mercredi 11 décembre 2019

Balade souterraine.


9 décembre 2019
Journée pluvieuse, morose ... qu'à cela ne tienne, une idée me vient (bien que je me soupçonne de l’avoir un peu enfoui quelque part, afin de la sortir à la première occasion) : Marianne voudrais tu voir tes petites amies les chiroptères ?
Bien ! L’organisation est rapide.  J’envoie un mail au GSHP pour prévenir que nous envisageons une sortie et de surcroîts confirmer l'accès au lieu,  étant encore peu familier avec la localisation des grottes locales.  Nous mangeons et nous voilà sur la route, la pluie toujours battante…
14h30 environ nous voilà devant le trou, on ne prend pas même le temps d’enlever nos goretex, la pluie froide étant très désagréable et surtout que nous n’avons pas envie d’être trempés avant de commencer.
Au moins dans la grotte il fera meilleur et l’on passera plus facilement entre les gouttes.
La lumière virevolte et danse dans le conduit étroit, je suis devant, ouvrant la marche et veillant sur la progression de ma spéléologue en herbe (enfin de boue).
Point vu le petit crapaud de ma sortie précédente, il s’est changé en salamandre, qui est loin d’être notre première en ce pays. 
Quelques belles araignées, des papillons de nuit et un myriapode animent un peu la visite de ce désert ténébreux.
Tous les petits mammifères, nos amis les chauve-souris, sont à leurs places bien emmitouflées dans leurs ailes. On passe doucement, surtout ne pas les déranger.
L’eau est omniprésente, gouttant çà et là, ruisselant entre les roches, se frayant un passage dans les ténèbres invisibles Nous crapahutons ainsi, plus proche du batracien, à quatre pattes, mais n’oublions pas la technique: l’opposition est souvent de mise.  
Puis, le fond des entrailles, l’arrivé à la corde finale, la suite restera dans l’inconnu.
Lumières éteintes nous profitons du noir absolu quelques instants et nous repartons sur nos pas.
Nous retrouvons la lumière du jour après deux heures et surprise tant espérée, la pluie a cessé.  
Damien


mardi 10 décembre 2019

Nouvelle sortie au Bassia,


Dimanche 8 décembre 2019 : 
Nous sommes 8 à nous retrouver à la barrière donnant accès à la piste menant très près du gouffre du Bassia. Sandrine et José vont explorer quelques cavités et nous sommes 6 (Patrick, Alain, Jean, Anthony, Sylvain et moi) à partir pour le « fameux » Bassia.
L’enfilade de puits est très agréable, les volumes sont superbes creusés dans ce pendage incroyable incliné à la vertical ! Finalement, c’est vrai que l’équipement en place n’a pas trop mal vieilli sauf quelques plaquettes et des AS placés dans des zones humides. On voit aussi que lors de la dernière virée, de la corde et quelques amarrages ont été changés. J’améliore un peu en doublant quelques fractionnements !
Au bas du puits du Lac on voit très nettement les strates plonger à la verticale. C'est une constante dans le gouffre et cela est visible jusqu'au siphon de -470 m.

Nous sommes rapidement vers -240, Jean et Antho partent à -280 (juste avant la salle de Pâques) faire une escalade et nous autres, nous démarrons une série de photos dans ce secteur très intéressant où l’on peut voir un superbe décollement de strate avec, à son pied, un bloc suspendu !
En remontant un P10 actif, je bricole l’équipement sur un « fract -2 » et Patrick tente une petite traversée dans le méandre qui est au début boueux ! Je le rejoins dans une zone où un joli puits remontant fait au moins 30m (dixit le disto X). En continuant à l’horizontal dans le méandre celui-ci devient très concrétionné notamment sur les hauteurs (blancheurs et excentriques). Après une petite étroiture passant sous 2 petites stalactites, le méandre remontant continue. Patrick s’arrête devant un petit ressaut, on ressent un peu d’air… faudra revenir !


 La petite galerie découverte au sommet du P.10 s'atteint en poursuivant le méandre en hauteur, juste dérrière Thomas qui est en train de bichonner les équipements.
Nous remontons tranquillement ; crayon souvent à la bouche, Patrick attaque efficacement la topo et Alain fait de la photo notamment après le boyau désobstrué devenu bien confortable pour l’exercice secours de 2009 ! A l’aide de flashs déportés, nous mettons en valeur ce superbe gour (que je n’avais même pas vu à la descente !).


 La salle du Lac. Lors des sorties d'automne, le gour était à sec...
 
Nous entendons Jean et Antho remonter… l’escalade s’est terminée sur une petite étroiture à désobstruer avec un peu d’air également !
Une fois dehors, il pleut, il est 18h… cela ne nous empêche pas de boire une petite bière (merci Sylvain), histoire de valider cette sortie conviviale ainsi que de faire un bilan positif de notre sortie inter CDS : le gouffre du Bassia est une classique majeure du département et il reste de l’exploration à faire dans cette cavité !
La cavité est bien équipée, il est toujours possible de customiser l’équipement en place notamment sur la 1ère partie (ex : doubler un fractio).

Avis aux personnes intéressées par ce projet porté par les CDS 32 et 65, 
VOUS ÊTES LES BIENVENUS !



Thomas
Photos d'Alain Bressan



Le compte rendu d'Alain et les belles photos de la sortie : http://gaspeleo.over-blog.com/2019/12/explo-topo-photos-au-gouffre-du-bassia.html

dimanche 8 décembre 2019

Sept Scouts et 4 Tachous aux Coumates


Samedi 7 décembre

C'est à 11 que nous partons dans la grotte des Coumates ce samedi après-midi : une bien sympathique sortie et une bien belle rencontre entre 7 scouts, sous la houlette de leur chef Paul, et 4 Tachous (Kat, Jean-Claude, Damien et moi).
Paul avait déjà vécu une expérience spéléo avec Marc à la grotte de la Pale.
Très intéressé et conseillé par Marc, il a m'a contacté et vu avec Bubu, l'organisation s'est très vite mise en place, les Tachous vont encadrer les 7 scouts âgés de 14 à 16 ans.
Trois scouts arrivent direct à bon port au local à 14 h, 4 autres ont atteint par erreur la base de loisirs de St Pé...petit décalage horaire mais léger quand même. Nous avons un timing à respecter.
Habillés au fur et au mesure de leur arrivée, casque en main et véhiculés jusqu'au départ du sentier karstique, le groupe prend le chemin des Coumates.
Petite balade en forêt tout en discutant et en répondant à quelques questions puis nous voilà à l'entrée de la cavité. Damien teste l'accès le plus pentu et ressort.
Les scouts fins prêts, nous nous organisons pour l'encadrement. Kat s'en va jusqu'en bas du ressaut de 3 mètres.
Première difficulté, une chauve-souris dort paisiblement sur la main courante dans le virage de la vire. Une autre s'est installée sous la roche au niveau de la corde à nœuds. Il faut éviter de les réveiller.
Je descends suivie de Damien. Les scouts arrivent à leur tour. Damien s'assure que tout va bien pour passer l'entrée tandis que je les récupère 1 par 1 dans le virage en leur rappelant de ne pas toucher la corde. Jean-Claude ferme la marche.
Et voilà tout ce petit monde sous-terre. Les jeunes sont ravis et j'entends même « c'est trop stylé ici ! ». Ils découvrent les roches et observent les chauves-souris ici et là pendues sur les plafonds.
Plus loin, nous laissons les scouts partirent devant et explorer la grotte jusqu'au fond.
Le temps passe vite, il faut déjà songer à ressortir et c'est en chansons que se fait une petite partie de la remontée. Dehors il fait encore jour mais plus pour très longtemps.
Nous quittons les scouts au croisement du sentier qui part à la Bouhadère. Les 4 Tachous rejoignent les véhicules, les 7 scouts s'en vont à pieds vers le monastère où ils établissent leur campement pour la nuit. A bientôt les scouts ! Et merci encore pour votre bonne humeur et pour le plaisir que nous avons eu à vous faire découvrir la grotte des Coumates.
Sandrine.
PS : j'espère que vous avez bien étudier la topo !

Le film de Jean Claude en cliquant ici


Sandrine L







A simplet de Bigorre...

Samedi 7 décembre.
Nous sommes 7 ce samedi pour continuer la désobstruction du Sousbet.
Jean Claude, Bruno, Joël, Philippe, Damien (un nouveau), Jean Luc et Alain M.

Le temps s'est enfin mis au beau et nous allons pouvoir faire une bonne séance.
Et comme nous sommes sept, immanquablement quelqu'un sort "les sept nains", y'a pas blanche neige.
Et de ressortir de nos mémoires le nom des 7 nains, Grincheux, Joyeux, le prof etc et bien sur Simplet, de Bigorre.. comprenne qui pourra.

La désob avance bien, nous testons un nouveau perforateur un peu plus puissant.
Les cailloux sont ressortis à la chaîne, des gros, des moyens et des petits, ça avance, ça avance.
A midi le casse croûte obligatoire (Joël est là), auprès d'un feu rapidement allumé par Bubu. On est bien on déguste l'instant.

Nous reprenons les travaux à 13 heures mais rapidement Jean Claude, Damien et Bubu nous quittent, d'autres occupations les attendent.

On continue à quatre, sous l’œil attentif d'Iko qui n'en perd pas une et nous rapporte des cailloux, il y prend gout.

Enfin, un vide se dessine, les cailloux roulent..
On s'active. On met à jour un départ, défendu par une grosse lame de roche.
On casse, la massette chante, le burineur aussi.
On passe les pieds puis le corps et enfin on distingue un puits.
Hélas, la joie est de courte durée, le concrétionnement l'a rendu impraticable en l'état.
C'est un aval alimenté par un petit amont remontant qui vient de la surface.

Il va falloir faire une nouvelle séance.
Tout n'est pas perdu, le vent lui, il passe.

A suivre.

Alain M

dimanche 1 décembre 2019

Encore au Sousbete

Samedi 30 novembre, Jean Claude, Joël, Philippe et Alain M

Pour ne pas changer et ne pas perdre la main, nous retournons une nouvelle fois au Sousbete.
La météo, comme depuis plusieurs weekends maintenant, n'est pas terrible.
Cette désobstruction se prête à merveille à des travaux hivernaux, situées à peu de marche et surtout le courant d'air exhalé est bien attirant.

Malheureusement la morphologie du départ est plus que rébarbative et les travaux difficiles.
Nous avançons à contre pendage, sur un joint séparant 2 couches de calcaire et pour corser le tout, les parois sont tapissées d'une épaisse couche de vielle calcite, impropre à la désobstruction.

Qu'à cela ne tienne, nous y passerons près de 6 heures à casser du caillou, jusqu’à ce qu'une nouvelle fois l'arrivée de la pluie nous chasse de notre endroit.

Bilan de cette journée, la cavité dépasse les 3 mètres pour plus d'un mètre cinquante de profondeur.
A nos pied un départ d'où arrive l'air, un bâton engagé dedans donne une suite sur près d'un mètre ! Mais que cela va être difficile pour continuer à creuser verticalement.


Alain M