lundi 21 janvier 2019

SE08 toujours...

Dimanche 20 janvier
Nous sommes 12 ce dimanche, certainement un record de participation.
L'objectif est toujours le même, sortir les déblais préparés par une équipe restreinte venue la veille pour avancer les travaux et ensuite sortir les déblais de la désobstruction du jour.

Remontée quasi ininterrompue de terre et de cailloux, dans des seaux ou des bacs pour les plus gros déblais.

A 12 personnes les travaux se trouvent bien simplifiés, sauf peut-être pour l'équipe des 2 personnes en haut du puits, qui ne peuvent pas recevoir d'aide, vu le faible espace disponible.


De plus, le puits étant de plus en plus profond, c'est de plus en plus long pour remonter les charges à la verticale.
D'ailleurs pour l'après-midi un "poulie bloqueur" sera installé, afin d'assurer la sécurité des personnes situées au-dessous et de soulager les efforts des 2 "tireurs".

Une galette des "Roy" sera dégustée en fin de journée et nous aurons notre "Reine".
Les présents : Véro, Valérie, Domi, Gustave, Michel, Frédéric, Marc, Alain B, Jean Claude, Jean Luc, Joël, Alain M.

A suivre.

Alain M

Photos Domi, Valérie et Alain M





jeudi 17 janvier 2019

Les égoutiers du Nistos...



Jeudi 17 janvier, Jean, José, Maël et David.

Il y a quelques années on m'avait montré un trou à Nistos qui avait été descendu par des "spéléos de Paris" dans les années 80. Nous y étions repassés bien plus tard avec José mais en raison de mauvaises conditions météo et d'un léger manque de motivation nous avions remis ça à un autre jour.


Les mois passant, nous y sommes quand même retournés. A notre surprise une vielle maison qui se trouvait à coté avait été aménagée, le petit bois où se trouvait le trou n'existait plus et le tout était clôturé, impossible de situer l'entrée.  Nous revoilà parti bredouille avec l'idée de prendre contact avec le propriétaire des lieux pour avoir l'autorisation d'accéder à sa propriété et surtout de savoir si l'entrée du gouffre n'avait pas été condamnée.

J'ai donc pris contact quelques semaines après avec ce dernier. David, le propriétaire, très accueillant, m'explique que le trou existe toujours et qu'il l'a protégé avec une belle plaque d'égout. Nous échangeons nos numéros de téléphone et nous voilà reparti pour plusieurs semaines avant d'arriver à trouver un moment où nous sommes tous libres.
Ce matin David étant dispo, nous montons chez lui avec José et Maël du SCM11. Nous amenons de quoi équiper David qui nous avait expliqué qu'il aimerait descendre voir ce qui se passe dans les sous-sols de son jardin et ainsi pouvoir rassurer son épouse qui craignait que le dessous de la maison soit vide. Pour nous c'était plutôt l'image d'une belle cave où laisser vieillir quelques bonnes bouteilles qui était notre pensée première.

Après avoir ouvert le regard, bien fermé par une plaque d'égout. Maël se lance dans l'équipement et descend ce puits de 13m pour atterrir dans une jolie petite salle. Nous envoyons David pour cette descente plein gaz en initiation, puis avec José nous les rejoignons.


Avec José nous allons voir une partie descendante en bas du puits, avant de rejoindre Maël et David qui étaient partis dans une grande galerie qui s'ouvre de l'autre côté. Une centaine de mètres plus loin nous sommes stoppés par un puits d'une dizaine de mètres.

Quatre vieux spits sont visible à son sommet. N'ayant pas descendu de corde nous rebroussons chemin, et nous nous arrêtons en cour de route pour laisser Maël s'engager dans un boyau plus qu'étroit. Il parcourt une dizaine de mètres pour constater qu'il continu mais toujours sans s'élargir. Nous regarderons un peu mieux lors de la prochaine sortie pour le relevé topo.
Avant de remonter nous décidons de jeter un coup d’œil à la partie située en bas du puits. Je remonte donc chercher une corde restée dans le 4x4 de José puis Maël descend ce second puits pas trop large pour constater que sept ou huit mètres plus bas ça queute sur trop étroit.
Nous expliquons à David le principe des jumards et nous ressortons tous.
Affaire à suivre….

Les photos du fond en cliquant ici.
Jean

lundi 14 janvier 2019

Et encore une petite tournée....

SE08 toujours

Dimanche 13 janvier.
Nouvelle séance de levé de seaux, à 7 spéléos toujours motivés.
On avance bien, en premier on déblaye les blocs cassés la veille par une équipe restreinte, il y aura 65 seaux.
Ensuite il faut re-casser et recommencer à lever les seaux ou le bidons lorsque les blocs sont trop gros.
Cela durera jusqu'à 17 heures.

Ça avance, ça avance et on y croit toujours.

Les participants : Véro D, Dominique, Gustave, Joël, Alain D, Alain M et Jean Luc.
Photos : Dominique et Alain M
Alain M

 Le Montaigu et l'enneigement au 13 janvier 2019

samedi 12 janvier 2019

Au gouffre du Coussau


Jeudi 10 janvier 2019

En solo par manque de motivés/ disponibles, j'ai fait ce gouffre bien vertical jusqu'au terminus 1973 à-147m.

À l'entrée CA soufflant de dingue, retrouvé dans l'étroiture à -103m.
Succession de puits bien propres avec, au milieu de la cavité, un remarquable toboggan de plus en plus raide à mesure qu'on approche de la soudaine margelle du P31 !

Dans le fond un siphon à sec avec du sable gris fin et plusieurs grenouilles à -147m.



Une prochaine fois j'essaierai l'autre branche "GSHP 1981" à -157m, mais j'espère pas tout seul car c'est moins drôle... et en plus c'est plus sympa de porter le matos à 2 !




Marc Chanliau

mercredi 9 janvier 2019

Retour à Carcabon


Voilà près de 3 semaines que nous sommes en Espagne à enchainer les dernières sorties de l’année en profitant d’une météo plutôt clémente. D’habitude, celle-ci vire rapidement à la pluie aux premiers jours de janvier mais cette-fois-ci, l’anticyclone semble bien accroché et peu décidé à mettre les voiles. Les niveaux sont au plus bas, il fait froid et sec et tous les sites météos affichent un soleil radieux pour la semaine à venir. Il devient alors évident que c’est « la » fenêtre météo idéale pour aller à Carcabon, d’autant plus que l’année 2018 s’était écoulée sans que nous ayons eu la possibilité d’y retourner. Après quelques échanges téléphoniques avec nos amis de l’AER nous nous fixons rendez-vous directement au bivouac le vendredi 4 au soir. Ricardo travaillant à San Sebastian, il lui est en effet difficile d’être opérationnel avant 18 ou 19 h. De notre côté, nous prévoyons d’entrer un peu plus tôt afin de voir quelques galeries annexes, compléter la topo et préparer le bivouac.
(Participants : Gelo, Ricardo et Cardin pour l'AER et Sandrine et Patrick pour le GSHP/SCD) 


Vendredi 4 janvier 2019

A l’entrée, le froid est vif et malgré le soleil, nous ne trainons pas trop pour enfiler les néoprènes. La fraicheur nous poursuit assez loin dans les galeries d’entrée car, une fois n’est pas coutume, le trou aspire fortement asséchant les parois jusqu’aux premières voûtes rasantes. Celles-ci sont relativement basses mais le boyau, avec les sherpas bien remplis constitue une entrée en matière dont on se passerait bien. Au premier lac, les repères pris auparavant confirment que l’étiage est au plus bas. La partie de plaisir se poursuit ensuite dans un enchainement de puits et d’escalades, toutes aussi boueuses les unes que les autres, menant au second lac. Juste après celui-ci nous pouvons enfin enlever les néoprènes. C’est le début des grandes galeries que nous parcourons comme si c’était la première fois. Au sol, la plupart de nos traces ont été effacées par les crues. Les dunes d’argiles ont été remodelées, les coulées de calcite ont retrouvé leur blancheur originelle et il est bien difficile de ne pas avoir un petit pincement au cœur en pensant que ces énormes conduits sont entièrement noyés une partie de l’année. Sur le chemin du bivouac nous effectuons quelques pauses pour explorer quelques galeries latérales qui, pour la plupart, rejoignent la zone noyée. Arrivés au bivouac, nous ne sommes pas mécontents de constater que nos affaires sont toujours là et au sec. Il s’en faut de peu, car les stigmates des dernières crues sont visibles moins d’une dizaine de mètres en contrebas. 

 La galerie du Bivouac

Après la traditionnelle corvée d’eau qu’il faut ensuite filtrer, nous perfectionnons ce petit lieu de vie qui finit par devenir presque douillet. Nos 3 amis espagnols ne nous rejoindrons finalement que vers 22h30 après 3 bonnes heures de progression. A minuit tout le monde est au lit ; premiers ronflements pour les uns, insomnie qui ne durera pas pour les autres… 

Samedi 5 janvier

Le réveil sonne à 7 h et 2 h plus tard nous démarrons en direction de notre premier objectif. Lors des explos précédentes nous étions parvenus dans un gros réseau fossile que nous avions suivi en amont sur près de 2 km. L’aval n’avait pas été vu et pouvait rejoindre des galeries plus proches de l’entrée en évitant une zone argileuse particulièrement pénible. C’est donc par cela que nous souhaitons commencer.
En une heure et demie nous sommes à pied d’œuvre. Devant nous, une galerie de 20 à 30 m de diamètre nous tend les bras. C’est pour elle que nous sommes venus, que nous avons tirés nos sacs dans l’eau et la boue en sacrifiant un week-end ensoleillé. Voilà, c’est ça l’exploration, cette sensation indéfinissable devant l’inconnu, qui nous rend amnésique aux difficultés et aux bavantes en tout genre et qui fait qu'on y retourne toujours. 

A plus de 2 kilomètres de l'entrée, on progresse encore dans des galeries épisodiquement noyées. L'argile couvre le plafond et les parois et forme de gigantesques dunes où serpentent des ruisseaux temporaires.


La technique est désormais bien rodée. Le principe est simple : on avance au rythme de la topo et devant, chacun se relaie pour reconnaître la galerie et les éventuels diverticules et pour indiquer les prochains points topo. En l'occurrence cela s'annonce plutôt bien car à peine avons-nous progressé d'une vingtaine de mètres qu'un énorme éboulis sur la gauche remonte vers ce qui semble être une galerie supérieure. Pendant que nous poursuivons dans le conduit principal, Cardin est déjà en train d'escalader les blocs pour vérifier si cela est bien le cas. De toute évidence c'est encore du "gros" et il nous annonce s'être arrêté dans une grande salle. De notre côté nous sommes arrêtés par un entonnoir-puits qu'il faut contourner par une vire argileuse. Gelo se charge de l'équiper. 

Gelo dans l'équipement de la 1° vire argileuse

Nous sommes encore dans la zone qui s'ennoie et ce cas de figure va se répéter à plusieurs reprises jusqu'à ce que nous parvenions au sommet d'une grande salle (45 m x 35 m), occupée en son point bas par un énorme siphon à l'eau verdâtre. C'en est terminé de ce côté ; aussi nous retournons dans la galerie vue par Cardin. La pente est raide et cinquante mètres plus haut nous parvenons dans la fameuse salle qui s'avère être un nouveau carrefour. Cette remontée nous libère aussi de l'omniprésence de l'argile propre aux galeries noyées. Nous allons au plus évident et le tube qui mesure pas moins de 25 m de large en moyenne, continue de remonter jusqu'à une centaine de mètres au-dessus de notre point de départ. Une ultime escalade, d'une dizaine de mètres, est réalisée par Ricardo sur des blocs couverts de mondmilch. Au-dessus, une nouvelle salle est percée au plafond par d'énormes cheminées sondées au laser à plus de 70 m. Deux cents mètres plus loin (700 m après notre point de départ) nous butons sur un remplissage qui bouche entièrement la galerie. 

Excentriques vers le terminus.



Retour sur nos pas pour voir un affluent reconnu sur quelques dizaines de mètres par Cardin. Le conduit est plus modeste (2 x 3 m) et quitte l'axe principal, globalement est-ouest, pour remonter sous le plateau en direction du sud. 

La galerie affluente remontée sur 700 m,
présente des formes d'érosion/corrosion remarquables.


La pente est régulière mais s'inverse par endroit car nous sommes dans un maillage de conduits interconnectés avec des amonts et des avals qui se recoupent tout en étant indépendants. Cela n'en finit pas et nous déroulons encore 700 m de topo délaissant de nombreux départs, à droite, à gauche… Revenus dans la grande galerie nous marquons une pause. Il est plus de 20 h et nous commençons à en avoir plein les bottes d'autant plus que le bivouac est encore à 2 h de là. Nous bouclons les dernières visées et prenons le chemin du retour. Au total nous avons relevé 2050 m de topo. Ce soir, il y a du rab de pâtes chinoises et pas besoin de berceuses, d'ailleurs personne ne se plaindra des ronfleurs…

Petit coup de fatigue le soir au bivouac....


Dimanche 6 janvier

Nous ouvrons un œil vers 7 h 30, un peu rouillés certes, mais encore bien marqués par l'euphorie des découvertes de la veille. Le retour se fera tranquillement avant de ressortir vers 13 h 00 sous un soleil radieux mais un froid glacial dans le boyau d'entrée et accueilli par José qui nous offre des boissons chaudes avant de nous accompagner prendre une tournée de tapas dans un bar de Gibaja. 
Il faudra probablement attendre l'été prochain et un étiage prononcé pour poursuivre l'exploration de ce réseau qui est loin d'avoir tout livré. En attendant nous continuons à fouiller le massif à la recherche d'une entrée qui nous permettrait d'échapper aux risques de montées des eaux. Affaire à suivre...


Topographie de la cueva del Carcabon (10660 m ; +190/-23 m).
En violet, les galeries découvertes au cours du bivouac.




Patrick

lundi 7 janvier 2019

Nouvelle séance au SE08

Dimanche 6 janvier, jour de l’Épiphanie.
Ce ne sera pas à la Reine que nous tirerons les Rois mais au SE08, que nous tirerons des seaux une nouvelle fois, ce jour de l’Épiphanie.

Nous sommes 8 à continuer cette désob qui nous tient à cœur.

Le temps froid et couvert ne nous fait pas de cadeau et seule la température de la cavité réchauffera un peu ceux qui seront à l'intérieur.

Pour les autres il faudra attendre le repas du midi avec bien sur la galette, arrosée d'un vin pétillant extra et suivi d'une bouteille de génépi qu’Alain D gardait précieusement au "frais".

Ce seront encore près de 200 seaux ressortis mais cette fois pour la majorité que de cailloux.
Il semble que les alluvions de glaise bien collante se terminent.
Affaire à suivre donc.
 
Les participants : Véro D, Dominique C, Gustave A, Jean Claude, Joël, Alain M, Alain D et Jean Luc.


Photos : Dominique et Alain M

Alain M

vendredi 4 janvier 2019

Soucisses, Chador et Sourisdans....


Jeudi 3 janvier, Jean Claude, Joël, Serge, Bubu et Alain M

Première sortie de l'année, nous retournons du côté des Mailhoucost avec pour premier objectif le Puits des Souscisses découvert la semaine précédente.
Il fait un froid sec mais le soleil commence à poindre son nez au-dessus de la crête des Pernes, prémisses d'une magnifique journée.
 
Montée rapide et nous nous retrouvons à l'entrée de la cavité.
Le courant d'air est aspiré et bien marqué, comme la semaine précédente.
Quelques nettoyages de l'entrée et Serge part en premier.
Dès le début du puits calcaire, ce sont de nombreux blocs qui se détachent et qu'il faut nettoyer pour assurer une sécurité maximum.
Tout est broyé et la descente se présente bien "craignos". Il pose un amarrage et descend légèrement.
Cela devient étroit.
Jean Claude le rejoint pour guider la corde et récupérer le matos d'équipement qui le gêne.
La descente sera de courte durée car 3 mètres plus bas le rétrécissement ne permet pas de continuer en l'état.
Nous aurons un fond provisoire mesuré à -7, c'est vraiment décevant. Les hypothèses développées par Patrick en 2014 se confirme mais comme le rêve et l'espoir font vivre, nous avons quand même insisté. Voir ici l’article de 2014.

Remontée, déséquipement et pause casse-croûte, mine de rien il est déjà midi 30.

Après une bonne collation accompagnée de délicieuses truffes au chocolat (merci Colette) et d'un bon café (merci Joël), nous redescendons légèrement direction le Chador.
Au passage nous regardons le Sourisdans (!), il a été exploré il y a plus de 4 ans maintenant.

Le Chador, c'est une petite entrée entre les racines d'un gros hêtre, avec un courant d'air soufflant, chaud, bien marqué.
Ayant apporté le matériel de désobstruction, c'est rapidement que l'entrée devient à taille humaine.
Serge descend en premier. Le départ que nous voyons tout droit est bouché et la suite est vers le bas.
Il faut encore pas mal d'efforts pour gagner un petit mètre et se rendre à l'évidence, la suite est trop étroite et nécessiterait de très gros travaux.

Vue sur un mètre de plus, avec blocs, terre et vent diffus. Rien de bien engageant.

Il est près de 16 heures, nous entamons la descente par le sentier du milieu.
Le film de Jean Claude à ce lien.

Alain M