lundi 31 décembre 2018

dimanche 30 décembre 2018

SE08 la dernière de 2018

Dimanche 30 décembre.
Nous serons 7 ce dimanche pour continuer les travaux de désobstruction dans cette cavité prometteuse.
A noter que la veille, une autre équipe de 4 personnes y est venue pour continuer les travaux; A la faveur d'un petit éboulement, un courant d'air s'est amorcé et une suite légèrement horizontale semble maintenant se dessiner.

Rien de mieux que cela pour nous redonner beaucoup d'énergie et de certitude : la suite, elle est là !

Les seaux de terre et les bidons de gros cailloux vont s’enchaîner, dans la bonne humeur, uniquement interrompu par l’arrêt casse croûte obligatoire, midi ayant sonné depuis bien longtemps aux cloches de Lourdes situées au dessous de nous.

Nous compterons plus de 200 seaux, avant de nous arrêter, tous biens fatigués de tant d'efforts.

A suivre donc, en 2019 et bonne année à tous.

Les participants : Véro D, Domi C, Joël, Jean Claude, Alain D, Jean Luc et Alain M.

Alain M

En remontant depuis le puits du vélo !!


samedi 29 décembre 2018

Socueva et Cayuela


Weekend 21-22-23 décembre
Me voilà avec trois jours de libre et l’envie de prendre le large... je saute sur l’invitation de Patrick et Sandrine, direction Socueva.
C’est pas si loin, 3h30 environ et c’est en fin d’après-midi vendredi que je débarque. Le cadre est magnifique. La maison est posée au milieu des prés entre les montagnes. Un vrai coin de plénitude...
Je suis accueillie comme une princesse mais vous n’avez qu’à y aller si vous êtes curieux !!!
Le lendemain, nous retrouvons un sympathique Spéléo catalan (très important la région en Espagne). Du coup, j’ai peur de me tromper de région mais c’est pas très grave, il doit pas lire le blog... et c’est à 4 que nous partons vers la Cayuela ! Le courant d’air qui se ressent d’en bas de la marche d’approche annonce du lourd, très lourd même !!
Effectivement le porche d’entrée est gigantesque. J’ai l’impression d’avoir été miniaturisée comme dans « maman, j’ai rétréci les gosses ».
Nous progressons dans ce gigantisme qui se profile en canyon. Nous prenons une branche à gauche et les salles rétrécissent. Le but est d’atteindre une zone non topographiée.
Quelques puits, d escalades, d’étroitures. Du grand, du petit, c’est magnifique. A noter des concrétions en forme de scies et de la mirabilite ! Tout semble recouvert de neige et c’est tout mou comme du coton !
Nous arrivons à notre but et avançons la topo sur la zone. C’est certainement pas une première car nous retrouvons des fils par terre datant des anciens systèmes pour mesurer les grottes, mais c’est tout comme car tout est intact. Une bien belle sortie donc qui vaut le détour !

Un grand merci à mes hôtes pour leur accueil ! Et «  Muchas veces « , pleins d’autres fois comme m'a souhaité Patrick à mon départ!!!  Un conseil à vous tous... allez-y , c’est du lourd!!!!

Caroline

vendredi 28 décembre 2018

Des Picoulets au Pladi


Jeudi 27 décembre, Jean Claude, Bubu, Alain M et Alain D


Une nouvelle fois nous allons profiter de cette météo clémente de fin d'année pour retourner en "balade prospection désobstruction" sur notre massif préféré.
Rendez-vous à 9 heures à Rieulhès et départ de "Couret" vers les crêtes des Picoulets, dénommées aussi Mailhoucost.
Le sentier, refait il y a quelques années, est magnifique, jonché des feuilles de hêtres tombées il y a déjà quelques temps mais étalées de manière égale, l'hiver n'ayant pas encore fait son grand nettoyage...

Nous arrivons rapidement sur la crête surplombant les pâturages du Sauguet et la "vallée" de la Génie Longue. Le spectacle qui s'offre à nos yeux est magnifique.

La marche continue et nous atteignons la zone des "Mailhoucost". Au passage nous voyons le 700-ème, le n°6 puis le n°3. Que de souvenirs.
Nous "attaquons" ensuite la montée vers le Pladi, c'est bien pentu mais tellement joli et comme la terre est sèche, c'est un vrai régal.

Nous traversons dans un amas de feuilles mortes impressionnant le ravin du ruisseau de Rieulhès et à l'embranchement du sentier prenons à gauche direction la Crête des Pernes.
Le premier objectif de la journée est atteint, il s'agit d'un départ en puits découvert par Jean Claude et qu'il faut agrandir pour pouvoir le pénétrer.

Nous nous attelons à la tache mais le travail sera plus difficile que prévu. Il nous faudra près de 2 heures pour mettre à jour le départ d'un puits praticable au moins pour le début. Nous sondons quelques mètres mais malheureusement le courant d'air n'est pas présent. 
Il est 13 heures passées, il faut songer à se restaurer et nous continuons sur les crêtes afin de bénéficier du soleil à son zénith et d’une vue exceptionnelle.
Farniente puis nous décidons de retourner du côté du gouffre du Pladi.
 
La marche continue dans une forêt magnifique et rapidement nous atteignons la jolie entrée de ce gouffre méconnu qui fait quand même plus de 200 m de profondeur.
Au passage nous observons les travaux réalisés récemment pour mettre l'eau tout l'été à disposition des troupeaux. Un étang artificiel a été aménagé et sert de réserve pour la saison sèche. De là, l'eau est distribuée vers les différentes zones de pâturage.

Nous franchissons le pré du Pladi, ce n'est pas forcément plat partout, et atteignons la redescente vers le col de Hau.
Au passage nous redécouvrons le "Gag" et en profitons pour relever sa position au GPS, un léger écart étant relevé.
C'est ensuite la grande descente, le passage vers les Mailhoucost.
Là nous nous posons la question pour descendre par le chemin du milieu 150 mètres plus bas ou alors poursuive le sentier classique par où nous sommes montés.
Il est presque 16 heures et nous choisissons la solution la plus simple, ce sera le sentier classique.
Bien-nous en prend car quelques centaines de mètres plus loin, à la faveur d’un arrêt, l’œil exercé de Jean Claude repère un tout petit trou au pied d'un arbre.
Vérification rapide, il nous annonce du courant d'air. Nous arrivons, effectivement il y a quelques choses au-dessous.
Nous sommes tout excité car le vent est très significatif. L'ouverture de la cavité se révélera très simple, ce n'est que de la terre tenue par les racines des arbres.
Nous mettons à jour un puits, sondé sur certainement 15 ou 20 mètres, nous ne saurons le dire avec précision. Nous le baptisons "Trou des souscisses".

Il se fait tard, malgré le ciel dégagé le noir va tomber vite. C’est le retour aux voitures.

Un objectif de plus pour le club, nous y reviendrons rapidement.
Le film de Jean Claude en cliquant ici.

Alain M

mercredi 26 décembre 2018

Prémices d'une traversée Tranchée-Paybou


Jeudi 20 décembre  Serge et Marc
Changement d'objectif pour une sortie en semaine programmée pour Serge et moi-même : au lieu d'une "fausse classique" très peu fréquentée et un peu serrée dans le Massif de Saint-Pé, nous irons dans une future vraie classique toujours dans le Massif mais un peu plus haut : le Gouffre de la Tranchée. Objectif : préparer l'équipement d'une 1ère traversée Tranchée-Paybou !
Nous nous retrouvons à 10h au Monastère et attaquons vite le sentier traditionnel du Serrat de Peyras vers l'Aülhet.
Serge cavale comme un jeune homme qui n'a pas (lui) un afterwork de la nuit dans les pattes... En 50 minutes nous sommes à la cabane, faisons de l'eau à l'abreuvoir et prenons le sentier du Mesplé. Passé Couret Latté, nous gagnons vite la crête de la Garro. Là nous dévalons le serrat dans un lapiaz avant de bifurquer sur un replat vers la droite sur la courbe de niveau d'une pente bien raide. 
Quelques dizaines de mètres plus loin nous sommes à l'entrée du Gouffre de la Tranchée (BH11). 
Il y a un courant d'air de dingue qui chasse des feuilles sèches vers l'extérieur du trou. 
Nous cassons la croûte rapidement puis Serge part devant à l'équipement.
Tête de puits sur l'arbre d'entrée puis pose d'un fractio dans le 1er puits-tobbogan.
Sa base est déjà envahie d'un énorme tapis de feuilles (du temps où ça aspirait...).
Ce n'est pas loin de là que ce sont arrêtés les explorateurs GSHP de 1982, quelques mètres à peine sous la surface...
Puis par un R2 et un P4, équipé en octobre, nous descendons la 20-aine de mètres de dénivelé
Ensuite équipement du P10, somme des 2 E4 de la topo de 1982 ; Serge rajoute quelques goujons pour une MC et la tête de puits.
Dans le bas du puits Serge accepte de prendre la pose devant les spits posés il y a près de 30 ans pour l'escalader l'E4 dans l'autre sens.

Pliés en 2, accroupis dans le laminoir de l'interstrate nous descendons rapidement jusqu'à atteindre le terminus du SSPPO 1953. Ils eurent beau fouiller, ils ne trouvèrent pas la suite du courant d'air et la désob à réaliser, faite par le GSHP 29 ans plus tard en 1982.

Nous arrivons aux fameuses boîtes de conserve retrouvées il y a déjà un peu plus d'un an lors de l'explo de la Tranchée (voir CR du 12 octobre 2017) et qui ont donné les signes qu'il s'agissait d'un amont du Paybou. 

Non loin c'est le bas du puits P6. Il va falloir l'escalader pour mieux l'équiper et laisser une corde de remontée en fixe.
Tout se passe bien, je passe en premier, assuré par Serge, et en quelques minutes nous sommes tous les 2 en haut. Avec une C10, pose d'une petite MC et de la tête de puits que nous venons d'escalader.
C'est notre dernière corde. Nous cheminons ensuite tranquillement à l'horizontale dans le méandre avant d'atteindre le ressaut d'une cascade calcifiée d'une dizaine de mètres (T10). Mais il faut tout d'abord à nouveau se glisser dans une étroiture (peu sévère) pour la descendre. Serge se marre en pensant aux prochains à passer par là...
Nous poursuivons le méandre qui plonge franchement et atteignons le haut de la cascade de 12m, terminus Abadie 1951. Je suis assez fier ma foi quand Serge dit "Personne n'est jamais venu jusque ici par ce chemin depuis que cette cavité est découverte...". Je repense aux écrits de l'Abbé... Le pauvre homme ne sera jamais revenu dans cette cavité après son explo de 22 heures d'affilé en première. 
Pour nous c'est l'heure du retour ! Tout est prêt désormais pour une traversée dans le sens Tranchée vers Paybou (voire aussi dans l'autre sens le même jour pour une jonction à fêter) !
A 16h nous regagnons le parking du Monastère à Peyras.
Marc

Photos d'explo du 12/10/2017

lundi 24 décembre 2018

After work à la Palombière

Sandrine L, Marc et moi sommes sortis une fois de plus en nocturne. Le choix d'une petite cavité s'impose à nous : la palombière.



Mission n°1 : la trouver !
De nuit, Sandrine n'avait plus tous ses repères, et nous avons bien dû perdre une bonne heure... dans la mauvaise direction !

De nouveau sur le droit chemin, il a fallu trouver cette fameuse palombière... qui s’est écroulée.
Mais toute cette perte de temps n'a pas été vaine car je ne connaissais pas ce petit bijou de St Pé. Une véritable splendeur à peine quelques mètres sous terre.

A bientôt pour de nouvelles aventures

Kat







dimanche 23 décembre 2018

Suite de la désobstruction au SE08

Ce samedi 22 décembre, c'est à 8 que nous nous sommes retrouvés pour continuer les travaux de désobstruction au SE08.

Les seaux de terres et bidons de cailloux se sont enchaînés pendant plus de 4 heures et à la fin de la journée, c'est crevés que nous avons quitté le chantier.
C'est de plus en plus profond et au dessus de puits comme il ne peut y avoir qu'une seule personne, le travail est de plus en plus in...gras.

Nous gardons quand même le moral car  nous trouvons de plus en plus de blocs, signe annonciateur certainement de la zone qui aurait créé le bouchon.

Affaire à suivre donc.
Étaient présents : Véro D, Dominique C, Jean François C, Gustave A, Bubu, Jean Claude, Jean Luc et Alain M

Alain M
Photos JFC et AM
Un petit film de Jean François en cliquant ici.

Le haut du puits 





Biospéléologie à la Grotte des Coumates

Jeudi 20 décembre


Quelques jours après la Grotte de la Palombière, je me fais un plaisir d'accompagner Damien et Julien de la Réserve Naturelle Régionale du Pibeste-Aoulhet, à la Grotte des Coumates pour faire un peu de biospéléologie.

Julien n’était pas de la première expédition la semaine dernière et il s’est éclaté dans tous les recoins de la cavité, à la recherche de ces petites bestioles cavernicoles que tous deux sont venus prélever pour les étudier. Elles sont envoyées à Toulouse dans un laboratoire pour identification.
Damien notait tout sur son cahier qu’il trimbale minutieusement en essayant de ne pas trop le maculer de terre ou autre. Finalement à la sortie, (après presque 4 heures de recherches et de prélèvement) les feuilles étaient bien propres et il va pouvoir relire facilement et le mettre au propre.


Jean-Claude

vendredi 21 décembre 2018

Au mont Pelat


Ce matin avec José Ferris du SCM11, après une hésitation sur plusieurs objectifs nous avons décidé d'aller voir un trou au Mont Pélat commune de Bize (65). José devant rentrer assez tôt car ayant un rendez-vous dans l'après-midi.

Ce trou dont je connaissais l'entrée depuis longtemps et qui visiblement avait déjà été visité vu la présence d'un spit rouillé (probablement par le SMSP 31)  à habituellement un léger courant d'air.  Nous voilà donc parti avec le 4x4 de José que nous garons près du château d'eau. Nous entamons la montée, direction le petit plateau entre les deux sommets, au milieu des fougères sèches et des petits ronciers. Celle-ci ne devrait durer qu'une demi-heure.

Nous sommes presque arrivés quand un petit vide entre deux cailloux, de la taille d'une balle de tennis, attire mon attention. Je sonde un peu avec la barre à mine, puis à un moment je dis à José "attend deux minutes je sens du vide sous la barre à mine". Je bouge un ou deux blocs et le vide se confirme.
Pas de courant d'air, mais la température extérieure n'y est pas favorable. De plus, avant d'entamer la désobstruction nous allons voir le trou souffleur situé une centaine de mètres au-dessus, lui non plus ne souffle pas.
Nous commençons le dégagement de l'entrée, cela semble gros dessous. Après deux bonnes heures, pour enlever quelques gros blocs coincés, voilà le passage qui devient confortable. Nous entamons l'équipement, beaucoup de rochers aux alentours, mais ils ne sont pas nombreux ceux qui inspirent confiance.
Nous finissons par trouver. Je m’engage dans le trou pour aller mettre un amarrage ou une déviation deux mètres plus bas. Je longe le kit contenant le petit perfo sur le bas de mon delta, je vérifie si tout est en place, le kit pend sous moi en tension et frotte sur le plan incliné du départ. J'entame la descente en laissant glisser le kit sous moi, mais au lieu de le sentir se mettre vraiment en tension, je le vois filer et faire le vierge tout seul avec tout le matériel dedans.


Visiblement la gâchette du mousqueton s'était ouverte et les contorsions du départ ont fait le reste. Vu que le frottement est minime et que c'est plein gaz jusqu'en bas, je décide de poursuivre la descente après avoir entendu José me dire que ça sera répété. De mon côté je lui dis que c'est grand en dessous, j'arrive en plafond d'une salle qui fait environ 10m sur 8m. Arrivé en bas de ce P15 (mesuré au Disto) j'accroche le kit à la corde pour que José le remonte et pose une déviation quand il descendra puis je me mets à l'abri.

José m'ayant rejoint nous entamons la recherche d'une éventuelle suite, le sol d'une partie de cette salle est recouvert de gros blocs décrochés du plafond. Nous trouvons une petite suite possible entre deux blocs, les cailloux dégringolant sur quelques mètres. Le perfo et les pailles étant restés à la voiture, et la matinée étant plus que terminée nous entamons la remontée. Nous reviendrons plus tard, pour voir notre objectif du départ qui du coup n'a pas été visité.

Jean Esquerre