dimanche 31 janvier 2016

Un trou de plus...



Samedi 30 janvier
Zone Col d’Andorre, Étienne, Bubu, Joël, Jean Claude et Alain M
Il y a une petite fenêtre météo pour ce samedi et nous en profitons une nouvelle fois.
Rendez vous à 10 heures à la barrière et c’est la montée, après une répartition égale du matériel à monter.
Nous inaugurons, sur les conseils de Jean Claude, un nouveau chemin, qui nous fera « économiser » quelques centaines de mètres ;
Le soleil apparait par moment et nous chauffe bien, nous montons en « bras de chemises » ; mais pour un 30 janvier, ne pas oublier que nous sommes au cœur de l’hiver.
Quelques plaques de neige nous accueillent au col, nous quittons le sentier et nous dirigeons, avec Jean Claude comme guide, vers un départ repérés précédemment.
Au passage, pointage et marquage d’une petite grotte, terminée mais c’est une cavité. Quelques mètres plus loin, nous arrivons sur zone.
Effectivement il y a un départ et du courant d’air, c’est plutôt bon signe.
Nous sommes dans une zone bien escarpée et il faut faire attention à ne pas laisser partir le matériel plus bas.
La désob sera vite faite, il s’agit de blocs, de racines et de terre. Rapidement un puits s’ouvre devant nous, les cailloux tombent, il y a de l’écho…
Le passage est prêt mais avant de descendre, le repas est le bien venu. Pour ce faire nous cherchons un coin au soleil. Endroit parfait pour dominer la zone, le spectacle est magnifique. Moment de convivialité que ce casse croute, nous sommes bien...
Sous nos pied, le vide, les forets, les sommets, au loin la civilisation...
Nous aurons la chance de voir passer sous nous le gypaète, certainement celui qui habite du coté de Saint Pé. Bel oiseau, son vol est net, rapide mais nous observons ses couleurs magnifiques. Instant de bonheur, de privilégié, nous l’avons vu, c’est beau.

Mais revenons à nos explo. Nous retournons à la cavité mise à jour. Équipement naturel, Étienne part à l’aventure. C’est un joli puits de 10 mètres, suivi d’une salle de 3 mètres de large, se terminant, d’un coté sur un amont bouché par une trémie, sur l’aval par un petit méandre impénétrable.
Le courant d’air provient de l’amont, certainement généré par des fissures débouchant un peu plus haut. Hélas, terminé, on ne gagne pas à tous les coups. Le croquis est dressé et la cavité déséquipée. Ce sera le SC207.
Nous repartons ensuite en prospection. Nous repassons au gouffre SA100, jolie entrée mais terminé lui aussi à -8.
C’est ensuite le passage prés des ruines d’une cabane double, avec un petit départ, terminé aussi.
Et de ce coté, il y a de la neige, nous ne sommes pas équipés pour, nous repartons vers le col.
En descendant nous n’empruntons pas le sentier mais tirons direct vers l’ouest. Nous passons au SA4 (L201) et le revisitons. Rien de plus, à part des grenouilles au fond, terminé, pas de vent, c’est un puits à neige.
Nous trouvons (ou retrouvons) un autre petit départ qu’il faudra descendre, vu sur 5 ou 6 mètres. Ce sera pour une autre fois, le brouillard nous rejoint, il est temps de rentrer.

Alain M

Sortie ESB



Sortie ESB
Mercredi 27 janvier 2016

Caro et Lana pour le GSHP
Retrouvez le sympathique compte rendu de Lana, la fille de Caro, sur le site du CDS:  Ici

lundi 25 janvier 2016

Le GSHP au devant de la scène à Asson

Vendredi 22 janvier 2016 
Après une première projection à St Pé en 2015, le club a récidivé vendredi dernier à Asson  devant un auditoire d'une soixantaine de personnes. Au programme, il y avait la présentation de nos 3 dernières plus belles découvertes réalisées sur le massif de St Pé : le Python, la perte de Yerse et le Quéou, puis une évocation des trouvailles archéologiques à la grotte des Aujous et à la perte de Coume Torte.
Parmi le public, on comptait aussi des spéléos du 64 et d'autres, anciens membres du GSHP, à l'époque du TP 19 et du TP 30. Bref, une soirée bien sympathique où tout le monde a beaucoup échangé qu'il soit spéléo, alpagiste, chasseur, randonneur ou simple spectateur.


Merci à la mairie d'Asson pour l'aide apportée dans la mise en place de cette soirée. 

Patrick 

Lu dans la presse du 64 le samedi 30 janvier



dimanche 24 janvier 2016

Encore un samedi au soleil...


Samedi 23 janvier 2016
Ce samedi nous décidons de nous éloigner un petit peu des zones de chasses et des battues Saint Péenne.

Le temps est beau, nous serons mieux à découvert, au soleil.
Et du soleil, ce samedi, il y en aura avec une bonne température, digne d'un début de printemps qui semble déjà pointer le bout de son nez. Mais soyons discret, février pourrait être moins serein.

Nous retournons sur le flanc Est du Coussaout afin de continuer les travaux repris les jours derniers par Patrick et Sandrine.
Nous sommes 11, un record pour une seule sortie.

Nous ferons plusieurs équipes afin de nous répartir le travail.

Une équipe dans le P40. Sandrine en assure l'équipement, Bruno et Alain cherchent (désespérément) une suite mais ne gagneront que 1 à 2 mètres,  Alain D refait la topographie et Joël et Jean Claude n'auront pas le temps d'y descendre, le déséquipement est fait dans la foulée.
Au passage nous ressortons 1 lézard, 1 crapaud et 4 jolies rainettes.

Dans le Gouffre Barragué, il y aura plus de monde, Patrick, Jean, Étienne et Sandrine retournent voir le fond. Malheureusement, comme dans le P40 le courant d'air qui soufflait fort une semaine plus tôt est aujourd'hui quasiment inexistant. Ce n'est pas bon signe. Le dernier puits qui ne semble pas très fréquenté est équipé avec quelques sangles. Ici la morphologie change complètement. Après avoir suivi le pendage, le conduit recoupe une fracture bien verticale qui se dédouble. Au fond, celle-ci est broyée et le courant d'air à peine perceptible, file visiblement dans la fissure. Cela n'est pas très convainquant et  le trou est déséquipé. A la remontée, Alain D, et Anaïs visitent le gouffre jusqu'à -80 m.

Le puits terminal (P10 + P.21)

 Jusqu'au sommet du dernier puits (-80 m) cette cavité pourrait bien servir de trou d'initiation. Le fond est glaiseux, étroit par endroit et peu esthétique....



A 15 heures tout le monde est dehors.

Jean Claude qui n'a pas perdu son temps nous à repéré 3 petits départs. Ils seront malheureusement trop étroits et nécessiteraient de gros chantiers pour des suites hypothétiques.

En redescendant nous nous arrêtons au CO09 et entamons une désobstruction qui devrait rapidement payer. C'est le temps qui nous manquera et nous revoilà tous aux voitures.
Belle journée qui aura plu à tout le monde.

Alain M et Patrick



vendredi 22 janvier 2016

Souvenirs de Philippe Virollaud

Les “anciens” de la Pierre, des Toupiettes et des Charentes et du 65 se souviennent...

Philippe Virollaud nous a quitté le 5 janvier 2016. Je ne l’ai appris que tard hier soir.
Il a été membre du GSHP de 1981 à 1988.
Il faisait partie des 4 de la Galerie des 4 dans Arphidia 3 au début des années 80
Il est aussi à l’origine du nom de la Salle des 29 ans toujours dans le même coin où nous avons débouché le jour de ses 29 ans avant de galoper dans la galerie des Tarbais, très près de la jonction avec la Salle de la Verna.

Il était bien sur présent pour les 50 ans du GSHP de Tarbes en 2011 et il ne manquait pas de venir nous faire un petit coucou chaque année pour la “Fête du sport en famille” à Soues.


Bon vent Philippe.

Ci dessous 3 textes reçus, en hommage à Philippe.

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Texte de Paul Trouvé 
Bonjours a tous
Personnellement j’ai connu Philippe  avec les sorties du club ( ASC Charente ) dans les années 1969 1970 avec P Vauvillier en particulier qui emmenait les p’tits jeunes en spéléo le dimanche en Dordogne . Super époque qui allait transformer nos vie. Je me souviens des grottes comme La Meyssandie , Rouffignac , la Brauge ,mais surtout du Trou qui fume( plus de 14 km de galeries) ou nous avions fait ensemble beaucoup de vierge dans le réseau des Grecques. Philippe était toujours présent, on passait le chercher chez lui, c’était le rituel. Apres il y a eu les camps aux Picos de Europa pendant plusieurs années. Il y avait d’ailleurs amené ses deux frères que je côtois toujours. D un naturel fonceur, certes petit physiquement, mais se faufilant partout il ne lâchait jamais. Ce fut une bien belle histoire d’amitié.  On s’est un peu perdu de vue quand j’ai fait mes études à Poitiers, mais quand je lui ai proposé de venir faire un tour dans les gorges du Bitet en septembre  1975 ou peut être 76,  il était là. 
 
Nous étions bien mal équipé, spéléologue avant tout  donc pas du tout  dans l’esprit canyon, pas de combine, un bateau gonflable descendeur double …hum hum… a cette époque nous cherchions surtout d’éventuelle résurgences…  C est après cette première descente dans le Bitet inferieur que nous y sommes  retournés avec Gil Chaulet, Philippe Bertier je crois, Jacques Bourganel (avec un bien mauvais souvenir il a frisé la noyade) en novembre avec arret sur une cascade de 20 m je crois.  
Apres l’épisode du Bitet  j’ai perdu de vue Philippe qui est parti dans les Pyrénées. Mais il était angoumoisin d’origine. Il  était avec Michel Douat quand ils ont fait la première descente d’Altagneta  un des plus beaux canyons du Pays Basque qui débouche dans Kakouetta. Apres je n’ai  plus eu de nouvelles. Je soigne sa famille et j’ai essayé de le voir lorsqu’il montait  rarement sur Angoulême, sans succès.  
Paul Trouvé

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En souvenir de Philippe Virollaud qui était de l’équipe de la première jonction entre le Trou du Robinet et Arphidia le 21 mars 1981.

Les lignes qui suivent sont des extraits de mon gros cahier noir dont les plus anciens du GSHP se souviennent. Ce sont les quelques explos qui ont amené à cette jonction.

11 janvier 1981 (Michel Douat, Alain Massuyeau, Jean Marc Tilhac, Bernard Vigneau) :
Après une explo dans l’affluent du Viel Os de la salle Casteret la veille on reprend l’explo du Trou du Robinet où on avait progressé l’an dernier avec l’équipe de Brassac. A quelques mètres du tunnel de la Verna on avait ouvert un passage jusqu’à un P6 suivit d’un P16, mais le vent se perdait dans une trémie au sommet du P16. Au sommet du P6, un méandre étroit qui nous avait échappé aspire une bonne partie de l’air. On arrive ainsi sous un éboulis mais le méandre est trop étroit sur 2 mètres environ.
24 et 25  janvier 1981 (Cathy et Pierre Batan, Bernard Bobeau, Richard Dutauziet, Chantal Tareau) :
L’équipe s’occupe du méandre et le dimanche soir il ne reste plus qu’un becquet à casser pour passer. Du noir est nettement visible en haut de l’éboulis.
8 février 1981 (Michel Douat, Alain Massuyeau, Bernard Vigneau, Philippe Virollaud, Michel Morin, Jean Couget) :
Une heure de travail pour sortir du méandre et une autre pour dégager l’éboulis et on passe dans une salle ébouleuse de 10 m de long, 5 de large et 10 de haut. Beaucoup de boue rouge. Sur le bord de la salle opposé à l’arrivée l’éboulis plonge le long de la paroi. Le vent y passe. Il faudra continuer la désob dans la boue rouge.
22 février 1981 (Pierre Batan, Bernard Bobeau) :
Désob en suivant le vent vers le bas. Eboulis branlant et même croulant. Accès à une salle d’où partent 2 galeries. Vers ce qui semble être un amont arrêt sur puits remontant au bout de 50 m. Vers l’aval, explo sur 50 m jusqu’à un puits de 20 m. Du vent des deux côtés.
7 mars 1981 (Cathy et Pierre Batan, Pierre Brossard du SC Gascogne, Marie Claude Douat, Bernard Vigneau) :
Le puits aval est descendu, il fait 21 m. De là explo d’environ 350 m de galeries orientées globalement est – ouest. Vers l’est (amont) arrêt sur traversée de puits. Vers l’ouest (aval), grandes galeries ébouleuses complexes coupées de petits puits et parcourues par plusieurs petits actifs. Arrêt à -83 sur étroiture en sommet de puits avec fort courant d’air. Topographie du fond au tunnel et de l’amont : le terminus de l’amont de -45 est à moins de 50 mètres de la salle Accoce d’Arphidia. Ça sent la jonction !
21 mars 1981 : ce jour-là le GSHP a décidé de mettre le paquet pour l’explo du trou du Robinet et en profiter pour mieux équiper le P18 d’Arphidia seul accès pour l’exploration d’Arphidia III en cours depuis un an. Ça va être un grand jour !
Equipe 1 (Pierre Batan, ? Solanet, Jean Marc Tilhac) :
L’étroiture de -83 est franchie. Au-dessous : P7, ressauts en escalade sur 10 m, accès à une grande fracture sud – nord et descente d’une série de puits (15, 8, 7, 2, 3 m) puis progression dans un méandre avec beaucoup de vent. Arrêt à -140 au sommet d’un P7 d’où on aperçoit une salle ou une galerie. Retour en surface.
Equipe 2 (Ruben Gomez du Bassaburu, Jean Claude Roux, Bernard Vigneau) :
Equipement hors d’eau du P18 en crue. Pose de fils clairs sur 10 m de long. La descende est ensuite possible presque hors d’eau, mais aujourd’hui ça mouille encore.
Equipe 3 (Cathy Batan, Michel Douat, Alain Massuyeau, Philippe Virollaud) :
Explo de l’amont de -45 vers l’est en faisant la topo. En fait il y a plusieurs galeries complexes vers l’est. La traversée de puits (arrêt du 22/02) est vite faite. 25 m plus loin on parvient dans une salle où toutes les galeries de l’amont semblent se rejoindre. Au fond de la salle, un court méandre donne sur un grand vide. Un coup de phare permet d’identifier la salle Accoce. On vient de déboucher à l’opposé de l’arrivée depuis le P18, environ 10 m plus haut. Equipement de la paroi : plein gaz de 42 m. On décide alors de ressortir par Arphidia en profitant de l’équipement en place et celui hors d’eau que les copains sont en train de mettre en place dans le P18. Photos et délires divers au passage. On sort par le P18, mais on se rince quand même en bas du puits car la crue est importante. Arrivés à l’embranchement du tunnel on hésite un peu : sortir pour casser la croûte ou aller à la rencontre de l’équipe 1 ? Va pour l’équipe 1 sauf Jean Claude qui a mal supporté un couscous trop épicé la veille. On repart avec la bouffe et un peu de matériel.
Equipe 4 : (Cathy Batan, Michel Douat, Ruben Gomez, Alain Massuyeau, Bernard Vigneau, Philippe Virollaud) :
Progression vers l’aval du Robinet à la rencontre de l’équipe 1. Au passage explo d’une vaste galerie perchée 50 m en aval du P21. Un peu plus tard on retrouve l’équipe 1 qui remonte. Ils sont pas mal trempés car ils ont fait la désob sous une cascatelle. Pause casse-croûte. Finalement, et vu ce qu’ils nous disent on décide d’aller voir leur P7. Eux ils remontent pour se sécher.
En bas du P7 c’est le délire. Il y a de grosses galeries qui partent vers l’est et vers l’ouest. On y galope pendant plus de 2 heures. C’est Byzance ! Le nom est resté. La galerie vers l’est est plus complexe avec plusieurs branches qui se terminent sur des puits, mais l’axe principal butte sur une trémie 200 m à l’est du P7. Le vent y est aspiré. En bougeant quelques blocs on arrive dans la paroi d’un puits vite identifié. C’est le puits Prébende du Chaos du Baron et c’est la deuxième jonction de la journée.
Alors on file vers les deux galeries ouest. C’est encore plus grand. Au bout de la principale on s’arrête sur un puits d’au moins 50 mètres. Pas de topo, on reviendra. On a exploré environ 600 mètres depuis le P7 et le Robinet doit approcher les 2 km.
Après, c’est la suite de la saga du Robinet et d’Arphidia III.
Michel Douat

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Texte de Alain Christophe Rouillé


Les débuts de Philippe VIROULAUD à l'A.S.C. (Association Spéléologique Charentaise)
J'ai vu Philippe en spéléo en 1969, à peine sorti de l'adolescence. Vraiment pas épais...
C'était au Trou qui Fume, en Charente (A ce jour plus de 10km de galeries...).

Au bout de 3 sorties dans cette cavité très sélective, il chemine comme un spéléo ayant 50 sorties au compteur. Dans ce labyrinthe qu'est le T.Q.F, il se repère sans souci ; et ressort TOUJOURS avec sa lampe à carbure en fonctionnement.... Ce qui est rare au T.Q.F.

La séance de mât d'escalade
Le T.Q.F. a pas mal de boyaux glaiseux, et en 1969, ils étaient encore moins hauts que maintenant (les passages ont a fini par les agrandir).
Un jour l'idée de chercher une entrée directe APRES le boyau d'entrée a germé ; dans la galerie Panoramix donc. Ce boyau était la bête noire de beaucoup de spéléologues....

Donc, une expédition avec un mât d'escalade est décidée...Eh oui, en ces temps lointains, les perfos sur batterie, on n'en rêvait même pas ! Et la remontée en escalade artificielle avec des spits est estimée trop longue....

Comme souvent, après l'idée, il faut de la main d'oeuvre, et celle-ci fait défaut. L'idée de traîner un mât d'escalade dans LE BOYAU semblait complètement farfelue.

Nous l'avons fait à 3.....
Ce qui nous a obligé à franchir le fameux boyau 4 fois avec des sacs lourds accrochés au pied ; plus les passages à vide, je veux dire sans sac !.... Avant de monter le mât pour constater que la nouvelle entrée ne pourrait pas se faire...

Le titre du Trou qui Fume
Le T.Q.F. était catalogué Longueur 5m, profondeur 5m avant une désobstruction qui donne accès à 600 de galeries.

Aussitôt topographiés par un obsédé de la topographie. Qui a bien sûr placé son titre où il y avait de la place....

Peu de temps après, le BOYAU est franchi, et le réseau des romains est découvert .

Le topographe est obligé de déplacer son titre.
Mais avant de le replacer, il jette un œil dans la cavité, et installe son titre entre deux réseaux, sur une zone instable.

Et un jour avec Philippe, nous décidons de faire déplacer le titre !
Pour cela , il va falloir vider une cheminée remplie d'éboulis.

SACHANT que nous sommes en BAS de la cheminée.
Donc séance avec une perche, grattage, quand ça tombe, aux abris...(ici il y a de la place pour se « garer », nous avions fait la même chose dans un endroit plus délicat pour se mettre à l'abri...)

Le plus étonnant c'est qu'à certains moments, nous ne touchions à rien, et l'éboulis tombait tout seul !
Après deux longues séances de désobstruction, nous avons trouvé un bout de salle cernée par des éboulis monstrueux, et le titre est resté à sa place.
Nous étions juste à ras !

jeudi 21 janvier 2016

Coussau au soleil

Jeudi 21 janvier 2016
Après une petite reconnaissance vendredi dernier, nous retournons du côté d'Omex pour revoir le CO-12 (P.40) (Sandrine et Patrick). Le courant d'air à l'entrée est net mais un peu moins fort que vendredi, il faut dire que la température a de nouveau grimpé. Le puits d'entrée est une grande diaclase inclinée avec un large palier à -20 m. Le dernier jet (10 m) amène à -30 m sur un passage bouché en partie par des blocs. La suite change de morphologie et prend l'allure d'un méandre d'où sort le courant d'air. Voilà un programme tout trouvé pour notre sortie de samedi. Affaire à suivre...

  Le col et le soum d'Ech

Patrick

lundi 18 janvier 2016

Conférence

Vendredi 22 janvier 2016, 
le GSHP présentera ses dernières découvertes spéléologiques entre la pêne de la Hèche et l’Estibette lors d’une conférence débat.
Ce sera à Asson, à 20h30, salle de l’Isarce (la bien nommée !)
Venez nombreux !
Bubu

Un dimanche entre Roussilon et Poitou Charente

Dimanche 17 janvier
Nous sommes 5, Sandrine, Patrick, Etienne, Jean Claude et Alain M, plus tout les chasseurs de la terre qui semblent s'être donnés rendez vous en même temps,  sur les mêmes zones que nous.

Nous modifierons donc  notre itinéraire afin de ne pas nous retrouver en zone dangereuse.
La montée se fait en partant de la carrière d'Asson, nous passons aux Boutils, puis à Bérouède et bifurquons, au milieu des Escalats vers les Sablas. Une légère couche de neige permet de faire une prospection fine et une nouvelle fois nous inspectons cette zone mais à force d'y passer et repasser, rien vraiment de nouveau à l'horizon.
Une petite cavité vite descendue par Étienne, terminée après 4 mètres, topo et c'est reparti.
Nous passons voir quelques cavités connues, refaisons des pointages, nous extasions devant les courants d'air, violent à cette époque et nous incitant à revenir.
Nous atteignons enfin une cavité dans la zone BE, à près de 1100 mètres d'altitude. Hélas, c'est déjà connu et l'absence de vent nous dit que c'est terminé.
Mais nous sommes déjà bien loin de notre départ, sur une zone du massif qui serait  plus près à atteindre par le flanc est. Heureusement c'est une belle balade, le coin est sauvage, seules deux hardes d'isards détaleront devant nous, bien à l'abri, tout la bas, plein sud, plein sud.
Au retour une cavité sera trouvée (ou retrouvée). Pointage, descente, explo, topo, le classique pour hélas un petit trou, la routine...

Nous refaisons le sentier en sens inverse. Nous croisons Bubu qui montait nous rejoindre, il n'ira pas plus loin et redescendra avec nous. Il a profité de l'air vif de la montagne et est prêt et dispo pour une nouvelle semaine.
Il sera plus de 17 heures trente quand nous retrouverons les véhicules. Belles journée de prospection, de grand air, la tête pleine de belles images.

A M

Et le Roussillon Poitou Charentes ?
Notre belle montagne de Saint Pé est coupée presque en son milieu par la limite administrative 64/65. Quand on enjambe la ligne fictive, en plus de passer des Hautes vers les Basses, on passe de Midi Pyrénées Languedoc Roussillon à Aquitaine Poitou Charente Limousin !
Presque la moitié de la France sous nos pieds !

vendredi 15 janvier 2016

Assemblée Générale

Vendredi soir au Collège Voltaire avait lieu l'Assemblée Générale du GSHP de Tarbes.
Après le traditionnel et statutaire rapport moral, un diaporama est venu illustrer toutes nos activités et découvertes de l'année 2015. Toujours aussi intense, passionnante et soutenue que les 3 années précédentes.
On est ensuite passé aux chiffres car autant d'activité demande un fort investissement en formation et en matériel et il faut ensuite faire des prévisions sur les objectifs et donc le budget 2016.
Puis, comme c'est le cas une fois par olympiade, il a fallu passer au vote:
Le Comité Directeur 2012 - 2015 a été plébiscitée et reconduit dans son intégralité et un bureau a été élu
Président : Bruno Nurisso
Secrétaire: Patrick Degouve
Trésorière: Anaïs Gautier
Trésorier adjoint: Alain Massuyeau
Membres du Comité Directeur: Thomas Braccini, Sandrine Degouve. Jean Claude Mengelle, Joel Sanchez.


L'AG s'est terminée par un buffet toujours assez appétissant et par la traditionnelle galette.


Ci dessous l'article paru dans la presse 

Sortie ESB



Lundi 11 janvier 2016

Antho, Caro et Jonatho, pardon, Jonathan.

Sortie au Coussau dans le cadre de l'ESB.

Le compte rendu est sur le site du CDSC65: ICI

dimanche 10 janvier 2016

CL 3 en coup de vent

Samedi 9 janvier 2016
Il n'y a presque plus de neige sur les hauteurs du massif et ce samedi ne semble pas trop pourri aussi nous en profitons pour aller tenter notre chance au CL3 (Anthony, Étienne, Sandrine et Patrick).
Partis de la barrière du Bergons à 9 h, nous n'aurons même pas l'occasion de mettre une fois les pieds dans la neige. Il reste bien quelques taches ici ou là, mais seulement dans certains creux bien protégés. En revanche, les pertes à Andore et au col d'Espadres coulent bien. 
Comme la dernière fois, le trou aspire bien et cette constance du courant d'air a de quoi nous rendre optimistes. Nous ne traînons pas et en moins d'un quart d'heure nous sommes  à notre terminus (-28 m). 

Le méandre ouvert en décembre,
beaucoup plus large qu'il n'y paraît...
 
Le puits que nous avions ouvert lors de la sortie précédente nous retient un moment car de gros blocs menacent de tomber. Il faut donc équiper de manière à les éviter le plus possible.
Douze mètres plus bas, nous nous retrouvons sur un palier, au bord d'un second puits avec une bonne résonance. Mais celle-ci est trompeuse car le puits ne fait qu'une quinzaine de mètres.

  Le P.15 à -41 m
 Il s'agit d'une grande diaclase rejoignant, en amont, la base d'un puits remontant légèrement actif. En aval (-55 m), la fissure se pince sur 2 à 3 m en profondeur, mais dessous cela semble plus large et les cailloux chutent de 4 à 5 m. Ce n'est pas gagné, mais il y a toujours le courant d'air qui est très marqué. Nous épuisons nos deux batteries pour agrandir le passage mais il faudra prévoir encore une bonne séance pour accéder à la suite. La topo est faite en remontant. 

Le pincement à -55 m

 Globalement le trou suit une fracture NW-SE en s'affranchissant du pendage qui est pourtant très marqué (env. 50 à 60°) et de direction E-W. Il se développe sur une centaine de mètres en colimaçon et ainsi le terminus se situe quasiment à la verticale de l'entrée.

Patrick

Fiestas en Cantabria

Pour les fêtes de fin d'année ( du 18 décembre au 3 janvier) nous sommes retournés en Cantabria durant une quinzaine de jours. D'habitude, ce n'est pas une destination idéale pour avoir la garantie de trouver du soleil et de la chaleur, mais cette-fois ci ce fut le cas du début à la fin de notre séjour. N'étant que tous les deux, nous avons surtout privilégié les prospections tout autour du massif. Les vents forts, parfois violents (> à 100 km/h) n'ont pas empêché les écobuages sauvages, principales causes des incendies qui ont fait la une des médias locaux. Mais si cette pratique est écologiquement très contestable, elle nous a permis d'aller tranquillement dans des secteurs très pentus couverts habituellement de hautes herbes parfois glissantes. Dans ces derniers, plusieurs cavités modestes ont été découvertes, d'autres ont été revisitées et topographiées (une quinzaine).


Sur les vires qui dominent le rio Miera

Le type de cavité que nous pouvons rencontrer sur ces vires.
C'est grand et beau, mais, hélas cela dure rarement...

Dans d'autres secteurs nous avons commencé à descendre des gouffres et entamer quelques désobstructions qui se poursuivront lors de nos prochains séjours lorsque nous serons plus nombreux.
Enfin, avec des amis espagnols nous sommes retournés à la Carrera pour descendre des puits qui auraient pu donner accès à l'aval du ruisseau amont. Ce ne fut hélas pas le cas.

Pour fêter la nouvelle année, il nous fallait un tire-bouchon...
Nous l'avons trouvé quelque part sous terre.

Compte rendu plus détaillé prochainement sur karstexplo.fr

Patrick

lundi 4 janvier 2016

L'anniv à Caro

Ce 3 Janvier, j’avais lancé un appel à ..témoins... témoins de mes 36 ans.
Bubu organisa vite une petite virée sous terre, histoire d’éliminer un peu après les fêtes. Grande utopie cependant un jour d’anniversaire.  Nous étions 4 ce dimanche, Bubu, Jean claude, Jean Luc et moi, Caro.
Vu qu’on ne se lève pas aux  aurores un jour pareil, rendez vous est donné à 11h au local.
C’est donc bien reposés que nous partons vers la Bouhadère pour que je découvre la Salle Inférieure. Nous décidons d’accéder directement à la salle du chaos et de ne pas prendre le premier petit puits. Je me suis donc retrouvé, pour vous tous qui connaissez, en bas de la faille et non en haut comme d’habitude. J’ai franchi cet obstacle avec grâce, féminité, tout en élégance….
J’entends déjà les mauvaises langues vouloir me mettre sur You Tube mais heureusement pour moi, Jean claude était trop loin pour me filmer….Bref, l’obstacle passé comme une fleur pour mes trois copains, nous poursuivons et j’équipe une première main courante puis une succession de puits dont un avec pendule jusqu’en haut de la salle inférieure.
La descente est entrecoupée de fractios jusqu’au direct d’environ 30 m. Nous commençons à installer notre repas de régime, euhm…. je sais, j’ai le nez qui s’allonge et nous finissons par le cake de Gwen, accompagné de sa crème anglaise. Il ne manquait que la nappe et les fleurs !!! Cette Salle Inférieure est surprenante de part sa grandeur et profondeur mais aussi par sa petite galerie joliment concrétionnée.
C’est donc les kits allégés et le ventre alourdi que nous remontons en une heure et quart environ. Jean-Luc et Bubu désequipent et nous finissons au local avec un peu de champagne et un autre bout de cake. Merci pour cette super sortie d’anniversaire, un bon moment entre amis et encore de beaux souvenirs sous terre.
Caro

Le film de la sortie par Jean Claude est ici