mercredi 31 mai 2017

Mise en sécurité et nettoyage de la Traversée Hayau-Bouhadère

Mise en sécurité et nettoyage de la Traversée Hayau-Bouhadère le 
Mardi 23 mai 2017
Avec: 
Jonathan DOREZ, Marc CHANLIAU, Régis PAQUET, Philippe GRARD, et Thomas BRACCINI
Voir l'article sur le site du CDSC65  ICI

L’Ascension en Cantabria.

Suite à la sympathique invitation de Sandrine et Patrick, nous voici partis ce mercredi 24 mai après midi, Alain et moi, pour les rejoindre dans leur havre de paix de Socueva.
Dès le lendemain matin, nous rejoignons Guy pour aller tous ensemble revoir une profonde doline perdue au milieu d’un lapiaz incroyable, aux aiguilles acérés comme des sabres et cachant quelques « pièges à con ». Pour ma part, je me ferais piéger 2 fois !
Au fond de la doline s’ouvre un joli puits d’une vingtaine de mètres au départ pas très large … la suite donne sur un méandre qu’il faudra désobstruer. Après quelques heures de travail, on passe dans la suite. Joli méandre qui descend avec un petit ruisselet mais une nouvelle désobstruction sera nécessaire pour espérer descendre plus bas. Le courant d’air est très net.
Tant qu’à être si loin de tout, Patrick nous guide vers une autre cavité proche à vol d’oiseau….mais nous ne volons pas encore et la traversée de ce lapiaz sous un soleil accablant sera assez laborieuse. Mais la beauté des paysages compense largement nos gouttes de transpiration. Malheureusement, malgré un courant d’air très marqué, la suite n’est pas trouvée.
Le soir, à l’heure de l’apéro mérité, un orage rafraîchit enfin l’atmosphère.

Dès le lendemain matin, un petit trou très venté nous appelle irrésistiblement ! Guidés par Guy, on aménage le chantier confortablement avant de s’attaquer aux choses sérieuses. Mais vers 6 heures le soir, il faudra bien se rendre à l’évidence, ça ne passera pas aujourd’hui ! Mais l’espoir est grand ! On sent que l’issue est maintenant toute proche.
Vite une petite douche et direction le havre de paix de Guy et Murielle à Arredondo, apéro très mérité et sardines à la plancha car barbecue sous un nouvel orage !

Et c’est reparti le lendemain par le chemin des écoliers car la route principale est fermée pour un rallye automobile. Il nous faudra bien une heure de voiture alors qu’on aurait pu être à pied d’œuvre en un quart d’heure. Mais cela nous permet de faire le tour du massif et découvrir combien il est immense ! Des générations de spéléos vont pouvoir encore découvrir des choses fabuleuses !
En arrivant sur place, les rafales de vent nous accueillent ! Une petite demi heure de marche et on ne retrouve pas le trou ! Patrick ayant plus d’un tour dans son sac nous guide vers une autre entrée prometteuse…. Mais sans air aujourd’hui et un boulot colossal et très aléatoire. Repas à l’abri d’un bloc pour se protéger du vent. Patrick retrouve les coordonnées du trou disparu sur Iphigénie et c’est reparti !
Une belle doline nous accueille avec un trou souffleur sur le côté. Alors que nous avions entamé de façon très franche les travaux dans une roche qui s’y prêtait merveilleusement, le matériel nous lâche ! Damned ! On ne va pas passer aujourd’hui non plus. Alors on part faire du tourisme aux sources de la Gandara, ses grottes, ses siphons, ses cascades et son belvédère puis une balade rafraîchissante dans les galeries d’entrée de la Coventosa et son vent incroyable qui nous fouette le visage à 20 mètres de l’entrée.

Retour tranquille en France le dimanche.

3 jours de spéléo comme on les aime dans un site fabuleux. Pas de grandes trouvailles ou de kilomètres de première cette fois ci mais le sentiment d’avoir fait progresser la connaissance sur le système et encore plein de points d’interrogation à lever.

Et vu les chaleurs actuelles, si vous voulez vous rafraîchir, cliquez ici.


Bubu

mardi 23 mai 2017

Journée de formation secours

Samedi 20 mai: 

Dans le cadre de ses activités sportives de plein nature, le CDSC 65 a organisé une journée de formation secours encadrée par René et Sylvie, secouristes agréés par la Fédération Française de Secouristes pour la formation des civils.
8 Tachous étaient présents dans "la Grange à Fernand": l'Oustalet.

Voir le compte rendu sur le site du CDSC65  ICI

lundi 22 mai 2017

WE à Ehujarre

Ce WE, (20 et 22 mai) quelques Tachous de l'équipe d'Amalgame étaient sur Ehujarre, dans Ehujarre et bientôt sous Ehujarre pour divers objectifs.
Pas moins de 5 équipes! De l'explo rondement menée, et encore plein de nouveaux objectifs qui s'offrent à nous.

Le compte rendu très complet est sur le site du GAS  ICI

lundi 15 mai 2017

Au GSHP, on fait la fête !

Samedi 13 mai 2017
J'ai pas compté mais nous étions une bonne cinquantaine pour cette fête du GSHP décidée en réunion du Comité Directeur. Et ce sera comme ça, chaque année ! On se retrouve tous pour une journée conviviale autour d'un bon repas et d'un peu de spéléo.
Dès 9 heures, nous nous retrouvions à l'Oustalet, la grange de Jean Claude: la grange que l'on appelait "la grange à Fernand" du temps de l'explo du Larrau au début des années 80 ! Elle en a vu passer des spéléos fatigués après de dures explos, venus passer quelques heures réparatrices dans le foin ! Fernand c'était le père de Jean Claude mais ça on ne le savait pas encore!
27 spéléos du GSHP et d'Amalgame se préparent sur le parking improvisé pour aller faire la traversée Moustayous - ARVA. Certains sont déjà prêts, d'autres se préparent, d'autres ne vont pas tarder à arriver.... Les premières équipes partent devant pour équiper et baliser le sentier pour que personne ne se perde.... Quelques balises seront placées aussi dans le trou, vers l'ARVA au niveau des passages clés. Equipement et déséquipement en rappel dans la foulée. Les équipes s’enchaînent, on se double, on rigole, on se rattrape,  on rigole, on contemple, on rigole, on fait des photos, on rigole, on s'attend, on rigole, ...
Le trou est bien humide, ça brille et ça suinte de partout, c'est beau ! Vers l'ARVA, c'est même très humide, un peu trop pour certains!, la vasque du "laminoir de boue" est bien pleine et on patauge à cœur joie. Après quelques passages étroits et humides, on ressort par le tube! Vraiment du très beau boulot ce tube!
Et c'est la descente vers la grange. On avait tous prévu d'y être pour 14 heures et on y était ! L'apéro fut copieux, le repas excellent.
Nous avons fêté comme il se devait le 555ème trou de Jean Claude et le départ en retraite de Serge.... il fallait bien trouver des prétextes pour faire la fête!
Ce fut un moment magique, un beau rassemblement de spéléos comme on les aime! Certains se connaissent depuis plus de 40 ans!
Une fête très réussie grâce à vous tous.
Merci
Bubu

Merci les amis par Serge Latap's

J'avais bien senti une petite rétention d'infos à mon égard, concernant notre méchoui du samedi 13 mai dernier, mais, j'étais très largement  loin du compte.
Dans mon esprit on faisait une de ces petites fêtes, comme on sait si bien en faire une de temps en temps.
Comme je faisais valoir ma cessation d'activité professionnelle ; ça fait plus jeune !    " La retraite quoi! "Je m'étais dit que je fournissais le mouton, comme savait si bien le faire notre maître à tous en méchoui, à Sainte Engrace : Dominique.

C'est donc l'esprit plutôt insouciant que je suis arrivé à la grange à Fernand, afin de participer au mieux aux préparatifs  de la fête.
Alors que je commençai à lancer le feu, J'ai pu assister à l'arrivée des victuailles dignes d'un banquet.
Je me suis dit alors " trop fort cette organisation ! "
Vient l’apéro, tout va bien, ma sangria parait bien appréciée, la bonne humeur est de mise comme d'hab.
Donc, je me lance dans la cuisson, mon cerveau se concentre, aidé par les copains tout ce passe au mieux et on vient presque à bout du mouton.
Ensuite vient pour moi le temps du relâchement.
Le devoir me semblant accompli, je m'installe confortablement à table et profite allègrement du festin et des copains.
Les desserts sont servis, tout va bien, la paix est avec moi !
Tiens Bubu s'est levé en bout de table et je vois un sac Petzl tout neuf, devant lui. Il va prendre la parole.
Je suis sur mes gardes, ça sent le cérémoniel, mais bon, tant que je ne suis pas concerné ...

" Ouf !   C’est pour Jean Claude "  Il reçoit des honneurs bien mérités pour son travail accompli et son dévouement. Le sac n'a toujours pas bougé d'un millimètre !
Et voilà c'est pour ma pomme, et je suis appelé à la barre !
Non c'est trop, le sac est plein de bonnes attentions et de témoignages d’amitié, je n'ai jamais autant reçu de mon existence.
Le déballage des marques de sympathie et beaucoup plus, me semble long, mais j'en profite.
Et allez !  Une subite giclée  (non Jitoine, pas celle-là) de sang, arrive dans ma tête, et appuie sur le canal lacrymal de mon œil droit, suivi du gauche.
Peu de monde peut se vanter d'avoir déjà vu cela.

Merci beaucoup à tous, les amis. Très sincèrement.
Serge


Le film de la journée est ici 




Sacrée journée ! Par Marc 


A 9h, alors que le soleil ne pointe pas encore le bout de son nez dans la vallée de la Génie Braque, me voici arrivant entre Caubole et Peyras, à la « grange à Jean-Claude ». Que du beau monde pour m’accueillir ! Les abords de la route empierrée qui servent de parking sont déjà pleins…


Après les smacks d’usage et l’attente des derniers retardataires (des dernières pourrait-on dire si on voulait dénoncer celles qui viennent des vallées d’à côté, mais nous ne le ferons pas…) une joyeuse équipée, genre 7 nains partant à la mine d’or x 3, allonge sa file sur le sentier des Castets, puis d’Aygo Blanco, parfaitement balisé par une avant-garde généreuse en rubalise. 


Les discussions, qui vont bon train au démarrage, s’atténuent au fur et à mesure que la grimpette se fait plus ardue ! 


On apprend quand même qu’entre les anciens-expérimentés qui n’ont jamais mis les pieds dans cette cavité classique et les jeunes bleus (dont ma pomme ! j’y reviendrai à propos de pommes) qui l’ont pratiquée avec l’eds en aller-retour, quelques-uns la connaissent bien et d’autres pas du tout ! 
Plusieurs n’ont pas oublié l’histoire de la découverte de cette cavité par une certaine Finou en 1945 alors qu’elle arrachait des pommiers sauvages à proximité, et redécouverte par l’Abbé Abadie le 20 décembre 1954.
Depuis la lecture de la narration de cette histoire dans l’ouvrage de référence du spéléo local « Le Sanglier du Picharrot » de l’Abbé Abadie, je me suis souvent demandé ce que faisais cette jeune enfant sur le massif à arracher des pommiers sauvages… Mais pour quoi faire arracher des pommiers sauvages ? Elle les replantait ? Ou c’était pour laisser place libre aux pousses de hêtres plus intéressantes pour l’exploitation ? Si quelqu’un le sait qu’il parle de suite (ou se taise à jamais) ! 
Désolé de la digression, revenons à notre cavité !


Blablafoot terminé, et habit de lumière en place, je pénètre dans l’antre à 10h35.
Suivi par un collègue, que je nommerai Guilbert par défaut de savoir son vrai nom, très vite je rejoins un petit groupe bien connu : Caro, Kat et Bubu.


Après la suite, certains l’ont vue sur FB : « Nous partâmes à 25 et nous fîmes la traversée .... à 4 ! ».


Mais ce fût une très belle promenade souterraine, qui laisse des souvenirs, bons comme le bon pain, l’amitié, la rigolade, les photos, l’apprentissage encore et encore ! Des moins bons comme ces genoux cognés violemment dans le toboggan ! Sans genouillère bien sûr… Grrrr !!! ou Pute borgne !!!
Tout ça c’est bien long pour raconter 5 heures de spéléo… 

C’est car la suite a du mal à se raconter… : l’apéro, le repas, les conversations, l’amitié encore et encore et les plats qui n’en finissent pas, c’est trop bon ! Et puis en fin de repas (il doit être au moins minuit !) ces prétextes pour la fête : la célébration des « trous à Jean-Claude » et de la « retraite à Serge ».

Mais moi ce que j’ai préféré aujourd’hui, c’est les petites larmes de Serge que j’ai bien vues ! A elles seules elles résument l’ambiance ! Les copains, la passion commune, les explos, les + de 30 ans d’histoires ensemble… Merci Serge et bonne retraite ! Vive la life ! 


Merci à tous pour l’ambiance de ce jour ! Et RDV à la prochaine ambiance !

mardi 9 mai 2017

Grise mine au Pan

8 mai 2017
Nous n'aurons pas attendu trop longtemps avant de retourner au Pan de la Mine. A trois (Jean, Sandrine et Patrick), nous emportons près de 100 m de corde, optimisme oblige...
Le courant d'air à l'entrée du gouffre est assez faible malgré le beau temps, mais cela s'explique probablement par la fraîcheur matinale. Nous parvenons rapidement à notre terminus (-50 m). Jean commence l'équipement et descend une verticale de 32 m. 

 Le P.32 à -50 m

Le fond n'est pas très enthousiasmant car rempli de blocs et de cailloutis provenant de la brèche d'une faille qui borde le puits. Nous retrouvons le courant d'air dans une petit passage en partie comblé. La désobstruction est assez facile et en une bonne heure le passage est ouvert mais il reste très instable. Après un petit ressaut entre des blocs qui tiennent comme par magie, nous recoupons une fracture étroite mais longue d'une bonne dizaine de mètres. 

Le soupirail de -83 m humide et instable....

En utilisant quelques rares élargissements nous parvenons à nous glisser dans cette fissure qui ne semble pas avoir une origine karstique. Celle-ci se pince une dizaine de mètres plus bas (environ -95 m), pourtant les cailloux chutent encore plus loin mais il faudrait entamer de gros travaux. Ce n'est guère réjouissant car plus nous nous enfonçons dans le massif, plus nous avons l'impression d'évoluer dans un ensemble de fractures dues à des contraintes mécaniques et où les traces de creusement par l'eau sont quasi inexistantes. Face à ce constat et malgré le courant d'air, nous décidons d'abandonner là notre exploration du Pan de la Mine. Nous remontons en déséquipant. Il va falloir repartir en chasse pour trouver autre chose...
Patrick

dimanche 7 mai 2017

Retour au mail de la Pelade

Samedi 6 mai 2017.

C'est à 6 que nous nous retrouvons ce samedi matin pour retourner au Mail de la Pelade et continuer à vider le trou où nous nous étions arrêtés sur une petite suite probable le 5 janvier, cliquer ici.
Le temps étant incertain, nous avons retardé l'heure du départ mais le vent du sud chasse rapidement les nuages de la nuit et ce sera sous un grand soleil que nous ferons la marche d'approche.
Le sol est légèrement détrempé des pluies de la nuit mais la marche se fait aisément, la zone de buis à franchir étant relativement restreinte.
Nous débouchons, après 3 petits quarts d'heure de montée sur ce semblant de plateau où se trouve la cavité, le soleil nous accueille, au travers des feuilles fraîchement écloses.

Nous avons apporté un bidon afin de ressortir les gravats, terre et cailloux, du fond de la cavité.
Le travail avance vite, uniquement ponctué par une bonne  pose repas, moment très convivial de chaque sortie.


Il reprend ensuite mais après deux nouvelles heures d’évacuation de terre, il faut se rendre à l'évidence, malgré un petit roulement des cailloux vers le bas, que le jeu de la désob n'en vaut peut-être pas la chandelle.
Nous décidons donc de stopper les travaux.
D'ailleurs le vent qui était bien présent lors de notre première venue a complètement disparu. Une mesure au laser nous annonce une profondeur de 9 m 39.

A 16 heures nous redescendons, heureux quand même d'avoir passé une excellente journée.

Alain M

vendredi 5 mai 2017

Au Pan de la Mine

Jeudi 04 mai 2017 :
La neige ayant cette fois quitté pour de bon les pelouses du Pic de la Peyrie (64), nous décidons de retourner au Pan de la Mine (Jean-Claude, Serge, Sandrine et Patrick). Dans ce gouffre ouvert après désobstruction de l'entrée et de plusieurs passages étroits, nous nous étions arrêtés avant l'hiver sur un nouveau rétrécissement précédant un puits d'une dizaine de mètres. Le temps, assez dégagé, et la température plutôt clémente permettent au courant d'air d'avoir son régime estival c'est à dire aspirant. Avant d'aller au fond et de remettre les cordes en place, nous procédons à quelques mises au gabarit des premières têtes de puits. Ceci fait, nous réequipons le gouffre mais à -20 m nous avons la surprise d'être bloqués par deux grosses dalles au sommet du dernier puits (11 m). Visiblement, celles-ci reposant sur un talus argileux que nous avions entamé pour agrandir le passage, ont gentiment glissé sur ce dernier, murant purement et simplement la suite. Des écoulements ont probablement favorisé ce travail de sape. Heureusement les dalles ne sont pas très épaisses et se cassent bien. La gravité fera le reste. Il n'empêche que cela ne nous rassure pas beaucoup car d'autres blocs semblent être dans la même situation. Hésitations, on les fait tomber ou on considère qu'ils tiennent ? Nous les caressons doucement avec la massette, mais visiblement ils semblent bien coincés donc nous ne préférons ne pas déstabiliser l'édifice. 

 Désobstruction à -49 m
Au bas, nous parvenons à notre terminus et là aussi nous hésitons un moment sur l'itinéraire à prendre. Le puits que nous voulons descendre s'ouvre sous un énorme bloc pyramidal dont on ne sait pas bien sur quoi il repose. Finalement Serge parvient à ouvrir un passage qui semble assez sécurisé. Le puits mesure 12 m et s'enfonce dans la fracture bien marquée que nous suivons depuis l'entrée. Au bas, nous retrouvons les déblais de la désobstruction qui ont partiellement bouché la suite. Celle-ci s'ouvre à nos pieds et donne sur un puits d'une vingtaine de mètres. Après désobstruction, un passage est ouvert et Sandrine s'engage dans le puits. 

 Le sommet du dernier puits après les premiers travaux.

Mais la corde manque et elle s'arrête à une dizaine de mètres du fond. Visiblement c'est plus grand et le courant d'air semble l'accompagner. Serge lui emboîte le pas pour nettoyer quelques passages ébouleux puis nous remontons en dressant la topo.
Le report donne une profondeur de -49 m au sommet du dernier puits. Le gouffre, creusé le long d'une belle fracture N-S s'enfonce dans le massif en suivant le pendage (env. 45 °). Dans ce secteur rien n'est vraiment connu, le gouffre du Mail (-600 m) est dans un autre compartiment mais ici le potentiel est tout aussi important. Affaire à suivre....


La vidéo de Jean-Claude est en ligne ici.

 Jean-Claude et Patrick

jeudi 4 mai 2017

La sortie des mamans


CR des Castagnets avec caro, sandrine, lou, kirsan, loukian et kat, mercredi 3 mai 2017.
Nous avons décide de sortir en "after-work" entre nanas et surtout entre mamans! Et ce fut la grotte des Castagnets qui remporta l'élection du lieu.
Petit doute sur l'emplacement exact de la cavité? Pas de soucis, que des solutions: Jean Claude nous attend et nous y emmène.
Caro s'emploie à équiper la tête de puits pendant que nous équipons et briefons Lou, Kirsan et Loukian. Et c'est parti!
Début un peu difficile car faut bien l'avouer un peu impressionnant: les enfants ne descendront pas seuls mais accrochés comme des petits ouistitis à leurs mamans. Après un toboggan bien boueux nous arrivons enfin dans une galerie bien sèche pour le plus grand plaisir de tous.
Et là c'est la chasse au trésor: nous trouvons des oursins des cavernes (bon ok ce sont des châtaignes.... ), des squelettes, des salamandres... et aussi ô horreur et damnation, des crapauds (n'est ce pas Lou?) .

Il commence à se faire tard, et nous savons que la remontée nous attend et ne va pas être facile. Caro a pourtant eu l'idée du siècle en faisant l'acquisition d'une poulie.
Cette sortie aurait pu s'intituler "la grotte des Amazones et du Saint bordel", d'une sortie d'au max 1h30 on en est sorti à minuit, mais au final, on a su que ça a été une bonne sortie lorsque, au réveil, nos chers enfants nous ont demandé quand est ce que nous repartons dans une grotte!!

De retour au Tonio

Il est 18h ce lundi 1er mai… Je bosse ce jour-là… Plus qu’une heure avant la quille !
Appel téléphonique de Jo :
-          « T’es libre ce soir pour une sortie spéléo ? »
-          « Heuuuuu !? De suite, de suite ? »
-          « Oui, je suis à St Pé au local, mais prends ton temps ! ».
-          « Heuuuuuu !? Sortie de combien de temps ? »
-          « On sera sorti à minuit ! Je voudrais aller équiper le Tonio, pour le faire en classique avec l’EDS ou autre ! »
-          « Tu peux attendre que je sorte du boulot vers 19 h, que j’aille prendre mon matos et que j’arrive ? »
-          « Oui, oui prends ton temps, je prépare les kits ! ».
Voilà comment on se retrouve à 20 h à arpenter les combes sous le sentier des Charbonniers, au-dessus de la ferme Versailles, à chercher l’entrée de ce trou. Quelle occaz à ne pas rater !
20 h 30 : Jo équipe et entre dans la faille.
Avant la suite de la narration, quelques instants de silence à la mémoire de notre collègue Antoine Cabotiau, Tonio, disparu le 11 avril2011, le jour de la découverte de ce trou ; cette cavité lui est dédiée…
Puis les puits s’enchaînent ! L’intention de Jo est de découvrir l’état d’équipement de ce gouffre, l’équiper pour de la classique et réaliser une fiche d’équipement.
En complément de celles présentes, nous posons donc des spits « à l’ancienne » au tamponnoir, afin de permettre d’installer des mains-courantes d’assurage, sécuriser les têtes de puits avec des ancrages doubles et réaliser les ancrages doubles de fractionnements, là où cela est jugé nécessaire.
A minuit et demi, on décide de remonter, sans avoir atteint totalement le fond. On reviendra, c’est promis !
Il est 3 heures quand je rentre à la maison… Objectif de plaisir souterrain atteint ! Objectif horaire très légèrement dépassé, mais c’est pas grave, le fun d’abord !

Marc

Promenons nous dans le Quéou

Samedi dernier nous sommes allés au Quéou avec Etienne. 
Nous sommes montés vendredi soir jusqu'au refuge (très agréable d’ailleurs). Nous avons trouvé facilement le trou le lendemain matin, le temps de se préparer, on est entrés vers 10h15. 
Déjà impressionnés par les petites cheminées au niveau du méandre des Rostres... On a été stupéfaits par la grande cheminée après la salle de la Lebe. 
Ensuite nous avons rampé à grand mal (au niveau de la coupe 5 du plan) avant de s’apercevoir qu'il y avait un passage beaucoup plus spacieux juste au dessus. 

La salle du Mammouth est très impressionnante, mais ce n'est rien par rapport à celle de Madeleine. On est passé, à l'allé comme au retour, par la galerie du Scrouitch (c'est une chance de voir un endroit comme ça encore préservé, parce que fatalement, plus de gens y passeront, plus l'endroit sera détruit... Magnifique en tout cas). 
Du coup, on n'a visité ni la galerie de la Daubacolette, ni le canyon de l'Ulcère. 

Peu après la salle à manger, nous avons laissés baudriers et sac pour continuer jusqu'au Siphon, en s'arrêtant à l'endroit où l'affluent rejoint la rivière (et la très curieuse formation qui fait que l'affluent est surélevé par rapport à la salle). 
Il y a un seul endroit où la rivière ne nous permettait pas de passer (quelque part entre la salle à manger et le siphon): une vasque de 1.5m de long, plafond trop bas pour sauter, petit espace à droite, juste trop étroit pour ramper. On s'est arrêté devant: "on fait quoi ? on enlève les godasses ?"
"Bof, c'est super froid"... 
Et là, idée géniale de Etienne: on est passé en mettant les pieds sur le petit espace à droite, et les mains dans l'eau. C'était très drôle, et nous nous sommes demandés comment vous étiez passés vous mêmes à cet endroit...

Étonnement, la remontée, bien que plus fatigante, à été beaucoup plus rapide: 5h de montée (dont une heure de remontée du P70) pour 7h de descente... 

On est sortis vers 22h30, et la descente à la frontale jusqu'au parking à été beaucoup plus éprouvante que prévu. 


En tout cas, c'était vraiment une très belle sortie, ça a du être fantastique de découvrir tous ces endroits... J'en retire quand même une autre leçon: Je cours m'acheter un bloqueur de pied !

Noé





lundi 1 mai 2017

Le tour de la Héche avant la tempéte

Dimanche 30 avril, Bubu, Joël, Alain M et Bernard V

C'est à quatre que nous nous retrouvons ce dimanche matin au départ de la carrière d’Asson, pour une balade sur zone karstique et ce avant la "tempête" annoncée par la météo, pour 16 heure de l'après-midi.
Pour deux d'entre nous ce sentier n'est pas nouveau mais comme il est excellent, c'est toujours avec un grand plaisir que nous y revenons.
Pour les deux autres ce sera une découverte et même une première montée sur l'Isarce pour Joël. En effet, ces lieux reculés et en hauteur du massif ne nous ont pas vu très souvent depuis quelque temps, si ce n'est pour des balades ...

Montée par la carrière avec une vue imprenable sur la plaine . Petit à petit le mange pierre fait son travail et remodèle inéluctablement un nouveau paysage. Des rampes d’arrosage ont été installées en bordure de piste, limitant la poussière soulevée par les ballets des camions.
Nous arrivons au premier petit col, sur les marnes de Ste Suzanne et empruntons ce très joli sentier baptisé "Tour de l'Isarce".
Ces marnes sont hantées par les blaireaux et d'ailleurs nous passons à côté d'une dépouille, mort naturelle ou reste de chasse, nous ne le saurons pas.
Nous atteignons un belvédère et jouissons d'une vue magnifique avec à droite le Soum de Souste puis le Monbula, les crêtes de l'Estibette, le cirque du Granquet, la Bécole etc.. Quelle beauté. A noter que les chutes de neige récentes et le dernier coup de froid ont gelé les nouvelles feuilles des arbres.
Nous continuons la montée et trouvons une jeune belette, morte très récemment, peut-être de froid. Elle ne porte aucune trace de prédateur mais ses yeux vitreux laissent penser que sa mort remonte à un jour ou deux. C'est exceptionnel de pouvoir en observer une de si près.

Nous continuons la montée et arrivons au col de la Trencade. Les arbres n'ont pas encore fait les feuilles. Ils s'accrochent comme ils peuvent au sol calcaire mais visiblement ont une croissance difficile.
Nous continuons vers le plateau de l'Isarce en passant près de quelques cavités qui nous rappellent de nombreux souvenirs. A l'Isarce le vent est bien frais et nous devons remettre une petite laine.
Direction le TP19 afin de le "montrer" à notre ami Joël pour qui c'est la première montée sur cette zone. Comme toujours, le bruit de la chute d'une pierre dans le premier puits le laisse sans voix.   
Pour les trois autres, ce sont des souvenirs de plus de 35 ans qui resurgissent des mémoires...

Direction la cabane de l'Isarce et pause casse-croûte, il est 12h30.
Visiblement la cabane reçoit de nombreux passages mais est bien tenue.
Là aussi les souvenirs des années 80 refont surface, Bernard et Bubu semblent intarissables en paroles.
13h30, il est temps de redescendre si l'on veut respecter la météo.
Le sentier des Escalats est d'une propreté remarquable, signe de très nombreux passages.
Arrivés aux Boutils, nous passons par l'Abérouéde, le sol est sec, ce sera du gâteau.
Et c'est à 15 heures que nous rejoignons la voiture.
Il a fait beau mais c'est vrai qu'au fond, du côté de Pau, le ciel est noir, la tempête doit certainement y faire rage. Pensée pour notre ami Alain Dole qui a bien fait de rester à l’abri.

A noter que lorsque nous reprenons la voiture, il y fait 25 °, arrivés à St Pé, 21°, à Tarbes 12° et 9° à la maison.
Belle chute.


Alain M