vendredi 27 novembre 2015

Les crues du côté de l'Ouzom

Après les abondantes chutes de neige du week-end dernier, la remontée des températures associée à de fortes pluie a déclenché une crue importante dans toutes les résurgences du massif de St Pé.
La montée des eaux a été très rapide puisqu'en l'espace de 24 h l'Ouzom est passé d'un niveau d'étiage très bas à une situation de crue justifiant l'alerte orange de météo-France.
Hier vers 16 h je suis allé voir ce que cela donnait du côté des résurgences de l'Arriusec et du Ramoune afin d'y effectuer quelques mesures (température, PH...). C'est toujours intéressant et ça renforce la motivation de voir tant de débit.
Du côté de l'Arriusec, le ruisseau coulait très fort et n'était pas franchissable au niveau des Oules. Comme c'est le cas lors de fortes crues, on observe de nombreux griffons en rive gauche, au niveau des premières maisons et du parking au terminus de la piste carrossable. Le SS01 était fortement émissif ainsi que plusieurs griffons situés en amont.

 Le SS01 en crue

Du côté du Ramoune, toutes les résurgences crachaient. Le Ramoune était entièrement noyé et alimentait le chenal parallèle à l'Ouzom. Mais c'est du côté de la résurgence du Canyon que la crue était la plus spectaculaire et il est à noter qu'il sortait largement autant d'eau de l'éboulis situé à droite de la grotte que de la grotte elle-même. 


 Entre le Ramoune et le Canyon, une première sortie d'eau jaillit de l'éboulis.
Son  débit est à peu près équivalent à celui du Ramoune qui alimente le chenal à droite de la photo.

Ce montage panoramique permet de voir les débits de la résurgence du Canyon à gauche et de la sortie voisine à droite. 

Le débit cumulé de ces deux sorties est spectaculaire et apporte une contribution non négligeable à l'Ouzom qu'on devine en arrière plan.

Il est difficile de donner un débit de l'ensemble de ces sorties mais en tout cas, il est à la hauteur du potentiel spéléologique que représente le massif entre les Toupiettes et la vallée de l'Ouzom. Reste à trouver un accès à la partie basse du réseau souterrain supposé exister entre le fond du TP 30 et ces résurgences. Un beau challenge en perspective.

Patrick

lundi 23 novembre 2015

Spéléo et Handicap


A l'initiative du CDSC65, une journée était organisée ce samedi 21 novembre pour faire découvrir la spéléo à des personnes en situation de handicap. C'est sous le déluge que nous avons été accueillis par le propriétaire Jean Brunelet et son fils Jean Baptiste et 36 personnes en tout, dont 11 du GSHP, ont pu se balader dans les parties aménagées et non aménagées de la grotte de Médous jusqu'à la salle de la Termitière.


Le compte rendu complet, photos et vidéos sur le site du CDSC65

vendredi 20 novembre 2015

Autour du Monbula

Mercredi 18 et jeudi 19 novembre 2015
Le Monbula est ce dôme boisé qui fait face à l'Estibette à l’extrémité ouest du massif de St Pé, sur la bordure nord du synclinal d'Aygue Nègre. Après les découvertes du côté de Yerse, une petite visite s'imposait pour connaître un peu mieux ce fameux synclinal dans sa partie la plus en aval. Les prévisions météo annonçant les derniers jours de cet été indien, nous sautons sur l'occasion. Mercredi après-midi, nous filons donc dans la vallée de l'Ouzom, au départ du sentier qui mène au col du Monbula et à la cabane du même nom dans laquelle nous allons passer la nuit. Le sentier ne fait pas dans la dentelle et gravit les 1000 mètres de dénivelé sans offrir beaucoup de répit. Au moins, ça avance et en 1 h 30 nous sommes à la cabane. Celle-ci a entièrement été refaite en 2013 suivant le même principe que celle de Marti Peyras. C'est donc un refuge bien confortable si ce n'est l'absence totale d'eau dans les environs.

 Le refuge du Monbula a été entièrement restauré sur les ruines de l'ancienne cabane

Comme à Marti Peyras, l'intérieur est lambrissé et un poêle assure le chauffage. 
Une  mezzanine  peut accueillir 5 à 6 couchages.
Comme il nous reste un peu de temps avant la nuit, nous partons aussitôt pour une petite prospection autour de la croupe sommitale du Monbula. Nous y croisons quelques Isards et des trous connus que nous repointons. Nous en trouvons un autre qui ne figure pas dans la base, mais vraiment rien d'extravagant... Nous parvenons à l'extrémité de la bosse sommitale au moment où le jour décline franchement. La vue est superbe et nous traînons un peu avant de retourner à la cabane.

L'extrémité ouest du Monbula

 Le lendemain nous repartons cette-fois-ci vers l'est en longeant le flanc de l'Estibette. Nous faisons un petit détour par le gouffre de l'Arroa et sa superbe entrée. 

Le gouffre de l'Arroa

 Avant d'arriver dans le vallon de la croix des Artigous, nous commençons à descendre droit dans la pente pour fouiller un chapelet de grosses dolines. Nous y trouvons un petit gouffre, peu profond et sans air et pas grand chose d'autre. Environ 300 à 400 m sous le col, nous faisons demi-tour en remontant plus à l'ouest afin de ratisser le secteur. Globalement c'est assez pauvre en cavités et nous revenons bredouille après une boucle de près de 7 km.

 Petit gouffre à explorer....

La vallée de l'Ouzom vue du col d'Arangon
CR Patrick

jeudi 19 novembre 2015

On a trouvé le TDLCSLPHDMDSP….



Lundi 9 novembre
Par Le Dol's
Le CDMDMDSP (Champion Du Monde Des Montagnes De St Pé, alias JC Mengelle) ne dédaignerai pas avoir découvert le TDLCSLPHDMDSP… Mais celui-ci ne sera pas à son actif…
Le TDLCSLPHDMDSP ? Quès acco ?! !!!
Le Trou De La Chauve Souris La Plus Haute Des Montagnes De St Pé…
Cette grotte se situe en paroi Nord du Soun des Escures Ouest (cote 1874). Des traces de peinture sur la vire herbeuse attestent la venue d’explo de spéléos, certainement du GRAS (nous demanderons à Xavier De Muyser s’il est l’auteur dans les années 90…). Repérée l’an passé avec Brigitte depuis le cirque à 1580m en pointant des cabanes, un coup le lumignon laissait entrevoir une suite …
Il me faudra attendre le mardi 10 nov ensoleillé pour lever le doute…
On s’est donné RV au Col d’Ansan (1330m) pour l’occasion je suis épaulé par Véro (« The mouffette »), Anthony (le Nobio) et de Jean Luc (Président) pour prendre la direction des Escures…
L’émotion surement… J’ai le souffle très court et me traine comme jamais, progression du style tortue avec un frein à main !… En tout cas cela ramone et curre si bien les bronches que le lendemain je retrouverai le pas montagne momentanément absent…
Après une bonne heure on atteint la cote 1874, le temps de récupérer la vire (une sente d’Isard) qui descend au pied d’une barre rocheuse… Comme l’herbe est sèche la descente est moins craignos mais un faux pas et c’est le « saut de l’ange »… A 1805 m un œil de bœuf en forme de trou de serrure désigne l’objectif de notre rando…
Au loin un Isard (male) déguerpit dans les pentes des Escures Est… On atteint la grotte… Véro et Antho ont déjà enfilé la combarde, ils ont escaladé un ressaut de 3m comme je franchi un simple trottoir… Attentionnés pour le « vieux » une corde est installée… Véro ramone dans une fissure étroite guidée par le courant d’air descendant… Je lève la topo et note un nid de Courbacines (corneilles / Choucas) à mi hauteur (1810m une chauve souris isolée est agrippée contre la paroi… Elle ne ressemble pas à un grand rhinolophe drapé dans ses ailes mais plutôt à un murin, enfin un truc plus poilu !...
C’est à notre connaissance la plus haute du massif (il culmine à 1881m), mais nous ne sommes pas ni en zone Natura ni sur la RNR du Pibeste… Cela n’empêchera pas les naturalistes de s’y intéresser car cela nous a semblé assez singulier pour le signaler…
On reprendra la descente vers l’Est pour repasser près de la doline ES 09. Une série de piquets abandonnés seront fichés dans le sol, les bergers n’auront plus qu’à dérouler du fil de clôture… Deux piquets fichés par le Président qui veille au grain, serviront d’ancrage pour accrocher la corde et déterminer la fin de ce trou à -7m !
Grace à Véro, le trou existe (topo faite)

Nous redescendrons tranquillement pour profiter des derniers rayons rasants qui nous réchauffent encore avant d’être subtilisés par les proches montagnes Béarnaises…

mardi 17 novembre 2015

Topo du niveau 2

Il faisait encore beau ce samedi 14 novembre, j'en ai profité pour travailler sur la topo du niveau 2 de la mine que nous explorons cette année. 
 Partis de 1475m d'altitude, nous sommes maintenant à 1885m et cherchons à rejoindre les niveaux supérieurs. Ici la mine devient plus complexe et part dans de nouvelles directions.
Certains dépilages sont verticaux et on y aperçoit des genres d'échafaudages abandonnés depuis près d'un siècle.
La topo est maintenant quasiment à jour par rapport aux explorations, nous sommes plein de projets, l'avenir est devant nous.

Jean Marc

dimanche 15 novembre 2015

Fin de l'histoire du Fou

Cette fois c'est bien fini. L'histoire du Fou se termine avec la fin du déséquipement. Nous sommes 5 pour tourner cette dernière page: Antho, Jean Luc, Véro, Richard et Bubu.
Il fait beau mais nous sommes tristes. L'aventure du Fou qui nous motivait depuis 2009 se termine aujourd'hui.
Les archives du Blog et du site du CDSC65 sont le témoignage de ces 7 années d'espoir.
Voir ici par exemple.
Un déséquipement c'est vraiment pas drôle ! C'est dur, c'est lourd, c'est chiant mais c'est indispensable pour aller explorer les nombreux gouffres qui nous attendent. Et nous avons maintenant un allié de taille, un pic noir qui guide Jean Claude vers les entrées....

Il y a déjà 3 kits pleins qui nous attendent en bas du puits Nolwenn. Au total, nous remonterons 5 kits bien pleins et 2 seaux ayant servi aux nombreuses désobstruction. Avec un mini trac installé au sommet de chaque puits et un étagement de tout le monde dans les passages du Thor, du Bonnet Vola et du Jars, le boulot sera vite plié.
Petit pincement au cœur quand même lorsque je referme la clôture de mise en sécurité de l'entrée.
Un bon casse croûte à l'heure espagnole et direction la Génie pour laver tout ça.
Génie Longue, Génie Braque ? Après quelques errements, on se retrouve tous ainsi que Bernard et Alain qui viennent nous filer un coup de main. L'eau est froide mais heureusement il y a les chouquettes de Véro et ce qu'il faut pour les accompagner!
(Photos JL)

FIN


Un petit tour de la Héche, sans peine


Samedi 15/11/2015, Bernard V et Alain M
Bernard étant en vacances dans les Pyrénées pour quelques jours, nous profitons du temps exceptionnel pour aller nous balader sur le massif, histoire de se remémorer de bons souvenirs.
Nous attaquons par la carrière et prenons le sentier sud de la Héche.
Paysage magnifique au fur et à mesure que nous progressons. Nous passons au dessus de la zone du Charly et continuons jusqu'au col de la Trencade. C'est un sentier magnifique qui permet d'atteindre, sans gros efforts, la zone des PH qui nous a vu tant de fois en exploration.

Dans ce coin cela sent bon le trou et sans chercher vraiment nous en retrouvons une petite dizaine. Nous en profitons pour relever leurs coordonnées GPS afin de vérifier leur bon pointage.
Nous passons au TMB, certains le connaisse, le CA y est toujours présent, aspirant.
Peut être va t-il nous revoir un de ces jours, il y a encore à faire sur et sous cette zone.
Nous arrivons au Haboub et poussons jusqu'à Marty Peyras, histoire d'aller y voir la nouvelle cabane.
Bien cachée au fond d'une doline, nous resterons un peu plus haut, au soleil, afin de casser la croute. Quel temps, on se croirait presque au printemps, si ce n'est le soleil un peu bas sur l'horizon et qui perturbera les éclairages de nos photos.
 
C'est ensuite le retour en longeant la crête qui surplombe la vallée de la Génie (Braque). 
Nous passons à la cabane de l'Isarce, petite photo souvenir, puis c'est la grande descente, les Escalats, le passage au Boutils,  le sentier des Liets, celui de Nabails et enfin la voiture.
La descente sur les marnes se fera sur un tapis de feuille mortes impressionnant mais heureusement le sol archi sec est non glissant.
Que du bonheur.

Nous retrouvons ensuite à la Génie l'équipe du trou du Fou et leur donnons la main pour finir le nettoyage du matériel déséquipé.
Alain M







vendredi 13 novembre 2015

Tristes....

La France pleure .......


Un jeudi de prospection



Jeudi 12 novembre

Il y a un brouillard bas sur Saint Pé. Je pense qu'à 600 ou 700 mètres du côté de la Ménère il doit y avoir le soleil... et bingo il y était. Tempête de ciel bleu avec une jolie mer de nuage sur la plaine.
 
Il y a encore pas mal d'endroits à prospecter dans le coin et bien m'en a pris de rechercher par là.
Dans une forte pente, je commence par trouver un trou, pas tout à fait pénétrable mais avec un bon air soufflant. Le coin me paraît assez intéressant donc je fouille et quelques mètres sous le souffleur, je tombe sur une belle entrée cachée sous quelques arbres tombés.
 
Je prends les coordonnées et quelques photos de l'entrée puis je descends de deux ou trois mètres assuré par un bout de corde. Et là sous deux gros blocs en suspend, un puits... et quel puits... Il part à gauche, il part à droite, il est énorme. Je lance un petit caillou... Je ne l’entends plus. J'en prends un (c'est un bloc de 40 cm de long) là je l’entends... loin, loin avec un écho pas possible.
C'est du  gros... C'est du profond. Ce sera le Gouffre du Pic Noir. (Un pic noir m'a vu alors qu'il voulait se poser juste à côté).
De l'autre côté de la combe j'en trouve un autre, moins impressionnant mais quand même assez gros et largement pénétrable. Et un peu plus bas, deux autres qu'il faudra mettre aux normes.

Jean-Claude

lundi 9 novembre 2015

Yerse, une page se tourne...

Il est bien évident que nous attendions tous avec impatience de pouvoir retourner dans la rivière Noire, le probable collecteur d'Aygue Nègre. En septembre dernier, après une désobstruction à -380 m nous avions enfin pu atteindre le fond du synclinal où s'écoule la rivière souterraine recherchée depuis plus de 30 ans (voir compte rendu du 26 septembre). Ce week-end, nous sommes les mêmes à retourner dans la perte : Serge, Étienne, Jean, Sandrine et Patrick. La météo est estivale, incroyable pour un mois de novembre, c'est donc bon pour les courants d'air tout autant que pour le niveau de l'eau qui ne nous gênera pas dans les puits.

Vendredi 6 novembre 2015

Avec Sandrine, nous montons tranquillement en milieu d'après-midi pour prendre possession du refuge et préparer le matériel pour le lendemain. Jean et Etienne nous rejoignent vers 20 h ; pour eux, la marche se fera de nuit.

Samedi 7 novembre

Le réveil sonne à 6 h 20 en prévision d'une longue journée. Serge arrive par l'Arriusec vers 7 h 30, après 2 h de marche... Cela ne traîne pas et moins d'une heure plus tard nous sommes dans le gouffre. Le niveau est bas et la descente est rapide. Nous allons directement au siphon aval de la rivière, à -400 m. Notre première tache est de poser ici un reef-net qui enregistrera les variations du niveau de l'eau et de température durant près d'un an. 

Le siphon aval (-400 m)

 Nous nous dirigeons ensuite vers l'amont en faisant suivre la topo. La galerie offre de belles sections (3 x 3 m) où les traces d'érosion attestent de débits qui doivent être parfois très importants. Le courant d'air est devenu plus important et nous souffle dans la figure, c'est rassurant... 


 La rivière Noire

Mais après seulement deux cents mètres de progression, et au bas d'une petite salle surmontée de 2 cheminées, de gros blocs nous obligent à emprunter une galerie basse. Le courant d'air est plus diffus et le plafond n'est qu'un tapis de blocs. Une courte escalade nous permet de gagner un semblant d'étage supérieur, mais celui-ci est coincé entre l'éboulis et la paroi. Cela sent le roussi d'autant plus qu'il n'y a plus véritablement de conduit. Nous parvenons tant bien que mal à progresser entre les blocs, mais la trémie, lavée par les crues ne semble pas très stable et il n'y a pas d'agrandissement à l'horizon. C'est le coup de bambou !

Petit coin au sec...

Il faut pourtant se faire une raison. Jean tente une petite escalade glaiseuse au-dessus de la trémie, mais il n'y a rien d'évident. Quant aux cheminées elles n'ont vraiment pas une bonne gueule... Alors nous commençons à rebrousser chemin en fouillant les moindres départs. Au niveau d'un affluent que nous avions jugé impénétrable, Serge déniche un passage supérieur conduisant à une belle galerie fossile recoupant l'affluent en lui donnant plus d'ampleur. Après un casse croûte rapide, nous nous y engouffrons toujours en faisant la topo.

L'accès à la galerie fossile.

Le conduit est superbement sculpté par l'eau et nous progressons au-dessus de jolies marmites dans un calcaire noire. Le pendage, visible sur le côté droit de la galerie, indique clairement que nous sommes sur le flanc sud du synclinal que nous suivons sur plusieurs centaines de mètres. La progression est vraiment plaisante et nous fait un peu oublier qu'il nous manque quelque chose d'important, le courant d'air. 

 Progression dans la rivière affluente.

Au bout de 200 nouveaux mètres, un siphon nous rappelle cet oubli. Nouveau coup de bambou, mais pas pour Jean qui se sent des âmes de pionier et se prépare à nager pour vérifier si cela siphonne véritablement. Nous lui conseillons de faire ça dans le plus simple appareil, pour pouvoir se réchauffer dans des vêtements secs en sortant et éviter la pneumonie lorsque nous terminerons la topo. Il s’exécute sans sourciller. Il est bien ce Jean ! Bien sûr personne ne tient à lui voler cette première et nous sommes d'ailleurs tous d'accord pour en faire la vedette de notre reportage photo. Le bain ne durera pas des lustres car le siphon démarre à quelques mètres delà. Nous lui suggérons bien une petite reconnaissance en apnée, mais nous avons vite le sentiment d'abuser un peu....


 Le siphon amont et la vedette du jour....
Jean ressort sous le crépitement des flash, fier comme un "bar-tabac" : même pas froid....
Après cette épisode distrayant, nous reprenons nos recherches dans des conduits fossiles qui doublent le conduit principal, mais à chaque fois, nous retombons sur des galeries connues. Au total, nous topographions 640 m de galeries nouvelles, mais sans pour autant trouver une suite pénétrable. Yerse semble donc bien fini, du moins, sans plongée... Nous nous échelonnons pour remonter et à 19 h nous sommes dehors. Jean est reparti avant le reste de la troupe, nous passerons la soirée au refuge en compagnie de Quentin, un randonneur solitaire, attiré par le charme de la cabane.

Galerie fossile au-dessus de la rivière Noire

Dimanche 8 novembre

Le réveil est plus tranquille et ce matin nous prenons notre temps, pour ranger le matériel et nettoyer le refuge. Serge redescend dans la vallée. Quant à nous, nous partons faire une petite prospection autour du Cap de Litas. Pas de grande découverte mis à part un petit porche (CL 31) qui ne semble pas très intéressant. Et puis l'énergie commence à manquer alors nous redescendons tranquillement vers la voiture en réfléchissant à notre future sortie au gouffre du Beaufort, car si la perte de Yerse semble terminée, nous avons bien d'autres objectifs de ce côté là du massif ....

Crêpe bretonne près du siphon amont.

 Au total, le gouffre développe 1640 m de développement pour 400 m de profondeur et de l'avis de Serge, qui a écumé tous les grands trous du massif, c'est sans aucun doute l'un des plus beaux et des plus plaisants à parcourir....

C.r. Patrick

Déséquipement du Trou du Fou

Dimanche 8 novembre.

Ils sont 4 pour commencer le travail de déséquipement du Trou du Fou. Isa et PM Abadie, Richard et Véro.

Le compte rendu est sur le blog du SC Baudreix ici




dimanche 8 novembre 2015

Entre Castets et Génie


Samedi 7 novembre.
Nous sommes 6, Jean Claude, Jean Luc, Joël, Bubu, Alain D et Alain M, pour aller voir ou revoir quelques cavités repérées une nouvelle fois par Jean Claude.
Il fait très beau, les chasseurs sont sur une autre zone, tout est réuni pour se faire une belle journée d'exploration.
Tout d'abord c'est le LB03. Un doute sur son pointage exact est levé puis une visite nous confirme qu'il n'y a pas de possibilité de suite.
Nous regardons ensuite le LB55, nouvelle cavité. Nous remuons quelques blocs et de la terre mais le travail se révèle trop important et vu qu'il n'y a pas de courant d'air, nous laissons tomber.
Nous nous dirigeons ensuite vers le "Trou de la vache". Très belle entrée, au fond de laquelle il y a.. des os de vaches.
Un gros bloc barre la suite et retiendra nos efforts pendant plus d'une heure. Hélas, il faut se résigner une nouvelle fois, terminé, trop étroit. Ce sera le LB 56
C'est ensuite au tour du LB 57. Tout petit départ mais avec un léger courant d'air qui nous incite aux travaux. Des blocs, de la terre, des racines et enfin du vide.
Petite galerie donnant sur un puits de 3 à 4 mètres. Un bloc là aussi entrave la progression et il faut le mater à l'aide de la massette. Heureusement la roche est bien délitée et le travail se fera facilement.
Descente sur un petit puits de quelques mètres, suivi d'une galerie se terminant sur un pincement.
Topo et déséquipement.
Le jour commence déjà à diminuer et il faut rentrer.

Alain M