dimanche 23 juillet 2017

Autour du Soum de Leiz

22 juillet 2017. Jean Luc et Bubu
C'est finalement à 2 seulement que nous nous retrouvons à 14 heures à la barrière du Bergons.
L' objectif est de descendre des trous découvert ou redécouvert par Jean Luc lors de ses balades de local de l'étape.
Vu l'heure, on monte un peu au pas de course, mais comme il y a au moins 15 jours qu'on fait pas grand chose, ce décrassage fait le plus grand bien.
Arrivé au Col d'Andorre, on vise le promontoire sur la droite et on bascule versant Saint Pé ...le brouillard nous rejoint...
Je sais ce que pensent les mauvaises langues !
Jean Luc retrouve le trou du premier coup ! A la "Jean Claude" ! C'est une belle entrée, pas de marquage apparent mais Dodelin avait descendu des trous dans le coin avec le GSNU.
L’entrée fait 2 mètres sur un et plonge sur une dizaine de mètres. Au fond, un gros éboulis pourrait boucher une éventuelle suite mais sans courant d'air, on considère ce beau trou comme terminé. A l'occasion, on ira le pointer.

On remonte la pente raide jusqu'à un sommet sans nom qui devrait être un beau belvédère s'il n'y avait pas autant de brouillard! Le coin doit être idéal pour faire cuire les côtelettes ! On prend les crêtes pour revenir vers Andorre jusqu'au LA 105 découvert par nos amis du GRAS en 94. Nous n'avons pas de renseignement sur la base ni les coordonnées. Jean Luc descend cette petite entrée d'un mètre de diamètre qui prend très rapidement du volume pour atteindre 5 - 6 mètres . Au fond, une petite escalade de 2 mètres et un passage pas très large mènent à un ressaut de 3 - 4 mètres où se terminent irrémédiablement le gouffre. Alain M est en direct par SMS et nous demande de pointer le trou... Heu... on va essayer ....


JL met en route iPhiGéNie qu'il vient juste de télécharger et le miracle s'accomplit ! En direct on transmet les coordonnées à Alain qui met en ligne sur Karsteau 4.

On repart, petit passage sous le Pic de Leiz, descente par la brèche et on replonge côté Argelès. Le soleil revient. ...
Je sais ce que pensent les mauvaises langues !

On perd rapidement 300 mètres en dénivelé vers une zone où rien n'est connu. On arrive au trou vu par JL il y a quelques mois en bordure d'une vieille piste. Là non plus, pas de marquage. IPhiGéNie est rapidement remis en route et les coordonnées transmises à Alain. Il confirme que le trou n'est pas connu.
Rapidement descendu par JL, des passages étroits empêchent ponctuellement le passage vers -6 mais serait à revoir. Photo transmise à Alain pour Karsteau qui nous indique son numéro dans l'inventaire. Le code L 35 sera écrit à l'entrée. Bientôt on pourra même faire la topo en direct et la mettre sur Karsteau dans la foulée. Vu les progrès que nous venons de faire, on se prend à rêver !
Allez, on repart, JL veut encore me faire voir quelque chose à 100 mètres de là. C'est un petit trou pas pénétrable pour l'instant mais d'où s’échappe un fort courant d'air froid. Une désob à faire rêver Joel !
IphiGéNie, photo, SMS, marquage, L 36 ... On devient bon ! Mais il est 19 heures et on n'est pas d'ici ! On remonte un peu jusqu'à un vague sentier de mouton qui nous remmène à flanc sur le sentier du Col d'Andorre puis à la piste du Bergons.
Les voitures nous attendent sagement. On s’attarde pas, il est 20 heures.
Belle après midi, bon décrassage !

lundi 17 juillet 2017

Au pied du Granquet (suite)

Ce dimanche 16 juillet, nous nous retrouvons à trois pour aller continuer la désobstruction commencée il y a une quinzaine de jours.

Le temps est au beau, au grand beau même et la luminosité du ciel bleu est impressionnante.

De nombreuses personnes sont déjà au col de Spandelles, qui pour aller en balade, qui pour aller aux myrtilles, aux champignons  etc..
C'est l'été, les massifs sont bien fréquentés.

La montée est rapide et seuls des nuages de petites mouches blanches, s'envolant pas dizaines de milliers à notre passage, viendront perturber la marche d'approche.
La cavité aspire bien, même très bien et nous recommençons le travail de sortir terre et cailloux.
Nous avançons vite, il commence à faire chaud et seules les personnes dans la cavité sont un peu favorisées. Le soleil tourne et arrose maintenant franchement la cavité de ses rayons. Il fait très chaud à tirer les seaux.
 

Nous avançons bien, une première fois pensons pouvoir déboucher sur un petit puits mais l'empilement des blocs nous inquiète et sagement nous recommençons à agrandir la cavité vers l'avant, afin de nous éloigner de la zone dangereuse.

Après deux heures d'efforts, de cris et de sueur nous y sommes presque mais un gros bloc, enfouis sous la terre au niveau de nos pieds en profite pour descendre seul d’une vingtaine de centimètres.
C’est un avertissement et nous décidons par sécurité de mettre en stand-by les travaux.
D'ailleurs il est 17 heures passée, il nous faut repartir.

Affaire à suivre...

Alain M




vendredi 14 juillet 2017

Saint Pé toujours...

Mercredi 12 juillet
Ce mercredi, à trois JC, Joël et Alain M, nous nous sommes rendus à St Pé afin de voir une nouvelle cavité repérée récemment par Jean Claude, du côté de la Bouhadére.
Et oui, dans ces zones de grande affluence, il y a encore des choses à voir, à gratter, à explorer.
Petite entrée ouverte certainement récemment, après quelques travaux de désobstruction rapide, nous mettons à jour un joli puits.
Il est descendu dans la foulée sur une profondeur de 6 mètres environ.
Au bas, un éboulis tombé du plafond encombre la suite possible mais ce ne sont que des cailloux entremêlés, faciles à retirer. Il faudra cependant les remonter en surface si l'on veut travailler dans des conditions correctes. Nous y reviendrons avec le matériel nécessaire.

Nous allons ensuite voir quelques trous proches mais rien de nouveau.
Il est près d'une heure et il faut songer à se ravitailler. Direction la Cularque afin de profiter du paysage au près du Gave, du passage des rafts, des canards qui barbotent...
Elle est pas belle la vie ...
Nous nous dirigeons ensuite au-dessus de Versailles, du côté de la borne 303.
Objectif, essayer de forcer le passage pour une cavité repérée il y a quelques temps par Patrick de Saint Pé.
Joli départ et puits sondé sur 4 à 5 mètres.
Malheureusement, malgré une apparence facile, la cavité se défend et le calcaire, marbré de veine rose ne veut pas se rendre.
Nous déclarons forfait au bout de deux heures, n'ayant progressé que d'une quarantaine de centimètres.

Il est temps de rentrer, l'étape du tour va bientôt arriver...

Petit film de l'explo cliquez ici.

Alain M


lundi 10 juillet 2017

Entre deux orages....

Dimanche 9 juillet

Ce dimanche, nous profitons d'une petite accalmie météorologique pour aller du côté des Baronnies, voir deux cavités découvertes par notre ami Jean, il y a quelques temps.
Les orages se sont un peu estompés mais il subsiste un brouillard à couper au couteau et du paysage, nous ne verrons rien du tout.
Nous sommes 8, Jean ayant amené avec lui ses 2 garçons, de futurs spéléo certainement.

Il s'agit de continuer la désobstruction de 2 petits départs qui chacun ont un courant d'air aspirant bien marqué.

La marche d'approche étant réduite, nous avons apporté le maximum de matériel.

La journée se passera en désobstruction pour 2 équipe et à un vidage en règle des batteries des marteaux burineurs.

En fin de soirée une des deux cavités sera pénétrée mais ne nous livre que 6 mètres de puits, le courant d'air aspiré partant dans une petite fissure qu'il faudra aussi agrandir.
Nous terminerons la journée par une petite montée au col d' Oueil Lusent afin de pouvoir goûter aux charmes du paysage.
Alain M




jeudi 6 juillet 2017

Du côté d’Espiaube

 
Du côté d’Espiaube
Ce lundi 26 juin 2017, point de candidats aux classiques sur le google groupe gshp, je prends seul le chemin de la ferme d’Espiaube. Objectif N°1 : la petite traversée Espiaube-Bujoluc.
Pendant le WE, le Mas m’a fait passer une meilleure qualité de topo que celle de karsteau et j’apprends le matin même par Jo que la cavité a été équipée brochée par les pros l’an dernier.
Je trouve l’entrée du puits facilement sur le bord de la grande doline, ainsi que les restes d’un abri d’explo. Effectivement il y a un relais broché. J’équipe en me disant que je viendrai rechercher ma corde après la traversée, la sortie étant toute proche de l’entrée.
Descente du P50 sans problème. 15m après l’entrée, un fractio est équipé broché avec en plus une main courante sur la vire pour permettre à 3 ou 4 spéléos de se mettre en attente.
A 15m du bas du puits on découvre tardivement la lucarne qui permet d’accéder au réseau Bujoluc. Là encore une MC facilite la sortie du puits et l’entrée dans la grotte.
Quelques mètres encore et on trouve une MC brochée sans corde fixe, menant à une tête de puits P5 (non indiqué sur la topo). Je tirerai ma corde de mon kit pour passer la MC puis m’aider à la désescalade par la droite, sans passer par la case petit puits. Dans ce cas une C30 n’est pas superflue.
La suite de la progression est aisée. Les volumes sont intéressants et il y a pas mal de concrétions au plafond des salles, y compris de nombreux excentriques.
Dans la Salle ronde, le « trait de scie » d’un géant est venu couper un pont de roche-mère de manière étonnante. On se glisse dessous pour poursuivre la visite.
J’arrive enfin dans la salle du bas de la trémie. Celle-ci est sur la droite. Impossible de la rater, elle est désormais équipée de barreaux d’acier en fixe pour faciliter son ascension.
J’ai du temps, je ne vais pas ressortir de suite. J’entreprends la découverte du reste de la salle. Je trouve rapidement un petit puits équipé en fixe (plaquettes + corde) que je descends dans une fracture étroite jusqu’au fond. A mi-chemin de la remontée je me déséquipe de mon baudrier et me faufile le casque à la main entre les stalactites et colonnes toutes blanches pour aller le plus loin possible dans la faille. Mais quelques mètres plus loin et plus bas ça bute sur des étroitures impénétrables.
Au retour dans la salle, je passe la trémie sans encombre, non sans voir au passage le gros bloc suspendu instable. Une ou 2 photos dans les parties désobstruées avec une larme nostalgique pour ceux qui ont creusé ici pendant des heures, seulement alimentés en surface de saucisses et vin rouge…
La sortie est proche. C’est une petite pluie fine qui m’accueille en passant le porche d’entrée du Bujoluc.
Je ne vais pas en rester là, il y a quelques autres petits trous à découvrir dans le coin.
Ce sera tout d’abord le Trou sans zeff (ESP23), en effet sans zeff et sans grand intérêt.
Puis le Gouffre des chèvres (ESP18) où je descends jusqu’au fond le 1er puits puis le 2nd par l’étroiture. J’y découvre un beau rat musqué dans le fond mais bel et bien mort et qui empeste. Etant seul, je ne franchirai pas le soupirail du bas du 1er puits ; je reviendrai !
Je vais jeter enfin un coup d’œil au Puts de la doline (ESP15), tout à côté du sentier vers le Pic de Taulemale et d’un ancien poste de chasse, mais la faim aura raison de mon envie d’y descendre…
Je finis mes allers et retours dans le bois en repassant au Puts d’Espiaube chercher ma corde.
C’est aux granges en ruines après Espiaube que j’irai casser la croûte, non sans aller tâter le courant d’air du Souffleur du Sihoulot (ESP09). Il est malheureusement toujours bouché par d’immondes pneus de camions. Pourtant aujourd’hui ça souffle dur à l’entrée… Dommage…
A bientôt pour de nouvelles classiques aventures !
Marc



mardi 4 juillet 2017

Du côté du Mont Caup

Lundi 3 juillet

Cette après midi avec Quentin, nous sommes parti au Mont Caup pour essayer de retrouver le puits que j'avais descendu avec Dédé Auzimour dans les années 90.

 Avant cela nous en avons profité pour décaper et remettre une couche de peinture sur la croix rappelant l'accident survenu dans le gouffre du Mont Caup. Le 08/08/1977 BOURLIER Christian 24 ans, perdait la vie dans le P150 (Bernard VIGNEAU doit se rappeler des secours ).

Ensuite départ dans la zone située non loin de là où mes souvenirs situent le puits, mais il est resté introuvable malgré son entrée de beau diamètre.
Nous avons toutefois trouvé un autre trou sans courant d'air (Le Mont Caup n'en avait pas également donc....)  en bordure d'une piste forestière et à flanc de doline.

Il semble qu'il ait été rebouché par les travaux de la piste, mais une suite partant en direction de la doline est a voir après une légère désobstruction.

Jean E

lundi 3 juillet 2017

Du coté du Grandquet

Dimanche 2 juillet, Bubu, Alain D et Alain M.

Ce dimanche les pluies et les orages ont cessé et c'est un temps de "traîne" qui nous accueille au col de Spandelles, le plafond est bas mais nous ne sommes pas dans le brouillard et comme la météo s'améliore, nous partons optimistes.
L'objectif est une petite cavité repérées récemment par Alain D, lors d'une cabano-prospection et qui a la particularité d'aspirer. C'est bien suffisant pour émoustiller notre curiosité et justifier notre venue.
La marche d'approche se fait dans l'herbe mouillée de la veille et les fougères commencent à s'égoutter sur notre passage.
Nous faisons partir de très nombreux vautour, l'un deux se reposant même sur le rocher du même nom en étendant ses ailes pour se les faire chauffer. La nature est belle.

Après quelques recherches nous atteignons l'objectif.
Tout petit départ, le travail va être important mais étant venu pour, nous nous mettons rapidement à la tâche.
Terre et racines forment la première couche à retirer, suivi rapidement par des dalles peu épaisses mais longues comme de mauvaises canines qu'il faudrait arracher de la bouche de la terre.
Le travail bat son plein, on avance bien, seul arrêt toléré la pause casse-croûte mais il est presque 13 heures.
Reprise des hostilités, les cailloux s'amassent à l'entrée et commencent à former un tas impressionnant.

Il faut dire que nos ardeurs sont encouragées par un vent aspiré qui nous refroidi la nuque pour vous indiquer sa force. Très bon signe.
Enfin nous dégageons un passage et entrevoyons une suite du côté droit mais seul les pieds du plus fin peuvent passer.
Re-séance de démontage du puzzle, un véritable mikado et nous pouvons apercevoir un petit départ, hélas trop étroit pour l'instant.
Il nous faudra revenir avec un seau pour retirer toute la terre qui est tombée au sol lors des travaux et masque un peu la suite.
Il est dix-sept heures, bien temps pour la débauche et d'ailleurs demain il faut aller travailler.


Alain M