samedi 24 novembre 2012

Aygue Négre, une fois de plus

Samedi 24 novembre, Patrick, Joël et Alain M

Retour, afin de se changer les idées, au porche d'Aygre Négre.
La dernière sortie (le 10 mars de cette année) n'avait pas permis de poursuivre l'explo, l'eau étant à un niveau trop important.
C'est aujourd'hui un peu l'étiage malgré la pluie de ces derniers jours mais l'été de la Saint Martin aidant, la cavité se trouve sèche et va nous permettre une belle avancée.
Tout d'abord nous rectifions une nouvelle fois "l’œil de bœuf" qui donne dans une galerie perpendiculaire.
Nous agrandissons ensuite le passage  sous le gros bloc et nettoyons les parois de tout ce qui accroche à nos combinaisons. Ce ne sera pas du luxe.
Nous progressons ensuite dans une galerie de 80 cm de large, 2 à 3 mètres de hauteur et une quinzaine de mètres de longueur.
Au fond, les parois se resserrent mais un bruit de rivière se fait entendre et un passage se dessine dans le haut de la fracture. Au fond de celle-ci, de l'eau, sur une profondeur qui semble assez importante.
Le vent est bien marqué et nous paillons sur deux mètres le méandre.

La suite ? pour la prochaine fois avec ce qui nous semble être plus gros pas très loin, avec de l'eau, du bruit de rivière et du rêve pour pas mal de temps.

Alain M




vendredi 23 novembre 2012

L'Opilion retrouvé

En septembre, lors d'une sortie au Trou du Péruvien, des œufs étranges étaient repérés et photographiés.
Après enquête et recherche auprès des entomologistes, il s'avérait que ces œufs étaient ceux d'Opilion du genre Ischyropsalis.

Mais nous n'avions toujours pas vu les parents.
Ce jeudi, vraisemblablement nous en avons rencontré un.
Dans le gouffre du Herran mais il se trouve situé à 150m du Péruvien, c'est peu.
En voici les photos.

A coté, une autre  bestiole, un genre de carabe et pas loin de tout cela, les restes d'un repas.





Il y a de la vie sous terre, pas vrai ?

 Alain M





Les Oscars du Sport Tarbais.



Tarbes Ville Sportive. 

Voilà le titre de la grande banderole déployée à la CCI de Tarbes en ce vendredi 23 novembre. Et des sportifs, il y en avait ce soir !
L'Office Municipal des Sports de la ville de Tarbes a souhaité honorer les sportifs Tarbais qui se sont brillamment fait remarquer sur les scènes internationales. De nombreux champions étaient présents, du billard au parachutisme, en passant par la boxe ou la boule Lyonnaise ! ... et les filles du TPR qui ont une fois de plus soulevé le bouclier !
Tarbes est vraiment un haut lieu du sport en France.


Le GSHP, membre de l'OMS, était représenté par Alain M et Bruno N. Nous ne pratiquons pas la compétition, heureusement pour la sécurité des pratiquants, mais nous étions là pour témoigner de notre investissement au sein de l'OMS, notre soutien à la Ville de Tarbes pour son action dans le  développement de la pratique sportive, rendre hommage à notre ami Christian Ferrer, directeur administratif de l'OMS, qui va gouter à une retraite méritée et surtout pour participer à cette belle fête terminé par un ÉNORME pot de l'amitié.

Heran, pan, pan !


Jeudi 22 novembre.

Toujours le grand beau temps sur les Pyrénées, l'été de la Saint Martin nous gâte. Profitons-en.
Il fait un peu frais mais pour le ciel c'est le grand bleu.
Nous sommes quatre et décidons de retourner au gouffre du Herran où nous étions samedi dernier. L'arrêt sur étroiture en tête d'un petit puits ne peut être que provisoire.
Patrick, Serge, Alain D et Alain M sont de la partie.
Répartition du matériel au parking et c'est parti pour une montée qui maintenant nous est familière. Les discussions vont bon train et les quelques 400 m de dénivelés sont avalés en moins d'une heure.
Nous passons au B8 et constatons que le courant d'air est soufflant. C'est prometteur pour le Gouffre du Herran qui devrait faire pareil et cela devrait nous faciliter les recherches d'une suite.
Equipement rapide et c'est la descente. Au premier relais, tout le monde constate que le gouffre aspire violemment et déjà nous nous interrogeons sur le vent.
A la base du grand puits, mystère, dans l'étroiture qui aspirait violemment samedi dernier, pas de courant d'air ou un léger souffle dirait-on. Nous nous interrogeons.

L'étroiture et le matériel sont passés et nous nous retrouvons dans la galerie où se trouve la suite.

Serge nous indique la suite qu'il avait entrevue à sa précédente visite. Samedi dernier, nous sommes passés au dessus par un petit passage que nous avions désobstrué.

Nous y allons, Patrick et Serge franchissent l'étroiture qui nous avait arrêté précédemment, sans aucune difficulté. 

Après une descente en désescalade de 3 m, ils arrivent sur une nouvelle zone étroite. Très peu de vent mais il est décidé quand même de l'agrandir.

Trois pailles plus tard, Serge la franchi  mais c'est un nouvel arrêt sur trop étroit, cette fois ci définitif. Seul l'eau passe et certainement le courant d'air, lorsqu'il y en a.
Patrick commence à lever la topographie.

Nous ramassons le matériel et commençons la remontée. Le méandre est passé au peigne fin. Une escalade permet d'atteindre un niveau supérieur complexe mais toutes les suites possibles redonnent dans les parties que nous venons de voir.

Nous déclarons la cavité terminée avec quand même ce regret de ne pas voir où va le courant d'air.
Lorsque nous repassons l'étroiture, le vent s'est remis à souffler et ça aspire violemment, comme la semaine précédente. Manifestement le vent doit être synchronisé sur la température extérieure.

Remontée et déséquipement puis casse croute, il est près de deux heures.
Avant de redescendre, nous décidons d'aller repérer quelques cavités du coté du Cébéri. Au passage au B8, nous constatons qu'il souffle toujours, un indice pour nous faire comprendre que cette cavité doit être indépendante du Herran.

A 17 heures nous sommes de retour aux voitures, il fait encore un peu de soleil.

Alain M


mercredi 21 novembre 2012

Herran, et ran...



Samedi 17 novembre.
Nous sommes 7 au départ du terminus de la route ce samedi, il est 9 heures du matin, il fait encore très beau, la journée s'annonce bien.
Nous décidons de faire 2 équipes, une ira dans le Péruvien descendre le puits désobstrué la fois précédente, l'autre ira dans le Herran aménager les passages étroits afin de pouvoir poursuivre l'exploration qui semble t-il n'aurait pas été terminée. Répartition du matériel à chaque équipe et c'est le départ.
Le sentier est très bon et la montée rapide, dans la bonne humeur et les blagues qui fusent de toute part.
C'est le passage aux Nabails puis le Liets et rapidement nous sommes sur les lieux d'exploration.
Passage au B8 pour voir s'il y a du courant d'air, effectivement il aspire mais un peu moins que d'habitude.
Bubu, Jean Marc et Alain s'arrêtent 10 mètres au dessous, objectif Herran.
Le reste de l'équipe file vers le Péruvien, il est à environ 150m de là.
Herran :
Petit casse croute et Bubu part en premier pour faire l'équipement du puits d'entrée. C'est un très joli puits d'environ 40 mètres et il le fractionne en 3 parties, cela facilitera la remontée.
Nous le rejoignons avec le reste du matériel. La suite est dans un joli laminoir heureusement pas très long. Il faut impérativement l'aménager si l'on veut pouvoir poursuivre facilement l'exploration de la cavité. La roche est malheureusement hétérogène avec des inclusions de calcite et de glaise ce qui rend le travail délicat. Après quelques pailles et beaucoup de coups de massettes bien placé, on peut passer presque à quatre pattes. Beau travail.
Nous poursuivons la progression et trouvons un méandre d'une trentaine de mètre qui zigzague vers un hypothétique aval.
Au fond, un puits colmaté mais 2 mètres au dessus le semblant d'une galerie avec un rétrécissement et encore plus haut, un puits remontant qui semble être facile d'atteinte.
Nous nous attelons à la désobstruction de la suite de la galerie. C'est facile avec la massette et le burin et rapidement nous franchissons l'obstacle.
Nous débouchons sur un départ de puits et en face une galerie. Elle donne sur une petite salle encombrée de bloc et de concrétions. Pas de suite évidente.
Par contre le puits lui semble pénétrable mais il faudrait agrandir un peu. D'ailleurs nous relevons des traces de nos prédécesseurs qui manifestement avaient atteint ce point en escaladant le puits remontant qui jonctionne avec cet endroit, Bubu venant de refaire le même chemin.

Il est temps de remonter, la suite sera pour la prochaine fois. 

Pendant ce temps l'autre équipe au Péruvien : Patrick, Jean Luc, Jean Claude et Joël
Nous sommes donc 4 à aller au Péruvien. La descente se fait rapidement et nous nous retrouvons au sommet du dernier puits, terminus de la précédente explo. Ici, le courant d’air est à peine perceptible. Nous dégageons encore quelques blocs enchâssés dans l’argile. Derrière le resserrement nous descendons un puits de 6 m (1,8 x 3 m). Au bas, la suite n’est gère engageante et le méandre qui se présente est très étroit et tortueux. Il y a un peu d’air, mais contrairement à l’entrée qui aspire nettement, ici, il est soufflant. Nous sortons les pailles et commençons à agrandir sans grande illusion. Mais quelques heures plus tard, un espoir renaît car nous distinguons très nettement un élargissement. Le méandre semble donc redevenir pénétrable au niveau d’un ressaut de 2 ou 3 mètres. Malheureusement pour aujourd’hui, nous n’avons plus de batterie. Tout n’est donc pas perdu, la suite au prochain numéro…. Remontée sans problème, même s’il me semble avoir entendu quelques volées de jurons dans le méandre de -27 m…. 

Alain M, Patrick
Photos Alain M et JM P






vendredi 16 novembre 2012

Maradére et concrétions...

Jeudi 15 novembre, Patrick, Serge, Jean Luc et Alain M
L'objectif de ce jeudi est de retourner à la Maradére dans le but de topographier et photographier la Maradero 1 explorée le vendredi précédent et de descendre les puits 2 et 3 repérés par Jean Claude.
C'est l'été de la saint Martin et le temps est magnifique. Il fait beau et presque chaud.
Le départ au sentier a été fixé à 10 heures et la montée se fait calmement dans un paysage automnal où les feuilles qui ont changées de couleur ont presque terminée leur chute. Passage devant la perte du Cébéri avec toujours un bon filet d'eau qui s'y engage, c'est ensuite la clairière de l'ermite puis la montée afin de récupérer le chemin qui apparait sur la carte.
 Caché par les feuilles mortes, nous nous retrouvons vite, selon les indications des GPS, à 50 mètres au dessus. Pas la peine de redescendre, il faut tout d'abord franchir le ravin de Malacaou et continuer ensuite en pente douce vers le premier objectif.
Bingo, on tombe pile dessus.
Là, l'équipe se divise en 2, Serge et Jean Luc partant un peu plus haut pour aller voir les puits 2 et 3.
Petit casse croute et Patrick et moi descendons le puits. Wahoo !  Ils avaient raison les collègues, c'est grand en dessous.
Nous arrivons dans une vaste salle ou plutôt une galerie, vu la forme du plafond. Descente dans les éboulis jonchés d'ossements de bovins, de salamandre et de sapous (crapauds dans le langage local).
Nous arrivons au bas de cette galerie et regardons si une suite serait possible dans l'éboulis terminal mais rien d'apparent. 
Dans la galerie, en coté gauche, un petit rétrécissement donne accès à une nouvelle galerie, cette fois très concrétionnée mais malheureusement bouchée elle aussi. 
Séance de photo de rigueur, c'est magnifique. C'est ensuite au tour de la topographie. Patrick s'y attelle méthodiquement, faisant les mesures au laser. Ca va vite, l'habitude aidant.
Nous ressortons de cette salle et c'est au tour du conduit principal d'être passé au peigne fin. Mesurage et  photographie. Tiens, une petite chauve souris qui a déjà pris ses quartiers d'hiver. Un petit rhinolophe. Nous l'évitons précautionneusement.
Nous remontons la galerie pour passer de l'autre coté. Sur la droite, des concrétions digne des meilleurs grottes aménagées.
Au fond, la présence de faines sur le sol témoigne d'une autre entrée mais certainement très petite.
Le relevé se termine et nous remontons.
Quelques coups de laser pour terminer le puits et nous revoici à l'air libre.
Déséquipement et nous sommes prêts à monter rejoindre nos deux compères. Un bruit dans le bois, quelqu'un qui arrive, c'est Jean Luc.
Il nous a rejoints car ils ont exploré les 2 puits mais pas de grand développement. Le premier (Maradero 2) fait 8 mètres de profondeur et arrêt sur éboulis. On entend bien de l'écho au dessous, au travers de l'éboulis mais les travaux seraient énormes pour réaliser un passage. Le numéro 3 lui, ne fait que 3 mètres de profondeur.
A noter dans ces 2 cavités la présence de très nombreuses salamandres.
A l'heure qu'il est, nous décidons de redescendre en empruntant un chemin dans la pente qui devrait nous mener au sentier des charbonniers et faire un peu de prospection.
Nous découvrons 2 nouveaux départs mais il  semble que ça ne donne pas grand chose.
A 16h30 nous sommes de retour aux voitures.
Alain M