lundi 24 février 2014

Un petit tour au souffleur du Tucou


Dimanche 23 février, par Véro D

En compagnie d' Isabelle (la compagne de Jean Marc), et de ma sœur Marie.


Quelques photos du trou qui ne soufflait pas aujourd'hui. 
Au fond de la cavité la désob ne semble pas trop compliquée. 




En surface l'attente était plutôt sereine et à la sortie la sieste s'imposait .


Superbe journée ensoleillée ! Enfin !!!!!!

A propos de la formation "communication"

Courrier de Véro D à ses compagnons de l'équipe téléphone.
CR de la sortie spéléo secours du 22/02/2014 pour les absents

Salut les gars,

Nous nous sommes retrouvés à une bonne trentaine dans la salle des fêtes de Saint Pé (CDS 32 et 65) et on a commencé la journée par une explication sur le pourquoi du SSF, puis sur la mise en place du PC et du PCA et l'intervention des différentes équipes pour en arriver de manière très pédagogique à l'importance de la communication et  l'importance d'un langage succinct précis et clair.
Il ne faut pas hésiter à faire répéter chaque info pour confirmation. On a insisté sur la fréquence des appels, le positionnement des différents postes dans des endroits stratégiques: "tête de puits", entrée ou sortie d'étroitures , de trémies....; 

Son rôle: transmission des informations 
Son importance: trouver une solution rapide en cas de non fonctionnement (TPS / filaire/estafette) utiliser la complémentarité des différents systèmes. 
Puis on est passé à la présentation des moyens et les outils pour communiquer en salle avant de l'utiliser "in situ" l'après  midi.

Surface :
Téléphones mobiles, Téléphones fixes, Téléphones satellite, Les radios communications, Les appareils portatifs Talkies-Walkies ...
Sous terre:
Système Nicolas ou TPS, Téléphone filaire, Message écrit navette. Nous avons travaillé sur l 'appel et le passage de messages.


En ce qui concerne le filaire nous avons utilisé le matériel porté par Joël D (32) qui est constitué d'un fil légèrement plus gros que notre "léger" et franchement plus fin que notre "lourd" . Le fil était conditionné en bobines à dérouler;  il n'était donc pas dans un kit : ce système s'est avéré correct sur une cavité horizontale mais ne m'a pas vraiment convaincu ; l'enkitage me parait permettre une progression nettement plus rapide. 
En ce qui concerne notre matériel, la différence entre notre fil "léger" et le "lourd"est très importante, il faut tester la solidité du léger ainsi que l'efficacité des clips de contact  pour le placement des speleophones intermédiaires . Voir également ce qu'il est nécessaire d'emporter pour faire des "dépannages express" sous terre ainsi que remédier à des situations particulières .(je réfléchi sur le sujet et je vous soumettrai le fruit de ma réflexion, vous êtes invité à en faire de même ..smile)
Après la matinée en salle et un super apéro, direction la Ferme Espiaube et le Bujoluc pour la mise en pratique. Pas de problèmes particuliers pour passer le fil avec une bonne fiabilité même dans les étroitures très ponctuelles. Le fil que nous avons utilisé est légèrement plus important que notre "léger" et semble fiable, Joël D m'a confirmé ne pas avoir eu de problème de rupture de ligne avec.
Nous avons terminé la journée par un débriefing, au soleil, devant la Ferme Espiaube : la circulation des informations, les problèmes rencontrés et le timing .

Voili voila , vous m'avez trop manqué les p'tit gars snifffffffff !
Vous ne me faites plus le coup, la prochaine fois on y va tous ensemble ! Sinon je reste sage et je ne dirai  plus de "conneries". ...enfin j'essayerai.

Véro

dimanche 23 février 2014

A Alain le Vendéen !



En aurais tu trop fait ?
Pour acquérir ce trophée,
De toutes ces années,
Qu’au pied des Pyrénées,
Tu as passées ?

Te restes-t-il un peu d'amertume,
Loin de tes natales dunes ?
Mais le soleil flamboie, à st gilles de croix,
Aussi bien que des Pyrénées et sur son toit ...

Tout cela, pour nous, tes amis, autour de toi,
Tu l'as bien mérité, ce petit trophée,
Mais aussi toute notre amitié,
C’était bien peu, pour te remercier !!!

J.Toine.

Qu'il est beau ce calcaire urgonien, avec ses gros fossiles !



Février en Cantabrie par Serge
Ce lundi 18 février, est consacré à une prospection sur le secteur au dessus de la Carréra.
 Sandrine et Patrick avaient repéré plusieurs trous, dont un en fond de doline.
Quelques gros blocs sont  arrachés en vitesse, avec une sangle et un bout de corde, pour dégager l'entrée.
Sandrine équipe un P10 et nous accédons à une caverne assez grande mais vite colmatée, en aval, par de l'argile. Que làstima!!
Nous irons, ensuite, déposer du matos à l'entrée d'une future désob, sans manquer d'y envoyer une première salve, histoire d'alléger un peu l'accu du perfo.

Le lendemain nous allons dans la Carréra, terminer l'exploration d'une belle galerie.
Après une fouille systématique, nous découvrons un départ, qui s'enfonce dans une faille, et nous mène sur un P20 qui queute sur trop étroit: «pas de CA". Le coin a été complètement colmaté par des remplissages et repris ensuite.

Mercredi 20 : direction l'entrée titanesque de la Cayuéla.
La topographie indique un réseau avec des points d'interrogation "insupportables".
Notre topo, n'est pas des plus complètes, mais heureusement, Patrick est un bon guide. Les points d'interrogation se transforment en un enchevêtrement de conduites forcées sans dessus dessous.
Certains boyaux ont des traces de passage d'autres sont vierges, avec un point commun : un accès sur un méandre actif, qui sert de repère.
Après une séance topo en règle, c’est le retour.

Jeudi 21  dernier jour moi.
Sandrine et Patrick me montrent l'étendue de leur fabuleux réseau de la Gandara, et m'expliquent "in situ" son fonctionnement.
Sur le lapiaz, nous descendons trois grosses entrées pouvant donner sur des affluents.
Au fond d'un P20, nous suivons un beau méandre d'un mètre de large, qui se ferme en une étroiture, avec vue sur un mètre cinquante, un bon vent aspiré et de l’écho .
Je pense que je vais y retourner dans cette région !!!
Serge

vendredi 21 février 2014

Trophée du Bénévolat


Pour la troisième année, le Comité Départemental Olympique et Sportif 65 et le Comité 65 de la Fédération Française des Médaillés Jeunesse et Sports ont décidé de s'associer afin de fêter et récompenser les bénévoles sportifs du département, en particulier les obscurs, ceux qui travaillent dans l'ombre à toutes ces tâches peu spectaculaires: ceux qui entretiennent, qui accompagnent, qui sont toujours disponibles pour la bonne marche de nos clubs et associations.  Ils ne seront que 4 à être récompensés sur tous les sportifs des Hautes Pyrénées.

C'est Alain Massuyeau, celui que nous appelons amicalement "le Mass", qui cette année a été choisi par ces 2 organismes pour recevoir un trophée pour plus de 35 ans de bons et loyaux services à la cause de la spéléo dans la catégorie «L’obscur indispensable »! Pour un spéléo, ça ne pouvait pas mieux tomber.

Voici ce qu'avait écrit Jean Luc en proposant son dossier: 
"Toujours présent dans les actions du Comité Départemental de Spéléologie, depuis de nombreuses années, Alain met ses qualité de bricoleur à notre service, avec efficacité mais toujours avec discrétion. Son travail de passionné nous permet de faire avancer des dossiers vitaux pour notre activité.
Sans le travail d'Alain, de nombreuses actions cu Comité Départemental ne pourraient voir le jour.
Etre pour une fois sur le devant de la scène est pour nous une reconnaissance de son travail sur le terrain."

Pour des raisons personnelles, il n'a pas pu être présent à la cérémonie de remise des trophées du 3 décembre.
C'était sans compter sur le fait que Jean Luc  a très bien fait les choses, et lors de l'assemblée générale du CDSC 65, il a reçu directement le trophée des mains de Jean Yves Mouret, Président du CDOS, sous les hourras de tous les spéléos présents .
Bravo Alain.



jeudi 20 février 2014

Histoire sans parole

Amis de la poésie, bonjour... par Véro D

Derniers mètres dans le puits du Maradero : instant magique,  lumière envoûtante,  mais où est donc passé merlin l'enchanteur?
Si comme le dit Baudelaire : "Toutes les beautés contiennent quelque chose de transitoire, d'absolu et de particulier." alors c'était tout simplement beau ...

La vie, c'est ça : un bout de lumière ...

mercredi 19 février 2014

Nouvelles combis néoprène.


En avant première une photo des nouvelles combinaisons néoprène pour pratiquer en  rivières souterraines: super promo! 






mardi 18 février 2014

Maradero et trou au dessus

Lundi 17 février, par Véro D



Je suis montée au Maradero , j'ai planté un spit pour mettre enfin une vraie dév et j'ai cherché un bon moment un passage entre des blocs. J'ai trouvé des passages que je n'avais jamais vu avant mais qui sont vite impénétrables à cause de blocs ou (et) éboulis.
J'ai pas tout fini d'explorer mais j'étais crevée à force d'étroitures alors je suis remontée et j'ai fait quelques photos du trou se trouvant juste au dessus vite fait .



J'y retournerai,j'ai encore des "coins" à voir, je sais que ça doit passer quelque part, mais ou??????cette cavité est un vrai mystère.  
Je ne connais pas le petit nom du trou qui se trouve juste au dessus du Maradero ni même s' il a été baptisé! C'est un tout petit trou d'une 20éne de mètres de développement  mais il est très joli . 

lundi 17 février 2014

Caquet, Cabri, Jonquilles...


Ce dimanche, après la traversée de la veille au Moustayous, nous décidons, pour nous éclaircir les idées, de retourner brasser des cailloux au Caquet.
Nous sommes 8, Jean Claude, Joël, Étienne, Jean, Alain D, William, Alain M et Cathy des Aquas, c'est plus que parfait pour pouvoir faire la chaine et remonter les seaux dans des conditions optimum.
A l'entrée du trou, le courant est aspiré très fort et toute la journée il nous rafraichira plus qu'il ne faut, ce sera désagréable.
Nous commençons à remonter des seaux, toujours des seaux. Au cinquantième, c'est la pose casse croute, devant un bon feu allumé de main de maitre par notre ami Jean Claude, la pluie de la veille ayant humidifié le bois mort.
Nous reprenons le travail mais après une nouvelle cinquantaine de seaux, nous levons le chantier, cela devient un peu problématique au fond, avec tout ce cailloutis qui ne fait que redescendre à chaque fois que l'on retire une grosse pierre.
Et pourtant, le vent est là, très violemment  aspiré. La suite pour une prochaine fois mais cela devient de plus en plus compliqué.
Comme il n'est pas tard, Jean demande à voir le Cabri qui est à une vingtaine de mètres. Il s'y insinue la tête la première et lance des blocs. Du coté gauche c'est bien un puits qu'il sonde sur 10-15 mètres. 
Nous reprenons donc sa désobstruction mais la roche est dure et c'est toujours très difficile. Mais nous avancerons quand même un peu.

Au retour, nous cueillons quelques jonquilles, histoire de nous persuader que le printemps n'est plus vraiment loin. D'ailleurs la pluie s'est remise à tomber...

Alain M

L'expédition « Mous-tayous » ou « Mousses-trempés »



Ce samedi 15 février nous étions environ une vingtaine de spéléos à partir pour la traversée des Moustayous dans le cadre de l'assemblée générale du CDSC 65.
Une formidable aventure bien humide nous a donc réunis dès 10 h 30 sur la base de St Pé de Bigorre et après une préparation minutieuse de l'équipement, Thomas et Flo ont disparus dans la forêt direction l'entrée de la cavité pour équiper les puits.
En fin de matinée le groupe a pris, à son tour, le chemin de la forêt. Le paysage était magnifique, tant de verdure, de mousse et d'eau (au sol comme en l'air) ! Bref, un décor qui fait rêver où l'on aime à se promener sur les sentiers et où l'on se surprend à compter ses pas dans la côte, que dis-je ? Il ne s'agissait pas d'une côte mais plutôt de quelque chose d'extrêmement raide et hors piste. Dur, dur les dernières minutes.
Enfin, la récompense : un trou dans la terre. Après une dernière vérification du matériel, nous nous sommes engouffrés dans la cavité et tout de suite ce fut la séance d'escalades, de grands écarts et de désescalades jusqu'à la tête du premier puits. Magnifique ! Ce P41   présente un  gros volume et la descente fut de toute beauté. S'en suivent deux P8 et le P18 et la progression continue dans la roche et les méandres.
En milieu de parcours nous retrouvons Thomas et Flo, non plus avec les nouilles et le clafoutis (cf CR de Caro) mais toujours confortablement installés, je pense qu'ils avaient tout englouti ! Mais juste avec un reste de café chaud. Petite pause photos et ce fut reparti avec Fifye en éclaireur qui nous dit « par endroit c'est le grand moment de solitude ». Eh oui ! Des étroitures pas bien méchantes, un peu tordues, il faut ramper. Il a d'ailleurs aussi fallu ramper dans le laminoir et même se traîner et lever la tête pour ne pas goûter à ce que Caro pourrait appeler une « boisson chocolatée »? Cet instant magique de thalasso au bain de boue fut comment dire ? Très appréciable.
A l'entrée du toboggan, Fifye nous a donné des recommandations quant à la prudence requise avant de s'engager dans ce qui semblait assez simple. Il a d'ailleurs illustré son discours en étant lui-même emporté et donc en nous montrant que la roche était très glissante.
Heureusement qu'il était là pour me freiner ! Et ainsi de suite, nous nous sommes entraidés les uns les autres et de près ou de loin, on pouvait entendre quelques gros mots, des rires ou des petits cris !  La sortie fut un moment inoubliable, nous étions si « marrons » mais dame nature fait toujours bien les choses et certains se sont empressés de prendre une douche en secouant un arbre, Oups, il n'y avait pas d'eau chaude !
Tous les petits mousses trempés ont rejoint les voitures et rapidement le local pour se mettre au chaud et boire un bon café avant de participer à l'AG. Après cette réunion très intéressante, ce fut saucisses, beaucoup de saucisses grillées, fromage et fruits dans une ambiance chaleureuse comme les spéléos savent la concocter.

Sandrine.