vendredi 28 octobre 2016

Cau du Gät


Jeudi 27 octobre
Nous sommes 7 ce jour pour une nouvelle aventure, dans le ravin du Cau de Gät, en vallée de l'Ouzom. Jean Claude, Joël, Bubu, Serge, Frederic, Volona et Alain M
Nous sommes même accompagnés par l'Ours, le chien de Frederic!

L'objectif est la poursuite de l'explo du puits découvert il y a peu de temps et la réalisation de quelques désobstructions prometteuses.
Le temps est au beau et sur les coups de 10 h nous attaquons la montée. Très facile au début, la fin sera bien plus raide mais à force de zig et de zag dans une pente bien prononcée, nous atteignons la bonne courbe de niveau et une petite traversée nous amène directement à la cavité. C'est vraiment un coin reculé du monde et sa découverte si elle ne tient pas de la chance est peut-être un miracle, mais si près de Lourdes, tout est possible.
L'entrée du puits n'est pas très large mais suffisante pour laisser le passage de l'homme.
Bubu réalise avec brio l'équipement de la tête du puits pendant que Serge s'équipe et moi-même.
Serge part en premier (place aux jeunes!) et réalise l'équipement.
Ça commence par un très beau puits d'une trentaine de mètres plein gaz. Au fond, sur la gauche, une "porte" donne accès, après un joli pendule, à un second puits.
Serge en réalise l'équipement malgré une couche de calcite qui recouvre toutes les parois et rend la pose d'amarrage bien difficile. De la porte je suis son évolution, le second puits est majestueux et prend des proportions remarquables. Il faudra 3 relais pour en atteindre le fond et éviter tout frottement à  la corde.
Hélas, toutes cette calcite n'est pas bon signe et le fond est irrémédiablement colmaté. Pas de suite possible, il faut remonter en déséquipant. Le petit film de la remonté est ici.
Il est 13 heures passées lorsque nous ressortons, le reste de l'équipe a déjà casse-crouté, midi oblige.
C'est à notre tour et vers 14 heures nous repartons voir les autres cavités découvertes par Jean Claude.

Il nous faut redescendre et repartir en flanc plus ouest de massif.
Avec le GPS les cavités sont vite retrouvées.
Le "Jacob 3", désobstruction d'une fissure qui après 2 heures de travail donne accès à une petite cavité de 4 mètres de profondeur, sans suite hélas.
Le Jacob 1, progression sur un plan incliné sur environ 7 mètres et arrêt sur passage étroit qu'il n'est pas possible de réaliser ce jour.

Il commence déjà à faire plus sombre sous les bois et il nous faut rentrer, heureux de cette journée.

Alain M


Une piscine à araignée !
Photos Alain M, Film JCM

mercredi 26 octobre 2016

Les filles, la suite....



Mardi 25 octobre
Les nuits sont courtes... Tous les soirs, on révise des nœuds, on relie le manuel. Et puis avec Lucie, notre coloc de dortoir, Anaïs et moi débriefons sur la journée. Quand les yeux et la lumière se ferment... ce n’est pas des moutons qu’on voit mais des puits, des passages étroits, des lectures de cavités compliquées...
Bref, ce matin du 25 octobre, la nuit fut courte. Le milieu de stage va avec courbatures et voltaréne. Aujourd'hui nous servons d’élèves aux élèves moniteurs.
Je pars avec Lucie faire le Carhalzeta. Le cadre s'occupera de Vladimir, un Spéléo serbe. Nous allons parler anglais toute la journée!  La cavité est magnifique et nous enchaînons l'équipement. Main courante, puits. Nous apprenons le nœud de chaise double tresse sur des broches in English!! La spéléologie a un langage universel...
Quant à Anaïs, elle semble ravie de sa journée aux Milles Vaches.
Le porche d’entrée est si grand qu’il pourrait recueillir  mille vaches!

Le soir, il faut défaire les kits, ranger le matériel. Nous avons un exposé d’un thème différent à chaque fois, les E.P.I pour hier soir. Puis on nous donne les équipes et la cavité du lendemain et il  faut reconditionner les kits. Tout sauf des vacances! Mais une superbe manière d’apprendre et d’apprendre....

 Caro


mardi 25 octobre 2016

Le stage des filles, suite...

Lundi 24 octobre :

TPS : 6h30
Membres : Hervé, Frédéric, Dominique et Anaïs

OX 655

Échange de cavité avec Caro : elle fait celui que j'ai pu faire hier, je fais le « sien » aujourd'hui.

Encore aujourd'hui la route est magnifique avec les couleurs de l'automne. Belle marche d'approche d'une vingtaine de minutes globalement en descente.
Entrée du trou. Un arbre, une main courante ou descendeur avec frac. On s'interroge. Ou une dev ? Intérêt de l'un, de l'autre, frottement. Et en cas de remontée et de point qui saute ??
On opte pour la main courante jusqu'au premier spit. Mais là il n'y a qu'un spit. On cherche un amarrage naturel.
Cela trouve très intéressant de décortiquer tout ainsi. Je suis loin d'avoir ces réflexes de questionnement, c'est très enrichissant.
Puis c'est à mon tour. Premier puits, frac, mais la corde ne sera pas assez longue. Est-ce possible de terminer par un nœud de chaise double et d'en superposer un par dessus avec la nouvelle corde ? Textile contre textile ? Dom décompose la manière dont les cordes vont travailler pour me répondre. C'est ça la clef : pas une réponse mais un contexte qui crée la réponse. Autre frac. Ajuster les « oreilles » pour éviter les frottements.
Pendant ce temps qui me semble court car je me concentre et est très active en somme, Dom fait réviser à mes compères les conversions. Ainsi ils n'ont pas froids et le temps est optimisé pour tous.
Je laisse Fred équiper la suite. A mon tour de réviser les conversions. Cliquer la petite longe sur la poignée (trou du dessus, de l'avant vers l'arrière sinon le mousquetons risque de se bloquer, etc...).
La progression se fait sans difficulté.
Déjeuner. Et hop, déséquipement !!
Fred pense que je vais galérer pour le premier puits. Il faut dire que l'équipement était aérien. Je monte. Tout se passe tranquillement. C'est intéressant de voir que l'équipement et le déséquipement ne requiert pas les mêmes démarches et que l'un peut être difficile sans que l'autre ne le soit ! Et pour le coup tant mieux !!

Fred prend le relais après la main courante.
La sortie se profile vite.

Retour à la voiture et on enchaine : vider les sacs, petite bière, douche, exposé par les M3 sur les EPI (équipement de protection individuel!!!), prépa du kit pour demain en fonction de la topo (sans fiche d'équipement!), diner à 21h, … Les journées passent vite et sont riches !!!

Au diner, nous retrouvons Jonathan. Même si les cadres sont très dispos, il nous connait bien et c'est sympa de partager nos ressentis (notre progression avec lui!!!). Que de fous rires !! Il nous reste encore un peu d'énergie !!!


Mardi 25 octobre :

Le réveil sonne ; une fois, deux fois, … Personne ne bouge... Le Voltarène est le bienvenu !
Mais comment va-t-on finir la semaine ?!

Carhalzeta pour Caro, Mille vaches pour moi !!!
Et Jonathan ? On saura ce soir. Il enchaine sur la Pierre lui.
 

lundi 24 octobre 2016

Stage de perfectionnement



Samedi 22 octobre :
A mon arrivée à Issaut-Mendi, beaucoup de stagiaires sont déjà présents. Stage perf + M0 + M3, cela en fait du monde !! Et les instructeurs !!
On se présente, vérification du matos. Point sur le stage : lever 7h, départ 8h, retour sur site 18h, Théorie 19h45, diner 21h et entre temps prépa du matos pour le lendemain !!!
Cela s'annonce dense !!!
Nous sommes trois du GSHP : Jo qui encadre un stage et Caro et moi sur le stage perf.

Dimanche 23 octobre :
Nous sommes donc trois mais n'évoluerons pas dans les mêmes cavités : Jo parce qu'il est sur un autre stage et Caro et moi parce qu'il y a trois groupes constitués, trois nanas et que les moniteurs ont donc décidés de mettre une fille par groupe..

Première sortie du stage.
Pour ma part : en route pour le SI2 !
La fatigue s'est accumulée donc ma forme est relative. Je commence à équiper : amarrage naturel : un arbre. Nœud de cabestan (mais le nœud de chaise pourrait aussi convenir). Objectif : que le nœud ne glisse pas. Le faire haut. Puis progression à l'aide de la poignée, corde dans le mousqueton de longe. Penser à regarder autour de soi. Repérer les spits. On enchaine. Un autre puis c'est au tour de Frédéric.
Deux stagiaires pour un cadre, c'est top !!! Ça permet d'équiper, suffisamment, de faire des pauses de temps en temps, de voir l'autre faire pour réfléchir sur ce qu'il fait, ce que nous faisons, ce que nous ferions...
La progression se poursuit.
Même si l'objectif reste l'équipement, quelle belle cavité !!!!
Puits magnifique plein vide. L'objectif de la descente : trouver la galerie au milieu du puits. Frédéric  trouve une lucarne. Nous le rejoignons. Eh non ce n'est pas le bon. Pendule. Toujours un peu impressionnant.
Nous progressons rapidement, à trois c'est agréable.
Le cadre est pertinent : sans dire ce que nous devons faire, ce que nous faisons mal, il nous interroge sur nos pratiques de telle façon que nous nous interrogeons.
Demi-tour. La remontée se passe bien.
Le cadre nous apprend à déséquiper en binôme : l'un s'occupe des plaquettes tandis que l'autre enkite 2 mètres plus loin la corde du puits qui vient d'être remontée.
Quel confort : tu discutes (donc tu n'es pas seul au fond avec ton déséquipement et ton kit qui devient de plus en plus lourd) et tu gagnes du temps !!!

Sortie vers 16h30, la chaleur nous accueille. Les promeneurs du dimanche défilent à la recherche de champignons.
Nous rentrons tranquillement, déchargeons le matériel et révisons les nœuds.
Belle journée !! Vivement la suite !!!

Le soir, nous nous retrouvons tous, trois tachous et pleins de spéléo. Ça discute dans tous les sens. Un 4ème tachous, Florent vient diner car il habite à proximité. Même si nous nous croisons à peine, ça fait plaisir de le revoir !!!

Anaïs
Photo Karsteau 64