vendredi 30 décembre 2016

La digestion des meringues

Tout le monde le sait, en cette période de fêtes de fin d'année, un repas un peu trop copieux et/ou un peu trop arrosé peut vite vous incommoder voire même vous indisposer pendant plusieurs jours...
Les meringues de Bagnères croustillent et leur cœur sucré et fondant vous colle aux dents à tel point qu'il est parfois difficile de s'en défaire. Pourtant c'est tellement bon qu'on en redemande. 

Aujourd'hui, une bonne nouvelle attendait tous ceux qui aiment les meringues ! Le travail n'est pas fini et le foyer un peu en contre-haut du trou avec vue imprenable sur la plaine n'est pas prêt de s'éteindre ! Pourtant, la suite est là. Pas très large, c'est sûr. Et le courant d'air qui l'accompagne n'est pas bien vaillant en cette fin d'année mais notre imagination l'aide un peu...
Il faut bien continuer à y croire pour avoir une bonne excuse de monter là-haut s'asseoir sur une motte de gispet près du feu, un verre de rouge dans une main, un sandwich à la saucisse dans l'autre.

Et puis, comme pour nous rappeler qu'il faudra un jour songer à changer de pâtisserie, quand on ne s'y attendait plus, sur le chemin du retour, la découverte d'un puits. Profond d'une dizaine de mètres pour les plus pessimistes d'entre nous, plus d'une trentaine pour les plus optimistes. Mais non répertorié sur la base, le plus important !

Les aventures foisonnent, faut-il encore savoir les saisir, souhaitons que l'année qui s'annonce soit aussi riche que celle qui s'efface.


Jean


jeudi 22 décembre 2016

Encore du sucre....

Mercredi 21 décembre.
Après de très nombreuses hésitations sur une sortie ce mercredi, le mardi il s'est mis à pleuvoir et il fait froid (neige en montagne ?), nous décidons quand même de tenter notre chance pour retourner aux Meringues.
Nous avons raison car contrairement à la veille, le soleil est de la partie et malgré sa position très basse, c'est le jour du solstice d'hiver, il nous réchauffe un petit peu. De plus la visibilité est bonne, les nuages de pollution se sont dissipés avec la pluie.
Au loin vers le nord, nous apercevons les panaches de vapeur de la centrale de Golfech, située en ligne droite à près de 135 km de distance.

A 5 nous continuons à remonter des seaux de terre et de cailloux. Nous découvrons de nombreux ossements, du cheval et du mouton. Ils sont sous plus de 2 mètres de sédiments.
Nous avançons et petit à petit une suite se profile devant nous. Mais le travail restant à faire est important et nous ne passerons pas pour cette fois.
A 16 heures le soleil disparaît derrière les arbres puis derrière le "Pic" et il nous faut repartir, le froid est là.
Affaire à suivre mais quand on aime....

Alain M

samedi 17 décembre 2016

La cuisson des meringues

Samedi 17 décembre
Mes grands-parents me le disaient déjà, le plus dur dans les meringues c'est la cuisson ! Ils avaient bien raison ! Aujourd'hui, on a failli rater la cuisson des meringues.
 
Pourtant, tout avait bien commencé. On était parti avec plus d'un demi-kilo de saucisse, des côtes de porc, deux bouteilles de rouge, du pâté de la femme de Joël, du fromage, du pastis etc...  Le ciel était un peu couvert mais Météo France était formel : ça devait se dégager dans la journée. Les 4x4 nous avaient permis d'écourter la marche d'approche. Tout y était pour que la recette prenne. Et puis, comme un signe, en entrant dans la cavité, un conduit à l'opposé de la désob m'interpelle. A tel point que je commence à l'élargir en enlevant quelques blocs. Mais nous avons commencé à élargir de l'autre côté et il faut poursuivre le travail. Alors, je me résigne et je me laisse glisser dans l'étroiture jusqu'au terminus.

Et c'est là que tout se complique. A cet instant, je réalise que nous sommes en train de nous engouffrer sous une trémie qui n'a rien de très rassurant ! De plus, les emménagements de la semaine précédente ont laissé apparaître un bloc suspendu à l'équilibre instable suivi de près par tous ses petits copains. Dans un premier temps, je dégage la zone qui est à mes pieds en essayant d'oublier un peu cette déconvenue.
Mais une heure après le début de l'évacuation des blocs, je dois me rentre à l'évidence : j'ai entre mes mains ce qui semble être la clé de voûte de ce Mikado. Et comme dans mon enfance, je viens de perdre la partie car les Mikados se sont effondrés, mais cette fois ce n'est pas sur la table mais sur moi ! Ayant un peu anticipé l’événement, j'avais commencé à emprunter la sortie de secours. Mais l'avalanche de blocs qui vient mourir à l’endroit où j'étais installé une demie seconde avant n'en finit pas ! Et les répercussions sur l'ensemble de la cavité sont un peu plus conséquentes que ce que j'avais imaginé. A tel point que l'étroiture qui donnait accès au chantier a vu sa taille diminuer un peu plus...

Finalement, plus de peur que de mal, mais toute l'équipe est un peu secouée ! Les meringues ont bien failli brûler ! Stoïques, on continue quand même la recette en se retrouvant au coin du feu pour partager toutes nos victuailles. Et comme par enchantement, la magie opère une nouvelle fois : la suite sera de l'autre côté ! Et comme une évidence, nous recommençons le chantier à l'opposé de l’effondrement, dans un rocher beaucoup plus sain. La suite ? On bouche l'ancien terminus avec les blocs qu'on dégage, cela permet de le stabiliser et en plus de deviner la nouvelle suite beaucoup plus engageante. Avec moins d'air pour l'instant, il faut bien l'avouer. Mais au fond, est-ce qu'on vient chercher aux Meringues une suite hypothétique ou bien le plaisir de profiter de cet endroit merveilleux entre copains ? 
Le film de la sortie en cliquant ici.
Jean N

dimanche 11 décembre 2016

Petite virée au Couhy


Dimanche 11 décembre 2016

L'amont du Larau fait partie de ces vieux serpents de mer que d'aucuns ressortent à chaque fois qu'on évoque de nouveaux projets d'exploration. "Le Larau, pfff... c'est évident, arrêt sur rien avec fort courant d'air, faut y aller les gars....". Ben oui, faut y aller, mais pourquoi ils n'y sont pas allés, eux.....
Nous avons bien une vague idée : laminoir bas, aquatique, froid etc... Ouais, ouais, on ira, on va y aller, quand ça sera sec, quand on aura un moment, quand.... mais on ira....c'est sûr....
Finalement, ce week-end nous y sommes allés. En voulant visiter le gouffre du Couhy (seconde entrée du Larau), Anaïs et Anthony ont, sans le savoir, un peu brusqué les choses. Pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour aller équiper l'accès au fameux amont.  

 L'entrée du Couhy

Nous sommes 4 (Anaïs, Anthony, Laurent et moi) et personne ne connaît la cavité sauf Laurent, mais ses lointains souvenirs de visite sont assez vagues. Anaïs, fraîchement sortie d'un stage perfectionnement équipe les deux premiers puits (8 et 20 m). Après les deux ressauts suivants nous parvenons au puits de 61 m qui jonctionne avec le gouffre du Larau situé un peu plus en amont. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre, une amnésie générale ayant frappé tous les protagonistes de cette exploration. En fait, après quelques hésitations et au niveau d'un large palier, nous tombons sur de vieilles cordes en place, partiellement déchiquetées par les crues. Pendant qu'Anaïs et Laurent poursuivent la visite du P.61, avec Anthony, nous remettons en ordre et en sécurité les deux puits remontants d'où provient l'actif. Puis nous partons en reconnaissance dans le ruisseau Fou (c'est son nom !). 
Le méandre du ruisseau Fou, juste en amont des deux cascades de 6 m.

Le conduit n'est pas très gros, mais par endroit, un fossile laisse entrevoir quelques volumes intéressants. Bientôt, le plafond se baisse, il faut ramper, c'est LE laminoir. Inutile d'aller plus loin ; ni Anthony ni moi ne souhaitons ramper dans l'eau. Voilà, on y est allé, maintenant il va falloir y retourner, avec une néoprène. Nous rebroussons chemin au moment où Anaïs et Laurent nous rejoignent. Puis nous fignolons l'équipement et ressortons à la nuit tombante. Y a plus qu'à....

Le fameux laminoir (dans sa partie la plus vaste...)


C.R. Patrick

samedi 10 décembre 2016

Un samedi à la mine

Samedi 10 décembre.
Non, il ne s'agit pas d'une mine comme pourrait nous en trouver Jean Marc mais d'un petit trou qui aspire ....à devenir un grand trou, et situé au lieu dit "le Pan de la Mine", dans les Basses !
Nous sommes 3 ce matin pour aller essayer d'accéder au Puits sondé la dernière fois derrière un passage pas bien large (Voir ICI ). (Patrick, Sandrine et moi).
Petite marche d'approche frisquette à l'ombre sans trop de dénivelé et on arrive au trou qui lui par contre est en plein soleil ! Juste le temps de se réchauffer un peu et de manger une bricole et on saute dans les combinaisons.
Tout d'abord, on s'aménage une bulle confortable pour commencer les travaux dans la fissure. La barre à mine fait des merveilles. Les seaux ressortent à une bonne cadence . Le talus à l'entrée monte encore d'un étage.
Quand on est enfin à l'aise pour bosser, on s'attaque à la fissure. Le courant d'air est très présent. Pas violent mais constant.
Vers 13 heures, petite pause et casse croûte au soleil. Un chien sympa nous rend visite. Curieux dans ce coin perdu au milieu de nulle part.
Les travaux reprennent et enfin, ça passe. Le plus fin d'entre nous, c'est à dire moi, force le passage ....et s'arrête sur un énorme bouchon de blocs un petit mètre plus bas ! Du bout des doigts j'en sors bien quelques uns mais la souplesse me manque!
Avec l'élégance qui me caractérise, je laisse la place à Sandrine qui à force de contorsion vide le passage. Encore un peu de boulot et ça y est ! Je suis au sommet du Puits! C'est une faille pas bien large mais passable et qui plonge sur une dizaine de mètres avec tout le courant d'air. L'idée folle de descendre en libre nous passe par la tête mais la raison est la plus forte et on remet ça à une prochaine fois avec du matériel.
Retour à la voiture vers 17h30 avec le chien qui nous a accompagné. A suivre......
Bubu

vendredi 9 décembre 2016

Le roi des bénévoles

Hier soir, jeudi 8 décembre, un des piliers du club, a été récompensé.
Alain Dole a reçu le Trophée du "Bénévole dans l'ombre" (pour un spéléologue, cela semble évident).
Bravo à lui


La vidéo est ICI


jeudi 8 décembre 2016

La recette des Meringues...

Mercredi 7 décembre 2016
Et non, il n'est pas question de vous parler ici de ces pâtisseries très légères et très fines qui m'attendaient dans le four de mes grands parents. A l'époque, je me faisais photographier, devant la table familiale avec mon cadeau d'anniversaire : un Superavanti flambant neuf. Mon premier "vrai" baudrier spéléo, pas celui fabriqué par mon père avec des sangles de parachutes ! Et dire que mes camarades recevaient des Playmobils quand ils soufflaient leur dix bougies... Bon je vous rassure, je n'avais pas que ça, les petits personnages en plastic, j'en ai eu aussi, j'en ai même encore une caisse qui traîne dans le grenier.

Cette année, je crois que j'ai battu mon record de nombre de sorties. Enfin si on peut dire, quand il s'agit de passer une douzaine d'heures à l'ombre, à l'intérieur, sous terre... Aussi, dimanche soir, quand je commence à réfléchir à occuper mon mercredi, c'est une sortie d’escalade au soleil, à l'extérieur, en falaise qui me vient en premier à l'esprit. Et puis, comme une madeleine de Proust, ce sont les Meringues qui me reviennent et qui me font saliver. 


 La grande doline du gouffre d'Arris, à 2 pas des Meringues.

Les Meringues c'est une toute petite cavité proche du Casque du Lhéris, presque insignifiante pour tout un chacun. Jugez plutôt : 30 m de développement horizontal, à peine plus large qu'un conduit d'eaux usées. Un petit courant d'air s'immisce entre les blocs à l'entrée. Et puis beaucoup de feuilles mortes sont venues s'entasser une dernière fois dans ce linceul. Quand on sait que le premier arbre venu est au moins à une cinquantaine de mètres de l'orifice, cela à de quoi titiller des passionnés comme nous.

 L'entrée des Meringues après quelques menus aménagements

Aussi, moi qui m'étais promis de ralentir la spéléo au profit de la grimpe cette année, je déroge une fois de plus à la règle... Mais comme toujours, je ne le regretterai pas. La journée fut à l'image de ces patisseries : légère et fine. Le 4x4 de Sandrine et Patrick nous a permis d'écourter la marche d'approche, le Madiran d'Alain nous a permis d'accompagner divinement la saucisse de chez Sancho, la désob nous a permis d'entrevoir la suite et le soleil nous a permis de nous émerveiller au sommet du Casque quand, discrètement, il s'est retiré derrière le Montaigu.


Les Meringues n'ont pas encore dévoilé leur recette. Par contre, la recette d'une belle journée d'explo comme celle-là, je pense la connaitre. Je pourrai vous la murmurer la prochaine fois.


Au sommet du Casque du Lhéris
C.r. Jean

Casques roses au Castera


Samedi 3 décembre
Petit entrainement sur corde au rocher du Castéra à St pé, avec Caro en prof très pédagogue et bibi en élève très assidue (du moins je me plais à le croire!), mais tout est tellement simple avec des explications claires!!
Au programme de la matinée: montées, descentes, fractionnements à la descente, fractionnement à la montée, conversion, un peu d'analyse de films et de la rigolade... Bref deux casques roses sur un rocher!
Kath

lundi 5 décembre 2016

A la borne 109

Dimanche 4 décembre 2016

Petite sortie aujourd'hui avec divers objectifs : faire découvrir une belle cavité à deux amis canyonistes d'Antho et que je me pose des questions en équipement.
Challenge réussi !!

La borne 109 nous a encore une fois réservé le meilleur des accueils jusqu'à sa salle blanche.

Économiser des mousquetons, mettre une déviation ou un fractionnement (à condition de voir les spits ! Pourtant ceux qui connaissent savent qu'ils sont nombreux mais bon quand on est novice, qu'on amène des gens sous sa responsabilité et qu'on ne veut pas trop faire attendre, on ne voit pas tout !

Heureusement, nous étions deux et Antho a pu rectifier les choses, nous avons pu échanger sur l'intérêt ou pas trouvé à tel ou tel équipement.. Sortie très riche donc!!.


Entrée 10 h 30, sortie aux environs de 17 h avec un passage au lavoir de Rieulhès pour nettoyer le tout.


Au final : une très belle journée, un canyoniste toujours pas convaincu par les étroitures mais content d'être venu, une sportive satisfaite et deux spéléo toujours aussi motivés !!

Anaïs



dimanche 4 décembre 2016

Ballade, prospection, exploration.....

Samedi 3 décembre 2016
   
Nous sommes 6 au départ du sentier du Bergons. Le ciel est d'un bleu que je qualifierai de Provençal!
La température est fraiche, les sacs sont vite chargés, lourdement chargés, et c'est parti pour revoir des trous entre le Col d'Andorre et le Col d'Espadre. 
Jusqu'à la cabane du Col d'Andorre, le soleil et la chaleur nous accompagnent mais dès qu'on bascule de l'autre côté, côté Saint Pé, le sol est encore gelé et comme d'habitude on se retrouve à l'ombre. La marche s'accélère pour gagner quelques calories d'autant plus que maintenant c'est en pente. On arrive rapidement au L47 où un froid glacial nous accueille.
Ça caille !
 Le courant d'air est aspiré au niveau du trou mais pas avec une force qui nous donnerait le courage de s'attaquer au chantier. On a juste le temps de récupérer une bouteille de vin cachée l'année dernière et on se dirige vers un autre trou repéré il y a quelques mois par Jean Luc. Là non plus, le courant d'air n'est pas évident.
A côté, un éboulis attire notre attention, mais après avoir remué quelques blocs, là aussi le froid de ce fond de vallon nous fait fuir. Il doit faire moins de zéro. 100 mètres au dessus, la forêt est au soleil...du coup, on abandonne le vallon pour se diriger vers les crêtes ensoleillées au dessus de l'Agué. Un joli départ est rapidement trouvé mais comme il est déjà plus de midi, on trouve un coin paradisiaque d'herbe grasse, au soleil et c'est parti pour le casse croûte accompagné d'un Gaillac vieilli dans le bois de Poutbelhou ! Il n'a pas du apprécier les différences de température mais on fera quand même semblant de l'apprécier ! 
Le trou a peut être déjà été vu mais au fond, vers -5, une désob semble possible pour descendre plus bas. Il suffirait d'un ou 2 seaux .... On reviendra. Quentin en profite pour descendre son premier puits. Il promet ce petit jeune !
La prospection se poursuit en crête, au soleil, et c'est au tour de Joel de tomber sur un beau trou non marqué sur la base. Malheureusement, il est irrémédiablement bouché vers - 5.
Tour en prospectant, on finit par retomber au niveau du chemin qui débouche dans les prairies du Col d'Espadre. Il est 4 heures, il est temps de redescendre, les jours sont très courts en cette période. En arrivant presque au terminus carrossable de la piste, on décide de descendre un petit trou repéré il y a quelques mois en redescendant tout droit dans la prairie sous le Trou de la Vache.
Quentin descend, on ne l'arrête plus! 6 mètres plus bas, arrêté sur un palier, il nous dit que le puits à l'air de continuer après un passage étroit. Alain s'équipe à son tour pour le rejoindre et effectivement, une désob facile permettra de descendre un bon cran de plus. C'est une excellente nouvelle qui clôture cette belle journée. On arrivera aux voitures en même temps que la nuit !

Bubu

vendredi 2 décembre 2016

La sortie "Jeunes" racontée par Kathy

Grottes de Gargas, Nestploria et grotte de St Arraille (Troubat). 27 novembre 2016


A l'initiative de Michel Bof, une journée qui a su allier découverte, connaissance et plaisir...

 Tout d'abord par la visite des grottes de Gargas, où notre guide a su parfaitement s'adapter à son auditoire (composé d'enfants de tous âges et d'adultes), en nous faisant découvrir ou redécouvrir un haut lieu pyrénéen de l'art magdalénien.
Ainsi se succèdent, dans ce magnifique sanctuaire, une myriade de mains négatives mais aussi des représentations féminines, véritables "Origine du Monde" préhistoriques (mais c'est qu'ils étaient coquinous coquinous nos ancêtres!!)

Poursuite de la visite par Nestploria. Un paradis pour nos archéologues en herbe! Dur dur de les déloger de l'écran "fresque des mains" ou encore du bac des fouilles.

Enfin nous partons pour la grotte de St Arraille où les enfants ont pour mission de découvrir une ciste. Pour la petite explication, je vous laisse un lien: www.cistes.net  .
Puis entrée dans la cavité avec découverte des habitants des lieux: un plaisir pour tous.
 En bref, une journée riche en partage (chocolat, bière locale, connaissances et bonne humeur), et qui a rassemblé des membres de 3 clubs (les Aquaterrestres, le Snec et le GSHP) autour d'une passion commune pour le 7ème continent.

Kathy

jeudi 1 décembre 2016

Peinture au refuge de l'Aoulhet

Ce mercredi nous sommes montés à l'Aoulhet. L'objectif n'était pas la spéléo, malgré les nombreuses cavités se trouvant dans le coin, mais la peinture intérieure du nouveau refuge de l'Aoulhet.

Avec le beau temps, c'est un régal de monter sur un sentier bien sec et en n'étant pas trop chargé.
Nous sommes sept et le travail de ce fait sera mené rondement.
Le matin ce sera le coté touriste du refuge, l'après-midi ce sera le coté berger.

Très bonne ambiance et à 16 heures le travail est terminé, cela nous permettant de ne pas redescendre dans l’obscurité.

La prochaine étape sera samedi prochain pour la deuxième couche, le travail devant être réalisé par les Ahumats de St Pé.

Un petit film de Jean Claude résumant la journée, en cliquant ici.


Alain M

mardi 29 novembre 2016

La douche au 147

Dimanche 27 Novembre:

 Ce dimanche, après l'exercice secours de la veille, nous nous retrouvons à cinq à la barrière du Bergons, Pierre, Jean, Patrick, Sandrine et moi. Après un petit point matériel, nous constituons nos sacs et nous voilà partis. Le soleil chauffe rapidement et la marche ressemble plus à une balade printanière qu'à une approche de décembre. Environ une heure plus tard nous sommes à l'entrée du trou, on se change et nous voilà tous dessous. La descente nous permet d'apprécier le travail réalisé la semaine dernière et le gain de temps est significatif. Nous mettrons quarante minutes de moins pour accéder au P40. Là nous nous séparons en deux groupes, Jean et Patrick vont reprendre la topo et Pierre, Sandrine et moi partons au fond élargir un ultime passage et commencer l'équipement de la suite.

Alors que Pierre prépare le passage à élargir, Jean et Patrick nous rattrapent. Deux pailles plus tard, tout le monde passe à l'aise, et je pars équiper la suite. Je me retrouve donc dans la partie arrosée, et là c'est la douche.... Deux points pour le fractio, je continue à descendre, et je m'aperçois vite qu'il ne sera pas possible de sortir de la partie arrosée. J'arrive a sortir de l'actif seulement à la moitié de ce P30, et c'est tous bien trempés que nous nous retrouvons au fond.

En bas nous voyons clairement la suite, ça repart en méandre vers le bas et c'est Sandrine qui reprend l'équipement. Nous descendons deux P7, et mettons pied au fond du méandre. Il se pince rapidement et ne nous permet plus de passer. Le pincement paraît plutôt long, mais après de multiples jets de pierres, la suite paraît présenter de nouveau un gros volume. Le chantier est important mais la motivation est toujours là. D'après la topo nous somme à -238m, et on ne compte pas en rester là.

En remontant nous nous arrêtons visiter une galerie fossile repérée par Patrick à la descente. Après avoir aménagé le départ, nous passons pour y progresser de quelques mètres, mais ça se rétréci très vite et nous pensons qu'elle débouche simplement dans le puits arrosé. On ne s'attarde pas plus, et entamons la remonté.

A 18h30 nous somme tous sortis et la température à bien baissée depuis le matin. Le retour se fait dans la nuit et malgré la fatigue, nous pensons tous aux prochaines sorties et la désob du fond.


Antho.

lundi 28 novembre 2016

Exercice Entrainement Secours à la Résistance

Les Tachous ont été nombreux ce samedi 26 novembre à répondre à l'exercice-entrainement secours interdépartemental 65 - 32.
Rendez vous était donné au niveau du départ du sentier montant à la grotte de la Résistance. Un parking avait pu être aménagé dans le champs avec l'autorisation du propriétaire.
A 10 heures 30, les équipes sont rentrés dans le trou. Le top départ de la civière à été donné vers 14 heures et vers 16 heures la victime sortait de la cavité.
Tout le monde a pu ensuite partager bières , coca, tourtes et cakes offert par le CDSC65.
Excellente journée de formation aux techniques d'évacuation.
Le film est ICI

vendredi 25 novembre 2016

A la cité Saint Pierre

Vendredi 25 novembre, Jean Claude, Marc C et Alain M.

Ce vendredi, à la demande de Marc, nous nous retrouvons à 3 à la Cité Saint Pierre, à Lourdes.
L’objectif est bien spéléo, il s'agit de descendre un puits qui vient de s'ouvrir, lors de travaux de réhabilitation d'un bâtiment.
Une zone de protection a été mise en place ainsi qu'un coffrage provisoire, afin de pouvoir continuer les travaux.
Nous nous équipons et équipons ensuite la cavité. Un premier amarrage naturel sera posé sur une benne métallique, le second grâce à des madriers mis en travers de l'effondrement. Un peu comme au trou du veau de la semaine passée.

Une première descente d'environ 2 mètres et il faut poser un relais.
On est sous un éboulis de remplissage mais la paroi est saine. Nouvel amarrage un mètre plus bas afin d'éviter des blocs instables et la descente continue sur 3 mètres pour arriver au bas du cône d'éboulis. Beaucoup de glaise et de blocs.
Des racines pendent de la parois, les arbres ne doivent pas être bien loin.

Un petit ruisseau (environ 5 l/mn) arrive de l'amont et continue vers le bas.
Nous le suivons sur une pente glaiseuse et ébouleuse et nous arrêtons 5 mètres plus bas devant une étroiture.
Cela semble continuer et Marc décide que cela passera si on retire les blocs. Il s'y attelle, assis le derrière dans l'eau.
Pendant ce temps, je détourne le ruisselet vers un autre passage, cela sera plus facile pour travailler.
Et Marc creuse, remue de la glaise, des blocs puis un très gros bloc. Enfin, "l'œuf", car c'est un caillou bien rond, du granit, est mis sur le côté et laisse apercevoir un passage quasi humain. Il faudra quand même en retirer encore d'autres avant de franchir l'obstacle.
La suite n'est pas très large et après environ 4 mètres de progression, il faudra encore retirer des blocs si l’on veut pouvoir continuer.
Marc remonte et re-franchie le passage étroit, non sans mal, car les blocs ont une fâcheuse manie de vouloir aller toujours plus bas.
Nous remontons en déséquipant la cavité.

Le petit film de la sortie en cliquant ici.


Alain M


jeudi 24 novembre 2016

A l'ombre du Soum de Souste et du Monbula

Jeudi 24 novembre 2016
En mars dernier nous avions repéré quelques petites cavités sur le versant nord du soum de Souste. Aujourd'hui nous y retournons en compagnie de Serge et de Jean-Luc. Laissant la voiture vers la ferme Ramoune, nous entamons la montée tranquillement par le sentier de la croix des Artigous. Mais cela ne dure pas car il faut rapidement le quitter pour grimper droit dans la pente, accrochés aux buis encore ruisselants des averses de la veille. Deux cents mètres plus haut, nous parvenons au premier trou souffleur (SS28). Il souffle, mais les dimensions nous dissuadent de sortir la masse et le burin. Un peu plus loin, le SS26 lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Nous poursuivons notre montée en biais pour rejoindre le puits de la Glissoire. Mais juste avant d'arriver à l'entrée nous découvrons un petit méandre qui semble se poursuivre en s'élargissant un peu (SS29). Serge s'équipe et explore de fond en comble cette cavité inédite longue de... 5 m. 

 Le petit méandre du SS29

Comme il est en tenue, il est désigné d'office pour descendre le gouffre de la Glissoire situé 20 m plus haut. L'affaire est réglée 6 mètres plus bas par un épais remplissage argileux. Pas terrible tout ça...En plus nous sommes à l'ombre et "ça caille", alors nous continuons notre grimpette pour rejoindre le rayon de soleil qu'on devine au col de Souste. 

 Le gouffre de la Glissoire

Là nous cassons la croûte tranquillement avant de repartir à l'ombre du Monbula où nous improvisons une prospection dans les ravins abrupts qui permettent de franchir les falaises blanches du crétacé. C'est raide, mais ça passe et nous nous retrouvons sous la partie sommitale du Monbula, presqu'à la limite de la neige. 

 Sur l'arête du Monbula

Nous progressons un peu vers l'est, recoupant d'autres ravins toujours aussi pentus, mais sans trouver le moindre trou. Nous redescendons bredouille mais bien conscients que nous n'avons parcouru qu'une infime partie de la longue frange de crétacé comprise entre la vallée de l'Ouzom et le vallon de la croix des Artigous (3 km à vol d'oiseau).


CR Patrick

lundi 21 novembre 2016

Des nouvelles de la cabane de l'Aoulhet

Surprise à mon réveil ce dimanche 20 novembre : il fait grand beau! Vite un petit casse dalle tombé du frigo, un casque et des gants "au cas où", une petite laine parce que quand même on est en Novembre,et c'est parti pour une petite balade prospect du côté de l'Aoulhet histoire de voir où en est la construction de la nouvelle cabane !
Tiens, Lulu vient de se lever! Tu m'accompagnes? Oui, oui, oui ! 2 brioches-nutella et 2 compotes plus tard, nous voici au Monastère de Saint Bruno.
La montée est toujours aussi agréable malgré le coup de cul qui casse un peu les jambes!
30 zig-zags, plus haut, nous voici à la bifurcation de Pla-debers. On décide de monter par les Escalates. C'est la partie que je préfère. Les sous bois sont magnifiques surtout en cette saison.
Une heure 30 plus tard, on débouche enfin dans les pelouses, la cabane est là. Elle parait immense par rapport à notre petit refuge en tôle. Je suis partagé entre le plaisir de voir ce beau bâtiment et la nostalgie de nos bivouacs spartiates.....
Petite visite du propriétaire. Malheureusement, tout est fermé à clefs, les ouvriers ayant stocké pas mal de matériel à l'intérieur. Heureusement qu'on n'avait pas prévu d'y passer la nuit, sinon il aurait fallu pousser jusqu'au Yerse ou au Marty Peyras pour trouver un abri!
Mais il est déjà 15 heures, il est temps de rentrer. On descend par l'autre chemin, celui qui arrive à Pla -debers et où il reste de belles marmites de charbonniers. Descente en zigzaguant pour trouver des trous.... mais rien de neuf. Même pas quelques girolles ! Rien non plus du côté des châtaignes...les sangliers ont été plus rapides que nous. Le temps s'est couvert, il va bientôt pleuvoir. Encore une bien belle journée.