mardi 28 mars 2017

Les soldes de Versailles...

Dimanche 26 mars 2017 : 
La neige, tombée assez bas en altitude, a un peu chamboulé nos projets d'Aoulhet... Ce n'est pas très grave car nous avons toujours un stock de trous à voir dans la réserve qu'alimente sans relâche notre ami Jean-Claude. La preuve, c'est que les objectifs du jour croupissent depuis plusieurs années. Bref, on liquide les vieux stocks et nous, c'est comme si nous allions faire les soldes... Mais qui sait, dans les soldes il y a toujours de bonnes affaires à trouver...
Ce matin nous sommes pas moins de 8 tachous : Bubu, Jean-Claude, Jean-luc, Anthony, Sandrine et Patrick et deux nouvelles recrues gonflées à
bloc, Noé et Étienne qui viennent tout juste de rejoindre les rangs du GSHP.
Nous prenons le sentier à l'ouest de Versailles
(la ferme, pas le château !) que nous quittons rapidement pour aller revoir un premier petit trou (CB 41). Étienne s'y enfile le premier et bute 9 m plus bas sur un colmatage. Petit croquis rapide et au suivant ! C'est le trou du Cadavre (CB62) qui doit son nom à la découverte tragique d'un SDF décédé qui avait trouvé refuge dans le porche d'entrée. A huit, la fouille est exhaustive et même Iko, le chien mangeur de cailloux, est de la partie. Une petite série de ressauts entrecoupés d'élargissements mène à -14 m sur une zone de blocs effondrés soudés par la calcite. Au suivant. 
Le 3°  est un peu plus haut (Trou sous Coupeau - CB77). Il s'agit d'un puits de 3 m recoupant une très courte galerie. Croquis, photo, au suivant...
Au GSHP, les cadences infernales c'est pas notre truc et, changement d'horaire ou pas, l'heure c'est l'heure. Donc nous posons nos fesses devant la 4° cavité (grotte de SurCoupeau) pour la pause casse croûte. De toute façon, l'explo est vite bouclée car nous voyons encore les semelles de Noé lorsqu'il nous déclare que la suite n'est pas très évidente. 


 La grotte du Cadavre

Dans le secteur, nous avons un peu épuisé le stock des trous de Jean Claude mais un peu plus bas, il y a deux gouffres que nous voulions revoir depuis un moment. Le premier est le trou du Diable, une jolie grotte terminée par deux puits totalisant une trentaine de mètres : une bonne occasion aussi de proposer à Etienne et Noé un peu de progression verticale. La grotte est revue de fond en comble, mais l'absence de courant d'air ne nous inspire pas trop.

Belles griffades d'ours dans le fond de la grotte du Diable

 Le second gouffre, l'Après-vous est encore plus bas, à l'aplomb du Melat. Malheureusement il nous manque de la corde pour toucher le fond. Dommage car il y a un petit peu d'air. Nous terminons la journée par une petite visite aux sources du Melat avant de regagner les voitures. 
Surprise, surprise, celles de Bubu et de Sandrine et Patrick ont été fracturées. Ce n'est jamais très agréable mais ceux qui ont fait ça n'ont pas réussi à nous piquer ce que nous avions de plus précieux : le fait d'avoir passé tous ensemble une bien bonne journée.
Patrick

samedi 25 mars 2017

Le sanglier du Turonnet

Vendredi 24 mars 2017 :

Petite virée rapide du côté du Turonnet (massif du Broc en rive gauche de l'Ouzom). Nous avions repéré le mois dernier un petit gouffre à agrandir en contrebas du col d'Ougareilh. En montant, nous zigzaguons dans des pentes que nous n'avions pas prospectées et nous tombons sur une jolie petite entrée de gouffre. 

Le puits n'est malheureusement pas très profond (5 m) et un épais remplissage de terre bouche partiellement la suite. Au fond, nous tombons sur un beau crâne de Sanglier. Quelques photos, un petit croquis et nous voilà repartis vers le MJ 28. 




Le sanglier du Turonnet
 L'entrée est vite ouverte. Nous nous apercevons que les blocs qui bouchaient l'entrée formaient une voûte bien construite sans doute pour éviter aux animaux de tomber dedans. Ici aussi, pas de grande surprise. C'est une belle diaclase qui se pince irrémédiablement à -9 m. Nous terminons la journée par une prospection sur le flanc sud du pic de Perdigos.

 Avant, après...
Sandrine et Patrick

samedi 18 mars 2017

AFTERWORK

C’est la mode de faire des AFTERWORK. Rdv donc avec Sandrine à 17 heure pour une petite virée entre nanas après donc le boulot. La voilà arrivée en tenue de secrétaire de mairie…c’est plutôt pas mal du tout ! La transformation en femme des cavernes se fait rapidement et nous voilà partis pour la grotte de la palombière. 
C’est l’occasion pour moi de découvrir le sentier karstique, bravo vous avez bien bossé ! La grotte est en contrebas un peu après la table de pick nick. 
Un ouragan a du passer par là car la palombière ( la cabane pour dézinguer des palombes, pas la grotte) est en train de s’écrouler. 
Sandrine équipe sur un amarrage irréprochable qui lui ne risque pas de s’écrouler…Une petite dév , et nous voilà en bas d’un petit puits de 5 mètres. 
La grotte est grande comme une maison. On passe de salle en salle et on admire. Que c’est beau !! 
Des concrétions en forme de choux fleurs, des excentriques magnifiques…
des pieds, des mains à 4 doigts s’échappent des parois….on s’amuse à imaginer des significations aux formes comme petites on le faisait avec les nuages…. 

Une dernière salle est habitée par des chauves souris qui finissent leur hivernage. Elles se réveillent, battent un peu des ailes, et se reposent. On décident de s’éloigner pour ne pas les embêter davantage.
 La sortie se termine par un petit coucou à une salamandre qui surveillait notre corde. 
La table à pick nick est l’occasion de refaire un peu le monde  entre copines et de terminer une bien belle journée vers 22H.
Caro

dimanche 12 mars 2017

Retour au Souste

Samedi 11 mars : C'est presque la routine, chaque voiture retrouve son emplacement au départ des Oules, on ne discute même plus de l'itinéraire, tout juste un peu du matériel et c'est reparti pour la montée en direction du soum de Souste. Aujourd'hui nous sommes 6 (Anthony, Hugo, Bubu, Jean-Claude, Sandrine et Patrick). Notre premier objectif est le Put de Saüt que nous atteignons en un peu plus d'une heure.Une fois n'est pas coutume, l'entrée ne nécessite aucun travail d'agrandissement. 

 L'entrée du Saüt (SS38)

Anthony commence l'équipement et rapidement nous lui emboîtons le pas car la 1° verticale n’excède pas 10 mètres, suivie de près par un petit ressaut de 3 m. Nous le retrouvons dans une salle occupée par de gros blocs. Au point bas un méandre se rétrécit rapidement au bout de quelques mètres et malheureusement il n'y a pas d'air. Quelques mètres au-dessus, son petit frère se pince également. Nous dressons la topo et plions bagage pour aller terminer le gouffre du Baüs. Nous sommes déjà en train d'attaquer la montée lorsque Jean-Claude nous appelle. Il vient de trouver une nouvelle entrée à moins de 50 m du Saüt (SS44, puits Négligeable). 

Hugo à l'entrée du Gouffre Négligeable (SS44). tout un programme !

 C'est un joli puits largement pénétrable qu'Hugo descend sans traîner. Le fond est bouché à -8 m. Un de plus. Vu l'heure, nous nous plantons là pour casser la croûte. La pente est raide et l'endroit n'est pas idéal mais quand c'est l'heure, c'est l'heure !
Avant de repartir, Anthony fouille un peu le secteur, on ne sait jamais... A part le grand porche del Abeilho Charpinouso qui était déjà connu, il ne découvre rien de neuf.

L'Abeilho Charpinouso (tu parles d'un nom !)

La traversée vers le gouffre du Baüs est un peu laborieuse car il faut franchir le grand ravin de Cau Male qui est encombré de troncs et d'arbres couchés. 
Les puits d'entrées sont vite réeéquipés et nous nous retrouvons au sommet du petit puits qui nous avait arrêtés jeudi dernier. Une petite dizaine de mètres plus bas nous retrouvons la vasque remplie de cailloux. Et dire que Jean-Claude se demandait si il allait avoir pied.... 

Le puits de la vasque.

De ce côté la suite est étroite et après une étroiture, le méandre se resserre à nouveau. Un passage plus commode est trouvé quelques mètres plus haut dans une galerie qui bute rapidement sur de gros blocs effondrés. Juste au-dessus Hugo agrandit un petit orifice triangulaire et parvient à passer. C'est plus large mais cela ne dure pas et le méandre redevient étroit mais pas impénétrable car un ultime puits de 8 m nous amène à -37 m sur de nouvelles étroitures. Cette-fois-ci, elles ne passeront pas sans travaux. Même si cela semble légèrement plus grand derrière, nous laissons tomber devant l'absence totale de courant d'air. Nous remontons en terminant la topo et en déséquipant le gouffre. 

Sur le chemin du retour, Jean Claude trouve encore le moyen de nous débusquer une nouvelle entrée. C'est une salle basse (10 m x 10m) inclinée mais totalement bouchée mis à part un minuscule boyau qui n'inspire personne (SS45 grotte du Felinet). Cette-fois-ci, on peut enfin rentrer chez nous. Sacré JC !

Dans la grotte du Felinet, nous découvrons le crâne d'un petit félin. Bon, vous l'aurez compris, c'est la fin de la journée et nous n'avons pas beaucoup d'énergie pour trouver un nom original  à cette grotte.

La vidéo de Jean Claude est ici

Patrick

vendredi 10 mars 2017

Souste, la suite au Baüs

Jeudi 9 mars
Jean Claude nous a encore trouvé des trous du côté de Souste. Infernal ! Donc on est bien obligé d'y aller.... Ce matin nous sommes 5 (Jean-Claude, Jean-Luc, Serge, Sandrine et Patrick) et j'oubliais, il y a aussi Iko le seul quadrupède motivé par la désob. Le cheminement nous oblige à monter jusqu'à la prairie de Souste, puis à suivre le sentier en direction de la croix des Artigous avant de redescendre sur les trous. La fin de la descente est un peu scabreuse car il faut franchir une barre calcaire d'une quinzaine de mètres de hauteur. Le trou s'ouvre au bas de cette barre, sur une petite vire.


L'entrée est un petit œil de bœuf qu'il faut agrandir, mais derrière c'est nettement plus grand. Après quelques travaux, le passage est praticable.

 L'entrée du gouffre de Baüs

Serge équipe un premier puits de 7 m suivi de Jean-Claude et Patrick. Au bas cela ressemble sérieusement à un méandre. Un second puits de 6 à 7 m est descendu mais le fond est trop étroit et la suite est trouvée sur un palier. Encore quelques menus travaux pour passer et nous prenons pieds dans un méandre concrétionné que nous suivons jusqu'à un nouveau cran vertical assez spacieux et occupé par une belle vasque d'eau. 

Le méandre concretionné juste avant le dernier puits.

Malheureusement nous n'avons pas assez de corde et nous nous contentons de balancer des blocs dans le bassin simplement pour avoir le plaisir d'entendre un Plouf retentissant suivi d'un bruit de chasse d'eau qui indique une suite probablement mais bien humide.
Le retour se fait par un autre chemin, moins scabreux....



La vidéo de Jean-Claude est ici 
Jean Claude et Patrick

dimanche 5 mars 2017

A la recherche du gouffre de Souste...

Samedi 5 mars 2017 : Normalement nous avions prévu d'aller explorer des gouffres découverts par Jean Claude sur le versant nord de Souste. Au réveil, la météo n'est vraiment pas terrible, et il paraît plus sage d'annuler surtout que certains viennent de loin. Mais en fin de matinée le ciel se dégage et nous décidons quand même d'aller fouiner du côté du Soum de Souste. Un petit coup de fil à Jean Claude et nous voilà partis avec 2 petits objectifs à voir. Nous souhaitons aussi retrouver le gouffre de Soustère qui semble se nicher quelque part au-dessus des falaises qui dominent la vallée de l'Ouzom.

 Le SS40 ou trou de la Peyrie de Bas

 Les deux petites cavités indiquées par Jean Claude sont vite désobstruées sans toutefois offrir de suite (SS 39 et SS40). Quant au gouffre de Souste, il court toujours, il faudra encore chercher...

 A la recherche du gouffre de Souste

Patrick