lundi 24 juin 2013

PH 35, une douce illusion....

Lundi 24 juin 2013
Le temps de laisser passer la petite dépression dominicale et de se refaire une santé, nous voici de nouveau devant l'entrée du PH35 (Sandrine, Joël et Patrick). Le ciel est bien couvert, il ne fait pas très chaud et du coup, le courant d'air est inversé. D'emblée nous paillons la première étroiture. Joël se charge d’exploiter le résultat, pestant contre le ressaut qui la précède et au-dessus duquel il faut se maintenir en opposition pour travailler. 

 L'entrée du PH 35
Ça passe assez rapidement et nous n'insistons pas trop, préférant réserver les accus pour l'agrandissement de la tête du puits suivant. Deux nouvelles séries de pailles sont nécessaires pour passer. La diaclase, étroite au départ, rejoint un puits plus gros (2 m de diamètre) orné de quelques coulées ocres. 


 L'étroiture à - 4 m (sommet du P.25)

 
 Le P.25 (c'était joli mais bref...)

La descente directe sur 25 m nous amène au bord d'un second petit puits barré par une étroiture. En nettoyant un peu le sol, ça passe. Quatre mètres plus bas ça se gâte franchement. D'un côté un entonnoir rempli de blocs, de l'autre, un ressaut très étroit que nous parvenons à descendre en cassant quelques lames. Au fond, la suite est microscopique. Une partie du courant d'air sort de là mais c'est totalement inexploitable. De l'autre côté Joël s'acharne sur les blocs mais dessous rien de spectaculaire n'apparaît. C'est bien fini. Trop tôt à notre goût....
Nous remontons en bouclant la topo et en vérifiant les lucarnes du P.25.
Au total, -35 m, pas de quoi fouetter un chat.... Mais rien n'est perdu et nous lorgnons déjà sur le PH 40....

La diaclase d'accès au P.25 et le puits.

 Joël dans l'étroiture au sommet du ressaut de 4 m (-27 m).
Il m'a semblé entendre quelques jurons....



CR Patrick

Blagounette




 Bêêêêêrkkk une grosse chauve souris !!!!!!!!




Ben quoi, kékinya ?


GSHP en famille

Dimanche 23 juin, Grotte de Capbis, par Caro


L'eau nous manquant... nous voilà repartis un mois plus tard faire découvrir à nos petites têtes blondes la grotte du Capbis. 


Dans la foulée, j'ai amené mon mari Gwen, pensant secrètement me servir de ses muscles pour porter notre fille Lana 8 ans si besoin.


Eric qui ne pouvait participer ( à cause de blessures de guerre) nous a confiés ses filles, Louisa 9 ans et Léonie 11 ans. Bubu et Etienne encadraient le tout !



















 La grotte étaient toujours là, offrant dés le départ ses étroittures... Gwen m'a béni à ce moment là mais tout le monde s'en est bien tiré !! Quelques moments à quatre pattes, les pieds et les mains alternativement dans la boue et l'eau... les enfants étaient ravis !! 


Les salles se sont succédées magnifiques offrant à nos yeux, concrétions, colonnes,plans d'eau où le plafond magnifique se reflétait...



 Le clou du spectacle est pour moi la rivière calcifiée qui semble endormie dans l’éternité. 


La fameuse baignoire remplie à souhait et le toboggan de boue final sont je pense les meilleurs souvenirs des enfants...jusqu'au goûter de crêpes, de tartes aux pommes et chamalow préparé par Eric à la sortie.... Au final une super sortie, de beaux souvenirs pour les petits et grands yeux émerveillés par cette nature souterraine.








dimanche 23 juin 2013

PH 35, une suite ?

Samedi 22 juin 2013
Lors de notre prospection du week-end précédent (compte rendu du 16/6/2013), deux trous avaient vraiment retenu notre attention, le PH 35 et le PH 40. Dans les deux cas c'est le courant d'air aspirant qui avait mis nos papilles en éveil. De plus, en allant sur place, nous avions vraiment visualisé le fait que tous les gros trous du coin (PH12, PH22...) s'ouvraient sur une même barre calcaire qui plonge doucement en ceinturant la Pene de la Hèche et nos deux trous se situent justement dans ce niveau.
Ce samedi nous montons à deux (Sandrine et Patrick), bien chargés, avec tout le matériel de désob. L'objectif est le PH 35, le plus près avec près de 500 m de dénivelée. Nous y sommes en une heure. Pour ce tout premier jour de l'été la température reste fraîche et le courant d'air aspirant n'est pas très violent. Il va progressivement monter en puissance dans la journée. 

  Premières pailles, le seau est petit mais la motivation est grande.

Le trou se présente sous la forme d'un soupirail pentu plongeant dans ce qui semble être le départ d'un méandre. Mais tout cela est pour le moment impénétrable. Il y a bien eu quelques travaux du GSHP dans les années 90/2000 mais sans résultat. Nous commençons par vider la terre et les blocs qui occupent le sol puis, il faut en venir aux pailles. Peu à peu le trou se vide tandis qu'une plateforme se crée devant l'entrée. Notre énergie à sortir les gravats semble proportionnelle à l'intensité du courant d'air qui augmente fortement.
Vers 16 h, après avoir sortis de gros blocs, la voie est libre et un petit ressaut de 2 m se présente. "Damned !", au fond c'est bouché de toute part. Serait-ce le schéma devenu trop classique de la fissure de versant ? Mais c'est bizarre, il n'y a pas d'air. Finalement c'est au-dessus du ressaut qu'un petit trou nous apporte la solution. Derrière un gros bloc resté en suspens s'ouvre un méandre étroit. Tout l'air file dedans. Une paille et ça passe. Derrière, un petit conduit amène au bord d'un puits plus large dont l'accès sera à agrandir. Celui-ci doit faire une bonne quinzaine de mètres. Gagné ! Mais il est déjà tard et nous avons le dos en compote. Nous vidons les batteries en préparant un prochain paillage puis redescendons dans la vallée.

 En fin de journée...
Patrick

dimanche 16 juin 2013

Sur les pentes de la Pene de la Heche

Dimanche 16 juin 2013

C'est le retour d'un véritable temps estival et ce serait bien dommage de ne pas en profiter. Nous décidons d'aller prospecter du côté de la Pene de la Hèche (Alain D., Sandrine et Patrick). Nous remontons pas le ruisseau de l'Abérouède, puis nous quittons le sentier en direction du col de la Trencade. Nous retrouvons assez facilement le gouffre de la Cure (-83 m), puis le PH 35. C'est un petit boyau fortement aspirant qui semble se prolonger par un méandre. Nous commençons une désobstruction, mais il faudrait des moyens plus percutants. C'est noté, nous reviendrons. Le PH 43 semble nettement moins intéressant. Il souffle et visiblement c'est un repère de tachous... Nous continuons à progresser jusqu'au PH 40. Celui-ci, désobstrué par le GSHP dans le début des années 2000 aspire violemment. Alain fait la moue, mais au fond, tout l'air part dans un laminoir désobstruable. Un objectif pas facile mais jouable. 
 L'entrée du PH 40
Nous faisons ensuite un crochet par le PH 22 qui est toujours équipé. Le courant d'air n'est pas très violent, mais il aspire quand même.

 L'entrée du PH 22 et sa corde moisie...

 A peine plus bas, le Chboing nous déçoit franchement. Pas d'air et les 50 m annoncés semblent n'en faire plus qu'une vingtaine. C'est une fissure impénétrable mais qui ne semble pas véritablement s'agrandir. Au PH12 (Chat Sauvage), le courant d'air aspirant est en revanche très marqué. Non loin de là, nous trouvons un petit trou non répertorié. Ce sera le PH 51, terminé par une fissure à -3 m.
Au point ou nous en sommes, nous passons voir le Mayboune puis grimpons jusqu'à la cabane de l'Isarce.

 Le Mayboune (PH3)

Au final, pas de grandes découvertes, mais des objectifs intéressants pour les prochaines sorties. Cette tournée des grands Ducs alimente aussi notre réflexion sur les courants d'air. Visiblement, sur ce secteur, seul les courants d'air aspirants sont intéressants, ce qui est plutôt positif pour les PH 35 et 40. On s'aperçoit aussi que beaucoup de courants d'air sont dus à des cavités de type interstitiel, comme c'était le cas hier au Surporche. Il s'agit souvent de fractures parallèles au versant, mais le problème, on ne le sait qu'une fois l'exploration terminée....
CR Patrick

Tous au Surporche !

Samedi 15 juin 2013

Nous sommes nombreux à monter au Surporche. L'optimisme débordant de Bubu a eu des effets contagieux. Il y a Jean Claude, Bubu, Joël, Sandrine et Patrick. Jean-Luc et Serge nous rejoignent plus tard. A 7 ça devrait faire....

 A la sortie du Surporche, l'équipe est un peu désemparée....

Arrivés au Surporche Bubu et Patrick descendent pour pailler l'étroiture. Il y a un net courant d'air soufflant. En 2 tirs ça passe. Bof !!! Derrière, il n'y a qu'une petite cheminée se prolongeant par un méandre impénétrable qui remonte vers la surface. Pendant ce temps, Joël et Jean-Luc ont trouvé "le trou". A voir le regard sceptique du reste de l'équipe il est évident que l'enthousiasme n'est pas partagé par tout le monde. Longue discussion pour savoir si c'est un bloc ou de la roche en place. On frôle l'incident diplomatique, la scission entre les "pour" et les "contre". 

 Le trou des Incompris....

 Les "contre" finissent par l'emporter et la petite troupe remonte plus haut dans le vallon pour revoir la grotte de Bedouts. Serge et Patrick descendent, tentent une désobstruction au fond, mais l'absence d'air les incitent à abandonner. Déséquipement et topo dans la foulée. Du coup, il ne nous reste plus que le Caquet, une centaine de mètres plus bas. Il y a un très bon courant d'air soufflant. Nous finissons la journée en vidant un peu plus la trémie. Entre les cailloux on distingue un peu de vide, ce qui semble augmenter un peu le débit de l'air. Affaire à suivre

 Joël dans le Caquet. Le courant d'air est presqu'aussi fort que dans le gouffre du Cadran voisin.

CR Patrick

mercredi 12 juin 2013

Retour aux Boutils

Mercredi 12 juin 2013

Cela fait un bout de temps que nous ne sommes pas remontés aux Boutils. Nous sommes deux (Sandrine et Patrick) sur le sentier encore tout détrempé des pluies tombées les jours précédents. En plus, les troupeaux ont gagné les alpages, labourant un peu plus la trace. Notre premier objectif est le gouffre de Mulhadé qui était déjà connu (par qui ???)  mais aucune info ne figurait dans la base. Le premier puits avait été redescendu par Jean-Claude qui s'était arrêté sur une étroiture. Aujourd'hui, il y a un net courant d'air aspirant. A -12 m, seule Sandrine réussit à passer le goulet qui mène au second puits (environ 15 m). Au bas, un court méandre vertical concrétionné se rétrécit jusqu'à devenir impénétrable (15 cm de large), mais en-dessous, c'est nettement plus large avec une bonne résonance. Il faudra du matériel adéquat.


 Le puits d'entrée du Mulhadé

Nous filons ensuite voir un trou également exploré par X (???) et dont nous ne savons strictement rien. L'entrée est un petit méandre très étroit, qui souffle fort. Au bout de quelques mètres il faut descendre un ressaut de 2 m avant de continuer dans le méandre qui devient un peu plus gros (moins petit). Celui-ci descend gentiment, ponctué de courts ressauts et d'étroitures. 25 m plus loin nous nous arrêtons au sommet d'un puits d'une vingtaine de mètres.Il serait préférable pour nos carcasses vieillissantes d'aménager certains passages aussi nous remettons sa descente à plus tard.
Pour terminer dans le secteur, nous revisitons le trou de la ruine afin d'en dresser la topo. C'est un petit puits de 4 m suivi d'une rampe inclinée aboutissant une vingtaine de mètres plus bas, à la base d'une cheminée sans suite.
Avant de redescendre nous allons revoir l'entrée du gouffre des Boutils qui aspire bien. Un objectif pour une prochaine visite ???


 St Pé ou Brocéliande ? Nous allons bien finir par rencontrer Merlin...

C.R. Patrick

dimanche 9 juin 2013

Les weekend se suivent.... et se ressemblent

Samedi 8 juin.

Bubu, Joël, Jean Luc, Jean Claude et Alain M

Il fallait être un peu fou pour sortir ce samedi, la météo avait bien prévenu, pluies abondantes sur les Pyrénées.
Mais cela fait maintenant trop longtemps que nous attendons une improbable éclaircie et pour ceux qui n'ont que le weekend, il faut bien prendre un peu l'air (ou l'eau) histoire de se changer les idées.
A notre défense, il ne pleuvait pas lorsque nous sommes partis de Tarbes, et oui!
Mais arrivés à Lourdes puis à St Pé, holala, quel déluge.
C'est bien à l'abri, chez Jean Claude, devant un café bien chaud, que nous attendons patiemment l'éclaircie.
Elle viendra, une bonne  heure plus tard.
Nous en profitons et partons rapidement pour une petite heure de marche. Quel déluge. Les bottes se remplissent, les pantalons se mouillent, les voix se taisent, ça glisse de plus en plus....
C'est enfin l'arrivée au petit porche où 2 à 3 m² permettent de se mettre un peu à l'abri.
Les taches sont réparties, qui allume le feu, qui monte la bâche de protection, qui commence à s'équiper...
L'ambiance revient, aussi vite que la fumée du bois humide.
Et la bonne nouvelle, c'est que le trou objet de notre venue, aspire violemment malgré le mauvais temps.


Sa désobstruction se fera rapidement, à l'abri d'une bâche installée à la hâte.
Les cailloux ne résisteront pas et le passage donnant accès à la cavité sera défloré par Bubu sur les coups de 15 heures
Arrêt 8  mètres plus bas, sur un rétrécissement ponctuel. Il faudra revenir.

Au retour, nous rendons visite au Caquet et vidons quelques seaux de cailloux. Ce trou aussi est très intéressant.
La pluie retombe de plus belle et c'est la descente rapide, on en a assez pris pour aujourd'hui.

La météo de la semaine prochaine, elle dit quoi ?

Alain M

Balade solo au Jacqueline.

Jacqueline suite et fin, Samedi 9 juin.

Sous une pluie battante je suis remonté au gouffre Jacqueline histoire de voir s' il fait meilleur au fond du trou! Un écoulement d'eau par un trou de quelques cm en pleine paroi et qui augmente en pression quant on l'agrandi ....j'insiste pas . 
Un moucheron qui se ballade dans la salle des 3 chouettes ...j'ai pas tout compris.
En fait il y avait plus d'eau que la dernière fois; enfin je me plaint pas dehors c'est pire!
De très belles salles . Visiblement le site à été fréquenté, et on observe des traces de pas un peu partout. Les équipements en place pour la remonté aux salles ont l'air en bon état.
De retour à la surface , un rayon de soleil montre son nez le temps de redescendre tranquillou . 
Véro

Elle est pas belle la vie ?

lundi 3 juin 2013

Alors ce 1er WE de Juin ?


Pour ceux qui sont impatients de lire nos comptes rendus du weekend, voici à quoi se sont limitées les autres sorties .......

Sans commentaire.......

Ha si, il y a eu ça quand même.... on se console comme on peut ....

Par Patrick: Hier, le ciel restait désespérément bas et humide… Nous avions des copains anciens spéléos savoyards qui trépignaient d’aller voir de plus près les Pyrénées. Le Soulor était dans les nuages, les rivières étaient en crue, nous avions refait le monde à midi autour d’un bon repas…. Alors ????
Alors une idée lumineuse m’est venue, pourquoi ne pas aller visiter Betharram ? Et bien nous l’avons fait ! Avec le bus, le bateau sur rails et le petit train et un guide qui pousse la chansonnette à chaque concrétion. Nous avons vu des éléphants, la vierge et l’enfant, le loup, l’huître etc…. Mais surtout, nous avons vu un beau collecteur fossile, un actif tout aussi beau et au bout du compte, nous avons vraiment apprécié la visite qui nous a motivés encore plus pour patrasser sur ce massif. Comme quoi, il ne faut jamais dire « fontaine, je ne boirai pas de ton eau ».





Chez Jacqueline

Un petit tour chez Jacqueline ? Par Jean Marc et Véro 
Ayé , il fait un temps de ..... , il est 12h30 et cela ne va pas se lever . ZUT !!!!
Allô Jean Marc tu fais quoi? On se fait une petite grotte pas trop loin? 
Le gouffre Jacqueline semble assez tentant. 
Allez c'est parti! 
On accède facilement à l'entrée de la cavité et hop en avant pour une visite éclair. Tiens il y a de l'eau ! Très jolie ballade au milieux de l'eau qui court et joue à saute mouton dans un relief féerique.
Une superbe après midi pour tous les deux . 

Avec inauguration de mon appareil photo tout terrain !!!