fait beaucoup de matos, on pourrait pas laisser les Yoyos équipés et même le fond ?
Mes tripes se nouent, je voudrais avoir 25 ans de moins, prendre deux kits sur le dos et en trainer un troisième. Je vais privilégier la sécurité des générations futures, et nous déséquiperons tout. C'était la mission.
Du coup, il ne subsiste juste que les deux mains courantes au ras des vasques, au fond des Yoyos. Un bain ne peut pas tuer !
Tout est démonté jusqu'à la salle Treuthard et chacun sortira son kit de matos .
Adieu la galerie des Lacs et ses dents de cochon ,la salle Balèze, les Yoyos,la salle sans Nom, la Belle Rivière, le Crazy Horse ,la Queute du Brun et tout le reste.

Petite pause avant les Yoyos

La fin de la belle Rivière
 
Tiens, le Robinet a été ouvert de trois ou quatre tours de plus ! ça pisse pas mal à la remontée.
Je regarde même Véro prendre sa douche à la sortie d'un puits.
Il est minuit et demi à la cabane Dominique Prébende, il pleut, et nous ne descendrons pas en titubant par le ravin,l'acéto plus que charbonneuse, pour rejoindre Sainte Engrâce.
Tout le monde se retrouve à la maison de Madeleine pour boire une bière et manger des pâtes.

Des dents de Cochons qui ne verront pas un dentiste avant bien longtemps...


Merci à tous les participants et à ceux qui n'ont pu se libérer.
Encore une fois, la devise d'Arcaute se vérifie : "le maillon n'est rien, seule la chaîne compte"   c'est sûr.


 
Serge

jeudi 26 avril 2018

Cantabria entre pluie et soleil

Quand il pleut en Cantabria, il pleut, et pas à moitié ! 
Notre séjour printanier s'est donc partagé entre une première semaine exécrable durant laquelle nous avons du faire le dos rond et une seconde très ensoleillée qui nous a permis d'arpenter les lapiaz. (Participants : Bruno, Christophe, Dom, Guy, Sandrine, Patrick et Gelo de l'AER).

Toutes les résurgences sont en crue, ici le Sordo, habituellement à sec.
Sous terre, l'activité a plutôt été réduite car nos objectifs étaient souvent bien trop humides. L'association pluie sur neige n'est jamais très bonne... Nous avons cependant pu descendre le puits qui nous arrêtait à la torca de la Garma de Ulles. Un nouveau passage étroit nous a stoppé vers - 120 m mais la suite est derrière et un fort courant d'air continue de parcourir le conduit. Non loin de là, le STD 20 a également commencé à nous livrer une suite très ventilée (les premiers explorateurs pensaient entendre un ruisseau alors qu'il s'agissait du ronflement du courant d'air, c'est dire....).


Mais l'essentiel de l'activité s'est transformé en un véritable chantier de BTP dans la doline 1082 (il faudra lui trouver un nom !). Celle-ci, bien placée sur le réseau inconnu de la Gandara est une doline assez classique mais entièrement bouchée par des blocs au-travers desquels filtre un très fort courant d'air froid. Plusieurs tentatives de désobstruction avec de petits moyens avaient permis de descendre d'une paire de mètres le long d'une paroi mais s'étaient arrêtés en raison du risque d'éboulement. Cette-fois-ci, Bruno est arrivé avec du matériel permettant la réalisation d'un étayage sérieux. La contribution d'une entreprise de construction de Socueva nous a également permis de compléter l'arsenal nécessaire pour se glisser en sécurité le long de la paroi sans être écrasés par les blocs. Tout y est passé : étais de maçon, tubes de chauffage, tôles diverses, panneaux indicateurs recyclés, grillage et bombes de polyuréthane. Au final, nous sommes descendus de prés de 5 m. Au fond, les vides entre des blocs plus importants sont de plus en plus fréquents et le courant d'air est toujours là. C'est un pari un peu fou, mais nous sommes joueurs....

 Avant...
Après...

Une fois le soleil revenu nous avons pu nous défouler un peu plus sur les lapiaz au-dessus de Carcabon. La découverte de plusieurs cavités dont un joli gouffre trop rapidement bouché à -40 m indique clairement qu'il reste des choses à trouver dans ce secteur déjà bien fouillé par nos amis espagnols.  La suite pour bientôt.

 Au-dessus de Carcabon
 
Patrick

mardi 24 avril 2018

Petites virées avec les enfants

C'est les vacances scolaires !!! 
Et comme tout parent spéléo....c'est cool de partager sa passion avec ses enfants. 
La première sortie des vacances s'est fait à Lees athas pour montrer à mes filles la grotte du renard. 
J'étais toute seule avec elles et je me suis mis en mode " aventure", indiana jones !! 
Nous marchons environ 15 min avant d'arriver au trou. Nous délirons sur la recherche certaine d'un trésor tout au fond de ce trou certainement connu par les renards mais aussi par les pirates !! 
Lana courageuse, s'engouffre en premier dans le tout petit trou d'entrée. La grotte est toujours aussi belle. Un passage délicat en opposition sous une faille de 2 mètres m'oblige à servir de navette : Lou sur les genoux et c'est parti le jeux de jambe entre les parois. Les enfants sont ravis. Mais il est encore loin le trésor ? 
Vient un autre moment délicat. Un ressaut avec une corde a nœud débouchant sur une étroiture se terminant par une descente de 2 mètres aussi avec une corde. Difficile à encadrer avec une petite de 6 ans mais avec l'aide de Lana et le bruit de la cascade aidant le moral des troupes...Tout le monde s'en sort sain et sauf !! Un trésor...çà se gagne !!! 
Arrive la salle terminale et le trésor est bien là....Une cascade de 6 mètres au milieu d'une salle magnifique et un goûter fort chocolaté !!!

Deuxième sortie, le 20 Avril avec Sandrine et Lou ( qui en redemande )...Nous décidons d'aller jeter un coup d'oeil à Capbis. Le pick nick est fort agréable devant la rivière. Nous partons dans l'après midi vers la grotte. Nous nous rendons vite compte qu'il y a de l'eau, beaucoup d'eau. Nous évoluons avec parfois Lou sur le dos en mode Tortue...





Nous bloquons à la baignoire. Il aurait fallu mettre la tête sous l'eau pour passer le rocher descendant et j'ai vraiment pas envie de dégoutter ma fille de la spéléo. Nous profitons donc pour explorer tous les coins et recoins de la première partie de la grotte et découvrons des salles magnifiques inconnues par nous. Un super bon moment , on en redemande !
Caro

La Pale by night !


Quelques amis en souffrance de ne rien connaître au monde souterrain m'avaient sollicités depuis plusieurs jours...
Ce jeudi soir 19 avril vers 21h30 nous sommes donc 4, Anne, Laurent, Benoît et moi-même, sur le chemin karstique à rejoindre La Pale dans une ambiance bien détendue.
Explications de circonstance en longeant la faille menant aux différentes entrées. A la Pale 1 mes 3 compères  se réjouissent d'apprendre que ce n'est pas l'entrée... mais tombent des nues quand ils apprennent que ce sera quand même le passage... de la sortie !
A l'entrée de la Pale 2 nous restons un moment dans le sas d'entrée à découvrir les premières concrétions, la curiosité de leur création, ainsi qu'un monde animal déjà atypique.
Nous enchaînons ensuite les salles : Salles Basses, Salle des Griffades, Salle du 1er laquet, Salle terminale du 2nd laquet. Dans cette dernière le niveau est encore plus haut que début janvier, lors de mon dernier passage. Qu'à cela ne tienne, nous traversons, non sans remplir copieusement les bottes de certains.
Puis c'est le chemin inverse et, après moult arrêt devant les zones désormais bien protégées de ce site paléolithique où l'on peut admirer plusieurs traces de griffades d'ours et de mains humaines, nous attaquons le célèbre boyau.
Tout comme les jeunes enfants, la brochette d'adultes rit à gorge déployée ou s'inquiète à chaque ressaut !
A 23h30 nous sortons de terre les uns après les autres ; finalement à la Pale 1, ça passe ! 
Ils sont tous un peu fourbus mais heureux comme des princes ! 
La joie de la spéléo a encore touché de nouveaux adeptes !
Marc

vendredi 20 avril 2018

Les vieilles tiges dans Arphidia


Il s’en est fallu de peu que je me retrouve le plus jeune pour cette sortie dans Arphidia via le trou du Robinet.
Heureusement, Antho était là !
C’est à 9 heures tapantes que nous nous sommes retrouvés devant chez Burgu. Ambroise m’accueille avec un tonitruant « Tiens, un revenant ! » C’est vrai qu’il y a longtemps, trop longtemps que je ne me suis pas retrouvé ici, dans ce décor qui m’a fait vivre les plus belles heures de ma spéléo.
Il y a Mickey, Marc, Serge, Joël, Jean Claude, Antho et moi.
Quelques explications supplémentaires sur le pourquoi du comment nous nous retrouvons pour cette balade des anciens (moins un !) dans le robinet !
Il y a une bonne dizaine d’années, Olivier Lacroix du GSHP montait une opération d’envergure pour plonger les lacs d’Arphidia 4. Cette opération avait rassemblé 34 spéléologues de divers horizons et totalisant plus de 1200 heures sous terre.
Vous trouverez le compte rendu de cette expé ICI
Le déséquipement aurait dû se faire dans la foulée mais, … le temps qui passe, qui passe toujours trop vite, puis l’oubli.
Des responsables de l’ARSIP m’ont rappelé l’année dernière, à juste titre,  qu’Arphidia était équipé avec des cordes marquées GSHP, que ce matériel était “fatigué” et que le trou était plus fréquenté que je ne le pensais et donc nos vieilles cordes engageaient la responsabilité du club en cas de pépin.
A l’AG du GSHP début 2018, il fut décidé de tout déséquiper.
C’est Latap’s qui s’occupe de trouver une équipe pour aller au fond et remonter le maximum de choses. Cette sortie se fera le samedi 28 avril. Depuis l’effondrement du Chaos du Baron, il faut passer par le trou du Robinet. Or Serge n’est jamais passé par là pour aller au fond. C’est donc moi qui l’emmène repérer les passages jusqu’à Treutard via La Boue Rouge, Les Moustachus et Byzance ce jeudi 19 avril. J’espère que mes souvenirs d’il y a 10 ans seront encore assez frais ! Et pour joindre l’utile à l’agréable, j’ai proposé aux Tachous et aux Amalgamés de nous accompagner.
Pas de visite de la Verna aujourd’hui, nous pouvons monter les voitures jusqu’à la cabane Dominique Prébende. Le vent ronfle à travers la porte du tunnel. Une Sainte vierge au-dessus de la porte a remplacé la Sainte Barbe volée…
Nous sommes rapidement équipés et en plus du casse-croute, on emmène 2 nouilles au cas où. Ca y est, c’est l’entrée du Robinet et déjà il faut se baisser et marcher en canard pour éviter la vasque. Les passages étroits s’enchainent jusqu’à la « salle de la boue rouge qui tache ». Mickey raconte l’obstination de Bobeau et Dutauzier pour désober dans ce cloaque boueux à souhait. 


Je raconte que lors d’une de mes dernières sorties au fond d’Arphidia 4, en remontant et en arrivant dans ce passage,  la montre de l’un d’entre nous s’était mise à sonner… Il était 7 heures du matin, l’heure de se lever pour partir au boulot ! On pensait qu’il n’était «  que » 2 ou 3 heures du mat et on était sous terre depuis la veille au matin.
Les passages s’enchaînent sans difficultés. Le sommet du P20, même agrandi, me parait toujours aussi étroit. Se serait-il rétracté ou est-ce moi qui ait un peu forci ?
Le balisage est bien fait, le matériel en place semble en bon état. Voici le départ des puits des Moustachus. Bien arrosés au départ avec le fractio juste sous le pissadou ! Heureusement aujourd’hui le passage n’est pas trop mouillé. Les puits et les fractios s’enchainent. Certains assez acrobatiques, ce qui va permettre à quelques uns d’entre nous de vérifier leurs fondamentaux et se rappeler qu’il faut anticiper…. Par 2 fois on entendra « merde, je suis descendu trop bas, je peux plus me longer ». Cela permet de repasser sur bloqueurs, remonter, se longer, etc…. Les bases quoi !
Plus bas, un nœud sur la corde. Faut pas pousser quand même, on ne va pas apprendre aux copains à passer un nœud maintenant ! On change la corde et on continue !
C’est vrai qu’on prend notre temps pour descendre mais on s’en fout, on n’est pas là pour faire la course. On repère bien les passages et l’état du matos et surtout, on se fait plaisir.
Nouveaux passages à 4 pattes et on débouche enfin, après un dernier puits, dans Byzance. Que de souvenirs dans cet endroit  où on est passé tant de fois depuis les années 80 ! Les fantômes de Pierre et Philippe, assis sur un bloc, me font un clin d’œil.


On laisse le matos là. On mangera à la base du Puits mais d’abord, on pousse une reconnaissance jusqu’à la vire d’accès du toboggan de 70 mètres qui arrive dans la salle  Treuthard. Et en plus Joel nous fait remarquer qu’il est midi et quart !


La vire est bien équipée, le passage qui suit est magnifiquement creusé et concrétionné puis c’est la descente. Nous on s’arrête là et on lâche les gazelles.


Je les regarde partir avec nostalgie. L’émotion est très très forte. Je ne vais pas me mettre à chialer quand même ! Pas devant les copains. Tiens, ma lampe faiblit, j’y vois trouble ou ce sont mes yeux qui s’embuent … Allez, je crie « à table » et demi tour.
Serge et Antho poussent une reconnaissance jusqu’au toboggan de la Queute du Brun. Mais l’envie est trop forte, ils descendent le P40 qui suit le toboggan, trouvent le mot des belges de 77 à l’entrée de la queute souhaitant bonne chance, passent les étroitures de la queute, font un tour dans Creazy Horse, trouvent le départ de la rampe caillouteuse vers la Belle rivière, et décident enfin de s’arrêter là … Ils auraient pu sans problème continuer vers la Salle sans Nom, le Cactus, les Yoyos, la galerie des Dents de cochon, Arakoeix, le Château des ombres, la galerie des lacs….. Des noms qui chantent encore dans ma tête comme si les explos dataient d’hier !
Allez, on se refroidit, on commence la remontée pépère. Tranquillou, les passages s’enchainent, quelques gros mots bien sur quand on s’emmêle les longes et la pédale. Un inconvénient du bloqueur de pied à gauche et personne qui n’a encore inventé le croll avec ouverture à gauche ! Donc c’est normal que tu t’emmêles le matos ! Alors tu réfléchis, tu anticipes, tu passes le fractio et bim ! La longe de la poignée qui est passée du mauvais côté de la corde rien que pour t’embêter !


Les 2 gazelles nous rattrapent dans les Moustachus. On sort tous ensemble, sans encombre, même si certains dormiront bien ce soir ! Il n’est pas encore tard, alors on pousse jusqu’à la Verna pour montrer l’immensité de la salle à Marc qui ne l’a jamais vue. La rivière est en crue et la salle envahie d’embruns. On ne verra pas grand-chose à part du noir…beaucoup de noir !  Sortie du tunnel vers 17 heures. Le vent glacial du tunnel laisse la place à la chaleur douce du printemps. Une envie de bière prend le dessus et c’est chez la famille Burguburu qu’on finit cette superbe journée en discutant avec passion des 2 ours qui vont être introduits prochainement en Haute Soule !
Et pour terminer, la vidéo de Jean Claude d'où sont extraites les photos.


lundi 16 avril 2018

Le Trou du Repli

Dimanche 15 avril, Bubu, Jean Claude, Joël et Alain M


C'est à quatre que nous nous retrouvons ce dimanche matin à 9h30, à Saint Pé de Bigorre.
L'objectif sera la poursuite de la cavité vue il y a 15 jours, le trou du repli.
Une étroiture nous empêchait l’accès sur un puits sondé à quelques mètres et bon écho entendu.
Il fait enfin beau et c'est un plaisir que de progresser dans ces jolis sous bois où les feuilles des arbres commencent à apparaître et quelques orchidées printanières nous balisent le chemin.

Une petite demie heure et nous voici à pied d'œuvre.
Rapidement nous attaquons le chantier, il y a du travail. Nous sommes en présence d'un calcaire dolomitique très gréseux et y percer des trous est très difficile.

Petit à petit nous grignotons la roche et avançons, décimètre par décimètre.
A treize heures nous y sommes presque, le puits est à nos pieds et il ne reste plus qu'un gros bloc coincé qu'il nous faudra retirer, sécurité oblige.
Pause casse croûte, nous sommes un peu au soleil, il fait bon, le bonheur...

Puis c'est la reprise et il nous faudra encore plus d'une heure d'effort sur le bloc afin de bénéficier d'un passage confortable et surtout sécuritaire.
Nous posons les amarrages et Jean Claude descend en premier, normal, c'est lui qui a trouvé la cavité.
Joli puits de 6 mètres donnant sur un palier confortable. Nous sommes hélas sur une nouvelle fracture.
Un puits s'offre quand même à nous, descendu en désescalade, nous gagnons 4 mètres et devons ensuite jouer de la massette.
Ca passe et petit à petit gagnons encore 4 mètres. Joël est devant et de toutes ses forces pousse une dalle qui vient lui bloquer le passage, sous ses pieds.

Après c'est l'inconnu mais pas bien large.

Suite, pas suite, difficile à dire et cette fracture n'est pas vraiment bon signe.
Nous décidons de remonter et déséquipons la cavité.

Encore une belle journée, toujours du vierge à faire sur Saint Pé.

Le petit film de Jean Claude en cliquant ici.

Alain M


mardi 3 avril 2018

Un repli stratégique....

Ce weekend de Pâques il était prévu de belles choses au GSHP.

Les trois jours devaient permettre de la spéléo pour tous et en même temps faire une petite fête en l'honneur d'Anaïs et de Laurent.

La barre avait été mise bien haute avec une visite du Gouffre du Quéou, de la prospection, de l'exploration sur la zone des Brioles, 1 ou 2 nuits passées au refuge du Quéou et bien sur une belle fête.

Hélas, hélas, le temps en décide autrement et contre les éléments, il vaut mieux rester humble.

Tout d'abord un portage le dimanche précédent, il faut assurer l’intendance.
Ensuite 5 à 6 jours à guetter les caprices de la météo et rien à faire, des hauts, des bas et même des très bas.
Jeudi tout va bien, vendredi patatras et heureusement car samedi, un déluge comme on en voit rarement à cette époque, s’abat sur St Pé et le département.

Une équipe se  dévouera pour remonter le samedi après midi au refuge afin de redescendre ce qui avait été monté 6 jours plus tôt. 
Ce fut la galère, la neige était revenue, 20 cm au bas mot et le blizzard soufflait de quoi faire penser que l’on était dans le grand nord.

Le jour de Pâques sera quand même meilleur.
Nous nous retrouverons à 9 heures à l'Oustalet pour faire un peu de préparation pour la soirée.

Ensuite, place à la spéléo
Un groupe part en désobstruction, un nouveau départ repéré il y a quelques temps par Jean Claude.

Nous progressons de plus de 4 mètres et nous nous arrêtons sur une petite étroiture ponctuelle avec, derrière, un puits de 4 à 5 mètres et un joli écho.
A continuer dès que possible.

Une deuxième équipe se rendra en classique, à la Borne 109. Ils iront jusqu'à la salle blanche et seront de retour à l'Oustalet vers 18h30, ravis de leur visite.

Ce fut ensuite un apéro de première, suivi des grillades traditionnelles, des fromages locaux et autres gâteaux aux myrtilles ou au chocolat.


Bravo les organisateurs et encore tout nos voeux à Anaïs et à Laurent.

Alain M