samedi 30 novembre 2013

Shatzy ...un joli petit nom

Samedi 30 novembre

Petite sortie dans le gouffre pour m’entraîner à l'équipement léger et la remontée sur corde.
Le Shatzy c'est avéré  très adapté à mon objectif, puisque alternance d'étroitures et de puits plein vide : tout ce que j'aime quoi! 
 
Je ne suis pas allée jusqu'au fond, j'ai utilisé mes 100m de cordes, jusqu'au dernier mètre et puis je suis  remontée tranquillement en écoutant les gouttes d'eau tomber. Sortie ZEN .On est drôlement mieux sous terre en ce moment avec le temps "pourri" qu'il fait, j'avais vraiment pas envie de ressortir de la cavité. 

Véro

mardi 26 novembre 2013

Ehujarre, la sortie mensuelle


Lundi 25 novembre, Patrick, Sandrine, Gilbert et Alain M.

Le rythme d'un bain de siège par mois semble être tenu, comme sur une ordonnance et en cette fin novembre une nouvelle visite de travail s'impose dans notre souffleur préféré.
Nous sommes 4, sans compter l'eau qui s'invite à la sortie mais comment l'en empêcher ?
La neige est légèrement présente à l'entrée de la cavité mais il n'en tombe plus et à priori c'est le beau temps qui revient, sur!
Patrick et Sandrine ont ressorti des penderies leur vielles combinaisons texair, bizarre, bizarre.
Gilbert et ma pomme avons nos combinaisons classiques, même que la mienne n'a  plus de renfort au derrière, on verra bien.
L'équipement est rapide, il ne fait pas chaud dehors et on devrait être bien mieux à l'intérieur! 
Hélas il est bien connu qu'en hiver le trou aspire et aujourd'hui n'échappe pas aux autres jours. Le courant d'air glacial s'enfonce dans la galerie, nous balayant et nous rafraichissant à souhait.
A remarquer que sur les 30 premiers mètres, la cavité est complètement sèche, c'est chouette.
Hélas, au passage du premier soupirail qui donne sur une suite un peu plus naturelle, l'eau est bien là, qui coule tranquillement. Le premier ramping nous donne déjà une bonne impression.
Heureusement, ensuite c'est un peu plus grand et on se relève, on marche normalement, pas à 4 pattes ou en rampant.
On atteint la rotonde, petite galerie perpendiculaire où l'on se tient debout, cote à cote mais surtout à l'abri du vent. C'est très important. 
On se réparti les taches, on défait les kits et on se met en place.
Le chantier est très simple : déplacer des blocs sur plus de 20 mètres dans une galerie avec un passage en chicane, où l'on est allongé, le cul dans l'eau pour certain, avec impossibilité de se retourner, à l'aide d'une corde et de 2 bidons servant de petit chariot. Facile, non.
Et c'est parti pour une séance : Gilbert à toi, Ok, crac crac, le chariot bidon part. Sandrine à toi, crac crac, le chariot repart après avoir changé de corde. Alain à toi et le chariot vide revient, au passage il flotte au niveau du sol, et oui, il y a de l'eau.
Cela va durer, durer jusqu'à une petite pose pour le paillage qu'a préparé Patrick. Ouf, un peu de repos. 
Et cela reprend, uniquement ponctué par le casse croûte, dans la rotonde qui sert de salle à manger mais dont la taille rétrécie comme une peau de chagrin, blocs de cailloux oblige.
Mais le point très positif, c'est que le travail avance et même très bien. La grande lame (voir CR d'octobre) n'est presque plus qu'un souvenir et après, la fissure semble une nouvelle fois s’agrandir.
Ce sera le froid qui nous aura et nous fera remonter, d'ailleurs cela fait 8 heures de travail, bien suffisant.
Nous débauchons, Gilbert et moi, en remontant nos kits et les batteries vides mais pas moins lourdes. 
Sandrine et Patrick nous rejoignent quelques minutes plus tard, il fait noir mais il ne pleut pas.

Retour à la frontale pour un bon repas chaud et une bonne nuit réparatrice à Arakoreix.

A suivre...

Alain M



dimanche 24 novembre 2013

Changement de saison

1 mois sépare ces 2 photos... L'été approche !
(Photos Jean Marc)

 24 octobre 2013


23 novembre 2013

Maradero suite et fin......

Nous étions 4 pour retourner au Maradero : Véro D, Alain D, Jean Marc et Bubu.
L'hiver est là et il faut jongler avec la météo. Il n' y a qu'une petite heure de marche par "la voie normale"et malgré quelques flocons, on arrive pas trop mouillés à l'entrée du trou. Deux équipes se forment : Véro et Bubu pour l'escalade du fond et Jean Marc et Le Dol's pour la topo.

Bétharramesque......

 Le départ de l'escalade est plein vide. Pour planter le premier goujon, la technique n'est pas très académique du genre blocage de l'étrier avec le dos, marchepied sur les épaules, ... C'est la première fois que Véro fait de l'artif mais elle comprend très vite. Elle est impressionnée par la performance du perfo bien qu'il soit un peu lourd...
3 goujons plus tard, elle peut se mettre en oppo et passer le dernièr passage un peu étroit. Elle débouche dans une petite salle mais c'est la base d'un puits remontant de 7 mètres. C'est d'ailleurs par là qu'ont du tomber les os qu'on retrouve dans la salle et par là qu'a du passer la chauve souris qui nous tourne autour. Du coup , il doit  y avoir une autre entrée et une petite traversée sympa à faire.

Il y a de la vie sous terre

On redescend en déséquipant et les topographes arrivent. On refouille une dernière fois mais tout semble bouché cette fois ci. On considère le trou comme terminé.

On mange au fond, la température est bien meilleure que dehors. Repas arrosé de Montalbanais comme il se doit !
Arrêt sur Montalbanais....

Retour en surface et descente dans la foulée jusqu'aux voitures avant qu'il fasse nuit. On aura les plus grosses difficultés à empêcher les 2 jeunes de redescendre tout droit ! D'ailleurs Jean Marc est déjà en train de glisser tout shuss dans la pente! Fin de l'aventure du Maradéro. On se sera bien régalé. A moins qu'on trouve l'autre entrée ? Attendons le report topo .....



Fin de l 'aventure
(CR: Bubu; Photos: Jean Marc)


Grotte ou mine ?


Samedi 23 novembre, Patrick, Sandrine, Serge, Joël, Étienne et Alain M
Ce mois de novembre la météo n'est vraiment pas avec nous et les weekends s'enchainent vraiment pas très beaux.
Il faut quand même se dérouiller et racler un peu les fonds de tiroir pour trouver des objectifs viables à peu de marche.
La sortie Quéou a été abandonnée suite à des précipitations importantes sur le massif et prévisions aqua-météorologiques calamiteuses mais l’on va quand même faire quelque chose.
Serge nous ressort de dessous le coude un objectif qu'il avait vu il y a longtemps. Il s'agit, en rive droite de l'Arriou sec, d'un départ de grotte ensablée et qui a peut être été, dans des temps très lointains, une sortie d'eau de rivières en provenance de l'Isarce. Il faut rêver, c'est facile.
Nous voilà donc partis, tout les 6, armés de pelles et de pioche, pour une séance de "vidage" d'une pseudo galerie ensablée.
Une petite demi-heure de marche accompagnée de quelques flocons, passage au travers d'une battue au chevreuil mais en terrain découvert, nous sommes heureusement très visibles et nous voici à pied d’œuvre.
Il s'agit certainement d'une ancienne mine déjà repérée par le club en 1996 mais le petit départ ressemble plus à une grotte naturelle qu'à un tunnel artificiel creusé de la main d' l'homme.
Nous sommes un peu abrités par les buis et d'ailleurs il ne neigeote presque plus. Un feu est allumé afin de se réchauffer et le travail peu commencer.
Ce départ a servi d'abri certainement aux bergers ou aux chasseurs et nombre de bidons, certains encore pleins d'eau, jonchent le sol et sont plus ou moins enterrés.
Le travail se présente bien, la galerie étant colmatée par un peu d'argile sur quelques centimètres et ensuite un sable fin, digne d'une plage d'un autre temps.
Quelques blocs plus importants auront droit au paillage traditionnel. Le chantier se dessine, prometteur, y'a qu'à sortir les limons. Joël en profite pour étrenner une belle pelle américaine toute neuve, c’est la joie.
Malheureusement, en cours de travail Patrick s'aperçoit qu'une grande dalle faisant partie de la paroi de droite, semble se décoller. Nous l'avions prise pour la paroi mais après quelques efforts à la barre à mine, c'est un bloc de plusieurs tonnes qui descend de 30 cm et vient nous barrer le passage.
Deux nouvelles pailles auront raison de lui mais nous sommes en bout des batteries et il faudrait encore pailler les restes qui sont énormes.
Ce sera pour une autre fois et d'ailleurs il est déjà 16h30, le noir commence à tomber.
A la prochaine fois.

Alain M

vendredi 22 novembre 2013

Sortie ESB vue par une Tachoute

Sortie technique à la Bouhadère


Rien de tel qu'une bonne petite grotte, comme la Bouhadère, pour s'entraîner aux techniques sur cordes d'autant plus que ce dimanche 17 novembre nous sommes descendus jusque dans la salle inférieure. Le rendez-vous fut donné au local du CDS à St Pé vers 12 h 30. Miguel, responsable de la sortie, Laurent, coordinateur de l'école de spéléo et Yannick, jeune licencié ont équipé la cavité dans la matinée et le temps qu'ils reviennent, Jonathan a commencé la distribution du matériel. Nous étions 9 au total avec en plus William, Sandrine, Pauline, Zacharie et Maël. Les dernières vérifications effectuées, nous nous sommes rendus sur le parking avant de rejoindre la cavité d'un bon pas. Très vite on s'est retrouvé pendus sur corde, en effet il y avait très peu d'attente du fait d'un équipement en double sur les deux puits d'entrée de la Bouhadère. Une moitié au premier puits avec Laurent, une autre au deuxième avec Miguel et tout le monde s'est rejoint 10 mètres plus bas pour continuer l'avancée sous terre. Quelques petits efforts fournis par endroits, quelques chauve-souris accrochées ici et là et nous avons atteint le départ de la descente vers la salle inférieure. Avec un équipement en double, nous avons eu le choix ! Descente directe plein vide ou descente avec arrêt à un étage, le fractionnement. Tandis que Miguel s'est positionné au fractio, Laurent a choisi la corde ultra-rapide et Jonathan s'est tenu au départ pour vérifier les gestes des spéléos débutants. Je (Sandrine) suis descendu par le fractio et j'ai rejoint Laurent dans la salle inférieure. Tandis qu'il contre-assurait la descente de Maël, je surveillais celle de Pauline et ainsi de suite. Une petite visite s'est imposée et après avoir satisfait notre curiosité dans le méandre de la salle nous nous sommes attelés à la remontée. Une corde lisse c'était trop simple ! Jonathan a décidé qu'un nœud serait le bienvenu et Miguel sur sa remontée vers le fractio a laissé derrière lui un gros nœud. Laurent, Yannick et William ont pris l'ascenseur direct tandis le reste du groupe a très bien réussi l'exercice. Retour vers les puits d'entrée dans la bonne humeur, allez...quelques gros mots sur la dernière remontée sur corde, un peu de fatigue peut-être ? Et surprise, dehors il fait nuit ! Cela fait tout de même un peu bizarre de sortir du noir pour allez vers le noir, les frontales seront resté allumées un peu plus longtemps ! Ce fut une agréable journée, comme toujours en spéléo.

dimanche 17 novembre 2013

Du coté de Mourichi...


Samedi 16 novembre.
L'automne semble déjà vouloir se transformer en hiver et il va falloir jongler avec la météo si nous voulons continuer à sortir.
Ce samedi, un tout petit créneau météo semble favorable, nous en profitons pour une petite sortie. Objectif du coté de Mourichi, 2 cavités repérées à la Toussaint par Jean Claude. Nous sommes 5, Sandrine et Patrick, Jean Claude, Bubu et Alain M.
Le départ est au sentier de Bénac et de très nombreuses voitures sont présentes, une battue est en cours. Heureusement, sur la zone où nous allons nous ne risquons rien.
Il nous faudra une demi-heure pour atteindre la première cavité, le Trou de la Toussaint. Son entrée a été élargie mais elle n'a pas encore été pénétrée.
C'est Sandrine qui y descend, assurée par une corde. C’est de la désescalade.
Malheureusement, après 4 mètres de descente, c'est terminé, cela se pince sans possibilité de suite. Petit croquis et mesure et nous nous dirigeons vers le deuxième trou, le Trou de la Houn de l'Esquerro. Il n'est pas très loin du premier et nous le retrouvons facilement. Nous sommes même au soleil, il fait beau pour l'instant.
Il faut agrandir l'entrée et nous nous y affairons. Ce sera vite fait. C’est Patrick qui descend, là aussi d'environ 4 mètres. Une petite suite est entrevue entre 2 coulées stalagmitique mais le travail d'agrandissement serait trop important. Cavité terminée.
Nous cassons la croute, il est déjà midi.
Ensuite nous redescendons pour voir un départ dans une doline. Nous remuons de la terre mais le travail semble très important et nous abandonnons le chantier.
Retour par la châtaigneraie, nous remplissons nos poches et au passage Patrick redescend le Puts du Sarrat de Mourichi, histoire de vérifier s'il est bien terminé. La réponse est oui.
Nous redescendons aux voitures, il est 15h30, la pluie se remet à tomber.

Alain M





 Arrivée au Puts du Sarrat de Mourichi

Voyage dans le temps

Dimanche 17 novembre. Jean Marc et Véro.



Une grimpette dans la neige, puis une descente en rappel pour arriver, les mains gelées malgré les gants à..... un petit trou de rien du tout; une étroiture de départ avec un courant d'air et de très belles stalactites de glace qui barrent l'entrée....
et c'est parti pour l'aventure !



Cela n'avait rien de bien engageant. On pose la corde (60m), et hop c'est parti: un ressaut, un autre, un plancher, le vide, des étais partout c'est la zone Mikado.



Le but du jeu est de passer entre les étaies, quelques mètres de travers banc et hop une autre descente,j'y vais, on verra bien où la corde s’arrêtera. Ça parpine dur: un bloc part et j'entends un gros "ploufff", je me retourne face au vide et je vois un magnifique lac souterrain sous mes pieds (j'en avais rêvé de voir ça un jour). J'étouffe un YESSSSSSSSSSS pour laisser le plaisir de la surprise à Jean Marc et me met à l’abri ; il arrive tout aussi émerveillé que moi.
Nous l'appellerons la zone du lac clair . On se dit que vraiment c'est génial d'avoir trouvé ce coin et qu'on à bien fait de venir. On remonte alors une petite trémie , je descends une petite cascade pour jeter un coup d’œil à l'autre bout du lac, passe sous un bloc, un laminoir et je hurle à Jean Marc ""yaouuuuuuuuuuuuuuuu" ça passe :c'est l'autoroute",on y est! :  des échangeurs,des carrefours à n'en plus finir , des laquets d'un bleu cyan profond , des coulées d'émaux blanc , des panneaux de signalisation pour ne pas se perdre...



On croyait avoir tout vu et bien non , nous arrivons à la gare , des aiguillages des machines d'un autre temps ; Jean Marc et moi les yeux écarquillés de voir tous ces objets témoin d'une histoire humaine forte que nous voyons se dérouler dans notre imaginaire ; du pur bonheur !
Des espaces démesurés,de merveilleuses machines, des couloirs à n'en plus finir...Une palette, que dis-je un concert de couleurs, des ocres, bleu ,rose, noir, blanc et j'en oublie .Nous nous retrouvons à nous promener dans un tableau de peintre et jouer avec les couleurs.


Mais l'heure tourne et il faut penser à remonter. Pourtant aucun de nous 2 n'a envie de repartir. Nous remontons donc à la surface juste avant la nuit qui nous rattrapera sur le chemin du retour . 

Une petite toilette à la neige avant le départ, dehors il fait froid, on ne traîne pas . 2 à 4 km sous terre .Ce fut tout simplement une merveilleuse journée.

Véro


mardi 12 novembre 2013

Obstruction

Mines de Baburet, lundi 11 novembre 2013
Par Jean Marc

Non, nous ne parlerons pas éternellement de désobstruction. Rien ne se perd, rien ne se créé tout se transforme.
Obstruction

A Baburet, comme dans de nombreuses mines, notre terre reprend ce qui a été creusé : ainsi va la vie. 
La roche a trop vibré, la terre retrouve son intimité. 
Parcourir le travers- bancs 685, c’est un adieu, la roche est superbe mais si fragile. 
Au pied du dernier effondrement le mille feuilles s’ouvre en accordéon : la roche vit....


Ouverture du mille feuilles

Comme dans tous compte rendu, l’exploration se finit par quelques photos et une rapide topo en 4D : distance, azimut, pente, gauche, droite, haut, bas et temps qui passe.



Topo 1925 (Faire et savoir faire)

dimanche 10 novembre 2013

Tout ça... pour ça !

Samedi 9 novembre 2013 : petite virée au gouffre de Soumoulle.
Après une première reconnaissance en octobre dernier il nous fallait retourner à tout prix voir ce trou avant l'hiver car s'ouvrant à 1300 m, on risquait bientôt d'y rencontrer un peu de neige si la météo venait à se dégrader. Pour mémoire, le gouffre en question avait été découvert par Jean-Claude, puis descendu quelques temps plus tard (voir CR du 12 octobre dernier  ici).
Nous sommes donc 5 à nous retrouver aux Oules pour cette-fois ci monter par l'Arriusec (Alain D., Etienne, Joël, Sandrine et Patrick). Sur le papier, l'itinéraire est assez simple puisqu'il suffit de suivre le fond de la vallée sur 2,7 km puis remonter jusqu'au trou en suivant l'arête du Soum de Moulle : 900 m de dénivelé, pas de sentier sur l'arête et on oublie de regarder les courbes de niveau qui se chevauchent presque dans le bas de la montée. Dés le départ, ça commence très mal lorsqu'Alain, en ouvrant son sac, constate qu'il a oublié son casse croûte. Le pauvre n'aura même pas le temps de mettre ses chaussures avant de se retrouver plongé dans une hypoglycémie profonde (tremblements, regard vitreux, mollet fuyant...). Heureusement, il s'aperçoit qu'il n'a pas oublié la bouteille de Château Cahuzac (il a de drôles de fournisseurs !) et cette découverte suffit à apaiser ses souffrances...
Le sentier de l'Arriusec est toujours aussi long surtout que le ruisseau coule bien et chaque traversée nécessite la plus grande attention pour ne pas se retrouver à l'eau. Arrivés au bas de l'arête nous n'avons gagné que 200 m, il en reste 700 pour arriver au trou. Les 400 premiers se font dans les buis heureusement pas trop serrés, mais c'est raide. La suite est plus agréable car la forêt s'éclaircit et il serait même tentant d'en profiter pour prospecter. Nous parvenons au trou 3 h plus tard et visiblement cet itinéraire n'est pas meilleur que celui par les cols d'Andorre et d'Espadres. 

Comment soigner l'hypoglycémie, version Alain...

Avant de descendre, il faut d'abord soigner l'hypoglycémie d'Alain devenue quelque peu contagieuse. Damned ! Etienne s'aperçoit que lui aussi a oublié ses victuailles à l'exception d'une baguette de pain.. Heureusement au GSHP, nous sommes solidaires et je peux vous garantir que nos deux compagnons n'ont pas perdu un gramme dans cette affaire. 
Ayant réglé le sort du sieur Cahuzac, nous descendons dans le trou qui s'avère beaucoup plus humide que la dernière fois. Le courant d'air est sensible sans être très fort. 

Étienne dans le puits d'entrée.


Deux pailles règlent le problème de l'étroiture de -18 m. Derrière, un laminoir incliné plonge dans un petit puits que nous préférons équiper. La suite n'est pas terrible car, après s'être élargie ponctuellement, la diaclase se pince à nouveau et il en va de même pour deux laminoirs creusés dans le pendage. Nous gagnons encore quelques mètres (-24 m), mais d'un commun accord, il est décidé d'abandonner. 

 La diaclase de -15 m, juste avant le passage désobstrué.

Nous ressortons en faisant la topo et en récupérant la massette que nous avions perdue la fois précédente. Dehors, le ciel s'est bien couvert et pour varier les plaisirs, nous décidons de descendre tout droit à l'aplomb du trou pour retrouver le sentier de l'Arriusec. Le GPS sera bien utile pour viser au bon endroit, c'est à dire juste avant que ce dernier change de rive. Il nous faudra deux bonnes heures pour regagner les voitures. Tout ça pour ça...


CR Patrick

mardi 5 novembre 2013

Dans le Bassia

Gouffre du Bassia… par Olivier

Pour le week-end de la Toussaint, Jérémie et moi sommes allés au Gouffre du Bassia. Premier grand gouffre pour Jérémie !
Arrivés le jeudi 31 octobre, nous installons notre campement et allons mettre en sécurité les abords du gouffre. En effet, depuis l’exercice secours régional de 2008, le barbelé qui était en place n’avait pas été remis. Il est temps de remettre tout cela dans l’ordre…

Le vendredi 01 novembre, c’est la descente. Il fait beau et il y a un bon courant d’air. Nous devions aller jusqu'à  - 150, à la salle du Gour, mais faute de cordes, nous nous arrêterons à – 120 m.
Toute la remontée sera filmé histoire de garder de bons  souvenirs pour Jérémie et moi, mais surtout pour Jérémie pour son premier – 120 m.




Nous avons mis cinq heures aller et retour, équipé et déséquipé.
Bravo Jérémie et à bientôt pour la suite !!!
Olivier

la Grotte de la Cascade

La Grotte de la Cascade… par Olivier

Nous sommes allés Jérémie et moi donner un coup de main à Frédo  et Fred afin qu’ils puissent plonger la Grotte aux Lacs dans les gorges de Kakuetta à Sainte Engrâce. Nous avons participé au portage du matériel plongée jusqu’à la Grotte aux Lacs.

L’objectif de cette plongée était de vérifier en profondeur le S 2 et de jeter un œil nouveau sur le post-siphon. Le compte rendu de cette explo sera publié dans l’Arsip Info.
En attendant le retour de nos deux compères, Jérémie et moi allons faire un tour à la Grotte de la Cascade. Il fait beau et la cascade ne crache pas trop. Ambiance et superbe paysage assurés !

Ici un lien vidéo de notre petite escapade :  http://www.youtube.com/watch?v=plJZRTERR7A&feature=youtu.be

Une bien belle journée !
Olivier

lundi 4 novembre 2013

26 ans et 40 mois...

Weekend Co-J régional à la Coume du 2 et 3 novembre. Par Anaïs.
Ma participation est tolérée en raison de mon âge déjà avancé !!
Les week-end Co-J sont toujours l'occasion de pratique intensive, de découverte de belles cavités et de rencontres sympas. Celui-ci ne fait pas défaut !
Nous sommes deux à avoir 26 ans et quelques mois, tous les autres participants sont jeunes, beaucoup entre 12 et 16 ans ; cela fait plaisir de voir ce sport partagé par tant de générations. La relève s'avère très brave, les jeunes exécutent « les commandes » d'équipements sans que cela leur pose de problème : là tu poses un rappel, une dév', un fract... Rien ne leur fait peur. Peu de questions, ils maîtrisent (malgré quelques remaniements) !
Aux côtés des jeunes, des cadres dévoués et doués, des initiateurs aguerris, des moniteurs tout jeunes stagiaires. Ils donnent de leur temps, partagent leurs connaissances pour que tout le monde prenne du plaisir. Je suis admirative et apprécie ces dons.
Puis un duo de choc aux cuisines, ce qui nous donne aussi du baume au cœur quand il fait froid, que la fatigue sous terre se fait sentir ou que l'effort s'intensifie. Samedi après-midi, au cœur de la traversée Henne Morte-Comingeois, nous aurons ainsi entendu une bonne dizaine de fois « Ah ! Vivement ce soir la blanquette !! », même si nous étions fort bien au milieu des rappels, des crapahuts et des chemins qui mènent tous à Rome (phase préférée de Jean-Phil) mais pas forcément à la sortie !!
Vendredi et dimanche, des sorties « doubles » : Vendredi « Raymonde-Du Plessis » et dimanche « Les Indomptables-Hérétiques ». Les uns entrent d'un côté, les autres de l'autre et les groupes se croisent au milieu. Chacun équipe la première partie puis déséquipe la deuxième partie faite par l'autre. Cela laisse libre court aux commentaires « mais ! Il sert à rien ce nœud », « la dév posée ici nous aurait éviter de nous mouiller autant !! ». Chacun ses choix et en matière d'équipement, je découvre les multiples possibilités qui s'offrent à nous : Réfléchir à l'entrée, aux frottements mais aussi à la sortie, à la taille des participants, au confort-inconfort...
Les bois sont magnifiques en cette période. Nous prenons parfois le temps de les apprécier (à la recherche de l'entrée de Henne Morte) ou moins (dimanche la pluie nous tient compagnie, ce qui intensifie notre rythme de marche). Le spectacle, sous terre comme sur terre, est exquis.
Je rentre donc dimanche soir, toute tachetée de bleus et courbaturée mais heureuse, avec la sensation d'avoir progressé et l'envie d'y retourner. Vite !!

EXCLUSIF : Daisy et Donald font partie du GSHP de Tarbes

De notre envoyé spécial Donald P



Nous les avons surpris ce jour dans un paysage fantastique à la recherche de la pierre violette. Poursuivis par le mineur de Lucky-Luke qui s’est trompé d’histoire, ils doivent leur salut à une sortie secrète trouvée par hasard au bout de la galerie au-dessus de la descenderie, par-dessus la trémie, après le travers-banc provenant du grand trou surplombant la cavité bourrée de cailloux tous près de chez nous.

Bref, on n’a pas fini de s’amuser !

That's all folks !





JM P